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22/09/2015 (Brève 477) Djibouti : Ismaël Omar Guelleh persévère dans son projet d’affrontement interclanique. Pubication de l’UDDESC signée par Hassan Cher Hared, son secrétaire général.

UDDESC
Union Djiboutienne pour les Droits Economiques, Sociaux
et Culturels &Civils et Politiques Quartier 4 –
Email : uddesc@yahoo.fr – Tél. : +41 78 824 52 69/+41 76 674 00 85

Réf. : 03/C/AN2015

D’après une source bien informée de l’armée nationale djiboutienne, AND, le lundi 14 septembre 2015, s’est tenue une réunion dans la grande salle de l’état-major de l’armée djiboutienne, à laquelle presque tous les officiers et sous-officiers de l’armée nationale djiboutienne avaient été convoqués. Il s’agissait d’une réunion « d’extrême importance » organisée sur ordre du chef suprême de l’armée nationale, monsieur Ismaël Omar Guelleh, actuel président de Djibouti mais ce dernier n’y pas participé.

Comme à l’accoutumé, la réunion débute par la récitation d’une sourate du Saint Coran. Ensuite le Général Zakaria Cheikh Ibrahim (de l’ethnie Mamasan comme Guelleh), chef d’état-major de la Défense Djiboutienne, prend la parole et psalmodie devant les officiers et sous-officiers  des propos haineux que son maitre lui a fait boire comme de l’eau, et il dit : « chers officiers et sous-officiers, je vous ai appelé ici aujourd’hui pour vous annoncer que la nation est en danger, nous devons nous souder pour faire face à une tribu qui a décidé de déstabiliser le pays. Les Odahgobes ont constitué une plateforme non pas pour subvenir ou remédier aux problèmes sociaux de leur ethnie mais plutôt pour chasser du pouvoir son Excellence Ismaël Omar Guelleh. L’armée doit se préparer à les mater les armes à la main et votre chef suprême vous remerciera généreusement. »

Certains officiers commencent à rire et d’autres laissent apparaître des visages inquiets devants ses propos irresponsables et sectaires venant de leur chef, le Général Zakaria.

Mais, le Général Osman Nour Soubagleh (de l’ethnie Odahgobe), réagit et s’en prend au Général Zakaria en s’adressant aux invités : «  n’écoutez pas ce vieux qui délire. Nous sommes une armée nationale formée pour protéger la nation de l’ennemi extérieur et pour défendre notre peuple. Nous ne devons pas nous mêler dans les affaires internes du pays qui relève de la compétence d’autres institutions. En acceptant de jouer le heu de Zakaria. Je vous garantis que l’armée partira en vrac. »

Et en quelques heures l’information dépasse nos frontières et le Gande de l’ethnie Issa, dont leur résidence principale est Dire-Dawa, tient une réunion d’urgence sur la situation le lendemain même.

Le Général Osman Nour Soubagleh qui avait demandé audience le même jour au président Guelleh tente de lui exposer son point de vue sur la situation et sa colère à l’égard de Général Zakaria.

Comme dit un proverbe somalien « Doofar waligii madaahiro ooma daayo dabeecadiisa » ce dernier coule des larmes de crocodile et traite de tous les noms d’oiseaux le General Zakaria. Il rajoute que sa propre famille et ses proches travaillent à sa perte et s’engage à trouver une solution aux dérives sectaires de certains militaires de sa famille. C’est à la fois comique et bête quand l’ordonnateur se déclare victime !

La question qui se pose est : Que gagnera IOG en déclenchant des affrontements interclaniques ?

Dans nos échanges d’information avec des proches du régime de guelleh, deux réponses reviennent chaque fois :

1 – Des conseils sataniques pour un pouvoir éternel.
Des féticheurs d’origine tanzaniens et ougandais que Guelleh a l’habitude de consulter lui auraient conseillé de faire couler beaucoup de sang au Sud du pays et dans son ethnie immédiate. Une information à prendre avec beaucoup de précaution mais pas impossible quand on sait que dans l’histoire des dictatures africaines certains ont déjà utilisé ces pratiques sataniques dans le but de s’assurer une présidence éternelle.

L’un des précurseurs en la matière fut le maréchal-président Joseph-Désiré Mobutu du Zaïre, l’actuelle république démocratique du Congo. Des multiples pratiques magiques de ce dernier, qui n’ont jamais permis à son pays d’aller de l’avant, l’enfonçant au contraire dans les ténèbres, on peut Entre autres retenir, le déversement de ses selles et urines dans l’une des principales sources d’eau du pays. D’ailleurs, lors de sa repentance publique, son ministre de la communication, feu Sakombi Inongo, dira dans différentes interviews télévisées : « Le maréchal-président prenait un verre de sang humain le matin… lien : https://youtu.be/hEJ9KxRWe88?t=2m36s».

2 – La haine destructrice de Guelleh à l’encontre de toute organisation non soumise.
« La souffrance émotionnelle, également la principale cause de la souffrance et des maladies corporelles. Le ressentiment, la haine, l’apitoiement sur soi, la culpabilité, la colère, la dépression, la jalousie, ou même la plus petite irritation sont sans exception des formes de souffrance.

Il existe deux types de souffrance : celle que vous créez présentement et la souffrance passée qui continue de vivre en vous, dans votre corps et dans votre mental.

La plus grande partie de la souffrance humaine est inutile. On se l’inflige à soi-même aussi longtemps que, à son insu, on laisse le mental prendre le contrôle de sa vie.

La souffrance que vous créez dans le présent est toujours une forme de non-acceptation, de résistance inconsciente à ce qui est. Sur le plan de la pensée, la résistance est une forme de jugement. Sur le plan émotionnel, c’est une forme de négativité. L’intensité de la souffrance dépend du degré de résistance au moment présent. Le mental cherche toujours à nier le moment présent et à s’en échapper et tant que vous êtes incapables d’accéder au pouvoir de l’instant présent, chaque souffrance émotionnelle que vous éprouvez laisse derrière elle un résidu. Cette souffrance accumulée est un champ d’énergie négative qui habite votre corps et votre mental. C’est une névrose obsessionnelle qui s’installe avec une haine consciente ou  inconsciente envers le rival. Cette dimension « négative » connote une névrose plus difficile à traiter parce que plus tournée vers les désirs inconscients de destruction ou d’élimination. »

Cette théorie relative décrit mot à mot une grande partie de la personnalité de Guelleh qui est régulièrement animé d’une haine à l’égard de tout pensé, individu ou organisation vu comme rival ou non soumis à ses exigences. Il peut, sans s’y lasser une seconde, travailler à sa destruction pendant des générations. Le cas du syndicat en ait une preuve révélatrice de la personnalité d’IOG.

À la fin des années 80 et au début des années 90 Guelleh, préparé à succéder son oncle Hassan Gouled Aptidon, devait surpasser et écarter deux rivaux plus expérimentés et plus talentueux (Ismail Guedi Hared  et  Moumin Bahdon Farah).  Et chacun, de son côté, rassemble sous son aile toutes les organisations existantes.

L’UGTD dirigée par Kamil Diraneh Hared, cousin germain de Guedi, a été automatiquement taxé de supporter son cousin. Ismaël Omar Guelleh se rabat sur l’UDT qui a vu le jour en 1992 et y investit à sa manière. Les dirigeants de l’UDT, n’ayant pas compris l’attente de Guelleh ou n’ayant pas voulu jouer son jeu, quel qu’en soit la raison, pour IOG ils demeurent des ennemies éternels. La preuve, deux générations et 20 ans après il ne manque aucune occasion pour nettoyer l’UDT et l’UGTD du paysage associatif et sociale de Djibouti et internationale avec ses clonages, ses corruptions des fonctionnaires internationaux, licenciements abusifs, emprisonnements arbitraires, etc…

Si je me réfère à mon opinion sur…
« Je crois qu’IOG pense faire d’une pierre deux coups. Il compte déclencher une guerre civile entre deux clans Issa : les mamasans et les odahgobes. D’après son esprit limité il pense de cette manière à la fois justifier son état d’urgence et saper la plateforme clanique Odahgobe.

Nonobstant, comme toujours l’esprit pernicieux d’Ismaël Omar Guelleh ne manque pas d’idée chthonien et lugubre. Il espère toujours la mise en place d’un état d’urgence pour ainsi annuler toute élection sous prétexte d’assurer la sécurité et l’existence de Djibouti. Lien : http://www.hch24.com/actualites/07/2015/djibouti-affrontement-inter-clanique-programme-et-etat-durgence-sur-le-pays-le-projet-diog-pour-une-presidence-2016-sans-election/»

Conclusion
Quels que soient les avantages politiques ou matériels que compte retirer Ismaël Omar Guelleh, le dictateur mafieux de Djibouti, à précipiter son peuple et le pays dans des affrontements interclaniques, nous sommes sûrs que la réussite de son projet machiavélique mettra Djibouti dans une mini situation comparable au malheur rwandais de 1994.

Dans l’espoir d’une réaction régionale et internationale l’UDDESC appelle le peuple djiboutien à plus de vigilance et de retenu une fois de plus.

Fait en Suisse, le 18/9/2015
Hassan Cher Hared
Secrétaire général de l’UDDESC

11/12/08 (B477) Des nouvelles de l’Africom !! Faute de mieux, le commandement US pour l’Afrique s’installe finanement en Europe et particulièrement en Allemagne et en Italie. (2 dépêches en Français)

____________________________ 2 – Les Afriques (Ch)

L’Africom opérationnel depuis le 1er octobre…mais hors d’Afrique

L’Africom, le commandement militaire américain pour l’Afrique, est opérationnel depuis le 1er octobre 2008… de Stuttgart, en Allemagne.

Par Said Djaafer, Alger

Les campagnes « d’explication » menées par les officiels américains – dont le général William « Kip » Ward, l’officiel le plus gradé de l’armée américaine, issu de la communauté noire, qui a été désigné à la tête de l’Africom – n’auront pas eu raison de la grande méfiance des pays africains. Cette réserve africaine, exprimée avec plus ou moins de force selon les pays, était générale du nord au sud de l’Afrique.

L’Afrique du Sud, le Nigeria, l’Algérie, la Libye ont publiquement refusé toute idée d’une implantation de bases américaines chez eux et sur le continent. Ils ont défendu l’idée que les mécanismes de l’Union africaine pour la prévention et la résolution des conflits sont les mieux appropriés pour gérer les problèmes de sécurité en Afrique. La SADC (Communauté pour le développement de l’Afrique australe), sous l’influence de l’Afrique du Sud, a été la plus offensive dans le rejet du projet de l’Africom, et elle a largement donné le ton pour toute l’Afrique.

Les responsables américains ont eu beau affirmer qu’il n’existe aucun « agenda caché » derrière la mise en place de l’Africom, le bilan guerrier des deux mandats de George W. Bush n’incitait guère à les croire. La notion de « preemptive action » a si fortement ruiné les fondements du droit international qu’il ne s’est trouvé pratiquement aucun pays africain prêt à offrir d’héberger l’Africom.

Les Américains ne désespèrent pas de vaincre les préventions actuelles des Africains, fruits de « beaucoup de malentendus et d’interprétations erronées », selon l’amiral Robert Moeller.

Militarisation contre concurrence

Cette défiance a été confortée par la conviction répandue que ce nouveau commandement militaire pour l’Africom est une sorte de « militarisation » de la bataille économique en cours pour les ressources énergétiques et minières du continent. Le discours sur la sinisation de l’Afrique, qui s’est développé dans les pays occidentaux, ne passe pas sur le continent.

Il est généralement interprété comme une volonté de préserver des chasses gardées sur fond de refus de la concurrence économique des Chinois (et des Russes qui commencent à s’intéresser au continent et dont les projets dans le secteur du gaz au Nigeria ont donné lieu récemment a des commentaires à la tonalité inquiète, tant en Europe qu’aux Etats-Unis). Tout en étant parfois très critique à l’égard de la Chine, l’opinion dominante en Afrique est que la grande vertu de la présence dynamique des Chinois est de faire jouer la concurrence.

Instrument de pétroliers américains

Les Américains ne désespèrent pas de vaincre les préventions actuelles des Africains, fruits de « beaucoup de malentendus et d’interprétations erronées », selon l’amiral Robert Moeller, vice-commandant des opérations militaires de l’Africom. Le général Ward a ainsi évoqué la possibilité, à l’avenir, d’une « relocalisation de certaines portions du commandement ». La secrétaire d’Etat-adjoint à la Défense, Theresa Wallen, a estimé, quant à elle, que l’Africom finira par « faire partie du paysage ».

Aux Etats-Unis, Mark Fancher, membre de la Conférence américaine des avocats noirs, s’est fait l’écho de l’opinion africaine. « Le commandement africain des Etats-Unis n’est rien d’autre qu’un instrument visant à garantir l’accès de l’industrie pétrolière américaine aux larges réserves énergétiques de l’Afrique. Si quiconque interfère, nous craignons qu’il soit étiqueté “terroristes” et devienne la cible d’attaques militaires. »

De manière moins militante, un rapport de la Cour des comptes des USA a conforté les appréhensions à l’égard d’une « militarisation » de la politique africaine des Etats-Unis. Ce rapport, rendu public en juillet 2008, soulignait que « le département d’Etat et des responsables de l’Agence pour le développement international s’inquiètent qu’Africom prenne la direction de tous les efforts américains en Afrique, et pas seulement des activités du département de la Défense ».

_____________________________ 1 –
Mondialisation. CA /

Usa : le commandement Africa sera basé en Italie (Info lectrice)

par Manlio Dinucci

Deux des commandements militaires subordonnés au tout récent Commandement Africa, (AfriCom) –dont l’ « aire de responsabilité » comprend quasiment tout le continent africain, sauf l’Egypte- seront localisés en Italie, l’un à Naples et l’autre à Vicence. C’est ce qu’ont annoncé dans une conférence de presse conjointe, le ministre des Affaires étrangères Frattini et l’ambassadeur des Usa en Italie, Ronald Spogli.

L’ambassadeur a déclaré que les deux commandements seront constitués « exclusivement de personnel assigné aux quartiers généraux et que ce personnel continuera à effectuer sa propre mission dans un cadre OTAN, en aidant, dans le même temps, AfriCom à poursuivre l’engagement des Etats-Unis en faveur de la paix et de la sécurité des populations africaines ». Le but principal d’AfriCom est celui de l’ « assistance humanitaire, du contrôle de l’immigration et de la lutte contre le terrorisme »

Frattini a répété la leçon, en parlant de « structures de commandement qui agissent dans le cadre OTAN» et en garantissant qu’ « il n’y aura pas de troupes de combat mais des composantes civiles ». En réalité, le Commandement Africa n’opère pas dans le cadre de l’OTAN, mais est un des six commandements africains unifiés du Pentagone, qui est devenu opérationnel depuis début octobre. Il est défini comme « un type de commandement différent », en ceci qu’il intègre, avec les forces militaires, du personnel et des structures du Département d’Etat, de l’Usaid et d’autres agences.

L’AfriCom se centre sur l’entraînement de militaires africains. A ce propos, Spogli a rappelé qu’à Vicenza, dans le « Centre d’Excellence pour le Stability Police Unites (Coespu) », créé par les Usa et l’Italie, sont entraînées des forces de « peacekeeping » provenant principalement de pays africains. S’appuyant sur les élites militaires, l’AfriCom essaie d’amener le plus grand nombre de pays africains dans la zone d’influence étasunienne. L’ « assistance humanitaire » qu’il opère en Afrique est complémentaire de cette politique.

Fausse est aussi l’affirmation qu’en Italie « il n’y aura pas de troupes de combat mais des composantes civiles » de l’AfriCom. Le Commandement Africa sera supporté par les commandements et les bases étasuniennes en Italie. Les navires de guerre utilisés pour l’opération en Afrique sont envoyés par les forces navales étasuniennes en Europe, dont le quartier général est à Naples et dont le commandement est en ce moment responsable aussi des opérations navales en Afrique. Quand, en novembre, un corps de marines approprié pour l’Afrique avait été constitué (Marforaf), on avait aussi supposé qu’il aurait été supporté par les commandements et par les bases étasuniennes en Italie : de Vicence à Aviano, de Camp Darby à Sigonella. La confirmation arrive maintenant officiellement: à Naples sera installé le commandement naval de l’AfriCom et à Vicence le terrestre.

On peut prévoir, en outre, que la 17ème force aérienne étasunienne, réactivée en septembre dernier à Ramstein (Allemagne) pour être mise à disposition de l’AfriCom, opèrera aussi non pas depuis la base allemande, mais surtout depuis des bases en Italie, comme Aviano et Sigonella. On peut également prévoir que les matériels nécessaires à l’AfriCom seront fournis par la base étasunienne de Camp Darby. Particulièrement important aussi sera le rôle de la base aéronavale de Sigonella : c’est ici que, depuis 2003, est à l’œuvre la Joint Task Force Aztec Silence, la force spéciale qui mène en Afrique des missions de renseignement, surveillance et opérations secrètes dans le cadre de la « guerre globale contre le terrorisme ».

« En accueillant ces troupes en Italie – écrit le correspondant de La Stampa depuis New York- le gouvernement Berlusconi a fait un pas très apprécié aussi bien par le président sortant que par celui qui arrive, car le Pentagone avait des difficultés à trouver des bases sur l’échiquier méditerranéen. Ceci fera de l’Italie un interlocuteur privilégié pour discuter les scénarios de crises au sud du Sahara ». Le gouvernement Berlusconi a ainsi accompli « un pas très apprécié » à Washington, en tant qu’il participe à la nouvelle opération de caractère colonial, visant au contrôle de zones stratégiques du continent africain, comme la Corne d’Afrique à l’embouchure de la Mer Rouge (où est basée, à Djibouti, une task force étasunienne), et surtout comme l’Afrique de l’Ouest, région riche en pétrole et autres ressources précieuses.

Nous voudrions savoir dans quelle instance et avec quelles procédures a été prise cette décision d’importance stratégique. Nous voudrions aussi savoir comment va se comporter l’opposition, en particulier le Partito democratico. Y aura-t-il quelqu’un au Parlement, qui refusera d’être un « interlocuteur privilégié » de la politique néocolonialiste étasunienne bipartisane ? Y aura-t-il quelqu’un qui refusera le « privilège » d’être recruté pour la nouvelle conquête de l’Afrique, avec, en substance, le rôle que jouaient les ascaris[i] dans le colonialisme italien ?

Edition de samedi 6 décembre de il manifesto
http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/06-Dicembre-2008/art37.html

Traduit de l’italien
par Marie-Ange Patrizio

11/12/08 (B477) LDDH : diffusion des informations publiées par HRW (En Anglais) : Les crimes de guerre et génocide en Somalie



Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION DU 10 DÉCEMBRE 2008

Les crimes de guerre et génocide en Somalie


La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) reprend les parties concernant le Peuple Somali et le Peuple Oromos dans le World Report 2008 de Human Rights Watch, ainsi que d’autres communications sur la Somalie

C’est face aux drames qui se sont transformés en génocide, qu’il est important d’attirer l’attention de la Communauté Internationale.

Il est temps au Chef de l’Etat de Djibouti, qui ne parle que de la Somalie de dénoncer au sein du Conseil des Droits de l’Homme dont il assure la Vice Présidence, de dénoncer sans ambiguïté le génocide et les crimes de guerre perpétrés par les Troupes Ethiopiennes et leurs alliés sur les populations civiles de la Somalie et de l’Ogaden (Somalie Occidentale) et en Territoire Oromos.

NOEL ABDI Jean-Paul

__________________________________________ HRW


WORLD REPORT
2008
Copyright © 2008 Human Rights Watch
All rights reserved.
Printed in the United States of America
ISBN-13: 978-1-58322-774-9

HUMAN RIGHTS WATCH
Human Rights Watch conducts regular, systematic investigations of human rights abuses in some seventy countries around the world. Our reputation for timely, reliable disclosures has made us an essential source of information for those concerned with human rights. We address the human rights practices of governments of all political stripes, of all geopolitical alignments, and of all ethnic and religious persuasions.

Human Rights Watch defends freedom of thought and expression, due process and equal protection of the law, and a vigorous civil society; we document and denounce murders, disappearances, torture, arbitrary imprisonment, discrimination, and other abuses of internationally recognized human rights. Our goal is to hold governments accountable if they transgress the rights of their people.

Human Rights Watch began in 1978 with the founding of its Europe and Central Asia division (then known as Helsinki Watch). Today, it also includes divisions covering Africa, the Americas, Asia, and the Middle East. In addition, it includes three thematic divisions on arms, children’s rights, and women’s rights. It maintains offices in Berlin, Brussels, Chicago, Geneva, Johannesburg, London, Los Angeles, Moscow, New York, Paris, San Francisco, Toronto, and Washington. Human Rights Watch is an independent, nongovernmental organization, supported by contributions from private individuals and foundations worldwide. It accepts no government funds, directly or indirectly.

Despots Masquerading as Democrats
By Kenneth Roth

Rarely has democracy been so acclaimed yet so breached, so promoted yet so disrespected, so important yet so disappointing. Today, democracy has become the sine qua non of legitimacy. Few governments want to be seen as undemocratic.

Yet the credentials of the claimants have not kept pace with democracy’s growing popularity. These days, even overt dictators aspire to the status conferred by the democracy label. Determined not to let mere facts stand in the way, these rulers have mastered the art of democratic rhetoric that bears little relationship to their practice of governing.

Why else would as ruthless a leader as Uzbekistan’s President Islam Karimov choose to stage elections? Why bother? Karimov heads a government that has imprisoned some 7,000 people for political and religious reasons, routinely tortures detainees, and as recently as 2005 massacred hundreds of protesters in Andijan. He is hardly a democrat, and he faces no real opponents in December 2007 elections because no one dares mount a serious challenge to his rule. Even a constitutional prohibition against a third seven-year presidential term has not stood in his way.

Yet this brutal president finds utility in holding electoral charades to legitimize his reign. So do, among others, Robert Mugabe of Zimbabwe, Pervez Musharraf of Pakistan, Hosni Mubarak of Egypt, Meles Zenawi of Ethiopia, and Vladimir Putin of Russia.

Even China has gotten into the game. In an October 2007 speech to the Communist Party Congress, President Hu Jintao used the word “democracy” more than 60 times in calling for more of it within the party. Yet that has not stopped him from barring independent political parties, blocking legal efforts to uphold basic rights, and shutting down countless civil society organizations, media outlets, and websites. And there are no national elections. So what did he have in mind? The party allowed 221 candidates to contest 204 seats for its Central Committee.

AFRICA.

Ethiopia
The Ethiopian government’s human rights record remains poor, both within the country and in neighboring Somalia, where since early 2007 thousands of Ethiopian troops have been fighting an insurgency alongside the Transitional Federal Government of Somalia.

Government forces committed serious human rights violations, including rape, torture, and village burnings, during a campaign against Ethiopian rebels in eastern Somali Region (Region 5). Abuses also took place in other parts of the country, notably in Oromia State where local officials carried out mass arrests, extrajudicial killings and economic sanctions.

In March and April 2007 in Mogadishu, Somalia, the Ethiopian military used heavy artillery and rockets indiscriminately, in violation of international humanitarian law, killing hundreds of civilians and displacing up to 400,000 people, as they fought an escalating insurgency.

In Addis Ababa, the government pardoned and released dozens of opposition leaders and journalists detained since the post-election crackdown in 2005.

However, the press remains hobbled and local human rights organizations operate with great difficulty.

Abuses in Somali and Oromia States

In June, the Ethiopian military launched a major offensive in Somali region, the eastern third of the country inhabited by ethnic Somalis. The offensive was a response to increasing attacks by the Ogaden National Liberation Front (ONLF), a longstanding armed opposition movement demanding self determination for the region. In April the ONLF attacked an oil exploration site killing nine Chinese oil workers, 50 armed guards, and 28 nearby villagers; the group was also allegedly responsible for two bombings in May that indiscriminately killed 17 people, mostly civilians, and wounded dozens in Dhagabur and Jigjiga, the state capital.

In the five zones affected by the conflict, the Ethiopian military retaliated by razing entire villages, carrying out public executions, raping and harassing women and girls, arbitrarily arresting, torturing and sometimes killing suspects in military custody; and forcing thousands to flee their homes. They also imposed a commercial blockade on the affected region and confiscated livestock—the main asset in this largely pastoralist region—exacerbating food shortages.

In July, the government expelled the International Committee of the Red Cross and restricted access to the affected region by other international humanitarian agencies.

Restrictions on humanitarian agencies were slightly eased in September and October, when the government permitted the UN to conduct an assessment and open regional offices in the affected area.

In Oromia, Ethiopia’s most populous state, government authorities have used the fact of a long-standing insurgency by the Oromo Liberation Front (OLF) to imprison, harass, and physically abuse critics, including school children. Victims are informally accused of supporting the OLF, an outlawed rebel group, but supporters of the Oromo National Congress (ONC) and the Oromo Federalist Democratic Movement (OFDM), registered opposition political parties, suffer similar treatment. In early January, more than thirty students were arrested and at least one, a tenth-grader, died as a result of police beatings in Dembi Dollo, western Oromia. Other students were severely injured and hospitalized.

Also in January, local police and militia members in Ghimbi shot two high school students dead, one as he and others were walking peacefully along, the other as he covered the body of the first with his own in order to protect him from further harm. In March security officials allegedly executed 19 men and a 14-year-old girl near Mieso in northeastern Oromia. Starting in August, federal and state security forces arrested well over 200 people in western Oromia, including three members of the executive committee of the Nekemte chapter of the Ethiopian Human Rights Council and OFDM members, on suspicion of links to the OLF. Some, including the EHRCO officials, were released under court order after the police failed to provide evidence against them but most were still detained as of early November. At least 25 were being held in defiance of court orders to release them.

Farmers in Oromia who fail to support the governing political party are denied fertilizer and other agricultural aids over which the government exercises monopoly control.

Abuses Relating to the Conflict in Somalia

Thousands of Ethiopian troops were deployed in Mogadishu and other parts of Somalia in late 2006 as part of the military campaign to oust the Islamic Courts Union (ICU) and install the Transitional Federal Government. In March and April 2007, the Ethiopian military indiscriminately bombarded large residential areas of Mogadishu with mortar shells, artillery, and “Katyusha” rockets, killing hundreds of people and causing up to 400,000 people to flee the city. Ethiopian forces made no apparent effort to distinguish between civilian and insurgent targets, and they shelled and occupied several key hospitals located in the frontline areas. (See Somalia chapter)

In collaboration with TFG forces, Ethiopian troops detained and sometimes beat hundreds of men in mass arrests in Mogadishu in June and July. Dozens of suspected ICU supporters who fled Mogadishu in December 2006 were detained by Ethiopian forces in Somalia or by Kenyan officials at the border, and rendered to Ethiopia in January and February, where they were held in incommunicado detention for months of interrogations, by US security agents, among others. At least 40 of the detainees were released in April and May—including more than a dozen women and children under the age of fifteen—but scores of others have disappeared.

Suppression of Free Expression and Attacks on Civil Society

An unknown number of people remain imprisoned without trial after electionrelated violence following events in June and November 2005, although in July 2007 the government finally released the leadership of the leading opposition party, the Coalition for Unity and Democracy (CUD) and six newspaper publishers.

In proceedings that became popularly known as “the treason trial,” the government had accused the CUD leadership, journalists and others of using unlawful means to change the “constitutional order,” obstruct the exercise of constitutional powers, promote armed rebellion, and impair “the defensive power of the state,” as well as treason and genocide. In April 2007, the treason and genocide charges were dismissed, but some defendants were convicted of the other charges. The court also ordered three newspapers to be closed. Shortly after sentencing, most of the defendants were released and all charges against them were dropped after they submitted letters accepting some responsibility for the 2005 unrest. However, two civil society representatives, Daniel Bekele and Netsanet Demissie, who acted as mediators between the EPRDF and the CUD after the 2005 elections, refused to sign letters of regret and insisted on judicial exoneration.

Despite flimsy government evidence against them, they remained incarcerated as of early December 2007, two years after their arrest, because of repeated court recesses.

Following the 2005 elections, the government has sharply reversed a liberalizing trend and subjected independent newspapers and their editors, publishers, and reporters to renewed harassment, intimidation, and criminal charges. Three journalists acquitted during the treason trial fled the country after their release from jail, citing multiple death threats from government security agents. The government and its allies own all electronic media. It blocks access to internet sites critical of its policies. In October, the government began jamming Deutsche Welle and Voice of America Amharic and Oromomifa language broadcasts, the principal source of news for the rural population.

The government has long tried unsuccessfully to outlaw the Ethiopian Teachers Association (ETA), the largest independent membership organization in the country.

ETA’s president, released from six years in prison in 2002, was tried in absentia
in the treason trial; the chair of ETA’s Addis Ababa branch was acquitted. Four ETA members were arrested in December 26, 2006, severely beaten, and otherwise tortured to coerce confessions that they were members of an armed opposition group, the Ethiopian People’s Patriotic Front. Released in March 2007, they were rearrested in late May and early June.

Key International Actors

Ethiopia remains deadlocked over a boundary dispute with Eritrea dating from the 1998-2000 war. The war in Somalia is another source of tension between the two countries. International criticism of the Ethiopian government’s human rights performance is muted. The United States and major European donor states view the government as an important ally in an unstable region. Ethiopia remains the largest beneficiary of US military and development aid in sub-Saharan Africa. The US provided logistical and possibly financial support for Ethiopia’s invasion of Somalia in December 2006 and has not pressured Ethiopia to accede to the Eritrea boundary decision.

Ethiopia is also among the top African recipients of European Union aid. After the
2005 election violence, the UK suspended direct budget support to Ethiopia, but has since increased its aid to an annual GBP 130 million in 2007-2008.

China is an increasingly important trading partner. Chinese-Ethiopian trade has increased 17 percent since 2006, to US$660 million, and Chinese investment has reached $345 million from just $10 million four years ago, according to official figures.

In August 2007 the government expelled two thirds of the diplomatic staff of Norway, apparently for criticizing its human rights record and pressing too aggressively for acceptance of the Eritrea boundary commission decision.

(…) Somalia

2007 was a bleak and turbulent year for Somali civilians, particularly in the volatile south-central region of the country, following the December 2006 invasion by Ethiopian forces in support of the Transitional Federal Government (TFG), which ousted the Islamic Courts Union (ICU) from Mogadishu. The TFG was formed in 2004 following extensive negotiations between Somali factions and clans mediated by the Inter-Governmental Authority on Development (IGAD) in Kenya. Before the government was able to impose its authority in Somalia, in 2006 the Islamic Courts emerged as a powerful political force in Mogadishu and surrounding areas, disarming warlords and bringing about unprecedented local stability.

Their emergence threatened the existence of the TFG, and their links with Eritrea and Ethiopian opposition groups triggered Ethiopian military intervention.

Since January 2007, Ethiopian forces deployed in Mogadishu have become increasingly embroiled in a violent counter-insurgency campaign. In one of the world’s most ignored human rights and humanitarian crises, residents of

Mogadishu have been indiscriminately attacked by all of the warring parties, leaving hundreds dead and more than 500,000 displaced according to UN estimates.

Escalating attacks on Ethiopian and TFG forces precipitated a massive Ethiopian bombardment of residential neighbour hoods in the capital in March and April 2007 that failed to quell the insurgency, but took a heavy toll on civilians. As part of the crackdown, Ethiopian and TFG forces also harassed and arbitrarily detained civilians. Tens of thousands of people suffered widespread looting, sexual violence, and lack of access to humanitarian relief while fleeing the clashes in Mogadishu, which escalated again in November and show no sign of abating.

The violence and lawlessness of Mogadishu is extending to other regions. The southern port town of Kismayo remains in the hands of clan militias opposed to the TFG. Another port town, Merka, located 100 kilometers south of Mogadishu, witnessed growing fighting in October between two rival groups affiliated to the TFG.

Two formerly peaceful regions, Somaliland and Puntland, clashed over Las Anod, a town on the border which is claimed by both regions. Puntland is reportedly regrouping after Somaliland forces took the town on October 15.

But Mogadishu remains the focal point for the country’s seemingly endless cycle of violence. There, representatives of the media and civil society are increasingly under threat from all the warring parties, particularly the TFG, which has repeatedly

_______________Autres communications publiées par la LDDH.

All parties in the escalating conflict in Somalia have regularly committed war crimes and other serious abuses during the past year that have contributed to the country’s humanitarian catastrophe, Human Rights Watch said in a report released today. Human Rights Watch urged the United States, the European Union, and other major international actors to rethink their flawed approaches to the crisis and support efforts to ensure accountability.

The 104-page report, "So Much to Fear: War Crimes and the Devastation of Somalia," describes how the Somali Transitional Federal Government (TFG), the Ethiopian forces that intervened in Somalia to support it and insurgent forces have committed widespread and serious violations of the laws of war. Frequent violations include indiscriminate attacks, killings, rape, use of civilians as human shields, and looting. Since early 2007, the escalating conflict has claimed thousands of civilian lives, displaced more than a million people, and driven out most of the population of Mogadishu, the capital. Increasing attacks on aid workers in the past year have severely limited relief operations and contributed to an emerging humanitarian crisis.

"The combatants in Somalia have inflicted more harm on civilians than on each other," said Georgette Gagnon, Africa director at Human Rights Watch. "There are no quick fixes in Somalia, but foreign governments need to stop adding fuel to the fire with misguided policies that empower human rights abusers."

Somalia has been without a functioning government since 1991, and a UN peacekeeping operation withdrew in failure in 1995. The years since have been violent and chaotic. In December 2006, Ethiopian military forces intervened to back Somalia’s weak TFG against a coalition of Islamic courts that had won control of Mogadishu. In the past two years, the conflict has escalated dramatically, and internationally backed peace talks have failed to make any impact on the ground.

The report draws on interviews with more than 80 witnesses and victims of abuses, who described attacks by all the warring parties in stark detail.

Each party to the conflict has indiscriminately fired on civilian neighborhoods in Mogadishu on an almost daily basis, leveling homes without warning and killing civilians in the streets. Insurgent forces have regularly carried out ambushes and roadside bombings in markets and residential areas, and launched mortars from within densely populated neighborhoods. Ethiopian forces have reacted to insurgent attacks with indiscriminate heavy rocket and artillery fire, with devastating impact on civilians.

TFG security forces and allied militia have tortured detainees, and killed and raped civilians and looted their homes, sometimes in the context of house-to-house joint security operations with Ethiopian troops. Ethiopian forces, who were relatively disciplined in 2007, have been more widely implicated in acts of violent criminality this year. Insurgent forces have threatened and murdered civilians they view as unsympathetic to their cause and have forcibly recruited civilians, including children, into their ranks.

The full horror of these abuses can be captured only through the stories of Somalis who have suffered through them. Human Rights Watch interviewed teenage girls raped by TFG security forces, parents whose children were cut to pieces in their own homes by Ethiopian rockets, and people shot in the streets by insurgent fighters for acts as trivial as working as a low-paid messenger for TFG offices. One young man described watching a group of Ethiopian soldiers rape his mother and sisters in their home. "And I was sitting there helpless," he said. "I could not help my mother or help my sisters."

For many, the worst of it is being caught between all three sides at once. One young man was given an ultimatum by radical Islamist Al Shabaab fighters in his neighborhood to join them or face retribution. Days later, he came home from school to find that his mother had been killed and his house destroyed in an unrelated artillery bombardment.

"The world has largely ignored the horrors unfolding in Somalia, but Somali families are still left to confront violence that grows with every passing day," Gagnon said. "Even those who try to flee find that the violent abuses follow them."
Hundreds of thousands of Mogadishu’s poorest residents, lacking the money to travel further, have congregated in sprawling displaced persons camps along the Mogadishu-Afgooye road, but the indiscriminate fighting they fled has followed them there.

Tens of thousands of Somali refugees have also fled the country this year. Kenya’s Dadaab refugee camps are now the largest concentration of refugees anywhere in the world, with nearly 250,000 inhabitants. But the journey itself is perilous. Human Rights Watch interviewed many refugees who had been robbed, raped, or beaten by freelance militias as they fled Somalia. Kenya’s border with Somalia is closed, leaving refugees at the mercy of abusive smugglers and corrupt Kenyan police.

Hundreds of Somalis have drowned trying to cross the Gulf of Aden to Yemen, often after being forced overboard or abandoned at sea by traffickers.

The United States, the European Union, and governments in the region have taken few positive steps to address the worsening situation in Somalia, and have too often taken actions that have made it worse.

Ethiopia is a party to the conflict, but has done nothing to ensure accountability for abuses by its soldiers. The United States, treating Somalia primarily as a battlefield in the "global war on terror," has pursued a policy of uncritical support for transitional government and Ethiopian actions, and the resulting lack of accountability has fueled the worst abuses. The European Commission has advocated direct support for the transitional government’s police force without insisting on any meaningful action to improve the force and combat abuses.

In recent months, the conflict has increasingly spread into neighboring regions and countries in the form of bombings and other attacks – precisely what Ethiopia’s military intervention in 2006 sought to prevent. During the latter half of 2008, there have been suicide bombings in the previously more stable semi-autonomous regions of Somaliland and Puntland, as well as rampant piracy on the high seas, and kidnappings across the border in Kenya.

"The Somali crisis is not just a nightmare for its people, it is a regional threat and a global problem," Gagnon said. "The world cannot afford to wait any longer to find more effective ways of addressing it."

Human Rights Watch called for a fundamental review of policy toward Somalia and the entire Horn of Africa in Washington, where the Obama administration will have an opportunity to break with the failed policies of its predecessor, and in European capitals. It also called for the establishment of a UN-sponsored Commission of Inquiry to investigate violations of international law, map the worst abuses, and lay the groundwork for accountability.

11/12/08 (B477) LDDH : La LDDH dénonce l’exécution d’un civil par les militaires d’ASSAGUEYL



Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 10 DÉCEMBRE 2008

La LDDH dénonce l’exécution d’un civil
par les militaires d’ASSAGUEYL


La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est vivement préoccupée par la résurgence des exactions contre les civils dans le nord de notre pays.

Ainsi, jeudi dernier 4 décembre 2008 en fin d’après midi, un sexagénaire originaire d’Assagueyla, M. Mohamed Ahmed Youssouf a été exécuté par des militaires à quelques kilomètres de ce village dans le secteur d’Aylaadou.

Selon des informations reçues, il aurait été arrêté quelques jours auparavant puis transféré à Tadjourah pour y être interrogé par la gendarmerie.

Pour une raison inconnue les militaires d’Assagueyla l’ont repris pour finalement l’abattre froidement à quelques kilomètres de ce village.

Son corps abonné sur place aurait été retrouvé par les gendarmes de Tadjourah alertés après sa disparition.

L’exécution extrajudiciaire d’un malheureux civil quelques jours avant la commémoration du 60ème anniversaire de la Déclaration des Droits de l’Homme démontre la permanence de graves violations des droits humains et de l’Impunité officielle.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande aux Autorités Djiboutiennes :

1. d’enquêter sérieusement sur ce crime odieux afin de juger et punir sévèrement le ou les coupables dans les meilleurs délais ;

2. de mettre définitivement fin aux exactions contre les populations civiles de la part des forces de défense et de sécurité ;

3. de prendre enfin des mesures concrètes en vue de renforcer le respect des Droits de l’Homme et de la lutte contre l’Impunité ;

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant à tous les Défenseurs des Droits de l’Homme pour exiger la fin de l’Impunité qui règne en République de Djibouti.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

11/12/08 (B477) Le retour après deux ans d’absence de Sheik Sharif, Président de l’ARS, à Mogadiscio suscite des commentaires contradictoires. (3 dépêches en Anglais et en Français)

______________________ 3 – XINHUA

Le représentant de l’ONU salue le retour du leader de l’opposition somalienne

L’émissaire spécial des Nations Unies pour la Somalie a salué mercredi le retour du président de l’Alliance pour une nouvelle libération de la Somalie (ARS), Sheik Sharif Sheik Ahmed, à la capitale de Mogadiscio après une absence de près de deux ans.

Le représentant spécial pour la Somalie Ahmedou Ould-Abdallah a indiqué dans une déclaration publiée à Nairobi que le retour du principal dirigeant politique islamique à Mogadiscio va promouvoir la paix et la réconciliation dans la nation de la Corne de l’Afrique ravagée par la guerre.

"Ce retour de M. Sheik Sharif à Mogadiscio constitue un développement le plus apprécié", a estimé M. Ould-Abdallah.

En cette periode d’Eid al-Adha, M. Ould-Abdallah a invité tous les Somaliens, de toutes les affiliations et organisations politiques, à s’entendre finalement sur la promotion de la réconciliation, de la sécurité, de l’unité et de la dignité.

"J’encourage tous les dirigeants somaliens, en cette période sainte, à mettre de côté leurs différences et à permettre au processus de paix de se poursuivre", a-t-il affirmé.

M. Sharif, 44 ans, a signé un accord le mois dernier à Djibouti pour un retrait des troupes éthiopiennes et un cessez-le-feu.

Le mouvement du Shabaab, qui a rejeté l’accord de Djibouti, a attaqué avec acharnement les troupes éthiopiennes et s’est emparé récemment d’importants territoires dans le sud et le centre de la Somalie.

______________________ 2 – Info transmise par un lecteur (Anglais)

Le numéro 1 des islamistes de retour à Mogadiscio. // Top Islamist returns to Somalia

Sheikh Sharif Sheikh Ahmed backs a UN-brokered reconciliation process
One of Somalia’s main Islamist leaders has returned to the Somali capital two years after being driven from power.

Sheikh Sharif Sheikh Ahmed’s Union of Islamic Courts (UIC) was ousted by the Ethiopian-backed interim government.

His arrival follows a deal, between the government and the opposition movement he now leads, which should see Ethiopia withdraw its forces later this month.

The Islamist al-Shabab insurgent group that controls much of southern Somalia has not signed up to the peace deal.

Correspondents say Mr Ahmed was regarded as the more moderate of the leaders in the UIC, the group which ruled most of the country for the second half of 2006.

Islamist rival Sheikh Hassan Aweys has accused Mr Ahmed of siding with the enemy.

Somalia has been without a central government for nearly two decades and half of the population is dependent on food aid.

‘Good step forward’

Mr Ahmed was welcomed at Mogadishu’s main airport by members of the current government.

UN peace envoy to Somalia, Ahmedou Ould Abdallah, told the BBC it was "a good step forward" in the peace process.

In late 2006, the UIC, which Mr Ahmed headed along with Mr Aweys, was overthrown by troops from neighbouring Ethiopia – who still protect the beleaguered government they then installed.

The Ethiopian move was supported by the United States, which said the Somali Islamists had links with al-Qaeda.

BBC world affairs correspondent Mark Doyle says over the past two years Mogadishu has been the scene of violence on a scale that is unprecedented even for Somalia.

Islamist and nationalist forces have battled the Somali government and their Ethiopian allies on an almost daily basis, causing at least half a million people to flee the city into the surrounding semi-desert.

_______________________1 – Shabelle (En Anglais)

Sheik Sharif retourne à Mogadiscio après deux ans d’absence. Sheik Sharif arrives in Mogadishu for the first time in 2 years

The chairman of the Alliance for the Re-liberating of Somalia, Sheik Sharif Sheik Ahmed has arrived in Mogadishu on Wednesday officials said.

"We are happy that we are in the capital and we thank those who welcomed us," Sheik Sharif told Shabelle Media Network.

Sheik Sharif from Djibouti has returned to Mogadishu since the Islamic Courts Union was driven from the capital Mogadishu by Ethiopian troops backing the transitional federal government of Somalia.

He was accompanied by members of his alliance which signed a peace deal with the transitional government and some government ministers.

The security of Aden Adde international airport in Mogadishu was tightened ahead of the arrival of the chairman, Sheik Sharif Sheik Ahmed.

Government soldiers and Islmic Courts Union forces wearing red turbans participated his security and he was welcomed by a lot of people who were at the pavements of the long road from the airport to Lafwein Hotel.

AMISOM peace keepers in Mogadishu escorted his convoy to Lafwein Hotel in north Mogadishu, where he met some traditional leaders.

Sheik Sharif and other top officials of the Islamic Courts Unioin left Mogadishu in late 2006 when allied Ethiopian troops and government soldiers routed the militants of Islamic Courts Union.

11/12/08 (B477) Radio-Trottoir : des grenades découvertes il y a deux semaines, dans des pastéques en provenance du Somaliland. Et pourtant les média de Guelleh n’en parlent pas .. !! (Lecteur)

Selon des sources fiables, la police de Djibouti aurait arrêté à Nagad, près de l’aéroport de Djibouti, deux camions transportant des pastèques du Somaliland.

L’un des policiers aurait remarqué qu’il n’avait jamais vu les conducteurs lors des contrôles précédents. Il aurait demandé à inspecter les pastèques. Face à la réticence des camioneurs, il aurait exigé de le faire.

Ces "nouveaux" vendeurs de pastéques transportaient des fruits qui avaient été creusés. Dans la cavité, la chair avait été remplcé par des grenades, enreobées dans du plastique pour éviter l’humidité et ils comptaient bien les faire entrer dans la ville de Djibouti.

L’affaire aurait été découverte, deux jours avant les attentats qui ont secoué Bosasso et Hargeisa. Le gouvernement de Djibouti a fait arrêter les deux camions, les deux chauffeurs et deux complices.

Mais curieusement, elle n’a pas été ébruitée.

Les camionneurs avaient-ils l’intention de faire exploser le camps Lemonier, l’ Ambassade des États-Unis, l’Ambassade de France et/ou les camps militaires de l’Armée française à Djibouti ???

11/12/08 (B477) Shabelle : Au moins six morts dans de récents combats à Mogadiscio. // Fresh fighting erupts in Mogadishu (En Anglais – Info lecteur).

At least six people have been killed and more than seventeen others injured after heavy fighting between Somali government soldiers and Islamic Courts Union fighters erupted around the Somali presidential palace early on Thursday, officials and witnesses said.

"We attacked the enemy bases early after morning prayers and we inflicted heavy casualties," Islamic Courts Union spokesman, Sheik Abdirahim Isse Adow told Shabelle Media Network. Two of our fighters were wounded, he added.

"Three mortar shells landed into our neighbourhood and three people died instantly," one resident who did not want his name in print, said. Dozens were wounded, he added.

The Somali military spokesman, Dahir Mohamed Hersi claimed they have killed ten fighters from the Islamists.

Medina hospital officials confirmed they have treated seventeen people and two of them died from sustained wounds in the fighting.

The fighting comes as the former chief of the Islamic Courts Union, Sheik Sharif Sheik Ahmed, returned to Mogadishu yesterday for the first time since two years.

11/12/08 (B477) Shabelle : Des combats en Ethiopie entren les forces gouvernementale et les milices de l’ONLF font 10 morts. //Ethiopia: Fighting Between Govt Soldiers And ONLF Kills 10 (En Anglais – Info lecteur)

Wardher — At least ten people were killed and dozens were injured after Ethiopian soldiers and Ogaden Liberation Front (ONLF) fought in Dannod district, Wardher region in eastern Ethiopia, Radio Shabelle correspondent reported on Wednesday.

The fighting started after Ethiopian soldiers attacked ONLF fighters that were attending Eid-Al-Adha prayers on Monday.

Residents said the saw wounded Ethiopian soldiers treated in Wardher hospital.
The Ethiopian troops in the region have reportedly hampered the circulation of the traffic and shut businesses to restrict the movement of ONLF.

ONLF rebles are ethnic somalis fighting for independence from Ethiopia.

The Ethiopian military is involved wars in the Horn of Africa region that could hurt the development in the region