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06/10/2015 (Brève 484) Au troisième jour, la situation est toujours tendue dans les Mablas (ARDHD avec nos correspondants)

Il semble qu’il y ait une véritable crise au sein de l’armée djboutienne.

Déjà, lors de l’affrontement du 4 octobre dans l’après midi à Goula, le refus

d’une partie de l’armée d’aller au combat était flagrant : plusieurs soldats auraient préféré se mettre à l’abri.

Le 5 Octobre, des officiers  (il seraient d’origine Odah Gub, du même sous-clan Issa qu’Abd. Boreh), ont refusé l’ordre qui les enjoignait à combattre à Mele (endroit très escarpé et dangereux), et à Goula. Ils auraient même encouragé des soldats à faire de même. Il y a eu  échanges de coup de feu entre les deux groupes de miitaires. 

Finalement l’armée est revenue à Medeho  après une tentative d’incursion dans cette zone.

Toute la journée du 6 octobre l’armée est resté cloîtrée à Medeho, toujours en proie à de vives tensions entre les soldats. Et ce, au grand dam d’IOG qui avait exigé d’eux la victoire contre le FRUD. On raconte qu’il serait très furieux des tournures que prennent  les évenements.

Par ailleurs, on apprend que des soldats ont saisi tous les médicaments du dispensaire de Ripta (12 KM de Tadjourah)  

06/02/09 (B484-B) Continental News avec VOA : Sommet de l’Union africaine en Ethiopie

Le rideau est tombé sur le sommet de l’Union Africaine, qui s’est achevé dans la capitale éthiopienne. Il y a beaucoup été question du gouvernement de l’Union, mais les chefs d’Etat et de gouvernement n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur cette étape vers les Etats-Unis d’Afrique. Pourtant depuis les indépendances africaines, l’idée fait son chemin, mais a encore du mal à devenir une réalité.

Rappelant la création en mai 1964 de l’Organisation de l’unité africaine, le professeur HamidouDia, écrivain et panafricaniste, souligne que, pour les pères fondateurs, c’était « quelque chose de transitoire, de provisoire pour aller très rapidement vers les Etats-Unis d’Afrique. » Depuis, lors, avec les Etats africains, « qui sont des simulacres d’Etat, où chaque chef d’Etat est agrippé à son petit drapeau, à sa petite constitution, il y en a qui freinent de tous les pieds », a-t-il déploré.

Tout le monde convient qu’avec une Afrique émiettée, il sera difficile aux Africains de s’en sortir, les avis sont partagés quant à ce qu’il convient de faire, explique l’historien sénégalais. En ce qui concerne l’accession de Mouammar Kadhafi à la tête de l’Union, le professeur Dia est catégorique : le leader libyen n’est pas plus Africain que les autres. En fait, quand on parlait, au départ, du gouvernement de l’Union, Kadhafi n’était pas encore au pouvoir, fait remarquer le professeur Dia.

06/02/09 (B484-B) CyberPress (Ca) L’anti-terrorisme américain s’inquiète de la montée d’Al-Qaeda au Yémen

Les services anti-terroristes américains sont «sérieusement préoccupés» par la récente montée en puissance d’Al-Qaeda au Yémen, a affirmé jeudi à l’AFP un de leurs responsables, sous couvert d’anonymat.

«Nous avons de sérieuses inquiétudes sur la hausse des activités d’Al-Qaeda au Yémen», pays situé au sud de la péninsule arabique, a-t-il confié.

Selon lui, «les informations des derniers mois suggèrent qu’Al-Qaeda accorde davantage d’importance à ce pays».

«Des extrémistes saoudiens ont passé la frontière et ont rejoint la cellule du groupe au Yémen», a précisé ce responsable anti-terroriste.

«Une explication possible réside dans le fait que l’Arabie Saoudite pourchasse de manière très agressive les membres d’Al-Qaeda opérant dans le royaume. Actuellement, un terroriste en Arabie Saoudite a de bonnes chances d’être mort ou en prison», a-t-il souligné.

«Le gouvernement du Yémen a pris d’importantes mesures pour tenter de combattre la présence d’Al-Qaeda dans son pays et il a connu des succès, mais ses capacités sont moindres que celles d’autres gouvernements de la région», a-t-il commenté.

En décembre, le chef d’état-major américain, l’amiral Michael Mullen, s’était également dit «extrêmement inquiet» de l’apparition potentielle de refuges de terroristes au Yémen et en Somalie.

Selon les services anti-terroristes américains, un ancien détenu saoudien de la prison américaine de Guantanamo, Saïd Ali al-Shihri, est devenu l’un des dirigeants de la cellule d’Al-Qaeda au Yémen, après avoir suivi un programme de réhabilitation en Arabie Saoudite.

Le Yémen a connu ces derniers mois une série d’attentats, revendiqués ou attribués à la branche locale du réseau Al-Qaeda.

Le 17 septembre, un attentat revendiqué par Al-Qaeda a pris pour cible l’ambassade des États-Unis à Sanaa. Cet attentat avait fait 19 tués, dont sept assaillants et 12 personnes parmi les gardes yéménites et des civils, dont une Américaine.

06/02/09 (B484-B) Le journal de la Flibuste . Libération confirmée du Faïna. Les informations sur la nationalité de son propriétaire (Ukraine, Israël, ou ?) et sur la destination finale des armes sont toujours contradictoires.

________________________________ 2 – Le Parisien avec AFP

Un cargo chargé d’armes libéré en Somalie

Un cargo ukrainien transportant des armes, que des pirates somaliens avaient capturé fin septembre, a été libéré jeudi.

«Nous avons libéré le MV Faina», a déclaré l’un chef des pirates, Sugule Ali, joint au téléphone par l’AFP. Une rançon a été payée, a-t-il assuré.

«Il ne s’agit pas d’une grosse somme, mais quelque chose pour couvrir nos dépenses», a-t-il dit sans donner de chiffres.

Un peu plus tôt, la présidence ukrainienne avait affirmé que cette libération était le fruit d’une oprétaion complexe des services de renseignement de plusieurs pays. «Le 4 février, le bateau (le Faina, ndlr) a été libéré à la suite d’une opération très complexe réalisée par des services de renseignement ukrainiens en coopération avec des services de renseignement étrangers», avait annoncé la présidence ukrainienne. «Tous les membres de l’équipage sont sains et saufs et se trouvent à bord du Faina. En ce moment, le bateau, protégé par la marine américaine, se prépare à un voyage vers le port kenyan de Mombasa», ajoutait le communiqué.

Le Faina, un cargo ukrainien battant pavillon du Belize, transporte notamment 33 chars d’assaut T-72 et d’importants stocks de munitions. Il avait été saisi par les pirates le 25 septembre dernier.


________________________________ 1 – XINHUA

Les pirates somaliens détenant le bateau ukrainien reçoivent une rançon

Les pirates somaliens détenant un bateau ukrainien transportant des chars et d’autres armes ont reçu la rançon de 3,5 millions de dollars US qu’ils avaient demandée, a indiqué jeudi une institution maritime régionale.

Un communiqué de Ecoterra International a indiqué que la rançon avait été payée et que les pirates avaient compté et partagé l’argent à bord du MV Faina, dans le Golfe d’Aden.

Cependant, des responsables maritimes ont souligné que plusieurs problèmes restaient à résoudre avant la libération du bateau ukrainien, qui a été capturé en septembre dernier avec 20 membres d’équipage ainsi qu’un chargement de chars de l’époque soviétique T-72 et d’autres armes à bord.

« Les négociations se sont conclues et la rançon a été remise aujourd’hui, mais le bateau n’est pas encore relâché et la saga Faina est toujours pleine de surprises », a indiqué Ecoterra dans son communiqué.

En novembre, les négociateurs ont indiqué que les propriétaires étaient d’accord pour payer une rançon aux pirates. Les pirates avaient initialement demandé 35 millions de dollars US avant de s’en tenir à 3,5 millions.

Le MV Faina est amarré sur la côte somalienne, près de la ville de Hobyo. Les reportages sur la destination de Faina et de son chargement sont contradictoires.

Le Kenya a indiqué qi’il était le destinataire du chargement, mais des responsables maritimes et des diplomates dans la région supposent qu’il serait destiné au gouvernement du Sud Soudan.

Les eaux au large de la Somalie sont considérées comme parmi les plus dangereuses du monde. Les pirates ont détourné plusieurs bateaux l’an dernier et en ont attaqué bien davantage.

Les attaques les plus fréquentes se produisent dans le Golfe d’Aden, entre le Yemen et le nord de la Somalie, une route importante conduisant au Canal de Suez, qui relie l’Europe et l’Asie.

06/02/09 (B484-B) XINHUA / Somalie : al-Shabaab dément toute implication dans le meurtre du directeur d’une radio de Mogadiscio.

Le mouvement islamique somalien al-Shabaab a déclaré jeudi qu’il n’avait aucun lien avec le meurtre, survenu mercredi, du directeur de la radio Corne de l’Afrique à Mogadiscio, la capitale somalienne.

Said Tahlil Ahmed a été abattu près de sa station de radio alors qu’il se rendait à pied à une réunion entre les chefs de file d’al-Shabaab et les directeurs de radios locales à Mogadiscio.

« Nos forces ne commettraient pas un acte aussi odieux, que nous condamnons très fermement », a déclaré Cheikh Muqtar Robow Abu Mansuur, porte-parole du mouvement islamique, dans la ville méridionale de Baidoa, ancien siège du Parlement de transition somalien et située à 245 km à l’ouest de Mogadiscio.

M. Abu Mansuur, qui est basé à Baidoa depuis le retrait des troupes éthiopiennes fin janvier, a annoncé qu’al-Shabaab avait ouvert une enquête sur le meurtre et demandé à ses combattants d’en appréhender les auteurs.

Depuis le meurtre, des rumeurs circulent sur l’implication d’al-Shabaab.

M. Abu Mansuur a adressé ses condoléances à la famille du directeur de la radio Corne de l’Afrique, le plus important média à Mogadiscio.

Said Tahlil Ahmed, le deuxième journaliste somalien tué cette année, avait pris la direction de la station de radio en 2007, après que son précédent directeur eut été tué dans une explosion.

La Somalie est l’un des pays les plus dangereux pour les journalistes. L’année dernière, une dizaine de journalistes ont été tués dans ce pays ravagé par deux décennies de guerre civile.

06/02/09 (B484-B) Le MOCI : Le premier forum franco-djiboutien des affaires se tiendra à Djibouti les 14 et 15 mars prochains.

_______________________________ Note de l’ARDHD

Il faudra vraiment beaucoup de courage aux entreprises françaises pour aller investir à Djibouti et ce, pour trois raisons, au minimum :

1 – le risque d’être accusé un jour de soutenir un régime sanguinaire et de profiter de la dictature qui impose sa loi unique aux employés et à leurs syndicats, qui ont été décapités illégalement et dont les derniers représentants sur place sont harcelés sans cesse par les forces spéciales de police ; ils n’ont plus d’autre choix que de se taire …. tandis que leurs collègues ont du quitter définitivement le pays. Cela pourrait nuire un jour à l’image « corporate » des entreprises qui s’impliqueraient,

2 – la soumission permanente au racket imposé par l’équipe au pouvoir aux entreprises, qui doivent verser une partie des bénéfices sous forme de dons ou de fournitures commandées par l’administration, mais jamais payées,

3 – le risque, à tout moment, si les dirigeants ne cèdent pas au dictat du pouvoir, de voir les activités fermées du jour au lendemain et le fond de commerce saisi. C’est arrivé au Groupe Borreh, il y a quelques semaines …

Bref, investir à Djibouti ne sera pas de tout repos et les chances de réaliser des profits sont bien minimes, comparée aux risques de perdre tout le capital … sur simple décision de Guelleh.

__________________________________ MOCI

Le premier forum franco-djiboutien des affaires se tiendra à Djibouti les 14 et 15 mars prochains.

Il sera organisé par le gouvernement de Djibouti et l’ambassade de France sur place.

Du côté des hommes d’affaires français, une délégation de chefs d’entreprises sera conduite par le Medef International.

Elle se rendra successivement à Djibouti (14-15 mars) et en Ethiopie (16-17 mars). A cette occasion, Alain Joyandet, secrétaire d’Etat à la Coopération, sera présent.