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13/02/2015 (Brève 450)Houssein Ibrahim Houmed nous fait parvenir la copie de la lettre ouverte qu’il vient d’adresser au Président de la République française. Nous la publions dans son intégralité sans commentaire.

Houssein IBRAHIM HOUMED                                                    
Professeur de Philosophie
Diplômé de l’Université de Paris-IV-Sorbonne
Militant du Parti Socialiste-Rennes Centre
Ancien candidat à l’investiture socialiste Municipales Rennes 2014
Ancien colistier de Jean-Yves Le Drian- Régionales 2010
Courriel : housseinphilo@gmail.com  

A Monsieur François Hollande
Président de la République Française

 

Rennes, le 13/02/2015

 

Objet : Soutenir la transition démocratique
            En République de Djibouti

 Monsieur le Président,

C’est en tant que citoyen Français originaire de la République de Djibouti que je viens par la présente solliciter auprès de votre haute bienveillance de bien vouloir soutenir la transition politique à Djibouti.

 Monsieur Ismaël Omar Guelleh, est au pouvoir depuis plus de 40 ans. D’abord en tant que Chef de cabinet de son oncle Hassan Gouled Aptidon de 1977 à 1999, ensuite  en tant que Président autoproclamé de la République de Djibouti, à partir de 1999.

Cet ancien policier est déjà cité dans plusieurs affaires par nos services de renseignements. Une note de la DGSE le décrit comme un « homme affairiste, corrompu et sans aucun scrupule moral ou humain». Il y a de cela quelques années, il faisait brûler ouvertement le drapeau français sous les fenêtres de l’Ambassade de France à Djibouti et il en faisait publicité. Il fait partie des personnes qui empêchent la République de Djibouti de se développer, en organisant le pillage de ses maigres ressources avec la complicité de sa tribu et le clan de son épouse qui ont institué un système de prédation, alors que les citoyens meurent de la malnutrition dans les villes et sont menacés de famine dans l’arrière-pays. La quasi-absence des soins et d’éducation s’ajoute à ce décor hors du commun et qui n’ont rien avoir avec l’indispensable mission confiée à la Francophonie. Dans le même temps, une jeunesse, désemparée, continue de fuir le pays qui ne lui offre aucune perspective d’avenir.

Ismaël Omar Guelleh est également l’homme qui a orchestré, durant la guerre civile de 1991-1994 des crimes de guerre, génocide et des « crimes contre l’humanité » contre la communauté AFAR. Quant aux tortures menées contre les opposants, sous son autorité en tant que chef de la Sécurité nationale depuis 1977, elles ont traumatisé plusieurs générations de Djiboutiens, en n’épargnant aucune communauté.

D’ailleurs, une plainte a été déposée par mes soins le 22 novembre 2013, contre le président autoproclamé de Djibouti, à la Cour Pénale Internationale (CPI).

Je ne veux pas que notre pays, la France, fréquente dorénavant des dirigeants politiques peu recommandables. Au moment où les médias annoncent la prochaine visite de notre ministre de la Défense à Djibouti, Monsieur Jean-Yves Le Drian, dont je fus un des colistiers lors des régionales 2010 dans la commune de Rennes, je me presse de vous rappeler que, dans un récent discours au Sénégal, vous avez affirmé que la France « serait du côté du peuple » dans le continent africain et qu’elle accompagnerait la transition démocratique. Vous avez cité comme exemple le Burkina-Faso où il venait de se produire une révolution qui a chassé le dictateur Blaise Compaoré.

Vous en conviendrez avec moi que 40 ans de souffrances, c’est trop ! La France ne devrait pas envoyer ses ministres et représentants de haut rang auprès du président autoproclamé Ismaël Omar Guelleh, avant que celui-ci ait donné des gages fiables et non des promesses sans lendemain. Toute visite officielle des personnalités du monde occidental est en effet interprétée par le peuple djiboutien comme un soutien apporté au dictateur.  

Nous savons que ses déclarations d’amour pour la Francophonie et la langue française, exprimées dans le magazine Jeune Afrique, relève de la pure falsification des vérités : « la francophonie nous protège, nous y tenons. L’Éthiopie  et Dubaï réclament des professeurs français djiboutiens ». Hier, il traitait les intellectuels djiboutiens francophones d’être de « purs produits de la France ». Il faut entendre par-là qu’il a peu d’estime de la France et des opposants « francophones ».

 J’ose espérer, Monsieur le Président de la République, que vous partageriez l’esprit de ces lignes et qu’au nom des valeurs défendues depuis son origine par le Parti socialiste, la France ne soutiendra plus les dictatures en Afrique. Je vous demande, Monsieur le Président de la République, de favoriser la démocratisation de la République de Djibouti et de l’Afrique francophone, ce qui serait une mission noble et légitime.  

Il est temps que La France, patrie des droits de l’Homme, rompt les relations de complaisance entretenues avec Ismaël Omar Guelleh dont je viens de vous décrire un portrait bien en-deçà de la réalité (en matière des crimes commandités dans toute la corne de l’Afrique).

Je vous remercie de l’intérêt que vous voudrez bien accorder à ma demande et vous prie de croire, Monsieur le Président de la République,  en l’assurance de mes respectueuses salutations.

Houssein IBRAHIM HOUMED

06/06/08 (B450-B) Le Figaro : Les Nations unies s’attardent au chevet de l’Afrique

De notre envoyé spécial à Djibouti, Tanguy Berthemet

Des représentants du Conseil de sécurité de l’ONU ont commencé lundi une tournée de neuf jours dans six pays africains pour tenter de promouvoir la paix.

La tournée africaine commencée lundi par le Conseil de sécurité des Nations unies n’a qu’un objectif : tenter de mesurer l’impact des efforts de l’ONU sur les crises les plus aiguës du continent.

La délégation des ambassadeurs passera notamment par le Soudan, déchiré par la guerre du Darfour et les tensions autour du processus de paix entre le nord et le sud du pays, puis chez le frère ennemi tchadien.

Ces dernières semaines, les frictions ont conduit les deux États au bord de la guerre. «Nous réitérerons la conviction du Conseil que la réduction des tensions entre les gouvernements du Soudan et du Tchad est essentielle pour parvenir à la sécurité régionale», a expliqué le Britannique John Sawers.

Les diplomates s’envoleront ensuite pour la République démocratique du Congo, qui peine à sortir d’une décennie d’instabilité, puis pour la Côte d’Ivoire. Cette tournée, inhabituelle par sa longueur, un mois après un voyage du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, en Afrique de l’Ouest, entend donner un coup de projecteur sur les conflits du continent, qui mobilisent plus des deux tiers des Casques bleus déployés dans le monde mais occupent rarement les débats.

À la première étape de leur voyage, lundi, à Djibouti, les diplomates se sont penchés au chevet de la Somalie, qui demeure l’un des plus grands échecs de l’ONU. Depuis 1991, la Somalie se débat dans une interminable guerre civile nourrie par d’aigres rivalités claniques.

L’intervention des troupes onusiennes de maintien de la paix à Mogadiscio, au milieu des années 1990, s’était soldée par un retrait sanglant et sans gloire. Le pays végète depuis dans l’anarchie et l’indifférence gênée de la communauté internationale.

En décembre 2006, la prise de pouvoir du gouvernement fédéral de transition (TFG), appuyé par les troupes éthiopiennes, a un peu relancé l’espoir de trouver une issue à cette guerre. Ce week-end, le TFG et son opposition, regroupée au sein de l’Alliance pour libérer la Somalie de la domination des islamistes, ont repris leurs pourparlers. Le premier tour de ces négociations intersomaliennes s’était achevé le 16 mai sur un constat d’échec.

Haines tenaces

Deux semaines plus tard, la situation ne semble guère avoir évolué. L’attaque dont a été la cible dimanche l’avion du président du TFG, Abdullahi Yussuf, sur la piste de l’aéroport de Mogadiscio est le symbole le plus évident de ces haines tenaces.

«Les discussions achoppent toujours sur les mêmes points», résume un diplomate. L’opposition exige le départ des troupes éthiopiennes, considérées comme des «envahisseurs», en préalable au moindre accord.

Lundi, une fois encore Abdullahi Yussuf a opposé une fin de non-recevoir à ce retrait des soldats d’Addis-Abeba. Adbullahi Yussuf n’ignore pas que la perte de son principal allié le placerait dans une situation militaire quasi intenable : «Il faut savoir que la présence des troupes éthiopiennes est le fruit d’un accord entre la Somalie et l’Éthiopie. Un éventuel retrait est lié au déploiement d’une force de maintien de la paix des Nations unies», a-t-il réaffirmé.

Or, selon Dumisani Kumalo, ambassadeur d’Afrique du Sud, l’envoi de Casques bleus n’est envisageable qu’«après une véritable amélioration de la situation sur le terrain».«Les deux parties nous demandent de prendre des risques à leur place, ce qui n’est pas acceptable», résume un diplomate tout en s’avouant confiant.

Un optimisme loin d’être partagé.

Les uns rappellent les divisions qui minent tant le TFG que l’Alliance et leur faible représentativité. Les autres pointent l’absence des insurgés islamistes. Lundi, le porte-parole d’al-Chabab, le plus important de ces groupes, a condamné vivement ces pourparlers «mort-nés».

06/06/08 (B450-B) Radio-Trottoir : Echec sur échec : IOG préfère-t-il garder le silence sur sa mort politique programmée ? Bizarre, bizarre, personne n’a pu prendre connaissance du communiqué vengeur que la Présidence aurait du publier en écho à la décision de la Haye. Avis de recherche. Qui peut trouver ce communiqué ???

Bizarre, bizarre…, comment le communiqué virulent ou explosif sur la Décision de La Haye nous a-t-iléchappé ?

Nous lançons un appel à tous nos amis pour qu’ils participent aux recherches sur la position officielle du Gouvernement Djibouti, car Bobard 1er est subitement devenu muet, seul un sourire macabre reste accroché, tristement à ses lèvres.

C’est probablement le décalage horaire car il ne se rappelle plus de rien sur l’assassinat du juge Borrel, même pas la date.

IOG est prématurément sénile ?

Ou est-ce une manière d’échapper aux instructions futures autorisées par La Haye ?

L’avenir le dira.

06/06/08 (B450-B) Radio-Trottoir : les petites nouvelles du front. Le site de l’ARDHD accompagne la vie des dirigeants djiboutiens et parfois il gâche leur journée. Des réservistes rappelés ? Guelleh contraint de réagir au verdict de la CIJ, mais comment ?(Lecteur)

Saviez-vous, et cela m’a été confirmé par des proches de la Présidence, que Guelleh lit le site de l’ARDHD, pratiquement tous les matins.

Bien entendu, le site n’est pas censuré ni pour les militaires, ni pour la Présidence, ni pour le SDS … qui y ont tous accès.Les veinards, mais on a aussi nos propres bidouilles …

Eh bien Guelleh demande à avoir un tirage papier, tous les matins, avec les dossiers du jour. Parfois, il s’en amuse, parfois, il devient furieux. Mais il adore savoir ce que les Djiboutiens pensent de lui …et de Paulette.

Fathi serait extrêmement furieux des messages que les militaires vous adressent au sujet de son patrimoine et de la façon dont il a acquis tous ces biens immobiliers, alors qu’il n’avait pas de fortune au départ. Même le salaire d’un offcier supérieur ne pourrait pas expliquer cette nouvelle richesse …

Par ailleurs, on murmure que des réservistes auraient été rappelés, d’abord dans l’armée et aussi dans des services stratégiques, comme les écoutes et le traitement de l’information. Plusieurs départs en retraite auraient été annulés. Bref, Guelleh mobilise discrètement. Nous prépare-t-il à d’éventuels affrontements ?

Réaction au verdict de la CIJ

Comme cela a été écrit il y a quelques jours sur le site, Guelleh a vraiment très mal pris la décision de la CIJ, même si la présentation qui a été faite, parfois, par la Presse, insistait plus sur la condamnation symbolique de la France, pour avoir violé ses obligations internationales que sur le fait que Djibouti avait été déboutté sur toutes ses demandes ….

Guelleh ne peut pas laisser passer cela. Il envisage une riposte. La première est de « vomir » sur la CIJ en l’accusant d’être sensible aux pressions françaises et d’avoir rendu un verdict indigne d’une organisation internationale qui aurait du être neutre et indépendante.

La seconde est d’envisager le départ des forces françaises, mais elles lui rapportent au minimum 30 millions d’euros par an …. Cela ferait un gros manque à gagner. Pour faire un moyen terme, il pourrait relancer la chasse aux français, qui avaient été considérablement freinée, en raison de la campagne que le site avait lancée sur ce thème. Faire arrêter quelques militaires pour pédophilie : et tenter de négocier ensuite.

Il envisage aussi de rappeler son Ambassadeur en consultation, pour montrer sa mauvaise humeur.

Mais au fond, il sait que l’instruction avance et que la Juge Clément a maintenant les coudées plus libres…. Et que l’instruction va se rapprocher de lui et de ses responsabilités éventuelles dans cet assassinat. Cela, il ne peut pas le supporter, car c’est la première fois qu’on l’accuserait officiellement d’une participation dans un assassinat. Pour les autres cas (nombreux), même si tout le monde connait la vérité au pays, personne n’ose la dire.

05/06/08 (B450-B) Radio-Trottoir : Echec sur échec : la déroute d’IOG s’approche à grand pas ! Un gigantesque cafouillage médiatique. La Conférence pour la Somalie est écourtée, après l’intervention de l’Ambassadeur d’Ethiopie. (Correspondant)

L’Ambassadeur d’Ethiopie s’invite à la Conférence-séminaire de Djibouti : le Président du GNT rentre chez lui et les partis somaliens d’oppositon quittent la salle.

« Je sens aujourd’hui la Paix. » c’était en 2000, le titre d’une chanson en Somalie. Elle ne saluait pas l’Accord de Paix signé à Paris le 7 février 2000, entre le Frud-armé et
le Gouvernement Djiboutien., Accord, faut-il le souligner, qui n’a jamais respecté comme celui qui l’a suivi le 12 mai 2001.

En fait, c’était une chanson écrite pour saluer la Conférence Somalie qui s’est tenue sous une tente à Arta. Hélas, de cette Conférence, il n’est resté que la chanson.  

Aujourd’hui, 4 juin 2008 les populations de la Somalie sentent les puanteurs qui émanent des bombardements américan-éthiopiens. Le Peuple Somalie, partout dans le Monde, compte ses morts, compte tous ses patriotes exterminés voir égorgés conformément à une stratégie de génocide ciblé et tout cela avec le silence approbateur voir complice des Nations Unies. 

La prétendue Conférence-séminaire de Djibouti – dont le seul objectif est de diviser les forces
combattantes somalis – s’est terminée sur une insulte faite au Peuple Somalie.

En
invitant l’Ambassadeur d’Ethiopie à Djibouti qui a imposé la présence de son
drapeau, les opposants somalis qui avaient
finalement accepté, mais à contre-coeur de participer à ces discussions avec les Nations Unies, ont ressenti l’insulte faite au Peuple somalien.

Espérons qu’aucun passeport n’a été saisi par le SDS !

Voilà une nouvelle preuve de la mainmise de l’Ambassadeur des Etats-Unis à
Djibouti, sur le déroulement des opérations conduites par l’Ethiopie en terre somalienne.



Ecoeurée, la délégation des opposants Somalis a quitté immédiatement la salle où se tenait la Conférence-séminaire.

L’hypocrisie de la délégation des Nations Unies est apparue au grand jour. Comment accepter de participer à des séminaires soi-disant organisés pour des leaders qui sont impliqués dans un combat de libération. Des leaders dont les frères sont constamment égorgés par des Troupes qui n’obéissent qu’aux ordres de Meles, l’actuel Mengestu de l’Ethiopie ? C’est une honte pour cette organisation (ONU) et pour ses dirigeants.

Pour tenter de calmer le jeu, le Premier ministre Somalien est arrivé juste après le départ anticipé et précipité
de son patron, le Président du GNT, Aboullahi Youssouf.



Le Premier Ministre somalien et sa délégation ont été accueillis à l’aéroport de « Dubai Authority »,
par le Ministre « entrepreneur de son état » de la Justice accompagné d’Ismaël Tani et d’un
adjudant du SDS, ancien laborantin dénommé Saïd Pécoul.

Décidemment le SDS est bien visible ces derniers temps autour et à l’intérieur de cette conférence séminaire. Ils ont certainement beaucoup à apprendre. 

Les fanfares des autorités Djiboutiennes n’arrivent plus à accorder leurs violons. C’est une véritable cacophonie médiatique.

A cinq heures de l’après-midi à Djibouti, la BBC avait annoncé les titres de son journal d’information. Parmi eux, le fait que le corps de Borrel avait été retrouvé à moitié calciné.

Et curieusement, le contenu correspondant n’a jamais été diffusé. Qui a donné l’ordre de censurer le sujet ? Il était pourtant brûlant, avec la décision qui a été rendue par la CIJ, qui déboutte Djibouti de toutes ses demandes, sans exception…

Pourtant
La Nation avait annoncé en fanfare le résultat, en reprenant le premier titre de l’AFP qui laissait supposer une condamnation de la France. Mais les titres de la presse française ont évolué dans la journée et il est apparu au grand jour que Guelleh avait intégralement perdu son action en justice

Face à ces informations interrompues, à ces hésitations médiatiques, tous les Djiboutiens parlant l’arabe, se sont rués, une heure après sur la télévision pour entendre le résultat.



Il y a certainement eu de vifs échanges, en haut lieu. Car c’est la première fois, que le journal en langue arabe a été lancé avec 10 minutes de retard.



Renseignement recueilli, les Autorités Djiboutiennes présentes et directement concernées ne sont pas arrivées à accorder leurs violons pour pondre un communiqué fulgurant sur la décision de la Haye.



Heureusement que le seul décideur, Bobard 1er, rentre ce soir de Rome aprés un petit détour pour des obsèques aux Emirats.



Gros conflit entre le Premier ministre et le Ministre des Affaires Etrangères par intérim, sur l’expulsion ou non des militaires français, stationnés à Djibouti.

M. Ali Abdi, le Ministre des A.E. par intérim, le Premier Ministre et certains Généraux se sont opposés sur la décision d’expulser, manu militari, du Territoire national, tous les militaires français stationnés en République de Djibouti. Il ne faut pas oublier, à leur crédit, le versement au Trésor public, d’un loyer annuel de 30 millions d’Euro qui est ensuite viré automatiquement sur les comptes personnels d’IOG.

Demain matin (jeudi NDLR) dans le journal « La Nation » IOG devrait s’exprimer à coeur ouvert.

Rappelons que le Président Zarkozy, avait, dès le début,  légitimement refusé de se mêler de cette affaire sur l’assassinat du Juge
Borrel, car elle était instruite par la Justice française, indépendante du pouvoir politique. 

Votre correspondant
de Radio Trottoir

05/06/08 (B450-B) XINHUA / Somalie: les activistes armés menancent d’attaquer les bateaux étrangers dans les eaux somaliennes

Les activistes armés en Somalie ont dénoncé mercredi l’autorisation de patrouille donnée par le Conseil de sécurité des Nations Unies aux bâtiments de guerre étrangers dans les eaux somaliennes, ont rapporté les médias locaux.

Dans un entretien téléphonique avec une radio locale, Shiek Muqtar Robow, porte-parole du groupe rebelle armé Al-shabaab, a menacé d’attaquer tous les bateaux étrangers qui entrent dans les eaux territoriales somaliennes.

"L’ONU, les Etats-Unis et les troupes éthiopiennes sont du même acabit et sont la même chose pour nous et nous les combattrons tous", a déclaré M. Robow à Shabelle Radio à Mogadiscio.

Cette menace intervient deux jours après que le Conseil de sécurité de l’ONU eut autorisé l’usage de la force par les navires étrangers pour répondre à la piraterie dans les eaux somaliennes.

05/06/08 (B450-B) APA / L’ARS suspend sa participation aux pourparlers intersomaliens de Djibouti

Note de l’ARDHD : cette dépêche confirme l’information que nous avions publiée en avant-première dans le radio-trottoir publié ce matin.

L’ARS, l’Alliance pour Re libération de la Somalie a suspendu sa participation aux pourparlers inter somaliens dans le cadre d’un atelier de travail relatif à la cessation des violences armées et aux abus des droits de l’Homme, organisé sous l’égide des Nations Unies, mercredi matin au Palais du Peuple à Djibouti.

Cette décision de l’ARS de suspendre la participation de ses membres à ce séminaire a été prise pour protester contre la présence dans la salle, de l’Ambassadeur d’Ethiopie accrédité à Djibouti.

Les membres de l’ARS avaient pour la première fois accepté de participer à un atelier à huis clos en même temps que les membres de la délégation du Gouvernement Fédéral de Transition, (GFT)

Un porte parole de l’ARS, Daher Mohamed Guelleh, est aussitôt monté au créneau jugeant « inacceptable la présence du représentant éthiopien dans la salle de l’atelier.»

Pour sa part, le porte parole du GFT et ministre de la Réconciliation M Abdi Achkir Abdi, a pour sa part souligné que « l’ambassadeur éthiopien avait les mêmes droits que les représentants diplomatiques des autres pays qui assistent aux différents ateliers.»

Au cours d’un point de presse mercredi soir, le peprésentant Spécial, a affirmé pour sa part que « l’obstacle qui a surgit ce matin n’a pas encore été levé. Je n’ai pas rencontré les deux parties.

M Ould Abdallah, absent au moment des faits, (il se trouvait à l’aéroport pour accueillir le Premier Ministre Somalien, Nour Hassan Houssin, dit Nour Addeh ) a minimisé l’incident, estimant qu’il ne s’agit pas d’un blocage.

" Les Somaliens ont décidé de discuter ensemble. Ils doivent pouvoir le faire et rester entre eux", a reconnu M Ahmedou Ould Abdallah qui a en outre affirmé, « nous sommes prêts à écarter toutes les difficultés qui risquent de compromettre le processus en cours.»

05/06/08 (B450-B) ARDHD : le verdict de la CIJ a fait l’objet de présentations différentes et les titres ont évolué au cours de la journée de mercredi … (Avec une revue de presse à la fin de l’article)

Il est étonnant de constater comment les gros titres de la presse ont évolué hier mercredi entre 13:30 h environ (première dépêche AFP qui nous est parvenue) et la soirée.

Le premier titre de l’AFP laissait supposer que la France avait été condamnée devant la CIJ "La France a violé ses obligations envers Djibouti". En lisant la dépêche, nous avons tout de suite compris que la Cour avait rejetté toutes les demandes de Djibouti et qu’elle reprochait seulement (il fallait bien trouver quelque chose) à la France de n’avoir pas motivé sa décision à Djibouti. Bien entendu, c’est ce titre qui a été repris par l’ADI, car il laisse supposer que la France a perdu le procès …

Le second titre du Nouvel Observateur était déjà plus conforme à la réalité : "La CIJ soutient la France dans son différend avec Djibouti"

Le soir, le nouveau titre de l’AFP était clair : "Victoire de la France devant la CIJ, saisie par Djibouti"

Dans les faits, Guelleh a perdu le procès qu’il avait intenté à la France, sur les conseils de Jacques Chirac et de l’Elysée. La CIJ n’impose pas à la France de lui envoyer la copie du dossier d’instruction pour l’assassinat du Juge Borrel. Mais en plus elle rejette les demandes faites pour Hassan Madobé et Djama grandes oreilles, de leur accorder l’immunité totale.

A juste titre la Cour a reconnu que Guelleh, en tant que Chef d’Etat pouvait s’en prévaloir, mais que les deux autres n’avaient aucune fonction diplomatique qui puisse justifier l’immunité. Enfin la Cour a estimé que l’envoi d’une simple convocation à un Chef d’Etat n’allait pas à l’encontre du principe d’immunité.

Les deux délinquants en fuite sont toujours placés sous le coup d’un mandat d’arrêt. Avec ce jugement international, leur position est encore plus délicate et ils auraient intérêt à faire attention s’il leur prenait l’envie de mettre un pied en dehors de la République de Djibouti. Nous on leur conseillerait même d’éviter Ras Doumera, car les Erythréens seraient capables de les arrêter …

Cette décision aura des prolongements. Et comme le rappelle déjà France-Soir, ce sont les autorités djiboutiennes qui sont suspectées dans l’assassinat du Juge Borrel. La décision va certainement relancer l’instruction …

Rappel des titres de la presse française dans la journée :

Cyberpresse : Affaire Borrel: La France n’a pas à transmettre son dossier d’enquête à Djibouti, selon la Cour internationale de justice

Info jeunes : Affaire Borrel – La France a violé ses obligations envers Djibouti

Le Point : Affaire Borrel: victoire de la France devant la CIJ, saisie par Djibouti

JDD : Affaire Borrel: Arrêt favorable à la France

Reuters : La CIJ rend un arrêt favorable à la France dans l’affaire Borrel

Le Point : Affaire Borrel : Djibouti débouté par la Cour internationale de justice

A P : Affaire Borrel: la CIJ soutient la France dans son différend avec Djibouti

RFI : Affaire Borrel : petite victoire de Paris

France-Soir :
Djibouti suspectée dans l’assassinat du juge Borrel