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05/10/2015 (Brève 482) Situation toujours très tendue dans les Mablas… (ARDHD avec nos correspondants)

Hier soir, 4 octobre 2015, une réunion importante s’est tenue à l’Etat-major de l’armée djiboutienne : étaient présents toute la hiérarchie militaire, les ministres concernés,  les responsables de la Sécurité et curieusement un « sorcier Soudanais ».

Ce matin 5 octobre, les militaires d’Assagueila, d’Obock, de Waddi, du camp proche d’Arta ont été dépêchés en renfort dans les Mablas sur la zone de combat.

Ce qui a provoqué des accrochages avec les résistants du FRUD à deux endroits : au point d’eau de Goula et à Mele (un site montagneux particulièrement difficile d’accès ).

Un bilan, confirmé par plusieurs sources, fait état dans les rangs de l’AND de la mort d’au moins 3 soldats et de plusieurs blessés (dont deux pour lesquels le pronostic vital serait engagé)..

23/01/09 (B482-B) LDDH : NOTE D’INFORMATION DU 22 JANVIER 2009 — Résolution du Parlement européen sur la situation dans la Corne de l’Afrique



Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 22 JANVIER 2009

Résolution du Parlement européen
sur la situation dans la Corne de l’Afrique

Le 15 janvier 2009, le Parlement Européen a voté à une écrasante majorité une Résolution sur la Corne d’Afrique, qui fait suite à la publication de la Mission d’Enquête de la Commission de Développement.

La Résolution concernant Djibouti est dans la droite ligne du Rapport présenté le 1er décembre 2008.

Après avoir rencontré tour à tour le Gouvernement, la Société civile, l’Opposition légale à Djibouti le 30 octobre 2008, la Mission d’Enquête de la Commission de Développement du Parlement Européen a fait voter une Résolution spécifique sur notre pays, dont voici les extraits pertinents :

« …Considérant qu’à Djibouti, les défis restent énormes et que la crise alimentaire mondiale a contribué à rendre la situation alarmante dans l’ensemble du pays;…

O. considérant que le système de vote à la majorité, très défavorable aux partis d’opposition, qui était en vigueur lors des élections législatives de 2008, est un sujet de préoccupation à Djibouti, où le Mouvement pour le renouveau démocratique (MRD), parti d’opposition, a été interdit en juillet 2008 au motif qu’il aurait soutenu une attaque érythréenne contre Djibouti, ce qu’aucune preuve crédible ne permet d’étayer, tandis que des dirigeants du syndicat de l’Union djiboutienne du travail/Union générale des travailleurs djiboutiens (UDT/UGTD) n’ont toujours pas été réintégrés dans leurs fonctions après avoir été licenciés pour des motifs liés à leurs activités syndicales,

Sécurité Alimentaire et développement.

20. appelle les autorités djiboutiennes à protéger les droits politiques des partis d’opposition et des organisations indépendantes de défense des droits de l’homme, ainsi qu’à garantir pleinement la liberté de la presse, de réunion et d’expression; souligne le besoin d’entamer un dialogue significatif entre le gouvernement et l’opposition en vue d’aboutir à une adaptation de la loi électorale de manière à permettre une représentation plus équitable, au parlement, des partis politiques existants; demande aux autorités djiboutiennes de permettre au parti d’opposition MRD de reprendre ses activités et de réintégrer dans leurs fonctions tous les dirigeants du syndicat UDT/UGTD licenciés pour des motifs liés à leurs activités syndicales;

21. invite le gouvernement de Djibouti à prendre des mesures pour assurer une meilleure protection juridique et concrète des droits des syndicats, conformément aux conventions clés de l’Organisation internationale du travail;

26. appelle les gouvernements d’Éthiopie, d’Érythrée et de Djibouti ainsi que le Conseil à s’accorder, conformément à l’article 8 et à l’annexe VII de l’accord de Cotonou révisé, pour approfondir le dialogue politique sur les droits de l’homme, les principes démocratiques et l’état de droit, y compris sur les questions susmentionnées, en vue de définir des points de référence et de parvenir à des résultats et progrès tangibles sur le terrain;

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28. charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, aux gouvernements des États membres, au président de la Commission de l’Union africaine, au président en exercice de la Conférence de l’Union africaine, au Secrétaire général de l’Union africaine, au Parlement panafricain, aux gouvernements et parlements des pays de l’IGAD et aux co-présidents de l’Assemblée parlementaire ACP-UE »

http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) se félicite de l’adoption de cette Résolution qui vient conforter la justesse du combat mené à l’intérieur du pays par les Défenseurs des Droits de l’Homme et les Démocrates Djiboutiens.

NOEL ABDI Jean-Paul

23/01/09 (B482-B) Afrique en Ligne / Quinze émigrants africains se noient dans le Golfe d’Aden.

Deux embarcations de passeurs transportant des Somaliens et des Ethiopiens ont chaviré dans les hautes mers séparant la Corne de l’Afrique et le Yémen, faisant au moins 15 morts et une douzaine de disparus, a déclaré l’agence des Nations unies pour les réfugiés, le HCR.

Les embarcations transportaient 270 personnes lorsqu’elles ont sombré, dans des accidents séparés, pendant le week-end, dans le Golfe d’Aden et la Mer Rouge.

"La garde-côtière yéménite recherche encore des survivants", a dit Leila Nassif, chef du bureau du HCR à Aden, jeudi. "Nous fournissons une assistance médicale et de la nourriture aux survivants dans nos centres d’accueil le long des côtes yéménites".

La première embarcation transportait 150 passagers, pour la plupart des non-Somaliens en provenance de la ville djiboutienne d’Obock.

Les passeurs ont perdu leur chemin avant d’apercevoir finalement le Yémen, vendredi, mais leur moteur est tombé en panne et l’embarcation s’est renversée dans les eaux profondes près du rivage.

Les autorités yéménites ont récupéré six corps, tandis que 32 passagers qui ont gagné le rivage près de Dhubab, à 200 kilomètres à l’ouest d’Aden, ont reçu les premiers secours, de la nourriture et de l’eau.

On croit que les 112 passagers restants ont pu atteindre les côtes, mais on ne sait pas exactement où ils se trouvent.

"Dans le deuxième accident, une embarcation transportant 120 personnes a chaviré, dimanche, au large de la ville yéménite d’Ahwar, après avoir quitté Murera, en Somalie mercredi dernier, en direction du Golfe d’Aden", a déclaré le HCR.

Neuf corps ont été récupérés et enterrés par l’agence d’aide locale, tandis que 99 personnes ont pu atteindre le rivage. Les neuf restantes sont portées disparues et l’on craint qu’elles ne soient mortes.

Des centaines d’Africains meurent chaque année en tentant de rallier le Yémen à la recherche d’un avenir meilleur, ou pour échapper è la persécution et aux conflits.

Beaucoup perdent la vie dans les eaux tumultueuses séparant la Corne de l’Afrique et la Péninsule d’Arabie.

"La dernière tragédie coïncide avec une recrudescence de passagers clandestins à travers le Golfe d’Aden", a déclaré l’agence.

Les dernières statistiques de 2008 montrent que plus de 50.000 personnes ont effectué le voyage périlleux à bord d’embarcations de passeurs et qu’au moins 590 se sont noyées ou ont été tuées par les passeurs. 359 autres ont été portées disparues.

"Le nombre de nouvelles arrivées a considérablement augmenté en 2008, avec presque deux fois plus de personnes débarquant sur les côtes du Yémen que l’année précédente. Même si de tels chiffres en ajoutent à la charge de l’économie du Yémen déjà mise à rude épreuve, le gouvernement yéménite continue d’accueillir les réfugiés et les chercheurs d’asile en provenance de la Corne de l’Afrique, ce pourquoi la communauté internationale lui est sincèrement reconnaissante", a dit Claire Bourgeois, la représentante du HCR au Yémen.

L’augmentation du nombre d’arrivées reflète la situation désespérée en Somalie et dans la Corne de l’Afrique, une région marquée par la guerre civile, l’instabilité politique, la famine et la pauvreté.

23/01/09 (B482-B) Press TV (Iran) De violents combats à Mogadiscio : au moins 35 morts et 50 blessés. // Fierce clashes erupt in Mogadishu (En Anglais – Info lecteur)

At least 35 people have been killed and 50 others wounded in renewed clashes in Mogadishu while thousands of families flee the city.

As the clashes between Somali government soldiers and anti-government forces continue for the third day. At least 20 fighters from both sides and more than 10 civilians had been killed, a Press TV correspondent reported on Wednesday.

More than 7000 families flee the capital as fighting went on in the Wadajir, Yaqshid and Dharkenley districts in southern Mogadishu.

Medical officials at Mogadishu’s main operating hospital, Medina have confirmed that the majority of the casualties were civilians.

Different factions which some of them are not part of peace process that saw the withdrawal of Ethiopians, have taken over bases left vacant by Ethiopians in the capital.

The fighting erupted as neighboring Djibouti hosts Somali delegations which are spearheading peace process and reconciliations efforts for the horn of African nation which had been without an effective government for nearly two decades.

United Nations Special Representative for Somalia Ahmedou Ould-Abdallah on Wednesday arrived in Djibouti to take parts in the power sharing talks between Somali Government and the Alliance for Re-liberation of Somalia, an opposition group.

The country is expected to elect a new president after the former president Abdullahi Yussuf Ahmed, who was involved in a serious power struggle with his Prime Minister Nur Hassan Hussein, resigned last month.

23/01/09 (B482-B) XINHUA / Les législateurs somaliens partent à Djibouti pour l’élection présidentielle.

Les parlementaires somaliens ont commencé à quitter Baidoa, dans le sud de la Somalie, pour Djibouti-ville, la capitale de Djibouti voisin, où va se dérouler l’élection présidentielle somalienne prévue à la fin de ce mois, a déclaré jeudi le vice-président du parlement.

Depuis que l’ancien président somalien, Abdullahi Yusuf Ahmed, a démissionné en décembre dernier, le lieu de l’élection présidentielle a été un point de désaccord au sein du gouvernement somalien de transition étant donné que certains, dont le président du parlement, Adan Madobe, ont maintenu que l’élection se déroule au siège du parlement de Baidoa alors que les autres estimaient qu’elle devrait avoir lieu à Djibouti.

"Nous avons convenus de suivre le président du parlement qui est aussi le président par intérim du pays. Il nous a fortement recommandé le consensus selon lequel nous allons à Djibouti pour l’élection du président et nous y allons", a expliqué Osman Ali Boqore, vice-président du parlement, au moment où presque 50 membres du parlement montaient à bord d’un avion charter à destination de Djibouti.

Le reste des législateurs devraient s’envoler pour Djibouti vendredi où le président du parlement, Adan Madobe, arrivera aussi pour présider la dernière session de l’actuel parlement somalien de 275 membres qui adoptera son extension pour inclure les membres de l’opposition, a indiqué M. Boqore.

La nouvelle assemblée élargie comprendra 275 nouveaux membres, dont 200 viendront de l’opposition représentée par l’Alliance pour la re-libération de la Somalie alors que les 75 autres seront répartis entre la société civile somalienne et la diaspora, en vertud’un accord signé entre le gouvernement somalien de transition et l’opposition l’année dernière.

Selon l’accord, le nouveau parlement élira de nouveaux hauts dirigeants du gouvernement tels que le président de la république et le président du parlement dans la limite du temps légal de 30 jours après le 29 décembre 2008, date de démission de l’ancien président. Plusieurs hommes politiques ont annoncé leur candidature à l’élection présidentielle prévue à Djibouti à la fin du mois.

23/01/09 (B482-B) XINHUA / L’Ouganda enverra des troupes supplémentaires en Somalie après le retrait éthiopien.

L’Ouganda est sur le point de déployer environ 700 soldats supplémentaires en Somalie à la suite du retrait complet des troupes éthiopiennes, a déclaré jeudi un officiel jeudi Kampala.

Crispus Kiyonga, ministre ougandais de la Défense, a confié à la commission défensive du parlement que les troupes, en compagnie d’un contingent supplémentaire burundais, seront déployées dans le pays dans les deux ou trois prochaines semaines, comblant un vide créé par le retrait des troupes éthiopiennes.

Il a affirmé que le gouvernement fédéral somalien de transition et l’Alliance pour la relibération de la Somalie (opposition) se sont accordés pour constituer 10.000 soldats supplémentaires à l’intérieur du pays afin de pacifier la situation.

M. Kiyonga a ajouté que le Nigeria avait également réaffirmé son engagement à envoyer des troupes en Somalie.

Le général Aronda Nyakairima, chef des forces de défense de l’Armée populaire de l’Ouganda, a estimé qu’une fois que les troupes sont sur le terrain, deux bataillons, l’un ougandais ou burundais, et l’autre de la force mixte locale pourront être déployés à Baidoa pour protéger le parlement.

Un total de 8.000 soldats de la paix de l’Union africaine sont requis en Somalie, tandis que seulement 3.000 troupes ougandaises et burundaises y ont été déployées.

22/01/09 (B482-B) Résolution du Parlement européen du 15 janvier 2009 sur la situation dans la Corne de l’Afrique P6_TA-PROV(2009)0026 B6-0033/2009

Le Parlement européen,

— vu ses résolutions précédentes sur les pays de la Corne de l’Afrique,

— vu le rapport de la mission dans la Corne de l’Afrique, approuvé par son comité de développement le 8 décembre 2008,

— vu l’article 103, paragraphe 2, de son règlement,

A. considérant que les conflits frontaliers non résolus entre l’Éthiopie et l’Érythrée et entre l’Érythrée et Djibouti ont une incidence négative sur la paix et la sécurité de la Corne de l’Afrique; que la situation en Somalie s’est détériorée pour devenir l’une des crises humanitaires et sécuritaires parmi les plus graves dans le monde; que la situation au Soudan est un facteur de risque majeur pour la sécurité dans la région,

B. considérant que l’Éthiopie et l’Érythrée ont mis fin à la guerre qui les opposait par la signature des « accords d’Alger », négociés au niveau international, et prévoyant une mission des Nations unies de maintien de la paix (MINUEE) et la mise en place de la Commission internationale frontalière pour l’Érythrée et l’Éthiopie (EEBC), mais que des différends subsistent entre les deux parties au sujet de la mise en œuvre des accords et de la décision de l’EEBC; que le mandat de la MINUEE a dû prendre fin le 31 juillet 2008 dans la mesure où l’Érythrée entravait la mission et que l’Éthiopie avait refusé d’appliquer la décision de l’EEBC concernant la région, disputée, de Badme;

C. considérant que l’escalade de la violence à la frontière entre l’Érythrée et Djibouti à Ras Doumeira en juin 2008 a provoqué la mort de trente-cinq personnes et fait des dizaines de blessés; que le 12 juin 2008, le Conseil de sécurité des Nations unies a appelé les deux parties à s’engager à conclure un cessez-le-feu, à retirer leurs troupes et à rétablir le statu quo; que la situation est calme pour l’instant mais qu’étant donné la proximité des troupes, un risque d’escalade existe,

D. considérant que le 29 octobre 2008, la mission commerciale éthiopienne, un complexe des Nations unies et le palais présidentiel à Hargeisa, capitale du Somaliland, ont été visés par des attentats suicides à la bombe, alors que simultanément, Bossaso, dans la région somalienne du Puntland, était visée par des attaques se soldant par l’arrestation de plusieurs personnes;

E. considérant qu’un nouveau cycle de négociations a eu lieu à Djibouti en novembre 2008, ouvrant la voie à la signature d’un accord de partage du pouvoir entre des représentants du gouvernement fédéral de transition (TFG) de la Somalie et l’opposition de l’Alliance pour la re-libération de la Somalie-Djibouti (ARS-D), alors que les deux parties ont annoncé publiquement qu’elles apportaient leur soutien à une commission d’enquête sur les violations des droits de l’homme en Somalie;

F. considérant que lors d’une conférence organisée, le 29 octobre 2008, à Nairobi avec des représentants des institutions fédérales de transition et des membres du parlement fédéral de transition, l’autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) a adopté un plan en sept points pour soutenir le processus de paix en Somalie et a élaboré un mécanisme de contrôle de sa mise en œuvre,

G. considérant que depuis novembre 2008, l’Éthiopie poursuit le retrait de ses troupes de Mogadiscio ainsi que partout où elle est encore présente en Somalie; que la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM), déployée depuis mars 2007 essentiellement à Mogadiscio, va donc se retrouver seule sur le terrain,

H. considérant que le TFG somalien s’est trouvé incapable, ces quatre dernières années, de mettre en place un gouvernement ayant une large assise; qu’en raison de la démission récente du Président Abdullahi, il existe un réel danger que les factions rivales reprennent les combats,

I. considérant que les actes de piraterie posent un autre défi sécuritaire majeur dans la Corne de l’Afrique; que la lutte contre la piraterie ne peut être menée par des moyens militaires mais dépend avant tout du succès des efforts en vue de promouvoir la paix, le développement et le renforcement de l’État en Somalie; que, suite à des actes de piraterie, le Programme alimentaire mondial (PAM) a dû suspendre la livraison de l’aide alimentaire à la Somalie, aggravant une situation humanitaire déjà précaire,

J. considérant que l’Union européenne a lancé, le 8 décembre 2008, son opération maritime UE NAVFOR Somalie (ou opération « Atalanta ») visant à protéger les convois maritimes du PAM et d’autres navires marchands naviguant dans les eaux au large de la Somalie,

K. considérant que l’échec de la mise en œuvre de l’accord de paix global entre le nord et le sud du Soudan pourrait conduire à une sécession qui risque de déclencher un conflit militaire pour les gisements de pétrole de la région frontalière; qu’une telle sécession déboucherait très probablement sur un démantèlement du pays, avec des objectifs d’indépendance pour le Darfour et la partie orientale et des conflits interethniques alimentés par les pays voisins, dont l’Érythrée,

L. considérant qu’à Djibouti, les défis restent énormes et que la crise alimentaire mondiale a contribué à rendre la situation alarmante dans l’ensemble du pays; que l’Ogaden, la région somali de l’Éthiopie, connaît une sécheresse sévère et que l’aide alimentaire contrôlée par le gouvernement et destinée à la population de cette région du pays n’a pas atteint ces populations malgré les récents progrès dans l’acheminement de l’aide alimentaire dans cette région par le PAM, dans la mesure où des retards sont encore constatés en raison de la nécessité d’obtenir une autorisation militaire pour les voyages dans la région somali,

M. considérant que la situation des droits de l’homme, de l’état de droit, de la démocratie et de la gouvernance dans tous les pays de la Corne de l’Afrique préoccupe sérieusement l’Union depuis de nombreuses années; que des rapports crédibles font état d’arrestations arbitraires, de travail forcé, de torture et de mauvais traitements de prisonniers ainsi que de persécutions de journalistes et de répression politique dans la région,

N. alors que les violations des droits de l’homme en Somalie incluent, notamment l’enlèvement de deux religieuses catholiques italiennes, Maria Teresa Olivero et Caterina Giraudo,

O. considérant que le système de vote à la majorité, très défavorable aux partis d’opposition, qui était en vigueur lors des élections législatives de 2008, est un sujet de préoccupation à Djibouti, où le Mouvement pour le renouveau démocratique (MRD), parti d’opposition, a été interdit en juillet 2008 au motif qu’il aurait soutenu une attaque érythréenne contre Djibouti, ce qu’aucune preuve crédible ne permet d’étayer, tandis que des dirigeants du syndicat de l’Union djiboutienne du travail/Union générale des travailleurs djiboutiens (UDT/UGTD) n’ont toujours pas été réintégrés dans leurs fonctions après avoir été licenciés pour des motifs liés à leurs activités syndicales,

P. considérant que les organisations non gouvernementales (ONG) et l’opposition craignent un accroissement du contrôle gouvernemental et une restriction des libertés politiques par le biais de la loi sur la presse et de la loi sur l’enregistrement des partis, récemment adoptées en Éthiopie; que la loi sur les ONG (déclaration pour l’enregistrement et la réglementation des œuvres caritatives et des associations), adoptée par le gouvernement éthiopien et ratifiée par le parlement, risque de porter très sérieusement atteinte aux activités des associations internationales et éthiopiennes actives sur le terrain de l’égalité, de la justice, des droits de l’homme ou encore de la résolution des conflits,

Sécurité régionale

1. appelle le gouvernement éthiopien à reconnaître officiellement comme définitive et obligatoire la démarcation par coordonnées géographiques entre l’Érythrée et l’Éthiopie établie par l’EEBC; appelle le gouvernement érythréen à accepter de mener avec l’Éthiopie un dialogue qui aborderait la question du processus de désengagement des troupes de la zone frontalière et la démarcation physique de la frontière, conformément à la décision de l’EEBC, ainsi que sur la normalisation des relations entre les deux pays, y compris la réouverture de la frontière pour le commerce; appelle la communauté internationale et l’Union à faire pression sur les deux parties en vue de surmonter l’impasse actuelle;

2. invite le Conseil à nommer un représentant/envoyé spécial de l’Union dans la Corne de l’Afrique;

3. invite le Conseil et la Commission à poursuivre leurs efforts, dans le cadre du partenariat politique régional pour la paix, la sécurité et le développement dans la Corne de l’Afrique, en vue de déterminer des projets d’intérêt commun susceptibles de promouvoir une coopération fonctionnelle entre l’Érythrée et l’Éthiopie, par exemple dans le domaine de l’approvisionnement énergétique et du commerce transfrontalier ou portuaire;

4. invite le gouvernement érythréen à reconsidérer sa décision de suspendre sa participation à l’IGAD; appelle les dirigeants de l’Union africaine (UA) et de l’IGAD à continuer d’impliquer l’Érythrée et à encourager le gouvernement à se joindre aux efforts de coopération régionale et sous-régionale;

5. appelle le gouvernement érythréen à recevoir, conjointement avec le gouvernement djiboutien, une mission d’enquête indépendante pour examiner la situation à Ras Doumeira; invite les deux parties au dialogue et à la diplomatie en vue de rétablir les relations entre les deux pays;

6. invite le Conseil et la Commission à maintenir leur soutien au renforcement des institutions en Somalie, à la mise en œuvre de l’accord de paix de Djibouti et aux efforts de l’IGAD dans le processus de paix; réclame instamment le renforcement de l’AMISOM et le déploiement rapide de la force de stabilisation des Nations unies dès que les conditions politiques et de sécurité le permettront;

7. condamne les attaques contre les travailleurs humanitaires, de plus en plus fréquentes ces derniers mois, qui ont limité gravement les opérations de secours et contribué à l’aggravation de la situation humanitaire en Somalie; invite le coordinateur de l’aide humanitaire des Nations unies pour la Somalie à négocier l’accès humanitaire en dehors du cadre du processus de paix de Djibouti, zone géographique par zone géographique, pour permettre un approvisionnement alimentaire plus rapide et améliorer la situation humanitaire qui est catastrophique;

8. souligne qu’après la participation de l’Union et de la communauté internationale à la réalisation d’un accord entre le nord et le sud du Soudan, il est maintenant nécessaire de poursuivre les efforts jusqu’à sa mise en œuvre et de continuer les pressions nécessaires; invite donc le Conseil et la communauté internationale à se montrer beaucoup plus actifs dans leur soutien à la mise en œuvre de l’accord de paix global nord-sud au Soudan pour garantir un déploiement intégral de la Mission Nations unies/UA au Darfour (UNAMID);

9. appelle le Conseil et la Commission à maintenir leur soutien à l’IGAD, notamment pour ce qui est de ses efforts pour élaborer un plan d’intégration pour la région et renforcer ses institutions;

Sécurité Alimentaire et développement

10. invite le gouvernement érythréen à coopérer plus étroitement avec les organisations internationales à l’évaluation de la situation alimentaire afin de permettre une intervention rapide et ciblée;

11. appelle le gouvernement érythréen à donner à la Commission un accès sans entrave aux projets financés par celle-ci et à s’ouvrir davantage à une assistance technique dans le cadre des projets et programmes élaborés d’un commun accord; l’appelle également à modifier la loi sur la déclaration des ONG dans le but de réduire les exigences financières pour les ONG désireuses de s’engager dans des activités de développement en Érythrée;

12. invite le gouvernement éthiopien à accorder un plein accès aux organisations humanitaires dans la région somalienne d’Ogaden et à mettre en place toutes les conditions nécessaires pour que l’aide parvienne aux destinataires dans toute la région;

13. invite la Commission à continuer de soutenir les réponses régionales aux défis transfrontaliers via le partenariat régional de l’Union pour la paix, la sécurité et le développement, notamment la gestion régionale des ressources en eau en tant qu’élément essentiel de la sécurité alimentaire;

14. invite la Commission à vérifier qu’aucun de ses programmes d’assistance, y compris le programme « argent contre travail », n’est mis en œuvre par le travail forcé;

Droits de l’homme, démocratie et gouvernance

15. invite le gouvernement érythréen à faire une déclaration publique relative au lieu d’emprisonnement des détenus ainsi qu’à leur état de santé et visant à inculper et juger immédiatement devant un tribunal tous les détenus politiques et les journalistes emprisonnés ou à les libérer immédiatement sans condition;

16. appelle le gouvernement érythréen à respecter pleinement les droits de l’homme et les libertés fondamentales, y compris la liberté d’association et d’expression, ainsi que la liberté de la presse et la liberté de conscience;

17. exprime sa profonde préoccupation devant la poursuite de l’emprisonnement, en Érythrée, du journaliste suédo-érythréen Dawit Isaak, écroué depuis son arrestation en septembre 2001 sans avoir été jugé par un tribunal, et exige la libération immédiate de Dawit Isaak et des autres journalistes emprisonnés;

18. invite l’Union à reconsidérer son approche de l’Érythrée si aucun progrès n’est fait pour se conformer aux éléments essentiels de l’accord de Cotonou (article 9), en particulier sur les questions fondamentales des droits de l’homme (l’accès du Comité international de la Croix-Rouge aux prisons, la libération des prisonniers du « G11 »);

19. invite le TFG somalien à condamner l’enlèvement des deux religieuses catholiques italiennes et à prendre des mesures en vue d’accélérer leur libération et de prévenir d’autres enlèvements;

20. appelle les autorités djiboutiennes à protéger les droits politiques des partis d’opposition et des organisations indépendantes de défense des droits de l’homme, ainsi qu’à garantir pleinement la liberté de la presse, de réunion et d’expression; souligne le besoin d’entamer un dialogue significatif entre le gouvernement et l’opposition en vue d’aboutir à une adaptation de la loi électorale de manière à permettre une représentation plus équitable, au parlement, des partis politiques existants; demande aux autorités djiboutiennes de permettre au parti d’opposition MRD de reprendre ses activités et de réintégrer dans leurs fonctions tous les dirigeants du syndicat UDT/UGTD licenciés pour des motifs liés à leurs activités syndicales;

21. invite le gouvernement de Djibouti à prendre des mesures pour assurer une meilleure protection juridique et concrète des droits des syndicats, conformément aux conventions clés de l’Organisation internationale du travail;

22. déplore que le parlement éthiopien ait ratifié la déclaration pour l’enregistrement et la réglementation des œuvres caritatives et des associations; demande que des modifications importantes y soient apportées pour garantir les principes inhérents au respect des droits de l’homme; demande que cette loi soit appliquée de manière non restrictive, et insiste sur un suivi étroit de sa mise en œuvre par la Commission;

23. prie instamment les autorités éthiopiennes de réexaminer les lois sur la presse et l’enregistrement des partis, ainsi que la composition du Comité électoral, de manière à garantir les droits politiques des partis d’opposition; presse les autorités éthiopiennes d’enquêter sur les allégations de l’opposition et des organisations de la société civile concernant les harcèlements ainsi que les arrestations arbitraires et de traduire les responsables en justice;

24. est indigné par l’emprisonnement de Birtukan Midekssa, chef du parti d’opposition Unité pour la démocratie et la justice (UDJ), et exige sa libération immédiate et inconditionnelle;

25. invite les autorités éthiopiennes à traiter rapidement la demande d’enregistrement posée par l’association des enseignants éthiopiens (NTA), conformément aux lois et règlements applicables, et à cesser de persécuter ses membres;

26. appelle les gouvernements d’Éthiopie, d’Érythrée et de Djibouti ainsi que le Conseil à s’accorder, conformément à l’article 8 et à l’annexe VII de l’accord de Cotonou révisé, pour approfondir le dialogue politique sur les droits de l’homme, les principes démocratiques et l’état de droit, y compris sur les questions susmentionnées, en vue de définir des points de référence et de parvenir à des résultats et progrès tangibles sur le terrain;

27. reconnaît que des élections doivent avoir lieu au Soudan en 2009, mais note que les lois qui restreignent la liberté d’expression et d’organisation pour les citoyens, les partis politiques et la presse, et qui enfreignent les termes de l’accord de paix global et la constitution nationale provisoire, n’ont pas encore été modifiées, et qu’une commission nationale des droits de l’homme n’a pas encore été constituée; souligne que l’abrogation de ces lois et leur substitution par une législation conforme à l’accord de paix global et à la constitution nationale provisoire ainsi que la création de la commission nationale des droits de l’homme sont des conditions préalables nécessaires pour créer un environnement propice à l’organisation d’élections libres et régulières;

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o o

28. charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, aux gouvernements des États membres, au président de la Commission de l’Union africaine, au président en exercice de la Conférence de l’Union africaine, au Secrétaire général de l’Union africaine, au Parlement panafricain, aux gouvernements et parlements des pays de l’IGAD et aux co-présidents de l’Assemblée parlementaire ACP-UE.

22/01/09 (B482-B) Actualité et violences en Somalie. L’ex-Président (démissionnaire) du GNT ira au Yémen qui a accepté de lui donner asile. (4 articles en Français)

___________________________ 4 – African Press Organization (APO)

Le Représentant spécial du Secrétaire général en Somalie, Ahmedou Ould-Abdallah, a lancé un appel urgent au Gouvernement fédéral de transition et à l’Alliance pour la relibération de la Somalie pour qu’ils progressent dans la pleine mise en œuvre de l’Accord de Djibouti.

Le Représentant spécial a indiqué que la Commission de haut niveau des parties s’est réunie aujourd’hui à Djibouti pour discuter de l’élargissement du Parlement et de la formation d’un gouvernement d’unité nationale.

Les membres de la communauté internationale ont également assisté à la réunion. « C’est un moment clef pour la Somalie, et il est extrêmement important de bien faire les choses après deux décennies de violence », a déclaré le Représentant spécial.

SOURCE : United Nations – Office of the Spokesperson of the Secretary-General

________________________________ 3 – Le Figaro

L’ex-président somalien ira au Yémen

Le Yémen a accordé l’asile politique à l’ancien président somalien Abdullahi Yusuf Ahmed, qui a démissionné en décembre au terme d’une crise politique majeure, a indiqué mercredi une source proche de la présidence yéménite. L’ancien chef d’Etat dispose également d’un domicile permanent au Yémen, séparé de la Somalie par le golfe d’Aden, a-t-elle précisé.

M. Yusuf a démissionné le 29 décembre au terme d’un bras de fer institutionnel de plusieurs mois avec son premier ministre Nur Hassan Hussein. Jeudi, ce dernier avait annoncé qu’il serait candidat à la présidence du pays, en guerre civile depuis 1991.
 

________________________________ 2 – AFP

Somalie: 12 morts dans des combats entre insurgés et forces somaliennes

Au moins 12 personnes ont été tuées et 18 blessées mardi soir à Mogadiscio dans différents affrontements ayant opposé des insurgés islamistes aux forces gouvernementales somaliennes, ont rapporté à l’AFP mercredi des responsables et des témoins.

Selon ces sources, des combats ont eu lieu entre insurgés et soldats gouvernementaux dans le quartier Madina, faisant 7 morts.

Dans un autre incident, les insurgés ont pris le contrôle d’un barrage après des accrochages violents avec les soldats somaliens qui ont fait 4 morts parmi les combattants.

"Les laquais des ennemis d’Allah ont attaqué nos forces positionnées dans un commissariat de police du quartier de Madina et nous les avons repoussés", a rapporté à l’AFP un commandant islamiste, Cheikh Mohamed Ibrahim, en faisant référence aux soldats somaliens alliés à l’armée éthiopienne qui a achevé la semaine dernière son retrait total de Mogadiscio.

"Des tirs de mortier ont frappé une maison dans mon quartier, tuant cinq membres d’une même famille, dont un enfant; c’est une tragédie", a rapporté un chef coutumier, Moalim Ali Salad.

Plusieurs témoins ont en outre fait état de deux soldats tués dans l’affrontement. "J’ai vu les corps de deux soldats dans la rue à Madina près de ma maison; plusieurs autres ont également été blessés", a rapporté à l’AFP un habitant, Hared Ahmed.

Dans un second incident mardi soir, des insurgés ont pris le contrôle d’un barrage des forces gouvernementales dans le quartier de Sinai.

"Les forces gouvernementales ont été défaites à Sinai et le barrage est passé sous contrôle islamiste. Trois soldats et un combattant islamiste ont été tués", a rapporté un témoin, Yusuf Abdallah.

Selon des sources médicales, au moins 19 civils ont également été blessés lors de ces différents affrontements, dont un qui a succombé à ses blessures plus tard à l’hôpital, portant le bilan total des morts à 12.

La Somalie est en guerre civile depuis 1991.

________________________________ 1 – Le Figaro avec AFP

Somalie : 12 morts dans des combats

Au moins 12 personnes ont été tuées et 18 blessées mardi soir à Mogadiscio dans différents affrontements ayant opposé des insurgés islamistes aux forces gouvernementales somaliennes, ont rapporté à l’AFP mercredi des responsables et des témoins.

Selon ces sources, des combats ont eu lieu entre insurgés et soldats gouvernementaux dans le quartier Madina, faisant 7 morts. Dans un autre incident, les insurgés ont pris le contrôle d’un barrage après des accrochages violents avec les soldats somaliens qui ont fait 4 morts parmi les combattants.