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23/05/2015 (Brève 462) RSF DÉNONCE LE HARCÈLEMENT JUDICIAIRE CONTRE LE RESPONSABLE DE LA VOIX DE DJIBOUTI

Reporters sans frontières (RSF) est indignée par le harcèlement judiciaire dont est victime Maydaneh Abdallah Okieh, journaliste pour le site d’informations La Voix de Djibouti (LVD), première radio libre et critique de l’histoire du pays. Le journaliste risque la prison s’il ne règle pas une amende exorbitante de plus de 11 000 dollars.

Maydaneh Abdallah Okieh, journaliste et responsable technique du site d’informations La Voix de Djibouti créée en 2010 par la diaspora djiboutienne, a été arrêté lundi 18 mai 2015 par la police à Djibouti-ville pour refus d’exécution judiciaire, puis libéré par le parquet de la République le 20 mai 2015. Néanmoins, le journaliste doit toujours régler l’amende de 2 084 000 francs Djibouti, soit 11 740 dollars américains, à laquelle il a été condamné à titre de dommages et intérêts pour diffamation au profit du lieutenant-colonel de police Elmi Daher Miguil en mai 2013. Dans le cas contraire, il risque d’être à nouveau incarcéré.

Doublement accusé d’”outrage à un officier de police » et de « diffamation de la police » pour avoir posté sur Facebook des photos de la répression de manifestations pacifiques, il a déjà purgé cinq mois de prison ferme du 15 mai au 19 octobre 2013 alors qu’il avait été initialement condamné à 45 jours de détention. Cette dernière s’est déroulée dans des conditions que le journaliste a lui-même qualifié d’“inhumaines”, déclarant avoir été torturé et interdit de soins médicaux.

“Les charges retenues contre Maydaneh Abdallah Okieh sont sans fondement et s’apparentent ni plus ni moins à un acharnement de la part des autorités djiboutiennes contre l’un des piliers de la première radio libre et critique de l’histoire de Djibouti,
 déclare Virginie Dangles, adjointe à la direction des programmes de RSF. Ce journaliste se bat avec la diaspora pour informer la population djiboutienne et diffusait une information libre et indépendante qui dérange la dictature djiboutienne depuis longtemps. Nous exhortons les autorités à mettre un terme à ce harcèlement et à annuler cette amende aberrante contre un journaliste qui ne fait qu’exercer
librement son travail”.

Maydaneh Abdallah Okieh, un des 100 héros de l’information de RSF en 2014 a de multiples fois été arrêté, maltraité par les autorités djiboutiennes et condamné injustement. Sa dernière détention arbitraire remonte à mars 2014 en raison de sa couverture d’une réunion de l’Union pour le Salut national (USN), coalition de sept partis d’opposition, à Balbala au cours de laquelle il avait été témoin une fois encore de la violente répression de la gendarmerie sur les sympathisants présents au meeting. Il avait été accusé de « participation à des troubles à l’ordre public”. En 2013, ce sont des charges de « provocation à la rébellion et à des manifestations illicites » qui lui avaient valu de passer un mois en prison.

Djibouti, dont le gouvernement a signé le 30 décembre 2014 un accord-cadre de sortie de crise avec l’opposition, occupe la 170e place sur 180 dans l’édition 2015 du Classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières.

29/08/08 (B462-B) Radio Trottoir : le mois béni du Ramadan sera très dur pour les Djiboutiens ! Des rumeurs font état d’une nouvelle avancée des Erythréens sur 6 km en territoire djiboutien, après un incident « diplomatique » entre forces françaises et djiboutiennes !

Par un Etudiant en Théologie.

La Radio Télévision de Djibouti (RTD) diffuse pour la première fois dans les annales, sans stop, des psaumes, des sermons pour la bonne application de l’un des cinq piliers de l’Islam.

C’est, semble-t-il, la nouvelle innovation souhaitée par l’actuel Ministre des Affaires Musulmanes.

Celui-ci est un spécialiste des lobbies en marketing, c’est ainsi qu’il a pu arracher son poste ministériel.

Il ne faut pas oublier que c’est grâce à lui que l’Association El Bir (en principe non lucrative) a réussi à encaisser d’importants financements des pays Arabes. Avec leur nouveau ministre, cette Association a encore les reins plus solides.

Ce n’est pas le cas de l’Association concurrente Bender Jidiid ou « nouvel édifice » (en principe non lucrative) qui a réussi aussi à capter d’importants financements des pays Arabes, mais qui traverse depuis deux semaines, une zone de turbulence.

C’est ainsi qu’un certain Salah, le responsable très actif (activiiste ?) de cette Association a été arrêté par la SDS qui n’a pas hésité à lui retirer sa carte d’identité. (*)

Tout le monde se demande pourquoi s’attaquer à ce RPPiste zélé, qui ne jurait que par IOG ?

Deux versions sont proposées :

– ce Salah aurait des liens secrets avec des personnalités politiques proches de la veuve Isabelle Borrel et de leurs avocats dans leur juste combat pour trouver la vérité et les noms des commanditaires de ce crime odieux sur le Juge Borrel en 1995 ;

– il serait détenteur de la nationalité yéménite et française. Pourtant Djibouti est un pays Arabe, qui reconnaît maintenant la double nationalité.

Ce genre de phénomène, bien connu à Djibouti, se produit dès qu’il y a de gros sous « en jeux », et que l’on constate une obstruction du pipe-line qui devrait les propulser directement et sans perte ni retard, vers Haramous. Il faut faire sauter le bouchon qui bloquerait le transfert intégral ! Et tous les moyens sont permis pour les sbires d’Haramous !

Vraiment tout se passe comme dans un panier à crabes où ces derniers s’entre dévorent. A entendre le bruit de leurs crocs, on ne peut que se marrer.

Tandis, que les problèmes de la diminution des contributions au Port est un sujet hyper sensible, on apprend une nouvelle décision absurde car elle ne pourra qu’aggraver la situation et de plus totalement illégale car aucun texte juridique ne la prévoit :

La taxe portuaire sur les marchandises a été augmentée de 5% à … 25% pour les petits commerçants qui savent à peine lire et signer.

Les commerçants informels qui se sont cotisés pour importer des stocks de marchandises notamment des denrées alimentaires nécessaires durant le mois du Ramadan en particulier des dattes, du riz, des pâtes à des prix raisonnables, se sont vu subitement infliger une taxe portuaire « verbale » de 25%.

Pour tenter de ramener le montant de la taxe à son niveau, leurs représentants multiplient les va et vient vers Haramous, tandis que les vers commencent à s’infiltrer dans les hautes sphères du pouvoir.

A l’heure actuelle, seuls les dons octroyés par l’Arabie Saoudite ne sont pas taxés et ils permettront de subvenir pendant quelques semaines, aux besoins de certains Djiboutiens sélectionnés avec soin, par les deux Associations RPPistes en concurrence.

Le « bas peuple » devra se contenter de se ravitailler chez les gros grossistes de la place, au prix fort majoré de la nouvelle surtaxe, sinon il devra se résoudre à jeûner pendant deux jours successifs avant de pouvoir s’offrir un seul repas. D’ailleurs bon nombre d’entre eux sont déjà bien entraînés à ne faire qu’un repas journalier, pour ne pas dire une collation par jour.

Avec ce régime sec, leur place au Paradis est-elle garantie ?

Pour bon nombre de Djiboutiens, c’est une nouvelle épreuve que le TOUT-PUISSANT leur envoie. Est-ce un signe divin pour leur conseiller de s’unir afin de se débarrasser des mécréants qui les dirigent et qui peuplent Palais sompteux et villas maginifiques ?


Quant à nos braves soldats, ils souffrent des ordres et contre-ordres donnés par Haramous.


Un bref incident a eu lieu non loin de la frontière dix jours auparavant.

Les équipes de reconnaissance de l’Armée française avaient l’habitude :
– d’inspecter leurs troupes stationnées à Khor Angar où un aéroport « de campagne » a été spécialement aménagé pour ravitailler les soldats et leurs officiers,

puis, ensuite de se rendre à Doumeira côté Erythréens, par courtoisie et pour montrer leur engagement uniquement humanitaire.

Manque de chance, ces braves officiers arrivés avec leurs véhicules de reconnaissance, près de la frontière ont constaté à leur plus grande surprise que les soldats du poste avancé djiboutien tournaient ostensiblement leurs armes dans leur direction en les menaçant. Sans paniquer, ils s’arrêtèrent et demandèrent les raisons de ces menaces.

Ordre leur fut donné par le responsable militaire djiboutien de rebrousser chemin, car a-t-il ajouté,  » bientôt le Djihad contre les Erythréens allait commencer « . (Bientôt, çà va barder ? – Ndlr)

Dès leur retour, les officiers ont fait un rapport salé à leur hiérarchie, en exigeant la suspension immédiate de la fourniture mensuelle de 6.000 litres de carburant et des rations pour les combattants des Forces Djiboutiennes stationnées au Nord.

Quant au Erythréens, qui suivaient de loin la scène à la jumelle, ils n’ont pas hésité une seconde. A peine les français avaient-ils le dos tourné, qu’ils ont commené à pénétrer sur six kilomètres supplémentaires en Territoire Djiboutien, et ce , en quelques heures.

Après cette « débandade » de quelques militaires Français qui n’avaient aucune intention (ni ordre) de se battre, la « débâcle » des troupes Djiboutiennes continue.

Face à cette nouvelle avancée de l’Erythrée, nous avons la preuve incontestable que ni les hauts stratèges Djiboutiens ni la troupe ne sont décidés à se battre contre les Erythréens pour les beaux yeux de l’Ethiopie.

Que le mois béni du RAMADAN soit pour les Djiboutiens civils et militaires unis, le mois du « jihad » contre les mécréants d’Haramous

(*) Ce point avait été relaté dans un précédent article

28/08/08 (B462-B) Press TV / 12 soldats sont tués au cours d’une attaque des islamistes portées contre les forces somaliennes et éthiopiennes. 12 soldiers killed in Mogadishu (En Anglais – Info lecteur)

Twelve soldiers have been killed in Somalia after insurgents attacked Somali and Ethiopian troops south of Mogadishu, a report says.

Anti-Ethiopian groups attacked government forces and their Ethiopian supporters at Shirkole and Gashandhiga bases south of Mogadishu killing 12 soldiers, a Press TV correspondent in Somalia reported.

Unconfirmed reports indicate that the Ethiopians have lost two military vehicles in the attack.

There has been no immediate report about the casualties of the anti-government groups.

The latest violence follows Sunday’s attack in southern Somalia where Union of Islamic Courts (UIC) fighters killed at least 53 Marehan clan militiamen.

The almost daily clashes between government forces and insurgents have claimed at least 6000 lives in the past year alone.

28/08/08 (B462-B) XINHUA / Somalie : deux morts dans une attaque à la grenade contre la maison d’un député

Deux personnes ont été tuées dans une attaque à la grenade contre une maison d’un député dans le sud de la ville de Baïdoa, dont l’un des fils de ce député somalien qui a échappé de l’attaque, ont rapporté mercredi des médias locaux.

La maison de Mohamed Hussein Rage a été attaquée par deux grenades lançées par des bandits inconnus qui se sont enfuis après leur lancement à l’intérieur de la maison, tuant un fils de Rage et un des gardes du corps, a rapporté la Radio de Shabelle à Mogadiscio.

M. Rage a accusé les groupes armés d’avoir lutté contre le gouvernement transitoire somalien et la présence des forces étrangères en Somalie est derrière les attaques, qui connaissent actuellement une augmentation à Baïdoa, le siège du parlement.

Parallèlement, une autre attaque à la grenade a été lançée mardi contre la résidence de Mohamed Omar Dalha, vice-président du parlement et Osman Ali Hassan, un membre du parlement. Personne n’a été blessé dans cette attaque selon des reportages.

Les combattants islamistes déclenchent des attaques contre leurs cibles à Baïdoa, à 250 km de l’ouest de Mogadiscio, où siège le parlement depuis deux ans.

La ville retrouve une sécurité relative par rapport à la capitale somalienne où l’insurgence depuis 18 mois contre le gouvernement somalien de transition se poursuit.

Les députés espèrent organiser un débat sur une motion déposée par environ 80 membres du parlement qui cherchent à faire démissionner le Premier ministre Nur Hassan Hussein pour détournement de fonds du gouvernement.

28/08/08 (B462-B) Press TV / De récents combats entre les islamistes et les forces somaliennes causent la mort de 42 personnes dont des femmes et des enfants. Fresh Somalia clashes claim 42 lives

Fresh clashes involving Somali troops and anti-government forces has claimed the lives of at least 42 people in south of capital Mogadishu.

Somali government soldiers attacked more than six different positions in south Mogadishu in an attempt to uproot anti-government fighters from the area.

In Hodon district, more than 10 civilians, including a mother and her five children were slain, as rockets hit their houses, witnesses told Press TV correspondent in Mogadishu on Wednesday.

Unconfirmed reports say that around 11 soldiers have also lost their lives in the same district.

In another attack on Kuliyada street, armed men hit a military vehicle with Bazooka rockets, killing at least 15 Somali soldiers and seriously injuring more than 16 others.

Meanwhile, six other government soldiers were also found dead in Tarbunka square, while massive explosions forced hundreds of civilians to flee their homes from the Somali capital.

Conflict-torn Somalia, lacking a functioning government since the 1991 ouster of dictator Mohamed Siad Barre, has seen thousands of people die in the unrest which has displaced thousands more

28/08/08 (B462-B) Radio-Trottoir – Fathi, CEMA, en mission urgente en Iran … Aucune hypothèse n’est à écarter. (Correspondant)

Il y a quelques heures à peine, Fathi, le Grand général est parti pour l’Iran, en mission guelléenne officielle mais secrète. A l’heure, je n’ai pas encore pu obtenir les objectifs de la mission, mais je ne désespère pas de les obtenir rapidement auprès de mes informateurs du Palais de l’Escale.

En attendant d’avoir des précisions de la part des fonctionnaires bien informés, je vous informe que la rumeur prétend déjà qu’IOG souhaite opérer un rapprochement avec ce pays relativement isolé sur le plan international, de façon, dit-on, à obtenir les armes qui lui manquent, non seulement pour livrer ses propres clients (trafic d’armes, etc..) mais aussi pour renforcer l’AND, dont les pertes sont beaucoup plus lourdes que toute ce que vous aviez pu publier auparavant.

La débâcle de Ras Doumeira aurait pu causer globalement des pertes en matériel et en homme de l’ordre de 30 % des effectifs totaux. Les Erythréens ont frappé très fort … plus fort que ne l’a dit IOG … !

Mais si ce n’est pas pour négocier des armes, que pourrait bien négocier Fathi à Téhéran : des crèmes chocolatées ou des Corans tout neuf dont l’enseignement aurait besoin pour assurer la rentrée scolaire dans de bonnes conditions. A mon avis, pour l’heure, aucune hypothèse ne devrait être écartée.

28/08/08 (B462-B) AFP / Somalie: fronde sans précédent des députés contre le président Yusuf.

Des dizaines de députés somaliens ont hué jeudi à Baïdoa (sud) leurs dirigeants, dont le président Abdullahi Yusuf Ahmed, dans le premier incident du genre depuis la mise en place du Parlement de transition en 2004, ont rapporté à l’AFP des députés et des témoins.

« Nous ne voulons pas vous écouter, les députés n’ont besoin d’aucune de vos déclarations », ont crié des dizaines de députés à l’attention du président, du Premier ministre Nur Hassan Hussein et du président du Parlement Aden Mohamed Nur à Baïdoa (250 km au nord-ouest de Mogadiscio), siège du Parlement.

MM. Yusuf et Nur avaient l’intention de présenter le contenu d’un accord qu’ils avaient conclu mardi dans la capitale éthiopienne Addis Abeba visant à mettre fin à leurs différends persistants depuis des mois.

Après une trentaine de minutes de protestations virulentes, une majorité de députés les a autorisés à s’exprimer, pour quelques minutes seulement, avant que la séance ne soit levée dans la confusion.

C’est la première fois que le président Yusuf est hué de cette façon par une majorité de députés depuis la mise en place de ce Parlement, un incident qui reflète la défiance croissante des Somaliens pour leurs dirigeants incapables d’améliorer le quotidien désastreux de leur population.

28/08/08 (B462-B) Réconciliation entre le Président du GNT et son Premier Ministre après 10 jours de négociation à Addis Abeba (Info lectrice – 2 dépêches)

_________________________________ Afrique-en-ligne

Les Somaliens signent un accord de réconciliation

Les principaux dirigeants de la Somalie on signé mardi, à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, un accord de réconciliation visant à mettre un terme à la période de frictions qui a failli provoquer l’effondrement du Gouvernement fédéral de transition (TFG) du président Abdullahi Yusuf Ahmed.

A l’issue de la médiation effectuée par l’Union africaine (UA), l’Autorité intergouvernementale de Développement (IGAD) et le gouvernement éthiopien, le président Ahmed, le président du Parlement somalien Sheikh Adan Madobe et le Premier ministre Nur Hassan Adde ont conclu un accord et se sont engagés à promouvoir le processus de réconciliation nationale.

Il reste au TFG, mis en place aux termes de la Charte fédérale de transition signée en 2004 au Kenya, une année pour boucler son mandat.

Résumant les principaux points de l’accord, le président Abdallahi a affirmé que les échanges de vues qui ont eu lieu à Addis-Abeba au cours des 10 derniers jours se sont notamment focalisés sur la Charte fédérale de transition, les institutions administratives et financières, la réforme du secteur de la sécurité et la mise en oeuvre de la Feuille de route de la transition politique.

“Nous sommes convenus que la Charte fédérale de transition, la loi fondamentale du pays, est un instrument auquel il convient d’adhérer et qui doit être respecté en tous temps”, a déclaré le président à l’occasion de la cérémonie de signature, qui a enregistré la présence du vice-président de la Commission de l’UA, Erastus Mwencha, du chef de la diplomatie éthiopienne Seyoum Mesfin et de membres du corps diplomatique basés à Addis- Abeba.

Selon cet accord, le projet de budget de la Somalie doit être soumis à l’approbation du Parlement fédéral de transition dans un délai de 15 jours. Ledit délai court à partir de mardi (26 août).

En outre, le président Abdullahi a encore affirmé que les dirigeants des Institutions fédérales de transition (TFI) ont convenu de réformer et de réorganiser le secteur de la sécurité de la Somalie, les services de l’armée, de la police et des renseignements, notamment aux niveaux du commandement et de la tutelle.

“Nous soutenons pleinement la mise en oeuvre de l’accord signé en juin 2008, sous l’égide du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en Somalie, entre le TFG et l’Alliance pour le re-libération de la Somalie (ARS, opposition).

“A ce sujet, nous condamnons la récente violation du cessez-le- feu et la prise de la ville portuaire de Kismayu par les éléments extrémistes de l’opposition”, a encore affirmé le président Abdallahi, appelant l’ensemble du peuple somalien à promouvoir la paix, l’unité et l’harmonie dans le pays.

Il a ensuite remercié la communauté internationale du soutien qu’elle a apporté au peuple somalien pendant cette période difficile.

Le président Abdallahi a appelé le Conseil de sécurité des Nations unies et les membres de la communauté internationale à respecter les engagements pris vis-à-vis de la Somalie, notamment pour ce qui concerne le déploiement d’une force internationale de stabilisation dans ce pays de la Corne de l’Afrique.

Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères de l’Ethiopie a expliqué que l’engagement pris par les dirigeants somaliens de travailler ensemble ravive, chez les soutiens extérieurs de la Somalie, l’espoir qu’il mettra un terme aux divergences entre les responsables du TFG.

Il a indiqué que l’accord devrait leur permettre de se concentrer sur les activités nécessaires à la finalisation de la période de transition du TFG, dont le mandat expire dans tout juste un an.

« La mise en oeuvre de cette feuille de route à laquelle nous avons tous adhéré, devrait, nous l’espérons, renforcer la confiance du peuple somalien dans les TFI de la Somalie”, a fait valoir M. Seyoum, tout en rappelant que lorsque les dirigeants somaliens étaient arrivés en Ethiopie, il y a dix jours, “l’existence même du TFG était profondément remise en cause”.

Il a ensuite ajouté: “Nous savons tous que les tiraillements entre membres d’un gouvernement existent dans tous les pays, mais dans une situation comme celle que vit la Somalie, ces tiraillements ne peuvent être que critiques et poser de très graves problèmes.

“Ils se sont aujourd’hui engagés à faire des efforts mutuels pour travailler ensemble. Ils ont réalisé qu’ils ont besoin les uns des autres s’ils veulent mener à bon terme la période de transition et faire de telle sorte que les espoirs suscités par l’accord de Djibouti se concrétisent”.

Malgré les attentes nées de ce nouvel accord, M. Seyoum a expliqué qu’il ne serait pas surpris de voir la communauté internationale se montrer sceptique quant à la possibilité de leur mise en application et à leur durabilité et à la possibilité, pour la Somalie, de retrouver la cohésion.

Selon les analystes, l’accord de Djibouti dispose de grands atouts pour favoriser une avancée spectaculaire sur la voie de la paix en Somalie, étant donné qu’il crée un cadre pour l’approfondissement de la réconciliation en élargissant l’espace d’intégration, mais il faut pour cela que les dirigeants du TFG se montrent unis.

Toujours de l’avis de M. Seyoum, le TFG n’a pas comblé les attentes placées en lui par les partenaires qui ont mis à sa disposition des ressources matérielles, financières et humaines.

Appelant à un renforcement de l’aide internationale à la Somalie, le ministre s’est dit persuadé que la situation évoluera de manière positive.

Il a regretté que le TFG n’ait pas reçu toute l’assistance attendue et méritée.

La mise en oeuvre de la Charte de transition de la Somalie dépend de l’efficacité de ses institutions fédérales de transition. Cependant, il sera difficile de restaurer une paix durable et de réaliser une véritable réconciliation nationale sans un appui effectif de la communauté internationale.

________________________________ XINHUA

Somalie : plus aucun différend entre le président et le PM

Le président somalien Abdullahi Yusuf Ahmed a déclaré mercredi que les différends entre lui et le Premier ministre Nur Hassan Hussein ont été éliminés, à l’issue de plus d’une semaine d’entretiens par la médiation des autorités éthiopiennes à Addis-Abéba.

Le président somalien, accompagné du Premier ministre et du président du Parlement national somalien, est arrivé mercredi dans la ville fortement sécurisée de Baidoa (sud), siège du Parlement national de transition.

« Nous avons résolu tout différend entre le Premier ministre et moi, comme vous le voyez nous sommes venus ici (Baidoa) ensemble », a confié aux journalistes M. Yusuf, depuis sa résidence à Baidoa, située à 250 km du sud-ouest de Mogadiscio.

Le chef d’Etat a également condamné les récents attentats contre les maisons de députés, dont celle du président par intérim du Parlement. Un fils et un garde du corps d’un député ont été tués mardi soir lors d’un attentat à la grenade.

Les désaccords entre les deux importants responsables somaliens se sont exacerbés le mois dernier après que M. Hussein eut limogé le maire de Mogadiscio, un proche allié du président, ayant retrouvé son poste par un décret présidentiel indiquant que la décision du Premier ministre était anticonstitutionnelle.

Des ministres pro-président du cabinet de M. Hussein ont démissionné, l’accusant d’incompétence et d’abus de fonds publics.

Les deux dirigeants informeront jeudi le Parlement national somalien de leur accord, dont le contenu n’a pas encore été officiellement publié.

Les députés somaliens devront procéder à des discussions et à un vote sur une motion soumise par 80 députés, tentant de destituer le Premier ministre pour de prétendus détournements de fonds gouvernementaux.