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20/08/2015 (Brève 475) Communiqué du FRUD transmis à l’ARDHD par ses dirigeants – Une vaste offensive de l’Armée dans le Nord de Djibouti contre le FRUD

Front pour la Restauration  de l’Unité et la Démocratie- FRUD
frud_djibouti @hotmail.com
Communiqué
Une vaste offensive de l’Armée dans le Nord de Djibouti contre le FRUD

Ismael Omar Guelleh lance  son énième offensive militaire conte le FRUD et la population du Nord, depuis le 11 août 2015

Le 17 août  le chef d’Etat major général des Armées, le Général Zakaria Cheikh Ibrahim s’est rendu à Tadjourah  où il a demandé aux    officiers responsables de l’offensive, des résultats significatifs, pour sécuriser les zones d’Obock et de Tadjourah.

Toutes les troupes basées dans les districts de Tadjourah et d’Obock sont mobilisées et mises à contribution, renforcées par des troupes des camps Cheik Osman  de la capitale   et de Dikhil. Elles se sont déployées dans les secteurs des Mablas, de Goda et au Nord d’Obock.

Le 13 Août, un camion militaire  chargé de logistique, a été intercepté et renversé, une partie des nourritures  a été récupérée par les combattants  du FRUD, à ‘Ad Buya (20 km de Tadjourah).

Le 15 août,  une tentative d’incursion de l’Armée du côté des montagnes de Sismo dans les Mablas, a  été repoussée violemment par les combattants du FRUD.

Depuis 4 jours les troupes gouvernementales font face à une résistance des combattants  du FRUD, à Heysitou à 45 km d’Obock (région natale du 1er ministre).

Le 19 août, depuis 8 h du matin,  ont eu lieu des accrochages entre l’armée et le FRUD à Giba Giblé non loin du mont Day et à Dugum dans les Goda (District de Tadjourah). L’armée utilise l’artillerie lourde et les hélicoptères pour  les
bombardements

Cette offensive fait suite à 2 autres  de l’armée djiboutienne   en avril et  juin 2015, qui se sont soldées par des échecs

Elle a été précédée par des ratissages  des régions frontalières avec l’Ethiopie en juillet : où les habitants ont été durement réprimés, empêchés d’accéder aux forages d’eau à Margoita (Moussa Ali), à Garabtissan  entrainant la fuite de plus d’un millier de citoyens vers l’Ethiopie

Fait  à Bruxelles, le 19 août 2015
Mohamed Kadamy : Président du FRUD

28/11/08 (B475-B) La siganture des nouveaux accords de Djibouti sur le partage du pouvoir en Soamlie pourra-t-elle régler la situation ? La BBC en doute, nous aussi.

____________________________________ Note de l’ARDHD

Signer un accord est certainement une bonne chose. Cela peut permettre de faire progresser le processus de réconciliation. Mais il ne faut pas que la signature soit imposée (par exemple par l’ONU) qui doit justifier son rôle et qui met probablement des sommes importantes dans la balance … pour faire signer le papier.

Le problème de fond de ces accords, c’est qu’ils ne sont pas signés par toutes les parties impliquées dans le conflit. En particulier les courants extrêmistes qui se battent sur le terrain et qui ont conquis des villes et des ports importants les ont rejetés.

La signature des autres composantes pourraient avoir pour conséquence de les marginaliser, mais cela ne semble pas être le cas et bien au contraire, puisqu’ils les utilisent pour dénoncer la faiblesse et la corruption des signataires.

C’est la raison pour laquelle, pas plus que les fois précédentes, nous pensons que ces accords ont une réelle chance d’aboutir à la paix, même à moyen terme. Sachant en plus que les accords ne règlent certainement pas le conflit latent entre le Président du GNT et son Premier ministre, qui s’opposent toujours. Peut-être pas clans rivaux …

Pourtant, il faut espérer ! Cette guerre civile et fraticide fait souffrir un Peuple et elle ravage un pays. Combien d’années faudra-t-il pour effacer les rancunes, les querelles et les mauvais souvenirs ? Plusieurs générations de jeunes somaliens ont été sacrifiées à l’ambition personnelle des uns et des autres et cela l’histoire le retiendra et le mettra à leur débit.

____________________________________ BBC Afrique

Accord politique entre les factions somaliennes.

Ahmedou Ould Abdallah, le représentant spécial des Nations unies pour la Somalie, a annoncé que les signataires de l’accord en question s’étaient mis d’accord pour doubler les effectifs des députés au parlement de transition et pour attribuer des sièges à l’opposition.

L’accord a été signé à Djibouti, sous l’égide de l’ONU, par les représentants du gouvernement intérimaire somalien, en position de faiblesse, et une faction du mouvement d’opposition, l’Alliance pour la Re-libération de la Somalie.

Après la signature de ce document, les observateurs ne font pas preuve d’un optimisme débordant.

Il ne s’agit que l’une des nombreuses étapes pour tenter de mettre en place un gouvernement basé sur le principe du partage du pouvoir.

L’Alliance des mouvements d’opposition se voit ainsi attribuer deux-cents sièges dans le nouveau parlement dont les effectifs ont été renforcés.

Les représentants de la société civile se verront eux attribuer 75 sièges.

Le nouveau parlement aura ensuite pour mission d’élire ses dirigeants.

Pour le représentant spécial des Nations unies, il s’agit-là d’un pas dans la bonne direction pour ramener une paix durable.

Par contre, la signature de cet accord ne devrait pas permettre de mettre un terme aux combats sur le terrain.

L’opposition est divisée.

Et la faction qui a signé l’accord à Djibouti ne représente pas les insurgés qui se battent contre le gouvernement de transition.

D’ailleurs, la plupart des insurgés ont refusé d’accorder le moindre crédit à ces entretients et ce sont eux qui semblent avoir pris le dessus.

Le gouvernement pour sa part est lui aussi profondément divisé et surtout il est tributaire des troupes éthiopiennes.

De plus, il ne contrôle qu’une infime partie du territoire national.

Le territoire contrôlé par le gouvernement de transition se limite à un rayon de quelques kilomètres carrés autour de Mogadiscio, la capitale, ainsi qu’une autre ville.

Depuis l’effondrement du dernier gouvernement somalien en 1991, ce sont plus d’une dizaine d’initiatives de paix qui se sont soldées par un échec.

Rien ne permet de dire pour l’instant si cette dernière initiative en date a plus de chance d’être couronnée de succès que les précédentes.

28/11/08 (B475-B) Le journal de la flibuste – 2 articles de fond, mais peu d’actualité relatée par les agences de presse …

______________________________ 2 – Le Monde

Comment définir un pirate ?

par Roger-Pol Droit

Notre époque met le pirate à toutes les sauces. Il navigue des Caraïbes jusqu’aux réseaux informatiques. L’actuelle affaire-record du Sirius-Star, ce pétrolier saoudien de 330 mètres détenu depuis le 15 novembre en Somalie, fait prendre conscience au monde entier d’un fléau en pleine croissance. Mais le flou demeure, car le même terme ("piratage") englobe indistinctement le petit téléchargeur du dimanche et les bandes organisées rançonnant les armateurs. Quoi de commun entre des pirates de l’air, qui déroutent un avion au nom d’une lutte politique et des radio-pirates, qui émettent sans autorisation ?

Tout a commencé sur mer, dès l’Antiquité. Jules César en personne fut capturé en Méditerranée, et se vengea de cet affront. Une fois sa rançon payée, il finit par exterminer ses ravisseurs. Mais ces gangs antiques sont depuis longtemps oubliés. Quand nous parlons de pirates, nous avons en tête cet univers balafré : boucaniers, flibustiers, île de la Tortue, drapeau noir et bouteilles de rhum, Johnny Depp en prime.

Par le biais de cette fiction, avec le recul des siècles, des personnages autrefois passablement sinistres amusent maintenant les enfants, sur grand ou sur petit écran. Les brigands qui écumaient les alentours de Saint-Domingue au XVIIe et au XVIIIe siècle, furent-ils vraiment de sympathiques rebelles, admirablement jaloux de leur indépendance ? On peut en douter. Mais nous avons fini par les imaginer ainsi. Comme, en outre, ils sont censés – oeil bandé, jambe de bois, perroquet à l’épaule – avoir planqué moult trésors sur pas mal d’îles désertes, on n’ira pas leur chercher noise.

En revanche, avec leurs descendants actuels, aucune place pour la mythologie.

Formés en bandes armées aux pratiques mafieuses, ils relèvent du crime organisé et réalisent de gros chiffres d’affaires. A ces pirates du degré zéro de l’aventure s’applique de nouveau la vieille définition des juristes classiques : "Ennemis du genre humain" (hosti humani generis). La formule est curieuse, mais ne manque pas d’intérêt. Pour entrevoir son sens, il faut retourner sur l’eau, et regarder du côté des fondements philosophiques du droit.

Le propre de la piraterie, au sens premier, est de s’exercer en haute mer. Là cesse la juridiction des Etats. Au-delà des eaux territoriales, qui relèvent de la souveraineté d’un Etat, l’océan n’est plus régi par aucune législation liée à un pouvoir étatique. En haute mer, du point de vue du droit, les humains sont en quelque sorte livrés à eux-mêmes. Les règles en vigueur sont des principes universels, au premier chef non-agression et solidarité en cas de danger. A l’arrière-plan de ces valeurs, une conception traversant toute la pensée antique, d’Aristote à Cicéron : le "genre humain" se définit par sa solidarité, sa capacité d’entraide, son sens du secours à ses semblables.

Il ne s’agit pas d’amour du prochain, ni de chaude amitié, ni même de bons sentiments. "L’humanité" est ce qui nous pousse à aider nos semblables, surtout s’ils sont en péril – sans demander au préalable papiers d’identité ou appartenance confessionnelle.

Plus dur est l’environnement, plus vive est l’entraide naturelle du genre humain. Elle doit régner sans partage sur ces solitudes océaniques où transitent de rares individus. Les hommes qui profitent de l’impunité pour piétiner ce droit fondamental, faire usage de la force brute, spolier leurs semblables et échapper à toute juridiction – ce sont eux, à proprement parler, qu’on nomme "pirates".

A partir de là, l’usage du terme s’est étendu. On a oublié de plus en plus celui qui détourne les navires, déleste leurs cargaisons, rapte et gruge les passagers. N’importe quelle entorse à la légalité prend le masque de la piraterie. Tout tricheur, même banal, est baptisé pirate. Le mot désigne le grand hors-la-loi aussi bien que l’infime. C’est ainsi que grapilleur de musique ou copieur de DVD se retrouvent sous ce vieux nom. Au risque d’oublier qu’il s’agissait d’abord de désigner celui qui bafoue les droits élémentaires, demeure insensible au sentiment de compassion et ne reconnaît ni l’humanité, qui incite à la paix solidaire, ni le contrat, qui donne autorité aux lois.

C’est pourquoi, toujours, l’impuissance des Etats profite aux "vrais" pirates, ceux des mers. Et l’insuffisance de la coordination internationale les favorise. Ces dernières années, la pauvreté aidant, les chiffres explosent. Le Centre d’observation de la piraterie (Piracy Reporting Center), créé en 1992 par le Bureau maritime international, signale, au cours des seuls trois premiers mois de 2008, une augmentation de 20 %.

Le golfe d’Aden et la mer Rouge sont en première ligne, mais la liste des pays-cibles comprend le Nigeria, l’Indonésie, l’Inde, le Bangladesh, la Tanzanie, le Pérou, les Philippines, le Venezuela… Les dégâts humains sont importants : selon des sources gouvernementales françaises, au cours des dix dernières années, 3 200 marins auraient été séquestrés, 500 blessés, 160 assassinés. En outre, comme plus de 90 % des échanges mondiaux se font par les océans, chacun convient que cette menace nuit au commerce, déjà fragilisé par les retombées de la crise financière.

Pourtant, dès que plusieurs pays s’entendent, les attaques chutent. Dans le golfe de Malacca, où passent 6 000 bateaux par an, la piraterie a diminué des trois quarts en cinq ans, à la suite de la coordination entre Singapour, Malaisie et Indonésie.

Contre les vieux "ennemis du genre humain", les mesures qui s’imposent devraient être à la fois locales et mondiales.

Roger-Pol Droit

______________________________ 1 – L’Hebdo (Suisse) Somalie.

Dans l’antre des pirates

Par Manon Quérouil

Exclusif. Reportage dans le fief des flibustiers somaliens qui ont fait main basse sur l’une des routes maritimes les plus stratégiques du monde.

Au terme de dix heures de route sur une piste défoncée qui serpente au milieu d’un désert de pierres, se découpent au loin les silhouettes massives des bateaux grec, japonais et ukrainien retenus depuis plus de deux mois à proximité du village d’Hobyo, sur la côte est de la Somalie. Un no man’s land pelé au décor invariable: des buissons d’épines, quelques troupeaux de chèvres efflanquées et des groupes d’hommes en armes.

Le rendez-vous est fixé plus au nord, aux confins d’une plage déserte où ne tarde pas à débarquer un pick-up rempli de miliciens, mitraillette au poing et munitions en bandoulière. La section terrestre, venue en repérage… En contrebas, sur une mer calme, une petite embarcation blanche apparaît avec, à son bord, sept hommes cagoulés. Un bref échange d’instructions par téléphone satellite avec ses hommes à terre et le chef des pirates se dirige prestement vers le rivage, un vieux pull enroulé autour de la tête en guise de turban, un lance-roquettes rouillé calé contre son épaule osseuse.

«Celui qui ne dort jamais». Abdullah Hassan, surnommé «Celui qui ne dort jamais», a 39 ans et dirige depuis trois ans un gang de 350 hommes, mélange hétéroclite d’anciens pêcheurs et de miliciens désœuvrés ironiquement baptisés les «gardes-côtes». A son actif: une trentaine de prises depuis le début de l’année, dont le navire ukrainien, le Faina, menées en collaboration avec une autre bande.

«Avant, j’étais un honnête pêcheur», déclare-t-il en remontant son pagne élimé pour s’accroupir sur le sable brûlant, «mais, depuis que les chalutiers étrangers ont vidé nos mers, il faut bien survivre…»

Et Abdullah, en dépit des apparences, s’en sort plutôt bien: 10 millions de dollars de recettes depuis le début de l’année, de quoi payer grassement ses troupes, réinvestir dans des armes plus sophistiquées et des bateaux plus puissants, importés du Kenya ou de Dubaï, et mettre sa famille à l’abri du besoin. «Aujourd’hui, l’argent n’est plus un problème», confirme-t-il en hochant la tête, content.

La suite de l’article le mercredi, 3. décembre 2008…

28/11/08 (B475-B) Les nations occidentales s’arment pour lutter contre la piraterie … mais les pirates ne désarment pas. Ils reconstituent le stock de navires à restituer contre rançons et ils continuent se moquer totalement des forces navales, qui n’arrivent pas à surveiller cette zone maritime immense. AFP : Somalie: un navire libérien attaqué dans le golfe d’Aden, 3 marins s’échappent

Un navire libérien a été attaqué et capturé par des pirates somaliens vendredi matin dans le golfe d’Aden, mais trois membres d’équipage ont pu s’échapper et être récupérés par la marine allemande, a appris l’AFP de source militaire française.

Ce chimiquier, le Biscaglia, battant pavillon libérien a été attaqué "par cinq pirates somaliens qui ont mis en joue l’équipage", a déclaré le capitaine de frégate français Jean-Marc Le Quilliec, à un journalistes de l’AFP actuellement embarqué à bord de la frégate de surveillance de la marine nationale française Nivôse.

Selon l’officier, trois membres de l’équipage du Biscaglia ont préféré sauter à l’eau à la vue des hélicoptères militaires européens déployés dans cette zone plutôt que d’être capturés.

Le commandant du Nivôse a également précisé qu’à 8h55 locales, les trois membres d’équipages ont été récupérés par un hélicoptère Lynx de la marine allemande et devaient être ramenés sur le Var, bâtiment de commandement et de ravitaillement français.

Un appel de détresse en provenance du Biscaglia avait été reçu une heure plus tôt alors que ce bâtiment se situait à 30 nautiques de la frégate française, elle-même à 110 nautiques des côtes somaliennes et 50 du Yémen.

Des bâtiments militaires européens patrouillent dans le Golfe d’Aden, une des routes maritime les plus dangereuses du monde, pour déjouer les embuscades des pirates avec l’aval du Conseil de sécurité des Nations unies, pour tenter de sécuriser cet axe maritime stratégique pour le commerce international, notamment celui des hydrocarbures.

Des pirates somaliens ont capturé le 15 novembre le Sirius Star, un super-pétrolier saoudien, avec ses 25 membres d’équipages, et demandent 25 millions de dollars pour la libération du bateau chargé de 300.000 tonnes de pétrole et de ses marins.

La capture du Sirius Star, long de 330 mètres, constitue l’opération la plus spectaculaire menée jusqu’à présent par des pirates somaliens, qui ont attaqué une centaine de bateaux depuis le début de l’année.

Selon le Bureau maritime international, une centaine de navires ont été attaqués depuis le début de l’année dans le Golfe d’Aden et au large de la Somalie.

27/11/08 (B475-B) Les accords signés à Djibouti, lors de la 4ème conférence pour la paix en Somalie. (3 dépêches en Anglais et en Français)

_________________________________ 3 – Press TV (En Anglais)

Les parties présentes à la Conférence de Djibouti pour la paix en Somalie, signent un accord pour le prolongement du mandat du Gouvernement de transition pendant trois ans et pour le partage du pouvoir avec le doublement du nombre de députés de 275 à 550, dont 200 pour l’opposition et 75 pour la société civile. //Somali unity-deal signed in Djibouti

The parties agreed to extend the Transitional Government’s term to 3 years

Somalia’s government has signed a power-sharing deal with an opposition group, the Alliance for Re-liberation of Somalia, in Djibouti.

The agreement signed on Wednesday will see the formation of a unity government and the expansion of the Somali parliament from the current 275 members to 550.

According to the deal 200 of the new seats will be filled by the Somali opposition and the other 75 will be taken by members of Somalia’s civil society.

The parties also agreed to extend the Transitional Federal Government’s term — which expires early next year — to three years.

Only than the Somali parliament will elect fresh the president, the Prime Minister and the national speaker for parliament.

The man behind the signed deal, UN special Representative to Somalia, Ahmed Ould-Abdallah is optimistic that the Somali leaders will work together to end the conflict.

« We hope that the concerted efforts made here and the momentum gained in these last few days continue so that the new year sees Somali leaders working together, wholeheartedly and committed to the dignity of Somali people, » Ould-Abdallah said in a statement.

However analysts believe that the Somali President Abdullahi Yusuf Ahmed may not agree to this new arrangement since it will signify his early exit from office.

If this agreement is implemented, the Somali parliament will be the largest parliament in the world.

_________________________________ 2 – MISNA

ACCORD POUR LE PARTAGE DES POUVOIRS, LE NOMBRE DE PARLEMENTAIRES DOUBLERA

Le gouvernement fédéral de transition (Tfg) et l’Alliance pour une nouvelle libération de la Somalie (Ars) sont parvenus à un accord à Djibouti sur le partage des pouvoirs en vue de la formation d’un nouvel exécutif.

C’est ce que réfèrent des sources locales et internationales, ajoutant que les deux parties (l’Ars est le principal groupe de l’opposition) ont concordé de doubler le nombre de membres du parlement actuellement composé de 275 députés. D’après des sources contactées à Djibouti par Radio Shabelle, 200 autres députés s’ajouteront à ceux déjà en charge, choisis dans les rangs de l’Ars et 75 provenant de la société civile, du secteur commercial et de la diaspora somalienne. Le nouveau parlement, une fois installé, nommera son nouveau porte-parole qui restera en charge deux ans ; parmi les points déjà concordés, la révision de la Constitution est également prévue.

Les progrès réalisés à Djibouti font suite à un accord cadre signé fin octobre et à l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu qui, malgré des heurts sporadiques, semble encore tenir à Mogadiscio comme dans le reste du pays.

_________________________________ 1 – XINHUA

Somalie : accord de partage du pouvoir signé entre gouvernement et opposition

Le gouvernement de transition somalien et l’Alliance pour la réhabilitation de la Somalie (ARS, l’un des principaux mouvements de l’opposition) ont finalisé un accord de partage du pouvoir lors de leurs négociations à Djibouti, a-t-on appris une information parvenue mercredi à Mogadiscio.

Les deux parties ont accepté de doubler le nombre de membres du Parlement fort de 275 députés, a déclaré le chef de file de la délégation de l’opposition, Abdurrahman Abdishakur Warsame, lors d’une conversation téléphonique avec la presse somalienne depuis Djibouti.

Selon des sources proches des négociations, 200 nouveaux députés viendront de l’ASR, le reste sera choisi par la société civile, la diaspora et les partis indépendants.

Le nouvel accord s’inscrit dans le cadre d’une série d’accords signés entre le gouvernement et l’ARS dirigé par l’islamiste modéré, cheikh Sharif Cheikh Ahmed.

Selon l’accord, qui devra être signé tard mercredi, le nouveau parlement élira un président qui nommera un nouveau Premier ministre, a révélé M. Warsame.

Une commission internationale de justice et de réconciliation sera également formée pour enquêter sur les crimes de guerre.

Le processus devrait être achevé dans un mois après la signature de l’accord à Djibouti.

27/11/08 (B475-B) Vanguard (Laos) Djibouti se prépare à reconquérir tragiquement son territoire aux mains des éthiopiens. Bien qu’ayant des forces inférieures, Djibouti a-t-elle une chance de gagner le combat, avec l’aide des ses alliés Américains et Français. Tragically, Djibouti is threatening to resume its border war with Eritrea. (En Anglais – Info lecteur)

In the first place, the « conflict » between the two countries is childish and stupid.

Going to war like they did on June 10 and 11, 2008 was a great disservice to the African people.

The so-called dispute is primarily over a piece of land not more than one hundred metres; that is a land mass the average Olympic sprinter can cover in ten seconds.

The area disputed by these two tiny African countries is, itself, so tiny that you cannot build a buffer zone.

You cannot even erect a tent on the disputed area that can accommodate ten persons.

The temporary demarcation site on top of the Ras Doumeira Hill dividing both armies is so tiny that soldiers on both sides can actually shake hands.

The International Herald Tribune reported that « The distance between the rival armies is shorter than the barrel of a gun. Hundreds of opposing troops are lined up on the border, staring each other down, from just inches away ».

The hill itself is of no known historical, cultural, economic, social or military significance to either country. So why the conflict, and the eagerness to resume a stupid war?

The immediate events that led to the dispute began in January 2008. Eritrean President, Isaias Afwerki, met twice with Djiboutian officials and briefed them from the point on the hill where his country intends to build a demarcation separating both countries.

The point he chose is the Ras Doumeira Hill. Doumeira itself comprises the hill, a hill range and an almost abandoned tiny island.

Both countries had been colonized by Italy and France and both colonialists did not make any demarcation; they merely acknowledge the hill as their boundary. Eritrea and Djibouti acknowledge this, and generally accept that the northern slopes of the hill are part of Eritrea while its southern slopes are in Djibouti.

It is not clear why Eritrea wants to build an identifiable demarcation, but it might not be unconnected with the boundary disputes it had with its neighbours, including Ethiopia, Yemen and Somalia.

It might also show Eritrea’s discomfort with the presence of American and French bases in Djibouti; in fact, less than ten kilometers south of the hill are the « Seven Seas » which is the main American base area.

The Djiboutians have not disputed the Eritrean claims that their president met with some Djibouti officials before beginning work on the demarcation point.

Their official claim is that the Eritreans asked if they could cross the Djiboutian side to get some sand to build a road. « Instead, they occupied a hilltop and started digging trenches ».

Ordinarily, a war between the two countries would have been a no-contest as Djibouti, with its 700,000 populace, cannot take on an Eritrea of five million people backed by a highly disciplined army.

But an African proverb says that with human backing, the dog can kill a monkey. With Djibouti backed by France, Ethiopia and United States, it is not the case of the David Djibouti taking on the Goliath Eritrea, it is more of the French and American goliaths watching to see if Eritrea will try to roll over Djibouti. This is the point; the conflict is not really over a tiny undefined border; it is actually a proxy war in the making.

Both countries are at the mouth of the Red Sea which has strategic military significance for the big powers and is a gateway to oil supplies from the Gulf to most industrialized countries.

But, while Djibouti is open and enjoys a lot of trade, its neighbour, Eritrea, is an enigma to most of the international community. During the cold war, the Eritrean war of independence was the only international conflict I know where the Soviet Union, Cuba, the US and NATO were all on one side; the colonial Ethiopian side, while Eritrea was abandoned.

The reason for this strange alliance was that the Eritrean Peoples Liberation Front (EPLF), which led the anti-colonial war, was a Marxist group, and the US, its allies and almost all the Arab States did not want revolutionaries take over Eritrea.

On the other hand, Ethiopia, that had annexed Eritrea, was under Colonel Mengistu Haile Marian who was running a Marxist regime.

The logic of the Soviets and Cubans seemed to be that it was better to have a unified Ethiopia with Eritrea as a province under Mengistu than have a small Eritrea which can be crushed by US, if it became an independent nation.

The Eritreans fought their war of independence from 1961 to 1991 when it militarily defeated Ethiopia. Since then, it had fought border wars with Ethiopia which claimed 100,000 lives and Yemen – over the Hamish Islands.

It is also accused as being the main backer of Islamic Court forces (the Alliance for the Re-liberation of Somalia) in Somalia who are fighting the Ethiopian-backed Somalia Transitional Federal Government (TFG).

With these conflicts, and many not understanding the Eritreans, Djibouti President, Ismail Omar Guelleh, and his international backers have sought to portray Eritreans as crazy war mongers. On the other hand, Eritrea believes that Djibouti is merely being used as proxy.

The international mediators, including the UN Security Council, have made little effort to conceal their bias against Eritrea.

The 1897 treaty between Ethiopia and France in which the former recognized the Ras Doumeria hill and area as French, will not be of much help. Ethiopia did not, and does not, own Eritrea, so it cannot give what it does not have

The solution is not technical or legal, it is political; how to get both sides to agree on a consensus while, in the process, keeping away the international hawks who may benefit from Djibouti-Eritrea war. This process can be midwived by the African Union.

27/11/08 (B475-B) L’Express / Cinq morts dans l’explosion de grenades à Baidoa en Somalie

Cinq personnes ont été tuées et une quinzaine d’autres blessées par assaillants qui ont lancé des grenades sur un marché à Baidoa, ville de Somalie où siège le parlement, rapportent des témoins.

EXPLOSION DE GRENADES À BAIDOA EN SOMALIE

Les islamistes sont en guerre depuis près de deux ans contre le gouvernement de transition somalien, qui siège à Mogadiscio depuis la reconquête de la capitale par ses troupes et celles envoyées par l’Ethiopie pour leur prêter main forte.

Les islamistes contrôlent la majeure partie du sud de la Somalie, tandis que le gouvernement, soutenu par l’Occident et Addis-Abeba, contrôle seulement Mogadiscio et Baidoa.

« Au moins trois civils ont péri et 17 autres ont été blessés dans des jets de grenades sur le marché de Baidoa », selon un témoin, Hussein Mohamed. A l’hôpital de la ville, un médecin a indiqué que deux des blessés étaient décédés par la suite.

Les violences en Somalie ont tué 10.000 civils depuis le début 2007. Plus de trois millions de Somaliens dépendent aujourd’hui d’une aide alimentaire pour survivre.

Les autorités de la région du Somaliland, qui s’est proclamée autonome, ont imputé jeudi à l’organisation islamiste Al Chabaab des attentats suicide simultanés qui ont fait au moins 30 morts à la fin octobre.

Ali Chabaab, qui figure sur la liste des organisations terroristes établie par les Etats-Unis, refuse de faire partie d’un gouvernement de coalition et lance régulièrement des attaques contre la capitale.

Mohamed Ahmed,
version française Eric Faye

27/11/08 (B475-B) New York Times : Un article de mai 2008 confirme l’intéressement du Gouvernement djiboutien dans l’exploitation des richesses du pays. Et quand on parle de l’intéressement du Gouvernement, on se trompe, car il faudrait dire, l’intérêt de la famille Guelleh. Mais on ne pourra plus rien prouver car la Cour des Comptes a brûlé et personne ne s’est même préocupé de récupèrer les disques durs, pour tenter de sauver des données. (En Anglais – Info lecteur)

Location Gives Tiny State Prime Access to Big Riches

By JEFFREY GETTLEMAN
Published: May 30, 2008

For centuries, nomads have dropped down from the rocky hills around here to carve bricks of salt from an ancient lake and haul them away on the backs of camels.

U.S.-led company Salt Investment SA has launched a $70 million operation to industrialize the collection of Djibouti’s plentiful salt.

Workers loads thousands of pounds of sugar onto a ship that will eventually make its way to the Persian Gulf. Due to its close proximity to Yemen, Djibouti’s port has seen business booming as more companies are using the port to get their goods to the Gulf.

Djibouti sits along some of the world’s busiest shipping lanes.

But a new salt miner is giving it a try, and he may be a harbinger of what’s happening here.

“As a salt person, my first impression was why was all this salt just sitting here,“ said Daniel R. Sutton, an American salt miner who is overseeing a new $70 million operation to industrialize the collection of Djibouti’s plentiful salt.

“There’s 50 square miles of salt. It runs 20 to 30 feet deep. This could be huge.“

Djibouti is becoming the little country of big dreams. Hundreds of millions of dollars of overseas investment is pouring in, promising to turn this sleepy, sweltering mini-state, which right now does not even have a stoplight, into something of an African trade center.

There are gold miners from India, geothermal experts from Iceland, Turkish hotel managers, Saudi oil engineers, French bankers and American military contractors. Tycoons from Dubai are pumping in a billion dollars just on their own, largely for the country’s port, a gateway to the region. There is even a project on paper to build a multibillion-dollar, 18-mile bridge across the Red Sea, captained by Tarek bin Laden, the half brother of Osama bin Laden.

Djibouti does not have many people — about 500,000 — and few outsiders have heard of it. Its soil is mostly sand, it is unearthly hot — often more than 100 degrees — and just about everything, from bottled water to rice to gasoline, is imported.

But if there was ever an example of location, location, location, it is here.

Djibouti sits at the mouth of the Red Sea, where Africa and Asia nearly touch. It overlooks some of the busiest shipping lanes in the world, especially for oil heading from the Persian Gulf to Europe and the United States. And because of its strategic position, both France and the United States have military bases here.

Shipping is already big business in this country — and it’s getting even bigger, with investors from Dubai hoping to expand the Port of Djibouti to 3 million containers a year from its current capacity of 300,000. Dubai World, a large holding company, has also bought a controlling share in a local airline and built an industrial park, new roads and a $200 million, five-star hotel, with gurgling fountains and possibly the greenest lawn in the Horn of Africa.

“Djibouti is perfectly positioned to become a services and logistics hub,“ explained Jerome Martins Oliveira, the chief executive officer of the port, which is operated by a subsidiary of Dubai World.

He said Djibouti could become the central link between the raw materials of Africa and the oil wealth of Arabia, with Dubai as its main partner.

Dubai is actually the country’s model for development, said Djibouti’s foreign minister, Mahmoud Ali Youssouf. “We’re a small country with a big port,” he said “And we’re even better located than Dubai.”

Clearly, little Djibouti has a long way to go. While Dubai, one of the seven United Arab Emirates and a very rich city-state, is building the world’s tallest building, the highest building here is six stories.

Djibouti is ranked 149 out of 177 on the United Nations human development index, which measures life span, education and income.

But Djibouti’s smallness — it basically has one city, known as Djibouti town — is a virtue, business people say.

“If you need something, the government responds very fast,” said Nikhil Bhuta, the chief financial officer for the JB Group, an Indian mining company. Mr. Bhuta said he had set up mines across Africa but never had he experienced such generous terms of business, like the deal he struck with the Djiboutian government to split gold profits 80 percent for his company, 20 percent for the government.

“In Africa, you never even get 50 percent,” he said.

Other selling points are a stable currency that is pegged to the American dollar, excellent French food and the fact that Djibouti is an outpost of relative stability in the Horn of Africa, a region constantly plagued by war, famine and drought — sometimes all at the same time.

“If you want to participate in the development of this region, Djibouti is the only place to be,” said Ould Amar Yahya, the director of a commercial bank that opened a branch in Djibouti a year ago. “Ethiopia has too many regulations. Sudan has the embargo. Eritrea has serious problems, and Somalia is too violent.”

But there’s a very visible cloud on the horizon: Eritrea. Djibouti’s prickly neighbor recently moved more than 1,000 soldiers into a disputed border zone, and Djiboutian officials fear war may break out at any moment. The troops are heavily armed and literally inches apart.

“We’ve got a lot going on right now,” Mr. Youssouf said. “Maybe the Eritreans are jealous.”

Local customs can also be a bit of a minefield. The population here is predominantly Muslim, divided between Somalis and Afars, a nomadic group that plies the desert and sticks to its traditions.

Mr. Sutton said that shortly after he arrived to begin the salt mining operation, an Afar chief threatened to kill him.

“He was about 4-foot-tall with a 6-foot stick,” Mr. Sutton said.

The chief was apparently angry that Mr. Sutton had not paid his respects. The chief’s people live around the salt flats.

Mr. Sutton said that he had agreed to hire as many Afars as possible and that he and the chief are now friends.