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16/01/09 (B482) AfarIssas -> L’ALTERNANCE POLITIQUE A DJIBOUTI ! UNE CHIMERE ?

A Djibouti, la ‘’démocrature ‘’ du gouvernement s’appui sur l’espièglerie politique de la françafrique et depuis peu, sur celle de ce que j’appellerais l’américafrique si bien que l’analyse géopolitique de ce pays établit qu’une alternance démocratique est un rêve sans lendemain. Dans un tel contexte, seule une révolution musclée du peuple ouvrira la voie à la liberté et à la démocratie.

L’histoire de la lutte des peuples et la nature ne nous l’enseignent t-elles pas ?

Quel chemin emprunte un torrent d’eau lorsque les ruisseaux sont obstrués ?

Découvrons plutôt l’étrange engrenage politique de ce pays appelé jadis “le pays des braves” et aujourd’hui “le pays de …..”.

Genèse d’une chimère.

La rupture du paradigme est-ouest à la fin de la guerre froide a confiné au sein des pays pourtant « non-alignés », des incertitudes et une perte de repère durable. Ces flottements allaient s’accentuer sur le continent noir, après la conférence de Mitterrand à La Baule en juin 1990. La France et l’occident qui imposaient la démocratie à l’Afrique semblèrent pour certains dictateurs, sonner le glas et l’ouverture de la boite de ‘’pandore’’, mais surtout l’hallali des revendications sociopolitiques.

Pour le régime en place à Djibouti, se départir de ces vielles habitudes héritées du parti unique n’était pas envisageable. Afin de masquer son ‘’monopartisme’’ et bien asseoir ainsi son conformisme politique, RPP joua habilement et très subtilement. Il lâcha un peu du lest, non sans contraintes. Une pléiade de partis politiques, pour la plupart tribale, vit alors le jour. Une telle situation de liberticide proche du « chaos » (Ignacio De Ramonet), sert depuis lors à l’état ‘’UMP’’, de machine qui déstabilise la véritable opposition Djiboutienne.

Cet d’imbroglio politique maintenue par les services secrets de monsieur Guelleh, mais surtout l’appui de certaines nations opportunistes d’occidents constituent un obstacle de taille contre le « changement » à Djibouti. Pas étonnant donc que, malgré le rejet du régime unique par la population( motivé par RPP), l’état UMP se maintient au pouvoir par tous les moyens, n’hésitant pas à intimider et à opprimer les opposants avec l’appui de ses policiers corrompus.

Cette logique politique françafricaine qui fusionne la France libre à ses sujets spoliés d’Afrique, permet d’entrevoir que les prochaines élections présidentielles à Djibouti ne seront qu’une énième comédie encouragée par l’hexagone pour donner une touche de transparence officielle à l’inéluctable reconduction de IOG. Aliénation démocratique à l’ère de la mondialisation ? Un peu de perspicacité permet de comprendre cette énigme de l’univers cruel et absurde qui nous entoure.

Rétrospectives électorales.

Aucune élection transparente respectant les normes démocratiques n’a jamais été organisé à Djibouti. Il serait surprenant que cette donne change au cours de l’élection à venir. Depuis la naissance du multipartisme, le parti du chef de l’état s’y maintient à l’aide des hold-up électoraux.

Qui a jamais prétendu que le ridicule tuait ? De cet étrange exercice démocratique, on pourrait résume : « Tout était prévisible et une fois encore, Djibouti n’a pas déçu. Un jour ou l’autre, Ismael Omar, annoncera qu’il a neigé sur Djibouti, et nos braves journalistes nationale répéteront qu’il a neigé sur Djibouti ».

Les présidentielles de 2005? L’opposition change de stratégies et choisit le boycott. Avec un électorat composé d’à peine 25 % d’électeurs potentiels monsieur Guelleh assure sa ‘’réélection’’.

L’alternance démocratique à Djibouti est une Chimère.

Mais d’autres éléments de cette ‘’démocrature’’ sont plus parlants encore.

L’infâme soutien de l’Elysée.

La politique ‘’Françafricaine ‘’ entrave fortement la démocratisation de l’Afrique.

On comprend aisément que la conditionnalité démocratique décrétée à La Baule est une farce. Elle a été remplacé par un « pragmatisme sans jugement » (selon Michel Roussin, ministre de la coopération, 1994), devenu le véritable leitmotiv de Paris qui s’impose pour organiser des mascarades électorales.

La formule est simple : établir des marionnettes de la néo colonisation afin d’assurer la compétitivité de la France dans le monde. Cette situation « rend plus invraisemblable une alternance démocratique », constate Verschave. Ce militant pour l’indépendance véritable de l’Afrique, démontre que la France est « un pays qui, loin de ces frontières, truque les élections » qui se déroule dans les pays africains.

Le P.D (Président Dictateur) Guelleh ainsi que ces collaborateurs sont bien conscients de cette dérive démocratique ;

L’alternance démocratique à Djibouti est une Chimère.

Pour assurer sa pérennité, le PD Guelleh possède une nouvelle carte.

Le ‘’joker’’ de Guelleh.

Juste après la naissance du multipartisme, ou plutôt des multiples partis, l’Amérique respectait encore dans une certaine mesure le pré carré français.
Au nom de la privatisation économique du monde, c’est-à-dire de la mondialisation, elle est revenue, non pour faire du tourisme dans cette région stratégique. Les USA et la France s’entendent parfaitement quand les règles du jeu sont avantageuses pour tous. C’est pourquoi Washington garde un silence complice dans la crise djiboutienne.

Les USA sont ainsi devenus une carte de choix qu’utilisera Guelleh pour assurer la pérennité de son règne. Bush l’a d’ailleurs grandement récompensé : la réouverture de l’agence USAID et d’autres appuis financiers, l’appui de Washington dans le conflit frontalier avec l’Erythrée. Ses cadeaux rappelleraient à un aveugle que, pour l’Amérique, IOG est le meilleur rempart pour la sauvegarde de leurs intérêts. Faut-il rappeler que les américains ont intérêt à compter sur la stabilité de la «démocrature » de Djibouti? En toute logique, la mascarade des élections futures plébiscitera encore Guelleh, ou au mieux, un autre candidat de l’UMP ; dans tous les cas, une marionnette à leur solde pour un changement dans la continuité… La continuité aussi de la ‘’misérabondance’’ des djiboutiens.

L’alternance démocratique à Djibouti est une chimère.

Et pourtant, il existe un brin d’espoir pour la libération de Djibouti…..

Comment ?

Aux grands maux, les grands remèdes.

Si l’alternance démocratique à Djibouti est une chimère, c’est-à-dire une vaine imagination, l’alternance politique elle, reste possible. Et comment ???

Au Niger, ce fut un renversement du régime répressif d’Ibrahim Baré M. le 9 avril 1999 par le commandant Daouda Mallam Wanké qui organisa rapidement des élections démocratiques sans être candidat président.

Quand le chemin de la démocratie est barricadé, est-ce un délit que d’utiliser une échelle pour contourner l’obstacle ?

Au Mali, ce fut la révolte populaire qui arriva à bout de la dictature.
Comme des esclaves martyrisés, les djiboutiens n’ont pas beaucoup de choix. En réalité, la politique françafricaine initiée par De Gaule au moment des indépendances piégées de ses colonies a gangrenée toutes les couches des populations africaines, de sorte qu’il n’y a pas de cassure lorsque les partis aussi bien de droite que de gauche se succèdent à l’Elysée. A l’évidence, seule une véritable révolution provoquera cette rupture

En ce 21ème siècle, la colonisation demeure une réalité en Afrique. Pour se libérer de ce joug, les Djiboutiens doivent s’arrêter sur les exemples de libérations des peuples. Ils doivent descendre dans les rues. La liberté ne se donne pas, elle s’arrache ! 1789 ne rappelle t-il pas la prise de la Bastille à la porte Saint-Antoine à Paris, et la fin de l’absolutisme royal français? Mais aussi les sacrifices de nos courageux guerriers du FLCS pour que nous ayons la liberté de choisir. Que Dieu les accueille en son paradis. Amen

Rappelons la justesse des propos d’une grande figure de la liberté, Thomas Sankara, à la 39ème session de l’Assemblée Générale de l’ONU (l’antichambre de la maison blanche) le 4 octobre 1984: « l’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir. Seule la lutte libère ».
Oui, au regard des enjeux géopolitiques des sorciers de l’occident, seule la lutte et non les urnes, libérera Djibouti de la « démocrature » Guélleenne voire françafricaine. Il n’y a point de terroristes ! Il n’y a que des résistants !

Afarissas
afarissas@live.be

16/01/09 (B482) PanaPress : L’Ethiopie pas pressée d’achever son retrait de la Somalie.

Le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, a déclaré jeudi que ses troupes ne se pressaient pas pour quitter la Somalie, un pays en proie à la guerre.

« Nos troupes ne se pressent pas pour finaliser le retrait. Elles ne se retireront pas dans la hâte », a déclaré le Premier ministre, lors d’une conférence de presse organisée à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne.

Les troupes éthiopiennes en Somalie sont en train de démanteler leurs principales bases à Mogadiscio, laissant ce pays de la Corne de l’Afrique dans une situation de peur totale.

Le climat en Somalie, un pays qui n’a pas de gouvernement stable depuis 17 ans, reste tendu, suite au début du retrait des quelque 3.000 soldats éthiopiens.

Les combats dans ce pays continuent de s’intensifier et les milices basées en Somalie, qui soutenaient la milice redoutée d’Al-Shabab, se retournent contre elle maintenant.

Selon M. Meles, durant leur retrait, ses troupes resteraient en alerte face aux dangers potentiels venant des milices basées en Somalie.

De nouvelles milices ont vu le jour en Somalie qui se sont retournées contre Al Shabab, un groupe lié au réseau terroriste international, al- Qaeda.

« J’aurai voulu une baguette magique pour transformer la situation en Somalie », a déclaré le Premier ministre éthiopien en réaction aux questions des journalistes sur le fait que la présence de troupes éthiopiennes en Somalie a entraîné la création de nouvelles milices tribales.

Il a observé que les tribus qui soutenaient Al Shabab ont perdu leurs illusions et se sont retournés contre le groupe. « Je ne peux pas vous dire que nous laissons faire, mais je peux vous dire que nous n’avons pas créé ces groupes », a-t-il dit.

« Nous avons créé une situation favorable à la transformation de la Somalie suffisamment importante pour que ses dirigeants et les Somaliens eux- mêmes en prennent le contrôle », a-t-il poursuivi.

L’Ethiopie a envahi la Somalie, en évincant en quelques jours une alliance tribale avant de prendre le contrôle de Mogadiscio et d’autres installations-clé.

D’après M. Meles, ses troupes auraient dû rester quelques jours avant de rentrer au bercail, mais elles sont par la suite restées plus longtemps pour donner au gouvernement sur place une chance de s’organiser et d’assumer le contrôle total sur son territoire.

« Notre rôle là-bas n’était pas de faire régner l’ordre, cela incombe aux Somaliens eux-mêmes. Nous étions sur place pour neutraliser et éliminer les dangers que représentaient pour nous la menace triangulaire de l’Erythrée, d’Al Shabab et de l’opposition éthiopienne », a expliqué M. Meles.