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14/06/08 (B452) A lire cette semaine sur LOI …

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 14/06/2008
DJIBOUTI – L’équipe « Somalie » d’IOG
Le président Ismaïl Omar Guelleh (IOG) n’a rien laissé au hasard. A la veille du démarrage, le mois dernier, des négociations à Djibouti entre représentants de l’ Alliance for Re-Liberation of Somalia (ARS, opposition) et du Transitional Federal Government (TFG), il a paraphé un décret, le 12 mai, instituant une commission chargée d’aider les Nations unies à organiser ces d iscussions inter-somaliennes.

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 14/06/2008
DJIBOUTI – SNC Lavalin

La compagnie canadienne vient de signer avec les autorités djiboutiennes une convention de concession pour une usine de dessalement de l’eau de mer à Doraleh.

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 14/06/2008
DJIBOUTI – Qatari Diar Real Estate Investment
Bras immobilier du fonds souverain Qatar Investment Authority , cette compagnie présidée par Ghanim bin Saad Al-Saad a un gros projet à Djibouti. (…)

15/06/08 (B452) La France s’engage officiellement aux côtés des Forces armées djiboutiennes. (Cinq dépêches et articles)

______________________________ Le Monde

La France renforce son aide militaire au gouvernement de Djibouti

ALORS QUE les combats entre les forces armées de Djibouti et celles de l’Erythrée avaient cessé, vendredi 13 juin, dans la région frontalière de Ras Doumeira, la France a annoncé un renforcement de son dispositif militaire à Djibouti, qui compte actuellement 2 900 soldats, 10 avions de combat Mirage 2000 et une dizaine d’hélicoptères.

Le commandement des forces djiboutiennes a indiqué que les affrontements qui se sont déroulés mardi 10 et mercredi 11 juin à 120 kilomètres au nord de Djibouti, à Ras Doumeira, avaient fait neuf morts, dix blessés graves et 98 blessés légers. L’Erythrée n’a fourni aucune indication sur ses pertes au cours des combats.

La tension entre les deux pays était très forte depuis une incursion, le 16 avril, de troupes érythréennes dans cette région désertique des rives de la mer Rouge, enjeu d’affrontements entre les deux pays en 1996 et 1999. Les combats de mardi auraient été occasionnés par la désertion de soldats érythréens venus se réfugier à Djibouti.

Alors que le Conseil de sécurité des Nations unies a condamné, jeudi 12 juin, « l’action militaire de l’Erythrée contre Djibouti », le ministre de la défense français, Hervé Morin, a fait part de la « très grande préoccupation de la France », tout en assurant son homologue djiboutien, Ougoureh Kifeh Ahmed, du « soutien plein et entier » de Paris.

Au cours des derniers affrontements, la France a apporté aux forces djiboutiennes une aide logistique, notamment médicale, ainsi que des renseignements militaires. Les renforts annoncés vendredi par le ministère de la défense porteraient sur le déploiement d’une base logistique avancée et d’une force terrestre de combat à proximité de la zone des affrontements.

Des moyens de surveillance de la frontière et de l’activité des troupes érythréennes doivent également être mis en oeuvre, grâce à des avions de patrouille maritime Atlantique-2 et aux Mirage. Enfin, des moyens navals supplémentaires doivent être mobilisés.

Depuis des années, Djibouti tente de rester à l’écart des conflits qui opposent ses trois puissants voisins, la Somalie, l’Erythrée et l’Ethiopie, dont la quasi-totalité des importations transite par son port. Les Etats-Unis disposent également d’importantes forces militaires à Djibouti, dont 1800 soldats. – (AFP, AP.)
_____________________________________ Le Monde avec AFP

Incidents frontaliers: Paris renforce son dispositif militaire à Djibouti

L
a France a décidé de renforcer son dispositif militaire de soutien aux forces armées djiboutiennes après une série d’incidents frontaliers avec l’Erythrée, a-t-on appris vendredi de source française proche du dossier.

Paris s’apprête ainsi à déployer une base logistique avancée et une force terrestre de combat à proximité de la zone des affrontements, ainsi que des moyens aériens de surveillance de la frontière et de l’activité des forces érythréennes et des moyens navals supplémentaires, a-t-on précisé de même source.

Aucune précision n’a toutefois été apportée immédiatement sur les effectifs et les matériels mis en oeuvre.

Une équipe chirurgicale supplémentaire doit par ailleurs rejoindre l’hôpital militaire français Bouffard de Djibouti qui accueille des blessés des forces djiboutiennes.

Le ministère de la Défense avait déjà indiqué jeudi que la France apportait une aide logistique, notamment médicale, à Djibouti, ainsi que des renseignements militaires.

Des échanges de tirs nourris ont eu lieu mardi entre troupes érythréennes et djiboutiennes à Ras Doumeira, à 120 km au nord de la ville de Djibouti. Ils ont fait 9 morts dans les rangs des forces armées djiboutiennes, selon le haut commandement. L’Erythrée n’a fourni aucune indication sur ses pertes.

La tension entre l’Erythrée et Djibouti était très forte depuis une incursion, le 16 avril, de troupes érythréennes vers Ras Doumeira, zone désertique sur les rives de la mer Rouge.

______________________________ Alterinfo

Soutien logistique français à Djibouti

Le ministère français de la Défense a annoncé l’octroi des aides logistiques, notamment médicales ainsi que des renseignements militaires à Djibouti.

Le capitaine Christophe Prazok, porte-parole de l’état-major de l’armée française a déclaré jeudi lors de sa conférence de presse hebdomadaire à Paris que la France avait mis des renseignements aériens et ceux obtenus par le site marin de l’Atlantique II à la disposition de Djibouti.

Par ailleurs, le porte-parole du ministère français de la Défense, Laurent Teisseire en exprimant l’inquiétude de Paris au sujet des affrontements entre l’Erythrée et Djibouti, a appelé les deux parties à trouver une solution à cette crise.

Les combats survenus depuis mardi entre les militaires érythréens et djiboutiens ont fait au moins 6 tués et 70 blessés.

_______________________________
AFP

Une centaine soldats français dans le nord de Djibouti

PARIS, 14 juin 2008 (AFP) – Une « grosse centaine » de soldats français ont
été affectés à une base logistique de soutien aux forces djiboutiennes déployée
après une série d’incidents frontaliers avec l’Erythrée, a annoncé samedi
l’état-major des armées à Paris.

« Nous avons monté dans le nord de Djibouti, en retrait de la zone des
combats, une base logistique avancée qui fournit du carburant, des vivres et des
moyens de transport au profit des forces djiboutiennes », a déclaré à l’AFP le
capitaine de vaisseau Christophe Prazuck.

« Une grosse centaine de soldats pris sur les effectifs de la base de Djibouti y sont affectés tandis qu’une force terrestre de combat, également issue de la garnison française, se tient prête à intervenir si nécessaire », a-t-il ajouté.

Liée par un accord de défense avec Djibouti, la France dispose à Djibouti de sa plus importante base militaire permanente à l’étranger forte de 2.900 militaires.

« Il n’y a pas de participation directe aux combats pour le moment, aucun renfort n’est attendu de France », a dit le commandant Prazuck.

Toutefois, a ajouté une source proche du dossier interrogée par l’AFP, « une participation directe serait envisageable en vertu des accords de défense entre la France et Djibouti si la situation se dégradait fortement ».

Quant aux moyens navals français supplémentaires attendus dans la région, il s’agit, toujours selon l’état-major, de la frégate Surcouf qui fait route vers Djibouti. D’autres navires français sont éventuellement disponibles, comme le bâtiment de projection et de commandement Mistral ou l’aviso Jacoubet.Le ministère de la Défense avait indiqué jeudi que la France apportait une aide logistique, notamment médicale, à Djibouti, ainsi que des renseignements militaires.

Des échanges de tirs nourris ont eu lieu mardi entre troupes érythréennes et djiboutiennes à Ras Doumeira, à 120 km au nord de la ville de Djibouti.

Ils ont fait neuf morts dans les rangs des forces armées djiboutiennes, selon le haut commandement militaire djiboutien. L’Erythrée n’a fourni aucune indication sur ses pertes.

La tension entre les deux voisins était très forte depuis une incursion, le 16 avril, de troupes érythréennes vers Ras Doumeira. Les deux pays se sont opposés à deux reprises en 1996 et 1999 pour cette zone.

______________________________ Le Parisien

Incidents frontaliers: une centaine soldats français dans le nord de Djibouti

Une «grosse centaine» de soldats français ont été affectés à une base logistique de soutien aux forces djiboutiennes déployée après une série d’incidents frontaliers avec l’Erythrée, a annoncé samedi l’état-major des armées à Paris.

«Nous avons monté dans le nord de Djibouti, en retrait de la zone des combats, une base logistique avancée qui fournit du carburant, des vivres et des moyens de transport au profit des forces djiboutiennes», a déclaré à l’AFP le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck.

«Une grosse centaine de soldats pris sur les effectifs de la base de Djibouti y sont affectés tandis qu’une force terrestre de combat, également issue de la garnison française, se tient prête à intervenir si nécessaire», a-t-il ajouté.

Liée par un accord de défense avec Djibouti, la France dispose à Djibouti de sa plus importante base militaire permanente à l’étranger forte de 2.900 militaires.

«Il n’y a pas de participation directe aux combats pour le moment, aucun renfort n’est attendu de France», a dit le commandant Prazuck.

Toutefois, a ajouté une source proche du dossier interrogée par l’AFP, «une participation directe serait envisageable en vertu des accords de défense entre la France et Djibouti si la situation se dégradait fortement».

Quant aux moyens navals français supplémentaires attendus dans la région, il s’agit, toujours selon l’état-major, de la frégate Surcouf qui fait route vers Djibouti. D’autres navires français sont éventuellement disponibles, comme le bâtiment de projection et de commandement Mistral ou l’aviso Jacoubet.

Le ministère de la Défense avait indiqué jeudi que la France apportait une aide logistique, notamment médicale, à Djibouti, ainsi que des renseignements militaires.

Des échanges de tirs nourris ont eu lieu mardi entre troupes érythréennes et djiboutiennes à Ras Doumeira, à 120 km au nord de la ville de Djibouti.

Ils ont fait neuf morts dans les rangs des forces armées djiboutiennes, selon le haut commandement militaire djiboutien. L’Erythrée n’a fourni aucune indication sur ses pertes.

La tension entre les deux voisins était très forte depuis une incursion, le 16 avril, de troupes érythréennes vers Ras Doumeira. Les deux pays se sont opposés à deux reprises en 1996 et 1999 pour cette zone.

14/06/08 (B452) AFP : Arrêt des tirs à la frontière Djibouti-Erythrée, nouvelle source de tension.

Les combats entre troupes djiboutiennes et érythréennes ont cessé dans la région frontalière de Ras Doumeira, devenue un facteur supplémentaire de tensions dans la région explosive de la Corne de l’Afrique, toujours à la merci d’un nouveau conflit.

« Depuis 36 heures, les combats ont cessé mais le dispositif des forces armées djiboutiennes (FAD) est en place pour défendre le territoire de toute incursion ennemie », a annoncé vendredi à Djibouti le haut commandement militaire.

« Le dernier bilan établi par la direction des services de santé des armées fait état de 9 morts, de 10 blessés graves et de 98 blessés légers » dans les rangs des FAD, selon un communiqué du haut commandement. L’Erythrée n’a fourni aucune indication sur ses pertes.

Des échanges de tirs nourris ont eu lieu mardi entre troupes érythréennes et djiboutiennes à Ras Doumeira, à 120 km au nord de la ville de Djibouti.

La tension entre l’Erythrée et Djibouti était très forte depuis une incursion, le 16 avril, de troupes érythréennes vers Ras Doumeira, zone désertique sur les rives de la mer Rouge.

Les deux pays se sont opposés à deux reprises en 1996 et 1999 pour cette zone.

Selon Djibouti, la désertion de soldats érythréens – venus se réfugier côté djiboutien – a mis le feu aux poudres mardi, entraînant une attaque érythréenne, suivie d’une riposte djiboutienne.

Asmara a nié toute velléité hostile envers son voisin, mais le gouvernement djiboutien a vu mercredi dans cet accrochage une volonté délibérée de l’Erythrée « de déstabilisation (…) de toute la Corne de l’Afrique ».

Petit Etat bénéficiant d’une position stratégique hors pair à l’entrée de la mer Rouge, le long d’une des voies maritimes les plus fréquentées au monde, Djibouti est devenu la pièce maîtresse de la lutte antiterroriste dans la Corne de l’Afrique depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.

Le pays, ancienne colonie française, abrite la plus grande base militaire de la France à l’étranger et l’unique base militaire américaine en Afrique.

Paris a indiqué jeudi apporter à Djibouti une aide logistique, notamment médicale, ainsi que des renseignements militaires dans cette affaire.

Depuis des années, Djibouti tente d’échapper aux conflits qui minent ses trois voisins: Somalie, Erythrée et Ethiopie, dont la quasi totalité des importations transite par le port de Djibouti.

L’Ethiopie et l’Erythrée sont en état de quasi belligérance permanente depuis leur guerre frontalière de 1998-2000. Addis Abeba et Asmara s’opposent également en Somalie, livrée au chaos depuis le déclenchement de la guerre civile en 1991.

L’armée éthiopienne soutient le gouvernement somalien, tandis que l’Erythrée appuie l’opposition, dominée par les islamistes, qui a formé il y a un an à Asmara une nouvelle coalition, l’Alliance pour une nouvelle libération de la Somalie (ARS).

Soucieux de préserver sa neutralité, le gouvernement djiboutien a abrité de nouveaux pourparlers intersomaliens qui ont abouti lundi à la signature d’une trêve entre le gouvernement de Mogadiscio et l’ARS. Cette trêve a aussitôt été dénoncée par des islamistes ayant le soutien de l’Erythrée.

Pour le journal gouvernemental djiboutien, le fait que l’accrochage de Ras Doumeira ait eu lieu dès le lendemain de la signature de l’accord de Djibouti n’est pas « une coïncidence ».

Quoi qu’il en soit, le Conseil de sécurité de l’ONU a condamné jeudi « l’action militaire de l’Erythrée contre Djibouti » et a « exhorté les deux parties, en particulier l’Erythrée, à faire preuve d’un maximum de retenue et à ramener leurs forces à leurs positions d’avant l’incident ».

15/06/08 (B452) Press TV : deux hauts gradés somaliens démissionnent pour ne pas obéir aux ordres leur intimant de commettre des massacres. Somali officers quit to avoid massacre (En Anglais – Info lecteur)

Two high ranking army commanders have resigned their posts in south Mugadishu after being ordered to commit mass murder they say.

The high ranking military commanders say they have resigned and joined civilian groups after dodging an order from Ethiopian troops to perpetrate acts of mass murder in Al-Hidaaya Mosque for the third time, Press TV correspondent reported.

Commanders Osman Hassan and Addow Hussein Warsamme have now joined civilian groups, describing the government as « an ocean of madness » they could no longer take orders from.

13/06/08 (B452) Communiqué du PDD

Parti Djiboutien pour le Développement

A la suite de l’attaque de l’armée érythréenne qui occupe une partie de notre territoire depuis quelques mois, nous présentons nos condoléances aux familles des soldats morts pour la défense de leur patrie et aux forces armées que nous assurons de notre soutien sans faille. Nous souhaitons également un prompt rétablissement aux soldats blessés.

L’Erythrée dont le Président n’est pas à sa première agression contre ses voisins, doit retirer, sans condition, son armée du territoire de la République de Djibouti.

Nous demandons :

– au Gouvernement de faire toutes les démarches nécessaires, y compris l’application du traité de défense avec la France, pour couvrir l’intégrité du territoire,

– aux populations djiboutiennes, d’unir leurs efforts face à l’ennemi.

Signé : Mohamed Daoud Chemem
Président du PDD

13/06/08 (B452) Que s’est-il vraiment passé à Ras Doumeira ? Le régime de Guelleh a-t-il pris du gros plomb dans l’aile ? (ARDHD)

Il est encore difficile de connaître la vérité. Comme toujours, la communication, particulièrement en temps de guerre, est à prendre avec beaucoup de précaution. Guelleh affirme de son côté que les forces djiboutiennes ont repoussé les Erythréens et qu’il n’y aurait eu qu’une poignée de militaires djiboutiens blessés ou tués. Certainement beaucoup de mensonges !

Sur les pertes, le bilan officiel djiboutien est certainement faux. Les témoins ont vu des rotations incessantes d’hélicoptères sanitaires français, qui ramenaient des blessés. L’hôpital Bouffard affiche complet… De nombreuses familles attendaient avec anxiété devant les hôpitaux pour savoir si leur proche avait été tué ou blessé. Quand aux tués, ils ont d’abord été enterrés sur place et l’Armée française rapatrie des corps. Connaîtrons-nous un jour le nombre exact de ces victimes envoyées à la boucherie par Guelleh. Certaines sources parlent de plus de 200 morts et plus de 500 blessés dans les différentes zones de combat, sans compter de nombreux prisonniers.

Sur les positions stratégiques. Il paraît impossible que les forces djiboutiennes (entre 2 et 5.000 hommes) aient pu enfoncer les lignes érythréennes évaluées à 20 / 25.000 hommes, même avec l’assistance logistique de la France qui a fourni des renseignements précieux…

Sur l’origine des combats. La communication officielle a parlé d’un soldat déserteur érythréen, puis d’une vingtaine … Bizarre. Selon d’autres sources, les combats auraient été initiés par les Djiboutiens, à la date choisie par eux, pour deux raisons principales :
– impliquer la France, au titre des accords de défense,
– éviter des mutineries au sein des troupes djiboutiennes….

Par ailleurs on sait que les Ethiopiens s’étaient positionnés pour participer aux combats afin de défendre les deux corridors qui relient le port de Djibouti à Addis Abeba. Aux dernières nouvelles et afin d’éviter un affrontement érythréo-éthiopien sur le sol de Djibouti, la France les aurait stoppés en leur garantissant qu’elle prenait en charge la défense de ces corridors.

On dit aussi que la majorité des victimes djiboutiennes serait tombée sous les tirs d’un bâtiment érythréen, que l’Etat-Major de Fathi / Zakaria n’avait pas vu arriver. Certains prétendent que la bâtiment aurait été coulé par la suite, mais rien n’est sur. Si c’était le cas, par la marine djiboutienne ? Pas très crédible ! Mais sinon par qui ? Par un bâtiment français qui croise dans les parages ??? Pas impossible du tout.

Maintenant comment voit-on la suite ?

Les Français ne sont certainement pas pressés de soutenir un ingrat qui clamait qu’il n’avait plus besoin d’eux. En plus ils n’ont certainement aucune envie de se battre contre l’Erythrée, d’autant plus que cela pourrait avoir des répercussions, peut-être même jusque sur le territoire national, en exacerbant la fierté des islamistes et des envies d’attentat ….

Par sécurité, ils se sont positionnés en force (13ème DBLE) à Moulhoulé près de la frontière Djibouto-erythréenne et ils assurent officiellement le soutien logistique, sanitaire et de renseignements de l’AND, comme cela a été confirmé par le Colonel Ducret des FFDJ.

De leur côté, les Américains soutiennent les Ethiopiens mais uniquement pour leurs opérations en Somalie … Pour le moment, même s’ils sont hostiles aux visées et à l’influence érythréenne, comme les Français, ils préférent rester prudents et éviter des affrontements avec l’Erythrée. N’oublions pas que l’Armée érythréenne (200.000 hommes sous les drapeaux) est l’une des plus importantes et des mieux entraînés d’Afrique.

Il faudrait certainement employer des moyens considérables pour la faire plier, que ni la France ni les USA n’ont à disposition à Djibouti.

La suite la plus probable serait une action diplomatique de la France (avec l’Egypte ?) auprès des Erythréens pour leur conseiller de stopper leurs ambitions et de retourner chez eux. Cela suffira-t-il ? Pas, si cette action contre Djibouti doit servir une stratégie plus large de l’Erythrée, destinée à priver l’Ethiopie de ses principales sources d’approvisionnement par mer et à les contraindre à diviser leurs forces. On parlera, on acceptera des compromis, mais les Eythréens n’en feront qu’à leur tête au final.

De son côté et à court terme, Guelleh a certainement évité des révoltes dans les casernes et il conserve encore son trône. Peu lui importe le nombre des victimes et des morts. Le sort du peuple n’a jamais fait partie de ses préocupations … il a simplement évité l’incorporation des enfants de Paulette et de ses principaux « obligés » qui sont partis se mettre à l’abri à l’étranger, bien avant les premiers coups de feu. (Ce point accrédite la thèse selon laquelle, c’est Djibouti qui aurait déclenché les hostilités)

Quoi qu’il puisse prétendre, à cette occasion, le régime a reçu du gros plomb dans l’aile … Le début de la chute ? On en parle depuis si longtemps qu’il est difficile de le prédire à l’instant ! Pourtant c’est possible, car le Peuple n’aime jamais les perdants. La bataille de Ras Doumeira sera certainement considérée dans l’histoire comme une défaite de Guelleh et de l’Etat-Major djiboutien plus concerné par ses intérêts personnels que par la défense du pays.

Certes, Guelleh a évité la capitulation de ses troupes, mais uniquement dit-on,  grâce à une intervention diplomatique et énergique de la France auprès de l’Eythrée … qui a abouti à un simpe cessez-le feu fragile de 48 ou 72 heures sans restitution des positions acquises sur le terrain.

Pour Guelleh, rien ne sera plus comme avant, car à notre avis, il devra accepter de composer avec la France, qui espérons-le, échangera son assistance militaire, médicale et diplomatique, contre des garanties sur une évolution démocratique et sur le renforcement du contrôle des aides et subventions et … ne rêvons pas, une collaboration judiciaire transparente pour aider la justice française à identifier les coupables de l’assassinat du Juge Borrel.

Acceptera-t-il de se couper aussi facilement « un bras » ? Pas sur !
L’ultime épisode pourrait être son départ vers un pays qui lui garantirait de ne pas l’extrader, en cas de demande de la France …