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02/10/08 (B467-B) APA / Somalie – Des navires libérés par les pirates somaliens, attendus au port de Djibouti.

Trois navires marchands, un égyptien et deux malaisiens, faisaient route vers Djibouti, mercredi, sous escorte de bâtiments de guerre, après avoir été libérés contre le versement de rançons aux pirates somaliens, qui les avaient interceptés en mer, rapportent des sources portuaires concordantes, à Djibouti.

Les autorités malaisiennes et les armateurs des navires ont payé 4 millions de dollars, pour obtenir la libération des bateaux battant pavillon malaisien et qui transportaient des produits, dont de l’huile de palme, selon les sources.

25 personnes se trouvaient dans les navires malaisiens, au moment de l’attaque. Un des bateaux aurait à bord, le corps d’un membre d’équipage abattu par les pirates.

Quant au cargo égyptien El Mansour, qui était aux mains des assaillants, depuis le 26 septembre dernier, il aurait également été libéré contre une rançon, dont le montant n’a pas été donné par les sources.

Des officiels représentant le gouvernement malaisien et des armateurs, sont arrivés mercredi à Djibouti, pour assurer le rapatriement des ex otages et procéder au remplacement des membres d’équipage des deux bateaux. Les bâtiments escorteurs des navires libérés sont malaisiens.

02/10/08 (B467-B) XINHUA : Somalie : 14 marins philippins libérés par les pirates.

Quatorze marins philippins, et le corps d’un marin décéd é lors de la prise d’otage, ont été libérés sur les 79 membres d’équipage des deux pétroliers malaisiens détournés par des pirates somaliens depuis samedi, a déclaré le gouvernement philippin mardi.

Neuf des Philippins ont été libérés lundi, selon un communiqué de l’ambassadeur philippin en Malaisie, Victoriano Lecaros. Un autre marin, identifié comme étant Jayson Dumagat, est décédé pendant sa captivité.

Les neuf marins sont en bonne santé et "reviennent bientôt", a indiqué le porte-parole de la présidence, Lorelei Fajardo.

Leur libération intervient deux jours après que les pirates somaliens ont libéré cinq marins philippins samedi.

Selon les media, leurs employeurs ont versé une "grosse" rançon pour la libération des marins.

Suite à la libération des 14 hommes, il reste 82 marins philippins détenus par les pirates somaliens.

Les marins philippins représentent un tiers de la main d’ oeuvre de pêche du monde, ce qui les rend très vulnérables aux enlèvements par les pirates. Huit navires avec des Philippins à bord ont été attaqués près des eaux somaliennes et du Golfe d’Aden ces trois derniers mois.

Le Bureau maritime international ont enregistré plus d’une cinquantaine d’attaques ou de tentatives d’attaques dans ou près du Golfe d’Aden cette année, par rapport à 13 l’année dernière. Le littoral somalien est considéré comme l’un des plus dangereux au monde à cause de la piraterie.

02/10/08 (B467-B) BBC : Somalie: coups de feu à bord du Faina.

Des coups de feu ont été tirés à bord du Faina, le navire ukrainien chargé d’armes, détourné au large de la Somalie.

Selon le programme est-africain d’assistance aux marins, qui surveille la situation depuis que le bateau a été intercepté, il s’agit d’une fusillade entre factions rivales au cours de laquelle trois pirates ont été tués.

Mais l’un des assaillants contacté par la BBC affirme qu’ils tiraient en l’air pour fêter l’Aïd.

Selon un membre du programme est-africain d’assistance aux marins, qui est en contact avec le bateau, une fusillade aurait opposé les pirates somaliens entre eux.

Il existerait des divergences entre factions rivales sur la conduite à tenir : certains pirates seraient prêts à laisser partir le navire et son équipage, alors que d’autres insistent sur le versement de la rançon de 20 millions de dollars demandée.

Une option exclue par le Kenya, le pays destinataire des armes.

"D’abord, nous ne cautionnons aucune forme de terrorisme. Ensuite, nous ne voulons pas que les armes tombent aux mains de ces gens," a déclaré George Saitoti, ministre kenyan de la Sécurité.

"Ils peuvent s’en servir à de mauvaises fins et créer beaucoup d’instabilité dans la région. Nous travaillons, en collaboration avec d’autres pays, pour que justement les pirates ne s’en tirent pas comme ils le souhaitent", a-t-il ajouté.

Selon le programme est-africain d’assistance aux marins, les plus plus radicaux parmi les pirates voudraient garder une partie de l’armement qui se trouve à bord.

Le bateau ukrainien transporte des chars d’assaut et d’autres armes.

Il est encerclé depuis plusieurs jours par des navires de guerre étrangers, dont la mission est de s’assurer du devenir de la cargaison.

La version d’une fusillade entre pirates est toutefois démentie par un homme se présentant comme leur porte-parole.

Interrogé par la BBC, ce-dernier a affirmé que les coups de feu célébraient, en fait, la fête de l’Aïd qui marque la fin du Ramadan.

02/10/08 (B467-B) XINHUA : Somalie : début des négociations pour libérer le navire ukrainien

Les négociations pour la libération du navire cargo ukrainien, le MV Faina, transportant des tanks et d’autres armes ont commencé, alors que les Etats-Unis et d’autres marines ont barricadé le navire aux larges de la région côtière somalienne.

Andrew Mwangura, coordinateur du Programme d’assistance aux marins d’Afrique de l’est, a déclaré mercredi que les négociations ont commencé entre les propriétaires du navire et les pirates afin de libérer le matériel militaire dont le propriétaire reste inconnu.

"Les contacts téléphoniques ont commencé entre les pirates somaliens et les propriétaires du navire. Mais au train où vont les choses, les négociations pourraient prendre du temps car la rançon demandée est trop élevée", a déclaré M.Mwangura à l’agence Xinhua par téléphone.

Les pirates somaliens, qui ont enlevé le MV Faina avec 21 membres d’équipage et des tanks 33 T-72 jeudi dernier, ont fait savoir qu’ils sont surveillés 24h/24 par les navires et hélicoptères américains.

On compte 20 membres d’équipage à bord après la mort d’un Russe. La plupart des marins sont Ukrainiens, deux sont Russes et un Letton.

Les hommes armés ont demandé 20 millions de dollars américains pour la libération du MV Faina.

D’après les officiels américains, le navire est toujours encerclé par trois petits navires de pirates.

01/10/08 (B467) LDDH : Mais qui est derrière le Chef des Armées pour pouvoir mener une guerre sur plusieurs Fronts, sans aucune alternative pour les 54% de nos populations affamées ?



Le Président

NOTE D’INFORMATION
DU 1er OCTOBRE 2008

Mais qui est derrière le Chef des Armées pour pouvoir mener une guerre
sur plusieurs Fronts,
sans aucune alternative pour les 54%
de nos populations affamées ?

« C’est par la guerre qu’on arrive à la paix »

Chanté hier par Abdi Nour Allaleh certainement promu Lieutenant-colonel de la Police dès son retour à Djibouti, avec le chanteur « wanted » San Gub bien connu à Mogadiscio

Hier, la fête de l’Aid El Firt n’a pas été mise en relief pour la dignité de l’islam: dans les rues, elle était fade, triste et pratiquement inexistante.

On se demande pourquoi ?

1. Est-ce la faute de l’Opposition
qui a, si justement, demandé à ses militants de ne pas s’exprimer en public, d’autant plus que la situation politique, sociale et économique ne s’y prête pas ? Actuellement tout est accès sur le fantasme de la guerre. Le chef du Gouvernement l’a reconnu hier, lors de son discours en Somalie. Il a « perdu la mémoire à cause de l’instabilité créée par la guerre de Doumeira ». Mais qui a déclenché en premier cet incident frontalier, hélas avec beaucoup de morts non déclarés ?

2. Politiquement ? La liberté d’expression est interdite à Djibouti. Lors ce chaque meeting, les Partis politiques de l’Opposition sont assiégés et souvent les militants sont dispersés par les forces de répressions ; le droit de manifester est interdit à Djibouti, n’en déplaise aux puissances qui se déclarent être les « fondatrices » des Droits de l’Homme.

3. Politiquement ? Le parti politique d’opposition, le MRD vient d’être éliminé, par un simple Décret fondé sur un document dont nul n’a pu établir l’authenticité;

4. Economiquement ? Le bradage récurrent et accéléré de la totalité des Biens de l’Etat de la République de Djibouti sans aucune garantie, aucune transparence ni aucun contrôle parlementaire. Le dictateur décide seul de l’avenir de notre pays. Des enquêtes approfondies sont en cours.

5. Socialement ? la Ligue Djiboutienne des Droits Humains ne cesse de dénoncer l’aggravation de la paupérisation de la population, conséquence du gangstérisme d’Etat.

Hier, après avoir écouté attentivement le discours du Chef de l’Etat, aux ingérences non appréciées, à l’égard de nos frères de la Somalie qui vivent en pleine guerre. Ils sont en lutte contre l’armée d’occupation Ethiopienne qui est soutenue par des forces Etrangères. Ces forces éthiopiennes n’hésitent plus à participer à la politique d’Extermination du Peuple de la Somalie du Sud avec le silence complice de l’UA et des Nations-Unies.

On ne peut que déplorer le silence du Chef de l’Etat sur les véritables problèmes de fond auxquels est confrontée, tous les jours, la quasi totalité de la population de notre pays, à l’exception des quelques privilégiés, qui donnent l’impression que leurs valises sont prêtes.

M. NOEL ABDI Jean-Paul
Vice-président de l’UIDH

02/10/08 (B467-B) L’Africom doit être inauguré le 1er octobre. Ce nouveau commandement américain se consacrera aux relations avec l’Afrique. (Info lectrice)

Par Michelle Austein
Rédactrice

Washington – Après une longue période de préparation, le nouveau commandement militaire des États-Unis pour l’Afrique dont le président Bush avait annoncé la constitution en février 2007 entrera officiellement en service actif le 1er octobre 2008.

À la veille de son inauguration, la vice-ministre adjointe de la défense chargée des affaires africaines, Mme Theresa Whalen, a déclaré que ce commandement connu sous le nom d’Africom deviendrait l’outil le plus visible des États-Unis au service de leur objectif primordial à l’égard de l’Afrique, à savoir la promotion de leurs relations dans le cadre d’un engagement soutenu.

Il s’agit en particulier, pour ce sixième commandement régional, de renforcer les programmes de coopération militaire et d’autres activités relatives à l’Afrique de concert avec divers organismes fédéraux, notamment l’Agence des États-Unis pour le développement international et le département d’État, et avec l’assistance de partenaires internationaux.

Jusqu’à présent, les responsabilités militaires américaines à l’égard de l’Afrique étaient confusément réparties entre trois commandements qui étaient chargés aussi, respectivement, du Moyen-Orient, de l’Europe et du Pacifique. L’ancien ministre de la défense, M. Donald Rumsfeld, s’était interrogé sur l’efficacité d’une telle dispersion dès son entrée en fonctions en 2001. Ensuite, les évacuations successives de ressortissants étrangers du Libéria ont amené les États-Unis à porter une attention plus particulière à ce continent comptant 53 États et une population estimée à plus de 900 millions d’habitants parlant un bon millier de langues.

Lors d’un entretien avec America.gov, Mme Whalen a déclaré que les relations avec tous ces États seront facilitées du fait de l’attention systématique qu’accordera l’Africom à l’ensemble du continent (à l’exception de l’Égypte) ainsi qu’à ses États insulaires. Elle a notamment évoqué la capacité de l’Africom d’assurer un soutien technique et des programmes de perfectionnement en matière de maintien de la paix à la Force africaine en attente (FAA) de l’Union africaine qui est en train de créer cinq brigades, une pour chacune des régions du continent. Cette initiative cadre bien avec la volonté des États-Unis d’aider les pays d’Afrique à assurer leur sécurité de manière plus autonome.

Selon Mme Whalen, l’Africom sera un instrument plus efficace de sécurisation et de maintien de l’ordre et aidera les divers États africains à s’attaquer à leurs problèmes respectifs, qu’il s’agisse de pauvreté, de famine, d’épidémies, de prolifération d’armes, de piraterie ou de conflit. Toutefois, les restrictions imposées au champ d’action des forces américaines en Afrique n’ont pas changé lors de la création du nouveau commandement. « Le fait que nous ayons établi une nouvelle structure organisationnelle afin de mener à bien notre stratégie de sécurité en Afrique n’a modifié aucune des règles qui gouvernaient les anciennes. »

La haute responsable du ministère de la défense s’est notamment élevée contre l’idée selon laquelle la création du commandement présageait en quelque sorte la « militarisation » de la politique africaine des États-Unis. « Les gens seront surpris de constater que la direction de l’Africom (pour moitié militaire et moitié civile) exercera encore plus de prudence lorsqu’il s’agira d’envisager une solution militaire à un problème africain », a-t-elle dit.

L’Africom s’attachera principalement à renforcer la capacité des forces maritimes et terrestres de ses partenaires, afin que ces derniers puissent coopérer en faveur de la solution des diverses difficultés régionales, allant de la réaction à une catastrophe naturelle à la prévention des conflits en passant par la lutte antiterroriste. Selon Mme Whalen, un continent africain stable et prospère correspond aux intérêts bien compris des États-Unis dans la mesure où un regain de prospérité, l’amélioration de la santé des populations et une sécurité accrue en Afrique contribueront sans aucun doute au renforcement de la sécurité et de la prospérité dans le monde entier.

Les États-Unis vont également aider leurs partenaires africains à « mieux asseoir leur régime démocratique, à mieux appliquer leur respect des droits de l’homme, à favoriser leur croissance économique et à bâtir de solides institutions régionales », a ajouté Mme Whalen.

Actuellement situé à Stuttgart (Allemagne), le centre de commandement s’adaptera et évoluera à mesure qu’il se dotera de ses 1.300 membres prévus et de son équipe de spécialistes des affaires africaines. Mme Whalen a souligné qu’il s’agissait bien d’un siège administratif et non d’une caserne militaire.

Le centre est dirigé par le général de l’armée de terre William Ward, épaulé par deux coadjoints : une diplomate, l’ambassadrice Mary Carlin Yates, qui a servi au Burundi et au Ghana et qui est spécialisée dans les activités mixtes militaro-civiles, et le vice-amiral de la marine Robert Moeller, qui coordonne les activités opérationnelles.

La présence américaine variera en fonction des missions

Mme Whalen a indiqué que le Libéria avait offert aux États-Unis d’accueillir une partie du commandement, mais qu’il n’était pas question de construire de grandes bases permanentes en Afrique. La taille de toute présence future dépendra évidemment du type de mission en jeu, a-t-elle ajouté. « On trouvera bien un juste milieu » a-t-elle dit, ajoutant qu’en tout état de cause, la présence américaine en Afrique serait « somme toute assez faible ».

Elle a rappelé, à ce sujet, la présence déjà sur le terrain de 1.500 soldats et contractuels qui travaillaient à Djibouti et dont les activités civilo-militaires étaient favorablement accueillies par la population.

Quelle que soit la présence militaire future des États-Unis « elle finira par faire partie du décor, on ne s’en apercevra même pas ».

Interrogée au sujet des activités quotidiennes de l’Africom, Mme Whalen a répondu qu’elles comprendraient des activités telles qu’échanges, conférences, visites d’officiers et l’exécution de programmes d’aide à la sécurité conçus par le département d’État mais administrés par le ministère de la défense.

Quant à la notion selon laquelle la création de l’Africom serait motivée par l’intérêt considérable que manifeste la Chine à l’égard de l’Afrique, Mme Whalen l’a carrément rejetée. En fait, l’essor des activités chinoises en Afrique n’était même pas à l’horizon lorsque l’idée d’un nouveau commandement américain pour ce continent a commencé à faire son chemin, au début de cette décennie. De plus, la Chine ne faisait nullement partie de « l’équation stratégique », a-t-elle souligné.

Enfin, pour ce qui est actuellement à l’horizon, Mme Whalen a indiqué qu’un exercice d’entraînement médical était prévu au Swaziland en 2009. De nouvelles activités seront vraisemblablement élaborées en 2010, une fois l’Africom devenu pleinement opérationnel.

02/10/08 (B467-B) XINHUA : Un organisme régional des armes légères regrette l’enlèvement du cargo militaire

Le Centre régional sur les armes légères et de petit calibre (RECSA) a exprimé jeudi ses regrets à l’égard de l’enlèvement du cargo militaire par des pirates somaliens tout en indiquant que cet incident constituait un risque pour la sécurité de toute la région.

Le RECSA basé à Nairobi, chargé de la coordination des actions contre la prolifération des armes légères et de petit calibre illicites dans la région des Grands lacs, de la Corne de l’Afrique et des pays limitrophes, a appelé les Etats de la région à mettre en sécurité de toute urgence des armes dangereuses.

"Non seulement l’action prise par ces pirates a le potentiel d’éroder les progrès réalisés jusqu’ici dans les efforts visant à réduire le nombre d’armes légères illégales en circulation, mais aussi elle constitue une sérieuse menace à la sécurité de la Somalie et de toute la région," a souligné le RECSA.

Le Centre régional a invité le gouvernement kenyan, des pays voisins et étrangers à agir promptement pour garantir la sécurité de ce cargo potentiellement dangereux.

Entre-temps, davantage d’efforts doivent se déployer pour parvenir à une solution durable au conflit dans ce pays de la Corne de l’Afrique ravagée par la guerre," a affirmé l’organisation.

Vendredi dernier, les pirates se sont emparés du cargo ukrainien Faina au large des côtes somaliennes alors qu’il transportait 33 chars et d’autres armes pour le Kenya.

02/10/08 (B467-B) Le Monde : Paris propose à l’ONU un dispositif de lutte contre la piraterie au large de la Somalie

L’affaire du Faina confirme la dangerosité des eaux somaliennes, où 24 actes de piraterie maritime se sont déroulés depuis le début de l’année. La France a été directement concernée, avec la prise d’otages à bord des voiliers de croisière Le Ponant et Carré-d’as, dont les équipages ont pu être libérés à la suite d’opérations menées par les forces spéciales françaises.

Paris doit déposer dans les prochains jours un projet de résolution au Conseil de sécurité des Nations unies qui vise à mobiliser les contributions internationales afin de mettre en place un dispositif pour sécuriser les routes maritimes situées au large de la Somalie. La France a bon espoir que ce texte sera adopté, compte tenu de la réaction favorable de la Russie et de la Chine.

Le projet insiste sur "la prolifération des actes de piraterie" à l’encontre des navires croisant au large de la Somalie, et sur la "grave menace" que posent ceux-ci à la fois pour la livraison rapide de l’aide humanitaire à la Somalie et la "sûreté des routes maritimes commerciales et des activités de pêche" dans la région. Ces actes de piraterie, est-il précisé, sont " de plus en plus violents", se déroulent avec de "l’armement lourd" et en utilisant le système des "bateaux mères" – un bateau de pêche ou un petit cargo qui met à l’eau des embarcations rapides lorsqu’il est proche du navire convoité.

COOPÉRER AVEC MOGADISCIO

La France rappelle que 3,5 millions de Somaliens sont dépendants de l’aide alimentaire acheminée par les cargos du Programme alimentaire mondial (PAM) et souligne que les armateurs pourraient se désister faute d’une escorte de navires de guerre. Le Canada a accepté de prolonger jusqu’au 26 octobre sa mission d’encadrement des navires du PAM, mais aucun autre pays n’a, à ce stade, proposé de prendre la suite.

La résolution française souligne par ailleurs que les actes de piraterie dans les eaux territoriales somaliennes et internationales "exacerbent la situation en Somalie, laquelle constitue toujours une menace contre la paix et la sécurité internationale dans la région". La France demande donc que, dans le cadre du chapitre VII de la Charte des Nations unies (qui prévoit l’utilisation de la force armée), les Etats concernés "participent activement à la lutte contre la piraterie" dans la région "en déployant des navires de guerre et des avions militaires" et en "prenant les mesures nécessaires", en conformité avec les lois internationales.

Le texte français demande aux mêmes Etats de coopérer avec le gouvernement transitoire de Somalie et de protéger les convois du PAM. Il insiste sur le fait que ce dispositif, qui respectera les eaux territoriales somaliennes, a été conçu avec l’accord du gouvernement somalien, et qu’il ne peut être considéré comme établissant "une (nouvelle) loi internationale". Cette insistance vise à atténuer les préventions d’Etats, tels la Chine et la Russie, très soucieux de préserver leur souveraineté maritime.

La résolution française n’est pas en soi très contraignante, mais elle vise, en apportant une protection juridique internationale, à vaincre les réticences des pays qui hésitent à apporter leur contribution à cette "police des mers" que le président Nicolas Sarkozy appelle de ses voeux.

Laurent Zecchini