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22/01/09 (B482-B) Résolution du Parlement européen du 15 janvier 2009 sur la situation dans la Corne de l’Afrique P6_TA-PROV(2009)0026 B6-0033/2009

Le Parlement européen,

— vu ses résolutions précédentes sur les pays de la Corne de l’Afrique,

— vu le rapport de la mission dans la Corne de l’Afrique, approuvé par son comité de développement le 8 décembre 2008,

— vu l’article 103, paragraphe 2, de son règlement,

A. considérant que les conflits frontaliers non résolus entre l’Éthiopie et l’Érythrée et entre l’Érythrée et Djibouti ont une incidence négative sur la paix et la sécurité de la Corne de l’Afrique; que la situation en Somalie s’est détériorée pour devenir l’une des crises humanitaires et sécuritaires parmi les plus graves dans le monde; que la situation au Soudan est un facteur de risque majeur pour la sécurité dans la région,

B. considérant que l’Éthiopie et l’Érythrée ont mis fin à la guerre qui les opposait par la signature des « accords d’Alger », négociés au niveau international, et prévoyant une mission des Nations unies de maintien de la paix (MINUEE) et la mise en place de la Commission internationale frontalière pour l’Érythrée et l’Éthiopie (EEBC), mais que des différends subsistent entre les deux parties au sujet de la mise en œuvre des accords et de la décision de l’EEBC; que le mandat de la MINUEE a dû prendre fin le 31 juillet 2008 dans la mesure où l’Érythrée entravait la mission et que l’Éthiopie avait refusé d’appliquer la décision de l’EEBC concernant la région, disputée, de Badme;

C. considérant que l’escalade de la violence à la frontière entre l’Érythrée et Djibouti à Ras Doumeira en juin 2008 a provoqué la mort de trente-cinq personnes et fait des dizaines de blessés; que le 12 juin 2008, le Conseil de sécurité des Nations unies a appelé les deux parties à s’engager à conclure un cessez-le-feu, à retirer leurs troupes et à rétablir le statu quo; que la situation est calme pour l’instant mais qu’étant donné la proximité des troupes, un risque d’escalade existe,

D. considérant que le 29 octobre 2008, la mission commerciale éthiopienne, un complexe des Nations unies et le palais présidentiel à Hargeisa, capitale du Somaliland, ont été visés par des attentats suicides à la bombe, alors que simultanément, Bossaso, dans la région somalienne du Puntland, était visée par des attaques se soldant par l’arrestation de plusieurs personnes;

E. considérant qu’un nouveau cycle de négociations a eu lieu à Djibouti en novembre 2008, ouvrant la voie à la signature d’un accord de partage du pouvoir entre des représentants du gouvernement fédéral de transition (TFG) de la Somalie et l’opposition de l’Alliance pour la re-libération de la Somalie-Djibouti (ARS-D), alors que les deux parties ont annoncé publiquement qu’elles apportaient leur soutien à une commission d’enquête sur les violations des droits de l’homme en Somalie;

F. considérant que lors d’une conférence organisée, le 29 octobre 2008, à Nairobi avec des représentants des institutions fédérales de transition et des membres du parlement fédéral de transition, l’autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) a adopté un plan en sept points pour soutenir le processus de paix en Somalie et a élaboré un mécanisme de contrôle de sa mise en œuvre,

G. considérant que depuis novembre 2008, l’Éthiopie poursuit le retrait de ses troupes de Mogadiscio ainsi que partout où elle est encore présente en Somalie; que la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM), déployée depuis mars 2007 essentiellement à Mogadiscio, va donc se retrouver seule sur le terrain,

H. considérant que le TFG somalien s’est trouvé incapable, ces quatre dernières années, de mettre en place un gouvernement ayant une large assise; qu’en raison de la démission récente du Président Abdullahi, il existe un réel danger que les factions rivales reprennent les combats,

I. considérant que les actes de piraterie posent un autre défi sécuritaire majeur dans la Corne de l’Afrique; que la lutte contre la piraterie ne peut être menée par des moyens militaires mais dépend avant tout du succès des efforts en vue de promouvoir la paix, le développement et le renforcement de l’État en Somalie; que, suite à des actes de piraterie, le Programme alimentaire mondial (PAM) a dû suspendre la livraison de l’aide alimentaire à la Somalie, aggravant une situation humanitaire déjà précaire,

J. considérant que l’Union européenne a lancé, le 8 décembre 2008, son opération maritime UE NAVFOR Somalie (ou opération « Atalanta ») visant à protéger les convois maritimes du PAM et d’autres navires marchands naviguant dans les eaux au large de la Somalie,

K. considérant que l’échec de la mise en œuvre de l’accord de paix global entre le nord et le sud du Soudan pourrait conduire à une sécession qui risque de déclencher un conflit militaire pour les gisements de pétrole de la région frontalière; qu’une telle sécession déboucherait très probablement sur un démantèlement du pays, avec des objectifs d’indépendance pour le Darfour et la partie orientale et des conflits interethniques alimentés par les pays voisins, dont l’Érythrée,

L. considérant qu’à Djibouti, les défis restent énormes et que la crise alimentaire mondiale a contribué à rendre la situation alarmante dans l’ensemble du pays; que l’Ogaden, la région somali de l’Éthiopie, connaît une sécheresse sévère et que l’aide alimentaire contrôlée par le gouvernement et destinée à la population de cette région du pays n’a pas atteint ces populations malgré les récents progrès dans l’acheminement de l’aide alimentaire dans cette région par le PAM, dans la mesure où des retards sont encore constatés en raison de la nécessité d’obtenir une autorisation militaire pour les voyages dans la région somali,

M. considérant que la situation des droits de l’homme, de l’état de droit, de la démocratie et de la gouvernance dans tous les pays de la Corne de l’Afrique préoccupe sérieusement l’Union depuis de nombreuses années; que des rapports crédibles font état d’arrestations arbitraires, de travail forcé, de torture et de mauvais traitements de prisonniers ainsi que de persécutions de journalistes et de répression politique dans la région,

N. alors que les violations des droits de l’homme en Somalie incluent, notamment l’enlèvement de deux religieuses catholiques italiennes, Maria Teresa Olivero et Caterina Giraudo,

O. considérant que le système de vote à la majorité, très défavorable aux partis d’opposition, qui était en vigueur lors des élections législatives de 2008, est un sujet de préoccupation à Djibouti, où le Mouvement pour le renouveau démocratique (MRD), parti d’opposition, a été interdit en juillet 2008 au motif qu’il aurait soutenu une attaque érythréenne contre Djibouti, ce qu’aucune preuve crédible ne permet d’étayer, tandis que des dirigeants du syndicat de l’Union djiboutienne du travail/Union générale des travailleurs djiboutiens (UDT/UGTD) n’ont toujours pas été réintégrés dans leurs fonctions après avoir été licenciés pour des motifs liés à leurs activités syndicales,

P. considérant que les organisations non gouvernementales (ONG) et l’opposition craignent un accroissement du contrôle gouvernemental et une restriction des libertés politiques par le biais de la loi sur la presse et de la loi sur l’enregistrement des partis, récemment adoptées en Éthiopie; que la loi sur les ONG (déclaration pour l’enregistrement et la réglementation des œuvres caritatives et des associations), adoptée par le gouvernement éthiopien et ratifiée par le parlement, risque de porter très sérieusement atteinte aux activités des associations internationales et éthiopiennes actives sur le terrain de l’égalité, de la justice, des droits de l’homme ou encore de la résolution des conflits,

Sécurité régionale

1. appelle le gouvernement éthiopien à reconnaître officiellement comme définitive et obligatoire la démarcation par coordonnées géographiques entre l’Érythrée et l’Éthiopie établie par l’EEBC; appelle le gouvernement érythréen à accepter de mener avec l’Éthiopie un dialogue qui aborderait la question du processus de désengagement des troupes de la zone frontalière et la démarcation physique de la frontière, conformément à la décision de l’EEBC, ainsi que sur la normalisation des relations entre les deux pays, y compris la réouverture de la frontière pour le commerce; appelle la communauté internationale et l’Union à faire pression sur les deux parties en vue de surmonter l’impasse actuelle;

2. invite le Conseil à nommer un représentant/envoyé spécial de l’Union dans la Corne de l’Afrique;

3. invite le Conseil et la Commission à poursuivre leurs efforts, dans le cadre du partenariat politique régional pour la paix, la sécurité et le développement dans la Corne de l’Afrique, en vue de déterminer des projets d’intérêt commun susceptibles de promouvoir une coopération fonctionnelle entre l’Érythrée et l’Éthiopie, par exemple dans le domaine de l’approvisionnement énergétique et du commerce transfrontalier ou portuaire;

4. invite le gouvernement érythréen à reconsidérer sa décision de suspendre sa participation à l’IGAD; appelle les dirigeants de l’Union africaine (UA) et de l’IGAD à continuer d’impliquer l’Érythrée et à encourager le gouvernement à se joindre aux efforts de coopération régionale et sous-régionale;

5. appelle le gouvernement érythréen à recevoir, conjointement avec le gouvernement djiboutien, une mission d’enquête indépendante pour examiner la situation à Ras Doumeira; invite les deux parties au dialogue et à la diplomatie en vue de rétablir les relations entre les deux pays;

6. invite le Conseil et la Commission à maintenir leur soutien au renforcement des institutions en Somalie, à la mise en œuvre de l’accord de paix de Djibouti et aux efforts de l’IGAD dans le processus de paix; réclame instamment le renforcement de l’AMISOM et le déploiement rapide de la force de stabilisation des Nations unies dès que les conditions politiques et de sécurité le permettront;

7. condamne les attaques contre les travailleurs humanitaires, de plus en plus fréquentes ces derniers mois, qui ont limité gravement les opérations de secours et contribué à l’aggravation de la situation humanitaire en Somalie; invite le coordinateur de l’aide humanitaire des Nations unies pour la Somalie à négocier l’accès humanitaire en dehors du cadre du processus de paix de Djibouti, zone géographique par zone géographique, pour permettre un approvisionnement alimentaire plus rapide et améliorer la situation humanitaire qui est catastrophique;

8. souligne qu’après la participation de l’Union et de la communauté internationale à la réalisation d’un accord entre le nord et le sud du Soudan, il est maintenant nécessaire de poursuivre les efforts jusqu’à sa mise en œuvre et de continuer les pressions nécessaires; invite donc le Conseil et la communauté internationale à se montrer beaucoup plus actifs dans leur soutien à la mise en œuvre de l’accord de paix global nord-sud au Soudan pour garantir un déploiement intégral de la Mission Nations unies/UA au Darfour (UNAMID);

9. appelle le Conseil et la Commission à maintenir leur soutien à l’IGAD, notamment pour ce qui est de ses efforts pour élaborer un plan d’intégration pour la région et renforcer ses institutions;

Sécurité Alimentaire et développement

10. invite le gouvernement érythréen à coopérer plus étroitement avec les organisations internationales à l’évaluation de la situation alimentaire afin de permettre une intervention rapide et ciblée;

11. appelle le gouvernement érythréen à donner à la Commission un accès sans entrave aux projets financés par celle-ci et à s’ouvrir davantage à une assistance technique dans le cadre des projets et programmes élaborés d’un commun accord; l’appelle également à modifier la loi sur la déclaration des ONG dans le but de réduire les exigences financières pour les ONG désireuses de s’engager dans des activités de développement en Érythrée;

12. invite le gouvernement éthiopien à accorder un plein accès aux organisations humanitaires dans la région somalienne d’Ogaden et à mettre en place toutes les conditions nécessaires pour que l’aide parvienne aux destinataires dans toute la région;

13. invite la Commission à continuer de soutenir les réponses régionales aux défis transfrontaliers via le partenariat régional de l’Union pour la paix, la sécurité et le développement, notamment la gestion régionale des ressources en eau en tant qu’élément essentiel de la sécurité alimentaire;

14. invite la Commission à vérifier qu’aucun de ses programmes d’assistance, y compris le programme « argent contre travail », n’est mis en œuvre par le travail forcé;

Droits de l’homme, démocratie et gouvernance

15. invite le gouvernement érythréen à faire une déclaration publique relative au lieu d’emprisonnement des détenus ainsi qu’à leur état de santé et visant à inculper et juger immédiatement devant un tribunal tous les détenus politiques et les journalistes emprisonnés ou à les libérer immédiatement sans condition;

16. appelle le gouvernement érythréen à respecter pleinement les droits de l’homme et les libertés fondamentales, y compris la liberté d’association et d’expression, ainsi que la liberté de la presse et la liberté de conscience;

17. exprime sa profonde préoccupation devant la poursuite de l’emprisonnement, en Érythrée, du journaliste suédo-érythréen Dawit Isaak, écroué depuis son arrestation en septembre 2001 sans avoir été jugé par un tribunal, et exige la libération immédiate de Dawit Isaak et des autres journalistes emprisonnés;

18. invite l’Union à reconsidérer son approche de l’Érythrée si aucun progrès n’est fait pour se conformer aux éléments essentiels de l’accord de Cotonou (article 9), en particulier sur les questions fondamentales des droits de l’homme (l’accès du Comité international de la Croix-Rouge aux prisons, la libération des prisonniers du « G11 »);

19. invite le TFG somalien à condamner l’enlèvement des deux religieuses catholiques italiennes et à prendre des mesures en vue d’accélérer leur libération et de prévenir d’autres enlèvements;

20. appelle les autorités djiboutiennes à protéger les droits politiques des partis d’opposition et des organisations indépendantes de défense des droits de l’homme, ainsi qu’à garantir pleinement la liberté de la presse, de réunion et d’expression; souligne le besoin d’entamer un dialogue significatif entre le gouvernement et l’opposition en vue d’aboutir à une adaptation de la loi électorale de manière à permettre une représentation plus équitable, au parlement, des partis politiques existants; demande aux autorités djiboutiennes de permettre au parti d’opposition MRD de reprendre ses activités et de réintégrer dans leurs fonctions tous les dirigeants du syndicat UDT/UGTD licenciés pour des motifs liés à leurs activités syndicales;

21. invite le gouvernement de Djibouti à prendre des mesures pour assurer une meilleure protection juridique et concrète des droits des syndicats, conformément aux conventions clés de l’Organisation internationale du travail;

22. déplore que le parlement éthiopien ait ratifié la déclaration pour l’enregistrement et la réglementation des œuvres caritatives et des associations; demande que des modifications importantes y soient apportées pour garantir les principes inhérents au respect des droits de l’homme; demande que cette loi soit appliquée de manière non restrictive, et insiste sur un suivi étroit de sa mise en œuvre par la Commission;

23. prie instamment les autorités éthiopiennes de réexaminer les lois sur la presse et l’enregistrement des partis, ainsi que la composition du Comité électoral, de manière à garantir les droits politiques des partis d’opposition; presse les autorités éthiopiennes d’enquêter sur les allégations de l’opposition et des organisations de la société civile concernant les harcèlements ainsi que les arrestations arbitraires et de traduire les responsables en justice;

24. est indigné par l’emprisonnement de Birtukan Midekssa, chef du parti d’opposition Unité pour la démocratie et la justice (UDJ), et exige sa libération immédiate et inconditionnelle;

25. invite les autorités éthiopiennes à traiter rapidement la demande d’enregistrement posée par l’association des enseignants éthiopiens (NTA), conformément aux lois et règlements applicables, et à cesser de persécuter ses membres;

26. appelle les gouvernements d’Éthiopie, d’Érythrée et de Djibouti ainsi que le Conseil à s’accorder, conformément à l’article 8 et à l’annexe VII de l’accord de Cotonou révisé, pour approfondir le dialogue politique sur les droits de l’homme, les principes démocratiques et l’état de droit, y compris sur les questions susmentionnées, en vue de définir des points de référence et de parvenir à des résultats et progrès tangibles sur le terrain;

27. reconnaît que des élections doivent avoir lieu au Soudan en 2009, mais note que les lois qui restreignent la liberté d’expression et d’organisation pour les citoyens, les partis politiques et la presse, et qui enfreignent les termes de l’accord de paix global et la constitution nationale provisoire, n’ont pas encore été modifiées, et qu’une commission nationale des droits de l’homme n’a pas encore été constituée; souligne que l’abrogation de ces lois et leur substitution par une législation conforme à l’accord de paix global et à la constitution nationale provisoire ainsi que la création de la commission nationale des droits de l’homme sont des conditions préalables nécessaires pour créer un environnement propice à l’organisation d’élections libres et régulières;

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28. charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, aux gouvernements des États membres, au président de la Commission de l’Union africaine, au président en exercice de la Conférence de l’Union africaine, au Secrétaire général de l’Union africaine, au Parlement panafricain, aux gouvernements et parlements des pays de l’IGAD et aux co-présidents de l’Assemblée parlementaire ACP-UE.

22/01/09 (B482-B) Actualité et violences en Somalie. L’ex-Président (démissionnaire) du GNT ira au Yémen qui a accepté de lui donner asile. (4 articles en Français)

___________________________ 4 – African Press Organization (APO)

Le Représentant spécial du Secrétaire général en Somalie, Ahmedou Ould-Abdallah, a lancé un appel urgent au Gouvernement fédéral de transition et à l’Alliance pour la relibération de la Somalie pour qu’ils progressent dans la pleine mise en œuvre de l’Accord de Djibouti.

Le Représentant spécial a indiqué que la Commission de haut niveau des parties s’est réunie aujourd’hui à Djibouti pour discuter de l’élargissement du Parlement et de la formation d’un gouvernement d’unité nationale.

Les membres de la communauté internationale ont également assisté à la réunion. « C’est un moment clef pour la Somalie, et il est extrêmement important de bien faire les choses après deux décennies de violence », a déclaré le Représentant spécial.

SOURCE : United Nations – Office of the Spokesperson of the Secretary-General

________________________________ 3 – Le Figaro

L’ex-président somalien ira au Yémen

Le Yémen a accordé l’asile politique à l’ancien président somalien Abdullahi Yusuf Ahmed, qui a démissionné en décembre au terme d’une crise politique majeure, a indiqué mercredi une source proche de la présidence yéménite. L’ancien chef d’Etat dispose également d’un domicile permanent au Yémen, séparé de la Somalie par le golfe d’Aden, a-t-elle précisé.

M. Yusuf a démissionné le 29 décembre au terme d’un bras de fer institutionnel de plusieurs mois avec son premier ministre Nur Hassan Hussein. Jeudi, ce dernier avait annoncé qu’il serait candidat à la présidence du pays, en guerre civile depuis 1991.
 

________________________________ 2 – AFP

Somalie: 12 morts dans des combats entre insurgés et forces somaliennes

Au moins 12 personnes ont été tuées et 18 blessées mardi soir à Mogadiscio dans différents affrontements ayant opposé des insurgés islamistes aux forces gouvernementales somaliennes, ont rapporté à l’AFP mercredi des responsables et des témoins.

Selon ces sources, des combats ont eu lieu entre insurgés et soldats gouvernementaux dans le quartier Madina, faisant 7 morts.

Dans un autre incident, les insurgés ont pris le contrôle d’un barrage après des accrochages violents avec les soldats somaliens qui ont fait 4 morts parmi les combattants.

"Les laquais des ennemis d’Allah ont attaqué nos forces positionnées dans un commissariat de police du quartier de Madina et nous les avons repoussés", a rapporté à l’AFP un commandant islamiste, Cheikh Mohamed Ibrahim, en faisant référence aux soldats somaliens alliés à l’armée éthiopienne qui a achevé la semaine dernière son retrait total de Mogadiscio.

"Des tirs de mortier ont frappé une maison dans mon quartier, tuant cinq membres d’une même famille, dont un enfant; c’est une tragédie", a rapporté un chef coutumier, Moalim Ali Salad.

Plusieurs témoins ont en outre fait état de deux soldats tués dans l’affrontement. "J’ai vu les corps de deux soldats dans la rue à Madina près de ma maison; plusieurs autres ont également été blessés", a rapporté à l’AFP un habitant, Hared Ahmed.

Dans un second incident mardi soir, des insurgés ont pris le contrôle d’un barrage des forces gouvernementales dans le quartier de Sinai.

"Les forces gouvernementales ont été défaites à Sinai et le barrage est passé sous contrôle islamiste. Trois soldats et un combattant islamiste ont été tués", a rapporté un témoin, Yusuf Abdallah.

Selon des sources médicales, au moins 19 civils ont également été blessés lors de ces différents affrontements, dont un qui a succombé à ses blessures plus tard à l’hôpital, portant le bilan total des morts à 12.

La Somalie est en guerre civile depuis 1991.

________________________________ 1 – Le Figaro avec AFP

Somalie : 12 morts dans des combats

Au moins 12 personnes ont été tuées et 18 blessées mardi soir à Mogadiscio dans différents affrontements ayant opposé des insurgés islamistes aux forces gouvernementales somaliennes, ont rapporté à l’AFP mercredi des responsables et des témoins.

Selon ces sources, des combats ont eu lieu entre insurgés et soldats gouvernementaux dans le quartier Madina, faisant 7 morts. Dans un autre incident, les insurgés ont pris le contrôle d’un barrage après des accrochages violents avec les soldats somaliens qui ont fait 4 morts parmi les combattants.

22/01/09 (B482-B) Le Journal de la flibuste … Les Suisses renoncent pour le moment à envoyer des militaires sur les navires marchands. L’Espagne renforce sa présence. Les Chinois multiplient les missions d’accompagnement de navires de commerce. (8 articles en Français)

___________________________ 8 – Le Figaro avec AFP

Somalie : l’Espagne envoie des renforts

Le Parlement espagnol a approuvé mercredi l’envoi de 395 militaires pour intégrer la force européenne de lutte contre la piraterie au large des côtes somaliennes, a annoncé le ministère de la Défense.

Les députés ont approuvé l’envoi de ce contingent à la quasi-unanimité, a annoncé le ministère dans un communiqué, précisant que le feu vert définitif serait donné vendredi en Conseil des ministres.

Cette opération "est d’une importance vitale pour la défense des intérêts géostratégiques et économiques de l’Espagne" et elle va "servir à apporter plus de sécurité à nos pêcheurs", présents près des côtes somaliennes, a déclaré mercredi au Parlement le ministre de la Défense, Mme Carme Chacon.

L’Espagne va envoyer une frégate militaire, un navire d’approvisionnement logistique, un avion patrouilleur, et un maximum de 395 militaires.

L’Union européenne a lancé le 8 décembre la première opération navale de son histoire, "Atalante", pour traquer les bandits des mers, avec six bâtiments et trois avions de patrouille sous commandement britannique.

L’Espagne devrait prendre au printemps le commandement de cette force créée à la suite d’une initiative commune avec la France.

___________________________ 7 – Ria Novosti (RU)

L’escorteur russe Neoustrachimy et le tanker Elnia font route vers l’Atlantique

L’escorteur russe Neoustrachimy et le tanker Elnia qui luttaient contre les pirates au large de la Somalie, ont traversé la partie centrale de la Méditerranée et se dirigent vers Gibraltar, a appris mercredi RIA Novosti d’une source au sein de l’état-major de la flotte russe de la Baltique.

"Le Neoustrachimy et le tanker Elnia sont passés la partie centrale de la mer Méditerranée et se dirigent vers le détroit de Gibraltar. Ils mettront ensuite le cap vers leur base (à Baltiisk). L’équipage accomplit sa mission, les équipements et armements sont en bon état", a indiqué le responsable.

Le Neoustrachimy a escorté une vingtaine de convois de cargos russes et étrangers au large de la Corne de l’Afrique entre octobre 2008 et janvier 2009. Le destroyer Admiral Vinogradov de la flotte russe du Pacifique a pris sa relève au large des côtes somaliennes.

Fin janvier, les navires Neoustrachimy et Elnia sont attendus à Baltiisk, la base de la flotte de la Baltique, avait annoncé plus tôt l’assistant du commandant en chef de la Marine russe Igor Dygalo.

_______________________ 6 – Bruxelles 2 (Europe de la défense)

1er bilan anti-pirates (UE, USA, Russie): 104 arrestations, 18 morts

Après le bilan de la piraterie – dressé par le Bureau maritime international – et la demande d’extradition faite par les Néerlandais, je me suis aperçu que nous n’avions pas de bilan précis des arrestations effectuées par les navires de guerre européens (Atalanta et CTF 150), russes et indiens au large de la Somalie et du Yémen ces derniers mois.

Donc voici un premier bilan, réalisé en compilant toutes mes notes et divers articles déjà publiés.

(Nb : le bilan des navires attaqués, marins blessés, tués, en otage a été réalisé par le Bureau maritime international).

En tout, près de 150 personnes ont été arrêtées par les navires de guerre, croisant le Golfe d’Aden, dont certaines en flagrant délit (attaque) ou sur de fortes suspicions (visite à bord et découverte d’armes de guerre). Sur ce nombre, une centaine ont été remises à des autorités étatiques : 19 ont été rapatriées en Europe (si on compte les 5 pirates transférés aux Pays-Bas). Mais la plupart (environ 85) ont été transférées aux autorités judiciaires de pays riverains (Yemen, Puntland-Somalie).

Sur ce chiffre, 11 ont été rapidement libérées après une courte instruction (il s’avérait qu’ils n’étaient pas des pirates mais des pêcheurs yéménites pris en otage). Soit en tout 93 personnes transférées à la justice. Une quarantaine de pirates présumés ont, par ailleurs, été relâchés par les navires de guerre qui les avaient interpellés.

La destination des pirates appréhendés par les navires de guerre varie donc.

• Le rapatriement en Europe (France, Pays-Bas) :

– 6 pirates arrêtés, à la mi-avril 2008, après la libération du Ponant et des otages (par remise de rançon), lors d’une opération terrestre effectuée par les commandos français, les suspects sont incarcérés à Paris (opération : nationale).

– 6 pirates arrêtés, dans la nuit du 15 au 16 septembre 2008, par les commandos français après l’attaque du Carré d’As, lors d’une opération en mer effectuée par les commandos français, pour libérer bateau et otages, les suspects sont incarcérés à Paris (opération : nationale).

– 5 pirates arrêtés par le navire danois Absalon, le 2 janvier 2009, après l’attaque d’un porte-conteneur néerlandais, pourraient être remis à la justice néerlandaise, le procureur ayant demandé leur extradition (opération : CTF-150).

• La remise aux autorités du Puntland (France) :

– 9 pirates Somaliens arrêtés par la marine française, le 23 octobre 2008, après une "visite de contrôle" (opération : nationale).

– 8 pirates Somaliens, arrêtés par l’Aviso français Premier Maitre L’her, le 1er janvier 2009 alors qu’ils tentent d’attaquer le cargo panaméen S. Vénus (opération : EUNAVFOR Atalanta).

– 19 pirates Somaliens arrêtés, par la frégate française Jean de Vienne, le 4 janvier 2009, après deux tentatives d’attaque, l’une sur le cargo croate Donat, l’autre sur le cargo panaméen Vulturnus (opération : nationale).

• La remise aux autorités du Kenya (Royaume-Uni, EUNAVFOR) :

– 8 hommes, arrêtés par le HMS Cumberland, le 11 novembre 2008 (opération : Otan).

NB : EUNAVFOR comme plusieurs Etats (Royaume-Uni, Etats-Unis…) ont passé un accord avec le Kenya pour juger les personnes arrêtées dans le cadre de leur action anti-pirates.

• La remise aux autorités du Yémen (Danemark, Russie, Inde) :

– 8 "pêcheurs-pirates" en détresse, récupérés par le navire danois Absalon, le 4 décembre 2008 (opération : CTF-150)

– 23 "pirates" yéménites et somaliens présumés arrêtés par la marine indienne, le 13 décembre 2008 (opération : nationale). 11 d’entre eux ont été libérés immédiatement comme étant des pêcheurs.
– une dizaine de pirates (chiffre à préciser), arrêtés par navire russe Admiral Vinogradov, le 14 janvier 2009 (opération : nationale).

• Une quarantaine (environ) de pirates, appréhendés, libérés sur le champ :

– 10 pirates somaliens appréhendés par le navire danois Absalon, le 10 septembre 2008, et relâchés sur ordre de Copenhague, les experts gouvernmentaux n’étant pas sûrs de pouvoir poursuivre et craignant l’application de la peine de mort s’ils étaient livrés à la Somalie, les armes découvertes ont été jetées à l’eau (opération : CTF 150)

– Plusieurs "pirates" présumés, répartis sur trois bateaux, arrêtés par le navire danois Absalon, le 3 novembre 2008 (opération : CTF 150)

– Plusieurs pirates arrêtés, par le navire danois Absalon, après l’attaque d’un bateau de croisière australien MV Athena, le 1er décembre 2008, puis relâchés le 3 décembre, sur ordre du QG de la coalition à Bahrein, le bateau pirate a été coulé (opération : CTF150)

– 6 hommes appréhendés, par le navire allemand Karlsruhe, le 25 décembre 2008, relâchés sur ordre de Berlin, les armes ont été neutralisés (opération : EUNAVFOR Atalanta).

NB : je ne décompte pas la mise en fuite des pirates, sans poursuite, qui semble être une règle primaire d’intervention de certains navires.

Coté bilan humain : 18 tués (dont 16 pêcheurs) et 6 blessés.

– 1 preneur d’otage a été tué par les commandos français lors d’une opération terrestre menée en Somalie, à la mi-avril 2008.

– 1 autre preneur d’otage a été tué par les commandos français lors d’une opération de libération des otages du Carré d’as, à la mi-septembre 2008.

– 15 pêcheurs ont été tués dans ce qui ressemble à une "bavure" de la marine indienne, le 18 novembre 2008.

– 3 pirates somaliens et/ou yéménites ont été blessés lors d’un accrochage avec les Britanniques du HMS Cumberland, le 11 novembre 2008.

– 1 pêcheur tué et 2 blessés, lors de l’attaque du cargo néerlandais Nedlloyd Barentz (groupe Maersk) par une quinzaine de pirates et l’intervention du Admiral Vinogradov, le 13 janvier 2009. Ils étaient dans la zone des tirs russes et auraient été atteints par erreur selon les autorités yéménites. Ce seraient les pirates somaliens qui les auraient blessés, disent les Russes.

________________________________ 5 – Ria Novosti (RU)

Piraterie en Somalie: l’UE et Moscou lutteront ensemble (Tchijov)

La délégation de la Marine de guerre russe dirigée par le vice-amiral Dmitri Dmitriev examine à Bruxelles la coopération avec l’UE dans la lutte contre les pirates somaliens, a annoncé mercredi à RIA Novosti le délégué permanent russe auprès de l’UE Vladimir Tchijov.

"La délégation de la Marine de guerre russe poursuit les discussions, entamées hier, avec l’Etat-major de l’UE et le secrétariat général du Conseil de l’UE sur les modalités de coopération dans la lutte contre la piraterie", a-t-il indiqué.

L’Union européenne (UE) a lancé une opération navale anti-piraterie baptisée Atalanta dans le golfe d’Aden. Des bâtiments de guerre d’autres pays, y compris le grand navire anti-sous-marins Admiral Vinogradov, se trouvent au large de la Somalie.

Selon l’ONU, plus de 120 attaques de pirates, ont été enregistrées en 2008 au large de la Somalie. 200 marins environ et plus de 10 navires restent toujours entre les mains des écumeurs des mers.

________________________________ 4 – Le Figaro avec AFP

Somalie : l’Espagne envoie des renforts

Le Parlement espagnol a approuvé mercredi l’envoi de 395 militaires pour intégrer la force européenne de lutte contre la piraterie au large des côtes somaliennes, a annoncé le ministère de la Défense.

Les députés ont approuvé l’envoi de ce contingent à la quasi-unanimité, a annoncé le ministère dans un communiqué, précisant que le feu vert définitif serait donné vendredi en Conseil des ministres.

Cette opération "est d’une importance vitale pour la défense des intérêts géostratégiques et économiques de l’Espagne" et elle va "servir à apporter plus de sécurité à nos pêcheurs", présents près des côtes somaliennes, a déclaré mercredi au Parlement le ministre de la Défense, Mme Carme Chacon.

L’Espagne va envoyer une frégate militaire, un navire d’approvisionnement logistique, un avion patrouilleur, et un maximum de 395 militaires.

L’Union européenne a lancé le 8 décembre la première opération navale de son histoire, "Atalante", pour traquer les bandits des mers, avec six bâtiments et trois avions de patrouille sous commandement britannique.

L’Espagne devrait prendre au printemps le commandement de cette force créée à la suite d’une initiative commune avec la France.

________________________________ 3 – Nouvel Obs avec AP

L’Espagne va participer aux patrouilles contre les pirates en Somalie

Le Parlement espagnol a donné son feu vert mercredi à la participation de 400 soldats espagnols aux patrouilles européennes contre la piraterie au large de la Somalie.

La ministre de la Défense Carme Chacon a précisé que 200 soldats quitteraient le golfe d’Aden une fois obtenu l’accord définitif du conseil des ministres vendredi.

La flotte anti-pirates de l’Union européenne et des bâtiments des marines britannique, indienne, iranienne, chinoise et américaine patrouillent déjà entre les rives du Yémen et de la Somalie pour protéger le passage des navires commerciaux.

Les pirates somaliens ont lancé au moins 111 attaques en 2008. En avril, un bateau de pêche espagnol a été libéré six jours après son abordage après le versement d’un rançon qui s’élèverait à 1,2 million de dollars.

________________________________ 2 – Le Temps (CH)

L’envoi des forces spéciales contre les pirates au large de la Somalie se complique

ENGAGEMENT.

Du type de coopération à la question du sort des prisonniers, une éventuelle intervention dans le golfe d’Aden pose d’épineuses questions juridiques. Le Conseil fédéral évoque le sujet mercredi.

Philippe Miauton, Berne
Jeudi 22 janvier 2009

Il n’est pas conventionnel que des soldats suisses se rendent à l’étranger pour effectuer des missions, encore moins armés et dans le cadre d’une opération internationale. Le tout avec le DRA 10, une troupe d’élite composée d’une trentaine d’hommes rompus à des missions de choc (LT du 23.12.08). Depuis décembre, le sujet fait débat au gouvernement.

Et pour cause. Les questions aussi bien pratiques que juridiques sont légion. Si plusieurs éléments sont précisés dans l’ordonnance concernant l’engagement de la troupe pour la protection de personnes et de biens à l’étranger, beaucoup d’interrogations demeurent. Le Conseil fédéral en discute ce mercredi. Prendra-t-il une décision? Bien que le sujet soit classé sensible chez les armateurs, dans l’armée comme dans l’administration, il est possible de dessiner les grandes lignes de cet éventuel engagement.

Du ressort du parlement

Certains craignent que le gouvernement donne son feu vert au DRA 10 pour partir sur les côtes africaines et que le parlement ne donne son assentiment qu’après coup, avec effet rétroactif. Or, un observateur indique que «la tendance est plutôt de laisser les soldats s’entraîner et d’attendre la décision formelle du parlement, lors de la session de mars, pour les engager». Toutefois, le débat s’annonce d’ores et déjà compliqué puisque la Commission de politique extérieure du Conseil national s’est opposée mardi, par 12 voix contre 6, à toute intervention militaire destinée à protéger la flotte suisse.

Que défendre?

L’intérêt de l’UE porte avant tout sur une participation de la Suisse dans la protection des convois du Programme alimentaire mondiale (PAM), un point qui compte aussi aux yeux de Micheline Calmy-Rey.

«Une coopération militaire significative puisque la Suisse mettrait à disposition des forces spéciales», souligne un proche du dossier. Cet apport de qualité pourrait exempter la Suisse des 8 à 9 millions de francs par an que coûte la participation à l’opération anti-piraterie de l’UE «Atalante». Quant aux quelques navires suisses qui traversent le golfe d’Aden, leur protection s’effectuerait sur simple demande des armateurs. Mardi, l’ambassadeur de l’UE à Berne, Michael Reiterer, a toutefois laissé entendre que, au lieu d’envoyer des soldats, la Suisse pourrait très bien apporter un soutien financier ou matériel à l’opération.

Avec qui coopérer?

Il s’agit pour la Suisse de définir sa collaboration dans le golfe d’Aden avec les autres nations présentes. La France semble au premier rang, notamment parce qu’elle s’est déployée en force dans la région et qu’elle dispose d’un pied à terre à Djibouti. «L’Allemagne est également une option», confie un militaire, pour qui le Royaume-Uni semble être hors course. Et d’ajouter: «C’est avant tout un choix politique». C’est l’accord-cadre signé avec l’UE pour intégrer l’opération qui réglera entre autres l’engagement de la Suisse, mais aussi les questions de prise en charge des transports ou du logement des troupes suisses.

Quel coût?

Dans le cas où la Suisse s’associe à l’un des pays engagés, elle n’aurait qu’à assumer les salaires et le matériel ordinaire destiné au DRA 10, qui fait déjà partie du budget de la formation des professionnels. Elle n’aurait pas à payer les frais de participation à l’opération, ni leur transport ou leur logement, leur nourriture ou le carburant. «Si des frais extraordinaires devaient être investis, le DFAE en discuterait vraisemblablement avec le Département des finances», relève un proche du dossier.

Que faire des prisonniers?

Dernièrement, les Français ont capturé huit pirates qu’ils ont remis aux autorités somaliennes. D’autres ont été rapatriés en France pour y être jugés. Les deux options s’offrent également aux soldats suisses. «Le droit suisse prévaut sur les bateaux suisses, ils seraient donc remis à notre justice, bien que le cas soit singulier», observe un officier. Toutefois, dans le cadre des accords avec l’UE, il serait possible de les transférer au Kenya ou en Somalie. La seconde option pourrait provoquer quelques cas de conscience. Quelques diplomates soulignent en effet qu’une extradition vers la Somalie exposerait les pirates à la peine de mort.

Autorisation de tirer?

Les soldats peuvent ouvrir le feu en cas de légitime défense, pour aider un tiers ou simplement pour assurer la réussite de la mission. Le principe de proportionnalité prévaut. Après un coup de semonce, le moteur du bateau des pirates peut constituer une cible, si ceux-ci n’obtempèrent pas. En dernier recours les soldats suisses pourraient même viser les malfaiteurs. L’UE règle les questions d’engagement de manière très précise.

Faut-il les considérer comme des combattants ou des civils?

«Les pirates ne sont pas des soldats d’un pays, ce ne sont pas non plus des civils selon la doctrine militaire, ce sont plutôt des criminels», répond un officier. Selon lui, c’est une raison qui lui fait dire que «la Suisse ne met pas à mal sa neutralité dans cet engagement puisqu’il ne s’agit pas d’une guerre conventionnelle entre des soldats de deux Etats».

Ultime point sensible: si un soldat suisse venait à périr?

Cette éventualité ne manquerait pas de provoquer un tollé politique auquel la Suisse n’est pas préparée.

________________________________ 1 – Radio Chine

16 navires commerciaux escortés par des bâtiments militaires chinois au large de la Somalie

Jusqu’à aujourd’hui, 20 janvier, la marine navale envoyée par la Chine le mois dernier au large de la Somalie a escorté 16 navires commerciaux. C’est ce qu’a indiqué le colonel Cai Huailei, de l’état-major général de l’Armée populaire de Libération.

Par ailleurs, le gouvernement de transition somalien a donné son accord pour que la Marine chinoise effectue une mission au large de la Somalie, mission qui est conforme à la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, a-t-il ajouté.

La flotte chinoise, composée de deux croiseurs et un navire de soutien, ont quitté la Chine le 26 décembre dernier pour se joindre au nombre croissant de bâtiments militaires internationaux qui combattent la piraterie au large de la Somalie, dans l’Est de l’Afrique.

21/01/09 (B482-B) GED : communiqué de presse à l’occasion de l’investiture du 44ème Président des Etats-unis.

 

Communiqué de Presse

Monsieur le Président
des Etats Unis d’Amérique,

Il fut un temps où chanter dans le noir pour ne pas avoir peur était l’unique espoir – des femmes et des hommes de couleur – en l’avènement d’un monde meilleur. Espoir en l’émergence d’un monde plus humain, d’un monde respectant leur couleur et leur religion.

Quand le passé a été bien plus que rude, lorsque le présent est catastrophique et l’avenir incertain, il convient néanmoins de garder cet espérance et passer au travers de la difficulté en y mettant toute notre énergie.

Ne pas avoir faim, ne plus avoir soif, disposer d’un toit pour abriter sa famille, pouvoir éduquer nos enfants et les envoyer à l’école, avoir les moyens de les soigner et de les préparer à une vie professionnelle active ne devrait plus être un privilège réservé au monde occidental mais à toutes et à tous en ce monde.

Les Djiboutiennes et les Djiboutiens, qui très majoritairement patientent depuis bien trop longtemps dans le non respect de leurs Droits Humains, dans l’inconfort le plus total, voire dans la pauvreté et l’injustice en notre pays et sous le joug destructeur de la tyrannie qui s’est autoproclamée par deux fois à la présidence de notre république, ont été réceptifs au message d’une grande clarté – tout particulièrement pour ce qui concerne votre position par rapport aux dictatures dans le monde – que vous avez adressé lors de votre discours d’investiture prononcé hier, mardi 21 janvier 2009.

Nous avons la conviction profonde que la rupture d’avec un passé récent et la naissance de cette nouvelle citoyenneté américaine que vous proposez au monde, avec ce message d’espoir en l’avenir et non point celui de la peur, correspond aux attentes des populations de ce monde et tout particulièrement à celles notre pays.

Au nom des Djiboutiennes et des Djiboutiens, des membres du Gouvernement en Exil de Djibouti, de celles et ceux qui appartiennent aux diverses commissions, des membres du Mouvement Djiboutien de Libération Nationale nous vous félicitons chaleureusement pour cette élection à la présidence des Etats-Unis d’Amérique.

Avec votre élection, l’histoire vient de dépasser les USA, s’ouvrir sur un nouveau monde et constitue un événement formidable auquel nous adhérons.

Fait à Londres le mercredi 21 janvier 2009

Mahamoud Idriss Ahmed
Président du GED

 

21/01/09 (B482-B) Actualité et violences en Somalie (4 articles en Français et en Anglais)

_____________________________ 4 – Centre Info ONU

Somalie : L’ONU salue la formation prochaine d’un gouvernement d’unité nationale

Ahmedou Ould-Abdallah, représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la Somalie.

20 janvier 2009 – Le représentant spécial du Secrétaire général pour la Somalie, Ahmedou Ould-Abdallah, a salué mardi les travaux des principales forces politiques du pays à Djibouti sur la mise en place d’un gouvernement d’unité nationale.

« Rassemblés dans le cadre d’un Comité de haut niveau, des délégués du gouvernement fédéral de transition et de l’Alliance pour la re-libération de la Somalie sont rassemblés à Djibouti pour discuter de l’élargissement du parlement et de la création d’un gouvernement d’unité nationale », après de violents affrontements armés opposant les deux factions, indique un communiqué du Bureau politique du représentant spécial.

« Il s’agit d’un moment critique pour la Somalie et il est extrêmement important de ne pas se tromper, après près deux décennies de violences », a dit M. Ould-Abdallah.

Un autre objectif de cette réunion est de procéder à l’élection d’un nouveau chef d’Etat. « Nous espérons que ce nouveau leader pourra participer à la prochaine réunion de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) », a-t-il ajouté.

______________________________ 3 – Shabelle

Une violente explosion au passage d’un convoi de l’AMISOM à Mogadiscio : un camion endommagé. // Explosion targets AMISOM truck

Heavy explosion has targeted to a convoy of African Union peace keepers known as AMISOM around Maka al-Mukarama road in Mogadishu, where they have a base and damaged one of their trucks, their spokesman told Shabelle Radio on Tuesday.

“Our convoy came under a roadside bomb attack and it slightly damaged one of our vehicles, but we did not suffer any casualties,” said AMISOM spokesman Maj. Barigye Bahoko.

Residents said the soldiers fired gunfire after the explosion and the blast was a remote controlled one and convulsed the area.

“We were traveling along the convoy of AMISOM troops when a blast targeted one of their vehicles, we ran away and we could see the vehicle burning,” said Ali Dahir, a witness.

The blast occurred on the main road Maka-al Mukarama which connects the presidential palace and K4, a base of Ugandan peace keepers in Mogadishu.

No civilian casualties have been reported so far.

The Islamist Insurgents Al-shabab claimed the responsibility of the explosion attack and said that they have inflicted casualties to the AMISOM troops in Mogadishu.

It is the first blast attack against AU peace keepers since the Ethiopian soldiers withdrew from the Somali capital Mogadishu.

Only 3,400 of peacekeepers contributed by Uganda and Burundi less than the promised number of 8,000 are in the capital.

______________________________ 2 – Shabelle (En Anglais)

Le vice-Président du parlement convoque les députés somaliens à Baïdoa pour le 26 janvier afin qu’ils participent au vote destiné à désigner le nouveau Président intérimaire. // Somalia: Second Parliament Speaker Calls All MPs in Biadoa

Baidoa — The deputy speaker of the Somali parliament Osman Elmi Boqore has called all the Somali legislatures in Baidoa town 250 kilometers south of the Somali capital Mogadishu on Tuesday.

Reports from Baidoa town say that Mr. Boqore has called all members of the Somali transitional federal parliament to come Baidoa town to take part the presidential election which is due to be held 26th January 2009 and choose interim president for the parliament in Baidoa seat of the transitional parliament.

« We have already named committee for the presidential election of the federal parliament in Baidoa and now they are preparing the ceremony for the election, » Mr. Boqore said.

The deputy speaker of the parliament Mr. Osman Elmi Boqore has told reporters that they are not aware of more about Djibouti presidential election which is also due to be held in Djibouti adding that they did not get any message from Djibouti for attending it yet.

The statement of the speaker Mr. Boqre comes by a time there is great dispute between both the newly combined legislatures of Djibouti and the federal parlaiment based in Baidoa that each side plans how transitional president of the Somalia would be elected.

______________________________ 1 – En Anglais

Des accrochages entre des soldats gouvernementaux somaliens et des rebelles auraient causé la mort de 19 personnes à Mogadiscio. Les observateurs craignent une augmentation de la violence après le départ des Ethiopiens. // Mogadishu violence claims 19 lives

Clashes between Somali government soldiers and rebels have reportedly killed 19 people amid fears of more violence following Ethiopia’s pullout.

The fighting between the gunmen and forces loyal to the Transitional Federal Government occurred in southern Mogadishu on Tuesday, leaving 19 people dead, Press TV’s correspondent reports.

Clashes continue in Dharkenleyt and Wada Jir districts in the south of the Somali capital where the rebels struggle to take control of government bases.

The chairman of the Medina district in southern Mogadishu, Ahmed Daci, confirmed that seven of the dead were Somali soldiers. He further stressed that government forces are ready to defend their positions and confront insurgents.

Mortar shell explosions and heavy crossfire between the clashing sides has driven hundreds of people out of their homes.

Somalia remains the scene of growing violence and fighting among rebels and the weak interim government, which is backed by the African Union peacekeeping forces (AMISOM).

Land mine explosions destroyed a Ugandan military vehicle on Tuesday on Maka Al Mukarama Street in southern Mogadishu where eight civilians were injured. AMISOM sources confirmed that the incident occurred but denied that any Ugandan soldiers were killed or injured.

Last week, Ethiopia ‘irreversibly’ pulled out the troops it had deployed to the Horn of Africa state, raising fears of an increase in the attacks against the Somali government and its AU military allies.

Al-Shabaab official Sheikh Mukhtar Robow Abu Mansur emphasized last Thursday that the rebel group is determined to continue its armed activities to expel all foreign military forces from Somalia.

Mogadishu Mayor Mohamed Osman Ali Dhagah Tuur has accused anti-government fighters of disturbing peace and unilaterally attacking government soldiers at their bases.

21/01/09 (B482-B) Le journal de la Flibuste … Corée du Sud et Japon devraient envoyer prochainement des navires de guerre dans le Golfe. On peut se demander pourquoi tant de pays veulent envoyer des navires. Protéger le commerce, certes, mais y aurait-il d’autres motivations ? (5 articles en Français et en Anglais)

______________________________ 5 – XINHUA

Japon: les partis au pouvoir conviennent d’envoyer la marine au large de la Somalie

Le parti au pouvoir du Japon, le Parti libéral-démocrate (PLD), et son partenaire de coalition le Nouveau Komeito ont approuvé en principe le plan du gouvernement prévoyant d’envoyer la marine au large de la Somalie pour participer à la mission anti-piraterie, a rapporté mardi la presse japonaise.

La Constitution pacifique du Japon autorise seulement la marine à protéger les bateaux battant pavillion japonais ou transportant des Japonais.

Les députés des deux partis doivent approuver officiellement le plan du gouvernement jeudi après des consultations avec leurs partis.

Le ministre japonais de la Défense Yasukazu Hamada, qui envisage l’envoi de la marine dans les eaux de la Somalie, doit demander à la marine de procéder à des préparatifs nécessaires d’ici la fin de ce mois.

Selon un responsable de la marine, les préparatifs devraient prendre au moins un mois.

Les Etats-Unis, des pays européens et la Chine ont envoyé des bâtiments de guerre dans les eaux somaliennes pour combattre les pirates, qui ont attaqué plus de 100 bateaux en 2008.

Les Etats-Unis ont encouragé le Japon à se joindre aux opérations anti-piraterie.

_______________________________ 4 – La Tribune de Genève (CH)

«Des soldats à bord? Moi, je n’en veux pas!»

La Suisse envisage d’envoyer des soldats pour défendre ses navires au large de la Somalie. Pour la plupart des armateurs, à l’image de Stefan Sip, pas question d’accepter des armes à bord.

Des soldats suisses sur les bateaux contre les pirates somaliens? Le Conseil fédéral doit trancher la question aujourd’hui.

La Suisse enverra-t-elle des soldats protéger les bateaux contre les pirates somaliens ?

C’est la question que doit trancher le Conseil fédéral aujourd’hui (lire ci-contre). Les armateurs restent sceptiques. Et muets. L’un d’eux, Stefan Sip, a accepté de sortir du silence. Cet ancien capitaine, qui a traversé le golfe d’Aden à de multiples reprises, se dit «reconnaissant que la Confédération souhaite participer à un règlement du problème». Mais le patron d’Elvetina, entreprise de navigation en gestation, est formel: «Je ne voudrai pas de soldats sur mes navires.» Il s’explique.

Les armateurs ont appelé le Conseil fédéral au secours face à la piraterie. Et voilà que vous rejetez ses solutions. Pourquoi?

La plupart des armateurs ne veulent pas de soldats à bord. Ils ont peur d’une escalade de la violence. Il est inconcevable que les navires deviennent des scènes de conflit armé. Cela dit, je redoutais un temps que la Confédération force les armateurs à accepter la présence de soldats. Or, Micheline Calmy-Rey a précisé que ce n’était pas une obligation mais un service offert aux armateurs. L’offre me paraît acceptable. Et je trouve positif que la Suisse propose une contribution à un problème international qui la concerne aussi.

Mais si vous ne voulez pas de soldats, que peut faire la Suisse?

Attendez, dans certaines circonstances, des soldats peuvent apporter un plus. Mais uniquement si les navires circulent par ailleurs dans des convois, encadrés par des navires de guerre. A mon sens, ce sont ces convois qui offrent la plus grande garantie de sécurité. Il faut un concept plus large que de simples troupes sur un bateau.

Pour élaborer son concept, le Conseil fédéral n’a-t-il pas consulté les armateurs?

En général, les contacts entre armateurs et autorités sont informels et constructifs. Ils sont fréquents puisque les navires suisses sont placés juridiquement sous la protection de la Confédération et que celle-ci offre une garantie financière sur les bateaux suisses en cas de déficit. Pour le problème de la piraterie, je n’ai pas assisté aux séances. Mais d’après ce que je vois, j’ai l’impression que le gouvernement a pu privilégier certains aspects politiques par rapport à des solutions pragmatiques.

La situation dans le golfe d’Aden s’est toutefois calmée depuis que certains pays y ont envoyé des troupes.

C’est vrai. Les pirates se montrent pour l’heure un peu moins audacieux. Toutefois, face à tout changement, ils développent rapidement de nouvelles stratégies. Raison pour laquelle je saluerais l’envoi de soldats dans la région, qui seraient prêts à intervenir si la menace devenait encore plus tangible. Mais pour le moment, leur présence à bord ne me paraît pas souhaitable.

Réagiriez-vous autrement si l’on vous proposait des soldats de la marine britannique plutôt que des Suisses?

Il reste des questions à clarifier. Un capitaine est responsable de la sécurité sur son bateau. En dernier recours, serait-ce à lui de donner un ordre de tir aux soldats? Ensuite, il est très difficile de se protéger pour un soldat sur un bateau. Et ne serait-ce que pour dissuader des pirates – qui se confondent encore souvent avec des pêcheurs – un soldat doit prendre de gros risques. Se pose donc aussi la question de la proportionnalité. Quels risques peut-on raisonnablement prendre, alors que l’on sait que les pirates disposent de fusils et de bazookas susceptibles de transpercer la coque de n’importe quel navire? Enfin, se pose la question de l’expérience des soldats.

Donc celle de leur nationalité…

Oui. Je ne remets pas en cause la qualité des soldats suisses. Mais en tant que capitaine, j’aimerais disposer d’hommes qui ont déjà été confrontés à des cas extrêmes. Des gens qui ont déjà dû se poser la question: «Est-ce que je tire sur cette personne ou non?» Et je doute que des Suisses aient déjà été confrontés à pareil scénario. Mais je le répète: fondamentalement, je suis opposé à toute présence d’armes sur un bateau. Plusieurs navires ont certes été pris en otage. Mais les navigants ont été très peu touchés dans leur intégrité physique. A ma connaissance, il n’y a pas eu de morts. Et c’est tout de même cela qui compte!

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La Suisse pourrait aussi payer

Après avoir avalisé le principe en décembre, le gouvernement devrait trancher aujourd’hui la question de l’envoi de soldats pour protéger les navires suisses au large de la Somalie. La majorité de la Commission de politique extérieure s’oppose toutefois à pareille option. Elle doute de l’efficacité des troupes pour ce type de mission, a-elle fait savoir hier.

L’idée d’une participation à l’opération navale européenne «Atalante» (créée sur la base d’une résolution de l’ONU) ne lui convient pas, faute de droit de codécision sur la conduite des interventions. Ce, bien que le chef de l’armée par intérim, André Blattman, assurait la semaine dernière dans ces colonnes que l’armée était prête à envoyer jusqu’à 30 militaires professionnels au large de la Somalie.

Toutefois, la Suisse dispose d’une alternative à l’envoi de soldats pour épauler la mission antipiraterie de l’Union européenne. Une contribution financière serait aussi envisageable, a déclaré l’ambassadeur de l’UE en Suisse, Michael Reiterer, sur les ondes de la radio alémanique DRS hier. Le montant de la contribution devrait être négocié.

______________________ 3 – Shabelle (En Anglais) avec Korean Times

(Un pays de plus dans le Golfe d’Aden !!! Note de l’ARDHD)

Le Gouvernement sud-Coréen approuve un projet visant à envoyer un navire de guerre et des soldats au large de la Somalie afin de participer aux opérations militaires anti-pirates et de protéger les navires de commerce. // S. Korean Cabinet OKs Naval Operations off Somalia

South Korea’s Cabinet Tuesday approved a government plan to send a naval ship and forces to waters off Somalia to protect international commercial vessels from pirates from the East African nation, Yonhap News reported quoting government officials.

A weekly Cabinet meeting presided over by President Lee Myung-bak at the presidential office ratified the government plan to dispatch a Korean Navy destroyer and about 310 troops to the sea off the Gulf of Aden, said the officials.

Following the Cabinet approval, the Lee administration will present a motion to a special parliamentary session scheduled for February to allow the naval operation until the end of this year, they noted.

If the motion is ratified by the National Assembly, the South Korean Navy will be involved in overseas operations for the first time in the nation’s military history.

Last month, the United Nations Security Council unanimously adopted a resolution authorizing international land operations against « audacious, armed pirates » sheltering in Somalia. The resolution, co-sponsored by South Korea, Belgium, France, Greece and Liberia, authorized the states to « take all necessary measures that are appropriate in Somalia » to suppress « acts of piracy and armed robbery at sea. »

Somali pirates have attacked dozens of international cargo ships, including South Korean vessels, this year and are now believed to be holding nearly 20 ships and their crew hostage. Source:The Korean times

________________________________ 2 – A lire sur LOI

LA LETTRE DU CONTINENT – 20/01/2009
France
Les nouveaux « experts » de la contre-piraterie maritime
Le marché de la sécurité privée dans le secteur de la piraterie maritime et des prises d’otages a bien pris la vague en Somalie comme dans le Golfe de Guinée… Plusieurs petites sociétés d’anciens militaires français d’active sont à la recherche de contrats. (…)

________________________________ 1 – XINHUA

La marine chinoise escorte 16 navires au large de la Somalie

Les vaisseaux de la marine chinoise ont mené six missions d’escorte pour 16 navires dans les zones maritimes au large de la Somalie, victimes de la piraterie, jusqu’à 08h00 le 20 janvier, a déclaré mardi un porte-parole de l’armée chinoise.

Cai Huailie, directeur général adjoint du Bureau de la planification stratégique du Département des opérations de l’Etat-major général de l’Armée populaire de Libération (APL) de Chine, a fait cette remarque lors d’une conférence de presse organisée à l’occasion de la publication d’un livre blanc sur la Défense nationale de la Chine en 2008.

Les vaisseaux chinois effectuent leur mission conformément aux résolutions de l’ONU et avec l’approbation du gouvernement de transition somalien, a précisé M.Cai.

La Chine a envoyé deux croiseurs et un navire de ravitaillement dans le golfe d’Aden au large de la Somalie le 26 décembre 2008, pour protéger les navires civils chinois et leurs équipages, dont ceux de Hong Kong, de Macao et de Taiwan, ainsi que les navires étrangers s’ils le souhaitent. Les vaisseaux de la marine chinoise sont arrivés dans le golfe d’Aden le 6 janvier.

21/01/09 (B482-B) Le Temps (CH) L’Erythrée du président Afeworki, un Etat prison déserté en masse par ses habitants.

CORNE DE L’AFRIQUE. Héros de l’indépendance devenu dictateur, Issayas Afeworki a transformé son pays en Etat paria.

Par
Angélique Mounier-Kuhn

«Il est impératif non seulement que nous nous tenions prêts […] à toute éventualité mais aussi que nous fassions, comme toujours, preuve d’un esprit de dévouement […] afin de surmonter tous les défis et d’en sortir victorieux.»

Même la présentation, il y a quelques semaines, de ses vœux à ses 3,5 millions de concitoyens restés au pays, fut pour Issayas Afeworki l’occasion d’une nouvelle harangue belliqueuse. Le président de l’Erythrée est constamment sur le pied de guerre. Il n’a jamais cessé de l’être depuis 1966.

A l’époque, il avait 20 ans, et l’ancienne colonie italienne avait commencé la lutte pour s’émanciper de la domination de l’Ethiopie, dont elle était devenue une entité autonome au sortir de la Seconde Guerre mondiale avant d’être purement et simplement annexée en 1952.

Conflit meurtrier

La guerre d’indépendance dura plus de trois décennies. Elle fut remportée, en 1991, par le Front de libération du peuple érythréen (EPLF) d’Issayas Afeworki. Héros de la souveraineté regagnée, confirmée par référendum en 1993, il fut intronisé président en 1993.

Mais le peuple du plus jeune pays d’Afrique n’a jamais joui de la liberté.

«Le paradoxe de la situation de l’Erythrée est que, de la guérilla la mieux organisée du continent africain, le régime politique du pays a progressivement évolué vers la dictature d’un seul homme», note François Piguet, chercheur à l’Institut de hautes études internationales et du développement à Genève.

Un homme seul et orgueilleux, arrivé au pouvoir sans l’aide de la communauté internationale et obnubilé par le tracé de ses frontières. Au fil des ans, l’Erythrée a multiplié les affrontements avec ses voisins. Le Soudan d’abord, puis le Yémen, l’Ethiopie et Djibouti l’an passé.

C’est avec Addis-Abeba que le conflit fut le plus meurtrier. Entre 1998 et 2000, les déchirements armés à propos de la bourgade frontalière de Badme ont fait entre 70000 et 100000 morts. «Depuis les accords d’Alger en 2000 (qui sous parrainage international ont redéfini la frontière sans jamais entrer en vigueur), les relations des deux pays peuvent être définies comme une situation de paix froide», poursuit François Piguet.

Un couvercle a été mis sur la querelle, mais «depuis cette époque, le pays vit en économie de guerre, ajoute Roland Marchal, chercheur à Sciences Po Paris.

Il y affecte toutes ses maigres ressources.» A commencer par ses ressources en hommes, tous conscrits, à peine l’adolescence passée, pour une durée illimitée.

Ils seraient 300.000 en permanence sous les drapeaux, à attendre, sans être décemment payés en retour, qu’une guerre se déclare.

Un motif en soi suffisant pour pousser chaque année des milliers d’hommes à tenter un exil périlleux pour grossir la diaspora (un million d’Erythréens) installée aux quatre coins du monde. Mais ils ne fuient pas que cela: «Dans notre pays, il y a plus de prisons que d’écoles, affirme un Erythréen de Genève. Il n’y a aucune liberté commerciale. C’est l’armée qui construit, l’Etat qui importe et exporte, l’Etat qui gère les industries.»

La nouvelle Constitution de 1997, qui préfigurait des élections démocratiques, n’est jamais entrée en vigueur. Et, en 2001, l’aile réformatrice a été étouffée, ses instigateurs ont été jetés en prison, avec des intellectuels, des journalistes, dont on n’a plus jamais eu de nouvelles et qui seraient morts pour beaucoup.

Cette chape vaut à l’Erythrée d’être régulièrement épinglée par les ONG, et Reporters sans frontières en a fait la lanterne rouge mondiale en matière de liberté de la presse.

Pire que la Corée du Nord, avec qui elle partage le statut de paria de la communauté internationale. Ainsi, si le Département d’Etat américain n’a pas encore qualifié d’Etat «terroriste» le pays d’Issayas Afeworki, suspecté notamment de soutenir les combattants islamistes de Somalie, il y songe et déplore le manque de coopération d’Asmara.

«Ce qui arrivera après Issayas Afeworki?» s’interroge Goitom Kuflom, de l’Association érythréenne pour la démocratie en Suisse. «On ne sait pas. Il a tellement tout muselé qu’il n’y a pas de relève politique. Mais on lutte quand même.»

21/01/09 (B482-B) Investiture d’Obama … un extrait qui s’adresse directement à Guelleh et à ses confrères, membres du syndicat des dictateurs sanguinaires. (ARDHD)

Il n’appartient pas à l’ARDHD de relater l’investiture du nouveau Président des Etats-Unis : la presse mondiale a largement couvert et retransmis l’événement dans son intégralité.

Mais en même temps, nous ne pouvions pas ignorer l’importance des enjeux, en particulier pour le continent africain et pour l’Afrique de l’est plus spécifiquement.

Nous avons sélectionné une phrase du discours d’investiture d’Obama, qui est traduite en Français sur Yahoo, parce qu’elle semble être une mise en garde, spécialement adressée à Guelleh !

Soyons honnêtes, elle ne s’adresse pas qu’à lui, mais à tous ses confrères membres actifs, comme lui, du syndicat des dictateurs sanguinaires …. Jugez-en, si vous n’aviez pas entendu cette phrase hier :

« Aux dirigeants à travers le monde qui veulent semer le conflit ou imputent les maux de leur société à l’Occident: sachez que votre peuple vous jugera sur ce que vous pouvez construire, et non sur ce que vous détruisez. A ceux qui s’accrochent au pouvoir par la corruption, la tromperie et en réduisant la contestation au silence, sachez que vous êtes du mauvais côté de l’histoire. Mais que nous tendrons la main si vous voulez desserrer votre étau. »

Guelleh trouvera-t-il enfin la lucidité pour effectuer un virage à 180 °, en inversant ses orientations, son mode de gouvernement et son avidité financière. Il n’a plus beaucoup de temps pour le faire …. On peut toujours rêver !

Mais l’objectivité nous commande de revenir sur terre, car il y a fort peu de chances pour que Guelleh entende l’avertissement. « Le pire des rapaces ne se transforme jamais en doux agneau … » sauf si on lui coupe les ailes. Et cela fait déjà longtemps que les Djiboutiennes et les Djiboutiens aimeraient bien lui couper ses ailes à lui !!