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16/01/09 (B482) PanaPress : L’Ethiopie pas pressée d’achever son retrait de la Somalie.

Le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, a déclaré jeudi que ses troupes ne se pressaient pas pour quitter la Somalie, un pays en proie à la guerre.

« Nos troupes ne se pressent pas pour finaliser le retrait. Elles ne se retireront pas dans la hâte », a déclaré le Premier ministre, lors d’une conférence de presse organisée à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne.

Les troupes éthiopiennes en Somalie sont en train de démanteler leurs principales bases à Mogadiscio, laissant ce pays de la Corne de l’Afrique dans une situation de peur totale.

Le climat en Somalie, un pays qui n’a pas de gouvernement stable depuis 17 ans, reste tendu, suite au début du retrait des quelque 3.000 soldats éthiopiens.

Les combats dans ce pays continuent de s’intensifier et les milices basées en Somalie, qui soutenaient la milice redoutée d’Al-Shabab, se retournent contre elle maintenant.

Selon M. Meles, durant leur retrait, ses troupes resteraient en alerte face aux dangers potentiels venant des milices basées en Somalie.

De nouvelles milices ont vu le jour en Somalie qui se sont retournées contre Al Shabab, un groupe lié au réseau terroriste international, al- Qaeda.

« J’aurai voulu une baguette magique pour transformer la situation en Somalie », a déclaré le Premier ministre éthiopien en réaction aux questions des journalistes sur le fait que la présence de troupes éthiopiennes en Somalie a entraîné la création de nouvelles milices tribales.

Il a observé que les tribus qui soutenaient Al Shabab ont perdu leurs illusions et se sont retournés contre le groupe. « Je ne peux pas vous dire que nous laissons faire, mais je peux vous dire que nous n’avons pas créé ces groupes », a-t-il dit.

« Nous avons créé une situation favorable à la transformation de la Somalie suffisamment importante pour que ses dirigeants et les Somaliens eux- mêmes en prennent le contrôle », a-t-il poursuivi.

L’Ethiopie a envahi la Somalie, en évincant en quelques jours une alliance tribale avant de prendre le contrôle de Mogadiscio et d’autres installations-clé.

D’après M. Meles, ses troupes auraient dû rester quelques jours avant de rentrer au bercail, mais elles sont par la suite restées plus longtemps pour donner au gouvernement sur place une chance de s’organiser et d’assumer le contrôle total sur son territoire.

« Notre rôle là-bas n’était pas de faire régner l’ordre, cela incombe aux Somaliens eux-mêmes. Nous étions sur place pour neutraliser et éliminer les dangers que représentaient pour nous la menace triangulaire de l’Erythrée, d’Al Shabab et de l’opposition éthiopienne », a expliqué M. Meles.