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20/08/2015 (Brève 475) Communiqué du FRUD transmis à l’ARDHD par ses dirigeants – Une vaste offensive de l’Armée dans le Nord de Djibouti contre le FRUD

Front pour la Restauration  de l’Unité et la Démocratie- FRUD
frud_djibouti @hotmail.com
Communiqué
Une vaste offensive de l’Armée dans le Nord de Djibouti contre le FRUD

Ismael Omar Guelleh lance  son énième offensive militaire conte le FRUD et la population du Nord, depuis le 11 août 2015

Le 17 août  le chef d’Etat major général des Armées, le Général Zakaria Cheikh Ibrahim s’est rendu à Tadjourah  où il a demandé aux    officiers responsables de l’offensive, des résultats significatifs, pour sécuriser les zones d’Obock et de Tadjourah.

Toutes les troupes basées dans les districts de Tadjourah et d’Obock sont mobilisées et mises à contribution, renforcées par des troupes des camps Cheik Osman  de la capitale   et de Dikhil. Elles se sont déployées dans les secteurs des Mablas, de Goda et au Nord d’Obock.

Le 13 Août, un camion militaire  chargé de logistique, a été intercepté et renversé, une partie des nourritures  a été récupérée par les combattants  du FRUD, à ‘Ad Buya (20 km de Tadjourah).

Le 15 août,  une tentative d’incursion de l’Armée du côté des montagnes de Sismo dans les Mablas, a  été repoussée violemment par les combattants du FRUD.

Depuis 4 jours les troupes gouvernementales font face à une résistance des combattants  du FRUD, à Heysitou à 45 km d’Obock (région natale du 1er ministre).

Le 19 août, depuis 8 h du matin,  ont eu lieu des accrochages entre l’armée et le FRUD à Giba Giblé non loin du mont Day et à Dugum dans les Goda (District de Tadjourah). L’armée utilise l’artillerie lourde et les hélicoptères pour  les
bombardements

Cette offensive fait suite à 2 autres  de l’armée djiboutienne   en avril et  juin 2015, qui se sont soldées par des échecs

Elle a été précédée par des ratissages  des régions frontalières avec l’Ethiopie en juillet : où les habitants ont été durement réprimés, empêchés d’accéder aux forages d’eau à Margoita (Moussa Ali), à Garabtissan  entrainant la fuite de plus d’un millier de citoyens vers l’Ethiopie

Fait  à Bruxelles, le 19 août 2015
Mohamed Kadamy : Président du FRUD

28/11/08 (B475-B) Le journal de la flibuste – 2 articles de fond, mais peu d’actualité relatée par les agences de presse …

______________________________ 2 – Le Monde

Comment définir un pirate ?

par Roger-Pol Droit

Notre époque met le pirate à toutes les sauces. Il navigue des Caraïbes jusqu’aux réseaux informatiques. L’actuelle affaire-record du Sirius-Star, ce pétrolier saoudien de 330 mètres détenu depuis le 15 novembre en Somalie, fait prendre conscience au monde entier d’un fléau en pleine croissance. Mais le flou demeure, car le même terme ("piratage") englobe indistinctement le petit téléchargeur du dimanche et les bandes organisées rançonnant les armateurs. Quoi de commun entre des pirates de l’air, qui déroutent un avion au nom d’une lutte politique et des radio-pirates, qui émettent sans autorisation ?

Tout a commencé sur mer, dès l’Antiquité. Jules César en personne fut capturé en Méditerranée, et se vengea de cet affront. Une fois sa rançon payée, il finit par exterminer ses ravisseurs. Mais ces gangs antiques sont depuis longtemps oubliés. Quand nous parlons de pirates, nous avons en tête cet univers balafré : boucaniers, flibustiers, île de la Tortue, drapeau noir et bouteilles de rhum, Johnny Depp en prime.

Par le biais de cette fiction, avec le recul des siècles, des personnages autrefois passablement sinistres amusent maintenant les enfants, sur grand ou sur petit écran. Les brigands qui écumaient les alentours de Saint-Domingue au XVIIe et au XVIIIe siècle, furent-ils vraiment de sympathiques rebelles, admirablement jaloux de leur indépendance ? On peut en douter. Mais nous avons fini par les imaginer ainsi. Comme, en outre, ils sont censés – oeil bandé, jambe de bois, perroquet à l’épaule – avoir planqué moult trésors sur pas mal d’îles désertes, on n’ira pas leur chercher noise.

En revanche, avec leurs descendants actuels, aucune place pour la mythologie.

Formés en bandes armées aux pratiques mafieuses, ils relèvent du crime organisé et réalisent de gros chiffres d’affaires. A ces pirates du degré zéro de l’aventure s’applique de nouveau la vieille définition des juristes classiques : "Ennemis du genre humain" (hosti humani generis). La formule est curieuse, mais ne manque pas d’intérêt. Pour entrevoir son sens, il faut retourner sur l’eau, et regarder du côté des fondements philosophiques du droit.

Le propre de la piraterie, au sens premier, est de s’exercer en haute mer. Là cesse la juridiction des Etats. Au-delà des eaux territoriales, qui relèvent de la souveraineté d’un Etat, l’océan n’est plus régi par aucune législation liée à un pouvoir étatique. En haute mer, du point de vue du droit, les humains sont en quelque sorte livrés à eux-mêmes. Les règles en vigueur sont des principes universels, au premier chef non-agression et solidarité en cas de danger. A l’arrière-plan de ces valeurs, une conception traversant toute la pensée antique, d’Aristote à Cicéron : le "genre humain" se définit par sa solidarité, sa capacité d’entraide, son sens du secours à ses semblables.

Il ne s’agit pas d’amour du prochain, ni de chaude amitié, ni même de bons sentiments. "L’humanité" est ce qui nous pousse à aider nos semblables, surtout s’ils sont en péril – sans demander au préalable papiers d’identité ou appartenance confessionnelle.

Plus dur est l’environnement, plus vive est l’entraide naturelle du genre humain. Elle doit régner sans partage sur ces solitudes océaniques où transitent de rares individus. Les hommes qui profitent de l’impunité pour piétiner ce droit fondamental, faire usage de la force brute, spolier leurs semblables et échapper à toute juridiction – ce sont eux, à proprement parler, qu’on nomme "pirates".

A partir de là, l’usage du terme s’est étendu. On a oublié de plus en plus celui qui détourne les navires, déleste leurs cargaisons, rapte et gruge les passagers. N’importe quelle entorse à la légalité prend le masque de la piraterie. Tout tricheur, même banal, est baptisé pirate. Le mot désigne le grand hors-la-loi aussi bien que l’infime. C’est ainsi que grapilleur de musique ou copieur de DVD se retrouvent sous ce vieux nom. Au risque d’oublier qu’il s’agissait d’abord de désigner celui qui bafoue les droits élémentaires, demeure insensible au sentiment de compassion et ne reconnaît ni l’humanité, qui incite à la paix solidaire, ni le contrat, qui donne autorité aux lois.

C’est pourquoi, toujours, l’impuissance des Etats profite aux "vrais" pirates, ceux des mers. Et l’insuffisance de la coordination internationale les favorise. Ces dernières années, la pauvreté aidant, les chiffres explosent. Le Centre d’observation de la piraterie (Piracy Reporting Center), créé en 1992 par le Bureau maritime international, signale, au cours des seuls trois premiers mois de 2008, une augmentation de 20 %.

Le golfe d’Aden et la mer Rouge sont en première ligne, mais la liste des pays-cibles comprend le Nigeria, l’Indonésie, l’Inde, le Bangladesh, la Tanzanie, le Pérou, les Philippines, le Venezuela… Les dégâts humains sont importants : selon des sources gouvernementales françaises, au cours des dix dernières années, 3 200 marins auraient été séquestrés, 500 blessés, 160 assassinés. En outre, comme plus de 90 % des échanges mondiaux se font par les océans, chacun convient que cette menace nuit au commerce, déjà fragilisé par les retombées de la crise financière.

Pourtant, dès que plusieurs pays s’entendent, les attaques chutent. Dans le golfe de Malacca, où passent 6 000 bateaux par an, la piraterie a diminué des trois quarts en cinq ans, à la suite de la coordination entre Singapour, Malaisie et Indonésie.

Contre les vieux "ennemis du genre humain", les mesures qui s’imposent devraient être à la fois locales et mondiales.

Roger-Pol Droit

______________________________ 1 – L’Hebdo (Suisse) Somalie.

Dans l’antre des pirates

Par Manon Quérouil

Exclusif. Reportage dans le fief des flibustiers somaliens qui ont fait main basse sur l’une des routes maritimes les plus stratégiques du monde.

Au terme de dix heures de route sur une piste défoncée qui serpente au milieu d’un désert de pierres, se découpent au loin les silhouettes massives des bateaux grec, japonais et ukrainien retenus depuis plus de deux mois à proximité du village d’Hobyo, sur la côte est de la Somalie. Un no man’s land pelé au décor invariable: des buissons d’épines, quelques troupeaux de chèvres efflanquées et des groupes d’hommes en armes.

Le rendez-vous est fixé plus au nord, aux confins d’une plage déserte où ne tarde pas à débarquer un pick-up rempli de miliciens, mitraillette au poing et munitions en bandoulière. La section terrestre, venue en repérage… En contrebas, sur une mer calme, une petite embarcation blanche apparaît avec, à son bord, sept hommes cagoulés. Un bref échange d’instructions par téléphone satellite avec ses hommes à terre et le chef des pirates se dirige prestement vers le rivage, un vieux pull enroulé autour de la tête en guise de turban, un lance-roquettes rouillé calé contre son épaule osseuse.

«Celui qui ne dort jamais». Abdullah Hassan, surnommé «Celui qui ne dort jamais», a 39 ans et dirige depuis trois ans un gang de 350 hommes, mélange hétéroclite d’anciens pêcheurs et de miliciens désœuvrés ironiquement baptisés les «gardes-côtes». A son actif: une trentaine de prises depuis le début de l’année, dont le navire ukrainien, le Faina, menées en collaboration avec une autre bande.

«Avant, j’étais un honnête pêcheur», déclare-t-il en remontant son pagne élimé pour s’accroupir sur le sable brûlant, «mais, depuis que les chalutiers étrangers ont vidé nos mers, il faut bien survivre…»

Et Abdullah, en dépit des apparences, s’en sort plutôt bien: 10 millions de dollars de recettes depuis le début de l’année, de quoi payer grassement ses troupes, réinvestir dans des armes plus sophistiquées et des bateaux plus puissants, importés du Kenya ou de Dubaï, et mettre sa famille à l’abri du besoin. «Aujourd’hui, l’argent n’est plus un problème», confirme-t-il en hochant la tête, content.

La suite de l’article le mercredi, 3. décembre 2008…

28/11/08 (B475-B) Les nations occidentales s’arment pour lutter contre la piraterie … mais les pirates ne désarment pas. Ils reconstituent le stock de navires à restituer contre rançons et ils continuent se moquer totalement des forces navales, qui n’arrivent pas à surveiller cette zone maritime immense. AFP : Somalie: un navire libérien attaqué dans le golfe d’Aden, 3 marins s’échappent

Un navire libérien a été attaqué et capturé par des pirates somaliens vendredi matin dans le golfe d’Aden, mais trois membres d’équipage ont pu s’échapper et être récupérés par la marine allemande, a appris l’AFP de source militaire française.

Ce chimiquier, le Biscaglia, battant pavillon libérien a été attaqué "par cinq pirates somaliens qui ont mis en joue l’équipage", a déclaré le capitaine de frégate français Jean-Marc Le Quilliec, à un journalistes de l’AFP actuellement embarqué à bord de la frégate de surveillance de la marine nationale française Nivôse.

Selon l’officier, trois membres de l’équipage du Biscaglia ont préféré sauter à l’eau à la vue des hélicoptères militaires européens déployés dans cette zone plutôt que d’être capturés.

Le commandant du Nivôse a également précisé qu’à 8h55 locales, les trois membres d’équipages ont été récupérés par un hélicoptère Lynx de la marine allemande et devaient être ramenés sur le Var, bâtiment de commandement et de ravitaillement français.

Un appel de détresse en provenance du Biscaglia avait été reçu une heure plus tôt alors que ce bâtiment se situait à 30 nautiques de la frégate française, elle-même à 110 nautiques des côtes somaliennes et 50 du Yémen.

Des bâtiments militaires européens patrouillent dans le Golfe d’Aden, une des routes maritime les plus dangereuses du monde, pour déjouer les embuscades des pirates avec l’aval du Conseil de sécurité des Nations unies, pour tenter de sécuriser cet axe maritime stratégique pour le commerce international, notamment celui des hydrocarbures.

Des pirates somaliens ont capturé le 15 novembre le Sirius Star, un super-pétrolier saoudien, avec ses 25 membres d’équipages, et demandent 25 millions de dollars pour la libération du bateau chargé de 300.000 tonnes de pétrole et de ses marins.

La capture du Sirius Star, long de 330 mètres, constitue l’opération la plus spectaculaire menée jusqu’à présent par des pirates somaliens, qui ont attaqué une centaine de bateaux depuis le début de l’année.

Selon le Bureau maritime international, une centaine de navires ont été attaqués depuis le début de l’année dans le Golfe d’Aden et au large de la Somalie.

28/11/08 (B475-B) La siganture des nouveaux accords de Djibouti sur le partage du pouvoir en Soamlie pourra-t-elle régler la situation ? La BBC en doute, nous aussi.

____________________________________ Note de l’ARDHD

Signer un accord est certainement une bonne chose. Cela peut permettre de faire progresser le processus de réconciliation. Mais il ne faut pas que la signature soit imposée (par exemple par l’ONU) qui doit justifier son rôle et qui met probablement des sommes importantes dans la balance … pour faire signer le papier.

Le problème de fond de ces accords, c’est qu’ils ne sont pas signés par toutes les parties impliquées dans le conflit. En particulier les courants extrêmistes qui se battent sur le terrain et qui ont conquis des villes et des ports importants les ont rejetés.

La signature des autres composantes pourraient avoir pour conséquence de les marginaliser, mais cela ne semble pas être le cas et bien au contraire, puisqu’ils les utilisent pour dénoncer la faiblesse et la corruption des signataires.

C’est la raison pour laquelle, pas plus que les fois précédentes, nous pensons que ces accords ont une réelle chance d’aboutir à la paix, même à moyen terme. Sachant en plus que les accords ne règlent certainement pas le conflit latent entre le Président du GNT et son Premier ministre, qui s’opposent toujours. Peut-être pas clans rivaux …

Pourtant, il faut espérer ! Cette guerre civile et fraticide fait souffrir un Peuple et elle ravage un pays. Combien d’années faudra-t-il pour effacer les rancunes, les querelles et les mauvais souvenirs ? Plusieurs générations de jeunes somaliens ont été sacrifiées à l’ambition personnelle des uns et des autres et cela l’histoire le retiendra et le mettra à leur débit.

____________________________________ BBC Afrique

Accord politique entre les factions somaliennes.

Ahmedou Ould Abdallah, le représentant spécial des Nations unies pour la Somalie, a annoncé que les signataires de l’accord en question s’étaient mis d’accord pour doubler les effectifs des députés au parlement de transition et pour attribuer des sièges à l’opposition.

L’accord a été signé à Djibouti, sous l’égide de l’ONU, par les représentants du gouvernement intérimaire somalien, en position de faiblesse, et une faction du mouvement d’opposition, l’Alliance pour la Re-libération de la Somalie.

Après la signature de ce document, les observateurs ne font pas preuve d’un optimisme débordant.

Il ne s’agit que l’une des nombreuses étapes pour tenter de mettre en place un gouvernement basé sur le principe du partage du pouvoir.

L’Alliance des mouvements d’opposition se voit ainsi attribuer deux-cents sièges dans le nouveau parlement dont les effectifs ont été renforcés.

Les représentants de la société civile se verront eux attribuer 75 sièges.

Le nouveau parlement aura ensuite pour mission d’élire ses dirigeants.

Pour le représentant spécial des Nations unies, il s’agit-là d’un pas dans la bonne direction pour ramener une paix durable.

Par contre, la signature de cet accord ne devrait pas permettre de mettre un terme aux combats sur le terrain.

L’opposition est divisée.

Et la faction qui a signé l’accord à Djibouti ne représente pas les insurgés qui se battent contre le gouvernement de transition.

D’ailleurs, la plupart des insurgés ont refusé d’accorder le moindre crédit à ces entretients et ce sont eux qui semblent avoir pris le dessus.

Le gouvernement pour sa part est lui aussi profondément divisé et surtout il est tributaire des troupes éthiopiennes.

De plus, il ne contrôle qu’une infime partie du territoire national.

Le territoire contrôlé par le gouvernement de transition se limite à un rayon de quelques kilomètres carrés autour de Mogadiscio, la capitale, ainsi qu’une autre ville.

Depuis l’effondrement du dernier gouvernement somalien en 1991, ce sont plus d’une dizaine d’initiatives de paix qui se sont soldées par un échec.

Rien ne permet de dire pour l’instant si cette dernière initiative en date a plus de chance d’être couronnée de succès que les précédentes.

27/11/08 (B475-B) Plusieurs journalistes enlevés en Somalie, dont un Français.(8 dépêches en Français et en Anglais)

__________________________________ 8 – XINHUA

Deux journalistes étrangers enlevés dans le nord de la Somalie

Deux journalistes étrangers, dont un serait de nationalité britannique, ont été enlevés mercredi dans le nord de la Somalie, selon des informations reçues à Nairobi.

Les deux journalistes voulaient faire un reportage sur la piraterie qui règne au large de la Somalie.

En août dernier, deux journalistes, un Australien et un Canadien ont été enlevés à Mogadiscio, capitale somalienne, et resent toujours entre les mains des ravisseurs.

__________________________________ 7 – Le Monde

Somalie: le CPJ très « inquiet » pour la sécurité de quatre journalistes

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), s’est déclaré mercredi soir dans un communiqué « profondément inquiet » quant à la sécurité de quatre journalistes, dont deux Européens, enlevés plus tôt dans la journée en Somalie.

Le CPJ « est profondément inquiet de la sécurité de quatre journalistes qui ont été kidnappés aujourd’hui dans la ville portuaire de Bosasso, dans la région semi-autonome somalienne du Puntland », indique l’organisation de défense de la liberté de la presse dans un communiqué transmis à l’AFP.

« Nous sommes alarmés par les informations sur l’enlèvement de nos quatre collègues. Cela souligne combien la Somalie est devenue un endroit dangereux pour les journalistes locaux et étrangers », estime Tom Rhodes, coordinateur de programmes pour l’Afrique du CPJ, une ONG basée à New York.

« Les quatre journalistes ont été enlevés après avoir quitté leur hôtel, mais leur chauffeur n’a pas été capturé », a indiqué un journaliste du Puntland, cité par le communiqué.

« Les ravisseurs n’ont pris contact avec personne », indique le CPJ citant le commandant de la police du Puntland, Abdul Aziz Gamey.

__________________________________ 6 – L’Alsace

Somalie: le photographe espagnol José Cendon parmi les journalistes enlevés

Le photographe espagnol José Cendon figure parmi les quatre journalistes enlevés aujourd’hui mercredi en Somalie, a indiqué le ministère espagnol des Affaires étrangères.

Au moins quatre journalistes, dont un Espagnol, un Britannique et deux Somaliens, ont été enlevés ce mercredi par des miliciens armés à Bosasso, dans le nord-est de la Somalie, selon les autorités locales.

Le ministère a eu la confirmation par l’ambassade d’Espagne à Nairobi que José Cendon était le journaliste espagnol séquestré, a indiqué à l’AFP ce mercredi soir une porte-parole de la chancellerie espagnole.

Sa famille en Galice (nord-ouest) a été prévenue, a-t-elle ajouté.

José Cendon, basé à Addis Abeba, travaille dans l’est de l’Afrique en tant que collaborateur photo de plusieurs médias, dont l’AFP. Il n’était pas en mission pour le compte de l’agence au moment de son enlèvement.

__________________________________ 5 – Shabelle (En Anglais)

Des journalistes enlevés en Somalie, mais aucune mission pour tenter des les localiser ne serait perceptible sur le terrain. // Journalists kidnapped in Somalia

Two foreign journalists have been abducted in Somalias northeastern region of Puntland later on Wednesday, according to officials.

Bile Mohamud Qabowsade the information advisor of Puntland president has confirmed the abduction saying that the two journalists have been taken from their hotel in Bosaso.

He added that the kidnappers were men at close to the hotel that the two journalists were staying.

He further said that the two journalists have been passed on in Marere area outside Bosaso but its yet unknown where they were exactly being held.

No measures on the search of the kidnapped journalists are seen in the region.

__________________________________ 4 – AP (Info lectrice)

Deux journalistes étrangers enlevés dans le nord de la Somalie, selon la police

Deux journalistes étrangers ont été enlevés mercredi dans la région semi-autonome du Puntland (nord de la Somalie), où ils enquêtaient pour un sujet sur la piraterie, a annoncé la police somalienne.

Le porte-parole de la police régionale Abshir Abdi Jama n’a pas pu confirmer leur nationalité avec certitude, disant penser que l’un d’eux était britannique, l’autre d’origine libanaise.

Les journalistes étaient depuis environ une semaine dans la région, d’où opèrent nombre de pirates sévissant dans le Golfe d’Aden et dans l’Océan Indien.

Les enlèvements contre rançon d’étrangers, humanitaires ou journalistes, sont fréquents en Somalie.

« Nous n’accepterons pas que quiconque paye une rançon, et nous assurerons leur libération », a ajouté le porte-parole.

Ali Abdi Aware, ministre d’Etat aux relations extérieures du Puntland, a estimé quant à lui que les ravisseurs avaient certainement emmené les deux hommes dans les montagnes. Les ravisseurs sont traqués par les forces de sécurité, a-t-il ajouté.

__________________________________ 3 – Le Monde

Deux journalistes occidentaux enlevés dans le nord de la Somalie

Au moins quatre journalistes, deux ressortissants occidentaux et deux Somaliens, ont été enlevés par des hommes armés, mercredi 26 novembre, dans la région du Puntland, dans le nord de la Somalie, selon un responsable de la police locale. Le gouvernement de la région a annoncé qu’il s’agissait d’un Britannique et d’un Espagnol. D’autres sources, notamment au sein de la présidence somalienne et de la police locale, évoquaient la présence d’un Français, d’un Irlandais ou encore d’un Britannique.

Le ministère des affaires étrangères espagnol vérifierait actuellement ces informations, alors que leurs homologues français et britannique n’ont pas encore officiellement réagi. « Ces journalistes sont arrivés au Puntland et ont commencé à travailler sans chercher à obtenir une escorte du gouvernement », a expliqué Bile Mohamoud Qabowsade, conseiller de la présidence, accusant « une milice locale à Bosasso », capitale du Puntland, d’être à l’origine de l’enlèvement. Les autorités somaliennes, qui ont laissé entendre qu’elles savaient où étaient retenus les otages, ont indiqué que la police allait être mobilisée pour les libérer.

L’enlèvement d’étrangers, qu’ils soient journalistes ou travailleurs humanitaires, est un phénomène courant dans le Puntland, région semi-autonome du nord du pays et base arrière des pirates qui sévissent dans la région. Les deux hommes étaient d’ailleurs sur place pour enquêter sur ce phénomène. Depuis deux semaines, huit navires, dont le superpétrolier saoudien Sirius Star, ont été détournés par des pirates somaliens. Au total, quinze navires, avec plus de trois cents personnes à leur bord, sont actuellement retenus dans cette région.

__________________________________ 2 – AFP

Somalie: au moins quatre journalistes, dont deux Européens, enlevés

Au moins quatre journalistes, dont un Espagnol, un Britannique et deux Somaliens, ont été enlevés mercredi par des miliciens armés à Bosasso, dans le nord-est de la Somalie, où les prises d’otage de reporters et de travailleurs humanitaires se multiplient.

« Nous avons des informations selon lesquelles deux journalistes étrangers ont été enlevés avec deux journalistes locaux. Les étrangers sont un Britannique et un Espagnol », a déclaré à l’AFP par téléphone Abdulkabier Musa, ministre adjoint des Ports maritimes du Puntland, province semi-autonome dont Bosasso est la principale ville.

L’Espagnol enlevé est le photographe José Cendon, a affirmé le ministère espagnol des Affaires étrangères. Basé à Addis Abeba, José Cendon travaille dans l’est de l’Afrique en tant que collaborateur de plusieurs médias, dont l’AFP, pour laquelle il n’était pas en mission au moment de son enlèvement.

Le conseiller présidentiel du Puntland, Bile Mohamoud Qabowsade, avait précédemment fait état à l’AFP de l’enlèvement d’un Français et d’un Espagnol.

« C’est arrivé vers 11H00 locales (08H00 GMT) quand ils quittaient leur hôtel pour se rendre à l’aéroport. Personne jusqu’à présent n’a revendiqué cet enlèvement. Nous n’avons aucune trace du chauffeur ou de leur voiture », a poursuivi le ministre des Ports maritimes.

Selon lui, « une opération de la police est en cours: les policiers ont fermé toutes les sorties de Bosasso et lancé leurs investigations pour essayer de collecter des témoignages et de trouver où ils sont et qui les a kidnappés ».

Le directeur de l’hôtel International Village, où les deux Européens étaient descendus, Abdullahi Yusuf, a indiqué que les deux journalistes avaient « quitté l’hôtel vers 10H00 ». « Ils avaient réservé leur vol la veille et m’avaient dit qu’ils allaient à Djibouti », a-t-il dit.

« Leur fixeur (assistant local) est passé les prendre avec les mêmes gardes de sécurité qui les protégeaient. Ensuite un agent de la compagnie à l’aéroport m’a appelé pour demander où ils étaient parce qu’ils ne s’étaient pas présentés. C’est là que j’ai compris qu’ils avaient probablement été enlevés », a ajouté le directeur.

« Ils ont fait leur réservation hier et sont venus au bureau », a déclaré à l’AFP l’agent de la compagnie aérienne Dallo à Bosasso, Mohamed Sheikh, assurant qu’il n’avait pas vu les deux journalistes.

Une source aéroportuaire jointe à Djibouti a confirmé à l’AFP l’arrivée du vol de Dallo en provenance de Bosasso et indiqué que les deux journalistes n’étaient pas arrivés à destination, une information confirmée également par la police de l’air et des frontières djiboutienne.

L’identité exacte des otages n’a pas encore été précisée.

Les journalistes internationaux et des travailleurs humanitaires sont régulièrement la cible des milices armées à Bosasso, un port qui sert de base aux contrebandiers, trafiquants d’armes et passeurs de clandestins souhaitant traverser le golfe d’Aden.

Le Puntland, un Etat autoproclamé du nord-est de la Somalie, est également la base arrière de la majorité des groupes de pirates qui écument les eaux du golfe d’Aden et ont capturé le 15 novembre le Sirius Star, un superpétrolier saoudien pour lequel ils demandent une rançon de 25 millions de dollars.

En août, deux journalistes indépendants, un Australien et une Canadienne, avaient été kidnappés aux abords de la capitale somalienne, Mogadiscio.

En décembre 2007, un cameraman français avait été enlevé et détenu pendant huit jours par une milice locale de Bosasso.

Un Allemand et son épouse somalienne avaient également été brièvement kidnappés au Puntland en septembre.

__________________________________ 1 – Le Parisien

Deux journalistes dont un français enlevé en Somalie

Deux journalistes, un Français et un Espagnol, ont été enlevés par des hommes en armes à Bosasso, la capitale économique de la région semi-autonome somalienne du Puntland, a indiqué mercredi à l’AFP un haut responsable somalien.

«Nous avons été informés que deux journalistes, un Français et un Espagnol, ont été kidnappés par une milice locale à Bosasso», a indiqué le conseiller présidentiel, Bile Mohamoud Qabowsade.

 «Ces journalistes sont arrivés au Puntland et ont commencé à travailler sans chercher à obtenir une escorte du gouvernement, donc maintenant nous enquêtons pour savoir où ils ont été emmenés et qui sont les ravisseurs», a-t-il ajouté.

L’identité exacte des otages n’était pas encore connue.

27/11/08 (B475-B) Press TV / Des inconnus ont tué un militaire somalien de haut rang et son garde du corps à Baïdoa. // Somali military official shot dead (En Anglais – Info lecteur)

Unknown gunmen have killed a high ranking Somali military official and one of his bodyguards in the south-central city of Baidoa.

The official, the top military figure in the region, was shot dead in Baidoa, 256 kilometers (159 miles) northwest of the capital Mogadishu and the home town of Somalia’s parliament.

Moments later, foreign troops poured into the region but the assailants managed to escape. The troops have cordoned off the area, forcing markets to close down, a Press TV correspondent reported on Tuesday.

Somalia has been without an effective central government since warlords toppled Mohamed Siad Barre in 1991. The ongoing violence in the country has resulted in the death and displacement of countless civilians.

Al-Shabab group, an offshoot of the Union of Islamic Courts (UIC), now controls most of the country, it has also advanced to the suburbs of Mogadishu and Baidoa, which are controlled by Somalia’s Transitional Federal Government (TFG).

27/11/08 (B475-B) Reuters / L’Ethiopie affirme avoir procédé à la libération de 24 membres du Front des résistants de l’Oromo. // Ethiopia says freed 44 Oromo rebels (En Anglais – Info lecteur)

Ethiopia has released 44 Oromo Liberation Front rebels from jail for good behaviour during their imprisonment and for expressing remorse.

Ethiopian Prime Minister Meles Zenawi, the main U.S. ally in the turbulent region, is opposed by a range of rebel groups from remote regions, including the Oromo Liberation Front (OLF) which has fought for autonomy for its southern homeland since 1993.

State TV broadcast a statement late on Tuesday by prison administration head Firdu Gebre Tsadik saying some of the 44 OLF prisoners had previously been condemned to death while others were serving life sentences.

« The prisoners, some of whom had served up to ten years, have expressed regret for the crimes they committed and have also shown good behaviour while in jail, » he said.

The footage showed one woman, identified as Asli Mohammed, hailing the amnesty as a new lease of life.

« I regret most sincerely the crime I committed against the government and the people. I shall hereafter dedicate myself to work for peace and development, » she said in Amharic.

OLF officials could not immediately be reached for comment.

The government blames the insurgents for several bomb blasts targeting the capital, Addis Ababa, in recent years, and last week it said its forces had killed a senior OLF commander after luring him to a farmer’s house in the west of the country.

Ethiopia accuses arch-foe Eritrea of backing the OLF and other rebels. Asmara denies it, and accuses Meles of oppressive policies that have triggered resistance movements. From 1998 to 2000, the two nations fought a border war in which 70,000 people were killed.

(Reporting by Tsegaye Tadesse)

27/11/08 (B475-B) RSF / Somalie / Deux journalistes occidentaux enlevés au Puntland

Reporters sans frontières exprime son inquiétude pour deux journalistes occidentaux, enlevés le 26 novembre 2008 à Bosasso, capitale économique de la région semi-autonome du Puntland (nord-est de la Somalie), en compagnie de deux Somaliens.

« Cet enlèvement rappelle que le banditisme, la piraterie ou le crime politique sont des dangers permanents pour les étrangers, journalistes ou humanitaires, qui foulent le territoire somalien. Nous plaçons nos espoirs dans les autorités compétentes, qui doivent être conscientes que le temps est un facteur déterminant pour trouver une issue positive à ce type d’affaires », a déclaré l’organisation.

Deux journalistes occidentaux, un Britannique et un Espagnol, ont été empêchés de force de se rendre à l’aéroport par des hommes armés, le 26 novembre 2008, peu après 10 heures, après avoir quitté leur hôtel du centre-ville de Bosasso, sur la côte nord du Puntland. L’identité du journaliste britannique est connue, mais son employeur souhaite qu’elle ne soit pas publiée par la presse. Son confrère espagnol est le photographe indépendant José Cendón. Tous deux couvraient les actes de piraterie maritime qui se déroulent dans le golfe d’Aden et s’apprêtaient à embarquer à bord d’un vol pour Djibouti. Ils sont toujours retenus sous la menace, dans la région.

Les deux journalistes se trouvaient en compagnie de leur fixeur et d’un homme présenté comme un journaliste somalien, dont les identités ne peuvent être publiées pour des raisons de sécurité. La situation actuelle de ces deux hommes n’est pas encore établie de source indépendante.

Traversé par les rivalités claniques et la cupidité de bandes armées incontrôlées, le Puntland est également la base arrière des « familles » responsables des actes de détournement de navires civils, mais aussi des groupes qui organisent le trafic clandestin entre la Somalie et le Yémen. La région est également le fief du président du gouvernement fédéral de transition somalien, Abdullahi Yusuf.

Trois journalistes et six travailleurs humanitaires sont actuellement retenus en otages dans le sud de la Somalie. La reporter canadienne Amanda Lindhout, le photographe australien Nigel Brennan et le journaliste somalien Abdifatah Elmi sont retenus par une milice indépendante à Mogadiscio depuis le 23 août 2008.

Deux expatriés de Médecins du Monde et quatre collaborateurs d’Action contre la faim ont également été enlevés récemment, respectivement à la frontière ethio-somalienne et sur l’aéroport de Dhusa Mareb, au nord de la capitale somalienne.

Fin 2007, le journaliste indépendant français Gwen Le Gouil avait été retenu en otage pendant huit jours, alors qu’il se trouvait à Bosasso pour y effectuer un reportage sur le trafic d’émigrants traversant au péril de leur vie le golfe d’Aden vers le Yémen. De petits groupes mafieux, constitués sur des bases claniques et appuyés par leurs propres milices, se partagent ce trafic très lucratif. Les autorités locales peinent à contrôler la situation dans cette région, où les bénéfices des trafiquants font vivre une partie importante de la population.