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05/10/2015 (Brève 482) Situation toujours très tendue dans les Mablas… (ARDHD avec nos correspondants)

Hier soir, 4 octobre 2015, une réunion importante s’est tenue à l’Etat-major de l’armée djiboutienne : étaient présents toute la hiérarchie militaire, les ministres concernés,  les responsables de la Sécurité et curieusement un « sorcier Soudanais ».

Ce matin 5 octobre, les militaires d’Assagueila, d’Obock, de Waddi, du camp proche d’Arta ont été dépêchés en renfort dans les Mablas sur la zone de combat.

Ce qui a provoqué des accrochages avec les résistants du FRUD à deux endroits : au point d’eau de Goula et à Mele (un site montagneux particulièrement difficile d’accès ).

Un bilan, confirmé par plusieurs sources, fait état dans les rangs de l’AND de la mort d’au moins 3 soldats et de plusieurs blessés (dont deux pour lesquels le pronostic vital serait engagé)..

23/01/09 (B482-B) Afrique en Ligne / Quinze émigrants africains se noient dans le Golfe d’Aden.

Deux embarcations de passeurs transportant des Somaliens et des Ethiopiens ont chaviré dans les hautes mers séparant la Corne de l’Afrique et le Yémen, faisant au moins 15 morts et une douzaine de disparus, a déclaré l’agence des Nations unies pour les réfugiés, le HCR.

Les embarcations transportaient 270 personnes lorsqu’elles ont sombré, dans des accidents séparés, pendant le week-end, dans le Golfe d’Aden et la Mer Rouge.

"La garde-côtière yéménite recherche encore des survivants", a dit Leila Nassif, chef du bureau du HCR à Aden, jeudi. "Nous fournissons une assistance médicale et de la nourriture aux survivants dans nos centres d’accueil le long des côtes yéménites".

La première embarcation transportait 150 passagers, pour la plupart des non-Somaliens en provenance de la ville djiboutienne d’Obock.

Les passeurs ont perdu leur chemin avant d’apercevoir finalement le Yémen, vendredi, mais leur moteur est tombé en panne et l’embarcation s’est renversée dans les eaux profondes près du rivage.

Les autorités yéménites ont récupéré six corps, tandis que 32 passagers qui ont gagné le rivage près de Dhubab, à 200 kilomètres à l’ouest d’Aden, ont reçu les premiers secours, de la nourriture et de l’eau.

On croit que les 112 passagers restants ont pu atteindre les côtes, mais on ne sait pas exactement où ils se trouvent.

"Dans le deuxième accident, une embarcation transportant 120 personnes a chaviré, dimanche, au large de la ville yéménite d’Ahwar, après avoir quitté Murera, en Somalie mercredi dernier, en direction du Golfe d’Aden", a déclaré le HCR.

Neuf corps ont été récupérés et enterrés par l’agence d’aide locale, tandis que 99 personnes ont pu atteindre le rivage. Les neuf restantes sont portées disparues et l’on craint qu’elles ne soient mortes.

Des centaines d’Africains meurent chaque année en tentant de rallier le Yémen à la recherche d’un avenir meilleur, ou pour échapper è la persécution et aux conflits.

Beaucoup perdent la vie dans les eaux tumultueuses séparant la Corne de l’Afrique et la Péninsule d’Arabie.

"La dernière tragédie coïncide avec une recrudescence de passagers clandestins à travers le Golfe d’Aden", a déclaré l’agence.

Les dernières statistiques de 2008 montrent que plus de 50.000 personnes ont effectué le voyage périlleux à bord d’embarcations de passeurs et qu’au moins 590 se sont noyées ou ont été tuées par les passeurs. 359 autres ont été portées disparues.

"Le nombre de nouvelles arrivées a considérablement augmenté en 2008, avec presque deux fois plus de personnes débarquant sur les côtes du Yémen que l’année précédente. Même si de tels chiffres en ajoutent à la charge de l’économie du Yémen déjà mise à rude épreuve, le gouvernement yéménite continue d’accueillir les réfugiés et les chercheurs d’asile en provenance de la Corne de l’Afrique, ce pourquoi la communauté internationale lui est sincèrement reconnaissante", a dit Claire Bourgeois, la représentante du HCR au Yémen.

L’augmentation du nombre d’arrivées reflète la situation désespérée en Somalie et dans la Corne de l’Afrique, une région marquée par la guerre civile, l’instabilité politique, la famine et la pauvreté.

23/01/09 (B482-B) Press TV (Iran) De violents combats à Mogadiscio : au moins 35 morts et 50 blessés. // Fierce clashes erupt in Mogadishu (En Anglais – Info lecteur)

At least 35 people have been killed and 50 others wounded in renewed clashes in Mogadishu while thousands of families flee the city.

As the clashes between Somali government soldiers and anti-government forces continue for the third day. At least 20 fighters from both sides and more than 10 civilians had been killed, a Press TV correspondent reported on Wednesday.

More than 7000 families flee the capital as fighting went on in the Wadajir, Yaqshid and Dharkenley districts in southern Mogadishu.

Medical officials at Mogadishu’s main operating hospital, Medina have confirmed that the majority of the casualties were civilians.

Different factions which some of them are not part of peace process that saw the withdrawal of Ethiopians, have taken over bases left vacant by Ethiopians in the capital.

The fighting erupted as neighboring Djibouti hosts Somali delegations which are spearheading peace process and reconciliations efforts for the horn of African nation which had been without an effective government for nearly two decades.

United Nations Special Representative for Somalia Ahmedou Ould-Abdallah on Wednesday arrived in Djibouti to take parts in the power sharing talks between Somali Government and the Alliance for Re-liberation of Somalia, an opposition group.

The country is expected to elect a new president after the former president Abdullahi Yussuf Ahmed, who was involved in a serious power struggle with his Prime Minister Nur Hassan Hussein, resigned last month.

23/01/09 (B482-B) XINHUA / Les législateurs somaliens partent à Djibouti pour l’élection présidentielle.

Les parlementaires somaliens ont commencé à quitter Baidoa, dans le sud de la Somalie, pour Djibouti-ville, la capitale de Djibouti voisin, où va se dérouler l’élection présidentielle somalienne prévue à la fin de ce mois, a déclaré jeudi le vice-président du parlement.

Depuis que l’ancien président somalien, Abdullahi Yusuf Ahmed, a démissionné en décembre dernier, le lieu de l’élection présidentielle a été un point de désaccord au sein du gouvernement somalien de transition étant donné que certains, dont le président du parlement, Adan Madobe, ont maintenu que l’élection se déroule au siège du parlement de Baidoa alors que les autres estimaient qu’elle devrait avoir lieu à Djibouti.

"Nous avons convenus de suivre le président du parlement qui est aussi le président par intérim du pays. Il nous a fortement recommandé le consensus selon lequel nous allons à Djibouti pour l’élection du président et nous y allons", a expliqué Osman Ali Boqore, vice-président du parlement, au moment où presque 50 membres du parlement montaient à bord d’un avion charter à destination de Djibouti.

Le reste des législateurs devraient s’envoler pour Djibouti vendredi où le président du parlement, Adan Madobe, arrivera aussi pour présider la dernière session de l’actuel parlement somalien de 275 membres qui adoptera son extension pour inclure les membres de l’opposition, a indiqué M. Boqore.

La nouvelle assemblée élargie comprendra 275 nouveaux membres, dont 200 viendront de l’opposition représentée par l’Alliance pour la re-libération de la Somalie alors que les 75 autres seront répartis entre la société civile somalienne et la diaspora, en vertud’un accord signé entre le gouvernement somalien de transition et l’opposition l’année dernière.

Selon l’accord, le nouveau parlement élira de nouveaux hauts dirigeants du gouvernement tels que le président de la république et le président du parlement dans la limite du temps légal de 30 jours après le 29 décembre 2008, date de démission de l’ancien président. Plusieurs hommes politiques ont annoncé leur candidature à l’élection présidentielle prévue à Djibouti à la fin du mois.

23/01/09 (B482-B) XINHUA / L’Ouganda enverra des troupes supplémentaires en Somalie après le retrait éthiopien.

L’Ouganda est sur le point de déployer environ 700 soldats supplémentaires en Somalie à la suite du retrait complet des troupes éthiopiennes, a déclaré jeudi un officiel jeudi Kampala.

Crispus Kiyonga, ministre ougandais de la Défense, a confié à la commission défensive du parlement que les troupes, en compagnie d’un contingent supplémentaire burundais, seront déployées dans le pays dans les deux ou trois prochaines semaines, comblant un vide créé par le retrait des troupes éthiopiennes.

Il a affirmé que le gouvernement fédéral somalien de transition et l’Alliance pour la relibération de la Somalie (opposition) se sont accordés pour constituer 10.000 soldats supplémentaires à l’intérieur du pays afin de pacifier la situation.

M. Kiyonga a ajouté que le Nigeria avait également réaffirmé son engagement à envoyer des troupes en Somalie.

Le général Aronda Nyakairima, chef des forces de défense de l’Armée populaire de l’Ouganda, a estimé qu’une fois que les troupes sont sur le terrain, deux bataillons, l’un ougandais ou burundais, et l’autre de la force mixte locale pourront être déployés à Baidoa pour protéger le parlement.

Un total de 8.000 soldats de la paix de l’Union africaine sont requis en Somalie, tandis que seulement 3.000 troupes ougandaises et burundaises y ont été déployées.

23/01/09 (B482-B) LDDH : NOTE D’INFORMATION DU 22 JANVIER 2009 — Résolution du Parlement européen sur la situation dans la Corne de l’Afrique



Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 22 JANVIER 2009

Résolution du Parlement européen
sur la situation dans la Corne de l’Afrique

Le 15 janvier 2009, le Parlement Européen a voté à une écrasante majorité une Résolution sur la Corne d’Afrique, qui fait suite à la publication de la Mission d’Enquête de la Commission de Développement.

La Résolution concernant Djibouti est dans la droite ligne du Rapport présenté le 1er décembre 2008.

Après avoir rencontré tour à tour le Gouvernement, la Société civile, l’Opposition légale à Djibouti le 30 octobre 2008, la Mission d’Enquête de la Commission de Développement du Parlement Européen a fait voter une Résolution spécifique sur notre pays, dont voici les extraits pertinents :

« …Considérant qu’à Djibouti, les défis restent énormes et que la crise alimentaire mondiale a contribué à rendre la situation alarmante dans l’ensemble du pays;…

O. considérant que le système de vote à la majorité, très défavorable aux partis d’opposition, qui était en vigueur lors des élections législatives de 2008, est un sujet de préoccupation à Djibouti, où le Mouvement pour le renouveau démocratique (MRD), parti d’opposition, a été interdit en juillet 2008 au motif qu’il aurait soutenu une attaque érythréenne contre Djibouti, ce qu’aucune preuve crédible ne permet d’étayer, tandis que des dirigeants du syndicat de l’Union djiboutienne du travail/Union générale des travailleurs djiboutiens (UDT/UGTD) n’ont toujours pas été réintégrés dans leurs fonctions après avoir été licenciés pour des motifs liés à leurs activités syndicales,

Sécurité Alimentaire et développement.

20. appelle les autorités djiboutiennes à protéger les droits politiques des partis d’opposition et des organisations indépendantes de défense des droits de l’homme, ainsi qu’à garantir pleinement la liberté de la presse, de réunion et d’expression; souligne le besoin d’entamer un dialogue significatif entre le gouvernement et l’opposition en vue d’aboutir à une adaptation de la loi électorale de manière à permettre une représentation plus équitable, au parlement, des partis politiques existants; demande aux autorités djiboutiennes de permettre au parti d’opposition MRD de reprendre ses activités et de réintégrer dans leurs fonctions tous les dirigeants du syndicat UDT/UGTD licenciés pour des motifs liés à leurs activités syndicales;

21. invite le gouvernement de Djibouti à prendre des mesures pour assurer une meilleure protection juridique et concrète des droits des syndicats, conformément aux conventions clés de l’Organisation internationale du travail;

26. appelle les gouvernements d’Éthiopie, d’Érythrée et de Djibouti ainsi que le Conseil à s’accorder, conformément à l’article 8 et à l’annexe VII de l’accord de Cotonou révisé, pour approfondir le dialogue politique sur les droits de l’homme, les principes démocratiques et l’état de droit, y compris sur les questions susmentionnées, en vue de définir des points de référence et de parvenir à des résultats et progrès tangibles sur le terrain;

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28. charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, aux gouvernements des États membres, au président de la Commission de l’Union africaine, au président en exercice de la Conférence de l’Union africaine, au Secrétaire général de l’Union africaine, au Parlement panafricain, aux gouvernements et parlements des pays de l’IGAD et aux co-présidents de l’Assemblée parlementaire ACP-UE »

http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) se félicite de l’adoption de cette Résolution qui vient conforter la justesse du combat mené à l’intérieur du pays par les Défenseurs des Droits de l’Homme et les Démocrates Djiboutiens.

NOEL ABDI Jean-Paul

22/01/09 (B482-B) Le Journal de la flibuste … Les Suisses renoncent pour le moment à envoyer des militaires sur les navires marchands. L’Espagne renforce sa présence. Les Chinois multiplient les missions d’accompagnement de navires de commerce. (8 articles en Français)

___________________________ 8 – Le Figaro avec AFP

Somalie : l’Espagne envoie des renforts

Le Parlement espagnol a approuvé mercredi l’envoi de 395 militaires pour intégrer la force européenne de lutte contre la piraterie au large des côtes somaliennes, a annoncé le ministère de la Défense.

Les députés ont approuvé l’envoi de ce contingent à la quasi-unanimité, a annoncé le ministère dans un communiqué, précisant que le feu vert définitif serait donné vendredi en Conseil des ministres.

Cette opération "est d’une importance vitale pour la défense des intérêts géostratégiques et économiques de l’Espagne" et elle va "servir à apporter plus de sécurité à nos pêcheurs", présents près des côtes somaliennes, a déclaré mercredi au Parlement le ministre de la Défense, Mme Carme Chacon.

L’Espagne va envoyer une frégate militaire, un navire d’approvisionnement logistique, un avion patrouilleur, et un maximum de 395 militaires.

L’Union européenne a lancé le 8 décembre la première opération navale de son histoire, "Atalante", pour traquer les bandits des mers, avec six bâtiments et trois avions de patrouille sous commandement britannique.

L’Espagne devrait prendre au printemps le commandement de cette force créée à la suite d’une initiative commune avec la France.

___________________________ 7 – Ria Novosti (RU)

L’escorteur russe Neoustrachimy et le tanker Elnia font route vers l’Atlantique

L’escorteur russe Neoustrachimy et le tanker Elnia qui luttaient contre les pirates au large de la Somalie, ont traversé la partie centrale de la Méditerranée et se dirigent vers Gibraltar, a appris mercredi RIA Novosti d’une source au sein de l’état-major de la flotte russe de la Baltique.

"Le Neoustrachimy et le tanker Elnia sont passés la partie centrale de la mer Méditerranée et se dirigent vers le détroit de Gibraltar. Ils mettront ensuite le cap vers leur base (à Baltiisk). L’équipage accomplit sa mission, les équipements et armements sont en bon état", a indiqué le responsable.

Le Neoustrachimy a escorté une vingtaine de convois de cargos russes et étrangers au large de la Corne de l’Afrique entre octobre 2008 et janvier 2009. Le destroyer Admiral Vinogradov de la flotte russe du Pacifique a pris sa relève au large des côtes somaliennes.

Fin janvier, les navires Neoustrachimy et Elnia sont attendus à Baltiisk, la base de la flotte de la Baltique, avait annoncé plus tôt l’assistant du commandant en chef de la Marine russe Igor Dygalo.

_______________________ 6 – Bruxelles 2 (Europe de la défense)

1er bilan anti-pirates (UE, USA, Russie): 104 arrestations, 18 morts

Après le bilan de la piraterie – dressé par le Bureau maritime international – et la demande d’extradition faite par les Néerlandais, je me suis aperçu que nous n’avions pas de bilan précis des arrestations effectuées par les navires de guerre européens (Atalanta et CTF 150), russes et indiens au large de la Somalie et du Yémen ces derniers mois.

Donc voici un premier bilan, réalisé en compilant toutes mes notes et divers articles déjà publiés.

(Nb : le bilan des navires attaqués, marins blessés, tués, en otage a été réalisé par le Bureau maritime international).

En tout, près de 150 personnes ont été arrêtées par les navires de guerre, croisant le Golfe d’Aden, dont certaines en flagrant délit (attaque) ou sur de fortes suspicions (visite à bord et découverte d’armes de guerre). Sur ce nombre, une centaine ont été remises à des autorités étatiques : 19 ont été rapatriées en Europe (si on compte les 5 pirates transférés aux Pays-Bas). Mais la plupart (environ 85) ont été transférées aux autorités judiciaires de pays riverains (Yemen, Puntland-Somalie).

Sur ce chiffre, 11 ont été rapidement libérées après une courte instruction (il s’avérait qu’ils n’étaient pas des pirates mais des pêcheurs yéménites pris en otage). Soit en tout 93 personnes transférées à la justice. Une quarantaine de pirates présumés ont, par ailleurs, été relâchés par les navires de guerre qui les avaient interpellés.

La destination des pirates appréhendés par les navires de guerre varie donc.

• Le rapatriement en Europe (France, Pays-Bas) :

– 6 pirates arrêtés, à la mi-avril 2008, après la libération du Ponant et des otages (par remise de rançon), lors d’une opération terrestre effectuée par les commandos français, les suspects sont incarcérés à Paris (opération : nationale).

– 6 pirates arrêtés, dans la nuit du 15 au 16 septembre 2008, par les commandos français après l’attaque du Carré d’As, lors d’une opération en mer effectuée par les commandos français, pour libérer bateau et otages, les suspects sont incarcérés à Paris (opération : nationale).

– 5 pirates arrêtés par le navire danois Absalon, le 2 janvier 2009, après l’attaque d’un porte-conteneur néerlandais, pourraient être remis à la justice néerlandaise, le procureur ayant demandé leur extradition (opération : CTF-150).

• La remise aux autorités du Puntland (France) :

– 9 pirates Somaliens arrêtés par la marine française, le 23 octobre 2008, après une "visite de contrôle" (opération : nationale).

– 8 pirates Somaliens, arrêtés par l’Aviso français Premier Maitre L’her, le 1er janvier 2009 alors qu’ils tentent d’attaquer le cargo panaméen S. Vénus (opération : EUNAVFOR Atalanta).

– 19 pirates Somaliens arrêtés, par la frégate française Jean de Vienne, le 4 janvier 2009, après deux tentatives d’attaque, l’une sur le cargo croate Donat, l’autre sur le cargo panaméen Vulturnus (opération : nationale).

• La remise aux autorités du Kenya (Royaume-Uni, EUNAVFOR) :

– 8 hommes, arrêtés par le HMS Cumberland, le 11 novembre 2008 (opération : Otan).

NB : EUNAVFOR comme plusieurs Etats (Royaume-Uni, Etats-Unis…) ont passé un accord avec le Kenya pour juger les personnes arrêtées dans le cadre de leur action anti-pirates.

• La remise aux autorités du Yémen (Danemark, Russie, Inde) :

– 8 "pêcheurs-pirates" en détresse, récupérés par le navire danois Absalon, le 4 décembre 2008 (opération : CTF-150)

– 23 "pirates" yéménites et somaliens présumés arrêtés par la marine indienne, le 13 décembre 2008 (opération : nationale). 11 d’entre eux ont été libérés immédiatement comme étant des pêcheurs.
– une dizaine de pirates (chiffre à préciser), arrêtés par navire russe Admiral Vinogradov, le 14 janvier 2009 (opération : nationale).

• Une quarantaine (environ) de pirates, appréhendés, libérés sur le champ :

– 10 pirates somaliens appréhendés par le navire danois Absalon, le 10 septembre 2008, et relâchés sur ordre de Copenhague, les experts gouvernmentaux n’étant pas sûrs de pouvoir poursuivre et craignant l’application de la peine de mort s’ils étaient livrés à la Somalie, les armes découvertes ont été jetées à l’eau (opération : CTF 150)

– Plusieurs "pirates" présumés, répartis sur trois bateaux, arrêtés par le navire danois Absalon, le 3 novembre 2008 (opération : CTF 150)

– Plusieurs pirates arrêtés, par le navire danois Absalon, après l’attaque d’un bateau de croisière australien MV Athena, le 1er décembre 2008, puis relâchés le 3 décembre, sur ordre du QG de la coalition à Bahrein, le bateau pirate a été coulé (opération : CTF150)

– 6 hommes appréhendés, par le navire allemand Karlsruhe, le 25 décembre 2008, relâchés sur ordre de Berlin, les armes ont été neutralisés (opération : EUNAVFOR Atalanta).

NB : je ne décompte pas la mise en fuite des pirates, sans poursuite, qui semble être une règle primaire d’intervention de certains navires.

Coté bilan humain : 18 tués (dont 16 pêcheurs) et 6 blessés.

– 1 preneur d’otage a été tué par les commandos français lors d’une opération terrestre menée en Somalie, à la mi-avril 2008.

– 1 autre preneur d’otage a été tué par les commandos français lors d’une opération de libération des otages du Carré d’as, à la mi-septembre 2008.

– 15 pêcheurs ont été tués dans ce qui ressemble à une "bavure" de la marine indienne, le 18 novembre 2008.

– 3 pirates somaliens et/ou yéménites ont été blessés lors d’un accrochage avec les Britanniques du HMS Cumberland, le 11 novembre 2008.

– 1 pêcheur tué et 2 blessés, lors de l’attaque du cargo néerlandais Nedlloyd Barentz (groupe Maersk) par une quinzaine de pirates et l’intervention du Admiral Vinogradov, le 13 janvier 2009. Ils étaient dans la zone des tirs russes et auraient été atteints par erreur selon les autorités yéménites. Ce seraient les pirates somaliens qui les auraient blessés, disent les Russes.

________________________________ 5 – Ria Novosti (RU)

Piraterie en Somalie: l’UE et Moscou lutteront ensemble (Tchijov)

La délégation de la Marine de guerre russe dirigée par le vice-amiral Dmitri Dmitriev examine à Bruxelles la coopération avec l’UE dans la lutte contre les pirates somaliens, a annoncé mercredi à RIA Novosti le délégué permanent russe auprès de l’UE Vladimir Tchijov.

"La délégation de la Marine de guerre russe poursuit les discussions, entamées hier, avec l’Etat-major de l’UE et le secrétariat général du Conseil de l’UE sur les modalités de coopération dans la lutte contre la piraterie", a-t-il indiqué.

L’Union européenne (UE) a lancé une opération navale anti-piraterie baptisée Atalanta dans le golfe d’Aden. Des bâtiments de guerre d’autres pays, y compris le grand navire anti-sous-marins Admiral Vinogradov, se trouvent au large de la Somalie.

Selon l’ONU, plus de 120 attaques de pirates, ont été enregistrées en 2008 au large de la Somalie. 200 marins environ et plus de 10 navires restent toujours entre les mains des écumeurs des mers.

________________________________ 4 – Le Figaro avec AFP

Somalie : l’Espagne envoie des renforts

Le Parlement espagnol a approuvé mercredi l’envoi de 395 militaires pour intégrer la force européenne de lutte contre la piraterie au large des côtes somaliennes, a annoncé le ministère de la Défense.

Les députés ont approuvé l’envoi de ce contingent à la quasi-unanimité, a annoncé le ministère dans un communiqué, précisant que le feu vert définitif serait donné vendredi en Conseil des ministres.

Cette opération "est d’une importance vitale pour la défense des intérêts géostratégiques et économiques de l’Espagne" et elle va "servir à apporter plus de sécurité à nos pêcheurs", présents près des côtes somaliennes, a déclaré mercredi au Parlement le ministre de la Défense, Mme Carme Chacon.

L’Espagne va envoyer une frégate militaire, un navire d’approvisionnement logistique, un avion patrouilleur, et un maximum de 395 militaires.

L’Union européenne a lancé le 8 décembre la première opération navale de son histoire, "Atalante", pour traquer les bandits des mers, avec six bâtiments et trois avions de patrouille sous commandement britannique.

L’Espagne devrait prendre au printemps le commandement de cette force créée à la suite d’une initiative commune avec la France.

________________________________ 3 – Nouvel Obs avec AP

L’Espagne va participer aux patrouilles contre les pirates en Somalie

Le Parlement espagnol a donné son feu vert mercredi à la participation de 400 soldats espagnols aux patrouilles européennes contre la piraterie au large de la Somalie.

La ministre de la Défense Carme Chacon a précisé que 200 soldats quitteraient le golfe d’Aden une fois obtenu l’accord définitif du conseil des ministres vendredi.

La flotte anti-pirates de l’Union européenne et des bâtiments des marines britannique, indienne, iranienne, chinoise et américaine patrouillent déjà entre les rives du Yémen et de la Somalie pour protéger le passage des navires commerciaux.

Les pirates somaliens ont lancé au moins 111 attaques en 2008. En avril, un bateau de pêche espagnol a été libéré six jours après son abordage après le versement d’un rançon qui s’élèverait à 1,2 million de dollars.

________________________________ 2 – Le Temps (CH)

L’envoi des forces spéciales contre les pirates au large de la Somalie se complique

ENGAGEMENT.

Du type de coopération à la question du sort des prisonniers, une éventuelle intervention dans le golfe d’Aden pose d’épineuses questions juridiques. Le Conseil fédéral évoque le sujet mercredi.

Philippe Miauton, Berne
Jeudi 22 janvier 2009

Il n’est pas conventionnel que des soldats suisses se rendent à l’étranger pour effectuer des missions, encore moins armés et dans le cadre d’une opération internationale. Le tout avec le DRA 10, une troupe d’élite composée d’une trentaine d’hommes rompus à des missions de choc (LT du 23.12.08). Depuis décembre, le sujet fait débat au gouvernement.

Et pour cause. Les questions aussi bien pratiques que juridiques sont légion. Si plusieurs éléments sont précisés dans l’ordonnance concernant l’engagement de la troupe pour la protection de personnes et de biens à l’étranger, beaucoup d’interrogations demeurent. Le Conseil fédéral en discute ce mercredi. Prendra-t-il une décision? Bien que le sujet soit classé sensible chez les armateurs, dans l’armée comme dans l’administration, il est possible de dessiner les grandes lignes de cet éventuel engagement.

Du ressort du parlement

Certains craignent que le gouvernement donne son feu vert au DRA 10 pour partir sur les côtes africaines et que le parlement ne donne son assentiment qu’après coup, avec effet rétroactif. Or, un observateur indique que «la tendance est plutôt de laisser les soldats s’entraîner et d’attendre la décision formelle du parlement, lors de la session de mars, pour les engager». Toutefois, le débat s’annonce d’ores et déjà compliqué puisque la Commission de politique extérieure du Conseil national s’est opposée mardi, par 12 voix contre 6, à toute intervention militaire destinée à protéger la flotte suisse.

Que défendre?

L’intérêt de l’UE porte avant tout sur une participation de la Suisse dans la protection des convois du Programme alimentaire mondiale (PAM), un point qui compte aussi aux yeux de Micheline Calmy-Rey.

«Une coopération militaire significative puisque la Suisse mettrait à disposition des forces spéciales», souligne un proche du dossier. Cet apport de qualité pourrait exempter la Suisse des 8 à 9 millions de francs par an que coûte la participation à l’opération anti-piraterie de l’UE «Atalante». Quant aux quelques navires suisses qui traversent le golfe d’Aden, leur protection s’effectuerait sur simple demande des armateurs. Mardi, l’ambassadeur de l’UE à Berne, Michael Reiterer, a toutefois laissé entendre que, au lieu d’envoyer des soldats, la Suisse pourrait très bien apporter un soutien financier ou matériel à l’opération.

Avec qui coopérer?

Il s’agit pour la Suisse de définir sa collaboration dans le golfe d’Aden avec les autres nations présentes. La France semble au premier rang, notamment parce qu’elle s’est déployée en force dans la région et qu’elle dispose d’un pied à terre à Djibouti. «L’Allemagne est également une option», confie un militaire, pour qui le Royaume-Uni semble être hors course. Et d’ajouter: «C’est avant tout un choix politique». C’est l’accord-cadre signé avec l’UE pour intégrer l’opération qui réglera entre autres l’engagement de la Suisse, mais aussi les questions de prise en charge des transports ou du logement des troupes suisses.

Quel coût?

Dans le cas où la Suisse s’associe à l’un des pays engagés, elle n’aurait qu’à assumer les salaires et le matériel ordinaire destiné au DRA 10, qui fait déjà partie du budget de la formation des professionnels. Elle n’aurait pas à payer les frais de participation à l’opération, ni leur transport ou leur logement, leur nourriture ou le carburant. «Si des frais extraordinaires devaient être investis, le DFAE en discuterait vraisemblablement avec le Département des finances», relève un proche du dossier.

Que faire des prisonniers?

Dernièrement, les Français ont capturé huit pirates qu’ils ont remis aux autorités somaliennes. D’autres ont été rapatriés en France pour y être jugés. Les deux options s’offrent également aux soldats suisses. «Le droit suisse prévaut sur les bateaux suisses, ils seraient donc remis à notre justice, bien que le cas soit singulier», observe un officier. Toutefois, dans le cadre des accords avec l’UE, il serait possible de les transférer au Kenya ou en Somalie. La seconde option pourrait provoquer quelques cas de conscience. Quelques diplomates soulignent en effet qu’une extradition vers la Somalie exposerait les pirates à la peine de mort.

Autorisation de tirer?

Les soldats peuvent ouvrir le feu en cas de légitime défense, pour aider un tiers ou simplement pour assurer la réussite de la mission. Le principe de proportionnalité prévaut. Après un coup de semonce, le moteur du bateau des pirates peut constituer une cible, si ceux-ci n’obtempèrent pas. En dernier recours les soldats suisses pourraient même viser les malfaiteurs. L’UE règle les questions d’engagement de manière très précise.

Faut-il les considérer comme des combattants ou des civils?

«Les pirates ne sont pas des soldats d’un pays, ce ne sont pas non plus des civils selon la doctrine militaire, ce sont plutôt des criminels», répond un officier. Selon lui, c’est une raison qui lui fait dire que «la Suisse ne met pas à mal sa neutralité dans cet engagement puisqu’il ne s’agit pas d’une guerre conventionnelle entre des soldats de deux Etats».

Ultime point sensible: si un soldat suisse venait à périr?

Cette éventualité ne manquerait pas de provoquer un tollé politique auquel la Suisse n’est pas préparée.

________________________________ 1 – Radio Chine

16 navires commerciaux escortés par des bâtiments militaires chinois au large de la Somalie

Jusqu’à aujourd’hui, 20 janvier, la marine navale envoyée par la Chine le mois dernier au large de la Somalie a escorté 16 navires commerciaux. C’est ce qu’a indiqué le colonel Cai Huailei, de l’état-major général de l’Armée populaire de Libération.

Par ailleurs, le gouvernement de transition somalien a donné son accord pour que la Marine chinoise effectue une mission au large de la Somalie, mission qui est conforme à la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, a-t-il ajouté.

La flotte chinoise, composée de deux croiseurs et un navire de soutien, ont quitté la Chine le 26 décembre dernier pour se joindre au nombre croissant de bâtiments militaires internationaux qui combattent la piraterie au large de la Somalie, dans l’Est de l’Afrique.

21/01/09 (B482-B) GED : communiqué de presse à l’occasion de l’investiture du 44ème Président des Etats-unis.

 

Communiqué de Presse

Monsieur le Président
des Etats Unis d’Amérique,

Il fut un temps où chanter dans le noir pour ne pas avoir peur était l’unique espoir – des femmes et des hommes de couleur – en l’avènement d’un monde meilleur. Espoir en l’émergence d’un monde plus humain, d’un monde respectant leur couleur et leur religion.

Quand le passé a été bien plus que rude, lorsque le présent est catastrophique et l’avenir incertain, il convient néanmoins de garder cet espérance et passer au travers de la difficulté en y mettant toute notre énergie.

Ne pas avoir faim, ne plus avoir soif, disposer d’un toit pour abriter sa famille, pouvoir éduquer nos enfants et les envoyer à l’école, avoir les moyens de les soigner et de les préparer à une vie professionnelle active ne devrait plus être un privilège réservé au monde occidental mais à toutes et à tous en ce monde.

Les Djiboutiennes et les Djiboutiens, qui très majoritairement patientent depuis bien trop longtemps dans le non respect de leurs Droits Humains, dans l’inconfort le plus total, voire dans la pauvreté et l’injustice en notre pays et sous le joug destructeur de la tyrannie qui s’est autoproclamée par deux fois à la présidence de notre république, ont été réceptifs au message d’une grande clarté – tout particulièrement pour ce qui concerne votre position par rapport aux dictatures dans le monde – que vous avez adressé lors de votre discours d’investiture prononcé hier, mardi 21 janvier 2009.

Nous avons la conviction profonde que la rupture d’avec un passé récent et la naissance de cette nouvelle citoyenneté américaine que vous proposez au monde, avec ce message d’espoir en l’avenir et non point celui de la peur, correspond aux attentes des populations de ce monde et tout particulièrement à celles notre pays.

Au nom des Djiboutiennes et des Djiboutiens, des membres du Gouvernement en Exil de Djibouti, de celles et ceux qui appartiennent aux diverses commissions, des membres du Mouvement Djiboutien de Libération Nationale nous vous félicitons chaleureusement pour cette élection à la présidence des Etats-Unis d’Amérique.

Avec votre élection, l’histoire vient de dépasser les USA, s’ouvrir sur un nouveau monde et constitue un événement formidable auquel nous adhérons.

Fait à Londres le mercredi 21 janvier 2009

Mahamoud Idriss Ahmed
Président du GED