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18/10/08 (B470) AFP / Somalie: les parents ont réuni la rançon de l’équipage ukrainien séquestré

Les parents des 17 Ukrainiens de l’équipage du cargo transportant des chars et d’autres armements saisi par des pirates au large des côtes de la Somalie ont réuni la rançon exigée, annoncent samedi les médias ukrainiens.

« Les négociations suivent leurs cours. Nous n’avons pas encore remis la somme mais c’est pour bientôt », a déclaré Olga Girzheva, mère de l’un des otages l’agence Unian sans préciser le montant de la rançon.

Les pirates ont exigé huit millions de dollars (5,9 millions d’euros), selon la télévision Canal 5.

Les parents des otages ont déclaré à la presse que la rançon avait pu être réunie grâce à la contribution de personnalités politiques célèbres dont Viktor Yanukovych, ancien Premier ministre, actuellement à la tête du principal parti d’opposition (le parti pro-russe des Régions).

Le 25 septembre, les pirates ont saisi le MV Faina, un bateau ukrainien transportant 33 chars de type soviétique, des systèmes de défense anti-aérienne, des lanceurs de roquettes et des munitions. Il y avait 17 Ukrainiens, trois Russes et un Letton à bord.

L’Ukraine a affirmé que le cargo se rendait au Kenya mais un porte-parole de la 5e flotte américaine basée à Bahrein avait indiqué auparavant que les armes étaient destinées au Soudan et qu’il pourrait s’agir d’une violation de l’embargo sur les armes qui frappe ce pays.

Vendredi, le bureau du président ukrainien Viktor Yushchenko a tenu une réunion extraordinaire pour examiner l’affaire du cargo puis annoncé que la présidence oeuvrait sans relâche à la libération de l’équipage ukrainien du bateau.

18/10/08 (B470) RFI / Affaire Borrel : la thèse de l’assassinat renforcée

La juge d’instruction chargée d’enquêter sur la mort du magistrat français Bernard Borrel, en 1995, demande la levée du secret sur des documents de l’armée. Selon les éléments dont dispose Sophie Clément, la thèse de l’assassinat est renforcée et celle du suicide, jusqu’alors privilégiée, devient douteuse.

La thèse du suicide a du plomb dans l’aile. Celle de l’assassinat en revanche est considérablement renforcée. La juge d’instruction Sophie Clément veut en tout cas pousser ses investigations sur cette piste-là sur la foi des dernières informations dont elle dispose. Les examens pratiqués après l’exhumation du corps de Bernard Borrel en 2002 ont permis de déceler que la victime avait subi une série d’épreuve qui doivent conduire à envisager plus sérieusement l’hypothèse du crime. « Les expertises techniques et médico-légales réalisées dans le cadre de l’instruction concluent à l’assassinat de Bernard Borrel », estime la magistrate.

La dépouille de Bernard Borrel a été retrouvée le 19 octobre 1995 à Djibouti, à 80 kilomètres de la capitale, au pied d’une falaise. Le magistrat français avait été aspergé d’essence et le corps était partiellement calciné. Les autorités djiboutiennes avaient hâtivement conclu au suicide du juge français. Les autorités françaises se félicitaient de la coopération de leurs collègues djiboutiens dans cette affaire qui, malgré la volonté de la veuve, menaçait de s’enliser. Mais les examens pratiqués sur le corps de la victime exhumée, il y a deux ans, ont révélé une fracture du crâne, une fracture de l’avant-bras gauche (dite « de défense », c’est à dire pour se protéger d’un coup porté), et des traces de deux liquides inflammables. Le scénario du suicide devenait invraisemblable.

« Ismaël Omar Guelleh pourrait être le commanditaire de l’attentat »

Indépendamment des modalités, la disparition du juge français intervient dans un contexte d’enquête effectuée sur l’attentat perpétré en 1990 contre le Café de Paris, à Djibouti. L’explosion d’une bombe avait fait 1 mort et 14 blessés. L’affaire n’est toujours pas élucidée, mais il s’avère que la victime collaborait, à l’époque des faits, avec le magistrat chargé de l’enquête, le juge Roger Le Loire, qui le confirmait jeudi au quotidien Libération. Or, selon la veuve de Bernard Borrel, l’enquête de ce dernier aurait révélé une relation entre l’attentat du Café de Paris et les services djiboutiens. Selon la juge Sophie Clément, « les policiers (…) ont mis à jour l’hypothèse d’une manipulation de l’enquête par les Services spéciaux djiboutiens dirigés par Ismaël Omar Guelleh », aujourd’hui chef de l’Etat, hier chef de cabinet de l’ancien président djiboutien. « Grotesque et scandaleux », déclare de son côté au quotidien Le Monde l’avocat français Francis Szpiner, défenseur de la partie djiboutienne.

La juge d’instruction rappelle que, lors de l’instruction, plusieurs témoins ont mis directement en cause M. Guelleh. Madame Clément dispose également d’un document émanant de la Direction générale des services extérieures (DGSE) faisant part de témoignages incriminant « le clan de l’actuel président de la république » et, sous réserve d’authentification, d’une note rédigée au lendemain de l’attentat de 1990, qui proviendrait de l’armée, et selon laquelle « Ismaël Omar Guelleh pourrait être le commanditaire de l’attentat du Café de Paris. Le dossier présenté par les autorités locales sur cet attentat serait en fait une manœuvre d’intoxication ».

En conséquence, Sophie Clément demande aux ministères de l’Intérieur et de la Défense l’accès à des documents jusqu’alors classés secrets et attend du président Pierre Lelong de la Commission consultative du secret de la défense nationale qu’il se livre « à toutes investigations préalables utiles à la recherche des documents relatifs à la disparition du juge Borrel et à l’éventuel rôle des autorités djiboutiennes ».

Le travail des « petits juges » français

En France, côté officiel, la brièveté des réponses trahit l’embarras. L’ancienne colonie française demeure en effet un confetti stratégique qui défend notamment l’entrée de la mer Rouge et où sont déployés quelque 2 700 soldats français. Paris n’y a plus le monopole de la présence militaire depuis que les Américains s’y sont installés, à leur tour, après le 11 septembre. Après l’affaire congolaise du Beach, toujours en cours, le travail des « petits juges » français place Paris en position inconfortable, entre nécessité de justice et impératifs diplomatiques, alors que la France subit une très vive concurrence dans son pré-carré. Lors de la venue en France du président djiboutien, au mois d’août à l’occasion du 60ème anniversaire du débarquement de Provence, les autorités avaient du réaffirmer l’immunité diplomatique de M. Guelleh, dont Elisabeth Borrel avait réclamé qu’il soit entendu par la justice.

Pour l’avocat d’Elisabeth Borrel, dans cette affaire, la question de la raison d’Etat est centrale. « Il est temps de savoir si l’Etat français aura le courage de connaître la vérité sur l’assassinat d’un de ses magistrats, ou si l’on refuse, pour de basses raisons diplomatiques, d’aller jusqu’au bout », déclare Olivier Morice.

Interrogé jeudi, le ministère français des Affaires étrangères est resté sur un laconique « nous n’avons pas l’habitude de commenter les affaires dont la justice est saisie. Nous avons eu néanmoins l’occasion de souligner la totale coopération des autorités djiboutiennes dans cette affaire ». Sur l’antenne de RFI ce matin, le ministre français de Justice a limité ses commentaires au strict minimum. Dominique Perben a néanmoins insisté sur la préservation de la notion de présomption d’innocence.

18/10/08 (B470) BBC – De violents combats endueillent à nouveau la ville de Mogadiscio. // Heavy fighting engulfs Mogadishu (En Anglais – Info lecteur)

Heavy fighting has left at least 20 people dead and dozens more injured in clashes across the Somali capital, Mogadishu, officials and witnesses say.

Islamist insurgents have been engaged in fierce battles with government troops and their Ethiopian allies, and both sides suffered casualties.

Five people were also reported killed when a mortar hit their house.

Correspondents say it is the fiercest fighting for several weeks and has engulfed three separate districts.

Elsewhere, a Somali working for the UN World Food Programme was shot dead as he left a mosque in the central town of Merka, becoming the latest aid worker to be targeted in the war-torn country.

In the capital, an official at the city’s biggest hospital said on Friday it was treating 35 civilians wounded in fighting that began the day before, and that six people had died overnight.

Government forces said one of their soldiers had been killed in the clashes in central Mogadishu and a further two had been injured, the BBC’s Mohamed Ibrahim Moalimuu reports from the Somali capital.

They also said two Islamists had been killed, and that insurgents had been forced to abandon a vehicle mounted with anti-aircraft guns.

Land mine

At least six other civilians caught up in the fighting in central Mogadishu had been killed, according to witnesses.

Separately, a government vehicle was hit by a land mine and two soldiers were killed.

On Thursday there was also deadly fighting near to African Union peacekeeper bases on the road to Mogadishu’s airport, a key target for rebels in recent weeks.

Ethiopian troops helped the government push Islamist forces from control of central and southern Somalia in late 2006, triggering an insurgency.

The country’s transitional government, which is recognised by the international community, now only controls patches of the country, correspondents say.

Islamists have launched escalating attacks against the AU peacekeeping force in recent months, as well as the government and their Ethiopian allies.

Somalia has been wracked by conflict since President Mohamed Siad Barre was ousted in 1991.

More than three million people – almost half of Somalia’s population – need food aid, according to the UN.

Aid agencies recently estimated that 1.1 million people had been uprooted from Mogadishu over the last nine months.

18/10/08 (B470) Shabelle : de nouvelles tensions dans les villes somaliennes au fur et à mesure où les forces armées somaliennes et éthiopiennes franchissent le seuil d’intolérance. // Somali town “tense” as troops cross the threshold (En Anglais – Info lecteur)

By: Abdinasir Moh-Guled

Tension is high in the town of Burhakaba of Bay region, after armed Ethiopian troops came into it after days of fighting on their way to Baidoa town from Mogadishu.

The residents of the town say that also armed Somali troops moved out from Baidoa town arrived in the same as armed Islamist fighters in the town as fears of fighting came at fence.

« There is fear in the town that the clashes will start because two opposed sides in the town, » said a local resident, who requested to reveal his name for security reasons.

The two sides, he added, were in preparation of fighting as the Islamists stay around the town.

The town locates 190 kilometres (120 miles) south of the capital Mogadishu.

Other sources say the people in Burhakaba spotted eight Russia made Ethiopian cars and lorry vehicles in the town with Somali army commanders.

It’s unknown if the Ethiopian backed Somali troops will depart from the town or whether they will stay there.

18/10/08 (B470) communiqué conjoint de SURVIE et de l’ARDHD pour demander aux Sénateurs et aux chefs d’entreprise français de faire pression sur le Gouvernement djiboutien pour qu’il respecte les droits fondamentaux des salariés, qu’il applique les conventions internationales et qu’il se soumette aux mises en demeure émises par le BIT et l’OIT, concernant la réintégration des syndicalistes à leur poste et avec leur ancienneté.

A l’heure où le président Sarkozy intervient publiquement pour exiger une plus grande moralisation du monde de l’entreprise et à l’occasion de la réunion organisée au Sénat le 20 Octobre 2008 pour préparer une conférence sur l’investissement français à Djibouti, nous souhaitons attirer votre attention sur les violations des droits des travailleurs et le harcèlement des syndicalistes à Djibouti.

Ainsi, suite à une grève des travailleurs du port de Djibouti en 2005, le Bureau International du Travail relevait de nombreuses entraves à l’exercice des droits syndicaux et a adressé plusieurs mises en demeure que le gouvernement djiboutien n’a jamais respectées (*).

Nous demandons aux Sénateurs et aux Chefs d’entreprises françaises aujourd’hui incitées à investir à Djibouti de faire pression sur le gouvernement djiboutien afin que celui ci se mette en conformité avec :
– le droit international du travail,
– toutes les conventions internationales que le régime a ratifiées

et plus spécifiquement pour qu’il réponde aux différentes mises en demeures émises par le BIT et l’OIT.

Ce communiqué a reçu le soutien de l’UDDESC et de Jean-Paul Noël Abdi, défenseur djiboutien des Droits de l’Homme.

(*) Références documentaires
Mise en demeure du BIT : http://www.ardhd.org/affinfo.asp?articleID=6275
Situation syndicale à Djibouti : http://www.ardhd.org/syndicat.asp
Articles et conventions : http://www.uddesc.org

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Contacts :

SURVIE
Olivier THIMONIER
210, rue Saint-Martin – 75003 Paris
Tel : +33 (0)1-44-61-03-25
E-mail : olivier.thimonier@survie.org
http://www.survie.org

ARDHD
Jean-Loup SCHAAL
84, rue Saint-Louis en l’ile – 75004 PARIS
Tel : +33 (0)1 46 34 70 70
E-mail : jlschaal@ardhd.org
http://www.ardhd.org

18/10/08 (B470) Shabelle : Le Gouvernement somalien ordonne à ses troupes de cesser le pillonage des zones habitées par les populations civiles, mais on ne sait si ces ordres seront effectivement suivis. // Somali government orders troops to stop shelling (En Anglais – Info lecteur)

Somalia’s army says that its forces have orders to open fire if the insurgents launch another raid across their bases not artillery shells.

Speaking to Shabelle radio the spokesman of Somali military forces Dahir Mohamed Hersi has announced that they (troops) will not shell the populated areas with heavy shells, raising the stakes in a dispute over how to tackle the supplementary deadly shelling on the civilian areas including the main Bakara market where hundreds died as the result of the reprisal shells fired by Ethiopian and Somali troops.

“The troops will use head to head battles but will bring to an end the deadly shells” Dahir said.

Hersi said that those remarks have been announced by the commander of Somalia’s national forces, similarly it’s yet unknown the motive coincided the announcement of the mortar shell’s stopping.

Mortar Shells rocked Mogadishu, overwhelming the hospitals with casualties, as Ethiopian and Somali troops are fighting Islamist rebels.

Scores of civilians were killed and hundreds wounded in what the International Committee of the Red Cross says is the worst for more than 18 years.

« Whoever is doing this is not human, » Salado Yebarow, who fled from her home in Howlwadaag as she lives in Elasha biyaha, said by telephone. « They have clearly never had a grandmother or children to think about. »

Hospitals struggled to cope with injured civilians, although most victims could not reach any kind of help because of the continuing attacks. Doctors were trapped by the battles and perilous roadblocks.

At the city’s main Madina Hospital, many patients lay on thin mattresses in the yard. Others wailed inside the packed wards.

It’s yet unknown how these remarks from the government will take effect.

18/10/08 (B470) Communiqué du MRD Canada – Appel à manifester aujourd’hui à Québec, à l’occasion de la tenue de la Francophonie. (Lecteur)

Dans le cadre de la constante lutte pour la démocratie et l’Etat de droit à Djibouti, le comité du MRD au Canada organise une manifestation le 18 Octobre 2008 de 10 heures à 17 heures devant les locaux qui abritent le XII e Sommet de la Francophonie à Quebec City.

Sans conteste, il nous faut encore profiter de notre présence en terre de liberté pour dénoncer à nouveau l’absence de démocratie et les violations permanentes des droits de l’Homme à Djibouti.

Faut-il rappeler que le MRD fut arbitrairement dissolu le 09 juillet 2008 par décret presidentiel ?

Un mémorandum sur la situation à Djibouti va être remis aux autorités canadiennes et aux participants au Sommet à cette occasion, ainsi qu’un bref résumé de la situation qui sévit à Djibouti aux démocrates de tous bords.

Comme à l’accoutumée, cette action de masse sera des plus pacifiques. 

Le Comité du MRD au Canada invite à cette manifestation pour le retour de l’Etat confisqué et la liberté tous les démocrates djiboutiens crédibles. Venez nombreux en ce lieu hautement symbolique, d’autres démocrates, du Canada et d’ailleurs, sont avec nous.

Fait à Ottawa, le 17 Octobre 2007
Le comité du MRD au CANADA

17/10/08 (B470) A lire sur la Lettre du Continent …

LA LETTRE DU CONTINENT – 16/10/2008
Claude Guéant, l’ombre de Foccart à l’Elysée ?
A chacun ses références. Pour certains, le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, est Joseph Fouché, l’incontournable ministre de la police de Bonaparte. (…)