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15/02/2015 (Brève 451) VERITE : Portrait du  petit  ELMI JESSE,  le tortionnaire, le pervers, l’officier sans formation devenu Lieutenant-Colonel par la brutalité envers ses concitoyens.

Le petit Elmi le broussard est né en brousse dans le secteur montagneux Aloide à 300 km de Dire-Dawa en Éthiopie. Issu d’une famille pauvre avec un maigre troupeau.

L’enfant  a grandi au milieu de ses proches, à l’âge de 6 ans, il a été envoyé à l’école coranique dont le maitre était le cheik  du campement, mais le petit Elmi refusait d’apprendre ses leçons. A plusieurs reprises le maitre s’est plaint auprès des parents en leur disant que l’enfant était malade et qu’il n’écoutait personne et surtout qu’il dérangeait les autres enfants.

Alors ses parents ont décidé de garder Elmi dans la case pendant que ses frères assuraient  la garde des troupeaux.

L’enfant avait un lourd handicap, il ne quittait pas la case en paille, il refusait de jouer avec ses voisins et il n’aimait pas le contact des gens.

Un jour, le maître de l’école coranique a rendu visite à Elmi pour s’enquérir de la situation et il a constaté que l’enfant était malade.

Comme la situation s’était dégradée et que la famine sévissait dans le campement et dans ses environs, le cheik  a conseillé aux parents de conduire l’enfant vers une ville où il pourrait accès à des médicaments.

Les parents décidèrent donc d’aller à Aïcha où ils se sont installés dans un faubourg en se débrouillant pour survivre.

Le petit Elmi  a grandi dans le milieu des bergers, des bouchers volants, des pousseurs de tonneaux d’eau du faubourg d’AICHA. Il fréquentait également les délinquants notoires qui rançonnaient les trains. Le petit Elmi a souffert pendant sa jeunesse, il puisait de l’eau du puits et remplissait les réservoirs des restaurants du quartier. Dans le restaurant son rôle était  

  • éplucher des pommes de terre
  • aider le cuisinier
  • servir les bédouins
  • faire les courses pour acheter diverses marchandises
  • préparer le bois et allumer le feu pour cuire les repas

La famille d’Elmi décida de quitter Aicha pour Dhikil, avec la deuxième vague des réfugiés ISSAS en provenance du pays de Kotou.

Cette ville a été choisie pour 2 raisons,

1- pour s’intégrer à la vie et obtenir les soins nécessaires pour le petit Elmi à la santé précaire,

2- se rapprocher de leur ethnie résidant dans cette ville et ensuite d’obtenir des actes supplétifs d’acte de naissance, malgré plusieurs  refus de l’administration coloniale dirigée par le commandant du cercle Mr Bernard.

Après quelques années de souffrance, la famille obtient  les papiers et aussitôt elle est allée  à Djibouti ville. Elle s’est installée au Quartier 7 où son père et son grand frère ont exercé leur métier du boucher, coupeur de têtes de moutons au sein du quartier.

Le petit Elmi était un enfant enfermé, béguë, il  refusait d’aller à l’école du quartier 7, enfin il abandonna l’école et resta cloitré à la maison.

Le fameux Elmi est l’homme qui n’a suivi que le cours élémentaire, ce garçon anodin et perturbé refusait même d’écouter ses parents. En revanche il adorait jouer au ballon rond dans la chaleur d’été dans le terrain vague.

N’ayant aucune éducation, il a préféré jouer le ballon pour rejoindre une bonne équipe et trouver du travail.

Engagé dans la police en 1979, non pas pour faire une carrière honnête et professionnelle, mais seulement pour montrer à ses camarades qui n’ont pas eu la chance de porter la tenue. Pendant la formation d’élèves agents le petit Elmi, qui n’avait pas le niveau minimum suffisant pour suivre les cours, a souffert, car il ne comprenait rien. Il somnolait pendant les cours et surtout il préférait s’abstenir en assurant la corvée à la cuisine pour aider à préparer les repas des recrues. À la fin du stage le petit Elmi était parmi les illettrés qui ont passé l’examen en oral en langue somalie.

À la fin de la compétition entre les équipes de foot de la capitale ( l’ARMEE, FNS, EDD, PORT, CROISSANT ROUGE  etc.… ) l’équipe de la police l’a fait intégrer dans les services actifs. Le petit Elmi a été muté à la compagnie d’intervention avec le grade de 1er classe, pour assurer la garde statique dans les points sensibles de la ville .

Pendant ses débuts au sein de la police, il n’arrivait pas à sortir avec une fille, car il était maladroit, avec un blocage total dans ce domaine. Il ne savait pas comment séduire une jeune brebis au couleur du miel. Avec un vocabulaire limité, il évitait de rencontrer une belle fille. Il ne sortait que rarement préférant nettoyer et garder les dortoirs pendant que ses collègues allaient en ville pour se distraire.

Mince, chétif, taille 1m02, il n’avait pas les atouts pour convaincre une charmante fille née à Djibouti. Vue son apparence de la race pygmée, les filles disaient qu’il était trop abruti et on parlait d’un enfant raté.

Même certaines racontaient qu’il s’habillait mal et qu’il n’était pas présentable dans les cérémonies et les réceptions.

Durant ses services dans la police, le petit Elmi n’a jamais commandé ni dirigé une brigade de 12 agents, et il n’a jamais occupé de poste à responsabilité au sein de la FNP. Dans sa carrière il était s/officier  aide moniteur de sport. Ensuite il  a été promu  officier au choix, mais c’était toujours un élément qui exécutait les ordres sans murmure ni hésitation, son rôle principal était d’être l’officier des sports dans les compagnies stationnées à l’État-major.

En 2000, au mois de décembre, après la colère sans vision ni méthode du défunt le général Y.Y.GALAB, le petit Elmi a été propulsé, bombardé a de grandes responsabilités, qu’il n’avait ni la capacité ni la compétence d’assumer avec méthode : le service de la brigade spéciale dont la tête lui a été confiée. Le petit Elmi a eu le vent en poupe et il a continué de plaire à son chef  Abdillahi Abdi.

N’ayant aucune connaissance du métier de la brigade spéciale, ni des procédures à utiliser dans les différentes actions, il continua à patauger et à commettre des actes graves envers l’humanité.

Voici les actes graves commis par le petit Elmi :

–          Torturer les jeunes des quartiers défavorisés
–          Arrestation sans motif des opposants
–          Vols et viols sur des gens sans défense
–          Séquestration d’hommes et de femmes honnêtes
–          Incendier des commerces et des maisons appartenant à des faibles gens
–          Terroriser en pleine nuit en détruisant les maisons appartenant aux leaders d’opposition
–          Écraser avec force tous ceux qui refusent le mensonge du clan
–     Humilier les familles des leaders d’opposition
–          Refuser de donner les médicaments aux prisonniers politiques hospitalisés à PELTIER
–          Sur ordre du régime organiser des déportations de citoyens nés sur cette terre, vers l’étranger
–          Interpellation et conduite au Gabode des leaders et des représentants du peuple
–          Servir avec zèle et exécuter les ordres des familles et enfants
       du clan au pouvoir.                                                           
–     Agresser, brutaliser, arrêter les syndicalistes, les membres de         
        l’opposition USN.

Dans un régime dictatorial et clanique, les hommes clés sont les suivants ;
                                      
–          les incompétents
–          les cancres
–          les tortionnaires
–          les détourneurs des fonds destinés au peuple
–          les informateurs assidus, issus d’aux autres ethnies
–          les acolytes du premier rang qui soutiennent aveuglement le clan
–          les mercenaires qui détruisent la population AFAR
–          les fils du clan au pouvoir qui volent les projets et la richesse du pays.

C’est toujours ces hommes malades et pervers qui détruisent le peuple innocent, mais les charges qui pèsent sur les acolytes du régime sont lourdes et ils devront tous payer les actes commis durant leur règne.

Le peuple assiste à l’inutilité de leur travail pour servir un pouvoir sans partage, mais la fin s’approche et nous ne pourrons rien pour eux, car ils devront répondre de leurs actes.

Le petit Elmi est aujourd’hui  Ltd- colonel, il dirige tous les commissariats de BAL-BALA et il donne des mauvais ordres aux OPJ qui travaillent dans le secteur pour étouffer la liberté des citoyens.

Elmi a orchestré en utilisant les moyens les plus violents,  des actes graves, des crimes contre l’humanité, il a commis des actions ciblées envers des citoyens modestes qui revendiquaient leur droit, il figure sur la liste rouge des criminels.

13/06/08 (B451) REUTERS : L’Érythrée rejette les accusations américaines

L’Erythrée a rejeté jeudi soir les accusations lancées par Washington, qui a dénoncé une agression militaire érythréenne contre Djibouti à la suite des récents incidents frontaliers entre les deux pays de la Corne de l’Afrique.

Les relations entre Asmara et les Etats-Unis, qui ont une base militaire à Djibouti, sont tendues en raison des ingérences prêtées aux Erythréens dans la crise somalienne et de leur différend frontalier persistant avec les Ethiopiens, autres alliés des Américains dans la région.

"C’est malheureux de voir les autorités américaines chercher à susciter, aggraver et attiser des conflits régionaux dans le but de créer le chaos", a déclaré le ministère érythréen des Affaires étrangères tard jeudi soir dans un communiqué.

Asmara rejette les accusations des Etats-Unis qui s’inscrivent, poursuit le ministère, "dans le cadre habituel de leur campagne de dénigrement" contre l’Erythrée.

Mercredi, le département d’Etat américain a condamné "l’agression militaire érythréenne" contre Djibouti et a appelé les deux camps à mettre fin aux combats et à retirer leurs troupes de la frontière.

Aux Nations unies, le Conseil de sécurité a exprimé sa profonde préoccupation et invité les deux parties à faire preuve d’un maximum de retenue et à renouer le dialogue.

"COMPORTEMENT IRRESPONSABLE"

L’Américain Alejandro Wolff, qui assure actuellement la présidence du Conseil de sécurité, a également dénoncé au nom de son pays "l’agression" érythréenne qui, a-t-il dit, s’inscrit dans le cadre d’un "comportement irresponsable de déstabilisation".

Mardi soir, le ministère djiboutien de la Défense avait indiqué que les combats avaient éclaté dans le secteur du mont Gabla, dans le nord de Djibouti.

Cette zone, également connue sous le nom de Ras Doumeira, est située sur le détroit de Bab el Mandeb, entre la mer Rouge et la mer d’Oman, un point de passage stratégique pour la navigation entre l’Europe et le Moyen-Orient.

L’armée djiboutienne a annoncé que près des trois quarts de ses 11.000 hommes étaient déployés à la frontière de l’Erythrée. Ce dernier pays, l’un des plus militarisés d’Afrique, a une armée de plus de 200.000 hommes.

Djibouti abrite deux bases militaires étrangères, l’une française, l’autre américaine, cette dernière composée principalement d’unités antiterroristes.

C’est aussi le seul débouché vers la mer de l’Ethiopie, le grand rival de l’Erythrée. Les deux pays se sont affrontés entre 1998 et 2000 dans une guerre qui a fait 70.000 morts.

Depuis, les Éthiopiens ont envoyé des troupes en Somalie soutenir le gouvernement de transition face aux rebelles islamiques.

Version française Guy Kerivel

13/06/08 (B451) Conférence de Genève de l’OIT ( Rapport provisoire de la commission de vérification des pouvoirs)

Vous pouvez télécharger le rapport provisoire 4 C qui met le Gouvernement djiboutien face à ses responsabilités.

Dés que possible nous publierons des extraits dans un prochain article.

Lien pour le téléchargement

13/06/08 (B451) LE TEMPS (Suisse) Ogaden, un drame dissimulé par Addis-Abeba

ETHIOPIE. L’ONG Human Rights Watch dénonce la chape de plomb qui pèse sur les brutalités commises par les troupes d’Addis-Abeba à l’encontre de la minorité somalie dans le sud-est du pays.

Angélique Mounier-Kuhn
Vendredi 13 juin 2008

Une répression militaire d’une violence extrême. Une population accablée par un blocus commercial.

En publiant jeudi un rapport sur le traitement réservé par les autorités d’Addis-Abeba à la population somalie de la région de l’Ogaden, au sud-est de l’Ethiopie, l’organisation non gouvernementale (ONG) Human Rights Watch (HRW) a levé le voile sur l’une des catastrophes les plus ignorées du monde.

«Depuis la mi-2007, des milliers de gens ont fui dans les pays voisins, Somalie et Kenya, pour se protéger des attaques de l’armée éthiopienne sur les civils et les villages qui se résument à des crimes contre l’humanité», dénonce l’organisation américaine. Elle évoque des déplacements forcés, des viols et des exécutions sommaires.

Offensive militaire

Les pires atrocités se sont produites entre juillet et septembre 2007.

Quelques semaines auparavant, le 24 avril, le Front national de libération de l’Ogaden (ONLF) avait attaqué un site de prospection pétrolière chinois à Abole, tuant près de 70 ressortissants de la République populaire et d’Ethiopiens. En représailles, le gouvernement dirigé par Meles Zenawi a lancé une offensive militaire à grande échelle pour venir à bout des rebelles et de leurs présumés soutiens dans la population.

Fondé en 1984, l’ONLF revendique une autonomie plus large de cette région, délaissée de tout temps par la capitale et frontalière de la Somalie. Semi-désertique et pastorale, elle recèlerait de gisements pétroliers et gaziers. «C’est le cœur du conflit, estime un bon connaisseur de l’Ethiopie. Ces ressources n’ont pas encore été exploitées, mais à qui reviendront les royalties lorsqu’elles le seront? La question n’a jamais été tranchée.»

Depuis l’offensive militaire de l’été passé, l’Ogaden est bouclé par l’armée. Nul journaliste ne peut y pénétrer.

Et, si officiellement une vingtaine d’ONG sont accréditées, elles ne sont plus qu’une poignée à œuvrer dans la région, étroitement surveillées et harcelées par l’administration. Toutes, comme les diplomates étrangers et les spécialistes de la zone, sont taraudées par un même dilemme: informer la communauté internationale de ce qui se trame en Ogaden, où se taire pour ne pas risquer d’en être expulsé et donc d’abandonner la population à son sort.

Car la situation reste aujourd’hui extrêmement critique pour les quelque deux millions de personnes qui n’ont pas quitté la zone conflictuelle. Pris entre les feux des troupes d’Addis-Abeba et de l’ONLF, des centaines d’entre elles sont l’objet de tortures et de détentions arbitraires, relate HRW. Ils sont aussi guettés par les mines, la soif et la malnutrition.

«Guerre économique»

Le bouclage de l’Ogaden s’est en effet doublé d’un blocus commercial officieux.

Il entrave l’accès de ces éleveurs nomades aux denrées alimentaires qu’ils ont coutume d’échanger contre leur bétail. Facteurs aggravants, l’augmentation généralisée du prix des céréales en Ethiopie et le détournement de l’aide alimentaire internationale. «Elle est captée aux trois quarts par l’armée et l’administration. Et le reste n’est pas distribué selon des critères humanitaires mais politiques», explique un spécialiste.

La famine redoutée il y a quelque mois par des observateurs étrangers, comme celle qui s’annonce au centre du pays, ne s’est pas pour l’heure concrétisée. Mais, alors que sévit la sécheresse, la menace que fait peser cette «guerre économique» dénoncée par HRW persiste. «Nous avons pu prendre la parole parce que nous ne sommes plus présents en Ethiopie, depuis que nous en avons été expulsés après avoir dénoncé les violences contre l’opposition, lors des élections générales de 2005», explique John Eliott, l’un des corédacteur du rapport.

HRW enjoint les gouvernements occidentaux, ceux-là même qui fournissent chaque année 2 milliards de dollars d’aide à l’Ethiopie, à ne plus fermer les yeux.

Et notamment les Etats-Unis, qui en ayant fait de l’Ethiopie un allié privilégié de leur croisade contre le terrorisme dans la région, confortent le régime autoritaire d’Addis-Abeba dans l’impunité. Une fois de plus, ce dernier a nié en bloc les «fabrications d’HRW». La chape de plomb pèse toujours sur le drame de l’Ogaden.

13/06/08 (B451) L’Erythrée, condamnée par l’ONU, est invitée à se retirer de la frontière de Djibouti (4 dépêches)

_________________________________________ Reuters

par Omar Hassan et Jack Kimball

DJIBOUTI/ASMARA (Reuters) – Pays arabes et occidentaux ont exhorté jeudi l’Erythrée à retirer ses forces de la frontière avec Djibouti à la suite d’affrontements qui ont fait au moins six morts et plus de 50 blessés dans les rangs de l’armée djiboutienne.

Des responsables ont indiqué que ces combats, les premiers depuis 1996 entre les deux pays de la Corne de l’Afrique, avaient cessé mercredi soir.

Mardi soir, le ministère djiboutien de la Défense avait indiqué que les combats avaient éclaté dans le secteur du mont Gabla, dans le nord de Djibouti.

Cette zone, également connue sous le nom de Ras Doumeira, est située sur le détroit de Bab el Mandeb, entre la mer Rouge et la mer d’Oman, un point de passage stratégique pour la navigation entre l’Europe et le Moyen-Orient.

L’Erythrée entretient des relations difficiles avec les Occidentaux qui l’accusent de soutenir des insurgés somaliens et d’avoir expulsé
des casques bleus à sa frontière avec l’Ethiopie.

Soulignant la nécessité de respecter la souveraineté de Djibouti, la Ligue arabe s’est réunie d’urgence pour discuter de la question et  a demandé à l’Erythrée de retirer immédiatement ses forces de la zone frontalière, rapporte l’agence égyptienne Mena.

Les Etats-Unis et l’Ethiopie ont imputé les affrontements à l’Erythrée. La France a demandé à Asmara de se montrer « coopérative » et de laisser une partie neutre faire la navette entre les deux capitales pour mener des discussions.

La situation dans la zone frontalière reculée n’a pu être observée de source indépendante.

Sans démentir ou confirmer les affrontements, les autorités d’Asmara ont accusé mercredi soir Djibouti de mener « des tentatives futiles et réitérées destinées à entraîner le gouvernement érythréen dans le climat d’animosité qu’il a créé ».

Le ministère érythréen des Affaires étrangères a affirmé qu’il ne se laisserait pas entraîner dans cette spirale.

SOUTIEN LOGISTIQUE FRANCAIS

Le ministère français de la Défense a fait part de sa « préoccupation » après les « accrochages » qui se sont produits à 150 km au nord de Djibouti, « le long de la frontière érythréenne, sur quelques centaines de mètres ».

Paris, qui possède à Djibouti sa base militaire la plus importante en Afrique.

« Nous apportons aux Djiboutiens un soutien logistique, notamment médical, et un soutien renseignements »
, a fait savoir le porte-parole du ministère français, Laurent Teisseire, lors d’un point de presse. Il n’y a pas d’engagement physique militaire de la France dans cette affaire, a-t-il précisé.

Aux Nations unies, le Conseil de sécurité a discuté du conflit et ses membres ont exprimé leur profonde préoccupation et invité les deux parties à faire preuve d’un maximum de retenue et à renouer le dialogue, a déclaré l’Américain Alejandro Wolff, qui assure la présidence du Consei de sécurité.

Au nom des Etats-Unis, Wolff a dénoncé « l’agression » de l’Erythrée qui, a-t-il dit, entre dans le cadre d’un « comportement irresponsable de déstabilisation de la part de l’Erythrée ».

La situation est tendue depuis deux mois entre Djibouti et Asmara en raison d’un différend frontalier. Mais les observateurs affirment que des affrontements à cet endroit sont inattendus parce que la frontière n’y est pas contestée.

Selon Djibouti, les combats ont commencé quand des Erythréens ont pénétré sur son territoire pour construire des défenses. Le président érythréen Isaias Afwerki a démenti toute agression.

Les deux pays traversent depuis la mi-avril une crise diplomatique, Djibouti accusant l’Erythrée de construire des retranchements en territoire djiboutien.

L’armée djiboutienne a annoncé que près des trois quarts de ses 11.000 hommes étaient déployés à la frontière de l’Erythrée. Ce dernier pays, l’un des plus militarisés d’Afrique, a une armée de plus de 200.000 hommes.

Djibouti abrite deux bases militaires étrangères, l’une française, l’autre américaine, cette dernière composée principalement d’unités antiterroristes.

C’est aussi le seul débouché vers la mer de l’Ethiopie, le grand rival de l’Erythrée. Les deux pays se sont affrontés entre 1998 et 2000 dans une guerre qui a fait 70.000 morts.

Depuis, les Éthiopiens ont envoyé des troupes en Somalie soutenir le gouvernement de transition face aux rebelles islamiques.

Avec Elizabeth Pineau à Paris
version française Guy Kerivel,
Gregory Schwartz
et Nicole Dupont

_______________________________________ ONU (AFP)

Djibouti-Erythrée: l’ONU condamne l’action militaire de l’Erythrée

NEW YORK (Nations unies) – Le Conseil de sécurité de l’ONU a condamné jeudi « l’action militaire de l’Erythrée contre Djibouti » à la frontière entre les deux pays, dans une déclaration adoptée à l’unanimité.

Le Conseil « condamne l’action militaire de l’Erythrée contre Djibouti à Ras Doumeira et dans l’île de Doumeira », dit cette déclaration qui a été lue en séance par l’ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU, Zalmay Khalilzad, président du Conseil en juin.

Le Conseil appelle les deux parties à s’engager à un cessez-le-feu et les exhorte, en particulier l’Erythrée, à faire preuve d’un maximum de retenue et à ramener leurs forces à leurs positions d’avant l’incident ». Six soldats djiboutiens ont été tués lors d’un accrochage mardi dans le nord de Djibouti entre troupes érythréennes et djiboutiennes, dans la région frontalière.

________________________________ XINHUA

La Ligue arabe appelle l’Erythrée à se retirer de Djibouti

LE CAIRE, 12 juin (Xinhua) — La Ligue arabe, bloc pan-arabe basé au Caire, a pressé jeudi l’Erythrée de retirer ses troupes du territoire djiboutien et de résoudre les différends par le dialogue.

Le secrétaire général assistant de la Ligue, Ahmed Ben Helli, a lancé cet appel lors d’une conférence de presse après une réunion d’urgence.

L’officiel a dit à la presse que la Ligue arabe aurait des contacts avec l’Erythrée pour être informée de sa position, notamment à la lumière des récents événements qu’il a qualifié de très négatifs.

L’Erythrée a accepté de recevoir une commission pour enquêter sur les affrontements de mardi avec Djibouti et résoudre le différend pacifiquement, a annoncé M. Ben Helli.

Dans une résolution à l’issue de la réunion d’urgence, la Ligue arabe a insisté sur le respect du principe de bon voisinage.

L’Erythrée a nié jeudi avoir des intentions hostiles envers son voisin Djibouti après les affrontements qui se sont produits mardi à la frontière entre les deux pays et lors desquels au moins deux soldats djiboutiens sont morts.

____________________________________ XINHUA

L’Egypte inquiète des affrontements à la frontière entre Djibouti et l’Erythrée

LE CAIRE, 12 juin (Xinhua) — L’Egypte a pressé jeudi Djibouti et l’Erythrée de se contenir et d’éviter l’escalade des tensions dans la région où les affrontements ont repris à la frontière entre les deux pays, a informé le ministère égyptien des Affaires étrangères.

Dans un communiqué de presse, le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères Hossam Zaki a exprimé la vive préoccupation de son pays au sujet des récents affrontements, demandant aux deux parties de donner une chance aux efforts de médiation pour maîtriser la situation et restaurer des relations normales.

Jeudi, l’Erythrée a nié toute intention hostile envers son voisin Djibouti après les affrontements frontaliers de mardi dans lesquels au mois deux soldats djiboutiens ont trouvé la mort et 21 autres ont été blessés. Des échanges de tirs ont eu lieu avec les forces érythréennes le long de frontière, du côté des routes maritimes stratégiques de la mer Rouge, selon Djibouti.

13/06/08 (B451) Message relayé par Jean-Paul Noël Abdi (En Anglais) pour rendre hommage à un travailleur humaniraire Mohamed Abdulle Mahdi, tombé avec son chauffeur, hier, sous les balles de tireurs inconnus/

Dear all

The killings and targeting the Aid workers became normal issue In Somalia  Mohamed Abdulle Mahdi, a civil society activist and head of Women and Child Care (WOCCA) a local NGO that is based in Jowhar Somalia was shot and died yesterday by unknown gunmen also his car driver was died in Mogadishu.

Accurately what is happening in Somalia is very tear full and sorrow because when you are going out for work you don’t feel safety because you can be targeted any time by any body even if you are helping the community in need.
Sorry to inform you this sorrow news but I hope you will share with me

13/06/08 (B451) Radio-Trottoir sur le front en direct de son PC à Doumeira attaqué de tous les côtés. (Correspondant)

La guerre éclair a pris fin, hier matin le 12 juin 2008.

Chronologie des attaques.

Le 24 mai 2008, l’Ambassadeur de France et le Général des Forces armées Françaises ont reçu de M. Ali Abdi Ministre des Affaires Etrangères, par intérim, en présence de Dilleita Premier Ministre et du Général Zakaria accompagné de deux très hauts gradés, un rappel à l’ordre officiel pour l’exécution immédiate des Accords de Défense conformément à la Charte des Nations-Unies.

Reste à savoir si dans cet Accord la surveillance des frontières fait partie des obligations de la France ?

A notre avis il faudrait bien lire les accords de Défenses, qui, à notre connaissance, n’ont jamais été publiés dans le Journal officiel de Djibouti;

Le jeudi 5 juin 2008, lors d’une réunion extraordinaire à l’Etat Major des Armées, face au silence de la France, la date de l’offensive avait été fixée au lundi 9 juin 2008, afin de la contraindre à intervenir.

La date a été reportée pour attendre le retour du Chef des Armées qui était passé par le Qatar pour bien montrer à l’Emir – qui soutient moralement l’Erythrée et l’Ogaden – sa détermination à donner une leçon aux Erythréens qui nous prennent pour des pauvres Ethiopiens

Le 10 juin 2008 à 9 heures du matin des tirs sporadiques ont été échangés entre les deux armées qui étaient face à face depuis deux mois.

Le feu, par la suite, s’est accéléré pour s’éteindre hier 12 juin 2008 à 10 heures du matin grâce à un coup de téléphone du président de la France à son homologue Erythréen.

Sans ce coup téléphone inattendu, le nombre des victimes seraient encore plus dramatiques. En très peu de temps, Djibouti avec 1800 hommes sur le terrain avait déjà perdu 63 soldats enterrés sur place, et plus de 320 blessés graves évacués sur les hôpitaux de Djibouti, l’Hôpital des Forces armées Française Bouffard était en tête des urgences. Il a été très rapidement saturé.

Espérons que cette fois IOG se mettra à genoux pour demander officiellement pardon au Président et au Peuple Français, qu’il n’avait cessé de les insulter après le départ de Chirac.

Après une semaine de deuil l’équipe de Radio Trottoir qui est revenu sain et sauf de Doumeira pour vous transmettre les analyses sur les dessous de ce massacre programmé par IOG en personne avec le soutien de l’équipe Bush à Djibouti, tant au niveau de l’Ambassade qu’au niveau de l’Etat major du camp Lemmonier.

Cette action militaire irresponsble a permis, en effet, de calmer les ardeurs de certains militaires qui étaient sur le point d’organiser des mutineries dans plusieurs casernes.

IOG sauvé par les combats ?

L’Equipe RT à Doumeira

12/06/08 (B451) LE FIGARO avec AFP : Somalie: un travailleur humanitaire tué

Un travailleur humanitaire somalien a été tué aujourd’hui par des hommes armés à Mogadiscio, deux jours après la signature d’une trêve par le gouvernement et la principale coalition d’opposition, a indiqué un collègue de la victime.

Mohamed Abdulle Mahdi, à la tête de l’organisation Women and Child Care (WOCCA), ainsi que son chauffeur, ont été abattus dans le quartier de Suqbad (nord), a indiqué Nur Mohamed.

« Son véhicule traversait une rue bondée quand trois hommes armés de pistolets se sont approchés et leur ont tiré dans la tête à plusieurs reprises », a affirmé pour sa part Abdulahi Warsameh, un commerçant témoin de la scène.

Plusieurs travailleurs humanitaires ont été enlevés ou tués ces derniers mois en Somalie, pays de la Corne de l’Afrique ravagé par 17 ans de guerre.