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31/07/08 (B458) RIA NOVOSTI / Ethiopie-Erythrée: Moscou prêt à contribuer à la normalisation des rapports (diplomatie russe)

MOSCOU, 31 juillet – RIA Novosti. La Russie dénonce les restrictions imposées par les autorités érythréennes aux activités de la mission de l’ONU dans le pays et se déclare prête à contribuer à la normalisation de la situation à la frontière entre l’Ethiopie et l’Erythrée, a déclaré jeudi le ministère russe des Affaires étrangères (MID).

Le 30 juillet, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté à l’unanimité la résolution 1827 mettant un terme à la Mission de l’ONU en Ethiopie et en Erythrée (MINUEE) déployée à la demande des deux Etats, en vue de mettre en oeuvre les ententes intervenues entre eux.

"La décision du Conseil de sécurité tient dans une large mesure à la position obstructionniste d’Asmara qui a sérieusement restreint les activités de la MINUEE. Ce précédent suscite toute notre désapprobation, car il aura des conséquences négatives non seulement pour le conflit éthiopo-érythréen, mais aussi pour l’ensemble des efforts déployés par l’ONU afin de maintenir la paix sur la planète", souligne le ministère russe des Affaires étrangères, rappelant qu’il a dénoncé en février dernier le refus des autorités érythréennes de coopérer avec l’ONU.

Selon la diplomatie russe, la résolution 1827 du Conseil de sécurité souligne que la cessation des activités de la MINUEE ne libère ni l’Ethiopie ni l’Erythrée de leurs engagements réciproques contractés dans le cadre des Accords d’Alger. "Les parties sont tenues de respecter ces engagements et de s’abstenir de tout recours à la force", souligne le communiqué du MID russe.

Déployée en juin 2000 en vertu de l’armistice conclu par les parties après deux ans d’hostilités frontalières, la Mission des Nations unies en Ethiopie et en Erythrée (MINUEE) compte plus de 4.000 personnes.

Depuis le 1er décembre 2007, les autorités érythréennes ont suspendu les livraisons de fioul et de denrées alimentaires à la mission, rendant ainsi impossible son transfert d’Erythrée en Ethiopie.

31/07/08 (B458) IPS / SOMALIE : La famine menace comme des travailleurs humanitaires sont forcés de partir.

Par Najum Mushtaq

Des agences humanitaires estiment que d’ici à décembre, le nombre de personnes déplacées et affamées dans le besoin d’aide de sauvetage en Somalie atteindra les 3,5 millions — près de la moitié de la population.

Cependant, comme la sécheresse et les conflits concourent pour empirer la crise, l’espace humanitaire pour fournir de la nourriture et d’autres secours essentiels dans cette zone de conflits a pratiquement disparu.

 »En mer, les navires transportant de l’aide sont confrontés à la menace des pirates, sur terre (les travailleurs humanitaires font face) au vol à mains armées et aux enlèvements », déclare Abdullahi Musse, un travailleur somalien pour une organisation humanitaire internationale.

 »Ensuite, dans le processus pour atteindre nos entrepôts de même que sur leur chemin vers les bénéficiaires, les camions ne peuvent pas bouger sans les escortes de sécurité et doivent passer à travers d’innombrables postes de contrôle qui ne peuvent pas être traversés sans payer des ‘frais’ aux différents groupes armés.  »C’est une activité à haut risque avec des garanties de sécurité minimes », affirme Musse.

Au cours de ces quelques derniers mois, même ceci est devenu presque impossible. Pour cette année seule, 20 travailleurs humanitaires, y compris des étrangers, ont été tués. Dix-sept travailleurs humanitaires ont été libérés après avoir été enlevés pour la rançon, tandis que 13 autres sont encore en captivité.

Tous les travailleurs humanitaires internationaux et le personnel de l’ONU sont obligés de quitter à cause des combats continus entre les groupes insurgés islamiques et les forces du Gouvernement fédéral de transition (TFG) soutenues par des troupes éthiopiennes. Les deux parties s’accusent mutuellement pour les attaques perpétrées contre des travailleurs humanitaires et jurent de les protéger. Ajouté à ceci, ce sont des réseaux d’enlèvement professionnels, qui sont encouragés par les grandes rançons payées par les étrangers pour libérer les navires pris par des pirates.

Les agences de l’ONU et neuf organisations internationales maintiennent encore leur présence à Mogadiscio, la capitale somalienne, mais elles comptent exclusivement sur le personnel local. Musse a déclaré à IPS au téléphone, en provenance de Mogadiscio, que des travailleurs somaliens, également, sont maintenant en train d’être ciblés et la fourniture d’aide est complètement en perte de vitesse.

Il y a 250 habitations informelles de personnes déplacées à Mogadiscio et plus de 200 le long de la route à Afogye. L’ONU dit que pour juin, 857.000 personnes ont été déplacées de Mogadiscio et comptent sur l’aide internationale. D’autres régions agricoles dans le sud-centre de la Somalie, le principal théâtre des conflits, sont restées sans pluie pendant cette saison et la pénurie alimentaire est grave.

 »L’une des raisons pour lesquelles plusieurs personnes avaient fui Mogadiscio pour installer des camps à Afgoye (45 kilomètres de la capitale) était que cette région était plus accessible aux travailleurs humanitaires que la ville elle-même », dit-il.  »Plusieurs familles se séparent pour obtenir de l’aide qu’elles ne pouvaient pas obtenir à Mogadiscio. Pendant les deux dernières semaines, des gens frustrés, dans les habitations du corridor d’Afgoye, protestent également au sujet du manque de fourniture d’aide ».

Si l’on ne peut pas augmenter suffisamment l’aide alimentaire et d’autres secours humanitaires dans les mois à venir, Oxfam International voit une grave famine en préparation :  »Si ces conditions devaient continuer et que les agences humanitaires ne peuvent pas fournir de l’aide adéquate, alors la situation pourrait basculer dans la famine dans plusieurs régions de la Somalie, plus tard dans cette année ».

Dans son discours au Conseil de sécurité le 23 juillet, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour la Somalie, Ahmed Ould-Abdalla, a insisté pour les escortes navales internationales pour les navires transportant des secours du Programme alimentaire mondial (PAM) et pour plus de sécurité pour les travailleurs humanitaires.

 »Je compatis avec les ressortissants somaliens qui constituent plus de 95 pour cent des travailleurs humanitaires dans le sud et le centre de la Somalie. Ils risquent leur vie quotidiennement et sont très souvent les victimes innocentes des meurtres ciblés », a déclaré Abdalla au Conseil de sécurité de l’ONU.

Impasse politique

Malheureusement, ce sens d’urgence dans le secteur humanitaire ne correspond pas aux développements sur le front politique. Avec l’aide des forces éthiopiennes, le TFG contrôle quelques villes dans la région du sud-centre, tandis qu’une variété de groupes islamiques demeurent influents dans une grande partie du territoire. (Le Puntland et les régions du Somaliland dans le nord et le nord-ouest de la Somalie revendiquent un statut autonome).

L’accord de paix négocié par l’ONU à Djibouti entre le Gouvernement fédéral de transition et les responsables de l’Union des tribunaux islamiques (UIC) a divisé cette dernière. Des factions islamiques radicales rejettent l’accord et ont accru les attaques dans les régions du sud-centre.

Les tribunaux islamiques sont maintenant divisés en deux principaux groupes : le groupe de Djibouti présidé par Sheikh Sharif et signataire de l’accord de paix avec le TFG, et le groupe d’Asmara basé en Erythrée et dirigé par Hasan Dahir Aweys, un vétéran de la guerre d’Afghanistan qui est actuellement recherché par les Etats-Unis pour des accusations de terrorisme en raison de ses liens présumés avec al-Qaeda.

 »C’est difficile de dire quel contrôle ces deux ont sur Al-Shabab, un groupe, qui est également sur la liste des terroristes des Etats-Unis, et d’autres groupes insurgés de ‘mujaheddin’ (guerriers saints) qui ont mené une guerre pour chasser les forces éthiopiennes hors de Somalie », affirme Bashir Awale, un journaliste de la radio basé à Mogadiscio.

Bashir indique que plusieurs groupes précédemment inconnus avec des noms islamiques ont récemment émis des menaces contre des travailleurs humanitaires.  »Mais les forces du TFG sont aussi accusées d’empêcher l’aide », déclare Bashir qui souligne le fait qu’il existe quatre postes de contrôle du TFG dans l’intervalle de quelques kilomètres de route de Mogadiscio à Afgoye et des douzaines et plus à l’intérieur de la ville.

Etant donné la nature volatile et complexe du conflit, le représentant spécial de l’ONU est à la recherche d’une force de maintien de la paix internationale pour stabiliser le pays et fournir une couverture aux opérations humanitaires. Ould-Abdalla croit que dans  »le contexte politique favorable actuel faisant suite à l’Accord de Djibouti, il est temps pour le Conseil de sécurité de prendre des mesures hardies, décisives et rapides ».

Toutefois, lorsqu’il est interrogé pour savoir si les Etats-Unis présideraient une coalition de pays en Somalie pour mettre en œuvre l’accord de paix, l’ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU, Zalmay Khalilzad a répondu :  »Eh bien, vous savez que nous sommes assez occupés comme vous le savez, première chose. Deuxième chose, qu’il y a toujours des problèmes avec les Etats-Unis à la tête d’une coalition… »

Accusant les groupes liés à al-Qaeda des attaques contre les travailleurs humanitaires, Khalilzad n’est pas d’accord pour pousser le Conseil de sécurité à agir. Il a affirmé qu’aucun plan pour une force de maintien de la paix ne sera discuté avant le 15 août, lorsque le secrétariat du Conseil de sécurité doit présenter un plan d’avenir pour la Somalie. Une force de maintien de la paix avec un mandat fort pourrait prendre des mois.

 »La Somalie demeure l’endroit le plus dangereux au monde pour les travailleurs humanitaires », souligne Musse,  »et pourtant, sa population a le plus désespérément besoin d’aide humanitaire. La résolution de ce dilemme exige une intervention internationale impartiale et immédiate, et elle est nécessaire aujourd’hui ».

31/07/08 (B458) XINHUA / L’Unicef finance un projet visant à ramener les enfants éthiopiens à l’école.

Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) finance un nouveau projet en Ethiopie visant à permettre aux enfants travailleurs de revenir à l’école, a annoncé cette agence onusienne en début de semaine.

Quelque 300 enfants travaillant sur le marché de poissons du lac Awassa seront en mesure de poursuivre leurs études grâce à une école informelle prévue par le projet.

Dans cette école informelle, les travailleurs sociaux donneront des consultations, des vêtements et d’autres matériels scolaires aux élèves.

"Chaque enfant a droit à l’éducation", a souligné Felikech Basazinew, un responsable de l’Unicef chargé du projet.

Les sécheresses sévères frappant la Corne de l’Afrique ont forcé de nombreuses familles à envoyer leurs enfants chercher du travail.

L’Unicef avait lancé un appel d’aide d’urgence de 49 millions de dollars pour venir en aide aux enfants et femmes éthiopiens, en particulier ceux qui vivent dans le sud-est du pays, la région la plus touchée par la sécheresse.

Quelque 75.000 enfants éthiopiens souffrent de malnutrition en raison de la sécheresse et 4,6 millions de personnes ont besoin de l’aide alimentaire d’urgence dans le pays, estime l’Unicef.

31/07/08 (B458) La Kabylie.com avec El Watan / Le pont le plus cher du monde reliera le Yémen à Djibouti

Il s’agit probablement de l’un des projets qui vont marquer le XXIe siècle : 200 milliards de dollars seront investis sur une superficie de 2500 km2 avec à la clé la création de près de 850 000 emplois. C’est du moins ce qu’espère le promoteur du projet Al Noor Cities, à savoir Mohamed Tarik Ben Laden, frère aîné d’Oussama, l’homme le plus recherché au monde.

Mais si ce dernier a gagné sa notoriété par les armes, Tarik, lui, s’est bâti une réputation d’entrepreneur chevronné, annonçant ça et là des projets d’investissement de grande envergure.

Il en est ainsi de Al Noor Cities qui comprend deux grandes villes futuristes, dont l’une sera érigée au Yémen et l’autre à Djibouti. Mais la particularité de ce mégaprojet réside dans la construction d’un pont géant qui reliera l’Arabie heureuse (Yémen) et le pays des braves (Djibouti). Cet ouvrage d’environ 28,5 km sera composé d’une autoroute à six voies, de quatre voies ferroviaires ainsi que de pipelines pour le transfert de pétrole et d’eau. La partie suspendue du pont sera, indique-t-on, la plus longue au monde. Une fois opérationnelle, cette infrastructure sera traversée par pas moins de 100 000 voitures et quelque 50 000 usagers du transport ferroviaire par jour.

A cela s’ajoute les milliers de tonnes de marchandises qui transiteront sur ce pont qui reliera deux continents. Traverser la mer Rouge ne sera plus la mer à boire. Le lancement officiel de ce projet a eu lieu, lundi dernier, à Djibouti. L’étape de planification est terminée, a-t-on indiqué au cours de cette rencontre à laquelle ont assisté des officiels djiboutiens de haut rang, dont le premier ministre, Dileïta Mohamed Dileïta. « Le plus important est de négocier un accord-cadre entre le Yémen et Djibouti », a ainsi souligné Michael Mann, vice-président principal et directeur général du groupe américain L3 Communications qui est partie prenante dans le projet. « C’est vraiment un travail difficile. On sait que ça ne va pas être facile », confie-t-il à propos du projet.

La phase la plus cruciale est la concrétisation du montage financier pour la réalisation de cet ambitieux investissement. Investisseurs institutionnels, investisseurs privés, entreprises et gouvernements sont sollicités pour mettre la main à la poche et pourquoi pas dans la pâte pour que Al Noor Cities ne reste pas au stade de rêve comme l’a si bien qualifié Tarik Ben Laden. Une soixantaine d’entreprises et de groupes internationaux, appartenant à différentes industries, ont déjà rejoint le groupement Al Noor Holding Investment. Il faut dire que l’ambition principale de ce projet est de transformer cette zone en plaque tournante de l’économie mondiale. « Nous sommes en train d’identifier les infrastructures qui seront réalisées. Ça sera une industrie diversifiée.

Nous ne privilégions aucun secteur », avance M. Mann. Il relève néanmoins que des études de faisabilité ont été lancées pour la réalisation de raffineries de pétrole et de cimenteries. « Cela ne veut pas dire que nous allons les faire. Il se peut qu’on abandonne ces projets si on constate qu’ils sont peu rentables et peu fiables », avertit-il.

Les enjeux

Interrogé sur l’aspect sécuritaire déjà fragilisé par l’instabilité politique de la région, M. Mann fera remarquer d’emblée qu’« aucune région dans le monde n’échappe de nos jours aux menaces de tout genre », et d’enchaîner : « Le projet aura un impact stabilisateur sur les deux pays. » « Nous n’avons pas encore discerné entre ce dont Al Noor sera responsable et ce dont les autorités des pays concernés seront responsables », a-t-il ajouté. Ce projet, signale-t-on encore, sera bénéfique aux économies émergentes en facilitant les échanges entre les deux continents (Afrique et Asie). La région ciblée représente un grand potentiel.

Qu’on en juge : les économies du Moyen-Orient enregistrent une forte croissance à un taux moyen de 6,5% /an, tirée par les prix élevés du pétrole, mais aussi d’autres industries. Le PIB des pays du Golfe avec l’Egypte et la Jordanie devrait atteindre les 1045 milliards de dollars en 2008. La croissance économique en Afrique de l’Est (Djibouti, Erythrée, Ethiopie, Kenya, Somalie, Soudan, Tanzanie et Ouganda) en 2007 s’est établie à 6,47% en 2007, selon les données de CIA World Factbook. Ces chiffres renseignent sur les opportunités qui existent dans la zone choisie par les initiateurs d’Al Noor Cities. « L’objectif du projet Al Noor est de créer des villes intégrées à l’échelle mondiale pour relier deux continents qui provoquera un changement majeur, non seulement pour les économies du Yémen et Djibouti, mais aussi pour l’économie régionale du Moyen-Orient et en Afrique.

Ces deux villes, reliées par un pont sur la mer Rouge, seront le catalyseur de la croissance économique pour les générations à venir », promet Mohammed Ahmed Al Ahmed, président-directeur général de Al Noor Holding Investment. D’après lui : « Les investisseurs institutionnels sont à la recherche de la prochaine vague d’opportunités. Les possibilités d’investissement dans les marchés émergents dit BRIC (Brésil-Russie-Inde-Chine) existent encore, mais ils ne sont plus considérés comme des marchés naissants. Le prochain marché émergent en pleine expansion sera le Moyen-Orient et l’Afrique, et Al Noor soutiendra la croissance économique dans ces marchés », a-t-il conclu.

Nora Boudedja

31/07/08 (B458) Le Nouvel Obs avec AP / L’ONU va retirer sa force entre l’Ethiopie et l’Erythrée

Le Conseil de sécurité des Nations unies a voté mercredi la fin de sa force de maintien de la paix dans la zone tampon entre l’Ethiopie et l’Erythrée, signalant l’échec de cette mission.

Les membres du conseil et d’autres diplomates ont expliqué que l’ONU n’avait pas d’autre choix que de retirer la force de 1.700 Casques bleus qui surveillait depuis 2000 la bande de terre de 1.000 km de long et 24 de large séparant l’Ethiopie et l’Erythrée.

La force avait été déployée suite à l’accord paix d’Alger mettant fin à la guerre sur le tracé des frontières qui avait opposé les deux pays pendant deux ans et demi.

Le vote de mercredi signifie que la mission sera officiellement démantelée jeudi, a indiqué l’ambassadeur vietnamien à l’ONU, Le Luong Minh, dont le pays préside actuellement le Conseil de sécurité.

L’ambassadeur belge Jan Grauls a expliqué devant le conseil que l’objectif de la mission "était devenu impossible à mettre en oeuvre" car l’Erythrée limitait progressivement son assistance aux Casques bleus, notamment leurs mouvements, et l’Ethiopie refusait de transférer la ville stratégique de Padme à son voisin, comme l’enjoignait pourtant la commission onusienne sur les frontières.

"Le conflit frontalier entre l’Ethiopie et l’Erythrée demeure entier, et les Nations unies se retirent sans avoir été capables d’aider les deux pays à trouver une base commune, malgré tous ses efforts pour y parvenir", a déclaré Jan Grauls.

Malgré l’accord d’Alger en 2000, les deux voisins qui entretiennent des relations extrêmement tendues depuis l’indépendance de l’Erythrée en 1993, après 30 années de guérilla. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon avait déclaré en avril qu’un retrait total de la mission pourrait entraîner une nouvelle guerre entre les deux pays.

31/07/08 (B458) Le VIF.BE / Ethiopie/Erythrée: l’ONU met fin à la mission de la Minuee (Une dépêche parmi les nombreux articles sur le sujet qui sont publiés par l’ensemble de la presse et des grandes agences)

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a décidé mercredi à l’unanimité de mettre fin à la Mission de l’ONU en Ethiopie et Erythrée (MINUEE), tout en exhortant les deux pays à s’abstenir d’avoir recours à la force.

Les 15 membres du Conseil ont adopté une résolution à l’intiative de la Belgique qui met fin au mandat de cette force onusienne de 1.700 hommes, chargée de surveiller la frontière entre l’Ethiopie et l’Erythrée, objet d’un conflit entre les deux pays. Le mandat de la MINUEE arrive à expiration jeudi. (GFR)

31/07/08 (B458) MAREEG / Un leader islamiste somalien jure de combattre le Gouvernement de transition, soutenu par l’Ethiopie. / Somalia-Somali Islamists vow to fight Ethiopia-trained government forces (En Anglais – Info lecteur)

By: Abdi Guled

The spokesman of Al-Shabab Islamic movement, Sheikh Mukhtar Robow, aka Abu Mansur, has urged the new Ethiopian-trained Somali government forces not to harm residents in Bay and Bakol regions in southwestern Somalia.

In a telephone interview with Mareeg online the spokesman urged them (soldiers) to return to their respective home districts, adding that the soldiers of the weak government did not have the power to fight Al-Shabab.

He stated that their islamist fighters would target the new soldiers.

Al-Shabab’s statement came after Somali military officers said they had received well-trained servicemen who would restore peace and order in the country.

The newly trained soldiers have conducted security operations in parts of Bay Region, which is one of the strongholds of Al-Shabab fighters.

Mansur has also avowed that the Ethiopian-trained Somali troops are the finishing power of Somali government.

In Tele-conference to the local media Sheikh Robow also said that the new troops are allowed to surrender to the Islamists.

" We will give them protection if they offer in to the Mujahidiin fighters" Robow said.

He also said that Djibouti agreement was subterfuge made by USA saying that USA wantd to break up the alliance for the Reliberation of Somalia.

" This was the aspiration of USA, but they will not be successful" he added.

Robow also said that there were drives led by the Unites States that wants to revive the counter-terrorism alliance that was smashed by the Islamic courts union.

" Those want to Join the anti-islam alliance have to ask Muse Sudi and Qanyare the consequence of the alliance," Robow additionally said.

Up to four CIA officials have arrived in Mogadishu and are being accommodated in a house near Villa Somalia presidential palace islamists website said.

The four agents were accommodated together with Somali officials, whose identities are not known.

The CIA officials are reviving the Counterterrorism Alliance, whose work was suspended after it was found to have detained innocent people who had not been involved in anti-American activities and were routed by the Islamic courts union fighters before them selves were ousted by Ethiopian backed Somali troops.

The website says the first phase of the alliance was headed by the faction leaders that destroyed the country as the second phase of the alliance was led by Muhammad Adan Muhammad (Bidar), who used the services of Darwish, Muhammad Dhere, Nur Daqle, Ahmed Askar, among other men, to round up people for him.

It also added that these men failed to capture individuals sought by the Americans. Instead, they rounded up street beggars and Tabliqis [Muslim missionaries] and detained them in the building bearing the inscription STS, flanking Villa Somalia presidential palace.

Qaadisiya website also says These men had submitted photos and names of [detained] individuals but the American intelligence agency could not find persons they were looking for.

A man named Ali Shimbir, who is currently in Nairobi, has been appointed to head the third phase of the alliance, He son will arrive in Mogadishu to take charge of anti-Oneness of God operations Qaadisiya says.

The CIA agents visiting Mogadishu have held highly sensitive talks with some Ethiopian officials, as numerous Ethiopian troops kept security at the venue of the highly sensitive meeting.

The US officials are soon departing Mogadishu and returning to Nairobi, from where Ali Shimbir, who has been appointed head of the third phase of the counterterrorism alliance, will depart.

The United States has kept a wary eye on Somalia since the attacks of Sept. 11, 2001, fearing that extremists would take advantage of the country’s anarchy to use it as a base of operations, just as occurred in Afghanistan in the 1990’s.

The Alliance for the Restoration of Peace and Counter-Terrorism (ARPCT) was a Somali alliance created by various warlords and businesspeople.

The alliance included Botan Ise Alin, Mohammed Dheere, Mohamed Qanyare, Musa Sudi Yalahow, Nuur Daqle, Abdi Hasan Awale Qeybdiid, Bashir Rage Shirar, Abdirashid ilqeyte, Omar Muhamoud Finnish and others. Some of them were ministers in the Transitional Federal Government (TFG) of Somalia.

The warlords, who were fighting the Islamists said they were acting out of principle, not pay.

"These terrorists want this country to adopt a Taliban style," said Hussein Gutale Rage, a spokesman for the warlords’ alliance. "The Americans have not given us anything so far. We share their hatred of terrorism."

US says that the UIC members were included in some clerics in the terrorism list including Sheikh Hassan Dahir Aweys and Hassan Turkey.

The alliance has been destroyed by the Islamic courts union fighters those dispose of the alliance although after six months they restored peace and security they have been ousted by Ethiopian backed Somali troops.

But the islamists are still waging guerrilla wars against Somali government and the presence of the Ethiopian troops.

30/07/08 (B458) Press TV / Pour la première fois, es forces éthiopiennes en Somalie accusées de Génocide par le Gouverneur de la région Hiiran, qui affirme que les massacres se poursuivent / Ethiopians accused of genocide in Somalia (En Anglais – Info lecteur)

The Governor of the Somali Hiiran region accuses the Ethiopian troops of genocide as he along with other people tries to escape the region.

It was the first time Governor Mohamed Ahmed Dhaga-Weyne pointed a finger of blame at the Ethiopian soldiers for the ongoing genocide in the Hiiran region, according to the Press TV correspondent in Somalia.

“Ethiopians have killed hundreds of women and children, and they have forced thousands to leave the region,” the Governor told reporters.

“The genocide is still going on,” said Mohamed Ahmed, while confirming that he was among many who were fleeing the region.