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23/07/08 (B457) Afrique en ligne avec PANA / Le PAM met en garde contre un péril humanitaire en Somalie

Nairobi, Kenya – Le Programme alimentaire mondial (PAM) a indiqué que les attaques contre les travailleurs humanitaires sur le terrain et les menaces contre les bateaux apportant une aide alimentaire en Somalie mettent en péril les vies de millions de personnes qui ont un besoin urgent d’une aide alimentaire.

« La Somalie est à un tournant décisif », déclarait Peter Goossens, le directeur du Bureau du PAM pour la Somalie, lors d’une conférence de presse à Londres, ce week-end.

« Si une aide alimentaire et humanitaire suffisantes ne peuvent être assurées dans les mois à venir, certaines régions du pays seront en proie à une catastrophe similaire à la famine de 1992- 1993, quand des centaines de milliers de personnes ont péri », a- t-il souligné dans un communiqué.

L’insécurité, la sécheresse et une succession de mauvaises récoltes augmentent les souffrances de millions de personnes dans le pays et enfoncent des centaines de milliers d’autres dans la misère.

La situation est aggravée par la faiblesse du shilling somalien face au dollar, associée à la hausse des prix des denrées alimentaires et du carburant.

M. Goossens a averti que la dégradation de la situation sécuritaire empêchait la livraison des vivres par voie de mer et de terre.

L’agence onusienne a appelé, à ce propos, les gouvernements étrangers à fournir des escortes navales pour protéger les navires de vivres du PAM contre la piraterie.

M. Goossens a indiqué que les escortes navales de la France, du Danemark et des Pays-Bas se sont révélées inestimables ces huit derniers mois, protégeant les bateaux du PAM contre la piraterie et le vol à main armée.

Le PAM n’a reçu aucun engagement pour d’autres escortes au delà du mois de juin, même si 90 pour cent des vivres que le PAM distribue aux populations affamées de la Somalie arrivent par voie maritime.

Une série de meurtres ou d’enlèvements dirigés contre le personnel des agences de l’ONU et des organisations non- gouvernementales ces dernières semaines menacent également de saper la réaction à l’urgence.

Le nombre total de personnes ayant besoin d’une assistance alimentaire devrait atteindre 3,5 millions d’ici le mois de décembre.

Le PAM va voir le nombre de personnes qu’il nourrit passer de plus d’un million par mois à 2,4 millions d’ici le mois de décembre.

CARE International et le Comité International de la Croix Rouge vont venir en aide aux 1,1 million de personnes restantes.

Les familles sont de plus en plus affamées parce qu’elles n’ont pas les moyens d’acheter de la nourriture, même si des denrées sont disponibles sur les marchés, et la malnutrition se développe rapidement chez les enfants de moins de cinq ans.

Les ONG ont constaté une augmentation spectaculaire du nombre d’enfants malnutris et des admissions dans les centres nutritionnels.

« Les rations alimentaires du PAM pour les familles avec un enfant malnutri sont partagées avec les voisins. Les villageois en sont réduits à consommer des tubercules sauvages que mangent habituellement les animaux de la forêt », rapporte l’agence de l’ONU.

Le PAM achète d’urgence des vivres pour la Somalie en Afrique du Sud. Mais l’agence est confrontée à un déficit de ses ressources de 210 millions de dollars jusqu’à la fin de mars 2009.

Malgré les actes de piraterie et les attaques contre les travailleurs humanitaires, le PAM distribue toujours des quantités de nourriture importantes aux populations dans le besoin chaque mois en Somalie et reste disposé à poursuivre ses opérations et à les intensifier, à condition que les bailleurs soutiennent son travail qui consiste à sauver des vies.

Une frégate néerlandaise a escorté le dernier navire chargé de vivres du PAM à Mogadiscio à la fin du mois de juin.

Les pirates ont lancé 24 attaques contre des bateaux au large des côtes de l’est et du nord de la Somalie cette année, mais aucun des navires escortés du PAM n’a été ciblé malgré un regain des attaques.

En 2007, il y avait eu 31 attaques de pirates.

Les routes aériennes et terrestres vers la Somalie ne seront pas en mesure d’acheminer le volume important de l’aide qui doit être livré.

Le 11 juillet, des inconnus armés ont blessé par balles un travailleur humanitaire d’une ONG partenaire du PAM lors d’une distribution de vivres près de Mogadiscio.

Le directeur d’une autre ONG somalienne a été abattu le même jour.

Des hommes armés ont tué cinq chauffeurs engagés par le PAM dans le pays cette année.

23/07/08 (B457) CYBERPRESSE (Canada) avec AFP / Somalie: un cargo japonais et son équipage interceptés par des pirates

Un cargo japonais et son équipage ont été interceptés par des pirates fortement armés au large de la côte somalienne, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

Le MV Stella Maris, battant pavillon panaméen et qui transporte une cargaison de plomb et de zinc, a été intercepté dimanche, a indiqué à l’AFP Andrew Mwangura, responsable du bureau kényan du Programme d’assistance aux marins, organisation basée à Mombasa (sud-est du Kenya).

Cette information a été confirmée à l’AFP par Bile Mohamoud Qabowsade, conseiller spécial du président de la région semi-autonome du Puntland (nord-est de la Somalie).

«38 pirates lourdement armés ont attaqué le bateau dans les eaux du golfe d’Aden (…); selon des chefs coutumiers locaux, les pirates et le bateau ont dépassé le port de Calula (extrême nord du Puntland) lundi soir», a déclaré M. Qabowsade, joint par téléphone depuis la capitale somalienne Mogadiscio.

«On nous a informé que les 18 membres d’équipage sont à bord. Des bateaux rapides utilisés par les pirates encadrent le bateau», a ajouté la même source.

La nationalité des membres d’équipage n’a pas encore été établie.

Les eaux proches des côtes de la Somalie, pays de la Corne de l’Afrique ravagé par la guerre civile depuis 17 ans, sont considérées comme les plus périlleuses du monde pour la navigation. En 2007, plus de 25 navires ont été détournés par des pirates dans ses eaux.

Deux Allemands, enlevés le 23 juin par des pirates au large de la côte somalienne à bord d’un voilier, sont toujours retenus en otage par ces pirates.

23/07/08 (B457) FIDH / Lettre ouverte et communiqué aux Etats membres de la Ligue des Etats arabes et de l’Union Africaine (Info LDDH)

Paris, 18 juillet 2008 – Dans la perspective de la réunion exceptionnelle des ministres des Affaires étrangères de la Ligue des Etats arabes et du Comité de paix et sécurité de l’Union Africaine, suite à la demande du Procureur de la Cour pénale internationale d’émettre un mandat d’arrêt contre le Président al Bashir, le 14 juillet 2008, la FIDH et les organisations signataires de la présente lettre souhaitent attirer votre attention sur les éléments suivants.

Trois ans après que le Conseil de Sécurité a déféré à la Cour pénale internationale (CPI) la situation au Darfur, au motif, conformément au Chapitre VII de la Charte des Nations unies (ONU) que ce conflit constitue une menace pour la paix et la sécurité internationales, le Procureur de la CPI a soumis le 14 juillet dernier des éléments de preuves visant à démontrer que le Président soudanais, Omar Hassan Ahmad al Bashir doit répondre de 10 chefs d’accusation de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre.

Pour la première fois dans l’histoire, une institution judiciaire internationale indépendante a réuni les éléments de preuve visant à prouver la perpétration d’un génocide au Darfour, et sa planification par la plus haute autorité de l’Etat. C’est également la première fois dans l’histoire, que la communauté internationale a l’opportunité d’intervenir alors même qu’un génocide est en train d’être commis.

M. al Bashir est accusé, en sa qualité de Président et Commandant en chef des forces armées du Soudan, d’avoir commandité, planifié et encouragé la perpétration des crimes les plus odieux.

Tout au long de ces cinq dernières années, M. al Bashir a été le President de la République du Soudan, le Commandant en chef des forces armées ainsi que le chef du parti du Congrès national. Il a également conduit le recrutement et l’armement des milices Janjawid depuis le sommet de l’Etat. M. al Bashir a ainsi exercé un contrôle absolu sur les institutions de l’Etat.

Durant ces 5 années, M. al Bashir a nié l’existence de tels crimes. Comme l’a souligné le Procureur de la CPI lors de sa dernière intervention devant le Conseil de sécurité, le déni et la dissimulation de tels crimes, ainsi que le rejet de toute responsabilité attribuée à d’autres, sont des caractéristiques de la planification et de la perpétration de ce ,type de crimes.

Après que la CPI ait délivré, le 27 avril 2007, deux mandats d’arrêt à l’encontre d’Ahmad Harun (ancien ministre de l’intérieur et depuis 2006 ministre des affaires humanitaires), et Ali Kushayb (leader de milice Janjawid) pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, M. al Bashir a promu Harun à la co-présidence du comité chargé d’enquêter sur les violations des droits de l’Homme au Soudan et au centre de l’organisation du déploiement de la Mission conjointe des Nations unies et de l’Union africaine au Darfour (MINUAD). Il a aussi permis la remise en liberté de Kushayb, qui jouit désormais d’une entière liberté au Soudan.

Soutenir l’impunité de M. al Bashir n’apportera donc pas la paix et la stabilité dans ce pays ni dans la région.

Depuis que le Conseil de sécurité a autorisé la mission de la MINUAD, M. al Bashir a systématiquement fait obstacle au déploiement de cette force, qui fonctionne aujourd’hui seulement au tiers de sa capacité opérationnelle.

Il n’a par ailleurs pas participé aux négociations de paix au Darfour, jusqu’à aujourd’hui.

De plus, M. al Bashir et son gouvernement empêchent ou rendent extrêmement difficile l’accès et la protection de la population civile. Les agences humanitaires et les forces de maintien de la paix sont régulièrement la cible d’attaques militaires.

Des crimes massifs et systématiques continuent d’être commis contre les civils, dans les quelques villages qui subsistent au Darfour et dans les camps de déplacés.

Ainsi, l’argument selon lequel l’action de la Cour pourrait saper les efforts de paix au Darfour n’est pas valable.

Avant même l’annonce du Procureur, de tels efforts n’étaient pas vraiment recherchés par les autorités soudanaises, pour des raisons variées, sans lien avec la CPI.

Dénoncer ou remettre en cause aujourd’hui la demande du Procureur pourrait en fait servir d’excuse pour poursuivre l’obstruction à toute aide humanitaire et recherche de la paix.

Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme
International Federation for Human Rights
tel : (331) 43 55 25 18 / fax : (331) 43 55 18 80
17, passage de la main d’or – 75011 Paris – France
E. MAIL : fidh@fidh.org / site INTERNET : http://www.fidh.org
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COMMUNIQUE

Le Soudan a refusé de coopérer avec la CPI en dépit de l’obligation juridique absolue qui lui incombe, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité.

Le 16 juin 2008, rappelant sa Résolution 1593 (2005), le Conseil de sécurité a demandé au gouvernement du Soudan et à toutes les autres parties au conflit au Darfour de coopérer pleinement avec la Cour, afin de mettre un terme à l’impunité des crimes.

Il incombe désormais à votre organisation de soutenir réellement les actions du Procureur et la CPI et de continuer à encourager une solution politique et juridique visant à mettre fin à ce conflit.

La communauté internationale, et votre organisation, doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour protéger la population civile au Darfour et la force militaire conjointe déployée sur ce territoire, en vue d’empêcher la perpétration de nouveaux crimes. Il est de votre devoir d’entreprendre des démarches politiques claires susceptibles de promouvoir la sortie de ce conflit qui continue de dévaster le Darfour et a conduit au déplacement forcé de 2 450 000 personnes.
Il y a dix ans, le 17 juillet 1998, vous avez créé la Cour pénale internationale pour “mettre un terme à l’impunité des auteurs de ces crimes et ainsi concourir à la prévention de nouveaux crimes”.

Vous avez ainsi clairement reconnu qu’aucune immunité pour de tels crimes n’est recevable en droit ou en fait. La loi doit s’appliquer à toute personne sans aucune distinction, y compris celle liée à sa qualité officielle.

L’histoire a montré que mettre en cause la responsabilité pénale des hauts responsables politiques peut contribuer efficacement à l’établissement et au renforcement de la paix et de la stabilité. L’émission d’un mandat d’arrêt contre le Président du Libéria Charles Taylor l’a écarté du processus de paix et a facilité l’application à long terme des accords de paix.

Les procès de Charles Taylor et de Slobodan Milosevic, Président de la République fédérale de Yougoslavie, ont clairement contribué à faire la vérité sur les crimes de masse commis dans ces pays et sur leur rôle clé dans la planification et l’exécution de ces crimes, consolidant ainsi la mise en oeuvre d’un processus de paix durable. Les mandats de la CPI contre les hauts dirigeants de l’Armée de résistance du Seigneur en Ouganda ont constitué un facteur décisif dans leur décision de participer aux négociations de paix visant à trouver des solutions politiques et juridiques afin de mettre fin à plus de vingt années de conflit.

Aujourd’hui, selon le Procureur indépendant de la Cour pénale internationale, un génocide impliquant les plus hautes autorités du Soudan est en train d’être commis au Darfour.

Il est de sa responsabilité de poursuivre les crimes les plus graves afin d’empêcher la perpétration de nouvelles atrocités, d’aider ainsi à la reconstruction du pays sur la base de la règle de droit et de soutenir les millions de victimes.

Il est de votre responsabilité, politique et juridique, de soutenir ses efforts afin de mettre fin à ce génocide.

Il est de votre responsabilité de prendre toutes les mesures qui permettraient de mettre un terme aux crimes graves commis au Darfour, de soutenir un processus politique visant une paix durable ainsi que les efforts du Procureur de la CPI pour établir et sanctionner efficacement les responsabilités individuelles des auteurs de crimes de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre au Darfour.

En ne soutenant pas la demande du Procureur, vous perdrez une occasion unique de rendre justice aux victimes des crimes les plus graves.

Organisations signataires (liste non exhaustive) :
– Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH)
– Sudan Organisation Against Torture (SOAT, Soudan)
– Association Africaine des droits de l’Homme (ASADHO, RDC)
– Ligue centrafricaine des droits de l’Homme (LCDH, République centrafricaine)
– Egyptian Organisation for Human Rights (EOHR, Egypte)
– Bahrein Human Rights Society (BHRS, Bahrein)
– Association libanaise des droits de l’Homme (ALDHOM, Liban)
– Comité pour la défense des droits de l’Homme en Syrie (CDF, Syrie)
– Damascus Center for Human Rights Studies (Syrie)
– Centre Libanais des Droits Humains (CLDH, Liban)
– Cairo Institute for Human Rights (CIHRS, Egypte)
– Bahrein Center for Human Rights (BCHR, Bahrein)
– Mouvement Ivoirien des Droits Humains (MIDH, Côte d’Ivoire)
– Association tunisienne des droits des femmes (ATFD, Tunisie)
– Organisation marocaine des droits Humains (OMDH, Maroc)
– Ligue des électeurs (LE, RDC)
– Kuwaiti Coalition for the ICC (KCICC, Koweit)
– Observatoire Congolais des droits de l’homme (OCDH, Congo Brazzaville)
– Association nigérienne des droits de l’homme (ANDH, Niger)
– Zimbabwe Human Rights Association (ZIMRIGHTS, Zimbabwe)

Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme
International Federation for Human Rights
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23/07/08 (B457) JDD / Somalie: Les otages allemands en danger de mort

Les deux Allemands enlevés par des pirates voici un mois et détenus dans la brousse somalienne ont déclaré être malades, avoir très peu à manger et craindre pour leur vie, écrit mardi le magazine allemand Der Spiegel.

L’hebdomadaire rapporte que ses journalistes ont pu entrer en contact avec les deux otages allemands, Jürgen K. et Sabine M., par téléphone portable. Ils disent être détenus par une bande de 40 à 50 Somaliens qui exigent le versement d’une rançon en échange de leur libération.

Les deux Allemands exhortent l’ambassade d’Allemagne à Mogadiscio à se mobiliser davantage pour obtenir leur libération. Jürgen K. explique dans les colonnes du magazine qu’ils voulaient se rendre en bateau en Thaïlande mais qu’ils ont été enlevés par des pirates au large du Yémen et conduits en Somalie en canot à moteur.

Il précise qu’ils sont tous les deux malades et ne peuvent pas prendre d’insuline, médicament contre le diabète, à cause du manque de seringues. Sa compagne, dit-il, a perdu 20 kilos et n’en pèse plus que 40 kg

23/07/08 (B457) JDD / Somalie: Nouveau chef pour l’opposition

Le chef islamiste radical somalien Hassan Dahir Aweys a annoncé mardi avoir pris la tête de l’opposition en exil en Erythrée en en écartant son président plus modéré, le cheikh Charif Ahmed. Dahir Aweys et Charif Ahmed sont deux des figures en vue du régime de l’Union des tribunaux islamiques, chassé fin 2006 de Mogadiscio par des troupes éthiopiennes venues à la rescousse du gouvernement transitoire somalien soutenu par l’Union africaine et les pays occidentaux.

23/07/08 (B457) LA NATION / Le comité central de l’ARS en réunion

Les 106 membres du comité central de l’Alliance pour la re-libération de la Somalie (ARS) se sont réunis samedi au Palais du peuple en session ordinaire en présence des principaux dirigeants politiques de ce mouvement.

Outre le leader de l’ARS, Cheikh Sharif Cheikh Ahmed, le président du comité central de l’Alliance, Sharif Hassan Cheikh Aden a également pris part à cette séance. Plusieurs membres du gouvernement djiboutien, ainsi que les ambassadeurs et représentants des missions diplomatiques accréditées à Djibouti ont aussi honoré de leur présence la cérémonie d’ouverture de cette réunion.

La seconde session ordinaire du comité central de l’ARS, dont les travaux s’étaleront sur cinq jours, permettront notamment aux participants d’examiner ensemble un certain nombre de sujets visant spécifiquement à améliorer les rapports entre les différents membres de l’organisation.

« Nous devons poursuivre avec détermination le débat sur les questions épineuses sur lesquelles il est urgent d’avancer, mais qui sont restées en suspens », nous a indiqué l’un des participants.

« Le dépassement des clivages politiques au sein de l’ARS sera au centre de nos discussions », a-t-il ajouté.

C’est dans cette optique que certains responsables du comité central de l’ARS ont exprimé leur souhait de voir les dirigeants de la faction d’Asmara participer à ces assises. Dans son intervention, le président de l’Alliance, Cheikh Sharif Cheikh Ahmed, a appelé les somaliens, où qu’ils se trouvent, à soutenir l’accord de paix conclu, le 9 juin dernier à Djibouti, entre son mouvement et le gouvernement de transition somalien. De son côté, le président du comité central de l’Alliance, Sharif Hassan Cheikh Aden, a salué le soutien de plus en plus important du gouvernement djiboutien et des Nations Unies à l’endroit de l’ARS.

21/07/08 (B457) Dabio.net / LA CHINE ET L’INDE INVESTISSENT DANS LES INSFRASTRUCTURES EN AFRIQUE

La Chine, l’Inde et quelques pays du Golfe participent de plus en plus au développement des infrastructures en Afrique subsaharienne. Leurs engagements d’investissement sont passés de moins d’un milliard de dollars américains par an, avant 2004, à 5 milliards de dollars en 2007, selon un nouveau rapport de la Banque mondiale.

Ce sont les conclusions d’une étude récente de la Banque mondiale. Les Chinois et les Indiens financent massivement le secteur des infrastructures en Afrique, selon un rapport de la Banque mondiale qui vient d’être publié. Ils ont été multipliés par cinq entre 2004 et 2007.

La Chine, l’Inde et quelques pays du Golfe participent de plus en plus  au développement des infrastructures en Afrique subsaharienne. Leurs  engagements d’investissement sont passés de moins d’un milliard de  dollars américains par an, avant 2004, à 5 milliards de dollars en  2007, selon un nouveau rapport de la Banque mondiale. Intitulé : « Construire des ponts : le rôle croissant de la Chine comme financier de l’Afrique subsaharienne ».

Le document du nouveau rapport de la Banque mondiale, montre comment  de nouveaux partenariats dans le domaine des infrastructures sont en  train de se développer en Afrique. Ils seraient encouragés par une croissance économique solide dans la région, un meilleur climat commercial et une demande croissante en matière de pétrole et autres matières premières de la Chine et de l’Inde.

Près de 70% des investissements chinois se concentrent en Angola, au Nigeria, en Éthiopie et au Soudan. « Les engagements croissants de la Chine en Afrique permettent de répondre à l’important déficit d’infrastructures sur le continent », a indiqué Obiageli Katryn Ezekwesili, le vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique.

Des infrastructures pour exploiter le pétrole :

Les exportations en ressources naturelles de l’Afrique subsaharienne vers la Chine ont aussi considérablement augmenté. Ils sont passés de près de 3 milliards de dollars, en 2001, à 22 milliards en 2006. Le pétrole domine dans les exportations africaines vers la Chine.

Néanmoins, la majeure partie de l’or noir africain est exporté vers les Etats-Unis et l’Europe, soit 57%, contre 14% pour la Chine.

Cette « coopération Sud-Sud (…) est axée autour de fortes complémentarités économiques entre la Chine et l’Afrique », indique Vivien Foster, économiste en chef de la Banque mondiale et coauteur du rapport. « La demande croissante de la Chine en ressources naturelles est associée aux réserves pétrolières et minérales de l’Afrique qui sont considérables et souvent sous-exploitées. Le besoin urgent de l’Afrique en infrastructures rencontre une industrie chinoise de la construction très compétitive au niveau international ».

Derrière la Chine, l’Inde a augmenté ses investissements en Afrique, en engageant 2,6 milliards de dollars depuis 2003. La majeure partie des investissements indiens concernent le Nigeria, indique le rapport.

Les Etats du Golfe jouent un rôle plus substantiel dans le développement des infrastructures en Afrique. Ils engagent en moyenne
500 millions de dollars chaque année depuis ces sept dernières années.

20/07/08 (B457) Le Monde / Somalie: une majorité de l’opposition entérine l’accord de cessez-le-feu

La majorité de la coalition de l’opposition somalienne, dominée par les islamistes, a entériné samedi à Djibouti l’accord de cessez-le-feu conclu en juin avec le gouvernement somalien, a annoncé le porte-parole de l’Alliance pour une nouvelle libération de la Somalie (ARS).

Quelque 106 membres, sur les 191 que compte le comité central de l’ARS, étaient réunis samedi à Djibouti en vue d’entériner la trêve de trois mois signée entre le Premier ministre Nur Hassan Hussein et le dirigeant de l’ARS, Cheikh Sharif Sheikh Ahmed, le 9 juin à Djibouti, sous l’égide de l’ONU avec le soutien des pays occidentaux, dont ceux de l’Union européenne (UE) et des Etats-Unis.

« Les 106 membres présents du comité central de l’ARS ont avalisé à l’unanimité l’accord qui a été signé entre l’Alliance et le gouvernement de transition sous la médiation de l’envoyé spécial de l’ONU » pour la Somalie, a annoncé à l’AFP le porte-parole de l’ARS, Suleiman Olad Roble.

Cependant, l’un des plus hauts responsables des islamistes somaliens, Cheick Hassan Dahir Aweys, l’un des membres fondateurs de l’ARS, avait rejeté le 10 juin cet accord, en mettant en avant l’absence de calendrier de retrait des forces éthiopiennes.

Samedi soir, M. Aweys n’était pas joignable pour faire part d’une évolution ou non de sa position sur cet accord de cessez-le-feu.