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23/09/2015 (Brève 479) Décès de Monsieur Ismaël Guedi Hared au Val de Grâce à Paris (ARDHD)

Plusieurs correspondants nous confirment ce soir 23 septembre 2015, le décès de Monsieur Ismaël Guedi Hared, à l’hôpital du Val de Grace à Paris.

Monsieur Ismaël Guedi était président de l’UDJ et de l’USN.

Nous transmettons à sa famille, à ses proches et aux membres de l’UDJ et de l’USN, toutes nos condoléances les plus attristées.
Que Dieu l’accueille en son paradis éternel.

27/12/08 (B479) LDDH : ALERTE ROUGE au sujet de la disparation d’un réfugié éthiopien et de son fils, qui ont été incarcérés illégalement par le régime de Guelleh, alors qu’il demandait l’asile politique. Ont-ils été liquidés et par qui : djiboutiens ou éthiopiens ??



Le Président

ALERTE DU 27 décembre

Au sujet de la disparation
d’un réfugié éthiopien à Djibouti


Alerte du 27 décembre 2008

L’épouse d’Ahmed Houssein Guye, madame BEDRYA IDRIS KEMAL est très inquiète de la disparition de son mari et son fils Mubarek de 7 ans, ne fait que pleurer.

Ce réfugié Ethiopien a-t-il été exécuté par les Forces Ethiopiennes ?

Qui sont les auteurs de cette disparition, les forces Djiboutiennes ou les forces Ethiopiennes ?

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains lance un Appel pressant et réitère sa demande pour la création d’une Commission d’Enquête Internationale sur toutes les disparitions dans notre région, et sur tous les emprisonnements dans des lieux secrets en particulier en Ethiopie, en Erythrée et au Kenya.

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NOTE D’INFORMATION DU 23 DÉCEMBRE 2008

Le Droit d’Asile politique encore bafoué par les Autorités Djiboutiennes ?

Le 60 ème anniversaire de la Déclaration commence très mal à Djibouti.

Le dimanche 21 décembre 2008, et suite aux rafles et refoulements pratiquement quotidiens un réfugié Ethiopien M. AHMED HOUSSEIN GUYE marié et père d’un enfant aurait été conduit par la Police à Nagad avec le risque d’être expulsé manu militari vers l’Ethiopie, qu’il avait fui

Le Senior Assistance Officer du HCR avait contacté la Direction de la Police concernée pour leur demander la libération immédiate de ce réfugié.

Le responsable de l’assistance vient de m’informer que le réfugié aurait été relâché, mais que l’intéressé ne se serait pas encore présenté au HCR.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains rappelle avec fermeté que de telles violations sont interdites par l’article 18 de la Constitution Djiboutienne et par l’article 14 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme : 1 er alinéa : « devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier asile en d’autres pays » .

Rappelant que les plus hauts responsables de l’Etat de Djibouti, malgré les alertes lancées par la LDDH et de nombreux Défenseurs des Droits de l’Homme notamment Amnesty International et le HCR pour éviter que les pilotes Ethiopiens soient remis aux Autorités Ethiopiennes, ils ont été livrés aux forces Ethiopiennes, qui les ont exécutés.

Ces crimes contre l’humanité, ces violations intolérables sont contraires aux Conventions signées avec le HCR puis ratifiées par l’Assemblée nationale à l’aube de notre Indépendance.

Dans le contexte des conflits fondés ou non à nos portes, il est vrai que la Sécurité Ethiopienne présente à Djibouti outrepasse très souvent ses prérogatives de surveillance du corridor Routier Djibouti à la frontière Ethiopienne en participant non seulement aux disparitions obscures des présumés membres du Front Oromos et du Front Ogaden, mais aussi aux harcèlements de certains réfugiés éthiopiens munis de la carte de réfugié délivrée par le Ministère de l’Intérieur. Sur ces harcèlements, la LDDH avait déjà verbalement informé le HCR à Djibouti.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), demande la création d’une Commission d’Enquête Internationale pour la Corne d’Afrique, en particulier sur la base de l’article 33 de la Convention relative au Statut des réfugiés du 28 juillet 1951, qui, dans son alinéa 1 portant sur la défense d’expulsion et de refoulement, stipule : « Aucun des Etats contractants n’expulsera ou ne refoulera, de quelque manière que ce soit, un réfugié sur les frontières des territoires où sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques ».

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel Pressant au Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, à la FIDH, à l’UIDH à Amnesty International à Human Rights Wacht, au HCR, et demande une condamnation sans équivoque de ces crimes inadmissibles perpétrés sur les personnes fragilisées qui ont fui les persécutions dans toutes notre sous région.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

25/12/08 (B479) AfarIssas -> opposition djiboutienne : Défi ou avenir ?

Depuis leur création, les partis d’opposition sont confrontés à un double défi:

– Défi de l’intégration, c’est à dire de l’action politique visant à assurer la symbiose des groupes et des forces constituantes des Partis, connus sous le vocable de sensibilités internes.

Défi de la problématique de la lutte politique dans le cadre d’une démocratie de façade n’ayant aucune concrétisation dans le domaine de la pratique.

Au plan intérieur, le développement des partis a été sérieusement pénalisé par le problème des sensibilités internes et des conflits entre groupes. Ces antagonismes ont constamment affaibli les Partis et constitué un frein au développement d’une action militante efficace sur la voie du changement démocratique recherché.

L’amélioration des conditions de vie de notre pays, c’est le respect de la souveraineté de Djibouti, de l’humain, c’est le retour à l’honneur que Djibouti a perdu. Les partis politiques à vrai dire n’ont pas convaincu par leur façon de faire. Parfois on s’interroge sur le sens politique de certains leaders de l’opposition djiboutienne.

La misère qui sévit au pays et la volonté d’avoir une kyrielle d’opinions a permis à Djibouti d’accéder non pas à la démocratie mais plutôt à la ploutocratie.

Au regard de la faiblesse des programmes politiques qu’ils proposent, plusieurs partis politiques de l’opposition donnent l’impression de n’être pas prêts. D’abord par le nombre et le contenu des programmes qu’ils publient et ensuite par le sens de l’organisation pour faciliter la compréhension de l’organisation politique par les populations. Il en découle parfois des positions plus ou moins opportunistes qui ont laminé tous les espoirs d’un peuple véritablement convaincu de la nécessité d’un changement.

C’est-à-dire ?

Nous le disons avec beaucoup de respect pour les efforts que nous avons notés mais aussi avec beaucoup de recul et de prudence en raison de son immaturité, l’opposition affiche une prédisposition à changer parfois de discours et à s’aligner en faveur du pouvoir et de son inorganisation.

Nous nous démarquons de cette opposition opportuniste de la « mangeoire ».

C’est ainsi que la notion d’opposition à Djibouti a été complètement dévoyée par de nombreux opposants. Au même titre que le pouvoir en place cette forme d’opposition est responsable du désespoir qui s’est ancré porgressivement mais profondément dans le peuple.

Souvenez-vous de l’alliance entre les partis d’oppositions d’Aden Robleh Awaleh, de Moumin Bahdon, puis d’un partie du FRUD avec l’UMP. Le retournement de cette dernière avait déjà porté le coup de grâce. Elle a dégradé ce qui était une opposition majoritaire pour la rabaisser au niveau d’une opposition minoritaire.

Que voulez vous que pense le citoyen qui a donné sa voix à l’opposition pour changer sa condition et qui constate que cette opposition va s’allier au parti qu’il a combattu ?

Le citoyen se sent en ce moment là, non seulement exposé, mais surtout trahi parce qu’aller voter aujourd’hui ouvertement contre le pouvoir à Djibouti, cela signifie de prendre des risques énormes.

Et quand on sait que l’on a pris le courage de se confronter à un adversaire en faisant confiance à un leader et que demain l’on constate que ce leader va traiter avec la personne contre laquelle on s’est exposé. Que dire, que penser ?

Quoi de plus naturel que de céder à la forte tentation de traiter directement avec la personne supposée être malfaisante pour le peuple, mais bonne pour les leaders du peuple.

Quand on voit que le lendemain vous allez avec elle, sans doute que cette attitude cachait plutôt quelque chose que vous vouliez obtenir.

Voilà pourquoi à un moment donné, les djiboutiens (nes) ont pris du recul vis-à-vis de l’opposition actuelle à Djibouti.

Cette opposition là qui est prête à la moindre occasion de se mettre à table pour partager ce qu’on appelle chez nous le ‘gâteau national’, cette opposition là, elle pose un problème et on s’en démarque de cette opposition.

Le peuple djiboutien a besoin d’une opposition sincère et courageuse, d’une opposition qui refuse de cautionner les conditions qui asservissent notre peuple et qui le condamnent à la misère.

Il en a assez de cette opposition, à la limite préfabriquée, qui quémande de l’argent et des postes. Désormais, il s’en méfie. Ce qu’il faut ? C’est prendre l’initiative de proposer aux djiboutiens des idées et des hommes neufs et crédibles.

Un parti politique doit être clair. Il doit toujours penser qu’il a des obligations et des devoirs envers le peuple, qu’il lui doit des informations claires sur sa vision pour améliorer le sort de chacun.

Je ne pense pas que ce soit quelque chose que l’on retrouve dans la majorité des partis politiques djiboutiens d’aujourd’hui.

Cela étant, je dois saluer le combat de la minorité de l’opposition djiboutienne. Je dois rendre hommage à l’opposition, car son combat est énorme et difficile face à ce régime dictatorial. L ême s’il est vrai qu’il faille faire un tri, entre ceux qui pêchent par la tentation d’aller vers la facilité et ces hommes et ces femmes ordinaires courageux et sincères que l’on abuse parfois. Car certains sont tenaces pour essayer d’obtenir un avantage ou un pouvoir abusent d’elles et d’eux.

Au total, le peuple a l’impression que l’opposition s’agite dans l’incohérence avec manque de détermination et de socle idéologique.

Il faut également condamner les opposants qui utilisent le peuple pour se faire acheter.

Le peuple voit tout :

Imaginez ce que peut ressentir un citoyen pauvre de Djibouti qui a été voté pour un parti politique dans l’espoir de voir sa propre situation s’améliorer quand il constate, le lendemain, que le dirigeant de ce parti qui était pauvre comme lui, la veille, revient au volant d’une grosse voiture avec beaucoup d’argent.

La situation de ce dirigeant a considérablement changé dans un environnement misérable. Tandis que la situation de ceux qui l’ont amené à être député ou ministre n’a pas évolué.

Que voulez vous que ce citoyen pense ?

Sa tentation de suivre le régime devient plus forte et pourtant les dirigeants de ce système ne font pas autre chose que créer les conditions de la misère qui mine le pays tout entier.

Donc, il y a un aggiornamento à faire dans l’opposition. Le parti au pouvoir fait preuce de la plus grande irresponsabilité et il achète des consciences et des oppositions.

Voilà pourquoi il faut susciter une véritable prise de conscience. Montrer au peuple comment on peut faire la différence entre une opposition de circonstance et une opposition totalement engagée pour défendre contre vents et marées, des convictions affirmées et des idées pour une meilleure gouvernance. Le peuple mérite un destin meilleur mais pas en se faisant tromper par une soi-disant opposition qui prêche une identité tribale qui divise les fils et les filles du pays (Politique que pratiue IOG depuis des années).

Je n’ai nullement l’intention dans ces écrits, d’affaiblir l’image de l’opposition djiboutienne mais je fais allusion à la réalité existante (un constat). Il est temps que l’opposition djiboutienne se rassemble sans distinction tribale et joue son rôle de façon cohérente, transparente et avec beaucoup de convictions.

Que la lutte continue.

« Quand on pointe la lune du doigt, l’imbécile regarde le doigt. » Confucius

AFARISSA
afarissas@live.be

25/12/08 (B479) Shabelle Un avion espion US, « furtif » s’écrase à Baïdoa. // Suspected US Plane falls in Baidoa. (En Anglais – Info lecteur)

A suspected unmanned US spy plane fell in Baidoa, the seat of the transitional parliament, Radio Shabelle’s Mahyaddin Husni reported on Thursday.

Our reporter says the plane was small one, mounted with cameras and crashed at the north side of Baidoa airport.

The Ethiopian troops in Baidoa took the plane to the airport and refused to the reporters to take photos from it.

No one was hurt in the accident.

US spy planes have been flying over many Somali towns since the Islamic Courts Union was defeated by allied government and Ethiopian troops

25/12/08 (B479) Si la démission du Premier ministre somalien (bis), qui avait été nommé récemment par le Président du GNT semble confirmé, celle du Président lui-même, bien qu’annoncée hier, fait aujourd’hui l’objet d’articles contradictoires. (7 articles)

_____________________________ 7 – Info en Anglais

Le porte-parole du Président somalien dément les informations selon lesquelles, le Président aurait l’intention de démissionner. // Somali leader quit threat denied

A spokesman for Somali President Abdullahi Yusuf Ahmed has denied media reports he plans to resign on Saturday.

Spokesman Walak Salih told the al-Jazeera TV network that the reports, which quoted Mr Yusuf’s political allies, were "baseless rumours".

Earlier, the man appointed prime minister last week by the president announced his resignation.

Mohamed Mahamud Guled said he was stepping down because his appointment was destabilising the government.

Mr Guled said he had made the decision "so that I am not seen as a stumbling block to the peace process which is going well now".

He was appointed in defiance of Somali MPs, who said the dismissal of his predecessor, Nur Hassan Hussein, two weeks ago, had been illegal.

The president had clashed in recent months with Mr Nur over attempts to negotiate a peace deal with the Islamist-led armed opposition.

Earlier this week, East African leaders imposed sanctions on Mr Yusuf.
At a meeting in Addis Ababa, the Inter-governmental Authority on Development (Igad) said it would not recognise the unconstitutional appointment of Mr Guled, and gave its backing to Mr Nur.

The grouping also called on other countries to take similar measures.
The BBC’s East Africa correspondent Karen Allen says it is a sign of just how exasperated the international community has become with a country which has been in the grips of a power struggle for the past 17 years.

‘Consultations’

Splits have paralysed Mr Yusuf’s Western-backed administration at a time when Islamist insurgents appear to be growing stronger by the day.

I want the government to remain in power and differences among its leaders to be sorted out

Earlier, speaking to reporters in the town of Baidoa, Mr Guled said that "after evaluating the current situation", he had decided to resign as prime minister.

"I stood down so that I am not seen as a stumbling block to the peace process which is going on well now," he added.

"I want the government to remain in power and differences among its leaders to be sorted out."

Mr Guled, the former interior minister, said he hoped the president would accept his decision, and that he would remain a member of parliament.

When Mr Yusuf sacked Mr Nur, he said it was because his government had been "paralysed by corruption, inefficiency and treason" and had failed to bring peace.

Nur Hassan Hussein said the president did not have the power to sack him
However, Somalia’s parliament declared the sacking illegal and passed a vote of confidence in Mr Nur by a huge majority the following day.

Somalia has not had a functioning national government since President Mohamed Siad Barre was overthrown in 1991.

Ethiopian troops intervened two years ago to oust Islamists from Mogadishu, and install the transitional government.

But it is now in disarray and only controls parts of the capital and the town of Baidoa after recent advances by different Islamist groups.

On Monday, the African Union agreed to keep its small peacekeeping force in place for a further two months, but did not say how it would cover for the imminent Ethiopian withdrawal.

_____________________________ 6 – Shabelle

Lui aussi de retour du Kenya, le premier Ministre somalien regagne Mogadiscio. // Somali prime minister reaches Mogadishu

Somalia’s Prime Minister Nur Hassan Hussien (Nur Adde) arrived in Mogadishu, Radio Shabelle reports on Thursday.

The prime minister from Nairobi, Kenyan Capital arrived at Aden Adde international airport in Mogadishu early on Thursday and he was directly escorted to his house in the presidential palace.

The prime minister met Jendayi Frazer, the U.S. Assistant Secretary of State for African Affairs while he was in Nairobi.

He did not give any news to the media, but his arrival comes as legislators in Baidoa told Radio Shabelle that president Abdulahi Yusuf is planning to announce his resignation on Saturday.

Yusuf has been accused by donor countries and regional governments of being an obstacle to U.N.-hosted peace talks.

His rift with Prime Minister Nur Hassan Hussein has pushed the Western-backed interim government, struggling against Islamist insurgents, to the brink of collapse.

A delegation led by Sheik Sharif Sheik Ahmed, the chairman of the Alliance for the Re-liberation of Somalia reached in Mogadishu yesterday (Wednesday) and said they came back to Mogadishu to maintain the peace efforts in Somalia.

______________________________ 5 – L’Express avec Reuters

Crise politique au sommet de l’Etat en Somalie

Le président somalien Abdullahi Yusuf a fait savoir mercredi qu’il démissionnerait samedi, quelques heures après l’annonce par le nouveau Premier ministre qu’il renonçait à exercer ses fonctions.

Le président somalien Abdullahi Yusuf (photo) fait savoir qu’il va démissionner samedi, quelques heures après l’annonce par le nouveau Premier ministre qu’il renonçait à exercer ses fonctions. (Reuters/Antony Njuguna)

"Le président a déjà rédigé sa lettre de démission qu’il devrait rendre publique samedi", a déclaré mercredi son porte-parole, Hussein Mohamed Mohamud.

"Il ne m’appartient pas de prédire ou d’expliquer les raisons de sa démission. Le président Yusuf fournira toutes les raisons au moment de son départ", a-t-il ajouté.

Le Premier ministre Mohamed Mohamud Guled, en fonction depuis la semaine dernière, a démissionné mercredi en déclarant que sa nomination risquait de faire éclater un gouvernement déjà très fragile.

Le président Yusuf avait déjà limogé au début du mois le prédécesseur de Guled, Nur Hassan Hussein, à la suite d’un différend centré sur de nouveaux membres du cabinet.

Mais le Parlement s’est prononcé pour la réintégration d’Hussein et des pays voisins ont imposé des sanctions à Yusuf en l’accusant de faire obstacle à la paix.

"Après avoir examiné la situation qui prévaut en Somalie, j’ai décidé de démissionner", a annoncé Guled à la presse à son domicile de Baïdoa.

"J’ai démissionné afin de ne pas être considéré comme un obstacle au processus de paix qui évolue bien à l’heure actuelle", a-t-il ajouté.

La scission affectant le gouvernement somalien appuyé par l’Occident bloque des pourparlers de paix sous l’égide de l’Onu et menace de faire éclater le cabinet au moment où des insurgés islamistes campent à la périphérie de Mogadiscio, la capitale.

FRUSTRATION

La rivalité opposant le chef de l’Etat à Hussein risque, estiment des analystes, d’inciter les milices à s’affronter dans la rue, où les rebelles islamistes se battent contre un contingent éthiopien allié du gouvernement fédéral de transition somalien (TFG) ainsi qu’une force de paix de l’Union africaine.

Hussein, qui est prêt à intégrer les islamistes dans le processus de paix, s’est entretenu le week-end dernier à Djibouti avec Cheikh Charif Ahmed, chef de file de l’opposition islamiste modérée.

Les pays occidentaux et les voisins de la Somalie ont beaucoup investi politiquement dans le TFG et manifestent aujourd’hui leur frustration face à son peu d’efficacité.

Le contingent éthiopien a permis au TFG de rester au pouvoir depuis deux ans mais ses effectifs ne sont plus aujourd’hui que d’environ 3.000 hommes qui, selon Addis-Abeba, seront rapatriés d’ici le mois de janvier.

L’insurrection islamiste contrôle la majeure partie du sud de la Somalie en dehors de Mogadiscio et de Baïdoa, où siège le Parlement.

Les analystes prédisent que le reste du pays tombera sous la coupe des rebelles une fois tous les Ethiopiens partis, à moins que le contingent de l’UA ne soit renforcé.

Version française Philippe Bas-Rabérin,
Pascal Liétout et Jean-loup Fiévet

_______________________________ 4 – En Anglais

Somali President Yusuf Expected to Resign Before Christmas

By Peter Clottey

The embattled President of Somalia’s Transitional Federal government, Abdullahi Yusuf is expected to formally resign before Christmas. President Yusuf is reportedly being pressured by the international community to resign after unilaterally sacking Prime Minister Nur Hassan Hussein, which further threatened the stability of the government.

The Somali parliament, however voted for Hussein to continue working as prime minister. Yusuf is expected to go before parliament to formally tend in his resignation after losing international support following his public feud with Prime Minister Hussein. Abdalla Haji Ali is a Somali member of parliament. He tells reporter Peter Clottey from Baidoa that President Yusuf has no alternative but to resign.

"I think really he (Yusuf) doesn’t have a choice. He came back with very, very negative results, he didn’t really have any breakthroughs in Nairobi and everything is actually the same. You know the impeachment is there and he cannot get along or reconcile with the prime minister and his government. So, he doesn’t have a choice and he has to resign and he has to leave as a matter of fact. That is the proper choice for him," Ali noted.

He said President Yusuf’s leadership style has alienated his support base, leaving him isolated and unable to effectively lead Somalia.

"For one thing he doesn’t have a support in the parliament. And secondly really he doesn’t have the support in the Somali public. At the same time he lost his friends in the IGAD (The Intergovernmental Authority on Development) countries. And he lost the support of the United States and the United Nations. So the president is now in a very isolated situation. He doesn’t have any diplomatic support in the EU (European Union) and any other country. And looking at his internal problems in the country he can no longer stay, and if he stays he doesn’t have the political support," he said.

Ali said there are laid down regulations if the president of the transitional government steps down.

"According to the constitution, the speaker of the parliament would actually fill the position. He would be the interim president for 30 days until a new president is elected. But while he remains in that position there would be people who would be vying for the position to get elected as the president. And there would certainly be competition there," Ali pointed out.

He said President Yusuf’s removal would be a significant blow to the Islamists who he said have been undermining the transitional federal government.

"As a matter of fact, the presence of President Abdullahi Yusuf enables the Islamists to rally support. And as far as President Yusuf leaves the presidency the Islamists will actually lose a lot of support among the people because they were rallying their support on that issue. So, I think the whole political spectrum of Somalia will actually change and the Islamists will lose some support among the people because people will actually see who will be the president, and how he would deal with the serious security matters of Somalia. And I think the cohesion of the transitional federal government would improve," he said.

Meanwhile, some political observers say the transitional government and the international community must deal with Islamists to avoid a security crisis when Ethiopian troops withdraw later this December. They contend that Ethiopia’s withdrawal may offer Somalia a chance for a credible political process.

Neighboring Ethiopia has provided military support for Somalia’s transitional government, which has had Western backing since December 2006. But the Ethiopian troops have been the target of incessant daily attacks by an Islamist insurgency that controls most of the country’s south.

_______________________________ 3 – Romandie News avec AFP

Somalie: démission du Premier ministre nommé par le président

Le Premier ministre de transition somalien, Mohamoud Mohamed Gouled, nommé le 16 décembre par le président malgré l’opposition du Parlement, a annoncé mercredi sa démission à la presse .

"J’ai décidé de démissionner (de mon poste) de Premier ministre de Somalie et j’ai remis ma lette de démission" au président Abdullahi Yusuf Ahmed, a déclaré M. Gouled à Baidoa (250 km au nord-ouest de Mogadiscio), précisant "ne pas vouloir devenir un obstacle" au dialogue entre Somaliens.

"J’espère que le président acceptera ma démission", a-t-il ajouté.

M. Yusuf avait annoncé le 16 décembre avoir désigné un nouveau Premier ministre, Mohamoud Mohamed Gouled, pour remplacer Nur Hassan Hussein pourtant confirmé dans ses fonctions la veille par un vote de confiance massif des parlementaires somaliens.

Le limogeage de M. Hussein avait été condamné par la communauté internationale et jugé illégal par le Parlement.

___________________________________ 2 – Shabelle (En Anglais)

Mardi, revenant du Kenya, le Président somalien s’est rendu, à la tête d’une délégation, à Baïdoa. // President Yusuf Arrives in Baidoa

Delegation led by Somali president Abdullahi Yusuf Ahmed has reached in Baidoa on Teusday, the seat of the transitional parliament, our correspondent in Baidoa reported.

The Somali president from Nairobi returned to Baidoa for unplanned trip. He was welcomed by some Somali parliamentarians to the airport.

"I have been to Nairobi for the nation’s interests and I am glad that I came back to the country safe and sound," president Yusuf Said.

The security of the town was tightened ahead of the president’s arrival.

The U.S. Assistant Secretary of State for African Affairs, Jendayi Frazer held separate meetings with Somali President Abdullahi Yusuf and Prime Minister Nur Hassan Hussein at the airport in Kenya’s capital, Nairobi Monday, although no reports emerged what they had discussed.

The power struggle between the two leaders has heightened concern over Somalia’s future once Ethiopian troops who support the government withdraw by the end of this month as Ethiopia plans.

The African Union Special envoy to Somalia on Monday urged Ethiopia to delay its planned withdrawal from Somalia until further AU troops are deployed in the country but Ethiopia rejected the demand by the AU to delay the withdrawal of the troops from Somalia saying it was an “Irreversible decision.”

IGAD foreign ministers agreed on Sunday to impose immediate sanctions on President Abdulahi Yusuf after they accused him of being an obstacle to the Somali peace process.

____________________________________ 1 – Press TV (En Anglais)

Le Président somalien pourrait démissionner sour la pression des USA. // Somali leader may resign under US pressure

The US has expressed support for ousted Somali premier Nur Hassan Hussein, mounting pressure on President Abdullahi Yusuf Ahmed to resign.

In a meeting with Yusuf in the Kenyan capital of Nairobi, a senior US official Jendayi Frazer expressed Washington’s disapproval of his extensive term in office, a Press TV correspondent reported.

Frazer, the US Assistant Secretary of State for African Affairs, had earlier met with Nur Hassan Hussein (Nur Adde) voicing the White House’s support for his government, reports say.

Earlier in the month Yusuf ‘unconstitutionally’ replaced Hussein with his own appointee Mohamud Mohamed Guled amid Mogadishu’s ongoing struggle to agree on a new cabinet.

The move left the parliament divided over the issue, with some lawmakers supporting the reinstatement of Hussein and some others favoring the president’s choice.

The division has raised the prospect of the country being ultimately run by two prime ministers and two cabinets – a possibility Frazer has reportedly criticized.

Analysts say Abdullahi Yusuf will finally buckle under the political strain which has been escalated by the Somali insurgents’ growing strength across the violence-hit country.

25/12/08 (B479) AFP / Ethiopie: les ONG critiquent un projet de loi qui limitera leurs activités

Les organisations humanitaires en Ethiopie ont critiqué mercredi un projet de loi qui, s’il est adopté, restreindra considérablement leurs activités si elles sont financées par des fonds étrangers.

En vertu de cette loi, qui pourrait être votée par le parlement dans la première semaine de janvier, toute organisation étrangère ou qui tire plus de 10% de ses fonds de source étrangère ne pourrait plus s’occuper de problèmes ethniques, de droits de la femme, de droit des enfants et de règlement des conflits.

"Cette loi va créer beaucoup de problèmes pour les ONG en Ethiopie, qui dépendent à 90-95% de fonds provenant de l’étranger", estime un élu de l’opposition, Lidetu Ayalew.

"Mon agence ne doit pas être classée comme étrangère" à cause de son financement, s’indigne Taddelle Derse, qui dirige une ONG locale s’occupant de dialogue politique et de règlement des conflits. "Dans ce cas, le gouvernement lui-même est étranger car il reçoit plus de 10% de son budget d’autres pays", raille-t-elle.

Selon le gouvernement, cette nouvelle loi vise à améliorer la transparence des activités des ONG, et non à restreindre leur action.

L’Ethiopie, l’un des pays les plus peuplés et les plus pauvres d’Afrique, est aussi l’un des pays qui reçoit le plus d’aide internationale au monde.

25/12/08 (B479) Double manifestation à Paris et à Bruxelles pour donner une voix aux victimes d’Arhiba (Publié à la demande express de l’ARD)

Une double manifestation a été appelée par l’Association pour la démocratie et le développement (ADD) à Paris, et par le Forum pour la démocratie et la paix (FDP) à Bruxelles, pour commémorer la tuerie d’Arhiba perpétrée le 18 décembre 1991 à Djibouti.

A Bruxelles, une soixantaine de Djiboutiens et de citoyens du monde en provenance de Belgique, des Pays-bas, de France, et d’Allemagne ont manifesté quant à eux le vendredi 19 décembre devant le siège de la Commission européenne.

A Paris, environ cinquante personnes ont manifesté rue Emile Meunier dans le 16 e arrondissement de la capitale française non loin de l’ambassade de Djibouti, dans l’après midi du samedi 20 décembre de 16h30 à 17h30.

A Paris :
Les manifestants venus de différents pays d’Europe se sont retrouvés aux côtés de membres de l’Association pour la démocratie et le développement (ADD), de l’Organisation pour le respect des droits de l’homme à Djibouti (ORDHD) (**), du Front pour la restauration de l’unité et la démocratie (FRUD), de l’Alliance républicaine pour le développement (ARD), de Femmes solidaires, de l’Association française d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique (AFASPA) et de l’Amicale panafricaine, en soutien de la démonstration.

Des slogans repris en chœur par l’assistance ont été scandés sans relâche au son des hauts parleurs : « Justice pour Arhiba », « Démocratie à Djibouti », « Etat de droit à Djibouti », « 31 ans d’impunité, ça suffit, ça suffit ! », « Liberté à Djibouti », « Pas de paix, sans justice ».

Des manifestants invitaient les passants à regarder les nombreuses affiches témoignant de la cruauté des hommes d’Ismaël Omar Guelleh à l’œuvre dans le massacre des civils d’Arhiba.

A Bruxelles :
Les militants se sont retrouvés sur la place dès 13h00, des slogans semblables ont été scandés à tue tête par des dizaines de manifestants disposés sur une large étendue de la Rue de la Loi. Aux côtés des organisateurs du FDP à Bruxelles, se sont retrouvés des membres du Mouvement pour le renouveau de la démocratie et le développement (MRD), du FRUD, et de l’ARD.

Les manifestants de Paris et de Bruxelles étaient particulièrement comblés cette année, la commémoration du carnage d’Arhiba ayant marqué un pas nouveau historique.

Ainsi, la Commission européenne a-t-elle accueilli en ses locaux ce vendredi 19 décembre une table ronde à l’invitation de l’eurodéputé Alain Hutchinson, où associations de citoyens et formations politiques de Djibouti, ainsi qu’un représentant du bureau européen de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) ont pu officiellement briser le silence sur les morts d’Arhiba.

Le décompte officiel des victimes civiles s’est basé sur les documents d’archive de l’Alliance républicaine pour le développement (ARD) mis à disposition des communicants.

Cette table ronde fait suite au rapport d’une commission d’enquête du parlement européen fin octobre 2008 à Djibouti, décrit comme un pays où des questions sur les droits de l’homme déjà soulevées lors d’une enquête en 2004 restent toujours préoccupantes.

Maki Houmedgaba
Représentant l’ARD en Europe
Paris, le 23 décembre 2008

(**) Mise au point de l’ARDHD : afin d’éviter une confusion (probablement volontaire), nous tenons à préciser que l’ARDHD anime le site Internet depuis février 1999 et qu’elle publie son Observatoire de la situation des Droits de l’Homme à Djibouti depuis septembre 1999.

Elle n’a aucun lien avec une Association ORDHD, de création beaucoup plus récente et dont le nom, très proche du nôtre, est susceptible de semer la confusion. Des lecteurs nous interrogent pour savoir si le nom n’a pas été choisi justement pour créer une ambiguité qui serait entretenue à dessin… Pour nous, pas besoin de poser la question, car la réponse est claire.

Donc ne pas confondre ORDHD et ARDHD !

25/12/08 (B479) Forces éthiopiennes d’occupation en Somalie : maintien, prolongation, départ ou nouvelle forme d’action à partir du territoire éthiopien ??? Profitant du retrait éthiopien, les milices Al Shabbaab prennent le contrôle du terrain et instaurent la Charia. Des actions sur les radios locales.. Des appels au dialogue avec les islamistes. (5 articles)

_______________________________ 5 – Shabelle

Hassan Dahir Aways, leader d’un groupe islamiste d’opposition, basé en Erythrée, refuse d’avaliser les accords signés à Djibouti. // Aways rebuffs peace process

Hassan Dahir Aways, the leader of an Islamist opposition group based in Eritrean capital Asmara rejected an offer to join the UN-backed peace efforts in Somalia; Radio Shabelle interviews him on Thursday.

"We will not join any peace efforts until the enemy (Ethiopia) leaves the country. I do not think Ethiopian troops will leave the country, if they are withdrawing they would have withdrawn before," Aways told radio Shabelle.

"They are not committed to withdraw from Somalia but they want financial support to maintain their occupation in Somalia"

Sheik Aways said Somalis must be free from outside intervention to decide the future of their country.

Sheik Hassan Dahir Aways leads the Asmara based wing of the Alliance for the Re-liberation of Somalia and had previously refused to be part of peace deal that was signed in Djibouti between transitional government and the Djibouti based wing of the alliance led by Sheik Sharif Sheik Ahmed.

Sheik Aways and Sheik Sharif were the leaders of the Islamic Courts Union in Somalia but they split after Shiek Sharif and his group reconciled with the transitional government of Somalia.

By: Ahmednor Mohamed Farah

_______________________________ 4 – Shabelle (En Anglais)

Un notable de la tribu Hawiye dénonce les déclarations de l’UA appelant l’Ethiopie à reconsidérer sa décision d’évacuer la Somalie avant la fin de l’année. // Hawiye traditional elders denounce AU.

Hawiye traditional elders have denounced the request of the African Union statement about the withdrawal of the Ethiopian troops which AU requested Ethiopia to potstone its troop withdrawal from Somalia on Wednesday.

The African Union Special envoy to Somalia Nicolas Bwakira on Monday urged Ethiopia to delay its planned withdrawal from Somalia until further AU troops are deployed in the country.

Ahmed Dirie Ali, spokesman of Hawiye Traditional Council said that the African Union is pleased what he called the massacre of the civilians and the bombardment of Mogadishu residents carried out by the Ethiopian troops in Somalia.

He called for Ethiopia to quicken its troop withdrawal from Somalia to save the peace agreement signed in Djibouti between the Alliance for the Re-liberation of Somalia and the transitional federal government.

Mr. Dirie urged to the insurgents to put a hold to the attacks against the Ethiopian troops until they leave the country.

The people in Mogadishu expected the Ethiopian troops to withdraw from Somalia on 19 December 2008 as the modalities of Djibouti peace deal stating.

Ethiopian troops backing the transitional federal government came to Somalia in 2006 to help defeat the Islamic Courts Union, which brought relative peace to much of south and central Somalia.

The Ethiopian occupation encouraged may young boys to join to the insurgents, killed thousands and displaced millions of civilians.

_______________________________ 3 – AFP

Somalie: il faut engager un dialogue avec les islamistes radicaux selon un rapport

La communauté internationale n’a pas d’autre choix que d’engager en Somalie un dialogue avec l’insurrection islamiste radicale et pas seulement avec la branche modérée du mouvement, juge le groupe d’études International Crisis Group (ICG) dans son dernier rapport.

Le "dernier gouvernement de transition somalien (TFG) est en train de s’effondrer, à nouveau dépassé par une insurrection islamiste, malgré le soutien de l’intervention militaire éthiopienne depuis décembre 2006", souligne l’ICG, basé à Bruxelles.

"Malgré la réticence de la communauté internationale à s’engager avec l’opposition islamiste, il n’y a pas d’autre solution que de tendre la main à ces responsables afin de tenter de stabiliser la situation sécuritaire par un cessez-le-feu et d’entamer un processus qui s’attaque aux causes du conflit", indique l’ICG dans son rapport parvenu mercredi à l’AFP.

Pour l’ICG, le retrait prévu du sol somalien de l’armée éthiopienne d’ici début 2009 "ouvre une nouvelle période d’incertitude et de risque, mais fournit également une chance de lancer un processus politique inclusif".

"Il y a raison de croire que malgré des prises de position radicales, une majorité significative au sein de l’insurrection islamiste pourrait s’engager dans un processus politique qui ne cherche pas à les criminaliser et qui leur propose un rôle dans une gouvernance future", estime l’ICG.

"D’une manière ou d’une autre, il est probable que la Somalie soit dominée par des forces islamistes", prévient le groupe.

"Il paraît pertinent pour la communauté internationale d’utiliser la promesse d’une reconnaissance internationale et d’un soutien important pour un tel régime afin de s’assurer qu’il regroupe le spectre le plus large de groupes islamistes – y compris les shebab – qu’il respecte l’intégrité territoriale de ses voisins, dont l’Ethiopie (…) et renonce à tout lien avec le terrorisme", argumente l’ICG.

Les shebab, islamistes extrémistes, sont à la tête de l’actuelle insurrection en Somalie, en guerre civile depuis 1991, et contrôlent de larges parties du pays.


__________________________________ 2 – AllAfrica.com (En Anglais)

Somalie : les milices islamistes ont contraints la seule radio, libre située dans une zone occupée par les milices islamistes, à cesser d’émettre. // Somalia: Radio Station in Islamist-Controlled Town Forced Off the Air

The only radio station in an Islamist-controlled town in southern Somalia was shuttered by militants in a raid last week, according to the station’s director.

About 10 armed militiamen from Al Shabab, a hardline Islamist insurgent group controlling the coastal town of Kismayo since August, forced the local station of independent broadcasting network HornAfrik ( http://www.hornafrik.com ) off the air on December 13, director Ahmed Mohamed Aden told CPJ. The militia handed Aden an order signed by Sheikh Hassan Yaqub Ali, the information secretary of the Islamic administration in Kismayo, accusing the station of airing music and "anti-Islamist" information, he said.

"The forced closure of HornAfrik in Kismayo indicates that there are no parts of Somalia where press freedom is respected," said CPJ Africa Program Coordinator Tom Rhodes. "We call on the information secretary of the Islamic administration to reverse his decision and allow Kismayo’s only radio station, HornAfrik, back on the air. The free-flow of news is in the country’s best interest."

The raid took place in the evening of December 13, shortly after the station aired a news item reporting civilian casualties in fighting between Al Shabab fighters and local militia in the southwestern town of Dobley, near the Kenyan border, according to Aden. Islamist administration spokesman Ali officially reported a total of seven military casualties on both sides, but no civilian deaths, according to local journalists.

The raid occurred a day after HornAfrik celebrated its 12th anniversary as Somalia’s first ever independent broadcaster, according to news reports. Warlords, Islamists, and the Somali Transitional Federal Government have variously attacked ( http://cpj.org/2007/04/in-somalia-shelling-destroys-broadcast-stations-in.php ) and harassed ( http://cpj.org/2007/06/somali-government-cracks-down-on-media-over-securi.php ) the station over its coverage, according to CPJ research. HornAfrik’s co-founder Ali Sharmarke ( http://cpj.org/2007/08/in-somalia-two-prominent-journalists-assassinated.php ) was among seven journalists murdered in the line of duty in 2007.

Since capturing Kismayo on August 23, the Al Shabab administration has imposed strict restrictions on press freedom, including pre-broadcast censorship, according to local journalists. The city remains one of the most dangerous for journalists in Somalia. This year alone, two Kismayo-based journalists, Nasteh Dahir Farah ( http://cpj.org/2008/06/cpj-calls-for-an-investigation-into-somali-journal.php ) and Hassan Kafi Hared ( http://cpj.org/2008/01/cpj-mourns-the-death-of-somali-reporter.php ), were murdered with total impunity.

___________________________________ 1 – AFP

Somalie: l’Ethiopie pourrait prolonger sa présence de quelques jours

Le président du Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine (UA), le ministre zambien des Affaires étrangères, Kabinga Pande, a indiqué lundi soir que l’Ethiopie pourrait prolonger la présence de ses troupes en Somalie de quelques jours, a constaté un journaliste de l’AFP.

Au cours d’un conseil extraordinaire des ministres du CPS à Addis Abeba, "le gouvernement éthiopien a indiqué qu’il pouvait prolonger sa présence jusqu’au 5 janvier mais pas plus tard", a déclaré M. Pande, qui préside cette réunion.

Ce délai devrait permettre à la force de paix de l’UA en Somalie (Amisom), qui ne compte pour l’instant que 3.400 soldats burundais et ougandais, de recevoir les renforts nécessaires à son maintien en Somalie, a-t-il expliqué en substance.

"Trois pays ont proposé d’envoyer des troupes en Somalie: l’Ouganda et le Burundi avec un bataillon au moins chacun, et le Nigeria qui a confirmé l’envoi d’un bataillon" (environ 800 hommes), a-t-il précisé.

"Nous avons le soutien de la communauté internationale pour (le déploiement) des soldats Burundais et Ougandais, tandis que le Nigeria est en mesure de se déplacer à ses propres frais en raison de l’urgence", a-t-il ajouté.

Le Commissaire à la Paix et à la sécurité de l’UA, Ramtane Lamamra, a indiqué que l’organisation continentale doit "très rapidement se rapprocher du gouvernement éthiopien pour discuter de la transition".

Confrontée à la décision du gouvernement éthiopien de retirer son corps expéditionnaire de Somalie d’ici la fin décembre, l’UA tente par tous les moyens de renforcer l’Amisom, déployée depuis mars 2007 à Mogadiscio mais en sous-effectif, pour éviter un vide sécuritaire.

L’armée éthiopienne est intervenue officiellement depuis fin 2006 en Somalie en soutien à son gouvernement et pour chasser les islamistes du pouvoir. Deux ans plus tard, les insurgés de la mouvance islamiste contrôlent de nouveau une grande partie du centre et du sud de ce pays, ravagé par la guerre civile depuis 1991.