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06/10/2015 (Brève 484) Au troisième jour, la situation est toujours tendue dans les Mablas (ARDHD avec nos correspondants)

Il semble qu’il y ait une véritable crise au sein de l’armée djboutienne.

Déjà, lors de l’affrontement du 4 octobre dans l’après midi à Goula, le refus

d’une partie de l’armée d’aller au combat était flagrant : plusieurs soldats auraient préféré se mettre à l’abri.

Le 5 Octobre, des officiers  (il seraient d’origine Odah Gub, du même sous-clan Issa qu’Abd. Boreh), ont refusé l’ordre qui les enjoignait à combattre à Mele (endroit très escarpé et dangereux), et à Goula. Ils auraient même encouragé des soldats à faire de même. Il y a eu  échanges de coup de feu entre les deux groupes de miitaires. 

Finalement l’armée est revenue à Medeho  après une tentative d’incursion dans cette zone.

Toute la journée du 6 octobre l’armée est resté cloîtrée à Medeho, toujours en proie à de vives tensions entre les soldats. Et ce, au grand dam d’IOG qui avait exigé d’eux la victoire contre le FRUD. On raconte qu’il serait très furieux des tournures que prennent  les évenements.

Par ailleurs, on apprend que des soldats ont saisi tous les médicaments du dispensaire de Ripta (12 KM de Tadjourah)  

06/02/09 (B484-B) Le MOCI : Le premier forum franco-djiboutien des affaires se tiendra à Djibouti les 14 et 15 mars prochains.

_______________________________ Note de l’ARDHD

Il faudra vraiment beaucoup de courage aux entreprises françaises pour aller investir à Djibouti et ce, pour trois raisons, au minimum :

1 – le risque d’être accusé un jour de soutenir un régime sanguinaire et de profiter de la dictature qui impose sa loi unique aux employés et à leurs syndicats, qui ont été décapités illégalement et dont les derniers représentants sur place sont harcelés sans cesse par les forces spéciales de police ; ils n’ont plus d’autre choix que de se taire …. tandis que leurs collègues ont du quitter définitivement le pays. Cela pourrait nuire un jour à l’image « corporate » des entreprises qui s’impliqueraient,

2 – la soumission permanente au racket imposé par l’équipe au pouvoir aux entreprises, qui doivent verser une partie des bénéfices sous forme de dons ou de fournitures commandées par l’administration, mais jamais payées,

3 – le risque, à tout moment, si les dirigeants ne cèdent pas au dictat du pouvoir, de voir les activités fermées du jour au lendemain et le fond de commerce saisi. C’est arrivé au Groupe Borreh, il y a quelques semaines …

Bref, investir à Djibouti ne sera pas de tout repos et les chances de réaliser des profits sont bien minimes, comparée aux risques de perdre tout le capital … sur simple décision de Guelleh.

__________________________________ MOCI

Le premier forum franco-djiboutien des affaires se tiendra à Djibouti les 14 et 15 mars prochains.

Il sera organisé par le gouvernement de Djibouti et l’ambassade de France sur place.

Du côté des hommes d’affaires français, une délégation de chefs d’entreprises sera conduite par le Medef International.

Elle se rendra successivement à Djibouti (14-15 mars) et en Ethiopie (16-17 mars). A cette occasion, Alain Joyandet, secrétaire d’Etat à la Coopération, sera présent.