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27/01/2015 (Brève 448) Texte intégral de l’accord-cadre signé entre l’USN et le Gouvernement à Djibouti le 30 décembre 2014

Il n’appartient pas à l’ARDHD de commenter cet accord ni de donner un avis à son propos, tant sur les espoirs qu’il peut susciter que sur les risques en cas de non-application ou d’application partielle.

Ce que nous savons, c’est que le régime dictatorial de Guelleh n’a jamais appliqué aucun des accords passés avec l’opposition dans le passé. Il reste à espérer que le dicton « jamais deux sans trois » soit contredit cette fois.Nous devrions disposer d’éléments concrets dans les prochaines semaines et en particulier lors de la communication qui a été annoncée par l’USN pour la mi-février.

Guelleh et ses obligés sont rusés. S’ils ont signé un accord avec l’opposition, c’est qu’ils avaient intérêt à le faire (pression internationale, pression populaire,… ?). S’ils le respectent, c’est aussi parce qu’ils auraient intérêt à le faire. S’ils ne le respectent pas, c’est que leurs intérêts personnels, comme toujours, leur commandent de passer outre …. au risque de soulever des manifestations populaires d’envergure, comme cela a été annoncé par les orateurs de l’USN le 24 janvier 2015 à Paris

TEXTE INTEGRAL – Pour ceux qui n’ont pas lu le texte intégral, nous le mettons à leur disposition en cliquant sur ce lient (PdF)

22/05/08 (B448) Les relations des réfugiés avec le HCR ne sont pas toujours faciles à Addis Abeba et on comprend qu’ils aient perdu confiance dans cette organisation qui est pourtant leur seul soutien actuellement. L’un de ces anciens réfugiés nous adresse son témoignage authentique.

Résumé d’un entretien que j’ai eu en Aoüt 2007 avec le HCR d’Addis Abeba. Pour des raisons de confidentialité, nous ne mentionnerons pas les noms des agents concernés, mais seulement la première initiale de leurs noms de famille.

Ancien réfugié moi-même et ayant eu la chance de bénéficier d’une réinstallation dans un pays occidental, je me préoccupe en permanence du sort de mes anciens camarades de lutte. C’est pour cette raison que je suis allé à Addis Abeba en Août 2007, afin d’essayer de leur apporter un soutien et de voir comment on pouvait faire avancer leurs dossiers.

Bien qu’ayant pris rendez-vous au préalable, j’ai du attendre plus de 90 minutes avant d’être reçu par Madame S. dans son bureau. La première partie de l’entretien s’est déroulée dans un climat de confiance. Elle m’a expliqué que le HCR était engagé dans une vaste opération de réactualisation des dossiers de tous les réfugiés présents sur le sol éthiopien et en particulier des Djiboutiens.

L’objectif de cette réactualisation m’a été présenté sous deux aspects :
– avoir une vision précise de chaque famille de réfugié pour pouvoir maintenir les droits,

envisager dans un deuxième temps, leur réinstallation dans un autre pays.

Au bout de quelques minutes, Madme M (fonctionnaire local du HCR) a fait irruption dans le bureau. Les réfugiés que j’avais rencontrés avant cet entretien avaient tous émis de sérieuses réserves sur cette personne qui abusait facilement, selon eux, de son autorité et de leur faiblesse sur le plan administratif..

Sans même se préoccuper de ma présence, ni surtout s’excuser, (ne serait-ce que par courtoisie) elle a engagé une conversation à voix basse avec la personne qui me recevait. Je n’ai pas pu entendre ce qui se disait et cela ne me regardait pas.

Toujours est-il qu’après son départ, l’attitude de Madame S. avait totalement changé. Un véritable renversement à 180°. Elle m’a dit que les réfugiés devaient regagner Djibouti. A son avis, la situation étant redevenue calme, ils n’avaient plus rien à craindre.

Elle a reconnu qu’il y avait bien des milliers de réfugiés présents en Ethiopie mais que le HCR n’avait pas pu les inscrire, ce qui prouvait qu’ils s’étaient bien intégrés. L’argument m’a paru un peu léger dans la mesure où le taux de chômage en Ethiopie doit se situer autour de 70 % et que les réfugiés, considérés comme des citoyens de troisième classe, n’ont pas le droit de travailler, même inscrits auprès du HCR …

Elle a conclu sur ce point, en affirmant de toutes les façons, que leur retour à Djibouti étant imminent, la situation de ceux qui n’étaient pas intégrés serait vite résolue.

Bien que comprenant que je n’adhérais pas à ses propos, elle a poursuivi en me disant qu’elle avait proposé des candidatures de réfugiés djiboutiens aux autorités norvégiennes et danoises. Ce qu’elle ne savait pas, c’est que les contacts que j’ai dans ces pays m’avaient affirmé qu’ils n’avaient jamais reçu de proposition de réinstallation en provenance du HCR d’Addis Abeba et que leurs deux pays ne refusaient qu’exceptionnellement les dossiers qu’on leur transmettait. On peut parler d’accord tacite, pratiquement dans tous les cas ….

Sans ne vouloir parler de mensonge de la part de cette fonctionnaire, qui était peut-être mal informée, je dois dire que j’ai été fort surpris de son manque de confiance et de transparence. J’avais fait le déplacement, plein d’espoir dans le HCR qui est une institution honorable et l’on me servait un discours « langue de bois » et trop éloigné de la réalité pour que je puisse l’accepter.

J’ai pris congé car il n’y avait plus rien à dire dans ce contexte et face à ce mutisme. J’ai poursuivi mon séjour au milieu des nôtres et j’ai compris que les fonctionnaires du HCR d’Addis avaient des agissements peu conformes avec leur mission prioritaire.

Bien entendu, je n’ai pas pu en déterminer les raisons et je me limiterai à quelques hypothèses :

collusion avec le pouvoir éthiopien qui délèguerait ses agents (et leurs « oreilles ») pour servir dans l’organisation, afin de faire appliquer les décisions gouvernementales et de remonter des informations,
– intérêt personnel,
– obligation de composer avec le pouvoir dictatorial sous peine de rencontrer des difficultés,
– …

Peu importe au fond …

Mais ce qui m’avait beaucoup choqué, c’était :

– le revirement subit de Madame S., après la conversation à mots couverts qu’elle avait eu en ma présence avec Madame M.. Cette personne, fonctionnaire local, a-t-elle un pouvoir particulier ?

Certaines rumeurs que je n’ai pas pu vérifier, affirment que des éthiopiens ont été installés dans des pays occidentaux par le HCR, sous couvert d’être des Djiboutiens …

On comprend mieux pourquoi nos compatriotes ont perdu la confiance qu’ils avaient dans le HCR. Cela va faire quinze années qu’ils vivent dans des conditions pénibles et que le HCR ne leur a encore jamais proposé des solutions de réinstallation alors que nous savons que certains pays comme la Nouvelle Zélande, ont offert d’accueillir des familles … et qu’il n’y a jamais eu de réponse de la part du HCR d’Addis.

Je lance un appel à la hiérarchie du HCR pour qu’elle « audite » le fonctionnement du bureau d’Addis et en particulier les actions qui ont été entreprises pour recenser les milliers de nos compatriotes (Zone Afar 2 en particulier) afin qu’ils bénéficient de leurs droits et pour qu’on leur propose des solutions de réinstallation dans d’autres pays.

Par ailleurs, comme on le sait,
l’inflation a atteint un seuil intolérable en Ethiopie (comme dans d’autres pays). Le montant mensuel de l’aide du HCR est limité à 1.000 birs pour une famille avec des enfants (env. 100 €).

Le loyer minimun pour un modeste refuge avec des sanitaires partagés est de 450 birs et les propriétaires donnent la préférence aux célibataires à ce prix-là (moins de bruit, moins d’utilisation des sanitaires, moins de consommation d’eau, etc..)

On m’a récemment cité le cas d’une famille qui est à la recherche d’un logement depuis plus de 20 jours. Le couple et ses 2 enfants sont à la rue. Ils ont été chassés au motif que le nouveau né dérangeait un voisin…

Enfin je dois dire à nos compatriotes qui s’affirment dans l’opposition djiboutienne, que les réfugiés ont perdu confiance dans la classe politique djiboutienne parce qu’elle les délaisse depuis 15 ans et qu’elle n’utilise leur malheur que pour faire des discours politiques ou des communiqués sans suivi.

Les réfugiés ont désigné le Président de l’ARDHD comme mandataire pour l’Europe et ils n’ont pas changé d’avis. Ils savent que cette association interviendra humainement en leur faveur sans arrière-pensée ni tentative de récupération politique. L’exemple du « sauvetage » d’Hasna conforte leur sentiment.

22/05/08 (B448) Radio Trottoir. Un accord secret entre Guelleh et les Américains ? Rafles : vingt jours sous haute tension. Les chômeurs Djiboutiens sont les premiers concernés et ils « dégustent » tous les jours à Nagad ! (Correspondance de notre correspondante à Djibouti)

Evidemment, évidemment les chômeurs ne peuvent plus circuler
librement sans se faire embarquer par la police. Pour eux c’est automatiquement la direction du camp de Nagad qui est bien situé : pratiquement en
face – suivez bien mon regard et vous comprendrez pourquoi – du camp Lemonnier, où veillent jour et nuit, les fins limiers
de la sécurité militaire de l’Administration de Bush chargée des frontières
avec la Somalie et l’Erythrée.

Un accord Top-Secret entre Guelleh et l’Ambassade US pour isoler l’Erythrée ?
Le choix stratégique de ce lieu est conforme à l’accord Top Secret qui a été conclu entre IOG et l’Ambassadeur des
Etats-Unis après la déclaration de Bush, qui assimile les jeunes patriotes somalis regroupés au sein d’El Shabaab à des terroristes dangereux à éliminer en priorité absolue, parce qu’ils combattent l’occupation et le génocide organisé par Addis Abeba avec ses forces armées sur place.

Guelleh a reçu le versement immédiat « d’une bagatelle » évaluée à 10 millions de dollars sur un compte secret au Zimbawe

En contrepartie du paiement de cette somme, il
a été convenu les points suivants :

1. Le Chef « du gouvernement Djiboutien » devra déclarer aux Instances internationales et régionales que l’Erythrée a des prétentions territoriales et qu’il se sent plus que jamais menacé ; (*Bien sur en sa qualité d’usurpateur du pouvoir, Guelleh n’est pas légitime à s’exprimer au nom du peuple djiboutien, mais seulement au nom des dirigeants de la nébuleuse)

2. D’isoler l’Erythrée par des propagandes de dénigrements auprès des pays Islamiques et Arabes, l’Union Africaine étant déjà acquise par l’Ethiopie. A noter que depuis le passage de l’émissaire du Qatar à Djibouti, la RTD a considérablement modifié le ton de ses émissions de désinformation en Somalie. En Labacanle authentique, Guelleh ne peut pas manger dans une seule assiette. Il doit en avoir deux au minimum et comme l’atmosphère entre le Qatar et l’Ethiopie n’est pas au beau fixe, il va faire la cour à chacun d’entre eux…. (* Attention les excès de ce type d’alimentation peuvent conduire à un gonflement prématuré de la machoire et du ventre)

3. De lever une armée de 120 000 soldats – soit environ 20 % de la
population de notre République pour les positionner à la frontière avec l’Erythrée. Pour
la petite histoire, avant cette nouvelle mobilisation contre l’Erythrée, les finances
payaient 19.000 soldes de militaires : curieusement seuls 4 000
soldats ont répondu présents ! Le reste est constitué de soldats fictifs et leurs salaires sont versés directement à certains
officiers supérieurs qui arrondissent leurs fins de mois et qui peuvent acquérir des biens immobiliers.

Pourt réaliser ce plan tous les réservistes, tous les anciens militaires retraités de moins de 90 ans et tous les chômeurs devront être mobilisés.

Les combattants du front se plaignent gravement de leurs conditions
Sur le front, les futurs combattants se plaignent
déjà du manque d’eau, d’alimentation et l’absence de tentes ou d’abris
pour le soleil. Ce qui prouve que les 60 millions débloqués n’ont pas été utilisés pour l’Armée mais ont certainement été directement interceptés au passage par des poches avides ….

Djibouti-Ville : nouvelle manifestation des handicapés dont les droits ne sont toujours pas respectés.


Mohamed Djama, a fait tirer à balles réelles en 2002 sur des handicapés qui manifestaient pacifiquement pour que leurs droits soient simplement respectés
A Djibouti-ville, les 315 handicapés évitent de manifester devant le Palais présidentiel car Mohamed Djama, le Promu colonel et décoré de la Garde Républicaine a toujours la gâchette facile.

Cette année, leur première manifestation qui a eu lieu le 11 mai, journée des
travaux des Droits de l’Homme et journée mondiale de la Croix Rouge. Les
banderoles des handicapés étaient très virulentes avec pour thème principal
:

IOG assassin, les handicapés Djiboutiens n’ont pas droit à la pension des
invalides, alors qu’aujourd’hui même l’Armée Française vient de distribuer
aux familles des victimes des deux guerres mondiales un supplément d’argent
et des vivres.

IOG et sa clique ne font que bouffer l’argent et ils ne distribuent rien.

Les manifestations des
handicapés de la guerre contre le Frud-Armé continuent aussi à manifester, mais leurs slogans sont
différents..

Moralité : attention aux futurs handicapés qui seront blessés lors du prochain débarquement à Assab !!

4. d’ouvrir aux troupes Ethiopiennes toutes les
facilités afin que des éléments armées éthiopiens puissent intervenir en Territoire Erythréen;

5. En plus du versement de 10 millions de dollars, Guelleh, Bush et Mélés Zenaoui se partageront par tiers les montants alloués par l’administration américaine et l’aide internationale pour la reconstruction de Mogadiscio. Rappelons que le Gouvernement de transition est « déporté » à Baïdoa, un peu comme l’était le Gouvernement français à Vichy, lors de la dernière guerre mondiale

Les chômeurs raflés sont incorporés de force sous menace d’être remis à la sécurité américaine.
Dans ce contexte de hautes tensions, de rafles, les jeunes Djiboutiens, les chômeurs, les personnes en situation irrégulière font les frais et payent un lourd tribut … accusés injustement, dans la majorité des cas, d’être des terroristes dansgereux. (* Attention, le terroriste pour Guelleh, c’est aussi celui qui a prôné l’abstention électorale … Le génie de la Corne n’a toujours pas digéré le taux pitoyable de participation lors des derniers scrutins : législatifs, présidentiel)

Après avoir été raflés et conduits à Nagad, les « El Shabaab Djiboutiens » sont sélectionnés et mobilisés d’office.

S’ils refusent, ils sont remis à la sécurité américaine au motif qu’ils pourraient avoir des liens avec leurs frères de Mogadiscio, qu’ils ne connaissent ni d’Adam ni d’Eve, bien entendu.


Roger Picon

D’une pierre Guelleh fait trois coups. Il prépare le futur débarquement d’Assab et le jour J se rapproche ; il absorbe l’inquiétant taux de chômage qui oscille autour de 85% de la population en âge de travailler ; il « prévient » des soulèvements populaires pour dénoncer l’inflation.

La guerre est urgente et nécessaire pour la survie du clan Guelleh – Haid.


Roger Picon

Les rumeurs de soulèvement imminent pour dénoncer l’inflation se multiplient. Même l’aide du Danois du PNUD ne parvient pas aux intéressés. Elle est détournée sur le chemin … suivez mon regard..

Les Djiboutiens comptent sur le bon Dieu comme d’habitude, mais en plus ils comptent maintenant sur leurs propres forces.

Un vrai casse-tête pour les chancelleries de la place, qui n’ont pas d’autre choix que de taire la gravité de la situation et les dangers qui pèsent sur leurs concitoyens.

Parmi les signes précurseurs :

– a) la fuite des capitaux et une forte émigration vers le Yémen ou le Somaliland ;
– Fadouma Borreh du fameux Hôtel sis au Héron et dont le propriétaire
principal est un américain de confession juive, a été arrêtée la semaine dernière à deux pas de la base navale
Française puis remis en liberté
provisoire jeudi dernier pour avoir tout simplement accompagné un Malaisien
avec une valise bourrée de dollars (espérons que ce n’étaient des faux dollars
parce que là encore le FBI se fera court-circuiter par Bush et consorts) ;

– Loota le sous marin d’IOG a construit un petit local bien protégé, à proximité du container de la Police au PK 12, pour emprisonner les travailleurs lorsqu’ils protestent pour le non-paiement de leurs salaires ; il faut bien aider le RPP, de temps à autre. ll ne reste plus qu’à construire un autre local
plus vaste pour accueillir tous les vendeurs du marché et les fidèles de la Mosquée d’en face, avant de les détruire, pour faire une vaste opération immobilière ;


Roger Picon
– le patron de Napoléon – associé à RPP – s’est fait arrêter durant quelques heures à son retour d’Erythrée dont il est originaire.

Pourtant, les gendarmes avaient des motifs réels et sérieux, qu’IOG n’a pas voulu écouter ni prendre en considération. Tant que l’argent coule vers lui, rien à reprocher !

– Ougoureh s’est levé du pied gauche. Il a menacé IOG, non pas de faire un coup d’Etat, mais tout simplement de se retirer de l’UMP
avec son parti et de démissionner, si jamais un certain Hamadou qui touche 2.300.000 FD par mois n’était pas immédiatement réintégré à son poste de
Directeur Général de la Banque de Commerce et d’Industrie (BCI). Ce
dernier aurait été mis à l’écart par Djama Haid qui avait un autre directeur plus  »
efficace » ou plus « docile » à proposer. Il est vrai qu’Hamadou octroyait sans difficulté des découverts
désormais considérés comme politiquement incorrects à Borreh et à Daher Seif, depuis qu’ils sont devenus indésirables à Haramous ;

– après avoir mis dans l’avion bleu début mai 08 (c’est le jargon de la SDS pour qualifier l’expulsion expéditive d’un étranger souvent bien placé) le Secrétaire Général de la Banque de Commerce et d’Industrie (BCI) et représentant de la BNP, (* d’ailleurs la BNP est remplacée dans ses actions par la Banque Populaire). Il semblerait que ce Secrétaire Général aurait mis son
veto sur le blanchiment d’argent du casino de l’Impérial Hôtel du fils d’IOG
où jouent souvent les islamistes pro Bush ;

– bon nombre de commerçants regrettent d’avoir pour Président de la CCI, un larbin bien nanti avec une pharmacie juteuse. Ils cherchent un nouveau Président de la trempe de Said Ali Coubêche.

– Aujourd’hui mercredi 21 mai 08, le journal la Nation est farci de photos du Conseil des Ministres. A les voir, on jurerait qu’il s’agit de la dernière séance avant le dépôt de bilan et la cessation d’activité..

D’autres questions générales s’avèrent nécessaires avec la longue déclaration d’amour qu’une rédactrie a adressé au chef d’Etat major de l »USArmy de Djibouti. Au cas où ce serait un rédacteur, on peut parier qu’il va bénéficier rapidement d’une promotion fulgurante au Cabinet de la Présidence qui est bien connu pour son sexisme homosexuel, d’après un communiqué d’Haramous.

Dans un prochain article, je reviendrais sur la
nouvelle formule de privatisation des bus.

Timiro Guedi Geedka
Journaliste enquêtrice de la RT
Chargée des mouvements de dons éjectables.

22/05/08 (B448) Romandie News avec AFP : Somalie: Rome affirme que les deux Italiens enlevés vont bien.

ROME – Les deux Italiens enlevés mercredi matin en Somalie « vont bien », a affirmé le ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini, selon l’agence Ansa.

« Ils vont bien », a déclaré le ministre, demandant à la presse « la plus grande prudence » concernant la publication d’informations relatives à l’enlèvement afin de « protéger » les deux Italiens.

Mercredi, un porte-parole de l’Organisation CINS (Coopération italienne nord-sud) pour laquelle travaillent les Italiens enlevés, avec le responsable local de l’ONG, avait déjà affirmé que les Italiens allaient bien, ajoutant qu’une liaison avait été « établie sur place entre les autorités et le groupe des ravisseurs ».

Trois personnes, dont deux Italiens, ont été enlevées mercredi en Somalie par des hommes armés cherchant vraisemblablement à obtenir une rançon.

L’enlèvement a eu lieu à Awdhegle, à 70 km au sud de Mogadiscio. Un responsable local de la sécurité, Ali Mohamed Gele, a assuré mercredi que les forces de l’ordre cherchaient à localiser les otages.

Le troisième otage est Abderahman Yusuf Arale, qui dirige localement les activités de l’ONG.

Ces enlèvements, dans un pays ravagé par dix-sept ans de guerre civile et des successions de catastrophes naturelles, portent à quatre le nombre d’étrangers travailleurs humanitaires actuellement otages de bandes armées.

22/05/08 (B448) RSF Enquête sur Naizghi Kiflu, l’éminence grise du dictateur

Reporters sans frontières a rendu public, le 21 mai 2008, un rapport relatant la carrière de Naizghi Kiflu, conseiller du président érythréen et actuel ministre des Affaires locales, l’homme qui, en septembre 2001, a supervisé au ministère de l’Information les rafles des opposants et des journalistes réformateurs du pays.

L’homme vit aujourd’hui à Londres, dispose d’un permis de séjour illimité au Royaume-Uni et bénéficie des soins d’un hôpital public. Pourtant, le rapport de l’organisation explique comment, depuis 2005, il a fait l’objet d’une enquête de la police britannique pour des actes de torture, à l’initiative d’une militante érythréenne des droits de l’homme. Un dossier à haute teneur politique qui, jusqu’à ce jour, n’a pas encore permis de faire comparaître devant un tribunal celui qui a, pendant plus de trente ans, été « l’homme des sales boulots » du pouvoir, selon un ancien responsable du parti unique interrogé par Reporters sans frontières.

Après avoir recueilli des témoignages inédits des victimes et d’anciens subordonnés de Naizghi Kiflu, l’organisation explique comment le gouvernement érythréen s’appuie sur la diaspora pour maintenir son contrôle de la population. Le fait que l’un de ses « barons » les plus éminents, homme clé du système répressif, vive en Europe et continue malgré tout ses activités politiques, pose un certain nombre de questions aux démocraties censées protéger les réfugiés politiques à qui elles ont accordé l’asile, estime l’organisation.

En conclusion de son rapport, Reporters sans frontières énonce des recommandations à l’attention, notamment, de l’Union européenne et des pays comptant une importante diaspora érythréenne. Il semble à l’organisation que le moins que l’UE et les grandes démocraties puissent faire, à part exiger la libération des prisonniers politiques, est d’interdire de visa les membres du gouvernement et les plus hauts dignitaires érythréens sur le sol européen, jusqu’à ce que l’un des pays les plus fermés au monde « puisse enfin respirer ».

Téléchargez l’intégralité du rapport à l’adresse suivante:
http://www.rsf.org/article.php3?id_article=27110

22/05/08 (B448) The Indu (Indes) / Le navire piraté est-il ancré devant les côtes somaliennes ? Hijacked ship anchored off Somali coast? (En Anglais – Info lecteur)

MUMBAI: The fate of the 21-member crew, including 10 Indians, of the hijacked Jordanian-flag cargo ship, m.v. Victoria, is unknown though the vessel is believed to be anchored near Hobiyo, north east of Elmaan, Somalia.

According to information received by the Directorate-General of Shipping (DGS) here on Tuesday, the ship is anchored 1.5 nautical miles from the Somali coast.

It had left the Mumbai port over a fortnight ago with a cargo of 4,200 tonnes of sugar and was headed for the Somali capital, Mogadishu. Heavily armed pirates hijacked it on Sunday last when it was about 55 km off the coast.

The DGS said that the Indian Coast Guard’s Maritime Rescue Coordination Centre had contacted the search and rescue agencies in Yemen, Seychelles and Norway to help locate the ship. A source close to the Navy said that its destroyer INS Delhi was designated as the lead ship in the event of an intervention becoming necessary to free the crew. But this could not be confirmed.

22/05/08 (B448) AFP / Attentat en Ethiopie: six morts, dont un Américain.

ADDIS ABEBA (AFP) — L’explosion d’un minibus mardi soir dans le centre d’Addis Abeba a fait six morts, dont un ressortissant américain, et sept blessés, selon un nouveau bilan établi mercredi par la police fédérale éthiopienne.

Selon un précédent bilan de la police, trois personnes étaient décédées au moment de l’explosion et quatre avaient été blessées.

« Trois autres passagers du minibus qui a explosé hier ont succombé à leurs blessures et sont morts tôt ce matin. Parmi les nouveaux morts il y a un Américain, nous l’avons découvert aujourd’hui (…) Trois autres personnes ont également été blessées donc le total des blessés est de sept », a déclaré à l’AFP le porte-parole de la police, Demsash Hailu.

Interrogée par l’AFP une porte-parole de l’ambassade américaine à Addis Abeba a confirmé que « l’une des personnes qui est morte dans l’explosion avait la citoyenneté américaine », sans donner plus de détail sur son identité.

Selon une source proche de l’université d’Addis Abeba, ce ressortissant américain était un enseignant de cet établissement qui rentrait chez lui par minibus.

Jusqu’à présent « aucun suspect n’a été appréhendé » après cet attentat, selon le porte-parole.

« La police tente de trouver les individus qui sont derrière cette attaque. L’enquête continue », a déclaré de son côté le porte-parole du ministère éthiopien de l’Information, Zemedkum Tekle.

Selon des témoins, un minibus de transport en commun a explosé mardi soir à 20h00 (17h00 GMT), à une cinquantaine de mètres du ministère des Affaires étrangères, au centre de la capitale éthiopienne.

Addis Abeba a connu plusieurs attentats à la grenade ou à la bombe ces dernières années, attribuées par le gouvernement à des groupes séparatistes éthiopiens comme le Front national de libération de l’Ogaden (ONLF).

Trois personnes avaient été tuées et 18 blessées par des explosions visant des stations-service à Addis Abeba le 14 avril dernier.

22/05/08 (B448) UNHCR : Le chef de l’UNHCR ouvre la conférence du Yémen sur les traversées du golfe d’Aden (Info lecteur)

Lundi, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres a remercié le Yémen d’assurer la protection des personnes ayant effectué la traversée périlleuse du golfe d’Aden depuis la Somalie. Il a aussi ajouté que la communauté internationale devrait l’aider davantage.

« Le gouvernement a montré son engagement en répondant aux besoins de protection des personnes présentes dans des mouvements migratoires », a indiqué António Guterres aux participants présents lors de l’ouverture à Sana’a, lundi, d’une conférence régionale de deux jours sur ce problème. « Alors que le Gouvernement continue à intensifier son action pour répondre à ce défi, il ne pourra pas le faire seul. Il a besoin que nous nous impliquions davantage, il a besoin d’une solidarité plus significative de la part de la communauté internationale », a ajouté António Guterres.

« Je lance un appel à tous les pays qui ont la capacité et les ressources pour le faire, dans la région et au-delà, afin qu’ils soutiennent pleinement le Yémen dans sa généreuse hospitalité envers de nombreux réfugiés originaires de Somalie depuis plus de 15 ans. »

Dimanche, lors d’une réunion avec le Président Ali Abdullah Saleh, António Guterres a promis un soutien permanent de l’UNHCR envers le Yémen pour ses efforts dans la protection des réfugiés. Les deux hommes ont discuté des défis auxquels fait face le Yémen pour fournir une assistance et assurer la protection des réfugiés somaliens et éthiopiens.

L’UNHCR et d’autres agences internationales ont intensifié leurs efforts pour assister le Yémen et d’autres pays de la région, et ils appellent conjointement à une action globale pour mieux répondre aux défis. Cette année, plus de 18 000 personnes ont déjà effectué la traversée périlleuse du golfe d’Aden à bord de bateaux de passeurs, soit le double par rapport à la même période l’année dernière. Plus de 400 personnes sont mortes lors de ce voyage cette année.

La conférence de Sana’a sur « La protection des réfugiés et la migration internationale dans le golfe d’Aden » rassemble des représentants des Gouvernements de Djibouti, de l’Ethiopie, de la Somalie, du Yémen et des pays de la Coopération du Golfe ainsi que des représentants de la société civile et d’organisations internationales. Des représentants de l’Union africaine et de la Commission européenne sont aussi présents.

Son principal objectif est d’établir un mécanisme régional et un plan d’action à long terme pour la protection des réfugiés et la migration mixte dans la région du golfe d’Aden. Organisée par l’UNHCR et le Groupe de travail sur la migration mixte pour la Somalie, la conférence est financée par la Commission européenne.

Les participants vont revoir les défis dans les principaux pays de départ, de transit et d’arrivée dans la région et travailler pour développer des réponses appropriées. Le plan d’action qui en résultera sera en partie basé sur un Plan d’action en 10 points développé par l’UNHCR en 2006 pour aider les gouvernements à développer des stratégies en termes de migration prenant en compte les impératifs de protection.

António Guterres a expliqué aux participants pourquoi le problème était si important pour l’UNHCR. « L’UNHCR n’a pas – et ne recherche pas – un mandat pour la migration. Elle a, cependant, une responsabilité pour aider les gouvernements à identifier et à protéger les réfugiés dans les flux migratoires », a dit António Guterres devant quelque 200 délégués.

Le flux mixte de personnes traversant le golfe d’Aden comprend un nombre significatif de réfugiés. Le Yémen, malgré de maigres ressources, a maintenu une politique de portes ouvertes en faveur des réfugiés. Mais ce pays appelle à davantage de soutien de la part de la communauté internationale.

Le Haut Commissaire a rencontré et s’est entretenu avec des réfugiés somaliens, au début de sa mission au Yémen. Jeudi dernier, il s’est rendu au camp de réfugiés de Kharaz, situé à 140 kilomètres à l’ouest d’Aden. Il a aussi rencontré des réfugiés urbains dans le bidonville de Basateen, à Aden, où des Somaliens vivent aux côtés de Yéménites démunis.

Il a discuté avec une Somalienne qui a ouvert un petit commerce de fruits et de légumes grâce à un micro crédit obtenu de l’UNHCR. « Je suis toujours admiratif des miracles qui deviennent possibles grâce à un peu d’argent – un micro crédit », a-t-il dit, en réitérant que « le Yémen a besoin de bien davantage de soutien [international] pour pouvoir continuer à fournir une protection aux réfugiés. »

Vendredi, António Guterres a continué sa mission le long de la côte sud du Yémen. Il s’est rendu au centre de transit de l’UNHCR de Mayfaa et dans un centre de réception de réfugiés récemment construit à Ahwar. Ce sont les premiers lieux de réception des réfugiés et des migrants qui sont tout juste arrivés sur la côte du Yémen après la traversée du golfe d’Aden.

A chaque étape, le Haut Commissaire a rencontré des représentants du Gouvernement yéménite, des partenaires de l’UNHCR et de nouveaux arrivants. António Guterres a demandé à ces derniers de lui raconter leur voyage et comment ils avaient été traités par les passeurs. Une femme a dit qu’elle avait été battue et harcelée par des passeurs durant la traversée du golfe.

António Guterres a plusieurs fois souligné durant sa visite de cinq jours au Yémen l’importance de répondre aux causes profondes du déplacement en Somalie. « La solution aux problèmes humanitaires ne sera pas strictement humanitaire. La seule solution est politique et la communauté internationale doit prendre conscience, pour la région et au-delà, des dangers à plus long terme de l’instabilité de la Somalie et pleinement s’engager avec les Somaliens pour restaurer la paix », a-t-il dit.