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23/07/08 (B457) AFP / Somalie: scission de l’opposition, Aweys revendique la tête de l’Alliance

La coalition de l’opposition somalienne s’est scindée mardi après que l’un plus hauts responsables des islamistes, Cheikh Hassan Dahir Aweys, se fut unilatéralement proclamé chef de l’Alliance pour une nouvelle libération de la Somalie (ARS), a-t-on appris de sources concordantes.

« Au nom d’Allah, nous avons élu Aweys comme chef de l’Alliance », a annoncé à l’AFP mardi sous couvert d’anonymat depuis la capitale érythréenne Asmara un haut responsable de l’Alliance, joint par téléphone depuis Djibouti.

Cheikh Hassan Dahir Aweys, ancien numéro 1 des tribunaux islamiques somaliens recherché par Washington pour ses liens présumés avec le réseau Al-Qaïda, est l’un des fondateurs de l’ARS.

« Sharif Salah, un ancien diplomate, a également été nommé numéro 2 de l’Alliance », a ajouté la même source.

« La nomination de ces nouveaux dirigeants permet d’étendre (le combat pour) la libération de la Somalie contre l’occupation de l’Ethiopie », a ajouté ce responsable.

Samedi, 106 membres de l’ARS – sur les 191 que compte le comité central de l’Alliance – avaient entériné lors d’un congrès à Djibouti l’accord de cessez-le-feu conclu en juin avec le gouvernement somalien mais rejeté depuis par M. Aweys.

Le porte-parole de l’ARS, Suleiman Olad Roble, a rejeté la décision de M. Aweys de revendiquer la tête du mouvement et a maintenu que Cheikh Sharif Sheikh Ahmed, ancien numéro 2 des tribunaux islamiques, restait bien le chef de l’Alliance.

« Ce qu’ils ont fait est nul et non avenu », a déclaré M. Roble à l’AFP à Djibouti. Selon lui, le groupe d’Asmara représente moins de 30 personnes.

« Nos frères et nos soeurs à Asmara ne peuvent organiser aucune réunion du comité central (de l’ARS) étant donné qu’ils ne peuvent atteindre le quorum de 96 (personnes présentes). En outre, s’ils veulent modifier la composition du directoire de l’ARS, ils doivent réunir les deux-tiers du comité », a avancé le porte-parole.

L’ARS, formée en septembre 2007 à Asmara, a comme principal enjeu le départ de Somalie de l’armée éthiopienne, qui intervient dans ce pays de la Corne de l’Afrique en soutien au gouvernement somalien officiellement depuis fin 2006.

23/07/08 (B457) Soutien renforcé et appuyé de l’UA, de Djibouti et d’autres pays africains, à la dictature soudanaise et pour l’impunité des crimes de génocide et des crimes contre l’humanité !!! (Pouvions-nous espérer autre chose, surtout de la part de Guelleh ??? -ARDHD-)

_________________________________ Angola Press

ETHIOPIE: L`UA demande à l`Onu de suspendre l`inculpation de Bachir

ADDIS-ABEBA, 22/07 – Des ministres de l`Union africaine, réunis lundi au siège de l`UA à Addis-Abeba, ont appelé le Conseil de sécurité de l`Onu à engager un processus de suspension de l`inculpation par la Cour pénale internationale (CPI) du président soudanais Omar Hassan al Bachir.

Le procureur général de la CPI, Luis Moreno Ocampo, a inculpé Bachir de crimes de guerre, crimes contre l`humanité et génocide au Darfour, région de l`Ouest soudanais.

Le Conseil de paix et de sécurité de l`Union africaine a également demandé la création d`une commission, composée de personnalités éminentes du continent noir, qui serait chargée de formuler des recommandations sur les moyens d`aborder les questions de responsabilité et de réconciliation soulevées par le conflit du Darfour.

« L`Union africaine demande au Conseil de sécurité de l`Onu de suspendre le processus lancé par la CPI, en prenant en compte la nécessité de ne pas mettre en péril les efforts de paix et le fait que des poursuites ne seraient pas dans l`intérêt de la justice et des victimes dans les circonstances actuelles », écrit l`UA dans un communiqué.

La résolution du Conseil de sécurité adoptée en 2005 afin de permettre à la justice internationale de poursuivre les auteurs de crimes au Darfour appelait également à une étroite et meilleure collaboration avec le bloc africain et confère de ce fait un rôle-clé à l`UA dans la résolution du conflit.

____________________________________ La Nation

Djibouti rejette la décision de la CPI

Le gouvernement djiboutien a exprimé jeudi dernier par la voix du ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale sa totale désapprobation et son rejet de la décision de la Cour Pénale Internationale (CPI) de lancer des mandats d’arrêt à l’encontre des dirigeants soudanais dont le Président Omar Hassan El Bechir, accusés de génocide au Darfour.

Le gouvernement djiboutien réaffirme que cette décision constitue un acte dangereux et sans précédent et représente une inacceptable ingérence dans les affaires intérieures de l’Etat soudanais. Le gouvernement djiboutien avertit qu’une telle décision aura de graves conséquences et des répercussions négatives non seulement sur la recherche de la paix et de la stabilité au Soudan, mais sur la stabilité et la sécurité de toute la région.

A travers son gouvernement et son peuple, le gouvernement djiboutien exprime sa solidarité avec l’Etat frère du Soudan, lequel fait face à des plans de déstabilisation ourdis à l’étranger.

Le gouvernement djiboutien reste ainsi aux côtés du gouvernement soudanais et considère qu’il est impératif de faire face à ces complots. Il estime que la Cour Pénale Internationale, en s’attaquant au Président Omar Hassan El Bechir, porte atteinte à la souveraineté et au symbole même du soudan.

Cette décision reflète, est-il précisé, la politique d’une justice inéquitable faite de poids et de mesures différents.

Cette décision ne fera qu’aggraver la situation au Darfour. Elle encouragera les groupes armés hostiles au dialogue et au retour à la paix à se cramponner à leurs positions alors que la communauté internationale œuvre pour parvenir à une réconciliation nationale au Soudan.

Le gouvernement djiboutien insiste sur la nécessité d’offrir plus de temps aux efforts de paix afin que la situation se normalise au Darfour et que règnent la sécurité et la stabilité. Le gouvernement djiboutien invite à éviter tout acte susceptible d’envenimer les rapports et de compliquer davantage la situation au Darfour.

23/07/08 (B457) AFP / Somalie: un cargo japonais et son équipage interceptés par des pirates

Un cargo japonais et son équipage ont été interceptés par des pirates fortement armés au large de la côte somalienne, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

Le MV Stella Maris, battant pavillon panaméen et qui transporte une cargaison de plomb et de zinc, a été intercepté dimanche, a indiqué à l’AFP Andrew Mwangura, responsable du bureau kényan du Programme d’assistance aux marins, organisation basée à Mombasa (sud-est du Kenya).

Cette information a été confirmée à l’AFP par Bile Mohamoud Qabowsade, conseiller spécial à la présidence de la région semi-autonome du Puntland (nord-est de la Somalie).

« 38 pirates lourdement armés ont attaqué le bateau dans les eaux du golfe d’Aden . Selon des chefs coutumiers locaux, les pirates et le bateau ont dépassé le port de Calula (extrême nord du Puntland) lundi soir », a déclaré M. Qabowsade, joint par téléphone depuis la capitale somalienne Mogadiscio.

« On nous a informé que les membres d’équipage sont à bord. Des bateaux rapides utilisés par les pirates encadrent le bateau », a ajouté la même source.

De son côté, le Bureau maritime international (BMI) a indiqué mardi que l’équipage « comprenait 21 personnes, mais qu’aucune n’était ressortissante japonaise », a précisé à l’AFP Noel Choong, chef du Centre d’information sur la piraterie, une section du BMI dont le siège est à Kuala Lumpur.

Selon M. Choong, des pirates somaliens ont lancé pas moins de trois attaques dans le golfe d’Aden depuis une semaine.

« Ce bateau (MV Stella Maris) a été intercepté il y a quelques jours, mais compte tenu de la sécurité de l’équipage et du bateau, nous n’étions pas en mesure de diffuser plus d’informations », a-t-il ajouté.

« Nous continuons à conseiller aux bateaux d’exercer une stricte vigilance » en naviguant dans le golfe d’Aden, a ajouté M. Choong.

Les eaux côtières de la Somalie, pays de la Corne de l’Afrique ravagé par la guerre civile depuis 17 ans, sont considérées comme les plus périlleuses du monde pour la navigation. En 2007, plus de 25 navires y ont été détournés par des pirates.

Deux Allemands, enlevés le 23 juin par des pirates au large de la côte somalienne à bord d’un voilier, sont toujours retenus en otage par ces pirates.

23/07/08 (B457) LDDH / Soutien indéfectible de la LDDH pour la poursuite des plus hautes autorités soudanaises à la demande du Procureur de la CPI.



Le Président

Soutien indéfectible de la LDDH pour la poursuite des plus hautes autorités soudanaises à la demande du Procureur de la CPI.

Le Procureur indépendant de la Cour pénale internationale a déclaré « qu’un génocide impliquant les plus hautes autorités du Soudan est en train d’être commis au Darfour.

Il est de sa responsabilité de poursuivre les crimes les plus graves afin d’empêcher la perpétration de nouvelles atrocités, d’aider ainsi à la reconstruction du pays sur la base de la règle de droit et de soutenir les millions de victimes. »

Il est de la responsabilité, politique et juridique des Chefs d’Etat de l’Union Africaine (UA), de soutenir les efforts du Procureur indépendant de la Cour pénale internationale (CPI), afin de mettre fin à ce génocide. »

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) déplore les positions des Chefs d’Etats Arabes et les motifs non valables des risques d’une aggravation de la situation au Soudan.

Rien n’est plus dramatique et intolérable que de taire les crimes contre l’humanité tant au Darfour, au Soudan du Sud et pratiquement dans tout le Soudan.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dénonce aussi, avec rigueur les génocides et crimes contre l’humanité en Somalie du Sud occupée par les Forces étrangères d’Ethiopie, ainsi que les exterminations du Peuple Somalie de l’Ogaden et des populations en terre Oromos, par les Forces armées Ethiopiennes surtout depuis le règne de Meles Zenawi.

M. NOEL ABDI Jean-Paul
Vice-président de l’UIDH chargé de la Corne d’Afrique.

23/07/08 (B457) Afrique en ligne avec PANA / Le PAM met en garde contre un péril humanitaire en Somalie

Nairobi, Kenya – Le Programme alimentaire mondial (PAM) a indiqué que les attaques contre les travailleurs humanitaires sur le terrain et les menaces contre les bateaux apportant une aide alimentaire en Somalie mettent en péril les vies de millions de personnes qui ont un besoin urgent d’une aide alimentaire.

« La Somalie est à un tournant décisif », déclarait Peter Goossens, le directeur du Bureau du PAM pour la Somalie, lors d’une conférence de presse à Londres, ce week-end.

« Si une aide alimentaire et humanitaire suffisantes ne peuvent être assurées dans les mois à venir, certaines régions du pays seront en proie à une catastrophe similaire à la famine de 1992- 1993, quand des centaines de milliers de personnes ont péri », a- t-il souligné dans un communiqué.

L’insécurité, la sécheresse et une succession de mauvaises récoltes augmentent les souffrances de millions de personnes dans le pays et enfoncent des centaines de milliers d’autres dans la misère.

La situation est aggravée par la faiblesse du shilling somalien face au dollar, associée à la hausse des prix des denrées alimentaires et du carburant.

M. Goossens a averti que la dégradation de la situation sécuritaire empêchait la livraison des vivres par voie de mer et de terre.

L’agence onusienne a appelé, à ce propos, les gouvernements étrangers à fournir des escortes navales pour protéger les navires de vivres du PAM contre la piraterie.

M. Goossens a indiqué que les escortes navales de la France, du Danemark et des Pays-Bas se sont révélées inestimables ces huit derniers mois, protégeant les bateaux du PAM contre la piraterie et le vol à main armée.

Le PAM n’a reçu aucun engagement pour d’autres escortes au delà du mois de juin, même si 90 pour cent des vivres que le PAM distribue aux populations affamées de la Somalie arrivent par voie maritime.

Une série de meurtres ou d’enlèvements dirigés contre le personnel des agences de l’ONU et des organisations non- gouvernementales ces dernières semaines menacent également de saper la réaction à l’urgence.

Le nombre total de personnes ayant besoin d’une assistance alimentaire devrait atteindre 3,5 millions d’ici le mois de décembre.

Le PAM va voir le nombre de personnes qu’il nourrit passer de plus d’un million par mois à 2,4 millions d’ici le mois de décembre.

CARE International et le Comité International de la Croix Rouge vont venir en aide aux 1,1 million de personnes restantes.

Les familles sont de plus en plus affamées parce qu’elles n’ont pas les moyens d’acheter de la nourriture, même si des denrées sont disponibles sur les marchés, et la malnutrition se développe rapidement chez les enfants de moins de cinq ans.

Les ONG ont constaté une augmentation spectaculaire du nombre d’enfants malnutris et des admissions dans les centres nutritionnels.

« Les rations alimentaires du PAM pour les familles avec un enfant malnutri sont partagées avec les voisins. Les villageois en sont réduits à consommer des tubercules sauvages que mangent habituellement les animaux de la forêt », rapporte l’agence de l’ONU.

Le PAM achète d’urgence des vivres pour la Somalie en Afrique du Sud. Mais l’agence est confrontée à un déficit de ses ressources de 210 millions de dollars jusqu’à la fin de mars 2009.

Malgré les actes de piraterie et les attaques contre les travailleurs humanitaires, le PAM distribue toujours des quantités de nourriture importantes aux populations dans le besoin chaque mois en Somalie et reste disposé à poursuivre ses opérations et à les intensifier, à condition que les bailleurs soutiennent son travail qui consiste à sauver des vies.

Une frégate néerlandaise a escorté le dernier navire chargé de vivres du PAM à Mogadiscio à la fin du mois de juin.

Les pirates ont lancé 24 attaques contre des bateaux au large des côtes de l’est et du nord de la Somalie cette année, mais aucun des navires escortés du PAM n’a été ciblé malgré un regain des attaques.

En 2007, il y avait eu 31 attaques de pirates.

Les routes aériennes et terrestres vers la Somalie ne seront pas en mesure d’acheminer le volume important de l’aide qui doit être livré.

Le 11 juillet, des inconnus armés ont blessé par balles un travailleur humanitaire d’une ONG partenaire du PAM lors d’une distribution de vivres près de Mogadiscio.

Le directeur d’une autre ONG somalienne a été abattu le même jour.

Des hommes armés ont tué cinq chauffeurs engagés par le PAM dans le pays cette année.

23/07/08 (B457) CYBERPRESSE (Canada) avec AFP / Somalie: un cargo japonais et son équipage interceptés par des pirates

Un cargo japonais et son équipage ont été interceptés par des pirates fortement armés au large de la côte somalienne, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

Le MV Stella Maris, battant pavillon panaméen et qui transporte une cargaison de plomb et de zinc, a été intercepté dimanche, a indiqué à l’AFP Andrew Mwangura, responsable du bureau kényan du Programme d’assistance aux marins, organisation basée à Mombasa (sud-est du Kenya).

Cette information a été confirmée à l’AFP par Bile Mohamoud Qabowsade, conseiller spécial du président de la région semi-autonome du Puntland (nord-est de la Somalie).

«38 pirates lourdement armés ont attaqué le bateau dans les eaux du golfe d’Aden (…); selon des chefs coutumiers locaux, les pirates et le bateau ont dépassé le port de Calula (extrême nord du Puntland) lundi soir», a déclaré M. Qabowsade, joint par téléphone depuis la capitale somalienne Mogadiscio.

«On nous a informé que les 18 membres d’équipage sont à bord. Des bateaux rapides utilisés par les pirates encadrent le bateau», a ajouté la même source.

La nationalité des membres d’équipage n’a pas encore été établie.

Les eaux proches des côtes de la Somalie, pays de la Corne de l’Afrique ravagé par la guerre civile depuis 17 ans, sont considérées comme les plus périlleuses du monde pour la navigation. En 2007, plus de 25 navires ont été détournés par des pirates dans ses eaux.

Deux Allemands, enlevés le 23 juin par des pirates au large de la côte somalienne à bord d’un voilier, sont toujours retenus en otage par ces pirates.

21/07/08 (B457) Dabio.net / LA CHINE ET L’INDE INVESTISSENT DANS LES INSFRASTRUCTURES EN AFRIQUE

La Chine, l’Inde et quelques pays du Golfe participent de plus en plus au développement des infrastructures en Afrique subsaharienne. Leurs engagements d’investissement sont passés de moins d’un milliard de dollars américains par an, avant 2004, à 5 milliards de dollars en 2007, selon un nouveau rapport de la Banque mondiale.

Ce sont les conclusions d’une étude récente de la Banque mondiale. Les Chinois et les Indiens financent massivement le secteur des infrastructures en Afrique, selon un rapport de la Banque mondiale qui vient d’être publié. Ils ont été multipliés par cinq entre 2004 et 2007.

La Chine, l’Inde et quelques pays du Golfe participent de plus en plus  au développement des infrastructures en Afrique subsaharienne. Leurs  engagements d’investissement sont passés de moins d’un milliard de  dollars américains par an, avant 2004, à 5 milliards de dollars en  2007, selon un nouveau rapport de la Banque mondiale. Intitulé : « Construire des ponts : le rôle croissant de la Chine comme financier de l’Afrique subsaharienne ».

Le document du nouveau rapport de la Banque mondiale, montre comment  de nouveaux partenariats dans le domaine des infrastructures sont en  train de se développer en Afrique. Ils seraient encouragés par une croissance économique solide dans la région, un meilleur climat commercial et une demande croissante en matière de pétrole et autres matières premières de la Chine et de l’Inde.

Près de 70% des investissements chinois se concentrent en Angola, au Nigeria, en Éthiopie et au Soudan. « Les engagements croissants de la Chine en Afrique permettent de répondre à l’important déficit d’infrastructures sur le continent », a indiqué Obiageli Katryn Ezekwesili, le vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique.

Des infrastructures pour exploiter le pétrole :

Les exportations en ressources naturelles de l’Afrique subsaharienne vers la Chine ont aussi considérablement augmenté. Ils sont passés de près de 3 milliards de dollars, en 2001, à 22 milliards en 2006. Le pétrole domine dans les exportations africaines vers la Chine.

Néanmoins, la majeure partie de l’or noir africain est exporté vers les Etats-Unis et l’Europe, soit 57%, contre 14% pour la Chine.

Cette « coopération Sud-Sud (…) est axée autour de fortes complémentarités économiques entre la Chine et l’Afrique », indique Vivien Foster, économiste en chef de la Banque mondiale et coauteur du rapport. « La demande croissante de la Chine en ressources naturelles est associée aux réserves pétrolières et minérales de l’Afrique qui sont considérables et souvent sous-exploitées. Le besoin urgent de l’Afrique en infrastructures rencontre une industrie chinoise de la construction très compétitive au niveau international ».

Derrière la Chine, l’Inde a augmenté ses investissements en Afrique, en engageant 2,6 milliards de dollars depuis 2003. La majeure partie des investissements indiens concernent le Nigeria, indique le rapport.

Les Etats du Golfe jouent un rôle plus substantiel dans le développement des infrastructures en Afrique. Ils engagent en moyenne
500 millions de dollars chaque année depuis ces sept dernières années.

20/07/08 (B457) Le Monde / Somalie: une majorité de l’opposition entérine l’accord de cessez-le-feu

La majorité de la coalition de l’opposition somalienne, dominée par les islamistes, a entériné samedi à Djibouti l’accord de cessez-le-feu conclu en juin avec le gouvernement somalien, a annoncé le porte-parole de l’Alliance pour une nouvelle libération de la Somalie (ARS).

Quelque 106 membres, sur les 191 que compte le comité central de l’ARS, étaient réunis samedi à Djibouti en vue d’entériner la trêve de trois mois signée entre le Premier ministre Nur Hassan Hussein et le dirigeant de l’ARS, Cheikh Sharif Sheikh Ahmed, le 9 juin à Djibouti, sous l’égide de l’ONU avec le soutien des pays occidentaux, dont ceux de l’Union européenne (UE) et des Etats-Unis.

« Les 106 membres présents du comité central de l’ARS ont avalisé à l’unanimité l’accord qui a été signé entre l’Alliance et le gouvernement de transition sous la médiation de l’envoyé spécial de l’ONU » pour la Somalie, a annoncé à l’AFP le porte-parole de l’ARS, Suleiman Olad Roble.

Cependant, l’un des plus hauts responsables des islamistes somaliens, Cheick Hassan Dahir Aweys, l’un des membres fondateurs de l’ARS, avait rejeté le 10 juin cet accord, en mettant en avant l’absence de calendrier de retrait des forces éthiopiennes.

Samedi soir, M. Aweys n’était pas joignable pour faire part d’une évolution ou non de sa position sur cet accord de cessez-le-feu.