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02/10/08 (B467-B) XINHUA : Un organisme régional des armes légères regrette l’enlèvement du cargo militaire

Le Centre régional sur les armes légères et de petit calibre (RECSA) a exprimé jeudi ses regrets à l’égard de l’enlèvement du cargo militaire par des pirates somaliens tout en indiquant que cet incident constituait un risque pour la sécurité de toute la région.

Le RECSA basé à Nairobi, chargé de la coordination des actions contre la prolifération des armes légères et de petit calibre illicites dans la région des Grands lacs, de la Corne de l’Afrique et des pays limitrophes, a appelé les Etats de la région à mettre en sécurité de toute urgence des armes dangereuses.

"Non seulement l’action prise par ces pirates a le potentiel d’éroder les progrès réalisés jusqu’ici dans les efforts visant à réduire le nombre d’armes légères illégales en circulation, mais aussi elle constitue une sérieuse menace à la sécurité de la Somalie et de toute la région," a souligné le RECSA.

Le Centre régional a invité le gouvernement kenyan, des pays voisins et étrangers à agir promptement pour garantir la sécurité de ce cargo potentiellement dangereux.

Entre-temps, davantage d’efforts doivent se déployer pour parvenir à une solution durable au conflit dans ce pays de la Corne de l’Afrique ravagée par la guerre," a affirmé l’organisation.

Vendredi dernier, les pirates se sont emparés du cargo ukrainien Faina au large des côtes somaliennes alors qu’il transportait 33 chars et d’autres armes pour le Kenya.

02/10/08 (B467-B) Le Monde : Paris propose à l’ONU un dispositif de lutte contre la piraterie au large de la Somalie

L’affaire du Faina confirme la dangerosité des eaux somaliennes, où 24 actes de piraterie maritime se sont déroulés depuis le début de l’année. La France a été directement concernée, avec la prise d’otages à bord des voiliers de croisière Le Ponant et Carré-d’as, dont les équipages ont pu être libérés à la suite d’opérations menées par les forces spéciales françaises.

Paris doit déposer dans les prochains jours un projet de résolution au Conseil de sécurité des Nations unies qui vise à mobiliser les contributions internationales afin de mettre en place un dispositif pour sécuriser les routes maritimes situées au large de la Somalie. La France a bon espoir que ce texte sera adopté, compte tenu de la réaction favorable de la Russie et de la Chine.

Le projet insiste sur "la prolifération des actes de piraterie" à l’encontre des navires croisant au large de la Somalie, et sur la "grave menace" que posent ceux-ci à la fois pour la livraison rapide de l’aide humanitaire à la Somalie et la "sûreté des routes maritimes commerciales et des activités de pêche" dans la région. Ces actes de piraterie, est-il précisé, sont " de plus en plus violents", se déroulent avec de "l’armement lourd" et en utilisant le système des "bateaux mères" – un bateau de pêche ou un petit cargo qui met à l’eau des embarcations rapides lorsqu’il est proche du navire convoité.

COOPÉRER AVEC MOGADISCIO

La France rappelle que 3,5 millions de Somaliens sont dépendants de l’aide alimentaire acheminée par les cargos du Programme alimentaire mondial (PAM) et souligne que les armateurs pourraient se désister faute d’une escorte de navires de guerre. Le Canada a accepté de prolonger jusqu’au 26 octobre sa mission d’encadrement des navires du PAM, mais aucun autre pays n’a, à ce stade, proposé de prendre la suite.

La résolution française souligne par ailleurs que les actes de piraterie dans les eaux territoriales somaliennes et internationales "exacerbent la situation en Somalie, laquelle constitue toujours une menace contre la paix et la sécurité internationale dans la région". La France demande donc que, dans le cadre du chapitre VII de la Charte des Nations unies (qui prévoit l’utilisation de la force armée), les Etats concernés "participent activement à la lutte contre la piraterie" dans la région "en déployant des navires de guerre et des avions militaires" et en "prenant les mesures nécessaires", en conformité avec les lois internationales.

Le texte français demande aux mêmes Etats de coopérer avec le gouvernement transitoire de Somalie et de protéger les convois du PAM. Il insiste sur le fait que ce dispositif, qui respectera les eaux territoriales somaliennes, a été conçu avec l’accord du gouvernement somalien, et qu’il ne peut être considéré comme établissant "une (nouvelle) loi internationale". Cette insistance vise à atténuer les préventions d’Etats, tels la Chine et la Russie, très soucieux de préserver leur souveraineté maritime.

La résolution française n’est pas en soi très contraignante, mais elle vise, en apportant une protection juridique internationale, à vaincre les réticences des pays qui hésitent à apporter leur contribution à cette "police des mers" que le président Nicolas Sarkozy appelle de ses voeux.

Laurent Zecchini

02/10/08 (B467-B) Organisation de la presse africaine / Somalie / Piraterie / Déclaration du ministre français des Affaires Etrangères

MOGADISCIO, Somalie, 1er octobre 2008/African Press Organization (APO)/ — Actualités diplomatiques du ministère des Affaires étrangères

Point de presse du 30 septembre 2008

(…) (La piraterie au large de la Somalie ne semble pas avoir que des mauvais côtés puisqu’ils sont en train de dévoiler un trafic d’armes de grande ampleur. Quelle est votre réaction, êtes-vous inquiet de ces armes qui, selon toute vraisemblance allaient au sud-Soudan ? Est-ce qu’il est normal qu’il n’y ait aucune inspection ?

Que l’on puisse en toute impunité débarquer un tel chargement à Mombassa – apparemment cela se fait trois fois par an – et que comptez vous faire pour lutter contre ce fléau ?)

Il faudrait d’abord être certain de la destination finale de la cargaison que vous évoquez.

C’est exactement pour cela que l’on mobilise la communauté internationale, à l’initiative de la France et notamment du ministre et du ministère, pour avoir une réponse internationale à la question du contrôle maritime de cette immense zone.

C’est la raison pour laquelle nous avons fait voter les résolutions du Conseil de sécurité 1814 et 1816. Pour répondre à la première urgence de soutien humanitaire aux populations somaliennes nous avons pris l’initiative de l’opération Alcyon reprise ensuite par rotation par les Danois, les Hollandais et actuellement par les Canadiens pour la protection des bateaux du PAM. Par une initiative conjointe avec les Espagnols, nous avons fait accepter un état-major de coordination européen, et nous réfléchissons à une option militaire maritime pour un déploiement européen.

Nous sommes enfin proposition de résolution au Conseil de sécurité allant plus loin puisque cette résolution a pour vocation d’appeler la communauté internationale à se mobiliser contre la piraterie maritime. Ce texte serait une base juridique et politique pour une implication plus grande de l’ensemble des pays de la communauté internationale dans l’envoi de bateaux et des moyens de contrôle.

C’est le sens de notre participation à la Task force 150 qui a pour vocation d’agir contre le terrorisme mais peut aussi de facto avoir un rôle contre la piraterie maritime.

Nous sommes donc pleinement mobilisés et pensons qu’il faut renforcer les moyens. S’il y a un sujet, parmi d’autres, sur lequel la France est à l’initiative à la fois au niveau national, européen et onusien, c’est celui-là. Et c’est pour cela que nous essayons de mobiliser la communauté internationale. Nous avons le sentiment que la prise de conscience progresse.

C’est un sujet qui était jusqu’à présent négligé. Je crois que depuis quelques mois, notamment à l’initiative de la France, du président de la République, du ministère et du ministre, il y a une vraie mobilisation sur le sujet.

(Un cargo rempli d’armes pourra être arraisonné et systématiquement contrôlé, le jour où il y aura une force de l’ONU ?)

Je ne peux pas vous dire exactement quelles seront les modalités opérationnelles et quelle sera à chaque fois la nature de cette mobilisation internationale.

N’oubliez pas la capacité dissuasive que peuvent représenter les deux opérations françaises menées par le ministère de la défense sous l’autorité du président de la République lors des deux prises d’otages récentes sur des bateaux. (…)

SOURCE : France – Ministry of Foreign Affairs

02/10/08 (B467-B) Politique digitale / Prisonniers politiques en Érythrée

L’Union européenne demeure profondément préoccupée par les graves violations des droits fondamentaux de l’homme que le gouvernement de l’État d’Érythrée continue de perpétrer au mépris des obligations qui lui incombent en vertu du droit national et international.

L’Union européenne déplore vivement qu’aucune évolution positive n’ait encore été constatée à ce jour en la matière et demande instamment au gouvernement de l’État d’Érythrée de communiquer des informations sur le lieu de détention, les conditions de détention et l’état de santé de ces prisonniers.

France-Diplomatie Actualités

02/10/08 (B467-B) Press TV : sous l’impulsion de l’UA, le Président devrait transférer le siège du GNT et les parlementaires au Kenya, pour échapper à la violence non seulement à Mogadiscio mais aussi qui s’est développée plus récemment, à Baïdoa. // Somali government to be moved to Kenya (En Anglais – Info lecteur)

Somalia’s Transitional Federal Government (TFG) will reportedly be relocated to the Kenyan capital of Nairobi amid a surge in violence.

The African Union convened an urgent meeting on Tuesday and decided to relocate the 275-member Somali parliament along with President Abdullahi Yusuf Ahmed, Prime Minister Nur Hassan Hussein and the Somali cabinet, the Press TV’s correspondent in Somalia reported.

This comes as violence plagues the country on a daily basis, threatening civilians and government officials alike.

It is not yet clear what prompted the decision, but there have been unconfirmed reports that Somali government officials intend to meet with opposition leaders in an attempt to establish a coalition government.

The Transitional Federal Parliament of the Somali Republic was formed in neighboring Kenya in 2004. The interim parliament was then relocated to the Somali city of Baidoa, 260 kilometers northwest of Mogadishu, on February 26, 2006.

Meanwihile heavy fighting near the Somali presidential palace on Monday night killed eight civilians and 17 soldiers. Several lawmakers have recently been killed in the ongoing violence.

01/10/08 (B467-B) Radio-Trottoir : Cessez de dire que Guelleh tue la communication, alors que c’est le contraire ! (Lecteur)

C’est vrai que Guelleh réglemente l’accès à Internet et que de nombreux sites, comme le vôtre sont interdits de consultation aux Djiboutiens, mais on se débrouille quand même pour les voir, quand on en a envie … !

C’est vrai que Guelleh a tué la presse d’opposition !

C’est vrai que Guelleh censure la presse et les articles qui le dénigrent !

C’est vrai que nous sommes tous placés sous écoute (e-mail, téléphone, correspondances), grâce aux énormes moyens informatiques déployés sur notre sol par les chinois.

Mais en matière de communication mobile par satellite, c’est l »inverse ! Toutes les portes de communication sont ouvertes à ceux qui peuvent payer et qui ont un CV intéressant !

Liban Ismail Omar Guelleh, le fils du dictateur, a obtenu le monopole de la distribution de Thuraya Satellite Phones pour Djibouti depuis quelques années.

L’utilisation et la vente des appareils avec leurs abonnements sont controllées par IOG : donc, tous les terroristes, les barbus, les reprisde justice du Puntland, les Islamistes de Somalie, les mercenaires et les agents de SDS et autres gibiers de potence, peuvent donc acquérir et utiliser ces appareils sans frontière ni limite et souvent sans être repérés… Grâce à eux, ils peuvent monter des opérations répréhensibles, négocier des rançons, extorquer des fonds, commander des armes, détourner des navires, …

Vous voyez bien que Guelleh n’interdit pas la communication à ceux qui ont un véritable business en marge du crime … Pour les gens honnêtes, c’est autre chose !

01/10/08 (B467-B) Radio-Trottoir : Mohamed Aref au Somaliland ? Pour quelle mission ?

Bonjour à toute l’équipe.

Aujourd’hui et demain c’est férié. Je ne manquerai pas de distribuer la photo humoristique sur Aref, que vous m’avez envoyée car elle colle à l’actualité.

Des rumeurs nous affirment « qu’il serait parti pour le Somaliland, pourquoi pas aussi au Puntland, pour demander des armes et des mercenaires afin de préparer les futurs affrontements à Doumeira contre l’Erythrée ».

Le discours de dénigrement de l’Erythrée qui a été prononcé par « le prophète » IOG confirme toutes nos caintes.
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La BBC a diffusé la partie du discours en langue Somalienne. Rien n’a filtré, en revanche, sur Djibouti qui est un territoire occupé, lui aussi, par des Forces armées Etrangères avec la bénédiction du dictateur insolent qui prétend diriger le pays..

Le seul problème, c’est qu’il faudra bien qu’un représentant des avocats de Djibouti soit présent pour les fêtes de la fin du Ramadan. A ma connaissance, les autres avocats ne sont pas des pratiquants de l’Islam.

Il sufit de constater comment se sont déroulées les dernières élections au Barreau pour vérifier la méconnaissance totale du Coran parmi les gens « de robe »

Votre correspondant.

01/10/08 (B467-B) RFI / Le commandement militaire américain pour l’Afrique, Africom, est opérationnel.

par Philippe Leymarie

Africom, le commandement militaire américain pour l’Afrique, est « opérationnel » à partir de ce 1er octobre, avec un personnel de 1 300 agents, militaires et civils, et un budget d’environ 50 millions de dollars. Africom est en chantier depuis plus de deux ans ; mais il n’a pas été possible, contrairement à ce que souhaitaient ses promoteurs, de l’installer sur le continent.

A ce jour, l’ensemble du continent africain passe donc officiellement sous le contrôle d’un commandement américain unifié, alors qu’il dépendait jusqu’ici des états-majors Europe, Moyen-Orient et Pacifique.

Jusqu’ici, sur un plan proprement militaire, le continent africain n’avait pas d’existence réelle pour le Pentagone, sinon en appendice d’autres institutions, sans cohérence, ou dédiés à un objectif de sécurité américain, comme la présence d’une base « antiterroriste » à Djibouti, pour assurer un contrôle de la zone stratégique du Golfe d’Aden et de la Corne de l’Afrique, en liaison avec les guerres menées en Irak et en Afghanistan.

Les programmes de coopération et d’assistance militaire – comme la gestion de l’unique implantation militaire US sur le continent, à Djibouti ; la lutte contre le terrorisme en Afrique du Nord et au Sahel ; ou la formation de garde-côtes « antipiraterie » dans le Golfe de Guinée – sont désormais coordonnés par l’Africom depuis une base de l’armée américaine à Stuttgart, en Allemagne. Ce sera le cas également pour un programme comme l’African Partnership Station, une frégate de l’US Navy qui – de novembre 2007 à mai 2008, avec la collaboration d’ experts militaires de plusieurs pays européens embarqués – a écumé les ports du Golfe de Guinée et formé dans chaque pays des professionnels chargés de la sécurité maritime, de la lutte contre les trafics ou le terrorisme.

Plusieurs capitales africaines – dont Alger ou Lagos – avaient refusé d’accueillir le quartier général d’Africom : signe de la méfiance suscitée par un commandement, qui ferait de tout ou partie du continent une cible militaire, ou servirait finalement surtout à sécuriser les approvisionnements pétroliers américains (un quart des besoins des Etats-Unis en 2015).

Objectif minimal aujourd’hui du patron d’Africom, le général William « Kip » Ward, l’officier le plus gradé de l’armée américaine issu de la communauté noire : être pleinement opérationnel, même à distance … et tout en n’écartant pas, à terme, une éventuelle « relocalisation en Afrique de certaines portions du commandement » – soit des départements entiers, soit des représentations.

Dans l’immédiat, Ward doit faire face à des accusations venues de l’intérieur : Africom, conçu comme une agence de coopération, avec des volets civils, pour tenir compte des réalités africaines, reviendrait selon certains de ses contradicteurs à Washington, à « militariser la politique étrangère américaine », avec le danger annexe de « détourner » les crédits des diplomates du Département d’Etat au profit des militaires du Pentagone !

Le concept imaginé pour l’Africom, qui ne ressemble nullement aux autres commandements militaires américains, semble pourtant aux antipodes de la vision classique du Pentagone, façon guerre en Irak ou même « War on terror » : pas de troupes (sauf la base de Djibouti, en place depuis 2002), pas de super-quartier général écrasant, mais des structures légères, opérationnelles, en réseau avec les institutions civiles opérant sur le continent. Et un objectif plus proche du développement que de la guerre, dont il faudra voir à l’usage s’il peut être mené à bien.