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11/08/2015 (Brève 474) Radio-Trottoir : les dernières nouvelles du front. La RTD confirme qu’elle est à la hauteur de sa tâche (Humour, correspondant sur place).

La RTD (Réseau Technique de Désinformation) refait parler d’elle durant ces vacances. Traditionnellement, pendant les vacances, l’intérim du Directeur de la RTD revenait à Ahmed Dini Farah. Et pourtant cette année,  un décret d’Ali Hassan Bahdon a confié cette responsabilité à Omar Ali, bien qu’il soit marié à la fille d’Abdallahy Mohamed Kamil, d’origine Afar.

Curieusement et bien que ce soit complètement faux, selon des témoins sur place, l’Organisme Officiel de Désinformation a montré hier et avant-hier, des reportages sur la pluie et les torrents à Andaba, Madgoul,, Margoyta dans la région de Tdajourah.

Or selon des témoins crédibles qui sont sur place, il n’aurait plu ces derniers jours que sur les  villages de Dorra et Bouyya et aux alentours d’Assa Gayla, dans le mont de Mabla, à Waddi l’oued de Sadday !!!

A ces mauvaises informations s’ajoutent le fait que le téléphone est coupé dans la région de Tadjoura au motif de la  présence supposée  de résistants du Frud selon Hassan Omar dit Ga’anlo qui contribue sans relâche à la désinformation des populations des habitants du nord du pays.

21/11/08 (B474) L’Express avec Reuters / Le monde peu enclin à s’impliquer dans le chaos somalien (Info lecteur)

Tout en dépêchant des escadres dans les eaux infestées de pirates qui baignent la Somalie, le monde paraît peu enclin à s’impliquer dans le rétablissement de la sécurité dans l’ex-colonie italienne.

LA PIRATERIE AU LARGE DE LA SOMALIE

La communauté internationale est de plus en plus préoccupée par les risques d’instabilité régionale dus au chaos chronique régnant dans l’"Irak de la Corne de l’Afrique", les Etats-Unis craignant plus particulièrement qu’un retour des islamistes au pouvoir ne fasse de la Somalie un havre pour Al Qaïda.

Mais la conviction que la Somalie n’est pas encore au bout de 17 ans d’absence de pouvoir étatique, le souvenir douloureux d’interventions passées et l’urgence d’éteindre d’abord d’autres incendies, en Afghanistan ou au Congo-Kinshasa, ont eu pour le moment raison de toute velléité d’immixtion.

Même si elle a dépêché une flottille de bâtiments de guerre dans la région dans l’espoir d’intimider les flibustiers, l’Otan n’a engagé aucun débat sur le traitement de la "racine du mal, à savoir l’instabilité politique", confirme un porte-parole de l’Alliance atlantique.

"ASSEZ À FAIRE AILLEURS"

Le même silence règne dans les couloirs des Nations unies, de l’Union européenne et du Pentagone, où l’on reste traumatisé par la mort de 18 soldats américains en 1993 dans une bataille avec les chefs de guerre somaliens, qui avait sonné le glas d’une intervention commune américano-onusienne visant à rétablir l’état de droit.

"Je ne connais personne qui parle d’intervention militaire américaine en Somalie.

Nous observons la situation. Mais nous nous en tenons à une attitude de stricte non-intervention. Nous avons assez à faire ailleurs", confie un responsable du département américain de la Défense.

Formellement, le Conseil de sécurité de l’Onu a demandé au secrétaire général Ban Ki-moon de hâter la préparation de plans d’urgence pour remplacer par des casques bleus les 3.000 hommes mal préparés du contingent de l’Union africaine en Somalie, en vue de superviser un accord de paix remontant au 18 août.

Mais l’aile la plus radicale des islamistes a rejeté cet accord et la violence fait rage entre les insurgés et les forces du fragile gouvernement fédéral transitoire somalien, reconnu par la communauté internationale mais soutenu à bout de bras par l’armée éthiopienne.

VÉRITABLE ARMADA

Les efforts de l’Italie et de l’Afrique du Sud pour que cette mission des Nations unies voie le jour ont été contrariés par Londres et Washington, qui estiment qu’à l’heure actuelle en Somalie il n’y a tout simplement pas de paix à maintenir.

"Au moins, au Congo, il y avait un processus politique auquel nous pouvions nous raccrocher", souligne un responsable de l’UE, dressant un parallèle avec l’engagement dans l’ex-Congo belge, où la paix est aujourd’hui sérieusement menacée par une rébellion tutsie, dans l’Est.

L’inaction internationale en Somalie est d’autant plus criante que nombre de pays, de l’Inde aux Etats-Unis en passant par la Russie, la France ou la Grèce, ont dépêché une véritable armada au large de ses côtes pour protéger les navires marchands de pirates de mieux en mieux armés.

Cela n’a pas empêché le détournement inédit, samedi, au large du Kenya, d’un pétrolier géant transportant deux millions de barils de brut saoudien destiné aux Etats-Unis, un coup de force audacieux qui inquiète la communauté internationale et annonce une flambée des coûts de transports maritimes.

DESCENTE AUX ENFERS

L’Otan, qui soutient que la présence de son escadre dans la région est cruciale pour la protection des navires du Programme alimentaire mondial (Pam) acheminant l’aide destinée au million de civils déplacés par les combats, se dit prête à étendre son opération l’an prochain en parallèle avec une action analogue de l’UE.

Mais les analystes ne voient aucune perspective d’engagement européen ou occidental à terre.

Quant au Conseil de sécurité, il a promis d’envisager un opération de paix "en fonction du processus politique et de l’amélioration de la situation sécuritaire", une promesse peu contraignante.

Ces dernières années, l’aviation américaine est parfois intervenue en Somalie pour frapper des cibles censées être liées à Al Qaïda. Mais, au Pentagone, on exclut toute intervention en fin de mandat de George Bush.

Et si nombre de Somaliens désespérés placent leurs espoirs en son successeur Barack Obama, celui-ci a fait savoir que sa priorité serait l’Afghanistan et les analystes ne s’attendent pas à ce qu’il prête de sitôt quelque attention à un pays dont la descente aux enfers se poursuit inexorablement.

Avec David Morgan à Washington,
Louis Charbonneau aux Nations unies,
Ingrid Melander à Bruxelles,
version française Marc Delteil

21/11/08 (B474) RSF Actualisation SOMALIE : Le directeur de Radio Galkayo libéré, la station réouverte

Reporters sans frontières se réjouit de la réouverture de la station privée Radio Galkayo (nord-est de la Somalie), le 18 novembre 2008, ainsi que de la libération de son directeur, Hassan Mohamed Jama. Le journaliste a été relâché après avoir passé trois jours en détention.

Hassan Mohamed Jama devra toutefois se présenter devant un tribunal de Galkayo le 20 novembre à 9 heures (heure locale).

Le 16 novembre, les forces de police du Puntland avaient arrêté Hassan Mohamed Jama et contraint Radio Galkayo à cesser d’émettre. Cette mesure aurait été la conséquence de la diffusion d’un reportage accusant le président du Puntland d’être impliqué dans une prétendue transaction clandestine, en vue d’acquérir des armes en provenance de l’étranger.

21/11/08 (B474) Shabelle / Le premier ministre somalien est rentré dans la capitale jeudi matin d’où il espère pouvoir s’exprimer face à la presse //Somali premier arrives in capital (En Anglais – Info lecteur)

Somali prime minister Nor Hassan Husein has returned to the Somali capital on Thursday morning, officials said.

The PMs arrival didnt have effects on the streets of the city because the streets between the presidential house and the airport are closed when top government officials leave from the town, like the president.

The plane carrying the premier landed at Aden Adde airport from Nirobi, Kenya after days of rifts between him and the president which caused travel ban and asset freeze threats from IGAD regional body after meeting in Addis Ababa.

The premier is expected to speak to the media about the political situation of the country today.

21/11/08 (B474) De graves incidents au Yémen, qui doit affronter une crise majeure au fur et à mesure que les réserves de pétrole et de gaz s’épuisent. (2 dépêches en Français et en Anglais)

____________________________________ 7 sur 7 (Be)

7 morts au Yémen dans des affrontements avec Al-Qaïda

Quatre policiers, deux hommes armés et un civil ont trouvé la mort mercredi dans des affrontements entre policiers et membres présumés d’Al-Qaïda dans une ville du sud du Yémen, a-t-on appris jeudi auprès d’une source de sécurité.

"Quatre membres des forces de l’ordre, deux hommes armés poursuivis par la justice et un civil ont été tués dans des affrontements mercredi matin entre policiers et un groupe de sympathisants d’Al-Qaïda", a indiqué cette source sous le couvert de l’anonymat.

Selon elle, les affrontements ont eu lieu autour d’une maison de la ville de Joaar, à 450 km au sud du Yémen, dans laquelle les hommes armés, poursuivis par la police s’étaient retranchés. Les forces de sécurité étaient notamment à la recherche de Sami Dyan, considéré comme l’un des membres les plus actifs du réseau terroriste d’Al-Qaïda au Yémen, selon la même source.

Des renforts ont été envoyés pour poursuivre les recherches après que les hommes armés eurent réussi à briser le siège des forces de l’ordre, à incendier un véhicule militaire, et à se réfugier dans des montagnes proches, selon la même source. Le Yémen a connu ces derniers mois une série d’attentats contre les services de sécurité et des installations pétrolières revendiquées par la mouvance d’Al-Qaïda.

______________________________ 2 – BBC (En Anglais)

Le Yémen en plein désarroi politique et économique au fur et à mesure que ses réserves de pétrole s’épuisent. // Yemen ‘faces crisis as oil ends’

By Martin Plaut

Experts predict Yemen’s oil and gas revenues are about to plummet

Yemen is facing an economic and political crisis as the country’s oil resources near exhaustion, a report by a London-based think-tank says.

The Royal Institute for International Affairs warns that instability there could expand a zone of lawlessness from northern Kenya to Saudi Arabia.

It describes Yemen’s democracy as "fragile" and points to armed conflicts with Islamists and tribal insurgents.

One diplomat says that the country’s prospects get worse every month.

The World Bank predicts that Yemen’s oil and gas revenues will plummet over the next two years and fall to zero by 2017 as supplies run out.

Given that they provide around 90% of the country’s exports, this could be catastrophic.

An unnamed energy expert is quoted in the report as saying that this points to economic collapse within four of five years time.

Democracy ‘distorted’

Although Yemen was the first democratic nation on the Arabian peninsula, its democracy is described as fragile and distorted by what the report calls the northern tribal system of patronage around President Ali Abdullah Saleh.

The president is already facing Islamist insurgents as well as conflicts with tribal groups, and must stand down in 2013 after 35 years in power.

The report concludes with a grim warning that a failed state in Yemen could threaten stability across the region.

It says it could open the way to piracy, smuggling and a flourishing jihad with implications for the security of shipping routes and the transit of oil through the Suez Canal.

21/11/08 (B474) Le Kenya a proposé récemment d’envoyer un contingent en Somalie pour soutenir les forces de l’UA du maintien de la Paix. Cette position a été fortement contestée par les Tribunaux islamiques. (3 dépêches en Français et en Anglais – Infos lecteurs)

____________________________ 1 – Afrique en Ligne

Le Kenya renforce la surveillance à ses frontières

Les services kenyans de l’immigration ont renforcé leur surveillance des points de passage frontaliers pour contrôler l’entrée et la sortie des personnes du pays, a annoncé le ministre délégué à l’Immigration, Francis Baya, précisant que son département va installer des bureaux à Lunga Lunga, à la frontière avec la Tanzanie, pour contrôler les déplacements des populations.

M. Baya, qui s’est exprimé ce jeudi, a indiqué que le gouvernement allait aussi acquérir deux vedettes de patrouille pour les utiliser au niveau du point frontalier maritime de Shimoni.

Il a souligné que les appels d’offres pour la construction des bureaux et la fourniture des deux bateaux ont déjà été lancés et que les travaux devraient commencer dans les deux à trois prochains mois.

Il a souligné que les points surveillés seraient les centres urbains et les implantations de l’Océan Indien dont la position en fait un point de transit pour les étrangers qui arrivent par mer, ainsi que par la route du nord du Kenya frontalière avec la Somalie et l’Ethiopie.

A cet effet, il a annoncé que le ministère installait des bureaux modernes dans la ville touristique côtière de Malindi, à un coût de 52 millions de shillings kényans, pour surveiller les déplacements des immigrés. (1 dollar US = 70 Kshs).

"Ce n’est un secret pour personne que la plupart des immigrés clandestins utilisent la voie maritime et la route Garsen-Hola-Malindi pour atteindre Mombasa, et nous allons mettre à la disposition de nos agents les structures adéquates pour opérer avec efficacité et facilement", a déclaré le ministre.

Sur la question des permis de travail, le ministre délégué a reconnu qu’il y avait de nombreuses personnes exerçant des activités, bien que ne disposant pas de permis de travail nécessaires.

Il a expliqué que beaucoup d’étrangers venant au Kenya se mariaient avec des autochtones qu’ils utilisaient par la suite pour démarrer leurs activités et que ce n’était pas facile à contrôler.

"Une fois que ces étrangers sont mariés à nos enfants, il leur est plus facile d’exercer certaines activités comme le petit commerce et il devient difficile de les prendre sur le fait puisqu’ils utilisent les noms de leurs conjoints kényans", a-t-il déclaré.

Il a cependant indiqué que le ministère ouvrirait des enquêtes et que tout étranger pris en train de violer les lois sur l’immigration serait poursuivi.

Concernant les pêcheurs de Pemba, en Tanzanie, le ministre délégué a assuré que son département mettrait en service les vedettes de patrouille pour s’assurer qu’aucune activité de pêche illégale ne soit menée dans les eaux kényanes.

M. Baya a déclaré que les pêcheurs étrangers ne menaient pas seulement des activités illégales dans les eaux kényanes, mais que leurs méthodes de pêche n’étaient pas acceptables puisqu’ils détruisaient les alevins.

Cette annonce fait suite aux mesures rigoureuses mises en place par les autorités le long de frontière du Kenya avec la Somalie, suite à l’incursion la semaine dernière de miliciens armés au Kenya où ils ont enlevé deux nonnes catholiques et emporté trois véhicules du gouvernement.

L’armée kényane a également indiqué être "prête" à entrer en Somalie, si les miliciens ayant enlevé les deux bonnes soeurs ne les ramenaient pas.

La Somalie est minée par la rebellion islamiste, les querelles entre les clans et le banditisme.

Les violences qui y sont commises débordent souvent au Kenya en raison de la porosité des frontières.

____________________________ 2 – XINHUA

Avertissement d’un meneur islamique somalien contre l’envoi de troupes kenyanes dans la Corne de l’Afrique

Un meneur islamique radical somalien, Cheik Hassan Dahir Aweys, a mis en garde le Kenya contre l’envoi de troupes en Somalie afin de rejoindre les forces de l’Union africaine (UA) pour le maintien de la paix, rapporte jeudi la radio Shabelle basée à Mogadiscio, la capitale somalienne.

Le Kenya le "regrettera", s’il honore sa promesse d’envoyer un bataillon rejoindre les forces de l’UA en Somalie, a menacé M. Aweys.

Lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Autorité inter-gouvernementale pour le développement (IGAD), qui s’est tenue cette semaine, le chef de la diplomatie éthiopienne, Seyuom Mesfin, a annoncé que le Kenya s’est engagé à envoyer un bataillon aux forces de maintien de la paix en Somalie sous la bannière de l’UA et dans le cadre de la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU.

"L’Ethiopie cherche désespérément une voie de sortie de la Somalie, pour cette raison, nous mettons en garde le Kenya contre l’envoi de troupes dans notre pays… Nous les combattrons comme nous avons combattu les Ethiopiens", a martelé M. Aweys.

M. Aweys est le n°1 de la faction sécessionniste de la coalition d’opposition, l’Alliance pour la relibération de la Somalie (ARS).

L’autre faction de l’ARS, dirigée par le meneur islamique modéré, Cheik Charif Cheik Ahmed, a signé des accords de paix et de partage du pouvoir avec le gouvernement de transition somalien.

Plus de 3.000 soldats ougandais et burundais sont déployés en Somalie dans le cadre des opérations de maintien de la paix, adoptées en 2007 par le Conseil de sécurité de l’ONU et qui prévoient initialement 8.000 Casques bleus.

D’autres pays africains qui se sont engagés à envoyer des soldats en Somalie, n’ont pas encore honoré leur promesse citant l’insécurité et le manque de logistique.

Les insurgés islamiques somaliens qui contrôlent le sud et le centre du pays ravagé par la guerre civile depuis près de 30 ans, s’opposent pour la plupart à la présence de soldats étrangers en Somalie et ont refusé un accord de cessez-le-feu avec le gouvernement de transition.

Le gouvernement de transition somalien ne contrôle maintenant que la capitale Mogadiscio et Baidoa, une ville méridionale où siège le Parlement de transition.

__________________________ 3 – Shabelle avec XINHUA (En Anglais)

La ligne dure des islamistes s’opposent à l’arrivée d’un contingent kenyan en renfort des troupes de l’UA //
Hardline Islamist leader tells Kenya not to sent its troops to Somalia

Sheik Hassan Dahir Aweys, radical Islamist leader of a Somali opposition faction, has warned Kenya against sending its troops to Somalia to join the African Union peacekeepers who are already here, local media reports said on Thursday.

Aweys told Shabelle radio in Mogadishu that Kenya "would regret" if it went ahead with its promise this week that it would send a battalion of forces to join the peacekeepers of the African Union mission in Somalia.

At this week’s meeting of the foreign ministers of the regional grouping, the Inter-Governmental Authority on Development, Ethiopian Foreign Minister Seyuom Mesfin stated that Kenya pledged to send a battalion of its soldiers to be part of the UN-authorized African Union peacekeeping forces in Somalia.

"Ethiopia is desperately looking for a way out of Somalia so we warn Kenya not to send its forces to our country," Aweys said. "We will fight them like we fought the Ethiopians."

Aweys is the leader of the breakaway faction of the opposition coalition known as the Alliance for the Reliberation of Somalia (ARS). The other faction of the ARS, led by moderate Islamist leader, Sheik Sharif Sheik Ahmed, has signed a series of peace and power-sharing deals with the Somali transitional government.

More than 3,000 peacekeepers from Ugandan and Burundi are so far deployed in Somalia, part of the 8,000-strong peacekeeping mission initially authorized by the UN Security Council early in 2007.

Other African countries which have pledged to contribute troops have not so far sent their share of the peacekeepers to Somalia, citing security and logistical considerations.

Most of the Somali Islamist insurgent groups, who now control much of the south and center of the war-torn country, are opposed to the deployment of foreign forces on Somali soil and have rejected a ceasefire agreement with the government.

The Somali government, which now only controls Mogadishu and the southern town of Baidoa, the seat of the Somali parliament, has been beset by two-year insurgency and crippling recurring political infighting.

21/11/08 (B474) Le Monde avec AFP / L’ONU impose des sanctions aux Somaliens qui s’opposeraient à la paix.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a décidé jeudi d’imposer des sanctions ciblées aux citoyens somaliens dont les activités constitueraient un obstacle au processus de paix dans le pays.

Dans une résolution adoptée à l’unanimité et numérotée 1844, le Conseil a décidé d’imposer un gel des avoirs financiers et une interdiction de voyager à l’étranger à tout Somalien qui agirait contre le processus de paix, violerait l’embargo sur les armes ou entraverait la fourniture d’aide humanitaire en Somalie.

Un comité ad hoc du Conseil de sécurité sera chargé d’établir une liste de ces personnes.

La résolution, rédigée par la Grande-Bretagne, prend pour cibles les personnes ou les entités somaliennes dont le comité aura établi qu’elles "se sont livrées ou ont participé à des actes constituant une menace à la paix, la sécurité et la stabilité" du pays.

Ceci comprend des actes contraires à l’accord de Djibouti du 18 août, ou des actes menaçant les Institutions fédérales de transition (TFI) ou l’Amisom (force de l’Union africaine en Somalie).

Les personnes ou entités ayant "agi en violation de l’embargo sur les armes à destination de la Somalie" ou ayant "fait obstacle à la fourniture d’aide humanitaire en Somalie" sont également visées par les sanctions.

La résolution réaffirme également son embargo général sur les armes à destination de la Somalie, qui remonte à 1992 mais est régulièrement violé.

La Somalie, pays de la Corne de l’Afrique, est en guerre civile depuis 1991. Des troupes éthiopiennes y sont actuellement déployées, en soutien au gouvernement somalien qui combat les insurgés islamistes qui lancent des attaques quasi-quotidiennes notamment à Mogadiscio, la capitale.

L’Amisom est déployée depuis mars 2007 à Mogadiscio mais est en sous-effectif et sous-financée.

"Le principal objectif (de la résolution 1844) est de créer un cadre pour réduire le flot d’armes entrant en Somalie", a déclaré à la presse l’ambassadeur britannique, John Sawers.

"Personne ne prétend qu’elle est suffisante pour résoudre les problèmes de la Somalie mais c’est une arme importante dans l’arsenal du Conseil de sécurité pour lui permettre de prendre des sanctions contre ceux qui s’opposent au progrès en Somalie", a-t-il ajouté.

20/11/08 (B474) Radio-Trottoir – la Chronique du crime organisé en bande. Un lecteur nous raconte certains commerces illégaux auxquels des dirigeants importants du pays auraient pu se livrer depuis l’indépendance. Bien entendu, nous avons maquillé les noms des principaux organisateurs …

Au lendemain de l’indépendance, le 27 Juin 1977, notre héros Helleug et son frère Ssidri ont commencé à profiter de commerces illégaux. Comme ils étaient membres des R.G., ils connaissaient parfaitement les méthodes et les réseaux de la mafia Corse, si bien implantée à Djibouti.

Le lendemain de l’indépendance, ils ont débuté leurs trafics.

Après la chute d’Amin Dada, ils ont organisé le transport d’un énorme stock de café de Ganta. Ils ont mis en place un véritable pont aérien utilisant des avions privés qui ont fait la navette entre Djibouti et Kampala jour et nuit pendant un mois. Bien entendu et en dépit du volume considérable des marchandises qui pénétraient à Djibouti, ils n’ont jamais versé le moindre centime aux douanes. Ils ont offert des cartons de whisky aux autorités locales et à la police de l’aéroport, qui fermaient les yeux, en contrepartie et qui n’ont officiellement rien remarqué…

Le Gouvernement de l’époque a finalement demandé l’arrestation de Ssidri Ramo Helleug, le directeur de la société « fantôme » qui couvrait l’opération et de Daouf Demahom Oreeb, son comptable. Mais comme le Gouvernement djiboutien n’avait jamais reconnu l’existence légale de la société, l’affaire a été rapidement classée à Djibouti.

Les années 1980 ont été particulièrement juteuses pour Helleug et pour sa famille.

Le réseau triangulaire : Nairobi, Mogadischio, Djibouti fonctionnait à plein rendement. Robleh Olhayeh Odin (aujourd’hui représentant aux USA) était responsable du bureau au Kenya, Abdoulkasim Salad (ex-Président de la Somalie) tenait Mogadischio et agissait à Djibouti et Ssidri Ramo Helleug coordonnait tous les trafics sur le Yémen, l’Arabie-Saoudite et même la Chine.

Ce réseau était spécialisé dans l’exportation de drogues, d’ivoire et de faux dollars. Les marchandises voyageaient sur Somali Airlines au départ de la Somalie. L’exportation se faisait sur Air Djibouti ou Puntavia, grâce à des complicités bien rémunérées..

Dans les années 90, Helleug a simplement confisqué la société de transport COMAD. Ainsi il a acquis le monopole du transport des stupéfiants (qui étaient produits dans son laboratoire du port) vers l’Ethiopie et de l’alcool vers l’Arabie-Saoudite via le Yémen.

Youssouf Omar Doualeh, Premier conseiller à l’ambassade de Djibouti à Sana’a, représentait, en plus de ses fonctions officielles, la société COMAD. En 1994, la société a ouvert une succursale à ADEN. Mohamed Goudgoudiye en a pris la direction.

Ce bureau a beaucoup utilisé le bâteau d’Abdourahman Boreh, dit HORMAR….le contrebandier. Il chargeait l’alcool et la drogue à Djibouti qu’il livrait au Yémen et au Somaliland.

Au depuis des années 1990, un « malfaiteur » Malien a atterri à Djibouti à bord d’un avion privé. Il a été accueilli par Abdourahman Boreh et le défunt Saad Ahmed Sheick Mousse. Il a passé la nuit au Sheraton Hôtel. Le lendemain matin son avion a décollé avec Abdourahman, Saad et le Malien. Le soir l’avion est revenu : une centaine de cartons de faux dollars ont été débarqués.

Le Malien a offert a M. Adoni Hagi Housein, l’équivalent de 8.000.000 FDj, pour épouser sa fille qui travaillait au Sheraton hôtel. Mais elle a refusé de s’allier à un inconnu.

La même année un pétrolier de moyenne taille a accosté à Djibouti. Un Tunisien et un Européen ont débarqué et ils ont pris des chambres au Sheraton. Ils ont contacté Helleug, le « roi des voleurs » pour lui demander des les approvisionner en Pétrole. Ce dernier a appelé Souleiman Djibril Bobaker, à la fois agent des RG et entrepreneur au port pour conclure l’affaire.

Soulemain a contacté Sahal Hagi Ismail, un agent de la Mobil Oïl et il l’a invité à rencontrer au Sheraton « les deux arnaqueurs ». Ils ont proposé a Sahal de lui acheter une quantité de pétrole estimée à 2.000.000 dollars et de régler en espèces. Sahal a répondu que Mobil n’acceptait que des chèques certifiés et pas les espéces. Bien que Helleuga ait donné sa garantie et que Souleiman ait beaucoup insité, Dahal a rejetté la proposition pour ne pas se mettre en contradiction avec les instuctions de Mobil et l’affaire ne s’est pas faite. On peut imaginer que les espèces étaient constituées de faux dollars …..

Dans les années 1980, trois Nigériens sont arrivés à Djibouti. Ils avaient été accueillis à l’aéroport par Idriss Omar Guelleh. Deux jours après, ils ont été arrêtés dans les bureaux de la Banque somalienne de Djibouti, alors qu’ils tentaient d’encaisser des fonds en échange de chèques et de cartes de crédit falsifiés. Pourtant quelques jours plus tard, ils disparaissaient. On sait qu’ils avaient pu quitter le pays sans aucune difficulté.

Une autre fois, ce sont deux Africains francophones qui sont venus d’Addis-Ababa. Bien qu’accueillis a l’aéroport par Dileita en personne, sur ordre d’Helleug, ils furent arrêtés dans une succursale bancaire où ils tentaient de négocier des chèques « signés » par Hassan Gouled Aptidon, Président de la république.

Mais qui leur avait donné ces chèques et comment se les étaient-ils procurés ?

La même année, Idriss Gaounte, le propriétaire l’établissement Idriss est arrêté en possession de faux dollars. Lors d’une perquisition, une imprimerie a été découverte à son domicile. Avait-il obtenu l’accord d’Helleug pour imprimer des faux billets ?.

En 1983, c’est un conteneur bourré des faux dollars qui arrive au port.

Seraient probablement impliqués dans cette affaire :

– lïamsi Ramo Helleug
– Barkad Gourad Hamadou,ex-premier ministre et ministre du port
– Mohamed Ali Mohamed dit Mohamed Ali Sahel,ex-ministre de l’ industrie
– Souleinan Djibril Bobakir…en charge du transport du contenuer vers le hangar de Mohamed Ali a la zone industrielle.

Deux Italiens travaillaient dans ce hangar. Ils ont disparu juste après la découverte des faux dollars, par les autorités saoudiennes à Djeddah qui ont remarqué que des femmes Djiboutiennes venaient très régulièrement changer des billets américains. Après analyse, les billets se sont révélés être des faux ….

Suite au prochain numéro