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06/08/08 (B459-B) MarketWire (Ca) La Marine canadienne escortera des navires du Programme alimentaire mondial

Le gouvernement du Canada déploie la frégate NCSM Ville de Québec dans la région côtière de la Somalie pendant les quelques prochaines semaines pour escorter des navires du Programme alimentaire mondial qui apporteront des produits vitaux dans la région. Il agit ainsi en réponse à une demande du Programme alimentaire mondial (PAM) et de l’Organisation maritime internationale, deux organismes de l’ONU. Nous cherchons actuellement à obtenir l’autorisation officielle du gouvernement fédéral de transition de la Somalie pour escorter des navires du Programme alimentaire mondial dans les eaux territoriales de ce pays.

« La Somalie a un besoin urgent de nourriture, mais les conditions de sécurité de plus en plus mauvaises nuisent à la livraison par voies terrestre et maritime », explique l’honorable Peter Gordon McKay, ministre de la Défense nationale et de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique. « Le Canada relève un nouveau défi en confiant au NCSM Ville de Québec le rôle d’escorter des navires du Programme alimentaire mondial de sorte qu’ils arrivent aux ports désignés sans problème. »

Le PAM répond à des besoins humanitaires urgents en Somalie. Plus de 2,4 millions de Somaliens dépendent de l’aide alimentaire, et 90 % de ces vivres arrivent par la mer. Des pirates ont lancé 24 assauts (en 2008) contre des navires au large des côtes orientale et septentrionale somaliennes, mais jusqu’ici, aucun navire du PAM accompagné n’a été attaqué. Au cours des huit derniers mois, la France, le Danemark et les Pays-Bas ont fourni des escortes. Une frégate néerlandaise a escorté le dernier navire rempli de victuailles destinées à la population somalienne à la fin du mois de juin. La Somalie est en proie à l’instabilité et à l’insécurité depuis près de 20 ans et elle est également victime de la sécheresse ainsi que de la hausse des prix des aliments à l’échelle mondiale.

« Le Canada demande à tous les acteurs de respecter le droit international humanitaire et d’assurer un accès intégral, sûr et sans entrave aux gens dans le besoin, » dit l’honorable David Emerson, ministre des Affaires étrangères.

« Le Canada soutient vivement le PAM, et le déploiement du NCSM Ville de Quebec en Somalie est un nouvel exemple de notre détermination à aider ceux qui souffrent de la faim et de l’insécurité alimentaire », dit Berverley Oda, ministre de la Coopération internationale. « Nous sommes au troisième rang des contributeurs au PAM cette année, et il est vital que la contribution que nous avons faite donne des résultats réels sur le terrain pour ceux qui sont dans le besoin. En fournissant ce navire, le Canada fera en sorte que des millions de Somaliens recevront l’aide dont ils ont si désespérément besoin. »

« La contribution des Forces canadiennes à cette mission met en lumière notre flexibilité et notre détermination en ce qui a trait à l’appui aux secours internationaux », déclare le Général Walt Natynczyk, Chef d’état-major de la Défense.

Le 17 juillet, le NCSM Ville de Québec a été déployé dans le cadre de l’opération Sextant, la contribution du Canada au 1er Groupe de la flotte navale permanente de l’OTAN (SNMG1). Dans le cadre de cette nouvelle mission, qui facilitera l’exécution des opérations humanitaires, le NCSM Ville de Québec fera partie de l’opération Altair pendant environ un mois et appuiera directement les livraisons du PAM vers la Somalie. En septembre, à la fin de cette mission, il reprendra ses tâches initiales au sein du SNMG1, et ce, jusqu’à la fin prévue de sa mission dans ce groupe, au mois de décembre.

Le Canada compte actuellement trois navires déployés dans le cadre de l’opération Altair (le Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Iroquois, un destroyer qui fait office de navire de commandement; le NCSM Calgary, une frégate, et le NCSM Protecteur, un pétrolier ravitailleur).

05/08/08 (B459-B) ARD : COMMUNIQUE DE PRESSE pour dénoncer les répressions ciblées

L’ARD dénonce les répressions ciblées.

La Force Nationale de Police (FNP) a procédé jeudi dernier 31 juillet 2008, bulldozer à l’appui, à la destruction et a incendié des demeures de fortune des dockers à proximité du PK 12 ;

Les unités anti-émeutes, venues encadrer l’opération, avaient abondamment fait usage de grenades lacrymogènes et des balles à caoutchouc contre ces habitants surpris dans leur sommeil au petit matin et qui s’attendaient à être recasés sur un terrain vague, sur les hauteurs de Doraleh comme l’avaient promis la veille et les jours précédents les autorités.

Beaucoup de personnes auraient, d’une façon ou d’une autre souffert de cette violence qui n’a épargné personne : des vieillards, des malades, des femmes enceintes et même des nourrissons figuraient au rang des victimes.

Plus d’une centaine de ces citoyens, nous rappelons qu’il s’agit bien des citoyens, (presque tous des dockers du Port de Djibouti et leur familles) auraient été transférés au Centre de transit de Nagad, après que les taudis qui leur servaient de toit et leurs rations ainsi que leurs ustensiles eut été brûlés.

Nous rappelons, que dans des circonstances identiques, la force de police avait procédé par une méthode similaire, avant d’ouvrir les feux sur les habitants des bidonvilles d’Arhiba II, en octobre 2005 faisant au moins 5 morts et des dizaines de blessés par balles.

Les victimes des répressions de 31 août sont des habitants d’Arhiba II justement, qui avait été décasés également par la force et placés dans cette zone, il y a un an (juin 2007) et que les pouvoirs publics contraignent de nouveau à s’installer encore plus loin.

Les bidonvilles parsèment la capitale et ses pourtours en nombre toujours croissant, mais sans pour autant provoquer la colère du pouvoir, à part ceux-là victimes de prédilection de ces genres de répressions presque chaque année et durant l’été le plus souvent.

Cette répression dans les taudis du PK 12 a été suivie par une confrontation autrement plus violente avec les jeunes de la cité d’Arhiba qui entendaient protester pacifiquement contre ce décasement ciblé et la sauvagerie des policiers qui agissaient sur ordre du Ministère de l’Intérieur.

Cela s’est passée le même jour dans l’après midi du 31 Août et plusieurs blessés, par balles en caoutchouc et brûlures par les grenades lacrymogènes, ont été dénombrés ainsi que des arrestations musclées d’une cinquantaine d’individu dont une trentaine seraient transférées à la prison civile de Gabode inculpés par le Parquet djiboutien auquel ils avaient été présentés à l’issue de 48 heures de garde à vue.

Hier encore 4 Août les quelques familles, des habitants de la proximité du PK 12 décimés le 31 août dernier et qui se trouvaient aux alentours de leurs bidonvilles rasées, sous un soleil de plomb sans abri avec quelques effets qu’ils avaient sauvés de la destruction de l’incendie de l’autre jour, auraient été sauvagement réprimés et leurs biens brûlés une fois de plus.

Une quarantaine d’entre eux furent également transférés au Centre de détention de Nagad et on déplore la disparition d’un vieillard que ses proches n’auraient retrouvé ni dans les centres hospitaliers ni dans les centres de détentions connus.

La brutalité policière n’est pas seulement en cause dans ces violences à l’initiative de la police qui se poursuivent ici et là depuis jeudi : le caractère ciblé de ces opérations est un scandale et un danger qui guette la paix et l’unité dans ce pays.

L’ARD s’élève vigoureusement contre cette répression visant exclusivement les Afars à Djibouti ville et ses environs comme à l’intérieur du pays et qui apparaît de plus en plus comme une politique délibérée d’ostracisme ethnique à l’endroit de cette composante de la nation.

L’ARD attire l’attention des pouvoirs publics (du gouvernement et de l’assemblée nationale), des citoyens, comme de la communauté internationale sur le danger d’une telle politique sur la paix et le développement de ce pays qui est sorti , il y a peu d’une décennie de guerre civile.

L’ARD exige, la libération immédiate et sans condition de toutes les victimes innocentes qui sont détenues à Gabode et à Nagad et attire l’attention de l’opinion internationale sur la détresse humaine des victimes de cette répression et condamnées à souffrir sous le soleil, de la soif et de la faim.

ADAN MOHAMED ABDOU
Vice-président et Président par intérim de l’ARD

05/08/08 (B459-B) XINHUA / Somalie : l’ONU condamne une attaque à Mogadiscio

Le représentant spécial du secrétaire général pour la Somalie, Ahmedou Ould- Abdallah, a condamné lundi une attaque à la bombe qui a tué 20 personnes dimanche dans la capitale somalienne Mogadiscio.

« Rien ne peut justifier la mort de victimes innocentes », a déclaré Ahmedou Ould-Abdallah, qui a exprimé sa tristesse face à la mort de 20 femmes qui s’étaient regroupées pour nettoyer les rues de la ville.

M. Ould-Abdallah a appelé les « véritables patriotes somaliens à faire preuve de retenue et à régler leurs problèmes par le contact et le dialogue, comme l’enseigne leur religion et leur culture ».

04/08/08 (B459) Mission de l’ONU pour préparer un rapport sur le différend entre l’Erythrée et Djibouti à Ras Doumeira. Madame Soleil dévoile ses prévisions sur l’issue de cette mission. Nous les diffusons en exclusivité mondiale, sans aucune garantie, s’agisant de révélations divinatoires. (Humour – ARDHD)

Nous avons interrogé Madame Soleil pour savoir quelles seraient les grandes lignes du rapport que la mission de l’Onu doit déposer dans quelques jours …

Le rapport de mission que Madame Soleil a pu lire dans sa boule de crystal :

« Nous avons effectivement constaté que les Erythréens étaient présents, bien équipés et nombreux sur le rocher de Ras Doumeira … C’est inconstestable. Il nous a été dit que Djibouti pouvait se prévaloir d’un droit sur ce rocher. Ce point doive être vérifié plus attentivement, car aucune des parties concernées n’a pu nous fournir de documents incontestables prouvant sa légitimité sur la zone.

Quoi qu’il en soit les membres de la mission ont pris contact avec les autorités érythréennes en leur demandant de se retirer jusqu’à ce que la lumière soit faite sur ce point et en leur proposant d’y créer une zone neutralisée.

Les Erythréens nous ont répondu avec la plus grande diplomatie « NON et ils ont ajouté d’aller nous faire voir à l’ONU ». Compte-tenu du rapport de force (1 djiboutien pour 10 érythréens), Les membres de la commission n’ont pas jugé utile d’insister pensant qu’il était plus urgent de laisser les choses en place comme elles le sont actuellement et au final en recommandant surtout aux Djiboutiens, d’éviter toute provocation ».

Merci Madame Soleil, grâce à cette mission de l’ONU, on pourra dire que la situation a beaucoup avancé …. ou n’a pas bougé dans le mauvais sens pour Djibouti !

05/08/08 (B459-B) BLOOMBERG / Au moins 16 civils ont trouvé la mort en marge d’affrontements violents entre les forces éthiopiennes et somaliennes d’un côté et les forces islamistes de l’autre. Somali Civilians Killed as Army, Islamists Clash in Mogadishu (Info lectrice – En Anglais)

By Hamsa Omar

At least 16 Somali civilians died after fighting yesterday between Ethiopian and Somali government soldiers and Islamist insurgents in northern districts of the capital, Mogadishu, according to eyewitnesses and radio reports.

The battle started when Islamist fighters fired mortars at camps housing government troops. Four Islamist fighters were killed, said military spokesman Colonel Dahir Mohamed Hersi, who denied there were casualties on the government side.

« Two of our martyrs died in the battle and three others were injured, » Sheikh Abdi Rihin Isse Adow, a spokesman for the insurgents, said yesterday evening in a phone interview. « We also killed six soldiers. »

Ethiopian troops invaded Somalia in December 2006 to help the United Nations-backed transitional federal government oust an Islamic militia from southern and central parts of the country. A June 9 preliminary cease-fire agreement calls for the withdrawal of Ethiopian troops and their replacement with a United Nations peacekeeping force.

Following the battle, government shelling of Islamist strongholds in the city killed civilians in the Huriwaa district and Aladale village.

« A shell landed on my neighbor’s home, killing two children aged six and eight, » Huriwaa resident Sadeek Jamal said in a phone interview.

Seven people were killed as they sheltered against a building in northern Mogadishu, Radio Shabelle reported.

05/08/08 (B459-B) La Presse canadienne avec AP / Somalie: au moins dix morts dans un bombardement éthiopien, selon des témoins.

Des témoins ont rapporté mardi que les troupes éthiopiennes qui soutiennent le fragile gouvernement somalien ont bombardé la veille des secteurs résidentiels du nord-est de Mogadiscio faisant au moins dix morts.

Shamsa Kheyre a déclaré qu’elle et une dizaine d’autres personnes ont été blessées quand un obus de mortier a explosé près d’un groupe d’une quarantaine de personnes qui s’étaient réfugiées derrière un mur. Elle a affirmé avoir vu six personnes tuées dont un enfant et sa mère.

Le directeur adjoint de l’hôpital Medina, le Dr Dahir Dhere, a précisé que 19 personnes blessées ont été admises mais qu’une fillette de deux ans est morte aussitôt après son admission.

Un autre habitant de la capitale somalienne, Shekhey Nur Ahmed, a déclaré qu’il avait avec des amis ramassé les corps de quatre personnes qui sont mortes dans le bombardement de lundi.

05/08/08 (B459-B) Mise à disposition en téléchargement de la Déclaration des Droits des Hommes dominants et des Devoirs des Citoyens soumis en Principauté bananière de Pacotille. (Humour – ARDHD)

Désormais, toutes les lectrices et tous les lecteurs peuvent télécharger la version intégrale des 30 articles de la Déclaration des Droits des Hommes dominants et des Devoirs des Citoyens soumis en Principauté bananière de Pacotille.

Lien pour télécharger (PDF – 66 Ko)

05/08/08 (B459-B) N° 6 / Déclaration locale des Droits de l’Homme dominant et des Devoirs du Citoyen soumis (Suite et fin / Articles de 26 à 30) (Humour – ARDHD)

Article 26
L’éducation n’est gratuite, en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et fondamental que pour les Hommes dominants. L’enseignement élémentaire n’est pas obligatoire pour les Citoyens soumis. L’accès aux études supérieures est réservé en pleine inégalité aux familles issues de deux parents appartenant à la classe des Hommes dominants..

L’éducation doit viser au renforcement du respect des principes de la dictature et aux mesures nécessaires pour en assurer la pérénité. Elle doit favoriser la compréhension de toutes les formes de domination : raciales, tribales, religieuses et patrimoniales et le droit d’exercer la loi du plus fort, au détriment des plus faibles.

Article 27
Tout Homme dominant a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts. Les Citoyens soumis ont l’obligation de contribuer au bien-être des hommes dominants par tous les moyens qui leur seront imposés

Personne, hormis les Hommes dominants ne peut se prévaloir d’un droit à la protection de ses intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l’auteur.

Article 28
Aucun citoyen soumis ne peut prétendre à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel qu’il puisse exiger la reconnaissnac de droits et de libertés. La présente Déclaration a pour objectif de définir leurs devoirs.

Article 29
Les Citoyens soumis ont des devoirs envers la communauté dans laquelle seule l’inégalité de traitement avec les Hommes dominants garantit la pérennité du régime dictatorial.

Dans l’exercice de ses devoirs et de ses obligations, sans ne pouvoir exiger la moindre liberté, chaque Citoyen soumis doit s’interdire toute critique du régime, que ce soit oralement, par écrit ou par la pensée. Tout agissement contraire serait considéré comme un trouble de l’ordre public et du bien-être général des Hommes dominants dans une société dictatoriale.

Article 30
Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant, pour les Citoyens soumis, un droit quelconque de se livrer à une activité ou d’accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui sont l’apanage exclusif des Hommes dominants en Pacotille.