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20/08/2015 (Brève 475) Communiqué du FRUD transmis à l’ARDHD par ses dirigeants – Une vaste offensive de l’Armée dans le Nord de Djibouti contre le FRUD

Front pour la Restauration  de l’Unité et la Démocratie- FRUD
frud_djibouti @hotmail.com
Communiqué
Une vaste offensive de l’Armée dans le Nord de Djibouti contre le FRUD

Ismael Omar Guelleh lance  son énième offensive militaire conte le FRUD et la population du Nord, depuis le 11 août 2015

Le 17 août  le chef d’Etat major général des Armées, le Général Zakaria Cheikh Ibrahim s’est rendu à Tadjourah  où il a demandé aux    officiers responsables de l’offensive, des résultats significatifs, pour sécuriser les zones d’Obock et de Tadjourah.

Toutes les troupes basées dans les districts de Tadjourah et d’Obock sont mobilisées et mises à contribution, renforcées par des troupes des camps Cheik Osman  de la capitale   et de Dikhil. Elles se sont déployées dans les secteurs des Mablas, de Goda et au Nord d’Obock.

Le 13 Août, un camion militaire  chargé de logistique, a été intercepté et renversé, une partie des nourritures  a été récupérée par les combattants  du FRUD, à ‘Ad Buya (20 km de Tadjourah).

Le 15 août,  une tentative d’incursion de l’Armée du côté des montagnes de Sismo dans les Mablas, a  été repoussée violemment par les combattants du FRUD.

Depuis 4 jours les troupes gouvernementales font face à une résistance des combattants  du FRUD, à Heysitou à 45 km d’Obock (région natale du 1er ministre).

Le 19 août, depuis 8 h du matin,  ont eu lieu des accrochages entre l’armée et le FRUD à Giba Giblé non loin du mont Day et à Dugum dans les Goda (District de Tadjourah). L’armée utilise l’artillerie lourde et les hélicoptères pour  les
bombardements

Cette offensive fait suite à 2 autres  de l’armée djiboutienne   en avril et  juin 2015, qui se sont soldées par des échecs

Elle a été précédée par des ratissages  des régions frontalières avec l’Ethiopie en juillet : où les habitants ont été durement réprimés, empêchés d’accéder aux forages d’eau à Margoita (Moussa Ali), à Garabtissan  entrainant la fuite de plus d’un millier de citoyens vers l’Ethiopie

Fait  à Bruxelles, le 19 août 2015
Mohamed Kadamy : Président du FRUD

28/11/08 (B475-B) La siganture des nouveaux accords de Djibouti sur le partage du pouvoir en Soamlie pourra-t-elle régler la situation ? La BBC en doute, nous aussi.

____________________________________ Note de l’ARDHD

Signer un accord est certainement une bonne chose. Cela peut permettre de faire progresser le processus de réconciliation. Mais il ne faut pas que la signature soit imposée (par exemple par l’ONU) qui doit justifier son rôle et qui met probablement des sommes importantes dans la balance … pour faire signer le papier.

Le problème de fond de ces accords, c’est qu’ils ne sont pas signés par toutes les parties impliquées dans le conflit. En particulier les courants extrêmistes qui se battent sur le terrain et qui ont conquis des villes et des ports importants les ont rejetés.

La signature des autres composantes pourraient avoir pour conséquence de les marginaliser, mais cela ne semble pas être le cas et bien au contraire, puisqu’ils les utilisent pour dénoncer la faiblesse et la corruption des signataires.

C’est la raison pour laquelle, pas plus que les fois précédentes, nous pensons que ces accords ont une réelle chance d’aboutir à la paix, même à moyen terme. Sachant en plus que les accords ne règlent certainement pas le conflit latent entre le Président du GNT et son Premier ministre, qui s’opposent toujours. Peut-être pas clans rivaux …

Pourtant, il faut espérer ! Cette guerre civile et fraticide fait souffrir un Peuple et elle ravage un pays. Combien d’années faudra-t-il pour effacer les rancunes, les querelles et les mauvais souvenirs ? Plusieurs générations de jeunes somaliens ont été sacrifiées à l’ambition personnelle des uns et des autres et cela l’histoire le retiendra et le mettra à leur débit.

____________________________________ BBC Afrique

Accord politique entre les factions somaliennes.

Ahmedou Ould Abdallah, le représentant spécial des Nations unies pour la Somalie, a annoncé que les signataires de l’accord en question s’étaient mis d’accord pour doubler les effectifs des députés au parlement de transition et pour attribuer des sièges à l’opposition.

L’accord a été signé à Djibouti, sous l’égide de l’ONU, par les représentants du gouvernement intérimaire somalien, en position de faiblesse, et une faction du mouvement d’opposition, l’Alliance pour la Re-libération de la Somalie.

Après la signature de ce document, les observateurs ne font pas preuve d’un optimisme débordant.

Il ne s’agit que l’une des nombreuses étapes pour tenter de mettre en place un gouvernement basé sur le principe du partage du pouvoir.

L’Alliance des mouvements d’opposition se voit ainsi attribuer deux-cents sièges dans le nouveau parlement dont les effectifs ont été renforcés.

Les représentants de la société civile se verront eux attribuer 75 sièges.

Le nouveau parlement aura ensuite pour mission d’élire ses dirigeants.

Pour le représentant spécial des Nations unies, il s’agit-là d’un pas dans la bonne direction pour ramener une paix durable.

Par contre, la signature de cet accord ne devrait pas permettre de mettre un terme aux combats sur le terrain.

L’opposition est divisée.

Et la faction qui a signé l’accord à Djibouti ne représente pas les insurgés qui se battent contre le gouvernement de transition.

D’ailleurs, la plupart des insurgés ont refusé d’accorder le moindre crédit à ces entretients et ce sont eux qui semblent avoir pris le dessus.

Le gouvernement pour sa part est lui aussi profondément divisé et surtout il est tributaire des troupes éthiopiennes.

De plus, il ne contrôle qu’une infime partie du territoire national.

Le territoire contrôlé par le gouvernement de transition se limite à un rayon de quelques kilomètres carrés autour de Mogadiscio, la capitale, ainsi qu’une autre ville.

Depuis l’effondrement du dernier gouvernement somalien en 1991, ce sont plus d’une dizaine d’initiatives de paix qui se sont soldées par un échec.

Rien ne permet de dire pour l’instant si cette dernière initiative en date a plus de chance d’être couronnée de succès que les précédentes.

28/11/08 (B475-B) Le journal de la flibuste – 2 articles de fond, mais peu d’actualité relatée par les agences de presse …

______________________________ 2 – Le Monde

Comment définir un pirate ?

par Roger-Pol Droit

Notre époque met le pirate à toutes les sauces. Il navigue des Caraïbes jusqu’aux réseaux informatiques. L’actuelle affaire-record du Sirius-Star, ce pétrolier saoudien de 330 mètres détenu depuis le 15 novembre en Somalie, fait prendre conscience au monde entier d’un fléau en pleine croissance. Mais le flou demeure, car le même terme ("piratage") englobe indistinctement le petit téléchargeur du dimanche et les bandes organisées rançonnant les armateurs. Quoi de commun entre des pirates de l’air, qui déroutent un avion au nom d’une lutte politique et des radio-pirates, qui émettent sans autorisation ?

Tout a commencé sur mer, dès l’Antiquité. Jules César en personne fut capturé en Méditerranée, et se vengea de cet affront. Une fois sa rançon payée, il finit par exterminer ses ravisseurs. Mais ces gangs antiques sont depuis longtemps oubliés. Quand nous parlons de pirates, nous avons en tête cet univers balafré : boucaniers, flibustiers, île de la Tortue, drapeau noir et bouteilles de rhum, Johnny Depp en prime.

Par le biais de cette fiction, avec le recul des siècles, des personnages autrefois passablement sinistres amusent maintenant les enfants, sur grand ou sur petit écran. Les brigands qui écumaient les alentours de Saint-Domingue au XVIIe et au XVIIIe siècle, furent-ils vraiment de sympathiques rebelles, admirablement jaloux de leur indépendance ? On peut en douter. Mais nous avons fini par les imaginer ainsi. Comme, en outre, ils sont censés – oeil bandé, jambe de bois, perroquet à l’épaule – avoir planqué moult trésors sur pas mal d’îles désertes, on n’ira pas leur chercher noise.

En revanche, avec leurs descendants actuels, aucune place pour la mythologie.

Formés en bandes armées aux pratiques mafieuses, ils relèvent du crime organisé et réalisent de gros chiffres d’affaires. A ces pirates du degré zéro de l’aventure s’applique de nouveau la vieille définition des juristes classiques : "Ennemis du genre humain" (hosti humani generis). La formule est curieuse, mais ne manque pas d’intérêt. Pour entrevoir son sens, il faut retourner sur l’eau, et regarder du côté des fondements philosophiques du droit.

Le propre de la piraterie, au sens premier, est de s’exercer en haute mer. Là cesse la juridiction des Etats. Au-delà des eaux territoriales, qui relèvent de la souveraineté d’un Etat, l’océan n’est plus régi par aucune législation liée à un pouvoir étatique. En haute mer, du point de vue du droit, les humains sont en quelque sorte livrés à eux-mêmes. Les règles en vigueur sont des principes universels, au premier chef non-agression et solidarité en cas de danger. A l’arrière-plan de ces valeurs, une conception traversant toute la pensée antique, d’Aristote à Cicéron : le "genre humain" se définit par sa solidarité, sa capacité d’entraide, son sens du secours à ses semblables.

Il ne s’agit pas d’amour du prochain, ni de chaude amitié, ni même de bons sentiments. "L’humanité" est ce qui nous pousse à aider nos semblables, surtout s’ils sont en péril – sans demander au préalable papiers d’identité ou appartenance confessionnelle.

Plus dur est l’environnement, plus vive est l’entraide naturelle du genre humain. Elle doit régner sans partage sur ces solitudes océaniques où transitent de rares individus. Les hommes qui profitent de l’impunité pour piétiner ce droit fondamental, faire usage de la force brute, spolier leurs semblables et échapper à toute juridiction – ce sont eux, à proprement parler, qu’on nomme "pirates".

A partir de là, l’usage du terme s’est étendu. On a oublié de plus en plus celui qui détourne les navires, déleste leurs cargaisons, rapte et gruge les passagers. N’importe quelle entorse à la légalité prend le masque de la piraterie. Tout tricheur, même banal, est baptisé pirate. Le mot désigne le grand hors-la-loi aussi bien que l’infime. C’est ainsi que grapilleur de musique ou copieur de DVD se retrouvent sous ce vieux nom. Au risque d’oublier qu’il s’agissait d’abord de désigner celui qui bafoue les droits élémentaires, demeure insensible au sentiment de compassion et ne reconnaît ni l’humanité, qui incite à la paix solidaire, ni le contrat, qui donne autorité aux lois.

C’est pourquoi, toujours, l’impuissance des Etats profite aux "vrais" pirates, ceux des mers. Et l’insuffisance de la coordination internationale les favorise. Ces dernières années, la pauvreté aidant, les chiffres explosent. Le Centre d’observation de la piraterie (Piracy Reporting Center), créé en 1992 par le Bureau maritime international, signale, au cours des seuls trois premiers mois de 2008, une augmentation de 20 %.

Le golfe d’Aden et la mer Rouge sont en première ligne, mais la liste des pays-cibles comprend le Nigeria, l’Indonésie, l’Inde, le Bangladesh, la Tanzanie, le Pérou, les Philippines, le Venezuela… Les dégâts humains sont importants : selon des sources gouvernementales françaises, au cours des dix dernières années, 3 200 marins auraient été séquestrés, 500 blessés, 160 assassinés. En outre, comme plus de 90 % des échanges mondiaux se font par les océans, chacun convient que cette menace nuit au commerce, déjà fragilisé par les retombées de la crise financière.

Pourtant, dès que plusieurs pays s’entendent, les attaques chutent. Dans le golfe de Malacca, où passent 6 000 bateaux par an, la piraterie a diminué des trois quarts en cinq ans, à la suite de la coordination entre Singapour, Malaisie et Indonésie.

Contre les vieux "ennemis du genre humain", les mesures qui s’imposent devraient être à la fois locales et mondiales.

Roger-Pol Droit

______________________________ 1 – L’Hebdo (Suisse) Somalie.

Dans l’antre des pirates

Par Manon Quérouil

Exclusif. Reportage dans le fief des flibustiers somaliens qui ont fait main basse sur l’une des routes maritimes les plus stratégiques du monde.

Au terme de dix heures de route sur une piste défoncée qui serpente au milieu d’un désert de pierres, se découpent au loin les silhouettes massives des bateaux grec, japonais et ukrainien retenus depuis plus de deux mois à proximité du village d’Hobyo, sur la côte est de la Somalie. Un no man’s land pelé au décor invariable: des buissons d’épines, quelques troupeaux de chèvres efflanquées et des groupes d’hommes en armes.

Le rendez-vous est fixé plus au nord, aux confins d’une plage déserte où ne tarde pas à débarquer un pick-up rempli de miliciens, mitraillette au poing et munitions en bandoulière. La section terrestre, venue en repérage… En contrebas, sur une mer calme, une petite embarcation blanche apparaît avec, à son bord, sept hommes cagoulés. Un bref échange d’instructions par téléphone satellite avec ses hommes à terre et le chef des pirates se dirige prestement vers le rivage, un vieux pull enroulé autour de la tête en guise de turban, un lance-roquettes rouillé calé contre son épaule osseuse.

«Celui qui ne dort jamais». Abdullah Hassan, surnommé «Celui qui ne dort jamais», a 39 ans et dirige depuis trois ans un gang de 350 hommes, mélange hétéroclite d’anciens pêcheurs et de miliciens désœuvrés ironiquement baptisés les «gardes-côtes». A son actif: une trentaine de prises depuis le début de l’année, dont le navire ukrainien, le Faina, menées en collaboration avec une autre bande.

«Avant, j’étais un honnête pêcheur», déclare-t-il en remontant son pagne élimé pour s’accroupir sur le sable brûlant, «mais, depuis que les chalutiers étrangers ont vidé nos mers, il faut bien survivre…»

Et Abdullah, en dépit des apparences, s’en sort plutôt bien: 10 millions de dollars de recettes depuis le début de l’année, de quoi payer grassement ses troupes, réinvestir dans des armes plus sophistiquées et des bateaux plus puissants, importés du Kenya ou de Dubaï, et mettre sa famille à l’abri du besoin. «Aujourd’hui, l’argent n’est plus un problème», confirme-t-il en hochant la tête, content.

La suite de l’article le mercredi, 3. décembre 2008…

28/11/08 (B475-B) Les nations occidentales s’arment pour lutter contre la piraterie … mais les pirates ne désarment pas. Ils reconstituent le stock de navires à restituer contre rançons et ils continuent se moquer totalement des forces navales, qui n’arrivent pas à surveiller cette zone maritime immense. AFP : Somalie: un navire libérien attaqué dans le golfe d’Aden, 3 marins s’échappent

Un navire libérien a été attaqué et capturé par des pirates somaliens vendredi matin dans le golfe d’Aden, mais trois membres d’équipage ont pu s’échapper et être récupérés par la marine allemande, a appris l’AFP de source militaire française.

Ce chimiquier, le Biscaglia, battant pavillon libérien a été attaqué "par cinq pirates somaliens qui ont mis en joue l’équipage", a déclaré le capitaine de frégate français Jean-Marc Le Quilliec, à un journalistes de l’AFP actuellement embarqué à bord de la frégate de surveillance de la marine nationale française Nivôse.

Selon l’officier, trois membres de l’équipage du Biscaglia ont préféré sauter à l’eau à la vue des hélicoptères militaires européens déployés dans cette zone plutôt que d’être capturés.

Le commandant du Nivôse a également précisé qu’à 8h55 locales, les trois membres d’équipages ont été récupérés par un hélicoptère Lynx de la marine allemande et devaient être ramenés sur le Var, bâtiment de commandement et de ravitaillement français.

Un appel de détresse en provenance du Biscaglia avait été reçu une heure plus tôt alors que ce bâtiment se situait à 30 nautiques de la frégate française, elle-même à 110 nautiques des côtes somaliennes et 50 du Yémen.

Des bâtiments militaires européens patrouillent dans le Golfe d’Aden, une des routes maritime les plus dangereuses du monde, pour déjouer les embuscades des pirates avec l’aval du Conseil de sécurité des Nations unies, pour tenter de sécuriser cet axe maritime stratégique pour le commerce international, notamment celui des hydrocarbures.

Des pirates somaliens ont capturé le 15 novembre le Sirius Star, un super-pétrolier saoudien, avec ses 25 membres d’équipages, et demandent 25 millions de dollars pour la libération du bateau chargé de 300.000 tonnes de pétrole et de ses marins.

La capture du Sirius Star, long de 330 mètres, constitue l’opération la plus spectaculaire menée jusqu’à présent par des pirates somaliens, qui ont attaqué une centaine de bateaux depuis le début de l’année.

Selon le Bureau maritime international, une centaine de navires ont été attaqués depuis le début de l’année dans le Golfe d’Aden et au large de la Somalie.

27/11/08 (B475-B) AFP – Torture: le président tunisien cité comme témoin dans un procès en France

Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali est cité à comparaître comme témoin au procès en France d’un ancien diplomate de son pays accusé de torture, a indiqué mercredi l’avocat de la victime, Me Eric Plouvier.

« Nous avons décidé de citer à comparaître comme témoins le président de la République tunisienne, son excellence Zine El Abidine Ben Ali (…), Mohamed Raouf Najar, ambassadeur de la République tunisienne en France, et Zouhaier Gombri, consul de Tunisie à Strasbourg », a affirmé à l’AFP Me Plouvier.

Khaled Ben Saïd, ancien vice-consul à Strasbourg et ex-commissaire de police en Tunisie, sera jugé le 15 décembre devant la cour d’assises de cette ville de l’est de la France sous l’accusation de « torture ou acte de barbarie par une personne dépositaire de l’autorité publique » pour des faits commis en 1996 dans son pays.

Il est accusé, alors qu’il était commissaire de police à Jendouba (nord-ouest de la Tunisie) d’avoir torturé pendant près de 24 heures une mère de famille dans les locaux de la police afin de lui extorquer des renseignements sur son mari, soupçonné d’activités hostiles au chef d’Etat.

L’accusé n’a jamais répondu aux convocations du juge d’instruction et on ne sait pas s’il va se présenter au procès.

La victime présumée, Zoulaikha Gharbi, qui vit depuis plusieurs années en France avec sa famille, a porté plainte contre M. Ben Saïd alors que ce dernier était en poste à Strasbourg en 2001 en tant que vice-consul.

Les autorités tunisiennes ont réfuté mardi les faits reprochés à l’ex-diplomate tunisien. « Ces accusations sont totalement infondées et visent à induire l’opinion publique en erreur », a indiqué à l’AFP une source officielle à Tunis.

« Les allégations selon lesquelles Zoulaikha Mahjoubi (épouse Gharbi) aurait subi des +actes de torture+ en 1996 lors d’un interrogatoire au poste de police (…) au sujet de son mari Mouldi Gharbi sont tout à fait imaginaires et ne reposent sur aucune preuve matérielle », a ajouté cette source.

La même source a mis en doute la compétence de la justice française à statuer sur la plainte: « Il est loin d’être établi que les juridictions françaises soient compétentes pour examiner la plainte déposée contre M. Khaled Ben Said », selon elle.

Pour l’avocat de Mme Gharbi au contraire, de nombreux éléments prouvent l’implication de l’ancien vice-consul, et tout d’abord « sa fuite ».

La citation du président Ben Ali et des deux diplomates tunisiens « permettra aux autorités tunisiennes de venir s’expliquer, si elles le veulent », lors du procès, selon Me Plouvier.

En portant plainte, Mme Gharbi a invoqué le code de procédure pénale qui prévoit que toute personne qui s’est rendue coupable de la violation de l’article premier de la Convention des Nations unies contre la torture peut être poursuivie et jugée en France, si elle se trouve en territoire français.

27/11/08 (B475-B) Shabelle : Les troupes somaliennes ont arrêtés le directeur de la Radio Warsan, qui a été aussitôt incarcéré. // Somali radio director detained (En Anglais – Info lecteur)

Armed Somali government troops have put in the jail the director Warsan radio station in the south-western town of Baidoa on Tuesday night, journalists said.

Ilyes sheikh Shueib was detained by the government troops after they entered in the radio station building where theyve taken him to the police station for interrogation according one of his co-workers who declined to reveal his name.

As Shabelle made contacts with the police officials of the town on the arrest of the journalist no comments could be reached from them.

Its yet unknown the motive behind the arrest of Mr.shueib but Somali officials have familiarized with the arrest of the independent radio station/journalist that violates the freedom of speech as many journalist have been killed in the lawlessness country.

27/11/08 (B475-B) La Grande époque avec Reuters / Le monde peu enclin à s’impliquer dans le chaos somalien

Écrit par Mark John et David Clarke, Reuters

Tout en dépêchant des escadres dans les eaux infestées de pirates qui baignent la Somalie, le monde paraît peu enclin à s’impliquer dans le rétablissement de la sécurité dans l’ex-colonie italienne.

La communauté internationale est de plus en plus préoccupée par les risques d’instabilité régionale causés par le chaos chronique régnant dans l’«Irak de la Corne de l’Afrique», les États-Unis craignant plus particulièrement qu’un retour des islamistes au pouvoir ne fasse de la Somalie un havre pour Al-Qaïda.

Mais la conviction que la Somalie n’est pas encore au bout de dix-sept ans d’absence de pouvoir étatique, le souvenir douloureux d’interventions passées et l’urgence d’éteindre d’abord d’autres incendies, en Afghanistan ou au Congo-Kinshasa, ont eu pour le moment raison de toute velléité d’immixtion.

Même si elle a dépêché une flottille de bâtiments de guerre dans la région dans l’espoir d’intimider les flibustiers, l’OTAN n’a engagé aucun débat sur le traitement de la «racine du mal, à savoir l’instabilité politique», confirme un porte-parole de l’Alliance atlantique.

«Assez à faire ailleurs»
Le même silence règne dans les couloirs des Nations Unies, de l’Union européenne et du Pentagone, où l’on reste traumatisé par la mort de dix-huit soldats américains en 1993 dans une bataille avec les chefs de guerre somaliens, qui avait sonné le glas d’une intervention commune américano-onusienne visant à rétablir l’état de droit.

«Je ne connais personne qui parle d’intervention militaire américaine en Somalie. Nous observons la situation. Mais nous nous en tenons à une attitude de stricte non-intervention. Nous avons assez à faire ailleurs», confie un responsable du Département américain de la Défense.

Formellement, le Conseil de sécurité de l’ONU a demandé au secrétaire général, Ban Ki-moon, de hâter la préparation de plans d’urgence pour remplacer par des Casques bleus les 3000 hommes mal préparés du contingent de l’Union africaine en Somalie, en vue de superviser un accord de paix remontant au 18 août.

Mais l’aile la plus radicale des islamistes a rejeté cet accord et la violence fait rage entre les insurgés et les forces du fragile gouvernement fédéral transitoire somalien, reconnu par la communauté internationale, mais soutenu à bout de bras par l’armée éthiopienne.

Véritable armada
Les efforts de l’Italie et de l’Afrique du Sud pour que cette mission des Nations Unies voie le jour ont été contrariés par Londres et Washington qui estiment qu’à l’heure actuelle en Somalie il n’y a tout simplement pas de paix à maintenir.

«Au moins, au Congo, il y avait un processus politique auquel nous pouvions nous raccrocher», souligne un responsable de l’UE, dressant un parallèle avec l’engagement dans l’ex-Congo belge, où la paix est aujourd’hui sérieusement menacée par une rébellion tutsie, dans l’Est.

L’inaction internationale en Somalie est d’autant plus criante que nombre de pays, de l’Inde aux États-Unis en passant par la Russie, la France ou la Grèce, ont dépêché une véritable armada au large de ses côtes pour protéger les navires marchands de pirates de mieux en mieux armés.

Cela n’a pas empêché le détournement inédit, la semaine dernière au large du Kenya, d’un pétrolier géant transportant deux millions de barils de brut saoudien destiné aux États-Unis, un coup de main audacieux qui inquiète la communauté internationale et annonce une flambée des coûts de transports maritimes.

Descente aux enfers
L’OTAN, qui soutient que la présence de son escadre dans la région est cruciale pour la protection des navires du Programme alimentaire mondial (PAM) acheminant l’aide destinée au million de civils déplacés par les combats, se dit prête à étendre son opération l’an prochain en parallèle avec une action analogue de l’UE.

Mais les analystes ne voient aucune perspective d’engagement européen ou occidental à terre.

Quant au Conseil de sécurité, il a promis d’envisager une opération de paix «en fonction du processus politique et de l’amélioration de la situation sécuritaire», une promesse peu contraignante.

Ces dernières années, l’aviation américaine est parfois intervenue en Somalie pour frapper des cibles censées être liées à Al-Qaïda. Mais, au Pentagone, on exclut toute intervention en fin de mandat de George W. Bush.

Et si nombre de Somaliens désespérés placent leurs espoirs en son successeur Barack Obama, celui-ci a fait savoir que sa priorité serait l’Afghanistan et les analystes ne s’attendent pas à ce qu’il prête de sitôt quelque attention à un pays dont la descente aux enfers se poursuit inexorablement.

Besoin d’un règlement politique
La capture du superpétrolier par des pirates souligne plus que jamais la nécessité d’un règlement politique dans ce pays de la Corne de l’Afrique.

Se moquant des bâtiments de guerre déployés en urgence ces dernières semaines par multiples gouvernements et organisations multilatérales, les pirates se sont tout simplement emparés au large du Kenya d’un navire grand comme trois porte-avions transportant le quart des exportations journalières de pétrole brut de l’Arabie saoudite.

«C’est à l’évidence une escalade», estime Roger Middleton, un spécialiste de la région travaillant au sein de l’institut de recherches Chatham House à Londres. «Il n’existe pas de capacité navale pour couvrir la région qu’ils menacent. La solution militaire n’est donc pas une réponse.»

Car même si le ministre saoudien des Affaires étrangères a promis d’employer les grands moyens face à ces flibustiers d’un nouveau genre, les navires se heurtent à un grand nombre d’obstacles : couvrir, donc, une région d’une taille équivalente à celle de la mer Rouge et de la Méditerranée, identifier les pirates avant leurs assauts ou protéger les otages sur les bateaux détournés.

La piraterie découle en grande partie de l’absence d’autorité centrale à Mogadiscio, ce qui assure une sorte d’impunité aux clans qui s’en partagent les bénéfices.

«La communauté internationale doit réfléchir avec l’esprit ouvert au genre de gouvernement possible en Somalie. Le gouvernement fédéral intérimaire [soutenu par l’Occident] n’a pas apporté la paix et le développement comme espéré», souligne Roger Middleton.

L’envoi d’une force navale dans le golfe d’Aden, l’une des principales routes maritimes commerciales de la planète qui évite aux navires de contourner l’Afrique par le cap de Bonne-Espérance, a certes réduit à 31 % le nombre d’assauts réussis par les pirates en octobre, contre 53 % en août.



Mais «les opérations de sécurité maritimes dans la région ne sont qu’un emplâtre, elles répondent aux symptômes, pas aux causes», insiste Jason Alderwick, expert à l’Institut international d’études stratégiques.



«Le gouvernement intérimaire ne remplit pas ses obligations d’État sur le maintien de l’intégrité dans ses propres eaux territoriales. Il lui faut un plan pour l’aider dans cette tâche, ou bien choisir une autre option.»



Cette option pourrait prendre la forme d’un accord de partage du pouvoir soutenu par les Nations Unies entre l’actuel gouvernement et les islamistes modérés.

 

Activité lucrative


Les islamistes, qui sont aux portes de la capitale Mogadiscio en partie contrôlée par le gouvernement intérimaire soutenu par l’armée éthiopienne, assurent que s’ils prenaient le contrôle du pays, ils mettraient fin à la piraterie comme ils l’ont fait pendant leur brève mainmise sur le sud du pays, pendant six mois en 2006.



«Nous sommes contre la piraterie, car elle impose des pénuries économiques au peuple somalien affamé», déclare un porte-parole des islamistes, Abdirahim Isse Adow, par allusion à l’impact négatif de ces actes sur les prix alimentaires locaux.



«Nous ne pouvons rien faire contre les pirates à moins que nous retrouvions notre puissance de 2006, quand nous protégions la terre et la mer.»



Les experts soulignent pourtant que toutes les parties prenantes au conflit somalien retirent des bénéfices de cette activité lucrative et Washington redoute qu’un gouvernement islamiste en Somalie ne transforme le pays en sanctuaire du terrorisme international.



Mais certains experts font valoir qu’en cas de marginalisation de l’aile la plus radicale, Al-Shabaab, l’arrivée au pouvoir d’islamistes modérés pourrait constituer la solution la plus réaliste.



«Étant donné les autres options, qui ne sont pas très reluisantes, l’administration Bush et son allié éthiopien pourraient désormais faire preuve de souplesse pour accepter une participation islamiste au gouvernement, à condition qu’il n’y ait pas de liens avec les terroristes internationaux», estime Philippe de Pontet, analyste au groupe Eurasia.



«Pour l’instant, cependant, il est probable que la Somalie et la piraterie en Somalie ne feront que s’aggraver.»



Un problème plus large


Le premier ministre somalien, Nour Hassan Hussein, estime que la piraterie au large des côtes de son pays participe d’un phénomène international qui va au-delà de la région de la Corne de l’Afrique.



Dans une interview à l’agence Reuters, Hussein estime que les patrouilles maritimes internationales ne suffiront pas à éradiquer le phénomène de la piraterie et assure que celui-ci n’est pas cantonné à la Somalie.



«Nous sommes désolés, mais ce problème de piraterie n’est pas cantonné seulement à la Somalie; il affecte l’ensemble de la région, il affecte le monde.»



Selon les experts, les pirates ont montré qu’ils pouvaient frapper sur une large étendue maritime puisque la zone de leurs agissements dépasse plus d’un million de km2.



«Les opérations navales à elles seules ne sont pas suffisantes, car les pirates disposent d’un réseau, ce qui veut dire un réseau opérationnel en mer, à terre et aussi parfois à l’étranger», affirme-t-il.



«Je crois que tout cela est lié à d’autres organisations. Je ne pense pas qu’il s’agisse purement et simplement de piraterie somalienne.»



«Il y a des groupes criminels, assurément, du moins c’est une hypothèse. Mais, bien sûr, on y verra plus clair dans les mois qui viennent.»



Un certain nombre d’experts de la région n’excluent pas que les pirates somaliens bénéficient de l’aide de hors-la-loi yéménites et nigérians et que les butins – notamment les rançons obtenues des armateurs des bateaux détournés – finissent entre les mains de groupes terroristes internationaux.



C’est pourquoi ils estiment que, en plus de dépêcher des navires de guerre dans la région, la communauté internationale devrait se pencher sur les réseaux financiers susceptibles de recycler les dizaines de millions de dollars de rançon perçus rien que cette année.



Hussein fait valoir que son fragile gouvernement fédéral de transition somalien n’a pas les moyens de s’attaquer au phénomène et il réclame à la communauté internationale qui le soutient une aide pour mettre sur pied une garde-côtes digne de ce nom.



«Nous sommes très satisfaits de constater que le problème de la piraterie est devenu un problème commun et que des efforts communs sont déployés pour y faire face. Nous jouerons bien sûr notre rôle, mais nos moyens sont très limités», ajoute-t-il.

27/11/08 (B475-B) Shabelle : Un religieux somalien très connu, dans un état de santé grave après avoir été pris pour cible par les troupes du Puntland, après les attentats suicide d’Hargeisa et du Puntland. // Somali cleric very ill after gunshot injuries (Info lecteur – En Anglais)

A well-known Somali cleric who has been injured by Puntland troops after suicide attacks in Puntland and Somaliland is very ill as the results of gunshot wounds fired at him by the security forces.

Sheikh Mohamed Ismael who has severe wounds from firing by Puntland troops told Shabelle that he was in poor health condition because of the wounds.

Speaking with dawdling tone of voice Sheikh Ismael further said that his stomach was undergone surgical treatment plus he feels very severe pain.

I didnt receive any proper treatment and I am unhealthful now Glory to God in the highest She Ismail said.

The sheikh is in Puntland jail after he was arrested by the security forces suspected him of involving a suicide attacks in the region on 29th October, they also badly tortured him.