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08/06/2015 (Brève 463) RFI / Djibouti: arrestations autour de l’accueil d’une chanteuse populaire

Lien avec l’original : http://www.rfi.fr/afrique/20150608-djibouti-arrestations-marge-accueil-une-chanteuse-populaire/

A Djibouti, ils étaient des centaines, ce samedi, pour accueillir Nima Djama Miguil, une chanteuse populaire qui était réfugiée au Canada depuis cinq ans. Pour son retour, les partis d’opposition, réunis autour de l’Union pour le salut national (USN), avaient appelé à se rassembler.

Ils ont entamé des chansons engagées de l’artiste, mais les forces de l’ordre sont intervenues et 12 personnes (10 femmes et deux jeunes) ont été interpellées. L’USN estime qu’il s’agit là d’une violation de la liberté d’expression.

05/09/08 (B463-B) Cyberpress (CA) avec AFP / Somalie: l’ONU se redit prête à envisager une force de maintien de la paix

Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est félicité jeudi du récent accord de paix inter-somalien et s’est à nouveau dit prêt à envisager, le moment venu, l’envoi d’une force de maintien de la paix en Somalie.

Le Conseil a adopté à l’unanimité une déclaration réaffirmant sa disposition à «envisager, en temps utile, la création d’une opération de maintien de la paix qui prendrait la suite de l’Amisom (force de l’Union africaine en Somalie), à condition que le processus politique ait avancé et que la situation sur le terrain se soit améliorée sur le plan de la sécurité.»

Le Conseil a évoqué les plans conditionnels du secrétaire général, Ban Ki-moon, pour la Somalie. Il a appelé M. Ban à préciser ces plans et à «lui présenter, en consultation avec les parties et les autres acteurs concernés, une description détaillée et complète sur la faisabilité de la mise en place d’une force multinationale, son mandat et les missions qui en découlent.»

Il a demandé au chef de l’ONU de «recenser les ressources financières, en personnels, matériel et services nécessaires, et de solliciter d’urgence les Etats susceptibles de les fournir».

Le Conseil de sécurité avait approuvé en août le renouvellement pour six mois du mandat de l’Amisom, décidé le 1er juillet à Charm-el-Cheikh (Egypte) par le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), remettant à plus tard son éventuel remplacement par une force de l’ONU, souhaité par l’UA.

La Somalie, pays de la Corne de l’Afrique, est en guerre civile depuis 1991. Des troupes éthiopiennes y sont actuellement déployées, en soutien au gouvernement somalien qui combat les insurgés islamistes qui lancent des attaques quasi-quotidiennes notamment à Mogadiscio, la capitale.

L’Amisom est déployée depuis mars 2007 à Mogadiscio mais est en sous-effectif et sous-financée.

05/09/08 (B463-B) XINHUA / Un navire égyptien détourné au large de la Somalie

Des pirates somaliens ont détourné un navire égyptien au large de la Somalie, ont rapporté jeudi des médias locaux.

Des pirates armés ont attaqué mercredi soir le navire au large de la Corne de l’Afrique et l’ont détourné vers le village côtier d’Eyl, au centre de la Somalie, un bastion des pirates, a précisé la radio locale Shabelle, citant des responsables de la région du nord-est de la Somalie.

Ce bateau piraté, dont le modèle et le nombre de marins ou passagers à bord n’ont pas été identifiés pour l’instant, est censé porter un drapeau égyptien, selon des informations médiatiques.

Une trentaine de navires, dont onze ont été détournés ces deux mois derniers, ont été attaqués cette année au large de la Corne de l’Afrique.

05/09/08 (B463-B) Garowe On Line / Une délégation ministérielle du Puntland, sous la direction du Ministre des ressources minérales part à la rencontre des pirates qui détiennent une dizaine de navires étrangers, dans une ville côtière, pour ouvrir le dialogue et éviter tout risque de confrontations violentes. Somalia: Puntland officials ‘plan to meet’ pirates (En Anglais – Info lecteur)

Government officials in Somalia’s northeastern state of Puntland have visited a coastal town, where Somali pirates are holding 10 foreign vessels for ransom, Radio Garowe reported Thursday.

Hassan "Allore" Osman, Puntland’s minerals minister, led a government delegation to Eyl that included deputy police commissioner Mohamed Haji Aden to open talks with pirates, who are demanding US$9 million ransom payment to free the vessels, according to Reuters.

Eyl Deputy Mayor Ali "Irro" Farah, who spoke with Radio Garowe, said the Puntland government officials "plan to meet" with the pirates in order to avoid a violent confrontation.

He dismissed rumors that Minister Allore has already met with the pirates, but confirmed that a committee had been established to hold direct talks with the pirates regarding the release of the ships.

On Thursday, pirates reportedly hijacked an Egyptian ship. Locals in Eyl say they are unable to defend their town from the heavily-armed pirates, while the Puntland administration is accused of having links to piracy.

05/09/08 (B463-B) IOL avec AFP : Une bombe explose en Ethiopie, dans un bar, à proximité d’un arrêt de bus : 4 morts et 24 blessés / Bomb explodes in Ethiopia (En Anglais – Info lecteur)

Addis Ababa – A bomb explosion killed four people and wounded 24 others in the Ethiopian capital on Wednesday, police said.

The explosion went off in a bar near Addis Ababa’s main bus terminal, Deputy Police chief Tesfaye Meresa said.

It was not clear who was behind the blast, but Tesfaye said "police have launched search to track down on suspects," state-run Ethiopian News Agency quoted him as saying.

Ethiopia has repeatedly accused its neighbour Eritrea of supporting those behind the bomb attacks that have rocked the country in the past, but Asmara has denied the charges.

Relations between Asmara and Addis Ababa have been frosty since they fought a devastating 1998-2000 border war that claimed tens of thousands of lives on both sides. The dispute is yet to be resolved.

05/09/08 (B463-B) Le Figaro avec AFP / Afrique : 3 millions d’enfants en danger (Info lectrice)

Trois millions d’enfants sont en danger de mort ou risquent de tomber gravement malades dans la Corne de l’Afrique, en raison des effets combinés de la sécheresse, des conflits et de l’augmentation des prix des denrées alimentaires, a averti l’Unicef dans un communiqué.

"Trois millions d’enfants dans cette région aride et marginalisée sont en danger de mort, de maladie ou font face aux conséquences à long terme de la malnutrition. Ils représentent une large proportion des 14 millions de personnes sévèrement touchées dont le nombre est sur une trajectoire ascendante alarmante", estime le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef).

Plusieurs agences humanitaires de l’ONU et ONG ont tiré la sonnette d’alarme ces dernières semaines, toutes estimant à 14 millions le nombre de personnes menacées par de graves pénuries alimentaires en Afrique de l’Est.

La sécheresse vient s’additionner "aux pires violences" que la région ait connues depuis plusieurs années en Somalie et dans "certaines parties de l’est de l’Ethiopie", ainsi qu’à la flambée des prix des denrées alimentaires (+ 200% ces huit derniers mois dans les régions les plus affectées), explique l’Unicef.

"Des politiques nationales énergiques sont indispensables à cette étape critique et des financements internationaux supplémentaires doivent rapidement être mobilisés. Les risques encourus par les enfants et leurs familles sont immenses et le temps nous est compté pour les endiguer", a déclaré le directeur régional de l’Unicef pour l’Afrique de l’Est et Australe, Per Engebak.

"La sécurité (des travailleurs humanitaires) représente une complication majeure" dans de nombreuses zones de la Corne, a souligné M. Engebak.

En Somalie, les travailleurs humanitaires, locaux et étrangers, ont été ces derniers mois la cible croissante d’attaques meurtrières ou d’enlèvements. Six chauffeurs somaliens travaillant pour le Programme alimentaire mondial (PAM) en Somalie ont ainsi été tués depuis début 2008.

Selon l’ONU, quelque 3,2 millions de Somaliens, soit environ 40% de la population, nécessiteront une aide humanitaire d’ici la fin de l’année, soit une augmentation de 77% depuis janvier 2008.

05/09/08 (B463-B) Le Monde avec AFP et Reuters / La marine française est prête à intervenir contre des pirates au large de la Somalie (Info lectrice)

La marine française est prête à intervenir "dans les délais les plus brefs" après la prise en otage par des pirates, mardi 2 septembre, au large des côtes de la Somalie, d’un voilier, le Carré-d’as-IV, à bord duquel se trouvent deux Français. Des commandos stationnés à Djibouti, où la France dispose d’une base importante, ont été mobilisés tandis que la frégate légère Le Courbet croise dans le golfe d’Aden, a indiqué, jeudi à Paris, le porte-parole de l’état-major des armées, le capitaine Christophe Prazuck.

Le Courbet appartient à la force multinationale d’intervention, forte de douze bâtiments, qui patrouille dans la région pour lutter contre la piraterie maritime, très importante dans la zone.

Parti d’Australie, le Carré-d’as-IV, propriété d’un couple de Français, faisait route vers La Rochelle lorsqu’il a été intercepté par des pirates qui s’en sont emparés sans violence. Depuis, selon des informations non confirmées, le voilier ferait route vers le village côtier d’Eyl, dans la région autonome du Puntland, au nord de la Somalie. D’autres navires seraient au mouillage à Eyl dans l’attente du versement d’une rançon.

Le responsable du bureau kényan du Programme d’assistance aux marins a fait état, jeudi dans un communiqué, d’une demande de rançon d’un million de dollars en échange de la libération des otages et du yacht.

Nombreuses dans la région, les prises d’otages se soldent en général par le versement d’une rançon. Ce fut le cas en avril lors de la prise en otage d’un autre voilier battant pavillon français, Le Ponant. Mais l’opération, cette fois, s’était accompagnée d’une opération musclée des forces françaises. Elle s’était soldée par l’arrestation de six pirates et la récupération d’une partie de la rançon.

Depuis, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une résolution qui autorise l’entrée de navires de guerre dans les eaux territoriales somaliennes pour traquer les pirates. – (AFP, Reuters.)

05/09/08 (B463-B) M6 / Somalie : les otages « vont bien »

Des nouvelles rassurantes des deux otages, qui se trouvent à bord du "Carré d’As, un navire intercepté par des pirates au large des côtes somaliennes. Ils seraient en bonne santé, selon leurs enfants. Ces deux Français, sont un couple originaire de Tahiti.

Jean-Yves Delanne est retraité de l’Office des Postes et Télécommunications, et son épouse, Bernadette, est retraitée de la Banque de Polynésie. Tous les deux passionnés de voile, ils convoyaient le voilier de 16 mètres, depuis l’Australie jusqu’à La Rochelle. Sur une radio tahitienne, la fille du couple a indiqué avoir parlé à son père par téléphone. Les pirates ont simplement exigé que leur conversation se tienne en anglais pour qu’ils puissent comprendre. Jean-Yves Delanne a eu juste le temps de rassurer ses enfants, et de dire que ses ravisseurs étaient "plutôt sympas".

Le "Carré d’as" a été pris d’assaut mardi vers 18 heures, dans la zone du golfe d’Aden, au large des côtes somaliennes. Les pirates ont obligé le couple Delanne à faire route vers le village côtier d’Eyl, fréquemment utilisé comme repaire. Depuis, le responsable du bureau kenyan du Programme d’assistance aux marins, a fait état d’une demande de rançon d’1 million de dollars en échange de la libération des otages Français. Pour sa part, l’armée française a affirmé être prête à une éventuelle "mission" de sauvetage.

Les côtes somaliennes sont la plus importante zone de piraterie au monde. De telles prises d’otages y sont fréquentes : les gangs de pirates s’emparent des cargaisons ou obtiennent le paiement de rançons en échange des équipages détenus. Rien que pendant le mois d’août, huit attaques de ce genre ont été signalées dans la région.

En avril dernier, la prise d’otages sur le navire français "Le Ponant", avait suscité beaucoup d’inquiétude. Ce voilier de luxe avait été intercepté par des pirates alors qu’il transportait 30 matelots, dont 22 Français. Des moyens militaires importants, ainsi qu’une équipe du GIGN de la région parisienne avaient été envoyés sur place. Après plus d’une semaine de négociations, et le paiement d’une rançon dont le montant pourrait avoir atteint 2 millions de dollars, tous les membres d’équipage avaient été libérés sans incident.

Les commandos-marines avaient réussi à interpeller six des douze pirates. Transférés en France, ils ont été mis en examen pour "arrestation et séquestration de plusieurs personnes comme otages en vue d’obtenir une rançon", "vols" et "recels", le tout commis en bande organisée. Des crimes passibles de la prison à vie.