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17/06/2015 (Brève 467) L’UDDESC, sous la signature de son secrétaire général Hassan Cher Hared nous adresse un rapport précis sur la situation des syndicats et de travailleurs à Djibouti et sur les manoeuvres inadmissibles et éhontées à la conférence de l’OIT de l’Ambassadeur de Djibouti en Suisse et du ministre djiboutien du travail.

Nous conseillons à toutes les lectrices et à tous les lecteurs d’en prendre connaissance, car la précision avec laquelle le secrétaire de l’UDDESC décrit la situation est remarquable… Même si elle est alarmante sur l’évolution dictatoriale du régime.

La conclusion est explicite : « Ismaël Omar Guelleh, président de Djibouti, est l’unique personne à décider du blocage ou déblocage de la situation syndicale à Djibouti, mais tous les contacts et informations reçus démontrent qu’il n’est nullement disposé à traiter ce dossier. »

Le document au format Pdf est accessible en téléchargement sur notre site : lien : http://www.ardhd.org/uddesc/rapport-2013-2015.pdf

3/10/08 (B467-B) La piraterie en Somalie : un business qui affiche des résultats solides et qui n’est pas menacé par la crise financière …. (2 dépêches – Info lectrice)

___________________ Ria Novosti

Somalie: les pirates auraient amassé entre 18 et 30 M USD en 2008 (étude)

RIA Novosti. Les pirates somaliens auraient obtenu entre 18 et 30 millions de dollars en termes de rançon pour les navires détournés depuis le début de l’année, selon une étude publiée sur le site Internet du Royal Institute of International Affairs (Grande-Bretagne), alias le Chatham House.

Selon cette étude, si les pirates se contentaient de quelques centaines de dollars il y a encore quelques années, ils gagnent actuellement un demi-million à 2 millions de dollars par navire, et une soixantaine de navires ont été détournés en 2008, soit le double par rapport à 2007.

La mise en place d’un système de protection régulier des voies maritimes au large de la Somalie ne serait pas rentable, car verser des rançons aux pirates revient moins cher, mais cette situation ne satisfait pas la communauté internationale, les recettes des pirates étant susceptibles de financer le terrorisme et la guerre en Somalie, constatent les chercheurs britanniques.

___________________ AP

Les pirates somaliens ont obtenu pour 30 millions de dollars de rançons en 2008, selon un rapport

Les pirates qui opèrent au large des côtes somaliennes ont amassé pour 30 millions de dollars (21,5 millions d’euros) de rançons depuis le début de l’année, rapporte le centre de recherche Chatham House, basé à Londres, dans une étude publiée jeudi.

Selon le rapport rédigé par Roger Middleton, les rançons obtenues par les pirates servent à financer la guerre en Somalie entre le gouvernement et les insurgés islamistes, dont certains figurent sur une liste de terroristes du département d’Etat américain.

"La communauté internationale doit être consciente du risque que les pirates somaliens puissent devenir des agents de réseaux terroristes internationaux", avertit M. Middleton. Il reconnaît toutefois qu’il n’existe pas de preuves montrant que les rançons ont servi à acheter des armes hors de la Somalie.

Un autre rapport publié jeudi par Risk Intelligence, une société danoise spécialisée dans la sécurité maritime, fait état d’une hausse spectaculaire en septembre du nombre de marins détenus par les pirates somaliens.

Selon cette étude, les pirates détenaient le mois dernier 374 personnes suite à des attaques contre des bateaux au large de la corne de l’Afrique, alors que ce chiffre s’établissait à 292 pour l’ensemble de 2007.

Les actes de piraterie au large de la Somalie ont déjà plus que doublé en 2008 par rapport à l’année précédente, avec plus de 60 détournements ou tentatives de détournement de bateaux.

La plupart des attaques se produisent dans le golfe d’Aden, l’un des couloirs de navigation les plus fréquentés de la planète, au nord de la Somalie. Mais récemment, les pirates ont également lancé des attaques dans les eaux de l’océan Indien, à l’est des côtes somaliennes.

03/10/08 (B467-B) Afrik.com / Somalie : sept civils tués par des tirs de mortier à Mogadiscio (Info lectrice)

Cinq insurgés islamistes ont tiré au mortier contre un avion de l’Union Africaine à l’aéroport de Mogadiscio mercredi.

Sept personnes ont été tuées par les obus aux alentours de l’aéroport, selon l’AFP. Mi-septembre, ils avaient exigé la fermeture du site considéré comme un instrument aux mains de l’armée somalienne

03/10/08 (B467-B) Après une polémique sur l’identité du (ou des) véritable(s) propriétaire(s) de l’arsenal embarqué sur le Faina (Ethiopie, Soudan, Kenya ou ?), deux types d’information circulent dans la presse, soit sur les négociations avec les pirates, soit sur un projet de destruction du navire. (4 dépêches)

___________________ Le Figaro avec AFP

Somalie : le cargo va-t-il être détruit ?

Les islamistes somaliens, qui combattent le gouvernement de Mogadiscio et ses alliés éthiopiens, ont appelé les pirates à détruire le cargo ukrainien chargé d’armes qu’ils détiennent s’ils n’obtiennent pas le versement d’une rançon.

"S’ils n’obtiennent pas l’argent qu’ils demandent, nous les appelons soit à brûler le cargo et ses armes, soit à le couler", a déclaré cheikh Mukhtar Robow, porte-parole des "shebabs", insurgés islamistes extrémistes somaliens. "Nous n’avons ni contacts, ni liens avec les pirates" qui agissent pour "leurs propres intérêts", a poursuivi le porte-parole, ajoutant: "c’est un crime de prendre des navires de commerce, mais cela ne concerne pas le détournement de navires transportant des armes pour les ennemis d’Allah" . "Nous croyons que la cargaison d’armes appartient à l’Ethiopie", a-t-il affirmé

___________________ Ria Novosti

Somalie: aucun recours à la force envisagé contre les pirates (Marine russe)

La flotte russe a démenti les informations relayées par les médias selon lesquelles la frégate Neoustrachimy aurait l’ordre de recourir à la force contre les pirates somaliens retenant en otage l’équipage du cargo Faïna, a annoncé à RIA Novosti le porte-parole de la Marine russe Igor Dygalo.

"Certains médias citant des sources anonymes prétendent que l’escorteur russe Neoustrachimy, une fois en Somalie, compterait se lancer dans un affrontement armé avec les pirates qui ont abordé le cargo Faïna battant pavillon du Belize. De telles déclarations sont provocatrices, nuisent à la libération de l’équipage et mettent leur vie en péril", a-t-il déclaré.

Les démarches entreprises par les navires de guerre russes en Somalie seront conformes à la Charte des Nations unies et à la convention de l’ONU sur le droit de la mer, a-t-il ajouté.

La tâche principale de l’escorteur Neoustrachimy au large des côtes somaliennes sera d’assurer la sécurité des navires russes en prévenant les attaques des pirates locaux.

Selon lui, des négociations sont déjà en cours et la libération du navire et de son équipage sera menée conformément à la pratique internationale.

Le cargo ukrainien Faïna intercepté par les pirates somaliens transporte 33 chars russes T-72. Les pirates réclament une rançon de 20 millions de dollars et menacent de tuer les otages en cas de d’opération de libération. Le capitaine du cargo, le Russe Vladimir Kolobkov, est décédé des suites d’une insuffisance cardiaque aiguë.

Le président somalien a autorisé les navires de guerre russes à combattre les pirates en mer et sur la terre ferme, a annoncé mercredi l’ambassadeur de Somalie à Moscou Mohamed Mohamoud Handule.

Le Neoustrachimy est équipé de systèmes d’armements anti-sous-marins et antiaériens, d’un canon 100 mm, de torpilles et de systèmes à réaction tirant des roquettes anti-sous-marines. Il possède un hélicoptère embarqué Kamov-27.

__________________________ Négociations

___________________________________ AFP


Cargo d’armes: les pirates somaliens négocient en maintenant leurs exigences

Les pirates somaliens, qui détiennent depuis le 25 septembre un cargo ukrainien chargé d’armes, le Faina, négocient tout en maintenant leur exigence d’une rançon de 20 millions de dollars pour relâcher le bateau, dont l’attaque a reçu le soutien inédit des extrémistes islamistes.

Par ailleurs, pour la seule journée du 1er octobre, 4 navires ont été attaqués par des pirates somaliens, a indiqué vendredi le Centre antipiraterie du Bureau maritime international (BMI) qui estime que ces agressions atteignent un "niveau critique" dans la zone.

Les navires, qui ont tous finalement pu échapper à leurs assaillants, ont été pris en chasse par des agresseurs armés de mitrailleuses et de lance-grenades.

"Il s’agit du nombre parmi les plus élevés d’attaques commises en un seul jour", a déclaré Noel Choong, le directeur du BMI basé à Kuala Lumpur.

"Nous appelons les bateaux à rester en alerte. Le niveau est critique en ce moment", a averti Noel Choong.

Selon le BMI, environ 60 bateaux ont été attaqués dans le golfe d’Aden et l’océan Indien depuis janvier 2008 par des pirates venus de Somalie, pays livré au chaos depuis le début d’une guerre civile en 1991.

"Nous négocions avec le propriétaire (du Faina) et les discussions prennent la direction d’une issue positive, mais rien n’a été finalisé", a déclaré jeudi à l’AFP le porte-parole des pirates, Sugule Ali, joint par téléphone à bord du cargo.

"Les propriétaires du bateau savent depuis le début que nous demandons 20 millions de dollars", a-t-il ajouté, affirmant: "les vrais pirates sont ceux qui transportent des armes dans les eaux de Somalie et qui méritent d’être mis à l’amende".

Dans un communiqué, le Conseil de la sécurité nationale et la défense ukrainien indique de son côté que "le propriétaire du bateau mène des négociations avec des intermédiaires des pirates".

"La tâche principale est de préserver la vie de l’équipage et de le faire revenir en Ukraine le plus vite possible", selon Kiev qui se prononce pour un règlement négocié.

Tout en niant tout contact avec les pirates, les insurgés islamistes extrémistes somaliens, les "shebabs", ont apporté jeudi pour la première fois un soutien public à l’attaque.

"C’est un crime de prendre des navires de commerce, mais cela ne concerne pas le détournement de navires transportant des armes pour les ennemis d’Allah", a déclaré par téléphone à l’AFP cheikh Mukhtar Robow, porte-parole des "shebabs" qui combattent les forces du gouvernement somalien et de ses alliés éthiopiens depuis début 2007.

"Nous croyons que la cargaison d’armes appartient à l’Ethiopie", a-t-il aussi affirmé, ajoutant à l’attention des pirates: "s’ils n’obtiennent pas l’argent qu’ils demandent, nous les appelons soit à brûler le cargo et ses armes, soit à le couler".

Le Faina transporte 33 chars d’assaut T-72 de conception soviétique, mais aussi 150 lance-roquettes RPG-7, des batteries anti-aériennes, des lance-roquettes multiples et environ 14.000 munitions. Il faisait route vers le port kényan de Mombasa lorsqu’il a été attaqué.

Le cargo est actuellement ancré devant le port d’Hobyo (500 km au nord de Mogadiscio), sous l’étroite surveillance de navires de guerre américains.

Selon Kiev, "en moyenne, 50 pirates équipés d’armes automatiques se trouvent" à bord et "des échanges de tirs ont été observés à plusieurs reprises sur le bateau", sans qu’aucune victime ne soit signalée.

___________________________________ Xinhua

Des insurgés somaliens exhortent les pirates à détruire le navire ukrainien enlevé

Un groupe insurgé somalien a exhorté jeudi les pirates détenant le cargo ukrainien qui transporte du matériel militaire à détruire le bateau et sa cargaison.

Sheik Muqtar Robow, porte-parole du mouvement ilamiste al- Shabaab a affirmé que son groupe est persuadé que le navire ukrainien enlevé la semainre dernière au large des côtes somaliennes transporte 33 chars T-72 de fabrication russe et d’autres armes légères destinés à l’armée éthiopienne actuellement déployée en Somalie.

"Nous savons que les chars sont destinés à l’ennemi (les troupes éthiopiennes) en Somalie, nous invitons donc ceux qui détiennent le navire ukrainien à l’enterrer et à détruire tout le matériel militaire", a déclaré Robow au téléphone à l’agence Xinhua.

Le mouvement al-Shabaab est l’un des groupes insurgés les plus radicaux qui mènent des attaques mortelles contre les forces du gouvernement de transition somalien soutenu par les troupes éthiopiennes depuis l’éviction d’une administration islamiste au sud et au centre de la Somalie en décembre 2006 par les forces alliées.

Les gouvernements éthiopien et américain ont exprimé la semaine dernière leur crainte que la cargaison militaire transportée par le navire ukrainien ne tombe entre les mains des groupes insurgés somaliens.

Plusieurs bâtiments de guerre étrangers, dont un contre- torpilleur américain continuent de surveiller le navire au large des côtes somaliennes depuis la semaine dernière pour tenter d’empêcher les pirates de décharger la cargaison militaire.

La destination des armes transportées par le cargo ukrainien est restée controversée depuis l’enlèvement du navire par les pirates somaliens. Au début, les reportages indiquaient que la cargaison militaire était destinée à l’armée kenyanne mais des informations ont alors fait surface soutenant que les chars et d’autres armes légères étaient plutôt pour le Sud-Soudan.

Le groupe al-Shabaab a affirmé qu’il n’admet pas l’enlèvement des navires marchands et a nié tout lien avec les pirates.

03/10/08 (B467-B) Précisions : le procès en appel des deux délinquants en fuite, Djama Souleiman et Hassan Saïd aura lieu les 25 et 26 mars 2009.

Nous avons reçu la confirmation que l’audience pénale qui jugera en appel les deux délinquants djiboutiens en fuite, a été programmée sur 2 jours, pour les 25 et 26 mars 2009.

Sont convoqués, au titre des parties civiles, Mme Borrel, M Arnaud Montebourg et les deux victimes : MM Ali Iftin et Mohamed Alhoumekani.

Les deux délinquants, sous le coup d’un mandat d’arrêt international sont convoqués pour cette audience où ils comparaîtront avec le statut "libre".

Mais il y a peu de chance qu’ils se dérangent … sauf si Guelleh les poussait à le faire, pour satisfaire des intérêts ou une stratégie toute personnelle. Et quand nous disons pudiquement "pousser", chacun sait ce que cela signifie au royaume de la torture et de la privation des libertés …

02/10/08 (B467-B) XINHUA : Somalie : début des négociations pour libérer le navire ukrainien

Les négociations pour la libération du navire cargo ukrainien, le MV Faina, transportant des tanks et d’autres armes ont commencé, alors que les Etats-Unis et d’autres marines ont barricadé le navire aux larges de la région côtière somalienne.

Andrew Mwangura, coordinateur du Programme d’assistance aux marins d’Afrique de l’est, a déclaré mercredi que les négociations ont commencé entre les propriétaires du navire et les pirates afin de libérer le matériel militaire dont le propriétaire reste inconnu.

"Les contacts téléphoniques ont commencé entre les pirates somaliens et les propriétaires du navire. Mais au train où vont les choses, les négociations pourraient prendre du temps car la rançon demandée est trop élevée", a déclaré M.Mwangura à l’agence Xinhua par téléphone.

Les pirates somaliens, qui ont enlevé le MV Faina avec 21 membres d’équipage et des tanks 33 T-72 jeudi dernier, ont fait savoir qu’ils sont surveillés 24h/24 par les navires et hélicoptères américains.

On compte 20 membres d’équipage à bord après la mort d’un Russe. La plupart des marins sont Ukrainiens, deux sont Russes et un Letton.

Les hommes armés ont demandé 20 millions de dollars américains pour la libération du MV Faina.

D’après les officiels américains, le navire est toujours encerclé par trois petits navires de pirates.

01/10/08 (B467) LDDH : Mais qui est derrière le Chef des Armées pour pouvoir mener une guerre sur plusieurs Fronts, sans aucune alternative pour les 54% de nos populations affamées ?



Le Président

NOTE D’INFORMATION
DU 1er OCTOBRE 2008

Mais qui est derrière le Chef des Armées pour pouvoir mener une guerre
sur plusieurs Fronts,
sans aucune alternative pour les 54%
de nos populations affamées ?

« C’est par la guerre qu’on arrive à la paix »

Chanté hier par Abdi Nour Allaleh certainement promu Lieutenant-colonel de la Police dès son retour à Djibouti, avec le chanteur « wanted » San Gub bien connu à Mogadiscio

Hier, la fête de l’Aid El Firt n’a pas été mise en relief pour la dignité de l’islam: dans les rues, elle était fade, triste et pratiquement inexistante.

On se demande pourquoi ?

1. Est-ce la faute de l’Opposition
qui a, si justement, demandé à ses militants de ne pas s’exprimer en public, d’autant plus que la situation politique, sociale et économique ne s’y prête pas ? Actuellement tout est accès sur le fantasme de la guerre. Le chef du Gouvernement l’a reconnu hier, lors de son discours en Somalie. Il a « perdu la mémoire à cause de l’instabilité créée par la guerre de Doumeira ». Mais qui a déclenché en premier cet incident frontalier, hélas avec beaucoup de morts non déclarés ?

2. Politiquement ? La liberté d’expression est interdite à Djibouti. Lors ce chaque meeting, les Partis politiques de l’Opposition sont assiégés et souvent les militants sont dispersés par les forces de répressions ; le droit de manifester est interdit à Djibouti, n’en déplaise aux puissances qui se déclarent être les « fondatrices » des Droits de l’Homme.

3. Politiquement ? Le parti politique d’opposition, le MRD vient d’être éliminé, par un simple Décret fondé sur un document dont nul n’a pu établir l’authenticité;

4. Economiquement ? Le bradage récurrent et accéléré de la totalité des Biens de l’Etat de la République de Djibouti sans aucune garantie, aucune transparence ni aucun contrôle parlementaire. Le dictateur décide seul de l’avenir de notre pays. Des enquêtes approfondies sont en cours.

5. Socialement ? la Ligue Djiboutienne des Droits Humains ne cesse de dénoncer l’aggravation de la paupérisation de la population, conséquence du gangstérisme d’Etat.

Hier, après avoir écouté attentivement le discours du Chef de l’Etat, aux ingérences non appréciées, à l’égard de nos frères de la Somalie qui vivent en pleine guerre. Ils sont en lutte contre l’armée d’occupation Ethiopienne qui est soutenue par des forces Etrangères. Ces forces éthiopiennes n’hésitent plus à participer à la politique d’Extermination du Peuple de la Somalie du Sud avec le silence complice de l’UA et des Nations-Unies.

On ne peut que déplorer le silence du Chef de l’Etat sur les véritables problèmes de fond auxquels est confrontée, tous les jours, la quasi totalité de la population de notre pays, à l’exception des quelques privilégiés, qui donnent l’impression que leurs valises sont prêtes.

M. NOEL ABDI Jean-Paul
Vice-président de l’UIDH

02/10/08 (B467-B) L’Africom doit être inauguré le 1er octobre. Ce nouveau commandement américain se consacrera aux relations avec l’Afrique. (Info lectrice)

Par Michelle Austein
Rédactrice

Washington – Après une longue période de préparation, le nouveau commandement militaire des États-Unis pour l’Afrique dont le président Bush avait annoncé la constitution en février 2007 entrera officiellement en service actif le 1er octobre 2008.

À la veille de son inauguration, la vice-ministre adjointe de la défense chargée des affaires africaines, Mme Theresa Whalen, a déclaré que ce commandement connu sous le nom d’Africom deviendrait l’outil le plus visible des États-Unis au service de leur objectif primordial à l’égard de l’Afrique, à savoir la promotion de leurs relations dans le cadre d’un engagement soutenu.

Il s’agit en particulier, pour ce sixième commandement régional, de renforcer les programmes de coopération militaire et d’autres activités relatives à l’Afrique de concert avec divers organismes fédéraux, notamment l’Agence des États-Unis pour le développement international et le département d’État, et avec l’assistance de partenaires internationaux.

Jusqu’à présent, les responsabilités militaires américaines à l’égard de l’Afrique étaient confusément réparties entre trois commandements qui étaient chargés aussi, respectivement, du Moyen-Orient, de l’Europe et du Pacifique. L’ancien ministre de la défense, M. Donald Rumsfeld, s’était interrogé sur l’efficacité d’une telle dispersion dès son entrée en fonctions en 2001. Ensuite, les évacuations successives de ressortissants étrangers du Libéria ont amené les États-Unis à porter une attention plus particulière à ce continent comptant 53 États et une population estimée à plus de 900 millions d’habitants parlant un bon millier de langues.

Lors d’un entretien avec America.gov, Mme Whalen a déclaré que les relations avec tous ces États seront facilitées du fait de l’attention systématique qu’accordera l’Africom à l’ensemble du continent (à l’exception de l’Égypte) ainsi qu’à ses États insulaires. Elle a notamment évoqué la capacité de l’Africom d’assurer un soutien technique et des programmes de perfectionnement en matière de maintien de la paix à la Force africaine en attente (FAA) de l’Union africaine qui est en train de créer cinq brigades, une pour chacune des régions du continent. Cette initiative cadre bien avec la volonté des États-Unis d’aider les pays d’Afrique à assurer leur sécurité de manière plus autonome.

Selon Mme Whalen, l’Africom sera un instrument plus efficace de sécurisation et de maintien de l’ordre et aidera les divers États africains à s’attaquer à leurs problèmes respectifs, qu’il s’agisse de pauvreté, de famine, d’épidémies, de prolifération d’armes, de piraterie ou de conflit. Toutefois, les restrictions imposées au champ d’action des forces américaines en Afrique n’ont pas changé lors de la création du nouveau commandement. « Le fait que nous ayons établi une nouvelle structure organisationnelle afin de mener à bien notre stratégie de sécurité en Afrique n’a modifié aucune des règles qui gouvernaient les anciennes. »

La haute responsable du ministère de la défense s’est notamment élevée contre l’idée selon laquelle la création du commandement présageait en quelque sorte la « militarisation » de la politique africaine des États-Unis. « Les gens seront surpris de constater que la direction de l’Africom (pour moitié militaire et moitié civile) exercera encore plus de prudence lorsqu’il s’agira d’envisager une solution militaire à un problème africain », a-t-elle dit.

L’Africom s’attachera principalement à renforcer la capacité des forces maritimes et terrestres de ses partenaires, afin que ces derniers puissent coopérer en faveur de la solution des diverses difficultés régionales, allant de la réaction à une catastrophe naturelle à la prévention des conflits en passant par la lutte antiterroriste. Selon Mme Whalen, un continent africain stable et prospère correspond aux intérêts bien compris des États-Unis dans la mesure où un regain de prospérité, l’amélioration de la santé des populations et une sécurité accrue en Afrique contribueront sans aucun doute au renforcement de la sécurité et de la prospérité dans le monde entier.

Les États-Unis vont également aider leurs partenaires africains à « mieux asseoir leur régime démocratique, à mieux appliquer leur respect des droits de l’homme, à favoriser leur croissance économique et à bâtir de solides institutions régionales », a ajouté Mme Whalen.

Actuellement situé à Stuttgart (Allemagne), le centre de commandement s’adaptera et évoluera à mesure qu’il se dotera de ses 1.300 membres prévus et de son équipe de spécialistes des affaires africaines. Mme Whalen a souligné qu’il s’agissait bien d’un siège administratif et non d’une caserne militaire.

Le centre est dirigé par le général de l’armée de terre William Ward, épaulé par deux coadjoints : une diplomate, l’ambassadrice Mary Carlin Yates, qui a servi au Burundi et au Ghana et qui est spécialisée dans les activités mixtes militaro-civiles, et le vice-amiral de la marine Robert Moeller, qui coordonne les activités opérationnelles.

La présence américaine variera en fonction des missions

Mme Whalen a indiqué que le Libéria avait offert aux États-Unis d’accueillir une partie du commandement, mais qu’il n’était pas question de construire de grandes bases permanentes en Afrique. La taille de toute présence future dépendra évidemment du type de mission en jeu, a-t-elle ajouté. « On trouvera bien un juste milieu » a-t-elle dit, ajoutant qu’en tout état de cause, la présence américaine en Afrique serait « somme toute assez faible ».

Elle a rappelé, à ce sujet, la présence déjà sur le terrain de 1.500 soldats et contractuels qui travaillaient à Djibouti et dont les activités civilo-militaires étaient favorablement accueillies par la population.

Quelle que soit la présence militaire future des États-Unis « elle finira par faire partie du décor, on ne s’en apercevra même pas ».

Interrogée au sujet des activités quotidiennes de l’Africom, Mme Whalen a répondu qu’elles comprendraient des activités telles qu’échanges, conférences, visites d’officiers et l’exécution de programmes d’aide à la sécurité conçus par le département d’État mais administrés par le ministère de la défense.

Quant à la notion selon laquelle la création de l’Africom serait motivée par l’intérêt considérable que manifeste la Chine à l’égard de l’Afrique, Mme Whalen l’a carrément rejetée. En fait, l’essor des activités chinoises en Afrique n’était même pas à l’horizon lorsque l’idée d’un nouveau commandement américain pour ce continent a commencé à faire son chemin, au début de cette décennie. De plus, la Chine ne faisait nullement partie de « l’équation stratégique », a-t-elle souligné.

Enfin, pour ce qui est actuellement à l’horizon, Mme Whalen a indiqué qu’un exercice d’entraînement médical était prévu au Swaziland en 2009. De nouvelles activités seront vraisemblablement élaborées en 2010, une fois l’Africom devenu pleinement opérationnel.