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13/06/2015 (Brève 465) Ce samedi, manifestation à Paris devant l’ambassade à l’appel de l’USN pour dénoncer la vague d’arrestations arbitraires, les ratissages dans le Nord et surtout après six mois, le constat que Guelleh n’appliquait pratiquement aucune des clauses des accords de décembre 2014

A l’appel de l’USN un groupe de manifestants s’est rassemblé samedi 13 juin 2015 à proximité de l’Ambassade de Djibouti à Paris. Maki Houmegaba a assuré l’animation et après avoir rappelé les objectifs de cette action, les participants ont repris en choeur de nombreux slogans pour dénoncer la dictature, la violation des droits de l’homme, les arrestations arbitraires et le refus de mettre en place la CENI indépendante.

Manifestation à Paris contre la dictature à Djibouti

Puis Jean-Loup Schaal, invité d’honneur au nom de l’ARDHD a pris la parole pour rappeler son engagement de plus de vingt ans pour la défense des droits de l’homme à Djibouti et son soutien à toutes les actions qui visent à dénoncer la dictature en exigeant l’instauration de la démocratiz après 38 ans de régime autoritaire et quasi familial.

Maki a passé la parole ensuite à Laurence Dawidowicz, membre de Survie, puis à Mohamed Kadamy

18/09/08 (B465-B) XINHUA / Les diplomates décrient la violence en Somalie

Les diplomates occidentaux et africains ont décrié la violence qui fait toujours rage en Somalie et ont appelé les parties concernées à respecter l’accord de paix récemment signé entre le gouvernement de transition somalien et ses rivaux.

Dans un communiqué, le Groupe de contact international (ICG), qui s’est réuni pour la première fois mardi à Djibouti sous la présidence du principal émissaire de l’ONU pour la Somalie, a appelé les parties signataires de l’Accord de Djibouti à se mettre d’accord sur des mesures concrètes pour mettre fin à la confrontation armée afin d’ouvrir la voie au retrait des forces éthiopiennes et au déploiement de la force de stabilisation requise dans l’Accord de Djibouti.

Les membres du groupe de contact, qui comprend les Etats-Unis, des nations européennes, les Nations Unies et la Ligue arabe, ont déclaré être prêts à soutenir politiquement et financièrement l’application des accords atteints aux réunions des comités.

"L’ICG appelle les institutions fédérales de transition à appliquer dans son intégralité la Charte fédérale dans le contexte de l’Accord de Djibouti, notamment le développement de la constitution et la mise en place des administrations locales", a souligné le communiqué.

"L’ICG a réitéré son engagement à appuyer l’Etat de droit et la sécurité ainsi que les institutions", selon le communiqué publié par le Bureau politique de l’ONU pour la Somalie.

La réunion de mardi a abordé la situation en Somalie et a également discuté des moyens pour mettre en place l’Accord de Djibouti signé entre le gouvernement intérimaire et l’Alliance pour une nouvelle libération de la Somalie le 19 août.

L’ICG a salué la signature de l’Accord de Djibouti et l’établissement des Comités de haut niveau et de Sécurité commune. Le groupe de contact continue de soutenir la coopération politique entre les deux parties, notamment en ce qui concerne les questions de justice et de réconciliation, d’impunité et d’avenir politique, ainsi que la mise en place de mesures concrètes renforçant la confiance entre ces deux parties.

18/09/08 (B465-B) AFP / Somalie: des pirates capturent un second bateau

Des pirates ont capturé un nouveau bateau au large des côtes de la Somalie, a déclaré jeudi à l’AFP le responsable de la branche kényane d’un programme d’assistance aux marins, Andrew Mwangura.

Ce bateau, le Great Creation, a été attaqué mercredi, a ajouté M. Mwangura selon qui aucune autre précision sur le navire, notamment son pays d’immatriculation et le nombre de personnes à bord, n’était disponible dans l’immédiat.

« Il a été capturé hier (mercredi) et nous avons eu son nom aujourd’hui », a-t-il ajouté.

Selon lui, le bateau faisait route après sa capture vers la localité d’Eyl – un des principaux repaires des pirates somaliens – située dans la région auto-proclamée autonome du Puntland, dans le nord de la Somalie.

Jeudi à l’aube, des pirates somaliens ont capturé un autre cargo contrôlé par des intérêts grecs avec 25 marins philippins à bord, selon le ministère grec de la Marine marchande.

Selon le Bureau maritime international (BMI), 55 bateaux ont été attaqués par des pirates somaliens dans le golfe d’Aden et l’océan Indien depuis janvier 2008 et les pirates détiennent actuellement onze navires et leurs équipages.

18/09/08 (B465-B) AFP / Somalie: nouveaux raids des pirates qui narguent les marines occidentales.

Des pirates se sont emparés de deux nouveaux cargos et de leurs équipages au large de la Somalie mercredi et jeudi, soulignant l’impuissance des marines occidentales à neutraliser les "bandits de mers" qui multiplient les attaques de navires marchands, de plaisance, ou de pêche.

Jeudi à l’aube, le Centauri, avec 25 marins philippins à bord, a été attaqué alors qu’il faisait route vers le Kenya, a indiqué le ministère grec de la Marine marchande.

Le Centauri, qui bat pavillon maltais, était en milieu de matinée sous le contrôle de cinq pirates armés, a précisé le ministère.

"Tous les marins à bord vont bien", a assuré Ianna Mitsi, représentante de la compagnie propriétaire du Centauri, Maritime Navigation, basée près d’Athènes.

Un deuxième cargo a également été capturé par des pirates au large de la Somalie, a déclaré jeudi à l’AFP le responsable de la branche kényane d’un programme d’assistance aux marins, Andrew Mwangura.

Le Great Creation, immatriculé à Hong Kong avec 25 marins à bord (24 Chinois et le commandant sri-lankais), a été attaqué mercredi, a ajouté M. Mwangura.

Selon lui, le bateau faisait route après sa capture vers la localité d’Eyl – un des principaux repaires des pirates somaliens – dans le Puntland (nord de la Somalie).

Selon un officier de la frégate canadienne Ville de Québec, qui escorte actuellement un cargo d’aide vers Mogadiscio, les pirates ont attaqué le Centauri bien plus au sud que lors de leurs dernières actions dans le golfe d’Aden.

"Ils changent de zone à cause de la forte concentration de navires de guerre" occidentaux près du golfe d’Aden, a expliqué M. Mwangura.

Une force navale occidentale patrouille le golfe d’Aden dans le cadre de la lutte anti-terroriste. Avec la récente multiplication de la piraterie au large de la Somalie, les appels à une action contre les pirates se font de plus en plus pressants.

Mardi, le président français Nicolas Sarkozy a appelé "à la mobilisation internationale" contre la piraterie au large de la Somalie.

Depuis début 2008, l’armée française a mené deux opérations commando en Somalie pour libérer des otages français aux mains de pirates qui exigeaient des rançons.

L’Espagne, dont des bateaux de pêche ont également été attaqués, a annoncé mercredi l’envoi "immédiat" d’un avion de patrouille maritime avec 90 hommes pour "prévenir" de nouveaux actes de piraterie.

Selon le Bureau maritime international (BMI), 55 bateaux ont été attaqués par des pirates somaliens dans le golfe d’Aden et l’océan Indien depuis janvier 2008 et les pirates détiennent actuellement onze navires et leurs équipages.

Les pirates sévissent le long de l’une des routes maritimes les plus fréquentées au monde, perturbant le trafic, et leurs tentatives la semaine dernière de s’emparer de thoniers français et espagnol paralysent désormais cette pêche dans l’océan Indien.

Craignant pour leurs équipages, les armateurs ont ordonné à leurs bateaux de se mettre à l’abri aux Seychelles.

La France, qui assure la présidence en exercice de l’Union européenne, a proposé le lancement en décembre d’une mission militaire aéro-navale anti-pirates.

Le 2 juin, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une résolution permettant l’entrée de navires de guerre dans les eaux somaliennes pour traquer des pirates.

Mais pour l’instant, ils déjouent la surveillance des navires de guerre.

La difficulté de circonscrire leurs attaques réside notamment dans leur soudaineté: ils peuvent s’emparer d’un bateau en seulement une vingtaine de minutes. Et, une fois à bord, les pirates sont quasiment intouchables, protégés par leurs otages.

18/09/08 (B465-B) France-Info / Un bateau grec attaqué par des pirates au large de la Somalie

Un bateau contrôlé par des intérêts grecs avec 25 marins philippins à bord a été victime d’une attaque de pirates jeudi à l’aube au large de la Somalie, a indiqué le ministère grec de la Marine marchande.

Le ministère ne disposait dans l’immédiat d’aucun détail supplémentaire sur le sort de l’équipage et les conditions de l’attaque. Le Santauri, qui bat pavillon maltais, appartient à des investisseurs grecs, a précisé le ministère. Les abords des côtes somaliennes sont devenues extrêmement dangereux pour la navigation, en raison d’une recrudescence de la piraterie.

La France a lancé mardi un "appel à la mobilisation internationale" contre ce phénomène. Pas moins de huit attaques de pirates ont eu lieu au large des côtes somaliennes depuis la fin juillet. Selon le Bureau maritime international (BMI, basé à Kuala Lumpur), 24 attaques de pirates se sont produites au large de ces côtes au cours du premier semestre 2008.

18/09/08 (B465-B) Le Monde / Conflit frontalier entre l’Erythrée et Djibouti : l’ONU appelle au dialogue

S’il n’est pas résolu rapidement, le contentieux frontalier entre l’Erythrée et Djibouti risque d’avoir "un impact négatif majeur pour la région et plus largement pour l’ensemble de la communauté internationale (…) La possible déstabilisation de Djibouti et la militarisation du détroit de Bab El-Mandeb ne sont pas de bon augure pour la paix, le transport maritime et les investissements" : l’avertissement figure en conclusion du rapport des observateurs de l’ONU – dont Le Monde a obtenu une copie – qui, fin juillet, se sont rendus dans la Corne de l’Afrique. Le document a été examiné, mercredi 17 septembre, par le Conseil de sécurité, qui s’est montré sévère à l’encontre de l’Erythrée.

L’ancienne colonie italienne se voit reprocher son manque de coopération avec les Nations unies alors que le contentieux frontalier a dégénéré en affrontements militaires, en juin, qui ont fait plusieurs dizaines de morts. La mission de l’ONU dépêchée dans la Corne de l’Afrique a été reçue à Djibouti et en Ethiopie, la puissance régionale, mais elle n’a pu se rendre en Erythrée faute de visas.

Le Conseil de sécurité n’a pas apprécié cette fin de non-recevoir de l’Erythrée, un pays au nationalisme sourcilleux. Au cours de la discussion qui a suivi l’examen du rapport, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont été les plus sévères tandis que l’Italie (dont l’Erythrée a été une colonie) se montrait conciliante. Condamnée une première fois par l’ONU (c’était avant l’envoi de la mission), l’Erythrée échappera à une nouvelle condamnation officielle mais le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a été chargé de convaincre les Erythréens d’ouvrir très vite des négociations, et de faire en sorte que celles-ci ne s’éternisent pas.

Le rapport rend cependant justice à Asmara sur deux points. D’une part, constate-t-il, le tracé de la frontière reste à faire. Datant de la période coloniale, les documents officiels sont imprécis, contrairement à ce que soutiennent les autorités de Djibouti. Surtout, le rapport des experts de l’ONU reconnaît qu’un lien existe entre le conflit Erythrée-Djibouti et le conflit Erythrée-Ethiopie qui porte également sur un tracé de frontière. "Un progrès dans la résolution (de ce dossier) encouragerait l’Erythrée à accepter un arbitrage international", dit le rapport qui ajoute : "L’essentiel de l’instabilité dans la région vient de l’absence de solution dans la dispute entre l’Ethiopie et l’Erythrée."

Jean-Pierre Tuquoi,
avec Philippe Bolopion (New York, Nations unies)

18/09/08 (B465-B) Les Echos / Pauvreté et piraterie dans le golfe d’Aden

« Auréolé par la bravoure de l’élite des forces navales françaises » qui ont libéré, mardi, un couple de navigateurs français pris en otages au large de la Somalie, le président Sarkozy a menacé les bandits des hautes mers d’utiliser tous les moyens nécessaires pour réprimer la résurgence de la piraterie.

Dans un éditorial, « The Times » de Londres approuve très largement l’appel du président de la République à durcir le combat contre la piraterie moderne.

Mais, souligne le journal, il faut aussi s’attaquer à ses origines.

Plus de 50 navires ont été l’objet d’actes de piraterie cette année et la navigation dans le golfe d’Aden est devenue l’une des plus dangereuses au monde. Alors que quelque 48.000 bateaux par an passent par ces eaux, les terroristes armés aujourd’hui de missiles et de rockets ont trouvé abri dans le nord de la Somalie.

Le journal fait ainsi une corrélation entre pauvreté et piraterie.

Plus la Somalie, un pays qui n’a pas eu de véritable gouvernement depuis dix-sept ans, s’enfonce dans la pauvreté, plus la violence, le règne de la terreur, et les attaques se multiplient et deviennent de plus en plus téméraires. Les butins de cette piraterie moderne sont devenus la principale source de revenus des gangs qui terrorisent le pays.

Actuellement, des rançons sont demandées pour quelque 150 otages de toutes nationalités et 15 navires arraisonnés se trouvent dans le port sauvage d’Eyl, à 800 kilomètres au nord de Mogadiscio.

Pour le journal, la France et l’Espagne ont eu raison de proposer une coordination internationale pour combattre ce terrorisme de haute mer. « Les armées apprennent aujourd’hui à mener des guerres asymétriques contre des guérillas et des terroristes.

Les marines doivent faire la même chose. »

Mais le journal estime que plus doit être fait en s’attaquant aux racines. Car la pauvreté et le chaos politique en Somalie sont la cause du crime, de la violence et du fondamentalisme religieux. La piraterie d’ailleurs, en s’attaquant à tous les navires, empêche les efforts des Nations unies visant à fournir de l’aide alimentaire à une population déshéritée.

« Cet Etat failli est l’exemple même des dangers de la négligence de la communauté internationale. Si ce pays n’est pas sauvé de l’enfer, le monde entier en paiera chèrement les conséquences », conclut l’éditorial.

18/09/08 (B465-B) L’EXpress « Sans escorte, le PAM ne pourra bientôt plus aider la Somalie »

Par Marie Simon,

En mars dernier, le HDMS Thetis (Danemark) escortait le MV Fade 1 qui acheminait de la nourriture vers les côtes somaliennes. Les navires canadiens ont pris le relais en août pour protéger les bateaux qui transportent de l’aide alimentaire. Mais leur engagement prend fin le 27 septembre. Faute d’escorte, de nombreux bateaux pourraient refuser de naviguer dans des eaux infestées de pirates.

Alors que les actes de piraterie se multiplient aux larges des eaux somaliennes, le directeur du Programme Alimentaire Mondial pour la Somalie, Peter Goossens, lance un appel désespéré. "A partir du 27 septembre prochain, nous n’aurons plus d’escorte pour protéger les bateaux qui acheminent notre aide".

Une aide dont les Somaliens ont un besoin urgent.

Les bateaux qui acheminent l’aide alimentaire du PAM ne seront plus escortés à compter du 27 septembre prochain. Comment cela se fait-il?

Les Canadiens s’étaient engagés à assurer leur protection dans les eaux somaliennes jusqu’à cette date. Mais nous n’avons aucune solution pour le moment pour escorter les bateaux à partir du 27 septembre.

Sans escorte, les bateaux du PAM constitueraient des proies faciles pour les pirates, dont les méfaits se multiplient… Ce jeudi, deux cargos ont été pris d’assaut, en quelques heures, par exemple.

Nos bateaux sont des cibles comme les autres. Mais le plus grave n’est pas là.

Le plus grave, c’est que nous ne trouvons plus de bateaux qui acceptent d’aller en Somalie, à cause du danger potentiel que les pirates représentent, si aucun convoi ne les accompagne. Nous avons déjà connu une période semblable entre fin juin et le 18 août, date à laquelle les Canadiens nous sont venus en aide.

Quelles ont été les conséquences de cette période de vide sur l’aide alimentaire que vous apportez aux Somaliens?

Au lieu des 40 000 tonnes de nourriture que nous aurions dû envoyer en Somalie pendant ces six semaines, nous n’avons pu en acheminer que 9 000, faute de navires. Les stocks ont donc été largement entamés… Si nous nous retrouvons de nouveau sans escorte, il nous reste de quoi distribuer de la nourriture pendant une petite semain seulement. C’est dramatique, la situation alimentaire sur place est catastrophique: les prix grimpent tellement que les gens ne peuvent plus acheter de quoi manger.

Pourriez-vous acheminer la nourriture par la route, pour éviter les pirates?

Contrairement à d’autres pays, où nous avons des alternatives comme la route pour éviter les dangers, pour la Somalie, 90% de l’aide ne peut passer que par voie maritime. Les routes, via le Kenya par exemple, sont trop mauvaises et pas vraiment plus sûres que les eaux somaliennes.

Avez-vous des propositions de la part d’autres pays pour prendre le relais du Canada?

Certains pays comme la France, la Suède, l’Allemagne ou l’Italie sont en train d’y réfléchir. Mais réfléchir ne suffit pas, les Somaliens ont besoin de cette aide alimentaire, de façon urgente.

L’Union européenne a approuvé lundi la création d’une "cellule de coordination" chargée de la protection contre la piraterie au large de la Somalie. Qu’en pensez-vous?

C’est bien mais cela ne règle pas notre problème d’escorte dans l’immédiat!

Peut-être que, dans une deuxième phase, un système de rotation pourrait être instauré pour escorter les navires dans la région. Ce serait la solution idéale, évidemment, mais cela prend du temps. Un temps pendant lequel nous ne sommes pas protégés de possibles attaques.