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03/10/2015 (Brève 480) Communiqué du FRUD sous la siganture de Mohamed Kadamy Youssouf (en qualité de Président du FRUD) « Trois voitures utilisées par l’armée de Djibouti ont été incendiées par le FRUD proximité de Tadjourah« 

================= Note de l’ARDHD
Contrairement à certaines informations distillées par les autorités djiboutiennes, plusieurs témoins nous ont confirmé qu’il n’y avait pas d’ambulances parmi les véhicules détruits.

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Trois voitures utilisées par l’armée de Djibouti
ont été incendiées par le FRUD

à proximité de Tadjourah

Le 30 septembre 2015 dans l’après midi, 3 voitures ont été incendiés à Marawalèh Af à 15 km de Tadjourah par un goupe de combattants du FRUD. Il s’agit d’ un Toyota Pic Up, un Landcruiser et un camion appartenant tous à la Société de construction de la route Tadjourah/Randa.
 
  Ces voitures ont servi au transport des troupes , des matériels et des nourritures lors de l’offensive de l’armée  gouvernementale qui a duré du 11 août au 13 septembre 2015. Cette offensive s’est soldée par un échec pour l’armée qui s’est arrêtée nette face à la résistance du FRUD. Bilan une voiture de l’armée détruite, arrestation des civils, et une exécution extrajudiciaire à Assal par les forces gouvernementales (57 Km de la capitale) le 23 août d’Ali Mohamed Haïssama,  soupçonné de sympathie du FRUD.

Les combattants ont fait descendre tous les passagers parmi lesquels les employés de la société, des civils et des policiers en civil, qui ont été autorisés à récupérer tous leurs effets personnels y compris leur téléphone portable. Ils ont transmis un message écrit à la direction de la société qui construit la route Tadjourah, Randa  Balho, en leur indiquant qu’il s’agit d’un avertissement parce que leurs véhicules ont servi dernièrement au vu et au su de tout le monde au transport des troupes, de nourritures pour l’armée.

Le message indiquait aussi que le FRUD, n’est pas opposé à la continuation de la construction de la route Randa Balho, mais si les matériels de la société sont utilisés par l’armée, le FRUD les détruira. Troisième message : met en garde la Société de ne pas enterrer des produits chimiques entre Boli et Dorra comme le soupçonnent fortement plusieurs habitants de la région.

Fait à Genève, le 1er octobre 2015

Mohamed KADAMY YOUSSOUF
Président du FRUD
frud_djibouti@hotmail.com

02/01/09 (B480) AFP / L’armée éthiopienne a entamé son retrait du territoire somalien

L’Ethiopie, qui intervient militairement en Somalie depuis fin 2006, a entamé son plan de retrait total de ses troupes du territoire somalien, a annoncé à l’AFP vendredi Bereket Simon, porte-parole du Premier ministre éthiopien.

"Nous avons déjà commencé à exécuter notre plan de retrait. Cela va prendre encore plusieurs jours. C’est un processus qui va prendre du temps", a déclaré le porte-parole du Premier ministre Meles Zenawi.

"L’exécution du plan de retrait est en cours; quand nous évoquions la fin de l’année (2008), nous voulions dire que le retrait serait commencé" d’ici la fin 2008, a-t-il précisé.

"Nous voulions avoir des consultations avec l’Union africaine (UA) et les pays contributeurs (de troupes à la force de paix de l’UA – Amisom) au sujet de notre retrait", a indiqué M. Bereket, sans donner plus de précision sur cette rencontre qui s’est tenue jeudi discrètement à Addis Abeba.

L’armée éthiopienne était intervenue officiellement fin 2006 pour soutenir le gouvernement somalien de transition, et a mis en déroute début 2007 les forces des tribunaux islamiques qui avaient contrôlé pendant quelques mois l’essentiel du centre et du sud de la Somalie.

L’Ethiopie, en majorité orthodoxe, avait justifié cette intervention en arguant que les tribunaux islamiques menaçait sa sécurité.

Mais Addis Abeba est désormais soucieuse de s’extraire d’un bourbier militaire car depuis début 2007, Mogadiscio et un nombre croissant de régions somaliennes sont le théâtre d’une guérilla acharnée – visant en particulier les forces somaliennes et éthiopiennes – dirigée par les combattants extrémistes islamistes des "shebab" (aile militaire des tribunaux).

Ainsi, vendredi matin, deux soldats éthiopiens et sept civils somaliens ont été tués dans de nouvelles violences à Mogadiscio, ont rapporté la police et des témoins.

Ce retrait fait planer encore plus d’incertitudes sur la sécurité dans ce pays pauvre de la Corne de l’Afrique, en guerre civile depuis 1991.

L’Amisom, déployée depuis mars 2007 essentiellement à Mogadiscio et dont le mandat qui expirait fin décembre a été prolongé de deux mois, va donc se retrouver seule sur le terrain.

L’Amisom, qui reste mal équipée et sous-financée, est forte de seulement 3.400 soldats burundais et ougandais, alors que son mandat initial prévoyait un contingent total de 8.000 hommes.

En outre, le retrait de l’Ethiopie intervient alors que le président somalien Abdullahi Yusuf Ahmed a démissionné de son poste le 29 décembre pour avoir échoué à ramener la paix et la stabilité dans son pays. Le Parlement somalien a un mois pour élire un nouveau président.

02/01/09 (B480) Afrique en Ligne // Ould Abdallahi explique l’instabilité de la Somalie

Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en Somalie, Ahmedou Ould Abdallah, a déclaré jeudi que l’instabilité qui prévaut dans ce pays est le résultat de la vacance du pouvoir.

«La crise dans le pays tient moins des décennies de violence et plus d’une absence de leadership politique", a-t-il dit dans une lettre adressée aux Somaliens de la diaspora.

"Le principal problème de la Somalie, qui n’a plus de gouvernement central opérationnel depuis 1991, n’est pas un problème de sécurité, mais plutôt de vacance du leadership politique", a ajoute le diplomate mauritanien.

Il s’est cependant déclaré confiant dans la progression vers une situation où des dirigeants responsables auront des relations amicales avec leurs voisins et où l’on assistera à une intégration en douceur dans la communauté internationale.

M. Ould Abdallah a également salué "la démission pacifique récente" du président somalien, Abdullahi Yusuf Ahmed.

Il a souligné que la réinstallation des responsables du groupe d’opposition de l’Alliance pour la libération de la Somalie (ARS) et des délégués du Comité de sécurité mixte, comprenant l’ARS et le gouvernement fédéral de transition (TFG), à Mogadiscio, aiderait à résoudre cette crise de leadership.

En juin dernier, les deux parties ont signé au Djibouti un accord de paix facilité par l’ONU dans le cadre duquel elles ont convenu de mettre fin au conflit et appelé l’ONU à déployer une force de stabilisation internationale dans ce pays en proie à des troubles.

"Le processus de Djibouti a ouvert une nouvelle ère dans l’histoire de votre pays et a donné l’occasion à tous les Somaliens d’assister à l’activité d’une génération essentielle engagée pour la paix et la stabilité", a déclaré M. Ould Abdallah.

«Après que les femmes et la jeune génération ont perdu espoir après avoir assisté à deux décennies de luttes pour le pouvoir en Somalie, il est temps pour les dirigeants de démontrer leur engagement envers la paix et le bien- être de leur pays", a-t-il ajouté.

Selon lui, l’année 2009 sera chargée pour la Somalie, soulignant que les premières semaines seront consacrées aux préparatifs de l’élection d’un nouveau président, de la formation d’un gouvernement d’unité nationale et d’un parlement élargi.

"La Somalie entre dans une nouvelle ère", a déclaré M. Ould Abdallah, appelant la diaspora somalienne à mobiliser tous les efforts pour redonner à leur pays d’origine son intégrité, sa souveraineté et sa dignité.

02/01/09 (B480) XINHUA / Somalie : un nouveau président sera désigné dans le délai prévu.

rc;le de chef d’Etat après la démission du président Abdullahi Yusuf Ahmed, a promis jeudi d’organiser l’élection d’un nouveau président dans le délai de 30 jours conformément à la charte fédéral de transition.

M. Madoobe, qui s’exprimait au Parlement à Baidoa, dans le sud de la Somalie, a affirmé qu’une commission serait mise en place pour organiser l’élection "au plus tôt possibile".

Il a demandé aux députés qui ne sont pas à Baidoa de retourner à la ville d’ici sept jours pour participer à la sélection d’une nouveau président du pays.

Aux termes de la charte fédérale, l’élection du président du pays demande la présence des deux tiers des parlementaires.

Il a aussi appelé les Nations Unies à envoyer une force de maintien de la paix en Somalie en remplacement des troupes éthiopiennes, qui vont quitter le pays durant la première semaine de janvier.

Les parlementaires somaliens sont nommés par leurs clans respectifs ou les leaders de leurs factions lors de la formation du Parlement actuel en 2004.

De nombreux parlementaires se trouvent soit dans d’autres régions de la Somalie, soit à l’étranger.

M. Maddoobe a promis de renforcer la sécurité à Baidoa, où un député a été tué par des hommes armés.

01/01/09 (B480) Le Journal de la Flibuste – JDD / Somalie: Pirates contre hélicoptère.

coptère de l’armée malaisienne a repoussé des pirates somaliens qui tentaient jeudi de prendre les commandes d’un bateau indien dans le Golfe d’Aden, rapporte le Bureau maritime international (BMI).

L’appareil a décollé d’un navire de guerre croisant à proximité du cargo indien qui avait envoyé des appels de détresse alors qu’il était sous le feu de deux petites embarcations pirates.

La semaine dernière, une intervention d’un bâtiment de la marine allemande avait pareillement mis en échec l’attaque d’un cargo égyptien par des pirates somaliens.

La communauté internationale s’est récemment mobilisée pour lutter contre les actes de piraterie maritime.

01/01/09 (B480) Le Journal de la Flibuste – Le Parisien avec AFP // Somalie : un cargo égyptien capturé par des pirates

Un cargo égyptien, avec à bord 28 marins, a été capturé jeudi matin par des pirates somaliens au large des côtes de la Somalie, a annoncé l’Egypte.

Le Blue Star, qui transporte une cargaison de 6.000 tonnes d’engrais, «est actuellement contrôlé par les pirates», a affirmé l’adjoint du ministre des Affaires étrangères en charge des affaires consulaires, Ahmad Rizk, précisant que le navire avait été arraisonné près du détroit de Bab el-Mandeb.

«Les membres de l’équipage sont devenus des otages. Des efforts sont en cours pour mener les discussions nécessaires à la libération du cargo», a-t-il ajouté.

Les pirates étaient au nombre de 15 et certains d’entre eux étaient lourdement armés, a-t-il dit.

Début septembre, un bateau égyptien et ses 25 membres d’équipage avaient été capturés par des pirates somaliens, avant d’être libérés près de trois semaines plus tard.

La Somalie, pays pauvre de la Corne de l’Afrique ravagé par la guerre civile et sans gouvernement central depuis 1991, est devenu le point chaud de la piraterie planétaire ces derniers mois.

01/01/09 (B480) RSF – Un journaliste de Radio Shabelle tué par un milicien : Reporters sans frontières exprime sa colère

Reporters sans frontières exprime sa colère après l’assassinat d’un journaliste de Radio Shabelle, Hassan Mayow Hassan, abattu par un membre d’une milice pro-gouvernementale, le 1er janvier 2009, à Afgoye (30 kilomètres au sud de Mogadiscio).

“Au premier jour de l’année 2009, la Somalie et Radio Shabelle sont une fois de plus marquées par l’assassinat d’un journaliste. L’incapacité des hommes politiques somaliens à assurer au moins la sécurité des médias doit être fermement rappelée à ceux-ci par la communauté internationale, qui doit hausser le ton sur ce dossier. Quant aux autorités de transition, elles doivent identifier et punir l’assassin d’Hassan Mayow Hassan, de manière à envoyer un signal fort à ceux qui seraient tentés par ce genre de comportement criminel”, a déclaré l’organisation.

Le 1er janvier vers 10 heures 50, alors qu’il se trouvait avec des collègues pour couvrir des affrontements entre des groupes armés proches du gouvernement fédéral de transition et des combattants islamistes, Hassan Mayow Hassan a été pris à partie par un milicien. Après qu’il a mentionné sa qualité de journaliste, il a été abattu de deux balles à la tête par ce dernier.

Hassan Mayow Hassan est le dixième journaliste tué en Somalie depuis 2007, ce qui confirme le fait que le pays est le plus meurtrier d’Afrique pour les médias. En juin dernier, le vice-président de la NUSOJ, Nasteh Dahir Farah, collaborateur de plusieurs médias étrangers, avait été abattu par un groupe d’individus armés.

Le secrétaire général de l’organisation locale de défense des journalistes, Omar Faruk Osman, avait alors déploré que "personne ne protège les journalistes somaliens qui sont devenus des cibles pour tous les groupes armés". La mort d’Hassan Mayow Hassan survient quelques jours après que les professionnels de la presse ont manifesté à Mogadiscio, pour demander la fin des violences contre les journalistes.

Agé de trente-six ans, correspondant de Radio Shabelle depuis six ans, le journaliste laisse derrière lui une épouse et cinq enfants.

La Somalie occupe la 153e, sur 173 places du classement 2008 de la liberté de la presse publié par Reporters sans frontières.

01/01/09 (B480) Toujours des violences en Somalie, mais des appels au calme de la part de plusieurs organisations somaliennes, dont celles des intellectuels. (6 articles en Français)

________________________________ 6 – MediaPart

La Somalie s’enfonce dans la tourmente politique

Par Materneau Chrispin

La piraterie maritime focalise l’attention de la communauté internationale sur la Somalie. Tout le monde a maintenant compris que les racines de ce problème se trouvent dans la déliquescence de l’Etat somalien, dont les structures et institutions sont complètement dysfonctionnelles.

L’instabilité chronique que connaît ce pays depuis 17 ans vient de connaître une accélération ces derniers jours. D’abord, la démission de l’ancien premier ministre Nur Hassan Hussein (Nur Adde). Elle est intervenue à la suite de dissensions continuelles entre ce dernier et le président Abdullahi Yusuf sur fond de luttes pour le contrôle politique des institutions, notamment le Parlement de ce pays.

Celui-ci d’abord favorable au président Yusuf, changea de sympathie à la suite d’une tentative de l’entourage et des partisans du président en août 2008 de chasser le premier ministre de son poste, laquelle fut déjouée par la communauté internationale et les éthiopiens qui sont présents militairement en Somalie. Les rivalités entre les plus hautes autorités du pays s’expliquent aussi par des raisons claniques, vu que la composition du gouvernement s’était faite sur la base d’une répartition de postes ministériels en fonction des clans qui forment le pays. D’ailleurs le président représentait le clan Darod et le premier ministre, celui des Hawiye.

La nomination de Nur Hassan Hussein au poste de premier ministre en décembre 2007 avait été accueillie favorablement tant par la communauté internationale et que par les forces politiques internes. L’intégration dans son cabinet de figures considérées comme compétentes et non mêlées aux pratiques de corruption ayant cours en Somalie était considérée comme susceptible de pouvoir apporter des solutions viables aux graves problèmes du pays.

De plus, le nouveau premier ministre montrait une volonté de pratiquer une politique de réconciliation nationale visant à faire cohabiter et fonctionner pacifiquement les différentes factions politiques du pays en utilisant la formule « 4.5 » (1) de la Charte de Transition de 2004 pour la répartition des postes au sein de son cabinet qui devait compter jusqu’à 73 membres au début (2).

De plus, il a entamé un dialogue avec les chefs des divers clans et leur a donné certains gages concrets de bonne foi comme la libération de certains chefs de clans. Cette nouvelle politique n’a jamais eu l’adhésion du président Yusuf et de ses partisans qui ont eu recours à toutes sortes de tactiques politiciennes, dont l’utilisation des forces de sécurité du pays, pour miner l’autorité de son premier ministre et l’action de son gouvernement.

C’est dans ce climat de tensions constantes à la tête de l’exécutif somalien que le Président Yusuf décida de renvoyer le premier ministre Nur Adde le 14 décembre 2008, malgré le fait que le Parlement somalien ait manifesté son appui à ce dernier, en refusant de ratifier cette décision. Le président Yusuf nomma dans la foulée un nouveau chef de gouvernement Mohamoud Mohamed Gouled qui devait démissionner quelques jours plus tard, soit le 24 décembre 2008. Depuis ces récents événements, le président Yusuf s’est retrouvé encore plus isolé tant à l’intérieur du pays que du coté des acteurs internationaux qui pèsent sur la vie politique du pays, notamment l’Ethiopie, les Etats-Unis ou encore l’Europe.

En effet, le contexte politique interne est caractérisé par une résurgence de la rébellion armée des islamistes chassés du pouvoir à la fin de l’année 2006, par l’intervention armée de l’Ethiopie dans ce pays. Ces derniers sont parvenus à établir un contrôle de plus en plus étendu du territoire somalien. Le pouvoir central ne s’est exercé que sur une portion réduite de ce territoire qui se résumait qu’à Mogadiscio (quoique partiellement) et quelques autres villes, dont Baidoa où siège le Parlement.

Sur le plan international, l’Ethiopie qui a été le principal allié du président Yusuf a peu à peu lâché ce dernier, après avoir vainement tenté à deux reprises dans les derniers mois (août et novembre 2008) de porter les deux parties à trouver un modus vivendi pour gouverner le pays ensemble. Les manœuvres politiciennes de déstabilisation de Nur Adde dont il était l’instigateur ainsi que la corruption et le népotisme du clan entourant le président Yusuf sont devenus de moins en moins tolérés par l’Ethiopie.

Empêtré dans cette crise interne, non détenteur d’un contrôle réel du pays, ayant perdu son principal soutien international et étant de plus en plus contesté par les forces politiques de son pays, notamment au sein du Parlement, Abdullahi Yusuf a décidé ce lundi 29 décembre 2008 de démissionner comme président de la Somalie en invoquant « la perte de contrôle du pays » et sa « paralysie » politique.

Beaucoup craignent que les derniers remous de l’actualité en Somalie n’augurent d’une nouvelle période de violence et de chaos dans cette situation caractérisée par le retour des forces islamistes, le retrait programmé des troupes éthiopiennes du pays à la fin de cette année et l’aggravation des luttes politiques pour le contrôle du pouvoir. En tout cas, le chemin menant à la pacification et à la restauration de l’Etat en Somalie reste, malheureusement, encore tortueux et long.

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1. Selon cette formule, les postes ministériels sont répartis entre les 4 grands clans du pays et un regroupement d’autres clans de moindre importance.

2. Cependant à la suite de démissions et de problèmes politiques divers liés aux revendications de postes de certains clans, le cabinet a été modifié et considérablement réduit à plusieurs reprises.

________________________________ 5 – Le Monde

Somalie: un journaliste de radio Shabelle tué par balles près de Mogadiscio

Un journaliste de la radio privée Shabelle, une des plus importantes de Somalie, a été tué par balles jeudi à Afgoye, à 30 km à l’ouest de Mogadiscio, a-t-on appris auprès de son média et d’un témoin.

Hassan Mayow Hassan, 28 ans, a été tué dans la rue, non loin de son domicile, par un ou des inconnus.

"On ne sait pas pourquoi ils l’ont tué mais ils ont ouvert de feu sur lui près de sa maison et il est mort sur le coup", a déclaré à l’AFP le directeur de la radio Muktar Muhamed Hirabe.

"J’ai vu Hassan passer dans le quartier puis l’intant d’après, j’ai entendu des tirs nourris. J’ai accouru et j’ai vu son corps sur le sol", a rapporté un témoin, Muhamed Cheikh.

"Des forces de sécurité locales étaient dans le quartier et je pense qu’elles l’ont tué", a-t-il ajouté.

En août, le correspondant de la BBC à Kismayo (sud), Nafteh Dahir, avait été assassiné dans des circonstances similaires.

La Somalie, en guerre civile depuis 1991, a été le deuxième pays le plus dangereux après l’Irak pour les journalistes en 2007, où 8 journalistes avaient été tués.

________________________________ 4 – Rapport d’HRW

Documents on EthiopiaSomalie : Les crimes de guerre déciment la population
Communiqué de presse Déc 8, 2008
Toutes les parties au conflit croissant en Somalie ont commis de façon répétée des crimes de guerre et autres graves exactions au cours de l’année dernière, qui ont contribué à la catastrophe humanitaire du pays, a indiqué Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui. Human Rights Watch a engagé les Etats-Unis, l’Union européenne, et d’autres acteurs internationaux importants à revoir leurs approches inadéquates envers la crise et à soutenir les efforts visant à garantir que les coupables rendent compte de leurs actes.

Rapport 2008: Les simulacres de démocratie minent les droits humains
Communiqué de presse Jan 30, 2008
Les démocraties établies acquiescent à des élections entachées d’irrégularités et iniques par opportunisme politique, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui à l’occasion de la publication de son Rapport mondial 2008. En autorisant les autocrates à s’ériger en démocrates sans exiger qu’ils respectent les droits civils et politiques qui donnent tout son sens à la démocratie, les États-Unis, l’Union européenne et d’autres démocraties influentes risquent de miner les droits humains partout dans le monde.

Somalie : Crimes de guerre à Mogadiscio
Communiqué de presse AOÛT 12, 2007
Les forces armées somaliennes et éthiopiennes ainsi que les forces rebelles se sont toutes rendues coupables de multiples violations des lois de la guerre à Mogadiscio, infligeant d’immenses souffrances à la population civile, selon un nouveau rapport de Human Rights Watch publié aujourd’hui. Human Rights Watch a exhorté le Conseil de sécurité de l’ONU, qui délibère actuellement sur la situation en Somalie, à inclure un mandat fort pour la protection des civils dans toute mission de maintien de la paix.

_________________________________ 3 – XINHUA

La diaspora somalienne appelée à se mobiliser pour aider son pays

Le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour la Somalie, Ahmedou Ould-Abdallah, a appelé mercredi la diaspora somalienne à "prendre le train de l’histoire et à mobiliser tous les efforts pour préserver la solidarité entre frères afin de retrouver l’intégrité, la souveraineté et la dignité de la Somalie ".

"Priez pour que l’expression +Etat en faillite+, qui est trop souvent associée avec le nom de votre grand pays, disparaisse", a dit M. Ould-Abdallah dans une lettre adressée à la diaspora somalienne.

Selon lui, la Somalie entre dans une nouvelle ère, alors que la communauté internationale continue de se concentrer sur les façons d’assurer un minimum de stabilité dans ce pays.

M. Ould-Abdallah s’est dit encouragé par le processus de paix connu sous le nom de Processus de Djibouti et les étapes importantes intervenues récemment, notamment la décision du président Abdullahi Yusuf Ahmed de démissionner, la relocalisation de la direction de l’Alliance pour la re-libération de la Somalie (ARS) et du Comité conjoint de sécurité à Mogadiscio et à Beletweyne, ainsi que l’approbation par le parlement fédéral de transition des principes de coopération politique entre le gouvernement fédéral de transition et l’ARS.

Par ailleurs, au mois de décembre le départ des troupes éthiopiennes a été annoncé.

"Nous avons un programme ambitieux pour 2009", a dit le représentant spécial, notamment "les préparatifs pour l’élection d’un nouveau président, la formation d’un gouvernement d’unité nationale et d’un parlement élargi".

M. Ould-Abdallah a aussi annoncé une réunion avec d’anciens chefs militaires et de la police qui n’ont pas participé au conflit afin de remettre sur pied une armée somalienne.

_________________________________ 2 – XINHUA

Somalie : les savants islamiques appellent les combattants à arrêter leur combat

L’Association des savants islamiques de la Somalie, une organisation influente à Mogadiscio, a lancé mercredi un appel aux combattants islamistes pour qu’ils s’arrêter de combattre après le départ des troupes éthiopiennes.

"Nous appelons tous les combattants à arrêter la guerre une fois que les troupes éthiopiennes quittent le pays", selon une déclaration lue devant la presse par le président de l’Association, Cheik Abdurrahman Mohamed Ahmed.

Le mois dernier, l’Ethiopie a déclaré, dans une lettre adressée à l’Union africaine et aux Nations Unies, qu’elle avait décidé de retirer ses troupes de Somalie avant le 31 décembre 2008.

Les troupes éthiopiennes ont depuis lors établi des bases le long de la route entre Mogadiscio et Badoa, siège du Parlement somalien, route par laquelle les militaires éthiopiens pourraient quitter le la Somalie.

Les savants islamiques ont également demandé aux combattants islamistes de s’arrêter de canonner les zones d’habitation.

"Ça n’est plus acceptable et doit être arrêté car le bombardement des zones d’habitation ne fait que les civils souffrir", souligne la déclaration.

Mardi, une dizaine de civils ont été tués après que des obus eurent touché un marché de Mogadiscio.

Les savants islamiques ont également condamné les nouveaux combats qui ont éclaté dans le centre de la Somalie, entre le mouvement Al-Ahabaab et un groupe de la branche Sufi de l’islam connue sous le nom d’Ahlu Sunna.

Le combat aurait fait 50 morts et une centaine de blessés parmi les civils.

_________________________________ 1 – Le Figaro avec AFP

Somalie : 9 civils tués dans des combats

Neuf civils ont été tués mardi à Mogadiscio par des tirs de mortier des forces gouvernementales somaliennes au cours de combats contre des insurgés islamistes, ont rapporté aujourd’hui des témoins.

"Les tirs de mortier ont atterri dans le quartier du marché de Bakara (principal marché de la capitale somalienne). Au moins 9 personnes ont été tuées", a rapporté à l’AFP un habitant, Mohamed Subow.

Un commerçant local, Mawlid Mohamed Ali, a confirmé à l’AFP ce bilan, précisant que huit civils, dont deux femmes, étaient morts sur le coup, et qu’un autre avait succombé à ses blessures à l’hôpital.

Au moins vingt personnes blessées dans ces affrontements ont été transportées à l’hôpital Medina, principal établissement hospitalier de la capitale, ont indiqué à l’AFP des sources médicales.

Selon les témoins interrogés par l’AFP, les tirs d’artillerie des forces gouvernementales ont répondu à une attaque des insurgés dans le quartier K4 du sud de la capitale.
La Somalie, pays pauvre de la Corne de l’Afrique, est en guerre civile depuis 1991.

Mogadiscio et un nombre croissant de régions somaliennes sont le théâtre depuis début 2007 de violences meurtrières, opposant les forces gouvernementales et leurs alliés de l’armée éthiopienne, à une insurrection dirigée par les "shebab", combattants islamistes extrémistes.