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31/07/08 (B458) N° 5 / Déclaration locale des Droits de l’Homme dominant et des Devoirs du Citoyen soumis (Suite / Articles de 21 à 25) (Humour – ARDHD)

Article 21
Seuls les hommes dominants sont autorisés à prendre part à la direction des affaires publiques en Pacotille, soit directement, soit par l’intermédiaire de leurs représentants élus sur une liste unique de candidature approuvée par le Prince régnant et son épouse..

Seuls les Hommes dominants ou leurs obligés peuvent prétendre à accéder, dans des conditions d’inégalité, aux fonctions publiques du pays.

La volonté des Hommes dominants est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s’exprimer par des élections organisées qui ont lieu périodiquement, au suffrage universel suivant une procédure spécifique de fraude électorale privilégiant les candidats uniques sélectionnés parmi les Hommes dominants.

Article 22
Aucun Citoyen soumis ne peut prétendre à la sécurité sociale ni à la gratuité des soins.

Article 23

Sans l’accord des Hommes dominants, les Citoyens soumis ne peuvent prétendre à obtenir un travail rémunéré, à choisir leur métier et leur lieu de travail ni à bénéficier de la protection contre le chômage.

En cas de nécessité personnelle ou collective, les Hommes dominants peuvent imposer aux Citoyens soumis d’exercer un travail choisi par eux, même si la rémunération proposée est inférieure aux pratiques locales. Dans cette hypothése, le Citoyen soumis ne peut pas refuser son entière collaboration, sous peine d’incarcération immédiate et de sanctions au motif de rébellion contre l’autorité publique établie.

Le salaire égal pour un travail égal n’est garanti que pour les Hommes dominants.

Il est interdit aux Citoyens soumis de fonder des syndicats ni de s’affilier à des syndicats pour la soi-disant défense de leurs intérêts, sauf si les syndicats, leurs statuts et l’ensemble de leurs dirigeants sont reconnus par le Prince régnant.

Article 24
Tout Homme dominant a droit au repos, aux loisirs et aux congés payés durant trois mois annuels consécutifs ou non. Cependant, à titre dérogatoire, la durée du travail hebdomadaire des Citoyens soumis est limitée à 70 heures, avec l’éventualité de leur accorder deux jours de vacances non payées par an.

Article 25
Pour limiter les désordres publiques et endiguer les risques d’inflation, les Citoyens soumis ne peuvent exiger en aucun cas une rémunération supérieure à celle qui permet de faire face avec sa famille à l’utilisation d’un hébergement adapté mais modeste et d’une alimentation sans excés.

Le chômage, l’indemnité de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte des moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de leur volonté restent le privilège exclusif des Hommes dominants. Aucun Citoyen soumis ne pourrait prétendre à en bénéficier, quelles que soient les circonstances.

Sauf pour les membres des tribus dominantes, la maternité et l’enfance n’ouvrent aucun droit à une aide ni à une assistance spéciale. Tous les enfants de Citoyens soumis, qu’ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, ne peuvent bénéficier d’aucune protection sociale ni d’un droit à la santé, à l’éducation supérieure et à un emploi, sauf en cas de réquisition dans la fonction publique, l’Armée ou la Police.

31/07/08 (B458) PRESS TV – Le Gouvernement de transition somalien armerait les combattants du Puntland en vue d’une attaque contre le Somaliland / Somali government arms Puntland fighters (En Anglais – Info lecteur)

Somalia’s transitional government is reportedly arming the autonomous Puntland region for an all-out war with neighboring Somaliland.

Press TV’s Somali correspondent quoted informed sources as saying that President Abdullahi Yusuf Ahmed, who recently visited the region, was arming Puntland for a battle with Somaliland.

During his visit, at least nine boats of weapons, including land mines and military equipment, entered Puntland from Yemen and some of the former Soviet Union states.

Puntland and Somaliland have been fighting each other over the Sool and Sanaag regions.

The dispute between Somaliland and Puntland stems from 1998, when Puntland formed and declared the two regions as part of its territory. Prior to that, they had been claimed by Somaliland since the 1991 Somali Civil War.

Somaliland forces captured Las Anood, the capital of the disputed region of Sool in October 2007. It is now believed that the transitional government is arming Puntland forces to get the city back.

Puntlad and Somaliland declared autonomy during the civil war, but no country has recognized them so far.

Puntland is a region in northeastern Somalia, centered on Garowe (Nugaal region), whose leaders declared it to be an autonomous state in 1998.

Somalia has been without an effective central government since warlords toppled Mohamed Siad Barre in 1991. In 2006, US-backed Ethiopian troops invaded Somalia to assist the transitional government and overthrew the Union of Islamic Courts.

31/07/08 (B458) Radio-Trottoir : (ALERTE N° 2 / Des précisions) affrontements violents au PK12 entre les populations déplacées que le régime cherche à expulser par tous moyens et les Forces de l’Ordre djiboutienne (Correspondant)

Après l’annonce d’une hypothétique construction au PK 12 de 44 logements uniquement pour « des veuves » des dizaines et dizaines de soldats tombés à Doumeira, IOG, en même temps, a donné l’ordre de brûler des centaines de baraquements ou taudis de "Soweto", qui abrite officiellement les (déjà) déplacés de force d’Arhiba II, sur ses ordres.

Honorer nos soldats tombés à Doumeira, alors OUI !
Brûler les vivants du PK 12, alors NON !

Dernières nouvelles

Djibouti ouvre ses yeux dans les tasses ?

Ce matin, peu avant l’aube, les Forces de l’ordre ont (dans l’obscurité) investi les bidonvilles du PK 12, où sont tassés les déplacés d’Arhiba II.

Des dizaines de personnes fragilisées : enfants, femmes, vieillards, sans distinction aucune, ont été, avec brutalités, arrêtées et conduites à bord de 3 camions et immédiatement enfermées au Centre de Transit de l’Ecole de Police de Nagad.

Dès leur déportation, leurs baraquements ainsi que les quelques biens et effets personnels auraient été brûlés par « les pyromanes au Pouvoir ».

Cette sauvage répression brutale est inadmissible, et elle fait suite aux refus catégoriques des pauvres Djiboutiens d’Arhiba II, qui sont condamnés en perpétuels déplacements forcés, constamment martyrisés, constamment maintenus dans la Pauvreté la plus extrême, régulièrement pourchassés pour les obliger à quitter le pays. Mais vers où, vers où ?

A suivre.

Votre représentant.

31/07/08 (B458) Radio-Trottoir : affrontements violents au PK12 entre les populations déplacées que le régime cherche à expulser par tous moyens et les Forces de l’Ordre djiboutienne (Correspondant)

Après l’attribution de quelques dizaines de parcelles de terrain à un quart des déplacés d’Arhiba, le régime aux abois cherche à expluser de force le reste des malheureux déplacés.

Mais cette fois, les populations du PK 12 toutes communautés confondues sont déterminées à ne pas quitter les lieux.

Des affrontements avec les Forces de l’Ordre auraient déjà occasionné de nombreux blessés de part et d’autre. La situation reste explosive. Affaire à suivre.

31/07/08 (B458) Centre Information de l’ONU / Le Conseil de sécurité ferme la Mission des Nations Unies en Ethiopie/Erythrée.

Auteur de cette résolution 1827 (2008), le Représentant permanent de la Belgique, M. Jan Grauls, a imputé « cette décision importante » prise par le Conseil, huit ans après la création de la Mission et huit ans après la fin de la guerre entre les deux pays, aux restrictions que l’Érythrée a imposées à la Mission mais aussi au refus de l’Éthiopie de mettre en œuvre l’avis de la Commission du tracé de la frontière, du 27 novembre 2007, rapporte un communiqué.

Cette décision, souligne d’ailleurs le Conseil dans sa résolution, est sans préjudice des obligations des deux pays en vertu des Accords d’Alger dans lesquels ils ont convenu du caractère définitif et contraignant de l’avis de la Commission.

Le Conseil exige de l’Éthiopie et de l’Érythrée qu’elles fassent montre de la plus grande retenue, s’abstiennent de recourir à la menace ou à l’emploi de la force l’une contre l’autre et évitent la provocation militaire. Exhortant les deux pays à accepter les bons offices du Secrétaire général, le Conseil prie ce dernier de continuer à étudier avec eux la possibilité d’une présence des Nations Unies dans l’un ou l’autre pays aux fins du maintien de la paix et de la sécurité internationales.

L’Éthiopie et l’Érythrée ont toutes les deux refusé les trois options proposées par le Secrétaire général pour remplacer la Mission, à savoir le déploiement d’une petite mission d’observation en Éthiopie, l’installation d’un petit bureau de liaison politique et militaire en Éthiopie ou la présence à New York d’un envoyé spécial du Secrétaire général.

L’Érythrée a commencé dès 2004 à imposer un certain nombre de restrictions à la MINUEE. C’est sa décision du 1er décembre 2007 d’arrêter toutes les livraisons de carburant qui a déclenché le transfert temporaire de la Mission hors du pays, alors que le personnel militaire déployé du côté éthiopien continuait de s’acquitter de ses tâches.

Le différend frontalier reste entier, a regretté le représentant de la Belgique.

Il a attribué aux deux parties la responsabilité de l’impasse et les a appelées à « arrêter le jeu stérile des accusations réciproques ». Comme la grande majorité des membres du Conseil, la Belgique aurait préféré maintenir une présence des Nations Unies sur le terrain comme un signal tangible que l’ONU est disposée à œuvrer en faveur d’une solution équilibrée et durable, a fait remarquer le représentant.

Le Secrétaire général a « regretté » la décision des parties de rejeter les plans qu’il avait proposés mais s’est félicité de la décision du Conseil de sécurité de « rester activement saisi de la question », a annoncé mercredi sa porte-parole.

Il a également exprimé l’espoir que les parties puissent normaliser leurs relations, déterminantes pour la paix et la stabilité de la région.

Ban Ki-moon a réitéré son offre de bons offices pour aider les parties à mettre en oeuvre les Accords d’Alger.

31/07/08 (B458) REUTERS : L’Ethiopie annonce qu’elle est prête à discuter des problèmes de frontière avec l’Erythrée, mais aussi à se défendre au cas où son voisin violerait l’intégrité de son territoire / Ethiopia says wants talks to solve border dispute (En Anglais)

By Tsegaye Tadesse

ADDIS ABABA (Reuters) – Ethiopia said on Thursday it wanted to resolve a border impasse with Eritrea by dialogue, but might defend itself if its Red Sea neighbour violated its territory.

Eritrea is angry that the United Nations has not enforced a 2007 ruling by an independent boundary commission awarding most of the territory in dispute along their 1,000 km (620 mile) border to Eritrea.

The U.N. Security Council voted on Wednesday to disband its 1,700-strong force on the volatile border — a move that had been expected since Eritrea cut the force’s fuel supplies in February.

"Ethiopia does not entertain war as an option to resolve the impasse created by Eritrea," said Wahade Belay, spokesman for Ethiopia’s Foreign Ministry.

"However, Ethiopia reserves the right to defend itself should Eritrea attempt to violate its territorial integrity and sovereignty."

The two countries signed a peace agreement in Algiers in 2000 after a two-year war that killed some 70,000 people.

"Ethiopia is ready to resolve the crisis including normalisation of an overall relations with Eritrea through dialogue," Wahade said.

He was speaking after the Security Council appealed to both sides to "show maximum restraint and refrain from any threat of use of force".

He criticised council members for failing to take punitive measures against Eritrea — which also says it will not start a war — for what he said were violations of the Algiers pact.

"The U.N. has allowed itself to be humiliated by a rogue regime in Eritrea which is creating instability in the Horn of Africa," he said.

31/07/08 (B458) CENTRE INFORMATION ONU / L’UNICEF inquiet des violences contre les enfants dans le sud de la Somalie

Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) s’est déclaré jeudi « profondément inquiet » de l’impact de l’escalade de la violence sur les enfants du sud et du centre de la Somalie.

Les Nations Unies ont reçu des informations selon lesquelles plus de 150 enfants ont été tués ou blessés au cours de bombardements et de fusillades l’an dernier, souligne l’UNICEF dans un communiqué. Sept enfants sont morts la semaine dernière dans des combats entre des éléments anti-gouvernementaux et les troupes éthiopiennes basées à Mogadiscio, cinq autres alors qu’ils s’enfuyaient de leur école et deux alors qu’ils jouaient au football sur un terrain public.

« Le conflit, les déplacements et l’insécurité dans le sud et le centre de la Somalie ont un impact très négatif sur la santé et le bien-être à long terme des jeunes gens », a dit le représentant de l’UNICEF en Somalie, Christian Balslev-Olesen. « Nous sommes aussi préoccupés par le recrutement d’enfants et leur participation au conflit qui a pour conséquence que des enfants deviennent des suspects et des cibles », a-t-il ajouté, cité dans le communiqué.

L’UNICEF mène une campagne, avec le soutien de ses partenaires, contre le recrutement des enfants et travaille avec des réseaux locaux de protection de l’enfance dans le sud et le centre de la Somalie pour surveiller et signaler les violations visant les enfants. Toutefois le fonctionnement de ces réseaux est gêné par la détérioration de la situation sécuritaire dans la région.

30/07/08 (B458) AFRIK.COM / L’Europe va déployer une force contre la piraterie / Elle se concentrera sur le large des côtes somaliennes.

L’Espagne et la France vont mettre en place le plus rapidement possible, avec leurs partenaires européens, une force chargée de lutter contre la piraterie au large des côtes somaliennes. L’objectif est notamment de protéger les navires humanitaires du Programme alimentaire mondial.

La France et l’Espagne se sont engagés à mettre en place, au plus vite, dans un cadre européen, un dispositif de lutte contre la piraterie au large des côtes somaliennes, a annoncé lundi le ministère français des Affaires Etrangères.

"Notre initiative a reçu un accueil favorable de nos partenaires. Les contours de ce dispositif, ses modalités de fonctionnement et son évolution sont en cours d’examen dans les instances compétentes du Conseil de l’Union européenne", a déclaré, lundi au cours d’un point de presse, Frédéric Desagneaux, porte-parole adjoint du Quai d’Orsay.

Pour les Européens, a expliqué M. Desagneaux, il s’agit à la fois de lutter contre le phénomène de la piraterie et de pérenniser le mécanisme de protection de navires humanitaires du Programme alimentaire mondial (PAM).

L’opération Alcyon, initiée en novembre 2007 par la France, au cours de laquelle deux avisos et des commandos marine ont assuré la protection des navires du Pam contre les pirates au large de la Somalie, a permis de défendre contre la piraterie les bateaux affrétés par l’organisation humanitaire des Nations Unies.

Cette opération a permis ainsi de sécuriser l’acheminement de 30 000 tonnes d’aide alimentaire en Somalie pour nourrir 300 000 Somaliens sur une période de six mois