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20/01/09 (B482-B) Le journal de la Flibuste … (3 dépêches en Français)

_____________________________ 3 – XINHUA

Japon : le parti au pouvoir convient d’envoyer la marine en Somalie

Le Parti libéral démocrate au pouvoir et son partenaire de coalition, le Nouveau Komeito, ont convenu mardi d’un plan gouvernemental qui prévoit d’envoyer en Somalie les Forces navales d’autodéfense japonaises (MSDF) pour participer à une mission anti-piraterie, selon des médias locaux.

L’Article 9 de l’actuelle constitution pacifiste du Japon apparue après la seconde guerre mondiale, permet aux MSDF de protéger uniquement les bateaux battant pavillon japonais ou transportant des citoyens japonais.

Selon l’agence de presse Kyodo, le gouvernement souhaiterait dépêcher ses forces navales conformément aux dispositions de la loi sur les forces d’autodéfense pour protéger les bateaux japonais présents dans la région.

_____________________________ 2 – XINHUA

Le chef de l’OTAN « applaudit » l’opération anti-piraterie de la Chine au large de la Somalie

Le secrétaire général de l’OTAN Jaap de Hoop Scheffer s’est félicité lundi des opérations anti-piraterie de la Chine au large de la Somalie et a exprimé la volonté de l’OTAN de travailler avec la Chine sur la question.

« J’applaudis ce qui est plutôt une position unique de la marine chinoise participant à campagne anti- piraterie », a dit M. de Hoop Scheffer à des journalistes chinois lors d’une réception du Nouvel An de l’OTAN.

« Je n’exclus pas, à certain stade, que lorsque les Nations Unies créeront une sorte de toit sous lequel un ensemble des opérations anti-piraterie sera mené, l’OTAN et la Chine se réuniront dans le cadre de ce toit », a-t-il dit.

Le déploiement de deux navires de guerre bien équipés dans le golfe d’Aden est la première mission militaire expéditionnaire de la marine chinoise.

« J’accueille l’engagement de la Chine, parce que l’histoire de la Chine montre que la Chine n’a jamais été une nation qui usurpait le pouvoir d’ailleurs. Je constate l’engagement des Chinois à cet égard. C’est une contribution très importante aux opérations anti-peraterie. »

L’OTAN a déployé quatre navires de guerre au large de la Somalie en octobre 2008 pour escorter les navires du Programme alimentaire mondial au large de la Somalie et patrouiller dans la mer afin de décourager la piraterie. Sa mission s’est terminée en décembre 2008. Mais l’alliance envisage une stratégie à long terme sur le problème de la piraterie et est prête à examiner de nouvelles demandes pour l’utilisation de ses actifs navals à cet égard.

M. De Hoop Scheffer a également déclaré que les relations OTAN- Chine se développent bien.

« J’espère que mon successeur pourra prendre de nouvelles mesures pour développer ces relations du fait que la Chine est un important acteur international qui ne peut pas être négligé », a déclaré M. de Hoop Scheffer, qui va quitter son poste de chef de l’OTAN en Juillet 2009.

Les relations de l’OTAN avec la Chine ont atteint leurs plus bas niveaux en 1999, lorsque l’alliance a bombardé l’ambassade de Chine à Belgrade. Des contacts bilatéraux ont commencé à reprendre au cours des dernières années.

_____________________________ 1 – L’Express (Reuters et Garowe)

Moi, Yassim, ancien pêcheur somalien, devenu pirate fortuné

Yassim Dheere, 39 ans, a débuté dans la piraterie il y a cinq ans, et il a vite fait fortune.

Ce géant, qui domine ses gardes du corps de la tête et des épaules, a reçu le reporter de Reuters dans sa résidence de Garowe, une ville de la province somalienne du Puntland, dont l’histoire au cours des siècles est intimement liée à la piraterie.

Vêtu d’une djellaba aussi traditionnelle que luxueuse, il a raconté son histoire tout en mâchant des feuilles de khat et en caressant sa kalachnikov.

« Je suis né à Eyl, où je pratiquais la pêche. C’est après l’effondrement du pouvoir central (en Somalie) que j’ai été contraint de détourner des navires étrangers.

« Personne ne surveillait les mers. On ne pouvait pas pêcher dans de bonnes conditions, parce que les navires qui pêchent illégalement le long des côtes somaliennes détruisaient nos petites embarcations et notre matériel. C’est ça qui nous a forcé à devenir pirate.

« La première fois que j’ai été impliqué dans un acte de piratage, c’était en 2003.

Le bateau devait venir d’Arabie, l’équipage était composé de 18 Yéménites. C’était un gros bateau de pêche, qui avait détruit à plusieurs reprises nos navires.

« On l’a cerné de nuit avec nos bateaux et on en a pris le contrôle en pointant nos armes sur lui. A cette époque, on ignorait tout des méthodes modernes, des échelles, des harpons, tout ça. Alors, on s’est approché le plus près possible et on a grimpé à bord.

« On l’avait depuis deux semaines quand des médiateurs somaliens et arabes nous ont approché pour négocier. Ils nous ont convaincu d’accepter 50.000 dollars. Bon Dieu! C’était une somme colossale pour nous! Ça nous a donné des idées et ça nous a ouvert l’appétit.

« Deux de mes amis ont eu peur des conséquences et ont renoncé. Nous, on ne se rendait pas trop compte de ce qu’on faisait, on était seulement un peu inquiet de la suite des évènements.

PRENDRE DU BON TEMPS

« Finalement, ma vie a totalement changé. J’ai amassé plus d’argent que je n’aurais jamais imaginé. Sur un coup, j’ai eu 250.000 dollars. C’est fou l’argent que je me suis fait, je vous dirai pas combien. Avec ça, je me paye des voitures, des armes et des bateaux. J’en profite aussi pour prendre du bon temps.

« Ce nouveau travail m’a causé aussi des problèmes. Ma vie est en danger, certains de mes collègues sont morts, quelquefois lors de chavirages.

« L’expérience la pire que j’ai vécue, c’est quand un navire de la marine américaine nous a attaqué alors que nous chassions un bateau. Il nous a tiré dessus et a capturé certains d’entre nous. Moi et mes collègues, grâce à nos hors-bord, on a pu s’échapper alors que les balles sifflaient tout autour.

« J’ai été emprisonné une fois à Garowe. Des membres de ma famille ont pris d’assaut la prison, ont tué deux gardiens et dans l’échange de feu j’ai pu prendre la fuite avec d’autres détenus.

« Aujourd’hui, je reste à Eyl. J’ai des hommes qui font le boulot pour moi. Je suis un financier, je récupère l’argent. Je n’ai pas été en mer pour un piratage depuis des mois.

« Mon groupe prend la mer, moi je gère les finances. Je fournis les gars en hors-bord, en armes, tout ce dont ils ont besoin.

« Quand on prend la mer, on sait qu’on peut gagner ou perdre. Et on se méfie terriblement des navires de guerre. On a changé de stratégie maintenant, on modifie notre manière d’attaquer dans l’Océan indien en utilisant du matériel moderne, comme le GPS pour détecter les navires de guerre.

« Aujourd’hui, une nouvelle génération de jeunes pirates, très actifs, émerge, tous attirés par l’appât du gain.

« Si les Nations unies donnent leur feu vert à un droit de suite à terre en Somalie, cela ne fera que provoquer la mort de nombreux Somaliens innocents. Ils ne peuvent pas nous différencier des Somaliens ordinaires, on s’habille pareil.

« La piraterie, elle ne s’arrêtera pas tant qu’on aura pas un vrai gouvernement en Somalie ».

Abdikani Hassan,
version française Pascal Liétout

19/01/09 (B482-B) AfarIssas -> Djibouti en péril: De la nécessité de l’émergence d’une puissante force alternative.

Chers Compatriotes, nous n’avons pas droit au silence, car le despotisme se nourrit du silence et de l’inaction.

Nos interventions sur le net ou sur la voie public confirment le fait que dans leur ensemble, les Djiboutiens ont tendance à mettre, d’un côté ce qu’il est convenu d’appeler « Opposition » et de l’autre, le reste de la population.

Dans cette distinction, « l’Opposition »» est généralement réduite aux partis d’opposition et à leurs responsables. Et tout se passe comme s’il revient à cette « Opposition » seule, et plus précisément aux responsables des partis d’opposition respectifs de « faire partir Guelleh », le reste de la population n’ayant rien d’autre à faire que d’attendre que le boulot soit fait.

Au sein de la population, (dont moi-même), ceux qui se sentent vraiment concernés par la lutte, et qui se décident à faire quelque chose, sont plus souvent tournés vers des actions individualistes du genre : écrire à titre individuel une lettre ouverte à IOG, écrire au Secrétaire général de l’ONU à titre personnel, ou s’adresser chacun de son côté à la communauté international, écrire des lettres ouvertes aux partis de l’opposition pour leur dire ce qu’ils doivent faire et leur relever ce qu’ils ne font pas ou font mal.

Beaucoup d’autres attendent généralement la veille des élections pour se mettre à s’agiter dans tous les sens.

La majorité des Djiboutiens se comporte ainsi comme s’ils ne sont pas directement concernés par la lutte contre le régime despotique, comme s’ils sont des étrangers vivant dans le pays, comme s’ils sont des observateurs neutres de la vie politique nationale, comme s’ils ne sont pas tenus de s’impliquer dans la lutte en cours pour la démocratie dans le pays, comme s’ils ont choisi de se mettre à l’abri de tous les risques, comme s’ils sont là chacun pour indiquer aux leaders politiques la voie à suivre, cette voie étant pour chacun sa propre voie individuelle, ce qu’il pense tout seul, avec la certitude catégorique qu’il a tout seul raison contre tous.

Ces attitudes s’expliquent par plusieurs raisons dont l’une des plus importantes est la marginalisation de la population par certains des leaders de l’opposition. Ceux-ci croient effectivement qu’ils sont chacun une sorte de messie ayant pour mission de sauver le peuple, et le font croire à ce dernier par tous les moyens. Ils sont sensés travailler pour lui. Ils sont convaincus d’être chargés (par qui ?) de penser pour lui et d’avoir le droit de le faire à sa place. Le peuple lui, n’a donc rien d’autre à faire que d’attendre leurs mots d’ordre respectifs, et d’aller voter pour eux le moment venu.

Cette marginalisation est une des raisons essentielles de la faiblesse de l’opposition face au régime en place. Car, et on ne le dira jamais assez, la force de l’Opposition ne réside pas dans la tête et dans le porte-monnaie de ses leaders, si charismatiques soient-ils. Elle réside d’abord dans la force organisée de la masse du peuple, et dans la capacité de cette masse à se mettre en mouvement toutes les fois que cela s’impose, pour exercer la pression nécessaire en vue d’atteindre un but déterminé. Et organiser la masse du peuple pour en faire une force politique d’opposition relève avant tout du domaine des partis politiques d’opposition, et donc des directions de ces partis.

Il est vrai qu’organiser une masse populaire comme celle que constitue à l’heure actuelle le peuple Djiboutien après plus de trente ans de cette dictature n’est pas une tâche facile. Mais c’est une tâche historiquement incontournable. Et l’on est tenu d’en passer par-là, si l’on veut réellement changer le système politique actuel (et donc toute la politique de développement conduite jusqu’à présent), et si l’on veut que la direction politique nouvelle qui prendra en charge le pouvoir d’Etat après l’abolition du régime de dictature n’en soit pas chassée par la réaction néocoloniale trois mois plus tard ! Car, ce n’est pas la « Communauté internationale » qui défendra demain le régime démocratique djiboutien s’il s’agit d’un régime véritablement démocratique.

C’est avant tout le peuple organisé qui le protègera et le défendra, s’il s’y retrouve réellement. Et à condition qu’il soit organisé et qu’il représente une véritable force politique

Ce qui s’est passé ces dernières années est un désaveu de la politique d’opposition conduite dans le pays et à l’extérieur. Ce désaveu appelle une réorientation sérieuse de la pratique oppositionnelle telle qu’elle est aujourd’hui, ou alors l’émergence d’une force alternative bien structurée et suffisamment cohérente pour pouvoir renverser le rapport des forces en le mettant et en le maintenant en faveur de l’opposition démocratique.

Or, toute réorientation de la politique d’opposition dominante est impossible dans l’état actuel de « l’opposition ». Les leaders opposants qui tiennent les devants de la scène politique aujourd’hui sont convaincus depuis que le moment est venu pour chacun d’entre eux de devenir un chef d’Etat ou, à défaut, d’exercer d’une façon ou d’une autre une parcelle du pouvoir, et de le faire avec le moins de risques possibles pour eux. Ils n’ont pas compris qu’il s’agit, avant toute chose, d’abolir le pouvoir despotique, et que c’était là la signification première et le but immédiat de l’insurrection populaire engagée dans la confusion depuis la prise au pouvoir de Guelleh.

Voilà pourquoi ils ont toujours privilégié l’opposition élitiste par rapport à l’opposition de masse, la crédibilité politique extérieure par rapport à la crédibilité politique à l’intérieur du pays, la pression extérieure par rapport à la pression de la masse (qu’il faut organiser), les solutions électoralistes et les « dialogues » par rapport aux situations de blocage politique qui offrent à la masse du peuple l’occasion de se mobiliser pour intervenir sur la scène politique et peser sur cours de l’évolution. Il ne s’agit pas là d’erreurs politiques, mais de choix politiques dictés par des convictions profondes et par une manière de voir, même si, pour certains d’entre eux, ce choix est inconscient. Dans tous les cas, pour ces responsables politiques, il n’y a pas une autre politique d’opposition possible que celle qu’ils conduisent en ce moment. Mais celle-là conduit inexorablement vers une cohabitation voulue ou involontaire avec le régime despotique en place, élections ou pas.

Ce qui s’impose aujourd’hui plus qu’hier, c’est donc l’émergence d’une puissante force alternative regroupant tous ceux qui ne se retrouvent pas dans la tendance dominante de la politique d’opposition actuelle. Il faut penser à la nécessité de l’émergence d’une force alternative et engagée des actions difficiles dans cette direction.

C’est une satisfaction de constater qu’aujourd’hui l’idée fait son chemin dans certains milieux et pourra peut-être se concrétiser un jour.

Mais l’émergence d’une telle force alternative implique un lourd travail de terrain auquel tous les Djiboutiens vivant au pays ou à l’étranger et qui veulent réellement le changement du système politique peuvent (doivent ?) apporter une contribution décisive.

Je ne cultive pas le paradoxe.

Quand on pointe la lune du doigt, l’imbécile regarde le doigt. » Confucius

AFARISSAS
afarissas@live.be

20/01/09 (B482-B) Communiqué du PDD : message de condoléances pour la disparition de M Saïd Ali Coubeche.

PARTI DJIBOUTIEN POUR LE DEVELOPPEMENT
Siège Central : Quartier 5 Bld 18 Maison 33 B P : 892
Tél : 82 28 60
République de Djibouti
LE PRESIDENT

Lille, le 20 Janvier 2009

MESSAGE DE CONDOLEANCES

Avec de le décès de Monsieur SAID ALI COUBECHE, la République de Djibouti vient de perdre l’un de ses fils qui a consacré toute sa vie à son développement aussi bien avant et après son indépendance.

Sa gentillesse, son intégrité et son courage à défendre les intérêts de son pays lui sont reconnus par tous les Djiboutiens.

Il devrait être l’exemple à suivre par les nouvelles générations.

Au nom des militants et sympathisants du P.D.D et à mon nom personnel, nous présentons nos condoléances attristées à sa famille et à ses proches.

Nous prions ALLAH à l’accueillir dans son paradis éternel.

INNA LILLAHI WAA INNA ILEYHI LAJIQUN

Mohamed Daoud Chehem
Président du P.D.D

_______________________________ ARDHD

Toute l’équipe de l’ARDHD adresse à la famille et aux proches de M Saïd Ali Coubbeche, ses condoléances les plus sincères.

20/01/09 (B482-B) Dernières nouvelles de Somalie (3 dépêches en Anglais)

______________________________ 3 – Shabelle (En Anglais)

Le centre d’affaires de Baïdoa a rouvert ses portes et les bureaux rouvrent leurs portes. Personne ne peut dire à l’heure actuelle, avec certitude, si les troupes éthiopiennes vont évacuer rapidement la ville. // Baidoa business centers reopened


The business centers in Baidoa, the seat of the transitional parliament have been reopened on Monday, witnesses told Shabelle radio.

Reports from the town say that all business centers in Baidoa have been reopened and the circulation traffic and people started again After the Ethiopian troops had lifted a curfew they imposed a day ago.

Locals say the Ethiopian soldiers went back to their previous military bases in the town.

Ethiopian troops arrived in Somalia in 2006 to help the interim government oust Islamists from the capital.

Ethiopian and Somali soldiers imposed curfew to Baidoa yesterday and ordered the people to be indoors during their security operations in the town to pave the way for the Ethiopian troops form the Somali capital Mogadishu.

It is not known whether the Ethiopian troops will completely withdraw from the town or not but the residents say that the situation of the town is calm now.

______________________________ 2 – Shabelle (En Anglais)

Les troupes éthiopiennes ont évacué la ville de Bardhere avec leur matériel, sans qu’aucun accrochage ne soit signalé. // Ethiopian troops vacate Bardhere town

More Ethiopian troops with their military trucks have vacated Bardhere town in southwest Somalia early on Monday, witnesses told Radio Shabelle.

The Ethiopian troops and Somali militias led by Col. Barre Adan Shire ( Hiralle) pulled out from the town.

Locals say Ethiopian troops also vacated Dinsor town south of Baidoa where they have been for the last two weeks.

Islamist insurgents have been controlling both Bardhere and Dinsor towns before the Ethiopian troops and their allied Somalia militia captured them.

It is not known why the Ethiopian troops withdrew from the towns. No fighting has been reported

______________________________ 1 – Shabelle (En Anglais)

Cheik Sharif, le leader de l’ARS a lancé un appel au peuple somlaien pour qu’il soutienne les efforts de paix et de solidarité après le départ des troupes éthiopiennes. // Sheik Sharif urges peace

The chairman of the Alliance for the Re-liberation of Somalia, Sheik Sharif Sheik Ahmed urged Monday Somali people to support peace and solidarity after Ethiopian troop pull out.

Sheik Sharif from Djibouti returned back to Mogadishu yesterday and spoke to the reporters in Lafwein Hotel in north Mogadishu.

He said that he would continue consultations among the Somali people to maintain activities to support the peace and reconciliation.

He described the withdrawal of the Ethiopian troops as a great achievement.

The Ethiopian troops withdrew from the capital four days ago and now pulled back to Baidoa, the seat of the transitional parliament.

19/01/09 (B482-B) GED / Communiqué de condoléances à la suite d’un accident aérien survenu au Gabon et qui a causé 7 morts, une disparition et un blessé.

Communiqué de Presse du GED

Les familles et les amis de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre (ALAT) et du 13 ème Régiment des Dragons Parachutistes de Dieuze sont en deuil.

Disparaître en exerçant notre métier et nos choix de vie avec honneur et dignité c’est détruire la mort. S’effacer en tremblant c’est payer – sans cesse et servilement à la mort – le tribut de la lâcheté.

Aujourd’hui, les familles des défunts, leurs amis, les compagnons d’armes de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre (ALAT) et du 13 ème régiment des Dragons Parachutistes de Dieuze, tous les militaires des Armées françaises sont en deuil alors que le bilan publié ce jour frappe et bouscule au plus profond notre âme en faisant état de sept compagnons et d’un disparu dans l’accident aérien qui s’est produit le samedi 17 janvier 2009 au large des côtes du Gabon.

Sur les dix militaires qui se trouvaient à bord de l’hélicoptère Cougar de l’ALAT, six d’entre eux appartenaient au 13 ème Régiment des Dragons Parachutistes de Dieuze en Moselle. Cinq comptent au nombre des victimes alors qu’un seul est sorti indemne de cet accident.

Ces hommes faisaient partie d’une unité d’élite de l’Armée de Terre, les « commandos des forces spéciales ».

Les autres militaires français appartenaient au Détachement de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre (DETALAT) basé à Libreville. Parmi eux, figurent les deux compagnons décédés auxquels s’ajoutent un blessé et le militaire disparu.

Au-delà des missions d’intervention strictement d’ordre militaire – confiées aux Forces françaises engagées sur les divers théâtres d’opérations dans le monde en faveur du maintien de la paix – nous sommes d’autant plus touchés par les conséquences dramatiques de cet accident aérien que nous pouvons pleinement mesurer ce que sont les responsabilités et le travail déterminant – sur le plan humanitaire et de sauvetage – effectué par chaque équipage et chaque personnel du Détachement de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre (DETALAT) de Djibouti.

En ces circonstances dramatiques ;

– au nom des Djiboutiennes et des Djiboutiens,

– au nom des membres du Gouvernement en Exil et de ses Commissions, des hommes et des femmes du Mouvement Djiboutien de Libération Nationale,

Nous présentons nos condoléances les plus attristées aux familles de nos compagnons – militaires français – décédés dans ce malencontreux accident et les assurons de notre soutien moral.

Fait à Londres le lundi 19 janvier 2009

Mahamoud Idriss Ahmed
Président du Gouvernement
en Exil de Djibouti

Ali Abdillahi Iftin
commandant le Mouvement
Djiboutien de Libération Nationale

19/01/09 (B482) Communiqué commun signé par MM. Kassin Ahmed Dini, Ali Abdillahi Iftin et Mohamed Saleh Alhoumékani

Une légende tenace prétend que la République de Djibouti constitue, depuis son Indépendance, un havre de paix et de stabilité dans une région tourmentée.

Pour un pays qui, en 31 ans d’existence, n’en a connu que 8 sans conflit civil (de 1983 à 1991), et qui, depuis la chute de Siad Barré et de Menguistu au tout début de la décennie 90, a toujours été en conflit larvé ou ouvert avec au moins un voisin, dire que cette légende ne repose sur aucune réalité observable est presque une litote.

Deux facteurs expliquent une telle mystification.

Le premier est endogène : toute forme de contrepouvoir ayant été réduite à l’inaction ou au silence, il n’existe plus aucune voix neutre pour énoncer cette simple vérité dont le simple citoyen a conscience : la prétendue stabilité de Djibouti repose en fait sur un baril de poudre pouvant exploser à tout moment !

La dernière preuve en date étant le procès intenté au Président de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains pour avoir relaté la découverte d’un charnier de civils au Day.

Le second est exogène : certains acteurs de la « communauté internationale » militairement présents sur le sol djiboutien n’ont pas nécessairement intérêt à une médiatisation excessive (l’affaire Borrel étant réduite à un malencontreux épiphénomène) des multiples violations des droits de l’homme comme de toutes les formes d’inégalité et de dépossession au fondement d’un régime qu’ils seraient presque ingrats de qualifier de dictatorial : on ne peut prétendre à la fois lutter contre le terrorisme international et tolérer le déni de démocratie qui en constitue le terreau le plus fertile.

Et pourtant…

Parce que le régime djiboutien pratique une inégalité entre ses concitoyens, il est tout aussi instable qu’il ne peut entretenir avec les pays voisin des relations pacifiées fondées sur un intérêt général djiboutien qu’il bafoue de par sa nature ségrégationniste.

Et si ses ingérences déstabilisatrices dans les affaires intérieures des restes disloqués de la République Démocratique de Somalie peuvent se quantifier tant ses immixtions débouchent régulièrement sur des centaines de victimes.

Nul n’ignore (et faire semblant de l’ignorer serait pour nous Djiboutiens une politique de l’autruche suicidaire à très court terme) que des combats de plus en plus violents opposent Afar et Issa en Ethiopie, plus exactement entre Adaytou et Gadamaytou dans l’Etat Régional Afar.

Dire que ce conflit est tout à fait artificiel serait aussi inexact que malhonnête : la totale dépendance à l’égard de la nature et la rareté des ressources inhérentes au mode de vie pastoral s’imposent à tous comme une urgence totale et, pour survivre, car c’est bien de cela qu’il s’agit, l’affrontement avec le concurrent devient une nécessité existentielle.

Par contre, ne pas reconnaître que ce conflit traditionnel est aujourd’hui totalement instrumentalisé par le régime djiboutien (ceux qui trouvent dans l’Etat moderne une ressource familiale sont par définition moins dépendants des aléas de la nature que ceux qui en sont majoritairement tenus à l’écart) qui a théorisé et attise d’une manière permanente et machiavélique une idéologie de perpétuelle antagonisme entre ces deux communautés.

Nous ne pouvons raisonnablement accepter de nous rendre complices par notre silence du massacre des pasteurs Afars et Issas perpétrés soit sur les injonctions d’un régime séctariste soit en réaction à ses manipulations.

Les preuves existent depuis 1984 que ce sont bien des ressources djiboutiennes détournées qui régulièrement sont utilisées pour entretenir ce conflit ethnique.

Exportant en quelque sorte le fondement tribal de sa dénomination, le RPP à l’instar de l’administration coloniale, trouve à travers les exactions commises sur les pasteurs et nomades de cette région, une raison supplémentaire pour entretenir la haine entre ces deux communautés.

Eviter tout rapprochement entre les différentes communautés est une constante fondamentale de la politique intérieure depuis l’indépendance.

Par ailleurs, il lui faut à tout prix imposer l’idée selon laquelle tous les Issas soutiennent non seulement la ségrégation existante dans notre pays mais adhèrent aussi à la conquête militaire des territoires Afar en Ethiopie.

Au passage, les membres de toutes les autres composantes de la nation Djiboutienne sont réduits au rang d’étrangers tolérés, d’allogènes.

Or il n’en est rien à Djibouti !

En février 2005 déjà, d’illustres notables d’Ali-Sabieh, auprès desquels il voulait confirmer le fondement tribaliste de son pouvoir à travers ses investissements (usine de dessalement d’eau, cimenterie, marbrerie, etc.), avaient invité à Ismaël Omar Guelleh à produire le même effort de développement pour toutes les autres régions du pays, et tout spécialement en faveur de celles dont les infrastructures publiques ont été détruites lors du conflit civil.

Alors que, dans le même temps, les plus hautes autorités traditionnelles Afar le remerciaient pour tout ce qu’il avait entrepris pour aider leur communauté à se relever des conséquences d’une guerre qu’ils estimaient injustifiée !

Il n’en est rien non plus en Ethiopie : des notables Issa tout aussi respectables s’élèvent aujourd’hui contre cet Anschluss clanique et clament haut et fort qu’ils veulent vivre en paix avec les Afar là où ils sont et que l’effort de développement aidant, les ressources naturelles disponibles suffisent parfaitement aux deux communautés.

Surtout à l’heure de la mondialisation et des technologies de l’information, où l’effort doit être porté sur la sédentarisation afin que la scolarisation des plus jeunes constitue une rupture générationnelle mettant un terme à ce conflit d’un autre âge. Et des notables Afar de première importance sont disposés à leur tendre la main afin que cesse une tuerie dont les deux communautés sont en fait victimes : le mal est dans les régimes qui permettent de tels massacres !

En tant que démocrates djiboutiens, conscients de la dimension forcément régionale de notre combat, il est de notre devoir de soutenir une telle initiative de paix entre Afar et Issa en Ethiopie : de part et d’autre, ce sont des morts inutiles qui ne font qu’alimenter une haine intercommunautaire qui renforce un régime djiboutien ségrégationniste.

C’est pourquoi nous signataires,

  • condamnons les agissements criminels du régime djiboutien,
  • soutenons pleinement toutes les initiatives tendant à assurer les conditions d’une coexistence pacifique entre Afar et Issa en Ethiopie,
  • invitons les autorités fédérales et régionales éthiopiennes à apporter leurs concours à de telles démarches et mettre en œuvre pour neutraliser les ingérences néfastes du régime djiboutien,
  • appelons le Peuple Djiboutien à combattre ce régime affairiste qui ne sert les intérêts d’aucune communauté particulière et dont l’illusion de stabilité repose sur l’absence d’un dialogue sans tabou ni exclusive de toute l’opposition afin de définir des formes d’action plus appropriées à la nature de cette dictature qui, de toute évidence, ne peut être vaincue par la voie des urnes,
  • invitons les Djiboutiens à cesser de s’ignorer afin d’entamer une réelle politique de cohésion Nationale, condition de notre survie et de l’avènement de la Démocratie,

Fait à Bruxelles le dimanche 18 janvier 2009

Les signataires du présent Communiqué de Presse
Kassin Ahmed Dini,
Ali Abdillahi Iftin,
Mohamed Saleh Alhoumékani.

19/01/09 (B482) L’opposition s’allie et se rassemble autour de thèmes communs. L’équipe de l’ARDHD ne peut que s’en réjouir. (ARDHD)

Depuis des années, nous militons en faveur d’une alliance de tous les responsables de l’opposition djiboutienne sincère et engagée, car c’est la seule alternative qui puisse donner au pays et à ses habitants, la force, la capacité et la motivation pour mettre un terme aux agissements de la bande à Paulette et au Chamelier et à leurs obligés.

Deux signes positifs sont arrivés ces derniers jours :

– la publication par le site d’Uguta, d’une alliance d’Ali Coubba avec Kassim Dini,

– ce communiqué conjoint signé par Iftin, Alhoumekani et Kassim Dini.

Il ne nous appartient pas pour le moment de faire une analyse
politique de ces nouvelles alliances ni du bénéfice qu’elles apporteront aux Djiboutiens.

A ce stade, nous les encourageons sincèrement, car la direction est bonne. Si elle est bien exploitée, Guelleh n’aura plus devant lui « ce ventre mou » constitué d’opposants éparpillés et concurrents, mais un véritable front du refus de l’asservissement de la population et de l’accaparement de toutes les ressources du pays.

Longue vie à ces alliances et surtout qu’elles continuent à oeuvrer pour proposer une alternative politique crédible, qui soit reconnue par toutes les instances internationales et en particulier l’UE, la France et les USA.

19/01/09 (B482) AFP / Somalie: l’ex-Premier ministre Ali Mohamed Gedi candidat à la présidence.

L’ancien Premier ministre somalien Ali Mohamed Gedi a annoncé dimanche qu’il était candidat au poste de président du pays, laissé vacant par la démission le mois dernier d’Abdullahi Yusuf Ahmed.

« La Somalie fait face à une dure réalité à laquelle seul un dirigeant déterminé peut faire face », a déclaré M. Gedi à des centaines de partisans dans un hôtel de Nairobi, la capitale du Kenya.

« Je ne suis pas le seul à pouvoir gérer les crises actuelles mais je suis celui qui a le plus d’expérience pour le faire. Je veux promouvoir la paix et l’harmonie », a-t-il ajouté.

Le parlement somalien doit élire d’ici la fin du mois un président en remplacement de M. Yusuf, qui a démissionné fin décembre au terme d’un bras de fer institutionnel de plusieurs mois avec son Premier ministre Nur Hassan Hussein.

Jeudi, ce dernier avait annoncé qu’il serait candidat à la présidence du pays, en guerre civile depuis 1991.

M. Gedi, 56 ans, a été le premier chef du gouvernement fédéral de transition (TFG), mis en place fin 2004. Il a occupé ce poste de novembre 2004 à octobre 2007. Il a démissionné après une intense lutte de pouvoir avec M. Yusuf, qui a lui même quitté le pouvoir fin décembre après avoir, de son propre aveu, échoué à ramener la paix.

La Somalie est dévastée par plus de 18 ans de guerre civile. Elle est aussi plongée dans une situation humanitaire catastrophique, avec près de la moitié de la population qui a besoin d’aide. Les côtes de ce pays de la Corne de l’Afrique sont devenues une des principales zones de piraterie mondiale.

Parmi les autres candidats déclarés au poste de président figurent aussi l’ancien maire de Mogadiscio, Adde Hassan Gabow, et Sheikh Sharif Sheikh Ahmed, chef des Tribunaux islamiques et de la branche modérée du mouvement d’opposition de l’Alliance pour une nouvelle libération de la Somalie (ARS).