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20/01/09 (B482-B) Communiqué du PDD : message de condoléances pour la disparition de M Saïd Ali Coubeche.

PARTI DJIBOUTIEN POUR LE DEVELOPPEMENT
Siège Central : Quartier 5 Bld 18 Maison 33 B P : 892
Tél : 82 28 60
République de Djibouti
LE PRESIDENT

Lille, le 20 Janvier 2009

MESSAGE DE CONDOLEANCES

Avec de le décès de Monsieur SAID ALI COUBECHE, la République de Djibouti vient de perdre l’un de ses fils qui a consacré toute sa vie à son développement aussi bien avant et après son indépendance.

Sa gentillesse, son intégrité et son courage à défendre les intérêts de son pays lui sont reconnus par tous les Djiboutiens.

Il devrait être l’exemple à suivre par les nouvelles générations.

Au nom des militants et sympathisants du P.D.D et à mon nom personnel, nous présentons nos condoléances attristées à sa famille et à ses proches.

Nous prions ALLAH à l’accueillir dans son paradis éternel.

INNA LILLAHI WAA INNA ILEYHI LAJIQUN

Mohamed Daoud Chehem
Président du P.D.D

_______________________________ ARDHD

Toute l’équipe de l’ARDHD adresse à la famille et aux proches de M Saïd Ali Coubbeche, ses condoléances les plus sincères.

20/01/09 (B482-B) Dernières nouvelles de Somalie (3 dépêches en Anglais)

______________________________ 3 – Shabelle (En Anglais)

Le centre d’affaires de Baïdoa a rouvert ses portes et les bureaux rouvrent leurs portes. Personne ne peut dire à l’heure actuelle, avec certitude, si les troupes éthiopiennes vont évacuer rapidement la ville. // Baidoa business centers reopened


The business centers in Baidoa, the seat of the transitional parliament have been reopened on Monday, witnesses told Shabelle radio.

Reports from the town say that all business centers in Baidoa have been reopened and the circulation traffic and people started again After the Ethiopian troops had lifted a curfew they imposed a day ago.

Locals say the Ethiopian soldiers went back to their previous military bases in the town.

Ethiopian troops arrived in Somalia in 2006 to help the interim government oust Islamists from the capital.

Ethiopian and Somali soldiers imposed curfew to Baidoa yesterday and ordered the people to be indoors during their security operations in the town to pave the way for the Ethiopian troops form the Somali capital Mogadishu.

It is not known whether the Ethiopian troops will completely withdraw from the town or not but the residents say that the situation of the town is calm now.

______________________________ 2 – Shabelle (En Anglais)

Les troupes éthiopiennes ont évacué la ville de Bardhere avec leur matériel, sans qu’aucun accrochage ne soit signalé. // Ethiopian troops vacate Bardhere town

More Ethiopian troops with their military trucks have vacated Bardhere town in southwest Somalia early on Monday, witnesses told Radio Shabelle.

The Ethiopian troops and Somali militias led by Col. Barre Adan Shire ( Hiralle) pulled out from the town.

Locals say Ethiopian troops also vacated Dinsor town south of Baidoa where they have been for the last two weeks.

Islamist insurgents have been controlling both Bardhere and Dinsor towns before the Ethiopian troops and their allied Somalia militia captured them.

It is not known why the Ethiopian troops withdrew from the towns. No fighting has been reported

______________________________ 1 – Shabelle (En Anglais)

Cheik Sharif, le leader de l’ARS a lancé un appel au peuple somlaien pour qu’il soutienne les efforts de paix et de solidarité après le départ des troupes éthiopiennes. // Sheik Sharif urges peace

The chairman of the Alliance for the Re-liberation of Somalia, Sheik Sharif Sheik Ahmed urged Monday Somali people to support peace and solidarity after Ethiopian troop pull out.

Sheik Sharif from Djibouti returned back to Mogadishu yesterday and spoke to the reporters in Lafwein Hotel in north Mogadishu.

He said that he would continue consultations among the Somali people to maintain activities to support the peace and reconciliation.

He described the withdrawal of the Ethiopian troops as a great achievement.

The Ethiopian troops withdrew from the capital four days ago and now pulled back to Baidoa, the seat of the transitional parliament.

20/01/09 (B482-B) Le journal de la Flibuste … (3 dépêches en Français)

_____________________________ 3 – XINHUA

Japon : le parti au pouvoir convient d’envoyer la marine en Somalie

Le Parti libéral démocrate au pouvoir et son partenaire de coalition, le Nouveau Komeito, ont convenu mardi d’un plan gouvernemental qui prévoit d’envoyer en Somalie les Forces navales d’autodéfense japonaises (MSDF) pour participer à une mission anti-piraterie, selon des médias locaux.

L’Article 9 de l’actuelle constitution pacifiste du Japon apparue après la seconde guerre mondiale, permet aux MSDF de protéger uniquement les bateaux battant pavillon japonais ou transportant des citoyens japonais.

Selon l’agence de presse Kyodo, le gouvernement souhaiterait dépêcher ses forces navales conformément aux dispositions de la loi sur les forces d’autodéfense pour protéger les bateaux japonais présents dans la région.

_____________________________ 2 – XINHUA

Le chef de l’OTAN « applaudit » l’opération anti-piraterie de la Chine au large de la Somalie

Le secrétaire général de l’OTAN Jaap de Hoop Scheffer s’est félicité lundi des opérations anti-piraterie de la Chine au large de la Somalie et a exprimé la volonté de l’OTAN de travailler avec la Chine sur la question.

« J’applaudis ce qui est plutôt une position unique de la marine chinoise participant à campagne anti- piraterie », a dit M. de Hoop Scheffer à des journalistes chinois lors d’une réception du Nouvel An de l’OTAN.

« Je n’exclus pas, à certain stade, que lorsque les Nations Unies créeront une sorte de toit sous lequel un ensemble des opérations anti-piraterie sera mené, l’OTAN et la Chine se réuniront dans le cadre de ce toit », a-t-il dit.

Le déploiement de deux navires de guerre bien équipés dans le golfe d’Aden est la première mission militaire expéditionnaire de la marine chinoise.

« J’accueille l’engagement de la Chine, parce que l’histoire de la Chine montre que la Chine n’a jamais été une nation qui usurpait le pouvoir d’ailleurs. Je constate l’engagement des Chinois à cet égard. C’est une contribution très importante aux opérations anti-peraterie. »

L’OTAN a déployé quatre navires de guerre au large de la Somalie en octobre 2008 pour escorter les navires du Programme alimentaire mondial au large de la Somalie et patrouiller dans la mer afin de décourager la piraterie. Sa mission s’est terminée en décembre 2008. Mais l’alliance envisage une stratégie à long terme sur le problème de la piraterie et est prête à examiner de nouvelles demandes pour l’utilisation de ses actifs navals à cet égard.

M. De Hoop Scheffer a également déclaré que les relations OTAN- Chine se développent bien.

« J’espère que mon successeur pourra prendre de nouvelles mesures pour développer ces relations du fait que la Chine est un important acteur international qui ne peut pas être négligé », a déclaré M. de Hoop Scheffer, qui va quitter son poste de chef de l’OTAN en Juillet 2009.

Les relations de l’OTAN avec la Chine ont atteint leurs plus bas niveaux en 1999, lorsque l’alliance a bombardé l’ambassade de Chine à Belgrade. Des contacts bilatéraux ont commencé à reprendre au cours des dernières années.

_____________________________ 1 – L’Express (Reuters et Garowe)

Moi, Yassim, ancien pêcheur somalien, devenu pirate fortuné

Yassim Dheere, 39 ans, a débuté dans la piraterie il y a cinq ans, et il a vite fait fortune.

Ce géant, qui domine ses gardes du corps de la tête et des épaules, a reçu le reporter de Reuters dans sa résidence de Garowe, une ville de la province somalienne du Puntland, dont l’histoire au cours des siècles est intimement liée à la piraterie.

Vêtu d’une djellaba aussi traditionnelle que luxueuse, il a raconté son histoire tout en mâchant des feuilles de khat et en caressant sa kalachnikov.

« Je suis né à Eyl, où je pratiquais la pêche. C’est après l’effondrement du pouvoir central (en Somalie) que j’ai été contraint de détourner des navires étrangers.

« Personne ne surveillait les mers. On ne pouvait pas pêcher dans de bonnes conditions, parce que les navires qui pêchent illégalement le long des côtes somaliennes détruisaient nos petites embarcations et notre matériel. C’est ça qui nous a forcé à devenir pirate.

« La première fois que j’ai été impliqué dans un acte de piratage, c’était en 2003.

Le bateau devait venir d’Arabie, l’équipage était composé de 18 Yéménites. C’était un gros bateau de pêche, qui avait détruit à plusieurs reprises nos navires.

« On l’a cerné de nuit avec nos bateaux et on en a pris le contrôle en pointant nos armes sur lui. A cette époque, on ignorait tout des méthodes modernes, des échelles, des harpons, tout ça. Alors, on s’est approché le plus près possible et on a grimpé à bord.

« On l’avait depuis deux semaines quand des médiateurs somaliens et arabes nous ont approché pour négocier. Ils nous ont convaincu d’accepter 50.000 dollars. Bon Dieu! C’était une somme colossale pour nous! Ça nous a donné des idées et ça nous a ouvert l’appétit.

« Deux de mes amis ont eu peur des conséquences et ont renoncé. Nous, on ne se rendait pas trop compte de ce qu’on faisait, on était seulement un peu inquiet de la suite des évènements.

PRENDRE DU BON TEMPS

« Finalement, ma vie a totalement changé. J’ai amassé plus d’argent que je n’aurais jamais imaginé. Sur un coup, j’ai eu 250.000 dollars. C’est fou l’argent que je me suis fait, je vous dirai pas combien. Avec ça, je me paye des voitures, des armes et des bateaux. J’en profite aussi pour prendre du bon temps.

« Ce nouveau travail m’a causé aussi des problèmes. Ma vie est en danger, certains de mes collègues sont morts, quelquefois lors de chavirages.

« L’expérience la pire que j’ai vécue, c’est quand un navire de la marine américaine nous a attaqué alors que nous chassions un bateau. Il nous a tiré dessus et a capturé certains d’entre nous. Moi et mes collègues, grâce à nos hors-bord, on a pu s’échapper alors que les balles sifflaient tout autour.

« J’ai été emprisonné une fois à Garowe. Des membres de ma famille ont pris d’assaut la prison, ont tué deux gardiens et dans l’échange de feu j’ai pu prendre la fuite avec d’autres détenus.

« Aujourd’hui, je reste à Eyl. J’ai des hommes qui font le boulot pour moi. Je suis un financier, je récupère l’argent. Je n’ai pas été en mer pour un piratage depuis des mois.

« Mon groupe prend la mer, moi je gère les finances. Je fournis les gars en hors-bord, en armes, tout ce dont ils ont besoin.

« Quand on prend la mer, on sait qu’on peut gagner ou perdre. Et on se méfie terriblement des navires de guerre. On a changé de stratégie maintenant, on modifie notre manière d’attaquer dans l’Océan indien en utilisant du matériel moderne, comme le GPS pour détecter les navires de guerre.

« Aujourd’hui, une nouvelle génération de jeunes pirates, très actifs, émerge, tous attirés par l’appât du gain.

« Si les Nations unies donnent leur feu vert à un droit de suite à terre en Somalie, cela ne fera que provoquer la mort de nombreux Somaliens innocents. Ils ne peuvent pas nous différencier des Somaliens ordinaires, on s’habille pareil.

« La piraterie, elle ne s’arrêtera pas tant qu’on aura pas un vrai gouvernement en Somalie ».

Abdikani Hassan,
version française Pascal Liétout

19/01/09 (B482-B) AfarIssas -> Djibouti en péril: De la nécessité de l’émergence d’une puissante force alternative.

Chers Compatriotes, nous n’avons pas droit au silence, car le despotisme se nourrit du silence et de l’inaction.

Nos interventions sur le net ou sur la voie public confirment le fait que dans leur ensemble, les Djiboutiens ont tendance à mettre, d’un côté ce qu’il est convenu d’appeler « Opposition » et de l’autre, le reste de la population.

Dans cette distinction, « l’Opposition »» est généralement réduite aux partis d’opposition et à leurs responsables. Et tout se passe comme s’il revient à cette « Opposition » seule, et plus précisément aux responsables des partis d’opposition respectifs de « faire partir Guelleh », le reste de la population n’ayant rien d’autre à faire que d’attendre que le boulot soit fait.

Au sein de la population, (dont moi-même), ceux qui se sentent vraiment concernés par la lutte, et qui se décident à faire quelque chose, sont plus souvent tournés vers des actions individualistes du genre : écrire à titre individuel une lettre ouverte à IOG, écrire au Secrétaire général de l’ONU à titre personnel, ou s’adresser chacun de son côté à la communauté international, écrire des lettres ouvertes aux partis de l’opposition pour leur dire ce qu’ils doivent faire et leur relever ce qu’ils ne font pas ou font mal.

Beaucoup d’autres attendent généralement la veille des élections pour se mettre à s’agiter dans tous les sens.

La majorité des Djiboutiens se comporte ainsi comme s’ils ne sont pas directement concernés par la lutte contre le régime despotique, comme s’ils sont des étrangers vivant dans le pays, comme s’ils sont des observateurs neutres de la vie politique nationale, comme s’ils ne sont pas tenus de s’impliquer dans la lutte en cours pour la démocratie dans le pays, comme s’ils ont choisi de se mettre à l’abri de tous les risques, comme s’ils sont là chacun pour indiquer aux leaders politiques la voie à suivre, cette voie étant pour chacun sa propre voie individuelle, ce qu’il pense tout seul, avec la certitude catégorique qu’il a tout seul raison contre tous.

Ces attitudes s’expliquent par plusieurs raisons dont l’une des plus importantes est la marginalisation de la population par certains des leaders de l’opposition. Ceux-ci croient effectivement qu’ils sont chacun une sorte de messie ayant pour mission de sauver le peuple, et le font croire à ce dernier par tous les moyens. Ils sont sensés travailler pour lui. Ils sont convaincus d’être chargés (par qui ?) de penser pour lui et d’avoir le droit de le faire à sa place. Le peuple lui, n’a donc rien d’autre à faire que d’attendre leurs mots d’ordre respectifs, et d’aller voter pour eux le moment venu.

Cette marginalisation est une des raisons essentielles de la faiblesse de l’opposition face au régime en place. Car, et on ne le dira jamais assez, la force de l’Opposition ne réside pas dans la tête et dans le porte-monnaie de ses leaders, si charismatiques soient-ils. Elle réside d’abord dans la force organisée de la masse du peuple, et dans la capacité de cette masse à se mettre en mouvement toutes les fois que cela s’impose, pour exercer la pression nécessaire en vue d’atteindre un but déterminé. Et organiser la masse du peuple pour en faire une force politique d’opposition relève avant tout du domaine des partis politiques d’opposition, et donc des directions de ces partis.

Il est vrai qu’organiser une masse populaire comme celle que constitue à l’heure actuelle le peuple Djiboutien après plus de trente ans de cette dictature n’est pas une tâche facile. Mais c’est une tâche historiquement incontournable. Et l’on est tenu d’en passer par-là, si l’on veut réellement changer le système politique actuel (et donc toute la politique de développement conduite jusqu’à présent), et si l’on veut que la direction politique nouvelle qui prendra en charge le pouvoir d’Etat après l’abolition du régime de dictature n’en soit pas chassée par la réaction néocoloniale trois mois plus tard ! Car, ce n’est pas la « Communauté internationale » qui défendra demain le régime démocratique djiboutien s’il s’agit d’un régime véritablement démocratique.

C’est avant tout le peuple organisé qui le protègera et le défendra, s’il s’y retrouve réellement. Et à condition qu’il soit organisé et qu’il représente une véritable force politique

Ce qui s’est passé ces dernières années est un désaveu de la politique d’opposition conduite dans le pays et à l’extérieur. Ce désaveu appelle une réorientation sérieuse de la pratique oppositionnelle telle qu’elle est aujourd’hui, ou alors l’émergence d’une force alternative bien structurée et suffisamment cohérente pour pouvoir renverser le rapport des forces en le mettant et en le maintenant en faveur de l’opposition démocratique.

Or, toute réorientation de la politique d’opposition dominante est impossible dans l’état actuel de « l’opposition ». Les leaders opposants qui tiennent les devants de la scène politique aujourd’hui sont convaincus depuis que le moment est venu pour chacun d’entre eux de devenir un chef d’Etat ou, à défaut, d’exercer d’une façon ou d’une autre une parcelle du pouvoir, et de le faire avec le moins de risques possibles pour eux. Ils n’ont pas compris qu’il s’agit, avant toute chose, d’abolir le pouvoir despotique, et que c’était là la signification première et le but immédiat de l’insurrection populaire engagée dans la confusion depuis la prise au pouvoir de Guelleh.

Voilà pourquoi ils ont toujours privilégié l’opposition élitiste par rapport à l’opposition de masse, la crédibilité politique extérieure par rapport à la crédibilité politique à l’intérieur du pays, la pression extérieure par rapport à la pression de la masse (qu’il faut organiser), les solutions électoralistes et les « dialogues » par rapport aux situations de blocage politique qui offrent à la masse du peuple l’occasion de se mobiliser pour intervenir sur la scène politique et peser sur cours de l’évolution. Il ne s’agit pas là d’erreurs politiques, mais de choix politiques dictés par des convictions profondes et par une manière de voir, même si, pour certains d’entre eux, ce choix est inconscient. Dans tous les cas, pour ces responsables politiques, il n’y a pas une autre politique d’opposition possible que celle qu’ils conduisent en ce moment. Mais celle-là conduit inexorablement vers une cohabitation voulue ou involontaire avec le régime despotique en place, élections ou pas.

Ce qui s’impose aujourd’hui plus qu’hier, c’est donc l’émergence d’une puissante force alternative regroupant tous ceux qui ne se retrouvent pas dans la tendance dominante de la politique d’opposition actuelle. Il faut penser à la nécessité de l’émergence d’une force alternative et engagée des actions difficiles dans cette direction.

C’est une satisfaction de constater qu’aujourd’hui l’idée fait son chemin dans certains milieux et pourra peut-être se concrétiser un jour.

Mais l’émergence d’une telle force alternative implique un lourd travail de terrain auquel tous les Djiboutiens vivant au pays ou à l’étranger et qui veulent réellement le changement du système politique peuvent (doivent ?) apporter une contribution décisive.

Je ne cultive pas le paradoxe.

Quand on pointe la lune du doigt, l’imbécile regarde le doigt. » Confucius

AFARISSAS
afarissas@live.be

19/01/09 (B482-B) GED / Communiqué de condoléances à la suite d’un accident aérien survenu au Gabon et qui a causé 7 morts, une disparition et un blessé.

Communiqué de Presse du GED

Les familles et les amis de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre (ALAT) et du 13 ème Régiment des Dragons Parachutistes de Dieuze sont en deuil.

Disparaître en exerçant notre métier et nos choix de vie avec honneur et dignité c’est détruire la mort. S’effacer en tremblant c’est payer – sans cesse et servilement à la mort – le tribut de la lâcheté.

Aujourd’hui, les familles des défunts, leurs amis, les compagnons d’armes de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre (ALAT) et du 13 ème régiment des Dragons Parachutistes de Dieuze, tous les militaires des Armées françaises sont en deuil alors que le bilan publié ce jour frappe et bouscule au plus profond notre âme en faisant état de sept compagnons et d’un disparu dans l’accident aérien qui s’est produit le samedi 17 janvier 2009 au large des côtes du Gabon.

Sur les dix militaires qui se trouvaient à bord de l’hélicoptère Cougar de l’ALAT, six d’entre eux appartenaient au 13 ème Régiment des Dragons Parachutistes de Dieuze en Moselle. Cinq comptent au nombre des victimes alors qu’un seul est sorti indemne de cet accident.

Ces hommes faisaient partie d’une unité d’élite de l’Armée de Terre, les « commandos des forces spéciales ».

Les autres militaires français appartenaient au Détachement de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre (DETALAT) basé à Libreville. Parmi eux, figurent les deux compagnons décédés auxquels s’ajoutent un blessé et le militaire disparu.

Au-delà des missions d’intervention strictement d’ordre militaire – confiées aux Forces françaises engagées sur les divers théâtres d’opérations dans le monde en faveur du maintien de la paix – nous sommes d’autant plus touchés par les conséquences dramatiques de cet accident aérien que nous pouvons pleinement mesurer ce que sont les responsabilités et le travail déterminant – sur le plan humanitaire et de sauvetage – effectué par chaque équipage et chaque personnel du Détachement de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre (DETALAT) de Djibouti.

En ces circonstances dramatiques ;

– au nom des Djiboutiennes et des Djiboutiens,

– au nom des membres du Gouvernement en Exil et de ses Commissions, des hommes et des femmes du Mouvement Djiboutien de Libération Nationale,

Nous présentons nos condoléances les plus attristées aux familles de nos compagnons – militaires français – décédés dans ce malencontreux accident et les assurons de notre soutien moral.

Fait à Londres le lundi 19 janvier 2009

Mahamoud Idriss Ahmed
Président du Gouvernement
en Exil de Djibouti

Ali Abdillahi Iftin
commandant le Mouvement
Djiboutien de Libération Nationale

19/01/09 (B482) AFP / Somalie: l’ex-Premier ministre Ali Mohamed Gedi candidat à la présidence.

L’ancien Premier ministre somalien Ali Mohamed Gedi a annoncé dimanche qu’il était candidat au poste de président du pays, laissé vacant par la démission le mois dernier d’Abdullahi Yusuf Ahmed.

« La Somalie fait face à une dure réalité à laquelle seul un dirigeant déterminé peut faire face », a déclaré M. Gedi à des centaines de partisans dans un hôtel de Nairobi, la capitale du Kenya.

« Je ne suis pas le seul à pouvoir gérer les crises actuelles mais je suis celui qui a le plus d’expérience pour le faire. Je veux promouvoir la paix et l’harmonie », a-t-il ajouté.

Le parlement somalien doit élire d’ici la fin du mois un président en remplacement de M. Yusuf, qui a démissionné fin décembre au terme d’un bras de fer institutionnel de plusieurs mois avec son Premier ministre Nur Hassan Hussein.

Jeudi, ce dernier avait annoncé qu’il serait candidat à la présidence du pays, en guerre civile depuis 1991.

M. Gedi, 56 ans, a été le premier chef du gouvernement fédéral de transition (TFG), mis en place fin 2004. Il a occupé ce poste de novembre 2004 à octobre 2007. Il a démissionné après une intense lutte de pouvoir avec M. Yusuf, qui a lui même quitté le pouvoir fin décembre après avoir, de son propre aveu, échoué à ramener la paix.

La Somalie est dévastée par plus de 18 ans de guerre civile. Elle est aussi plongée dans une situation humanitaire catastrophique, avec près de la moitié de la population qui a besoin d’aide. Les côtes de ce pays de la Corne de l’Afrique sont devenues une des principales zones de piraterie mondiale.

Parmi les autres candidats déclarés au poste de président figurent aussi l’ancien maire de Mogadiscio, Adde Hassan Gabow, et Sheikh Sharif Sheikh Ahmed, chef des Tribunaux islamiques et de la branche modérée du mouvement d’opposition de l’Alliance pour une nouvelle libération de la Somalie (ARS).

19/01/09 (B482) Le journal de la Flibuste …. Des malades à bord du FAINA, ce cargo bourré d’armes lourdes en provenance des pays de l’est et dont le client final n’est pas déterminé (Opposition au Soudan, Kenya ???). Il a été arraisonné et retenu depuis plusieurs mois par les pirates. Autre sujet majeur d’inquiétude et de honte : les candidats à l’émigration vers le Yémen qui se noient ou que des passeurs sans scrupule, jettent à l’eau. (4 articles en Français et en Anglais)

_________________________________ 4 – XINHUA

Des centaines de migrants portés disparus au large du Yemen

Des centaines de migrants sont portés disparus après que trois bateaux transportant quelque 400 Africains eurent coulé samedi au large du Yemen, a affirmé un officil de l’ONU.

Tous les trois bateaux étaient partis de Somalie. Deux bateaux ayant 300 personnes à bord ont chaviré en mer Rouge avec seulement environ 30 personnes sauvées, a déclaré Laila Nassif, chef du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiées (HCR) au Yemen.

Dans un autre incident, un bateau transport 120 migrants a coulé dans la mer Arabique. 80 personnes ont survécu, a dit l’officiel de l’ONU, précisant que le mauvais temps avait rendu l’opération de recherche et de secours très difficiel et qu’il y avait peu de chances de trouver de nouveaux rescapés.

_________________________________ 3 – Nouvel Obs avec AP

Des centaines de migrants portés disparus au large du Yémen

Des centaines de migrants africains en provenance de Somalie étaient portés disparus après le naufrage au large du Yémen samedi de plusieurs embarcations transportant environ 400 personnes, a annoncé une responsable de l’ONU au Yémen.

Une dizaine de cadavres ont été retrouvé sur les plages, selon Laila Nassif, directrice du Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU à Aden, ville côtière du sud du Yémen.

Deux embarcations transportant au moins 300 migrants ont fait naufrage en Mer rouge, et si 30 personnes ont pu être sauvées, les secours étaient rendus difficiles par les conditions météorologiques, a-t-elle ajouté.

Par ailleurs, une autre embarcation a elle fait naufrage en mer d’Arabie avec 120 personnes à son bord, dont 80 ont pu arriver saines et sauves à terre.

Des centaines de migrants clandestins africains meurent chaque année dans les eaux dangereuses du Golfe d’Aden, attaqués par les pirates, jetés par-dessus bord par les passeurs, ou dans des naufrages d’embarcations surchargées. Selon le HCR, plus de 43.500 migrants, en majorité somaliens, sont arrivés illégalement par la mer au Yémen en 2008. En 2007, le Yémen avait fait état d’au moins 1.400 morts ou disparus recensés.

__________________________ 2 – Shabelle avec Reuters (En Anglais)

Hijacked Ukrainian tank ship’s crew unwell

Some crew members of a Ukrainian ship hijacked off Somalia with 33 tanks on board have fallen sick, a local businessman said.

The MV Faina, the highest-profile of a dozen ships being held off Somalia, was captured in September with its 20-man crew and a cargo of Soviet-era T-72 tanks plus other weapons.

The pirates want $5 million to release the boat, and its crew of mainly Russians and Ukrainians. One sick crew member died in the early days of the hijacking.

« Seven of the MV Faina’s crew have become sick and we are planning to take Somali doctors to treat these crew on the ship, » businessman Osman Farah, who has dealings with the pirates, told Reuters on Saturday.

« Rashes have appeared on their bodies, and they are suffering diarrhoea. Some have high blood pressure. We do not exactly know the disease, but we think the chemicals of the weapons on the ship have affected them, » he said.

Andrew Mwangura, coordinator of Kenyan-based regional maritime group the East African Seafarers Assistance Programme, said he too had heard some of the crew were sick.

« I think it’s just fatigue after being there so long, » he said. « Normally, the pirates allow crews to get some breaks, like playing football or doing some fishing. But with such important military equipment on board, security is very tight. »

___________________________________ 1 – JDD

Somalie: maladie à bord du Faina

Sept des vingt membres d’équipage du cargo ukrainien Faina, capturé en septembre par des pirates somaliens avec sa cargaison de 33 chars T-72 et autres armes, sont tombés malades, a déclaré un homme d’affaires local en contact avec les pirates.

Ces derniers exigent une rançon de 5 millions de dollars pour laisser repartir le navire, dont l’équipage est composé en majorité de Russes et d’Ukrainiens. Un membre d’équipage était mort de maladie quelques jours après la capture du cargo.

19/01/09 (B482) Shabelle // Amnesty International: Protection of civilians should be a paramount concern for the UN Security Council (La protection des civils en Somalie devrait constituer la priorité numéro 1 du Conseil de sécurité des Nations unies, selon un communiqué de presse d’Amnesty International). (En Anglais)

Communiqué de presse.


Only two days after the UN Security Council reaffirmed “its commitment to the full and effective implementation of its resolutions on the protection of civilians in armed conflict”, the Security Council adopted today a new resolution on Somalia, giving more support to the African Union in Somalia (AMISOM) and stating its intention to establish a United Nations Peacekeeping operation in the country but failing to include protection of civilians or human rights monitoring as part of the mandate of this operation.

What is the current human rights situation in Somalia?

Somalia has been ravaged by conflict since 1991, but the last two years have witnessed an upsurge in fighting and attacks on civilians. Civilians have borne the brunt of the fighting since an internationally-backed Somali Transitional Federal Government, supported by Ethiopian troops has been fighting armed groups issued from the Union of Islamic Courts which was controlling the capital Mogadishu and other parts of the country in 2006,.

All parties have committed unlawful attacks on civilians, including direct, indiscriminate or disproportionate attacks. Thousands have been killed and hundreds of thousands displaced — fuelling a humanitarian emergency. The targeted killings of humanitarian workers have contributed to a reduction in the flow of humanitarian aid to some 3.25 million Somalis in dire need.

People displaced by fighting have been attacked and raped on the road while fleeing. Civil society activists and journalists have been killed — many in targeted killings — thus reducing independent reporting on the suffering of the population. Despite the current withdrawal of Ethiopian troops from southern Somalia, a common demand cited by armed groups opposed to the Transitional Federal Government, there continue to be regular reports of killings and displacement of civilians.

What is Amnesty International’s view of the UN Security Council resolution adopted today?

Amnesty International has serious concerns that the resolution makes no mention of the protection of civilians or human rights monitoring as part of the proposed mandate of a UN peacekeeping force in Somalia. Amnesty International hopes, however, that these issues will be addressed by the UN Secretary-General in his report to the Security Council on peacekeeping in Somalia due by 15 April 2009. The Security Council should include the protection of civilians and human rights monitoring in the mandate of a new UN Mission in Somalia if its creation is finally decided.

The provision of the resolution authorizing AMISOM and a proposed UN force to assist the re-establishment and training of Somali security forces is particularly worrying, given the fact that Transitional Federal Government forces, including National Security Agency personnel and pro-TFG armed groups have been implicated in violations of international human rights and humanitarian law.

In light of your concerns about this resolution, what would Amnesty International like to see the UN Security Council do?

Amnesty International would like to see the Council:

• ensure that any security-sector assistance provided to parties to the conflict in Somalia does not contribute to further violations of human rights and humanitarian law;

• ensure that anyone reasonably suspected of committing human rights abuses or with command responsibility over those committing human rights abuses does not receive international assistance and is suspended from duty pending credible investigations.

Does Amnesty International think the UN Security Council is doing enough to protect civilians in Somalia?

No.

The UN Security Council has said a lot about the protection of civilians in recent years.

For example, UN Security Council Resolution 1674 (2006) on the protection of civilians expressed the Council’s intention to ensure that “the protection of civilians is given priority in decisions about the use of available capacity and resources” in the implementation of the mandates of peacekeeping operations.

More recently, in its Presidential Statement on 14 January 2009 (S/PRST/2009/1), the UN Security Council adopted a revised version of its Aide-Mémoire on the protection of civilians in armed conflict, stressing that “enhancing the protection of civilians in armed conflict is at the core of the work of the United Nations Security Council for the maintenance of peace and security”.

However, protection of civilians has not been the core concern in Security Council discussions on the Somalia conflict, despite daily reports of killings, harassment and displacement of civilians.

What else can the UN do to improve the human rights situation for civilians in Somalia?

The Security Council can and should take further action to improve protection for Somali civilians, including:

• Increasing international capacity to effectively monitor and report on human rights abuses by ensuring that AMISOM and any succeeding UN peacekeeping mission have a strong human rights component with the capacity to monitor, investigate and publicly report on violations of human rights and international humanitarian law.

• Establishing an International Commission of Inquiry or similar mechanism to investigate violations of international human rights and humanitarian law committed in Somalia in 2007 and 2008, and to map violations since 1991 that may be considered war crimes or crimes against humanity.

• Strengthening the UN arms embargo on Somalia and taking more determined action to ensure the embargo is fully respected by all states, including states in the region.

• Calling on all parties to the conflict to respect international human rights and humanitarian law.

• Calling upon all states to investigate and, where there is sufficient admissible evidence, to prosecute, in fair trials without the possibility of the death penalty, persons found in their territories suspected of crimes under international law in the conflict in Somalia.

Isn’t there a UN arms embargo on Somalia? Is it working?

Although there has been a UN arms embargo on Somalia since 1992 the UN Monitoring Group, which is charged with monitoring the UN embargo, recently reported that the arms embargo on Somalia is constantly being violated.

The Monitoring Group also said that the procedures for exemptions to the arms embargo were largely not adhered to, in particular those extending to support of the Somali security sector institutions. According to procedures established by the UN Security Council, those wishing to send equipment for humanitarian or protective use or to build the capacity of Somali security sector institutions should first apply for authorization to the UN sanctions committee.

The UN Monitoring Group also stated that much assistance given to the Transitional Federal Government security sector for civilian purposes was diverted for military use. The Monitoring Group previously stated that the Somali Police Force, which includes many former militia and operates jointly with the national army, “has purchased arms in Yemen, in violation of the arms embargo, not having requested an exemption from the [UN Sanctions] Committee…[and] …police commanders are also acting as buyers and sellers of arms at the Mogadishu arms markets.”

What improvements does Amnesty International think should be made to the arms embargo currently in place?

The international community has mobilized an unprecedented amount of resources to combat piracy off the coast of Somalia and to protect its commercial interests. However, no such efforts were deployed to stop the supply of arms to Somalia, although a UN arms embargo is in place. The UN Security Council should increase the capacity and resources of the UN Monitoring Group, charged with monitoring the UN arms embargo on Somalia including by:

• enforcing the requirement to apply for exemptions for those wishing to send security equipment or engaging in building the capacity of the Somali security sector,

• positioning UN monitors at seaports and airports, through where arms are likely to be transferred,

• considering a ban on aircraft, ships, and land vehicles owned by individuals, companies or states reported to have breached the arms embargo.

• supporting the negotiation of an effective global Arms Trade Treaty with provisions to ensure respect for human rights and IHL to prevent illicit arms flows into Somalia by strengthening national arms controls.

• Call on UN Member States to initiate criminal proceedings against persons suspected of violating the arms embargo, when there is sufficient admissible evidence for prosecution, after enacting the necessary legislation to give effect to Security Council resolutions on the arms embargo. Prosecutions and trials at the national level must fully comply with international standards on fair trial, without recourse to the death penalty.