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24/07/08 (B457) AFP / La Somalie demande à l’ONU d’envoyer des forces de maintien de la paix (Info lectrice)

Le ministre des Affaires étrangères somalien Ali Ahmed Jama a exhorté mercredi le Conseil de sécurité de l’ONU à autoriser le déploiement de forces de maintien de la paix ou de stabilisation dans son pays en proie à des violences quasi-quotidiennes.

Le ministre somalien a affirmé que de nombreux pays seraient d’accord pour participer à une telle force et qu’il avait été "encouragé" par les entretiens qu’il avait eu avec les représentants de plusieurs d’entre eux.

"Nous demandons au Conseil de sécurité de déployer une force des Nations unies, une force financée par l’ONU, une force sous mandat de l’ONU" pour remplacer les troupes éthiopiennes, a-t-il souligné, après avoir assisté à des consultations du Conseil sur la Somalie.

M. Jama a annoncé espérer que l’accord de cessez-le-feu conclu à Djibouti le 9 juin entre le gouvernement somalien et la coalition de l’opposition dominée par les islamistes, ont l’Alliance pour une nouvelle libération de la Somalie (ARS), serait formellement signé "dans les 3 semaines à venir."

Cet accord, visant à mettre fin à une guerre civile dévastatrice entamée en 1991 et qui prévoit le retrait des forces éthiopiennes de Somalie, devait entrer en vigueur le 9 juillet pour une période initiale de 3 mois renouvelable.

Mais les combats entre insurgés islamistes et troupes éthiopiennes et du gouvernement somalien, quasi-quotidiens depuis plusieurs mois, n’ont pas cessé à Mogadiscio depuis la signature de cette trêve.

Par ailleurs, l’envoyé spécial de l’ONU pour la Somalie Ahmedou Ould Abdallah, a prévenu que ceux qui ont violé les droits de l’Homme dans ce pays ne pourront se cacher ni éviter d’affronter la justice.

"Il est très important d’aborder le sujet de l’impunité des ceux qui ont tué pendant des années, qui continuent à tuer," a-t-il dit à la presse après avoir assisté à la même réunion du Conseil de sécurité.

24/07/08 (B457) AFP / L’un des plus hauts responsables islamistes somaliens se compare à Mandela

Un haut responsable islamiste somalien, cheikh Hassan Dahir Aweys, recherché par Washington pour ses liens présumés avec Al-Qaïda, s’est comparé mercredi à Nelson Mandela, affirmant que l’ancien président sud-africain avait lui aussi un jour "été accusé de terrorisme".

"Nelson Mandela a été sur la liste de personnes accusées de terrorisme par les Etats-Unis, mais maintenant il est considéré par l’Occident comme un grand homme et un patriote. Mon cas n’est pas différent", a affirmé cheikh Aweys mercredi depuis la capitale érythréenne Asmara, joint par l’AFP par téléphone depuis Djibouti.

"Les Américains devraient utiliser leur grande sagesse et ne devraient pas traiter de terroriste quelqu’un qui combat pour la liberté", a-t-il renchéri.

"Je ne suis pas une menace pour les intérêts des Etats-Unis et des pays occidentaux, mais je ne mettrai pas fin à mon combat pour la Somalie pour plaire à l’Occident", a-t-il martelé.

"Des efforts sont mis en oeuvre pour ramener la paix en Somalie, mais tous ces efforts sont vains tant que les Ethiopiens occupent la Somalie (…) et tuent nos femmes et nos enfants", a-t-il asséné.

Ancien numéro 1 des tribunaux islamiques somaliens recherché par Washington pour ses liens présumés avec le réseau terroriste Al-Qaïda, cheikh Aweys est l’un des fondateurs de l’Alliance pour une nouvelle libération de la Somalie (ARS).

Cette coalition de l’opposition somalienne s’est scindée mardi après que cheikh Aweys se fut unilatéralement proclamé chef de l’ARS, une décision rejetée par l’autre faction de l’ARS actuellement réunie en congrès à Djibouti.

Hostile à la présence de toute force étrangère sur le sol somalien, cheikh Aweys a rejeté l’accord de cessez-le-feu signé par l’autre faction de l’ARS et le gouvernement somalien le 9 juin à Djibouti, jugeant que l’accord ne comprenait pas de calendrier de retrait des forces éthiopiennes.

L’armée éthiopienne, venue soutenir le gouvernement somalien, a mis en déroute fin 2006 – début 2007 les forces des tribunaux islamiques qui contrôlaient la majeure partie du centre et du sud de la Somalie, dont Mogadiscio.

Depuis, des insurgés dirigés par les islamistes mènent des actions de guérilla quasi quotidiennes à Mogadiscio et en province.

Nelson Mandela, Prix Nobel de la paix et champion du combat anti-apartheid devenu président de l’Afrique du Sud de 1994 à 1999, a été officiellement retiré le 1er juillet, en même temps que son parti le Congrès national africain (ANC), d’une liste noire américaine du terrorisme.

Devenu une icône mondiale de la liberté et du pardon, Nelson Mandela a reçu une déferlante d’hommages venant du monde entier à l’occasion de ses 90 ans le 18 juillet dernier.

24/07/08 (B457) APA / L’Ouganda déplore l’insuffisance de troupes africaines en Somalie

Le ministre d’Etat ougandais de la Défense, Ruth Nankabirwa, a déclaré que les troupes actuellement déployées en Somalie ne sont pas suffisantes pour pouvoir s’opposer à la vague d’attaques et maintenir la stabilité dans le pays.

Ces propos de Ruth Nankabirwa ont été tenus devant le Parlement, où elle faisait face à la Commission parlementaire de la Défense et des Affaires internationales pour défendre la politique de son département.

Elle répondait aux questions des députés qui voulaient en savoir davantage sur la situation du contingent ougandais envoyé en Somalie pour protéger le gouvernement de transition mis en place dans ce pays de la Corne de l’Afrique.

Quelque 1.500 soldats ougandais sont actuellement en poste en Somalie, des effectifs qui ont du mal à maintenir la stabilité de ce pays, et qui ont besoin de renforts des autres pays africains qui avaient promis d’envoyer des troupes additionnelles en Somalie.

Elle a déploré le fait que plusieurs autres pays africains n’aient pas honoré leur engagement, malgré leurs promesses de fournir des troupes, dans le cadre de la mission de l’UA.

Elle a également révélé que le Burundi qui avait déjà envoyé un bataillon en Somalie se préparait à déployer un autre contingent, alors que le déploiement d’un contingent nigérian est attendu très prochainement.

Elle a enfin demandé à l’Union Africaine d’accélérer le déploiement des casques verts promis par les autres nations africaines.

24/07/08 (B457) JDD / Somalie: Aweys va protéger les humanitaires.

Le nouveau chef islamiste radical somalien Hassan Dahir Aweys affirme que ses forces assureront la sécurité des travailleurs humanitaires dans le pays, où la violence a contraint de nombreuses ONG à renoncer à leurs missions.

Aweys figure sur les listes d’activistes liés à Al Qaïda dressées par les Etats-Unis et les Nations unies et vient de prendre la tête de l’opposition en exil en Erythrée au détriment du plus modéré Charif Ahmed, qui a signé le mois dernier un accord de trêve avec le gouvernement transitoire somalien.

"Nous ferons tout pour protéger les travailleurs humanitaires en particulier dans les zones que nous contrôlons.

Nous les aiderons, les escorterons et les défendrons", a déclaré d’Asmara, mercredi soir au téléphone, le chef islamiste. "Ils sont tués par nos ennemis qui nous accusent ensuite", a-t-il ajouté.

Les insurgés islamistes imputent à des franges extrémistes du gouvernement une vague d’attaques visant le personnel humanitaire local

24/07/08 (B457) Le Monde / Combats en Somalie: neuf civils tués par des soldats éthiopiens (témoins)

Neuf civils ont été tués jeudi dans la localité de Beledewyne, dans le centre de la Somalie, par des soldats éthiopiens qui ripostaient à une attaque d’insurgés contre leur camp, a appris l’AFP auprès de témoins.

Les soldats éthiopiens ont été attaqués par des insurgés alors qu’ils entraient dans leur camp dans la localité de Beledewyne (350 km au nord de Mogadiscio) et ont riposté en tirant sur des civils, ont précisé ces témoins.

"Nous avons trouvé neuf cadavres de civils tués par balle ou par des (obus de) mortier", a rapporté à l’AFP l’un des chefs coutumiers de la ville, Mohamed Moalin Abdullahi.

"Sept civils ont été tués par balle près d’un pont à l’intérieur de la ville et les deux autres ont été tués par des tirs (d’obus) de mortier", a confirmé à l’AFP un autre résident Musa Sheikh Haji.

Le dernier incident similaire remonte au 7 mai où des soldats éthiopiens ont tué au moins douze civils somaliens dans la localité de Walaweyne (sud de la Somalie), peu après l’attaque de leur convoi par des insurgés, avaient rapporté des chefs coutumiers.

L’armée éthiopienne, venue soutenir le gouvernement somalien, a mis en déroute fin 2006 – début 2007 les forces des tribunaux islamiques qui contrôlaient la majeure partie du centre et du sud de la Somalie, dont Mogadiscio.

Depuis, des insurgés dirigés par les islamistes mènent des actions de guérilla quasi quotidiennes visant en particulier les soldats éthiopiens et somaliens et des représentants du gouvernement somalien, à Mogadiscio mais aussi en province.

24/07/08 (B457) Le Monde / Josette Sheeran, directrice du Programme alimentaire mondial / « Un désastre alimentaire guette 14 millions de personnes »

Josette Sheeran est, depuis 2007, à la tête du Programme alimentaire mondial (PAM), l’agence des Nations unies chargée de lutter contre la faim dans le monde. Elle intervient dans les situations d’urgence.

Une crise alimentaire majeure frappe nombre de pays en développement. Vous êtes satisfaite de la réponse de la communauté internationale ?
Au moins le dossier est sur la table. Il fait partie de l’agenda international. J’avais lancé un appel en mars et écrit à tous les chefs d’Etat pour les sensibiliser. En moins de trois mois, j’ai récupéré plus d’un milliard de dollars de promesses de financements complémentaires. J’ai vu aussi avec satisfaction qu’au dernier G8 (qui réunit les pays les plus riches de la planète) il y a eu une déclaration sur la sécurité alimentaire. C’est une première. Il faut maintenant que cette mobilisation se poursuive. La situation l’exige. Comme l’a dit à sa façon la présidente du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf : "Ce n’est pas demain que l’on a besoin d’aide ; c’est hier."

Donc, non, je ne suis pas déçue. Nos besoins sont couverts pour les mois à venir. Le défi véritable, ce sera l’année 2009 et les suivantes. Il nous faut mobiliser deux fois plus de moyens financiers. Le budget actuel du PAM est de l’ordre de 2 milliards d’euros. Pour faire face aux besoins et couvrir nos coûts, il doit doubler. La communauté internationale doit en être consciente.

Combien de personnes sont touchées par la crise alimentaire actuelle ?
C’est difficile à dire avec précision. On estime qu’il y a un milliard de personnes qui vivent avec moins de 1 dollar par jour, pour nous le seuil de pauvreté en deçà duquel la survie est problématique.

Or, avec l’envolée des prix alimentaires et de ceux de l’énergie, le pouvoir d’achat que représente un dollar a été d’un coup divisé par deux ! Ces populations sont dans une situation de vulnérabilité extrême. Elles sont les principales victimes de la crise actuelle. Bien sur, dans les pays développés aussi on pâtit de l’envolée des prix, mais des remèdes existent, que les Etats mettent en oeuvre. Dans les pays en développement, il n’y a rien de tout ça. Ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes.

Comment expliquez-vous la situation actuelle, ces prix agricoles qui grimpent comme jamais ?
C’est ce que j’appelle "la tempête parfaite", autrement dit la conjonction de divers facteurs qui, pris séparément, n’auraient eu qu’un impact limité.

Je pense que tout a commencé il y a trois ou quatre ans, lorsque la consommation de certains produits agricoles de base a dépassé la production à l’échelle mondiale. La sécheresse dans des pays comme l’Australie n’a rien arrangé. Les stocks alimentaires ont commencé à baisser, et pas simplement dans les pays riches. Ça a été la même chose en Ethiopie par exemple. Est venue s’ajouter la hausse des cours du pétrole. A 80 dollars le baril de brut, il devenait intéressant, d’un point de vue économique, de fabriquer des carburants à partir de denrées agricoles. C’était rentable.

Voilà l’enchaînement qui nous a conduits au "tsunami agricole". J’emploie ce terme parce que la crise alimentaire, comme un tsunami, ignore les frontières. Elle frappe tous les pays. Nous sommes confrontés à la première crise alimentaire globale.

Même parmi les pays pauvres, certains sont davantage touchés que d’autres.

C’est exact. Les conditions locales viennent parfois aggraver les choses. On le voit bien dans la Corne de l’Afrique, où un désastre alimentaire guette plus de 14 millions de personnes. Elles doivent affronter des difficultés supplémentaires propres à la région : une succession de mauvaises récoltes, une sécheresse récurrente, une situation politique chaotique comme en Somalie, où d’ailleurs cinq de nos travailleurs ont été tués.

Dans la Corne de l’Afrique on est au bord du désastre. Tous les jours, nos équipes locales scrutent le ciel. S’il pleut d’ici à quinze jours, on peut espérer de bonnes récoltes en fin d’année. Sinon, le pire nous attend.

Vous n’avez pas mentionné la spéculation, parmi les facteurs expliquant la crise.
J’aurais pu. C’est un élément parmi les autres. Mais, comme les économistes de la Banque mondiale, je ne crois pas que la spéculation joue un rôle essentiel.

Vous pensez que les prix vont se maintenir aux niveaux actuels ?
J’espère qu’ils vont se stabiliser. A long terme, je suis convaincue que le monde va trouver une solution. La crise alimentaire des années 1970 a permis à des pays comme le Brésil d’investir avec succès dans la production agricole.

Le même phénomène va se produire. Mais cette fois, c’est l’Afrique qui prendra le relais. Certains pays, je pense à l’Ouganda, à l’Ethiopie, à la Zambie, et à d’autres encore, ont d’immenses possibilités agricoles.

Propos recueillis par Jean-Pierre Tuquoi

22/07/08 (B457) XINHUA / Les islamistes somaliens disent compter des jihadistes étrangers dans leurs rangs

Des jihadistes étrangers se battent aux côtés du mouvement islamiste somalien, a déclaré lundi le porte-parole du groupe Al-shabaab.

Devant la presse locale, cheik Muqatar Robow, porte-parole d’Al- shabaab, a affirmé que des non Somaliens figuraient parmi ses combattants mais il a refusé de confirmer les informations du gouvernement de transition somalien selon lesquelles deux combattants étrangers font partie des rebelles tués dimanche.

A leur retour d’Ethiopie où elles ont suivi une formation militaire d’un an, forces du gouvernement somalien et forces éthiopiennes sont tombées dans une embuscade tendue par les combattants d’Al-shabaab sur la route reliant la ville de Baidoa à Mogadiscio, capitale somalienne.

Selon des responsables militaires somaliens, plusieurs insurgés dont un Irakien et un Pakistanais ont été tués.

Le porte-parole d’Al-shabaab a reconnu la mort de trois combattants dans ces affrontements.

« Trois d’entre nous sont devenus martyrs et trois autres ont été blessés dans le combat », a dit M. Robow.

Les attaques des insurgés contre les troupes somaliennes et éthiopiennes sont en hausse depuis quelques jours malgré l’accord de paix conclu entre le gouvernement de transition et l’Alliance pour une nouvelle libération de la Somalie (ARS), principale faction d’opposition, le mois dernier à Djibouti.

23/07/08 (B457) Radio-Trottoir : dernières nouvelles du front de Ras Doumeira. (Correspondant sur place) Les jeunes recrus Djiboutiens… dans le cadre de la SNA sont envoyés au Front !

La première guerre du 10 juin 2008 ou incident frontalier, car heureusement, qui n’a duré que quelques heures avec le lourd et impressionnant de disparus et de blessés.

Il est vrai, que nos victimes militaires étaient des hommes du régiment du FAR ou…, en grande majorité des mobilisés des pays voisins recrutés lors du conflit interne au nord et au sud ouest de Djibouti ;

Mais aujourd’hui, de jeunes « recrutés pour amortir la pauvreté » au Service National, d’environ 15 à 23 ans pour les filles et de 16 à 25 ans pour les garçons sont partis un fusil à l’épaule vers le Nord.

C’était prévisible, car le retour précipité d’IOG, avec sa vieille et belle épouse a inquiété plus d’une personne.

Pourquoi cette précipitation ?

Est-ce encore une nouvelle guerre avec l’Erythrée comme après son voyage éclair au Qatar ?

Cette fois, ils sont bien partis discrètement en amoureux, en principe pour des congés de 15 jours, et les revoilà, subitement revenus « rapidos » de Baaleh région Oromos d’Ethiopie, où il a pu obtenir des « concessions de parcelles de terrains agricoles de cinq milles hectares » pour des plantations de pavot ? – (Plante cultivée soit pour ses fleurs ornementales, soit, dans le cas de pavot somnifère, pour ses capsules, qui fournissent l’opium, et pour ses graines qui donne l’huile d’oeillette) –

Mais aujourd’hui 22 juillet 2008 depuis 3 heures du matin Djibouti est en alerte totale. Les populations Djiboutiennes sont inquiètes à l’extrême. Après les baignades au bord d’un lac en Ethiopie, Djibouti va-t-elle connaître le bourbier d’une guerre fatale ?

Les canons sont pointés de part et d’autres.

Mais le rapport de force est-il en faveur de Djibouti ?

A-t-on des garanties militaires ou des compensations financières ?

Situation au Front : avec le régiment d’artilleries lourdes des Forces Ethiopiennes à Adgueino au sommet Djiboutien du Moussa Ali qui est présent depuis un peu plus de huit (8) mois), et plus récemment un autre régiment de commandos couverts par des chars ont pris position non loin de Daddato à la frontière Djibouto-Erythréenne .

Que Dieu sauve les pauvres Djibouti aspirés par une guerre qu’ils refusent, car illogique et contraire aux intérêts de notre Nation.

Votre représentant au QG du Front.