Articles

12/07/2015 (Brève 471) Constat sur le Projet caché d’Ismaël Omar Guelleh afin de briguer un 4ème mandat en 2016 : affrontement inter clanique programmé et état d’urgence sur le pays.

Union Djiboutienne pour les Droits Economiques,
Sociaux et Culturels

Lien pour télécharger le texte au format PdF : http://www.ardhd.org/uddesc/constat-juil-2015.pdf

UDDESC

&Civils et Politiques

Quartier 4 – Email : uddesc@yahoo.fr – Tél. : +41 78 824 52 69/+41 76 674 00 85

Réf. : 02/C/AN2015

  1. L’impact des injonctions de la communauté internationale au Burundi sur le 4ème Mandat d’Ismaël Omar Guelleh.

Le 30 décembre 2014 depuis qu’IOG a réussi à se mettre sous les dents la plateforme de l’opposition, l’USN, avec un accord-cadre anecdotique dont les points abordés ont tous été dicté par le parrain du système mafieux travesti en parti politique dès sa création, le Rassemblement Pour le Peuple, groupuscule clanico-mafieux qui monopolise le pouvoir du peuple par la terreur et la force, les parades anticonstitutionnelles pour un 4ème mandat à la haute magistrature du pays vont bon train.

Mais, les injonctions de la communauté internationale à l’encontre du président de Burundi qui pense briguer un 3ème mandat semble avoir un peu refroidit les ardeurs de Guelleh. Donc, toutes les solutions secourant son projet d’usurpation de pouvoir sont les bienvenues.

2 – la réunion secrète chez Guelleh et son projet machiavélique

La dernière idée des barons du régime est la plus perfide et la plus dangereuse tant au niveau national que régional.

À la dernière semaine du mois de juin 2015 s’est tenu une réunion secrète dans le palais de Guelleh à Haramous, résidence située au Sud-Est de la capitale. Ce rassemblement avait regroupé autour d’Ismaël Omar Guelleh des absolutistes du régime en uniforme et en civil. Vu que la date fatidique du mois d’avril 2016 s’approche gravement, dans cette réunion le groupe a débattu de toutes les options possibles afin de crédibiliser le 4ème mandat de Guelleh devant l’internationale et le peuple djiboutien. La plupart des intervenants parlent des candidats mercenaires financés avec les deniers publics et gracieusement recomposés après l’élection en fonction de la vraisemblance de leur rôle théâtral au cours de la compagne électorale.

Nonobstant, comme toujours l’esprit pernicieux d’Ismaël Omar Guelleh ne manque pas d’idée chthonien et lugubre. Il propose la mise en place d’un état d’urgence pour ainsi annuler toute élection sous prétexte d’assurer la sécurité et l’existence de Djibouti.

Comment justifier cet état d’urgence et en plus dans un pays  où presque les forces de tous les pays démocratiques de la planète sont présents?
IOG veut faire d’une pierre deux coups. Il compte déclencher une guerre civile entre deux clans Issa : les mamasans et les odahgobes. D’après son esprit limité il pense de cette manière à la fois justifier son état d’urgence et saper la plateforme clanique Odahgobe.

Les noms des participants de la réunion

Cette assemblée clanique déguisée en séance gouvernementale qui avait lieu dans le palais d’Haramous d’Ismaël Omar Guelleh a regroupé que des dirigeants de la tribu Mamasan, en partant du président au directeur de l’électricité :

Ismaël Omar Guelleh, président de Djibouti – Ismaël Houssein Tani, secrétaire général du gouvernement – Hassan Saïd Khaireh, directeur de la sécurité nationale – Colonel Mohamed Djama Doualeh, commandant de la garde républicaine – Générale Zakaria Cheikh Ibrahim, chef d’état-major de la Défense Djiboutienne – Colonel Wais Omar Bogoreh, Commandant des gardecôtesdjiboutiens– Saad Omar Guelleh, directeur du port de Djibouti – Djama Ali Guelleh, directeur de l’électricité de Djibouti – etc…

3 – des actions préliminaires pour justifier le projet de guerre clanique

Le jeune ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle, Djama Elmi Okieh, marié il y a environ une année à la fille du président Guelleh, a été mandaté à Ali-sabieh pour réunir 11 des 12 tribus qui composent l’ethnie Issa. Ce jeune de la tribu Saad-moussa – ethnie Issa –  a voulu faire avaler aux sages des 11 tribus présents le projet diabolique de Guelleh. Il raconte aux sages que la plateforme odahgobe a été créé dans le point de déstabiliser le régime et pourchasser du pays leurs cousins mamasans. Un ministre qui propage de la haine clanique en direct, on peut tout voir avec le régime de Guelleh !

La réaction des sages ne se fait pas attendre, un vieux de la tribu Wardiiq lui répond comme suit : « quand une tribu se verra agresser par une autre plus puissant, nous avons le xeer-issa pour juger la chose et définir les dommages-intérêts. Mais, toi si tu aimes vraiment ton ethnie et que tu es là parce que tu t’inquiètes pour son avenir, de la commune de Balbala à Assamo il y a la pauvreté. Aides les à sortir de la précarité, sans quoi ne nous casse pas la tête avec des discours haineux». Et un second sage, cette fois, de la tribu Hole ou Fourlaba prend à son tour la parole et met le point sur le i au jeune ministre : « écoutes, tu violes le xeer-issa en n’invitant pas l’ainé de notre ethnie, les odahgobes, à cette réunion et en plus tu comptes tenir des propos fielleux à leurs égards et en leur absence. Laisses nous tranquille et dis à ceux qui t’ont envoyé que nous ne voulons pas d’affrontement clanique à Djibouti ».  Le jeune ministre prend ses jambes sur son coup et rentre à Haramous exposer sa mésaventure à Ali-sabieh à son parâtre.

Le deuxième cas est l’œuvre d’Hassan Saïd Khaireh, directeur de la sécurité nationale et le Colonel Mohamed Djama Doualeh, commandant de la garde républicaine. Ils ont monté un dossier contenant une plainte, protestation et demande de protection adressé au régime et signé par douze sages de douze tribus de l’ethnie Issa. Ce dossier est déposé au ministère de l’intérieur qui doit engager des actions de répressions policier à ciblage clanique et si possible des poursuites judiciaires devant la justice convertir en appareil d’expiation. Le plus cocasse fut les signatures apposées sur les documents contenus dans le dossier qui ne sont pas ceux des sages des tribus mais des collaborateurs connus de la police politique.

Le dossier précité accuse gratuitement la plateforme odahgobe parce qu’elle n’est pas du relent de Guelleh en personne et des sbires du régime.
Le régime compte impliquer le jeune Ugaas de l’ethnie dans cette mascarade à la senteur de poudre noire. Une délégation a été envoyée à Dire-Dawa afin de convaincre l’Ugaas à le suivre dans son projet démoniaque.  

La plateforme odahgobe a reçu une ultime menace de la part du régime et à travers le Ministre des Affaires Musulmanes, de la Culture et des Biens Wakfs, M. ADEN HASSAN ADEN, de la tribu odahgobe, il y a moins de deux semaines.

4 – la plateforme clanique odahgobe qui dérange

Communément, les clans sont formés selon le principe de l’héritage, le tol. Les clans sont constitués en fonction des liens de parenté entre les membres des clans. Ils peuvent être restreints ou plus larges. Les groupes restreints peuvent être intégrés dans des groupes plus larges, ayant des liens de parentés relativement évidents. Parfois, ces clans ne sont pas très grands, à cause de l’absence de liens de parenté avec les autres clans ou la faible croissance démographique au sein du clan.

Afin d’être capable de payer les dédommagements ou prix du sang, les clans doivent être relativement larges, pour ne pas être défavorisés et se faire manipuler par les groupes plus grands. Si le nombre de personnes dans un clan composé selon le principe héréditaire n’est pas suffisant pour payer le dédommagement, il faut avoir recours à des contrats avec d’autres clans pour élargir le clan. Les clans établissent alors des alliances selon le principe contractuel du heer : les membres de chaque groupe ont un contrat informel et oral et doivent se soutenir les uns les autres et partager le paiement du dédommagement lorsqu’un délit est commis envers un autre clan. Les familles du groupe ont donc une responsabilité collective. Pendant les périodes de crise, les membres du groupe doivent partager leurs ressources avec ceux qui subissent des pertes, ce qui limite les risques individuels et facilite la réhabilitation après les périodes de crise.

La réorganisation de la plateforme odahgobe, qui n’est fonctionnelle que depuis une année et demie après une absence de 40 ans sur la scène sociale de l’ethnie Issa, a été plutôt motivée par l’urgence sociale.

Vu que le régime en place à Djibouti utilise couramment la pauvreté forcée comme moyen de répression de masse, la plateforme ou union des clans odahgobes a réussi atténuer d’une certaine manière cette forme de répression inhumaine. Elle a fortement réduire la contribution individuel des dédommagements   au point de le ramener de 4.000 fdj – 22 euros avant à 20 fdj – 10 centimes euros actuellement. Et avec des collectes mensuels de l’ordre de 100 fdj – 50 centimes euros par personne percevant un revenu régulier, la plateforme a pu réaliser des actions sociales en finançant les besoins de premiers nécessités de 1900 familles pendant le mois béni du ramadan 2015.

Le premier président, Feu Hassan Gouled Aptidon, et l’actuel, Ismaël Omar Guelleh, étant de la tribu Mamasan, ils avaient uniquement autorisé leur tribu de tenir des réunions ou rencontres claniques sur le territoire djiboutien et le Nord de la Somalie. Les onze autres tribus issas ne pouvaient tenir des séances de ces genres et les organisateurs de tels événements étaient poursuivis sur des chefs d’accusations fallacieuses fabriqués l’à-propos et les plus tenaces étaient éliminés physiquement.

D’après cette description, les clans semblent avoir une structure et des outils efficaces pour entretenir des relations pacifiques et promouvoir de procédés d’entraides sociales fonctionnelles. Nous sommes donc à même de nous demander pourquoi ce système traditionnel dérange autant le régime de Guelleh.

5 –  organisation clanique de l’ethnie Issa

Les Issas sont des indigènes de la Corne de l’Afrique, principalement au Sud de Djibouti, au Nord de la Somalie et dans l’Est de l’Éthiopie. Ils représentent un sous ensemble de l’une des cinq grandes « confédérations claniques » des Somalis, les Dir.

Les relations entre les groupes et à l’intérieur de ceux-ci sont réglementées par un droit appelé xeer. Il organise en particulier le paiement des dédommagements pour les blessures et décès (maag). Ce droit pénal est la base du contrat politique de la «démocratie pastorale» issa. Le « Xeer » issa s’applique aussi en cas de litige sur les biens, individuels ou tribaux, qu’ils soient d’ordre foncier ou matériel.
La population Issa est relativement homogène du point de vue ethnique (l’ethnie Issa), loi pastorale (Xeer-issa) et religieux (l’islam sunnite), elle est aussi caractérisée par un clanisme traditionnel, qui est un facteur central à la fois dans l’identité des individus, la vie politique, dans l’allocation des ressources, mais également dans le conflit.

Les tribus sont des sortes de familles au sens large, qui regroupent des individus unis par des liens étroits et héréditaires dont les critères de différenciation et les lignes de délimitation ne sont pas toujours clairement définis.

L’appartenance à une tribu est patrilinéaire : même si la mère appartient à une autre tribu, l’enfant appartient à la tribu du père ; un individu porte à la fois son prénom, celui de son père et celui de son grand-père. L’hérédité est ainsi centrale et explique que la tribu soit une composante primordiale de l’identité des issas. Les clans sont des structures d’entraide primordiales pour pallier aux aléas du quotidien (pénuries, mariage, décès, etc.). D’autre part, la tribu est la principale source de protection pour les individus vis-à-vis des autres tribus ou clans.

Les issas sont composés de 6 grandes tribus qui comprennent 12 clans, 24 divisions claniques,  48 sous-clans et ainsi de suite.

Les 6 tribus sont : Eeleye (Yonis mousse- Saad mousse – Bido mousse – Mahoure mousse et Mamasan) – Hole ou Fourlabeh (Amahadle et Saïb) – Hawle-qateh ou Waladon (Makahiil, Iidleh et Mahamuud) – Horone (Habarwalal et Guellewalal) – Ourweyne (Fiqi et Abdallah) – Wardiiq (Waaqtichiil et Ramwaaq)

6- les risques au niveau national et régional d’un tel affrontement interclanique

Les principes auxquels adhèrent l’immense majorité des Issas (Xeer-issa) ne peuvent souffrir une « guerre civile inter-Issas ». Autrement dit, selon la loi pastorale les jeunes Issas ne peuvent prendre les armes contre les membres de leurs ethnie pour défendre déjà des idéaux comme la liberté, la justice ou la démocratie sans transgresser le principe de solidarité versus Xeer-issa qui devrait prévaloir en tout circonstance, dans le temps et dans l’espace et moins pour les intérêts d’un groupe mafieux.

La haine et les rancœurs emmagasinées contre le régime qui opprime le peuple, sans distinctions de clans ou de langue, peut facilement servir de détonateur à une guerre civile et surtout des affrontements inter claniques dans l’ethnie Issa. La tribu Mamasan n’est nullement l’unique responsable de la déroute de Djibouti mais Guelleh et ses sbires jettent en pâture cette tribu qu’ils se servent sans scrupules comme rempart dans l’unique intérêt de la cour du régime tyrannique.
Particulièrement, les deux tribus, Mamasan et Odahgobe, aiguisent leurs armes dans le silence et la vigilance mutuelle pour se préparer à une guerre qui n’est aucunement la leur mais crée et initie spécialement par le régime dictatorial en place à Djibouti plus d’un quart de siècle.

Une telle guerre pourra avoir une incidence directe sur le fonctionnement de l’axe vital à l’économie de l’Ethiopie et le Nord de la Somalie dont les deux tribus sont autochtones avec des effectifs importants et comparables.

En conclusion

La liste complète des noms des initiateurs de ce probable affrontement inter-claniques sera transmis au l’UA, L’ONU, l’UE, la CPI et toutes autres organisations concernées de près ou de loin par cette affaire. Par la même occasion nous invitant la Commission africaine des Droits de l’Homme et des peuples et le conseil des droits de l’homme de l’ONU à réaliser des enquêtes introductives sur ce sujet et l’UDDESC est disposée à faciliter tous contacts ou échanges entre l’internationale et des représentants coutumiers de deux tribus.

Dans l’espoir d’une réaction régionale et internationale l’UDDESC appelle au peuple djiboutien à plus de vigilance et de retenu sans oublier que les plaies de la guerre réprouvable du Nord du pays sont encore béantes.

Fait en Suisse, le 7/7/2015
Hassan Cher Hared
Secrétaire général de l’UDDESC

31/10/08 (B471-B) REUTERS : l’escadre internationale doit cibler les bateaux mères au large de la Somalie pour mettre un terme aux actions des pirates. Navies must target pirate ‘mother ships’ off Somalia (En Anglais – Info lecteur)

International naval forces operating off the coast of Somalia must be prepared to take on pirate ‘mother ships’ if they are to stem rampant piracy, a senior maritime official said on Thursday.

"We want pre-emptive action against the mother ships before the pirates carry out a hijacking," said Captain Pottengal Mukundan, director of the London-based International Maritime Bureau, which monitors international piracy, referring to the ships pirates use as bases from which to launch attacks.

"The positions of the mother ships are generally known.

What we would like to see is the naval vessels going to interdict them, searching them and removing any arms on board.

"That would at least force the pirates to go back to Somalia to pick up more arms before they could come back again," he told Reuters in an interview.

U.S., European and Russian navy ships, including a fleet operating under NATO, have moved into the Gulf of Aden in recent days to try to stem the piracy threat and protect some of the 20,000 merchant vessels that use the waterway each year.

Around 60 vessels have been seized by pirates this year, with an estimated $18-30 million paid in ransom for the release of crews and ships. A Turkish vessel with 20 crew on board was seized on Wednesday.

But the laws governing what navies can do to take on the pirates are complex.

Only if pirates are caught in the act of piracy — actually boarding a ship and seizing it — can a naval ship intervene with the full force of international law.

Arriving 30 minutes after a vessel has been boarded, when there is a degree of uncertainty over whether those on board are pirates or not, is often too late, experts say. Denmark recently had to return some suspected pirates to Somalia because it couldn’t prove they were pirates after they were seized.

So fuzzy are the laws that the U.S. admiral commanding the NATO fleet was not sure what his rules of engagement would be just days before he left to take up his command this month.

Mukundan said there were currently about four ‘mother ships’ –– seized dhows or other larger fishing boats anchored near international waters — being used by pirates.

The pirates live on the mother ships, storing arms, fuel and other supplies on board, and then target ships, which can include fuel tankers, by catching up to them in high-speed boats and boarding them with rope ladders while heavily armed.

Mukundan acknowledged the legalities of taking on ‘mother ships’ were tricky, but said it could be done if governments gave their naval forces instructions to do it.

"Our position is that this is a major world waterway and it needs to be protected.

The only people that can protect it are the naval forces operating in the area.

"They need to have the direction from their government to do it," he said. "At the end of the day, it depends upon the instructions given to naval commanders on the water by their governments."

30/10/08 (B471-B) Conférence de l’IGAD à Nairobi. Un sommet qui n’a rien apporté sauf des déclarations de bonnes intentions. On dit que certains dirigeants africains dormaient en séance, ce qui montre leur intérêt pour la résolution du problème somalien. (4 dépêches)

________________________________ Info lecteur

Selon M. Abdoulwali  Ibrahim Gar-Yareh, le correspondant à Nairobi (Kenya) de Universal TV, basée a Londres, IOG et le président de l’Ouganda auraient passé la matinée de la conférence à dormir en pleine séance. Cela montre que ces deux dictateurs n’ont vraiment aucun intérêt pour la résolutions de la crise somalienne.

Le sommet de l’ IGAD sur la Somali qui s’est tenu mercredi à Nairobi,se serait conclu sur un constat d’échec, d’après ce même correspondant.

________________________________ 1 – Romandie News avec AFP

Somalie: les dirigeants d’Afrique de l’Est veulent un nouveau gouvernement

NAIROBI – Les dirigeants d’Afrique de l’Est ont appelé mercredi à la formation rapide d’un nouveau gouvernement de transition en Somalie afin de faciliter la mise en oeuvre d’un accord de paix, lors d’un sommet à Nairobi de l’Autorité intergouvernementale de développement (IGAD).

Cinq présidents de l’IGAD – organisation regroupant sept pays d’Afrique de l’Est, dont la Somalie – ont jugé que les institutions somaliennes devraient "nommer un gouvernement (…) dans les quinze jours", dans une déclaration à l’issue d’une réunion consacrée à la crise somalienne.

Des dissensions persistantes entre le président somalien, Abdullahi Yussuf Ahmed, et le Premier ministre de transition, Nur Hassan Hussein, paralysent l’activité du gouvernement et du Parlement depuis plusieurs semaines.

Le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, dont le pays préside actuellement l’IGAD, a jugé qu’"il était grand temps" de mettre un terme à cette situation, en regrettant que "la Somalie n’ait pas reçu l’attention nécessaire de l’ONU ou de la communauté internationale".

La secrétaire d’Etat adjointe américaine aux Affaires africaines, Jendayi Frazer, qui assistait au sommet, a pressé les dirigeants somaliens de cesser leurs querelles et d’éloigner les extrémistes de leurs institutions.

"Les clans somaliens, les leaders somaliens doivent se rassembler pour mieux gouverner leur pays", a-t-elle dit devant la presse.

"Nous demandons au gouvernement fédéral de transition de poursuivre le processus de rassemblement, d’améliorer son fonctionnement et d’isoler les extrémistes qui attaquent des civils, de manière à ce que nous puissions mettre fin à ces 18 années d’Etat en faillite et de gouvernement en faillite en Somalie", a ajouté Mme Frazer.

Elle a dit soutenir l’appel de l’Union Africaine en faveur d’un déploiement de forces de paix de l’ONU pour appuyer les troupes africaines qui combattent actuellement les insurgés à Mogadiscio.

"Nous pensons que le Conseil de sécurité de l’ONU devrait répondre rapidement à cette demande", a-t-elle ajouté.

Mercredi, la Somalie a été secouée par de nouvelles violences. Cinq attentats à la voiture piégée ont visé des bâtiments stratégiques et l’ONU dans le pays, tuant au moins 19 personnes et cinq kamikazes.

Les attentats, commis quasi simultanément dans les deux villes principales du nord de la Somalie, – Hargeisa, capitale de la République autoproclamée du Somaliland et Bosasso, capitale économique du Puntland, région semi-autonome – n’avaient toujours pas été revendiqués mercredi.

Le gouvernement somalien et l’opposition islamiste modérée ont signé dimanche un accord sur l’entrée en vigueur le 5 novembre d’un cessez-le-feu, appelé à ouvrir la voie au retrait d’ici début 2009 des troupes éthiopiennes présentes dans le pays depuis deux ans.

Pays en guerre civile depuis 1991, la Somalie fait face à une situation humanitaire catastrophique et est le théâtre de violences meurtrières quasi quotidiennes entre d’un côté les forces somaliennes et éthiopiennes alliées et de l’autre des insurgés dirigés par la mouvance islamiste.

________________________________ 2 – XINHUA

Somalie: un plan de paix régional pour le rétablissement de la paix

Les dirigeants régionaux participant à un sommet spécial à Nairobi mercredi ont produit un plan de paix en cinq points devant être mis en oeuvre par les dirigeants somaliens pour rétablir la paix dans la nation de la Corne de l’Afrique.

Dans une déclaration conjointe, les dirigeants du Kenya, de l’Ouganda, de Djibouti, de l’Ethiopie et du Soudan, tous les membres de l’Autorité intergouvernementale pour le développement ( IGAD), ont prévenu que l’échec de la mise en application du plan de paix forcera les pays de la région à revoir leurs options étant donné que la vie ne continuera plus comme avant.

Les leaders de la région veulent que les dirigeants somaliens forment un gouvernement sur la base de la résolution précédente du Parlement somalien du 11 octobre 2008 d’ici 15 jours à partir de mercredi.

Les dirigeants ont proposé que le gouvernement de transition somalien devrait créer une Commission de sécurité conjointe (JSC) et ses sous-commissions comme stipulées dans l’Accord de Djibouti qui seront opérationnelles le 10 novembre mais pas plus tard que le 25 du même mois.

Ils ont aussi appelé les leaders somaliens à finaliser l’élaboration de la constitution du pays, promulguer les lois électorales et celles sur les partis, et créer l’administration Banadir comme prévu dans la feuille de route d’Addis Abeba d’ici 15 jours à partir de mercredi.

Les dirigeants régionaux ont indiqué qu’ils pourraient réfléchir sur le prolongement de la période de la transition en conformité avec les dispositions de la charte fédérale de transition sur la base des progrès réalisés sur le terrain.

Ils ont vivement recommandé aux dirigeants somaliens de soumettre les rapports de progression de la mise en oeuvre des mesures sus-citées tous les deux mois au Conseil des ministres de l’IGAD, qui examinera les progrès accomplis.

"Les dirigeants ont réitéré qu’à défaut du respect de ce qui précède, l’Assemblée de l’IGAD se réunira et révisera ses options étant donné que la vie ne continuera plus comme par le passé", ont prévenu les dirigeants dans une déclaration conjointe.

L’Assemblée des chefs d’Etat et de gouvernement de l’IGAD a aussi pris la résolution de se réunir tous les six mois afin d’examiner les progrès enregistrés dans la mise en oeuvre du plan de paix de cinq points destiné à rétablir la paix en Somalie.

"Les dirigeants ont décidé de créer des mécanismes dirigés par un facilitateur pour aider à la supervision de la mise en application des décisions et rendre compte des progrès accomplis au Conseil des ministres de l’IGAD et à l’Assemblée des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Autorité".

"Les chefs d’Etat et de gouvernement ont fortement recommandé à l’ONU de prendre des mesures pour remplir sa part de responsabilité telle que prévue dans l’Accord de Djibouti signé le 19 août 2008 et ses modalités de mise en oeuvre comme acceptées par les parties, en particulier la requête de couvrir les besoins financiers d’une police forte de 10.000 hommes à partir du 5 novembre 2008," selon la déclaration.

Le sommet de l’IGAD s’est tenue alors qu’une vague d’attaques suicide a eu lieu dans le nord de la Somalie mercredi, faisant au moins 21 morts et de nombreux blessés.

________________________________ 3 – The Nation (Ke) (En Anglais)

Les Nations unies ont été critiquées pour leur "inaction" en Somalie, ce qui contribue à entretenir le climat de violence et d’insécurité. // The United Nations has come under heavy criticism for inaction in war-torn Somalia, resulting in the continued instability in the country.

Speakers at an Inter-governmental Authority on Development (Igad) summit in Nairobi on Wednesday criticised the international body for not doing much to bring peace and stability to the Horn of Africa country.

It has not had an effective government for almost two decades. President Kibaki called for the UN to "step up" and help bring security in the volatile country.

Resources

"The international community has not provided adequate resources for peacekeeping to the Transitional Federal Government to fully implement its mandate," he said.

"Kenya, therefore, appeals to the United Nations to step up and honour its mandate of maintaining international peace and security," he added.

In a communique read by Igad Council of Ministers chairman Seyoum Mesfin, the group’s heads of state and government urged the UN to quickly fulfil its responsibilities as stipulated in the Djibouti agreement of August 19 to cover the costs of the 10,000 strong police force for Somalia.

They expressed regret over the delay by the international community in responding to repeated appeals by Igad, the African Union and the UN to strengthen and provide support to the African Mission in Somalia.

In the 21-point communique, President Kibaki, southern Sudan’s Salva Kiir and Djibouti’s Omar Guelleh called on the international community to help strengthen transitional federal institutions.

They said this should be done through capacity building and provision of technical and humanitarian assistance to alleviate the suffering of thousands of the displaced people of Somalia.

Ethiopian leader Meles Zenawi said: "Somalia has not been given required support by the UN and international community at large."

He said only Uganda and Burundi had provided troops to Somalia. "I don’t see why the international community has found it difficult to do something to an African country to ensure stability

______________________________ 4 – Al Jazeera (En Anglais)

Il a été demandé aux leaders somaliens de former un nouveau gouvernement. // Somalia asked to form new cabinet

Somali leaders have been urged to form a new cabinet within two weeks in an effort to restore peace in the strife-torn country.

Five presidents attending a regional summit in Nairobi, Kenya, said on Wednesday that members of the Transitional Federal Government (TFG) should appoint a cabinet within 15 days.

The statement from the Inter-Governmental Authority on Regional Development (Igad) is likely to disappoint Somalis who had been hoping for an end to the years of violence and instability that has blighted their country.

The Somali interim government was criticised by Igad, the body that helped to create it four years ago, for failing to resolve the longstanding political deadlock.

Abdullahi Yusuf, the Somali president, and Nur Hassan Hussein, his prime minister, had previously signed an agreement in Addis Ababa, the Ethiopian capital, aimed at ending months of infighting.

But political deadlock has persisted, stalling government and parlimentary operations.

Mwai Kibaki, the Kenyan president, said: "It is necessary that [the deadlock] is overcome for positive progress to be made.

"I, therefore, call upon all the Somali leaders to put aside their differences for the sake of peace, stability and the welfare of their people."

Disappointment

Al Jazeera’s Mohammed Adow, reporting from Nairobi, said that the outcome of the meeting may disappoint many people.

"The call to form a new cabinet will be seen as disappointing to many people because it effectively gives the green light for the TFG to keep going the way they are," he said.

"There has been no significant resolutions put forward at the summit in a bid to end years of conflict in Somalia."

Meles Zenawi said he would keep Ethiopian troops in Somalia if the ICU took power [AFP]

Meles Zenawi, the Ethiopian prime minister, whose forces are battling Islamist fighters in Mogadishu, the capital, warned against neglecting Somalia.

"The transitional federal institutions are in paralysis. It is high time that this situation was addressed … and in all seriousness," he said.

"Somalia has not been given required attention either by the United Nations or the international community."

Seyoum Mesfin, the Ethiopian foreign minister, said that Yusuf and his successive prime ministers had "not managed to create any institutions of governance to speak of" since they came to power in December 2006.

"The continuing feud within the leadership … had contributed to the paralysis of the TFG," he said.

Ethiopian forces helped bring the TFG to power after ousting fighters loyal to the Islamic Courts’ Union (ICU) in 2006.

The TFG was formally established in 2004, but its influence did not extend beyond the town of Baidoa until the Ethiopian army entered Somalia nearly two years ago.

Charter to expire

Somalia’s transitional federal charter expires next year when a new constitution is to be drafted and elections held, although there is widespread scepticism over whether polls can take place.
Despite pledges from some African governments, only Uganda has contributed significant numbers to a peacekeeping force in the country.

On Sunday, a UN-sponsored peace process in Djibouti announced that a deal had been signed by the transitional government and the Alliance for the Reliberation of Somalia, the main Islamist-dominated opposition group.

The agreement provides for a ceasefire and an Ethiopian troop pullback to begin next month, with security responsibilities gradually handed over to Somali police until a UN peacekeeping force is deployed.

The main Islamist group, which now controls most of southern and central Somalia, rejected the announcement.

The al-Shabab accuses Addis Ababa of occupying Somalia and has refused to negotiate before a full withdrawal is completed.

30/10/08 (B471-B) La crise entre Djibouti et l’Erythrée fait monter la tension entre les deux pays et le risque d’un affrontement dramatique. (3 dépêches)

(Note de l’ARDHD : à noter que la diplomatie française s’agite beaucoup à l’ONU pour tenter de trouver une solution à la crise. Serait-elle inquiète à l’idée d’avoir à défendre militairement Djibouti, en cas de conflit, en application des accords de défense ?)

____________________________ 1 – Africatime avec BBC

Djibouti: "risque de guerre" avec l’Erythrée
(BBC Afrique 30/10/2008)

Omar Guelleh avertit que son pays risque de n’avoir "qu’un seul choix".

Le président djiboutien Omar Guelleh avertit que son pays va devoir entrer en guerre contre l’Erythrée à moins d’une intervention des Nations unies pour résoudre les tensions de plus en plus graves provoquées par un différend frontalier.

Le pays a accusé l’Erythrée d’avoir envahi son territoire et son ambassadeur à l’ONU a déclaré à la BBC qu’elle esquive les efforts de médiation.

Omar Guelleh a demandé l’aide du Conseil de sécurité pour aider à régler le litige. Selon lui "une poursuite de l’inaction encouragerait l’Erythrée à persister dans son attitude" ce qui, ajoute-t-il, "ne laisserait qu’un seul choix à mon pays, celui de la guerre".

Rappelons que 9 soldats djiboutiens ont déjà été tués lors d’affrontements entre les forces des deux pays il y a quelques mois, qui ont aussi fait une soixantaine de blessés.

En juin dernier, Le Conseil de sécurité avait appelé Djibouti et l’Erythrée à conclure un accord de cessez-le-feu, demandant à la partie érythréenne de retirer ses troupes de la zone des combats.

La France (l’ancienne puissance coloniale à Djibouti) demande elle aussi aux deux camps d’engager des pourparlers sur leur différend frontalier.

Elle prépare un plan qui sera soumis au Conseil de sécurité, réclamant notamment le retrait des forces érythréennes.

L’Ethiopie accusée

La frontière est située dans une zone stratégiquement importante

L’ambassadeur de l’Erythrée à l’ONU, Araya Desta, affirme de son côté que son pays n’a aucune ambition territoriale et veut vivre en bon voisinage avec Djibouti. Mais il accuse l’Ethiopie de déployer des troupes sur les hauteurs à la région frontalière entre les trois pays.

Selon lui "l’Ethiopie a construit, à parti du côté djiboutien, un réseau de routes menant à ces positions et déployé des pièces d’artillerie à longue portée et d’autres équipements lourds, qui visent le territoire érythréen".

Mais l’ambassadeur djiboutien à l’ONU, Roble Olhaye, accuse l’Erythrée d’avoir "rejeté ou esquivé toutes les tentatives internationales de médiation".

Sornettes

Répondant aux question du programme de la BBC Network Africa, le diplomate a précisé: "depuis quatre mois toutes les organisations internationales essaient de parler aux Erythréens. Toutes les organisations régionales ont essayé d’envoyer des missions à ASmara (la capitale éryhtréenne) mais elles n’ont même pas reçu de visas".

Quant aux accusations de concentrations de troupes éthiopiennes dans la région frontalière, Roble Olhaye les rejette catégoriquement, les qualifiant de "sornettes".

Son homologue érythréen de son côté déclare que son pays ne veut pas se laisser entraîner dans un "conflit artificiel".

Rappelons que depuis son indépendance en 1993, l’Erythrée a déjà été opposée à ses voisins dans deux conflits majeurs.

A noter en outre que la frontière entre le pays et Djibouti est située dans une zone stratégiquement importante, à l’entrée de la Mer rouge. Et la France ainsi que les Etats-Unis ont des forces stationnées en territoire djiboutien.

_______________________________ 2 – Les Afriques

Le gouvernement érythréen mis en embargo par les USA

Le gouvernement érythréen a dénoncé, dans un communiqué, la décision de Washington d’interdire aux entreprises américaines de vendre des armes à Asmara.

Washington a annoncé cette interdiction en accusant Asmara de « soutenir des groupes terroristes », en Somalie notamment.

« Cette mesure injustifiée est simplement provoquée par la frustration du gouvernement américain, suite aux mauvaises politiques qu’il conduit en Somalie, en Ethiopie, au Kenya et au Soudan », estime le Ministère érythréen des affaires étrangères dans ce communiqué.

Les Etats-Unis ont, à plusieurs reprises, menacé d’ajouter l’Erythrée à la liste noire des Etats soutenant le terrorisme.

______________________________ 3 – Les Afriques


L’ONU veut la paix entre Djibouti et l’Erythrée

Les membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont déploré la poursuite de l’occupation d’une partie du territoire de Djibouti par l’Erythrée malgré leur appel en juin dernier à y mettre fin.

Lors d’un débat public au Conseil, l’ambassadeur de France Jean-Maurice Ripert a proposé d’engager rapidement des consultations, en vue de rédiger un texte.

Il s’agirait, a déclaré le diplomate français, de « réitérer fortement les demandes adressées par le Conseil à l’Erythrée, en particulier le retrait de ses forces », et de « la condamner si elle persiste dans son refus de tout dialogue sur ce sujet ».

« Ces demandes devraient s’accompagner d’une échéance claire », a ajouté M. Ripert.

30/10/08 (B471-B) La vie des pirates : nouveaux arraisonnements, mais aussi des échecs … (3 dépêches)

_____________________________ 1 -Romandie News (Ch) avec AFP

Un bateau turc saisi par des pirates au large de la Somalie

ANKARA – Un cargo turc battant pavillon des îles Marschall a été saisi par des pirates armés au large de la Somalie dans le golfe d’Aden, a confirmé jeudi un responsable de l’agence maritime turque à l’AFP.

Le bateau, le Yasa Neslihan, transportant 77.000 tonnes de minerai de fer du Canada à la Chine est entre les mains des pirates présents à bord depuis mercredi et des efforts sont en cours pour le laisser repartir, a-t-il souligné sous couvert d’anonymat.

Fehmi Ülgener, un responsable de la compagnie Yasa à laquelle appartient le navire, a indiqué sur la chaîne d’information NTV que l’équipage avait envoyé mercredi à la mi-journée un signal de détresse mais que les pirates ne les avaient pas encore contactés.

"Tout ce que l’on sait c’est que le bateau mouille actuellement au large de la Somalie, dans le Golfe d’Aden.

Le responsable de la section kenyane du Programme d’assistance aux marins, Andrew Mwangura, avait auparavant annoncé la nouvelle à l’AFP.

Le navire dispose d’une équipage de 20 marins, tous Turcs, selon ces sources.

Le ministère turc des Affaires étrangères est saisi par l’affaire, a indiqué M. Ülgener.

Au moins 63 bateaux étrangers ont été attaqués par des pirates somaliens dans l’océan Indien et le golfe d’Aden cette année, le double du bilan pour toute l’année 2007, selon le Bureau maritime international.

Les pirates équipés d’armes lourdes se servent de vedettes rapides, retenant bateaux et équipages dans l’attente d’une rançon.

Plusieurs navires de guerre de l’Otan, dont une frégate turque, patrouillent au large de la Somalie et dans le golfe d’Aden depuis octobre pour une mission d’escorte et de dissuasion face aux pirates sévissant dans la région.

____________________________________2 – Shabelle avec VOA

Un avion militaire espagnol empêche l’arraisonnement d’un navire de commerce au large des côtes somaliennes. // Spanish War Plane Prevents Hijacking Off Somalia Coast

Spain’s Defense Ministry says one of its patrol planes has helped prevent a hijacking in the Gulf of Aden off the coast of Somalia.

In a statement Wednesday, the ministry said its PS Orion aircraft received a distress call from the Panamanian-registered oil tanker Leander, indicating it was being attacked by pirates.

The ministry said the plane flew to the scene, about 210 kilometers off the coast of Somalia and circled the ship three times, launching smoke bombs toward the small, pirate boats.

The plane reported that, after the third pass, the pirates gave up their attack and retreated.

Maritime officials say pirates in the Gulf of Aden have attacked more than 60 ships this year and hijacked at least 30.

Earlier this week, a NATO warship escorted a cargo vessel to a port in Somalia, in the first such mission since NATO ships arrived in the region to fight piracy.

NATO Secretary-General Jaap de Hoop Scheffer said the warship accompanied a vessel taking supplies to Burundian peacekeepers in Somalia.

NATO has dispatched seven ships to join the international effort against piracy in the Gulf of Aden and along Somalia’s eastern coast.

Meanwhile, Germany today approved a 13-month extension of its monitoring mission in the Gulf of Aden, though it lowered the number of troops allowed on the mission from 1,400 to 800. Germany currently has 90 soldiers in the region.

Somalia’s interim government is fighting an Islamist insurgency and has been unable to patrol the coastline.

_________________________________ 3 – Radio Canada

Un autre navire attaqué au large de la Somalie

Les pirates somaliens sont plus actifs que jamais auparavant et semblent sur le point de faire du golfe d’Aden l’une des routes maritimes les plus dangereuses du monde.

En effet, le Bureau maritime international, une organisation qui représente les intérêts des armateurs et qui recense les actes de piraterie dans le monde, a indiqué, jeudi, que les propriétaires d’un cargo turc battant pavillon des îles Marshall sont sans nouvelle de lui depuis maintenant plus de 24 heures.

Selon le BMI, le MV Yasa Nesliha a été capturé, avec ses quelque 20 membres d’équipage, par un groupe de pirates au large des côtes somaliennes.
Cette information a été confirmée plus tard, jeudi, par les propriétaires turcs du navire qui précisent que des contacts ont été établis avec « plusieurs autorités ».

Le MV Yasa Nesliha, chargé de 77 000 tonnes de minerai de fer, faisait route des côtes canadiennes vers la Chine.

Les pirates somaliens ont attaqué, cette année seulement, plus de 77 navires dans les eaux du golfe d’Aden.

L’Union européenne, l’OTAN et les États-Unis ont dépêché des navires de guerre dans cette région pour tenter de venir à bout d’un fléau qui menace la libre navigation sur une route maritime par laquelle transite le tiers de tout le pétrole mondial.

30/10/08 (B471-B) Le Monde : Le gouvernement durcit les conditions de levée du secret-défense.

Le ministère de l’intérieur ne voulait pas en entendre parler (Le Monde du 25 juin), craignant la réaction des syndicats de magistrats. Hervé Morin lui-même, au ministère de la défense, n’était pas très chaud. Et pourtant, la loi de programmation militaire examinée mercredi 29 octobre en conseil des ministres met en place une procédure plus contraignante de levée du secret-défense en cas d’enquête judiciaire et restreint de fait le pouvoir d’investigation des juges d’instruction.

Dorénavant, les perquisitions dans les lieux susceptibles "d’abriter des éléments classifiés", ou opérées dans des "lieux classifiés", voire des lieux "neutres" – dont la liste sera arrêtée par le premier ministre après avis de la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) – ne pourront être effectuées qu’en présence du président de la CCSDN ou de son représentant. Cette commission, présidée par Jacques Belle, est une autorité administrative réputée indépendante composée de cinq personnes : un membre du Conseil d’Etat, de la Cour de cassation et de la Cour des comptes, un député et un sénateur.

EFFET DE SURPRISE SUPPRIMÉ

Selon les nouvelles dispositions, seul le président de la CCSDN pourra prendre connaissance des éléments classifiés découverts, alors que le magistrat ne pourra décider de saisir, parmi les éléments classifiés, "que ceux qui se rapportent aux infractions sur lesquelles portent ses investigations".

Les éléments classifiés seront inventoriés et laissés à la garde du président de la CCSDN "et ne pourront être versés à la procédure judiciaire qu’après déclassification par l’autorité administrative compétente, sur avis de la CCSDN".

L’objectif de ce texte, précise l’exposé des motifs de la loi, "est à la fois d’éviter les atteintes au secret de la défense nationale résultant d’une prise de connaissance d’éléments classifiés par un magistrat ou un enquêteur, qui n’ont pas qualité pour en connaître", tout en assurant "un déroulement régulier de la perquisition".

Ce procédé, s’il est adopté, supprimerait cet effet de surprise dont les juges bénéficient aujourd’hui lorsqu’ils se déplacent pour mener les perquisitions de leur propre initiative, seuls, dans des lieux classifiés. Ils placent ensuite les documents litigieux sous scellés, avant de soumettre une demande de levée de secret-défense à la CCSDN.

Une méthode utilisée par les magistrats lors de l’affaire Clearstream, ou encore dans l’affaire Borrel (du nom du juge Bernard Borrel retrouvé mort à Djibouti en 1995), à l’occasion de perquisitions opérées à la DGSE, au ministère de la défense, ou au quai d’Orsay.

L’idée est désormais que la CSSDN "puisse, en présence du magistrat, mettre sous scellés ces documents et ensuite puisse procéder au travail : examen des documents, voir si ces documents peuvent servir à l’instruction, et ensuite me proposer la levée partielle ou totale du secret-défense", a expliqué le ministre de la défense, Hervé Morin.

"L’accès des magistrats à ces documents retrouve un cadre un peu comparable à ce qui peut exister en matière de secret médical", a-t-il indiqué devant la presse. Le projet gouvernemental s’appuie sur un avis du Conseil d’Etat du 5 avril 2007, dans lequel la haute juridiction administrative estimait que le juge d’instruction se devait "de respecter la nécessité impérieuse d’éviter toute compromission du secret de la défense nationale".

Gérard Davet et Laurent Zecchini

30/10/08 (B471-B) RSF Erythrée : nouvelle condamnation d’un journaliste à 5 ans de travaux forcés.

Un journaliste de la chaîne publique Eri TV condamné à cinq ans de travaux forcés en 2006

Daniel Kibrom, journaliste de la chaîne publique Eri TV, est détenu dans un camp pénitentiaire du sud de l’Erythrée depuis octobre 2006, après avoir été condamné à cinq ans de travaux forcés pour avoir tenté de franchir la frontière avec l’Ethiopie, a appris Reporters sans frontières auprès d’un ancien garde qui a fui le pays depuis un an.

"L’intolérance et la cruauté des autorités érythréennes ne doit pas laisser sans voix.

Daniel Kibrom est tombé dans les oubliettes de l’enfer pénitentiaire instauré par le président Issaias Afeworki et ses collaborateurs, avec l’approbation du ministre en exercice de l’Information, Ali Abdu, un interlocuteur régulier de la presse internationale. Nous lui demandons de dire publiquement au personnel sous sa responsabilité et à la presse étrangère ce qu’il sait du sort réservé aux ‘disparus’ de son ministère", a déclaré l’organisation.

En octobre 2006, Daniel Kibrom, du service en oromo d’Eri TV, a été arrêté par des gardes-frontière érythréens dans une zone désertique non loin de Senafe (Sud), alors qu’il faisait partie d’un groupe de quatre personnes tentant de fuir le pays à pied. Le journaliste et le groupe qui se trouvait avec lui ont été conduits dans l’un des cinq camps pénitentiaires de la "zone 3", nommé Ala Bazit. Interrogé notamment par la source de Reporters sans frontières, un membre des services de contre-espionnage en poste à Ala Bazit et à la prison de Dekemhare avant sa fuite hors du pays en septembre 2007, le journaliste Daniel Kibrom a été "condamné" à cinq ans de prison et de travaux forcés par la hiérarchie militaire.

Selon la même source, il est toujours détenu dans le même centre de détention et contraint à des travaux forcés dans les champs ou des carrières alentours, "et parfois dans des fermes privées appartenant aux généraux ou à des proches du parti unique". Ala Bazit est la prison de l’unité commando n°525, située derrière les montagnes du village de Ala, sur la route entre Dekemhare et Massaoua. La prison, installée en plein désert sur le site d’un ancien camp d’entraînement militaire construit en 1996 par l’armée américaine, est constituée de trois baraquements aux toits de tôle ondulée, cernés par d’imposants buissons de ronces et gardés par trois miradors. Trois bidons métalliques dans la cour sont utilisés comme latrines. Trois cent prisonniers y sont gardés par une cinquantaine de soldats et les interrogatoires y sont menés par des agents de la section du contre-espionnage de la "Troisième zone opérationnelle".

Pieds nus et vêtus de combinaisons de travail beiges, les prisonniers sont nourris deux fois par jour d’une soupe de lentilles.

La nuit, ils sont enfermés par groupe de 20 à 25 dans des pièces aveugles de quatre mètres sur quatre et se couchent, les uns sur les autres, sur des bâches en plastique.

Comme il leur est interdit de sortir de la cellule, ils doivent faire leurs besoins dans des carafes en plastique pendus au plafond par des ficelles. Les prisonniers qui succombent en détention sont enterrés dans le cimetière de l’hôpital militaire situé dans une localité voisine.

La même source a déclaré qu’Ali Abdu avait été, par téléphone, mis au courant de la détention de son collaborateur.

Le cas de Daniel Kibrom porte à dix-huit le nombre de journalistes érythréens, ou employés du ministère de l’Information, dont l’incarcération peut être confirmée. Selon les informations de Reporters sans frontières, au moins quatre journalistes, parmi la dizaine arrêtés lors des grandes rafles de septembre 2001, sont morts en détention dans la prison de haute sécurité d’Eiraeiro, dans le nord-est du pays, dont le célèbre cofondateur de l’hebdomadaire Setit, Fessehaye Yohannes, dit "Joshua".

30/10/08 (B71-B) Shabelle : les rebelles de l’ONLF revendiquent la mort de 20 soldats éthiopiens. // Ethiopian ONLF rebels claims killing around 20 soldiers (En Anglais – Info lecteur)

Ethiopian rebel group The Ogaden National Liberation Front (ONLF) officer on thursday claimed their fighters had killed some 20 Ethiopian soldiers in the Ogaden region over the past week where the Ethiopian forces are cracking down on insurgents, spokesman said.

Abdullahi Arte also said that the rebels had also burnt 3 armed vehicles in the area of Fiiq.

They had been regrouping in the Lander area of southeast Ogaden.

"Around 20 colonial soldiers have been killed after regrouping in the Lander area," Arte said.

"Several hundred others, including seven top leaders and were also injured," he said, in a telephone teleconference for the local media.

Neither the claims by the rebels nor the army have been independently verified.

The army has stopped journalists and aid workers from entering the region, which borders lawless Somalia.

The Ethiopian army launched a crackdown on the region after ONLF rebels attacked a Chinese oil venture in April that left 77 people dead.

The barren Ogaden region, neighbouring lawless Somalia, has long been extremely poor, but the discovery of gas and oil has brought new hopes of wealth as well as new causes of conflict.

It is about the same size as Britain with a population of about four million.

Ethiopia accuses arch-foe Eritrea of supporting Ogaden separatists, which the authorities in Asmara have denied.

Formed in 1984, the ONLF is fighting for the independence of ethnic Somalis in Ogaden, whom they say have been marginalised by Addis Ababa.