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08/06/2015 (Brève 463) RFI / Djibouti: arrestations autour de l’accueil d’une chanteuse populaire

Lien avec l’original : http://www.rfi.fr/afrique/20150608-djibouti-arrestations-marge-accueil-une-chanteuse-populaire/

A Djibouti, ils étaient des centaines, ce samedi, pour accueillir Nima Djama Miguil, une chanteuse populaire qui était réfugiée au Canada depuis cinq ans. Pour son retour, les partis d’opposition, réunis autour de l’Union pour le salut national (USN), avaient appelé à se rassembler.

Ils ont entamé des chansons engagées de l’artiste, mais les forces de l’ordre sont intervenues et 12 personnes (10 femmes et deux jeunes) ont été interpellées. L’USN estime qu’il s’agit là d’une violation de la liberté d’expression.

05/09/08 (B463-B) RTD / Le trafic ferroviaire djibouto-éthiopien reprendra bientôt du service. (Info et commentaires d’un lecteur)

_____________________________________ Note d’un lecteur

Les Djiboutiens considèrent que le tragique accident de car aurait pu être évité si la liaison ferroviaire n’avait pas été interrompue brutalement, privant les malheureuses victimes d’un moyen de retour, qui soit moins dangereux.

Cette annonce de la reprise du trafic est uniquement motivée par le souhait de rassurer la population, mais il n’y a rien de concret derrière. Tout laisse penser que Guelleh prépare le transfert de concession à ses amis de Dubaï, mais il va laisser "pourrir" pendant quelque temps afin de laisser croire qu’il n’y a plus d’autre alternative et que c’est un miracle …

Dans les faits, même si la route remplit son rôle, les Ethiopiens peuvent difficilement faire une croix sur le train, qui est une solution adaptée au transport de leurs marchandises depuis le port de Djibouti, qui est de loin, leur principal centre d’accès à la mer.

________________________________________ RTD

Le trafic ferroviaire djibouto-éthiopien reprendra bientôt du service

La compagnie du chemin de fer djibouto-éthiopien (CDE) a répondu aujourd’hui aux propos donnant lieu à la constatation récente du freinage systématique des activités du trafic ferroviaire.

Le directeur commercial Ahmed Doualeh Absieh s’est exprimé sur cette question.

Le directeur commercial du chemin de fer djibouto-éthiopien Ahmed Doualeh Absieh a fait une large mise au point sur le freinage des activités du trafic ferroviaire en indiquant que les choses se sont bloquées du côté de nos confrères éthiopiens du chemin de fer et non pas des autorités éthiopiennes.

Ahmed Doualeh a affirmé que le directeur général, qui siège à Addis Abeba, a conclu des contrats avec une société italienne qui travaille déjà sur le remplacement des rails du train qui va de Djibouti à Addis Abeba.

Il a déclaré que le responsable du bureau du chemin de fer à Addis Abeba n’a pas considéré la partie Djiboutienne des accords bilatéraux et a agit d’une manière isolée.

Il a ajouté qu’ils ont, de leur côté, rejeté cette mauvaise initiative de la part des responsables éthiopiens du bureau CDE d’Addis Abeba.

Il a souligné que ce sont ces mauvaises décisions qui ont entravé, ces derniers temps, les activités du trafic ferroviaire et qu’ils n’ont rien cru des propos citant que le trafic ferroviaire s’est arrêté.

Il a affirmé et reconnu qu’il y’a un freinage des activités mais jamais un arrêt en ajoutant que les discussions se poursuivaient et que le train reprendra normalement ses activités.

Ahmed Doualeh a conclu ses propos en disant que le chemin de fer djibouto-éthiopien est le plus ancien de l’Afrique subsaharienne.

05/09/08 (B463-B) WIC / Djibouti remet à la Croix rouge internationale, 26 prisonniers de guerre détenus depuis les affrontements sanglants de Ras Doumera. – 5 prisonniers capturés lors des combats et 21 déserteurs érythréens qui se seraient rendus dans les jours qui ont suivi. Un seul officier et les 20 autres sont des appelés. L’Erythrée devrait remettre ensuite les prisonniers djiboutiens via le Quatar / Djibouti turns over 26 Eritreans to ICRC (En Anglais – Info lecteur et ses précisions à la fin)

Djiboutian authorities handed over 26 Eritreans to the International Committee of the Red Cross (ICRC) who had been under their custody since the June military clashes between Eritrea and Djibouti, according to Awate – Gedab News.

Of the 26 Eritreans, five were wounded and captured in the June 10-11 clash. The rest, 21 conscripts, surrendered to Djibouti in the days following the military clash.

With the exception of Captain Mehari, who is an officer in the Eritrean army, the other prisoners are all Eritrean conscripts.

Meanwhile, Eritrea holds fifteen prisoners of war from the Djiboutian army and it is unclear whether these were turned over to the ICRC.

The Eritrean government had earlier offered to exchange its prisoners with those held by Djibouti and the state of Qatar had been involved in the initiative. But Djibouti refused the offer and opted to use the conventional approach with the Red Cross.

Gedab News has also learned that there are scores of Oromo and Ogaden detainees in Djibouti who escaped from their training camps in Eritrea close to the Djibouti-Eritrea border area. Eritrea hosts Ethiopian Oromo and Ogaden opposition groups.

Meanwhile, Eritrea has finally given its permission to the UN fact finding mission to visit Eritrea with one caveat: the mission has to fly directly from New York.

Eritrea has indicated it will not receive any delegation if it flies from either Djibouti or any other Middle Eastern country.

Eritrea had previously rejected fact-finding visits from the African Union (AU) and the League of Arab States (Arab League.)

_______________________________ Précision de notre lecteur

Selon les informations que j’ai pu obtenir, la majorité des 26 Erythréens remis à la Croix Rouge, seraient non pas des appelés, mais des travailleurs manuels, des gardiens ou des bergers etc. originaires de la region d’Obock et membres de la communauté Afar.

En effet, au lendemain des combats, le SDS avait commencé à pourchasser et à arrêter tous les immigrés Erythréens de la région afin de montrer à la communauté internationale que l’AND avait été capable de faire des prisonniers pendant les combats et probablement de disposer d’une monnaie d’échange pour récupérer les véritables soldats djiboutiens qui ont été capturés par l’adversaire …. et dont on nous cache le nombre exact … Est-il si important ?

05/09/08 (B463-B) BBC : la Malaisie envoie 3 bâtiments de sa marine de guerre pour protéger les navires marchands des attaques de pirates. Malaysia deploys navy to Somalia (En Anglais – Info lecteur)

Malaysia is sending three navy ships to the coast of Somalia to protect merchant vessels from piracy.

The ships, carrying troops and helicopters, are expected to begin patrolling in the Gulf of Aden in the next few days.

Two Malaysian tankers from the shipping line MISC Berhad were seized last month by Somali pirates.

The seas off Somalia, close to busy shipping routes, have some of the highest rates of piracy in the world.

The country has been without a functioning central government for 17 years and has suffered from continual civil strife.

Malaysian Deputy Prime Minister Najib Razak said the ships being deployed would provide protection for five MISC Berhad vessels, and would not launch rescue operations.

Counting ships

Officials in the semi-autonomous Somali region of Puntland say the ships are being held at the port of Eyl, a lawless outpost controlled by gangs.

Puntland’s minister for mines, who is leading a delegation to investigate the hijackings, told the BBC Somali Service from a hill overlooking the port that he could count eight captured vessels.

He said another two were reported to be on their way to Eyl.

The delegation had spoken to local elders, he said, but it had not approached the pirates.

The latest vessel to be hijacked was an Egyptian ship which was reported missing on Thursday.

Earlier this week a French sailing boat with two crew was seized.

Pirates holding that boat are reportedly seeking a ransom of more than $1m (£0.56m).

Puntland’s ports minister said after the capture of the French boat that pirates in the region were well-armed and employ a lot of people.

He said there was little co-ordination between those trying to tackle them.

In June, the UN Security Council voted to allow countries to send warships into Somalia’s waters to tackle the pirates, but the ports minister complained that international vessels "don’t intervene".

05/09/08 (B463-B) XINHUA / Plus de 30 navires détournés au large de la côte somalienne cette année.

Plus de 30 navires ont été attaqués cette année, la plupart d’entre eux au large de la côte somalienne de Puntland, faisant de cette étendue du littoral l’une des places les plus dangereuses au monde, a déclaré jeudi un responsable régional maritime.

Le détournement le plus récent a eu lieu mercredi lorsque les pirates ont saisi un yacht français Carre D’as et son équipage.

Andrew Mwangura, coordonnateur du programme d’assistance marine de l’Afrique de l’Est, a déclaré que le navire aurait eu à transporter des touristes le long de la partie côtière du pays de la corne de l’Afrique. Le navire allait à destination de Eyl, une ancienne région de pêche devenue maintenant une base pour les pirates qui lancent des attaques contre les navires étrangers.

Selon les informations provenant de la Somalie et reçues à Nairobi, les bandits armés demandent plus d’un million de dollars américain comme rançon pour libérer le yacht, a affirmé Mwangura dans un communiqué.

Les attaques armées contre les bateaux de pêche, les cargos et les yachts le long de la côte somalienne ont connu une montée fulgurante ces derniers mois et les étrangers, susceptibles d’être échangés contre d’énormes rançons, constituent les cibles fréquentes.

Mwangura a affirmé que les bandits armés somaliens détiennent actuellement 159 membres des équipages de neuf navires de haute mer.

"Nous sommes informés que des négociations pour libérer le bateau allemand ont échoué, mais celles concernant les bateaux japonais sont en bonne voie, le principal obstacle est comment transférer le montant exigé", a-t-il conclu.

05/09/08 (B463-B) Cyberpress (CA) avec AFP / Somalie: l’ONU se redit prête à envisager une force de maintien de la paix

Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est félicité jeudi du récent accord de paix inter-somalien et s’est à nouveau dit prêt à envisager, le moment venu, l’envoi d’une force de maintien de la paix en Somalie.

Le Conseil a adopté à l’unanimité une déclaration réaffirmant sa disposition à «envisager, en temps utile, la création d’une opération de maintien de la paix qui prendrait la suite de l’Amisom (force de l’Union africaine en Somalie), à condition que le processus politique ait avancé et que la situation sur le terrain se soit améliorée sur le plan de la sécurité.»

Le Conseil a évoqué les plans conditionnels du secrétaire général, Ban Ki-moon, pour la Somalie. Il a appelé M. Ban à préciser ces plans et à «lui présenter, en consultation avec les parties et les autres acteurs concernés, une description détaillée et complète sur la faisabilité de la mise en place d’une force multinationale, son mandat et les missions qui en découlent.»

Il a demandé au chef de l’ONU de «recenser les ressources financières, en personnels, matériel et services nécessaires, et de solliciter d’urgence les Etats susceptibles de les fournir».

Le Conseil de sécurité avait approuvé en août le renouvellement pour six mois du mandat de l’Amisom, décidé le 1er juillet à Charm-el-Cheikh (Egypte) par le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), remettant à plus tard son éventuel remplacement par une force de l’ONU, souhaité par l’UA.

La Somalie, pays de la Corne de l’Afrique, est en guerre civile depuis 1991. Des troupes éthiopiennes y sont actuellement déployées, en soutien au gouvernement somalien qui combat les insurgés islamistes qui lancent des attaques quasi-quotidiennes notamment à Mogadiscio, la capitale.

L’Amisom est déployée depuis mars 2007 à Mogadiscio mais est en sous-effectif et sous-financée.

05/09/08 (B463-B) XINHUA / Un navire égyptien détourné au large de la Somalie

Des pirates somaliens ont détourné un navire égyptien au large de la Somalie, ont rapporté jeudi des médias locaux.

Des pirates armés ont attaqué mercredi soir le navire au large de la Corne de l’Afrique et l’ont détourné vers le village côtier d’Eyl, au centre de la Somalie, un bastion des pirates, a précisé la radio locale Shabelle, citant des responsables de la région du nord-est de la Somalie.

Ce bateau piraté, dont le modèle et le nombre de marins ou passagers à bord n’ont pas été identifiés pour l’instant, est censé porter un drapeau égyptien, selon des informations médiatiques.

Une trentaine de navires, dont onze ont été détournés ces deux mois derniers, ont été attaqués cette année au large de la Corne de l’Afrique.

05/09/08 (B463-B) Garowe On Line / Une délégation ministérielle du Puntland, sous la direction du Ministre des ressources minérales part à la rencontre des pirates qui détiennent une dizaine de navires étrangers, dans une ville côtière, pour ouvrir le dialogue et éviter tout risque de confrontations violentes. Somalia: Puntland officials ‘plan to meet’ pirates (En Anglais – Info lecteur)

Government officials in Somalia’s northeastern state of Puntland have visited a coastal town, where Somali pirates are holding 10 foreign vessels for ransom, Radio Garowe reported Thursday.

Hassan "Allore" Osman, Puntland’s minerals minister, led a government delegation to Eyl that included deputy police commissioner Mohamed Haji Aden to open talks with pirates, who are demanding US$9 million ransom payment to free the vessels, according to Reuters.

Eyl Deputy Mayor Ali "Irro" Farah, who spoke with Radio Garowe, said the Puntland government officials "plan to meet" with the pirates in order to avoid a violent confrontation.

He dismissed rumors that Minister Allore has already met with the pirates, but confirmed that a committee had been established to hold direct talks with the pirates regarding the release of the ships.

On Thursday, pirates reportedly hijacked an Egyptian ship. Locals in Eyl say they are unable to defend their town from the heavily-armed pirates, while the Puntland administration is accused of having links to piracy.