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15/10/2015 (Brève 488) La lettre de réponse et de refus de comparaître de Guelleh envoyée à la Justice britannique (ARDHD)

Selon des informations recueillies dans la presse spécialisée, IOG aurait écrit au juge anglais en charge du procès intenté par Djibouti à M. Abdourahman Boreh

Le 6 octobre, il aurait refusé la convocation pour témoigner devant la justice britannique.

Courtois (ce qui n’est pas toujours le cas du dictateur ! -ndlr)
dans sa lettre il aurait présenté les intérêts supérieurs de son pays comme excuse à son refus de se présenter, mais il aurait affirmé qu’il entendait poursuivre son action en justice pour permettre à son pays de récupérer les « sommes détournées » par son ancien ami …..

14/10/2015 (Brève 487) Communiqué de l’UDDESC sous la signature d’Hassan Cher Hared, son secrétaire général. Djibouti : Dès son retour au pays Guelleh met en exécution son projet machiavélique d’affrontement interclanique.

Union Djiboutienne pour les Droits Economiques, Sociaux
et Culturels & Civils et Politiques

UDDESC

Quartier 4 – Email : uddesc@yahoo.fr –
Tél. : +41 78 824 52 69/+41 76 674 00 85

Réf. : 04/C/AN2015

Djibouti : Dès son retour au pays Guelleh met en exécution son projet machiavélique d’affrontement interclanique.

Un mineur odahgobe, dont sa famille réside au quartier Hayabley – secteur 5, de la commune de Balbala, s’est rendu comme d’habitude dans une boutique voisine à leur maison pour acheter de l’huile de cuisine pour sa mère. La famille propriétaire de la boutique, proche cousin de Guelleh, traite l’enfant de « BOKO-HARAM ».

L’enfant leur demande la raison pour laquelle il se fait insulter. La famille mamasan lui répond : « ton clan tient de réunion pour se montrer mais ce pays est dans notre main et nous vous chasserons comme Boko-haram si les odahgobes n’arrentent pas leurs réunions. »

Le mineur odahgobe rétorque : « comment vous pouvez insulter ma tribu alors que vous êtes les femelles des gadaboursis à Lughaya. »
L’enfant revient chez lui et informe ses parents de l’incident.

Le père du jeune odahgobe et des vieux proches rendent visite aux sages de la tribu mamasan afin de remédier l’affaire par le dialogue. Les sages mamasans répondent qu’ils feront de leur mieux pour calmer la situation.

Le lendemain matin, trois hommes majeurs de la tribu mamasan font un guet-apens au petit odahgobe sur le chemin de l’école et ils lui infligent des blessures légères.
Le père de la jeune victime et ses oncles rendent visitent aux sages mamasans du quartier pour avoir des explications et payer les frais nécessaire à la réparation du dommage corporel conformément au Xeer-Issa.

Les sages mamasans prétendent n’avoir aucun lien avec cette affaire et mettent la responsable sur des voyous fictifs.
Les parents de la jeune victime ont ciblé celui de trois agresseurs qui avaient porté la main sur le petit et des cousins proches du jeune odahgobe lui ont infligé les mêmes blessures.
Les sages mamasans qui avaient rejeté la responsabilité de l’agression du mineur odahgobe menacent de se venger.

Les sages mamasans tiennent une réunion avec le Général Zakaria Cheikh Ibrahim, chef d’état-major de la Défense Djiboutienne, un mamasan comme Guelleh.
La situation reste calme pendant quelques jours mais la soirée du samedi 10 octobre 2015 vers 19h à l’heure de Djibouti une centaine d’homme mamasans armés des barres de fer, des cailloux, des couteaux et des machettes s’en prennent à des maisons odahgobes spécialement désignées dans une liste préparée dans les locaux de la police politique du régime de Guelleh.

Beaucoup des témoins neutres ont reconnus dans les miliciens qui ont été derrière l’attaque clanique de la nuit des membres de la garde républicaine.
Les familles victimes alertent leurs proches et une riposte s’organise en moins de 10min. les milices sont pourchassées et certains se réfugient dans des maisons mamasans à Balbala et d’autres à la caserne de général ZAKARIA, caserne Sheikh Osman à Balbala.

Le matin du dimanche 11 octobre 2015 c’est l’alerte totale chez les odahgobes qui commencent à louer des bus dans toutes les régions Sud du pays mais les dirigeants de la plateforme odahgobe, informée entre temps, ordonne au clan de se calmer, stoppe ce mouvement et évite pour l’instant la généralisation des affrontements interclaniques de Balbala.
Les douze sages issa de l’oued d’Ambouli connu sous le sobriquet « les douze salopards » interviennent à leur tour et recommandent au deux clans d’arrêter les hostilités le temps d’organiser des assises.

Les premières informations crédibles que nous avons eu nous apprennent que ses affrontements ont occasionné 40 blessés, 3 maisons détruites, des dommages matériels importants (la razzia dans des boutiques) et exodes des populations dans certains quartiers de la capitale chez les mamasans et 9 blessés chez les odahgobes avec des dégâts matériels dans des habitations.

Des hauts responsables proches du régime de Guelleh qui nous ont contactés affirment aussi aujourd’hui qu’IOG est derrière ses affrontements interclaniques parce que pour eux autant de coïncidence sont surprenant dans cette affaire. Ils ont rajouté craindre que les affrontements se répètent avec des conséquences plus graves.

D’autres contacts qui nous ont interpellé de Dire-Dawa, en Ethiopie, nous ont appris l’existence de 37 conteneurs bourrés d’armes à feu légers et d’armes blanches entreposées dans les casernes de la garde républicaine dirigée par le cousin de Guelleh, Le commandant de la Garde Républicaine(GR), le colonel Mohamed Djama Doualeh.

Ces mêmes contacts de Dire-Dawa nous apprennent aussi que les odahgobes de l’Ethiopie sont prêts à y répondre par les armes à la « milice de Guelle » camouflée sous le nom de garde républicaine.

Autre part, en Somaliland aussi la tension est montée d’un cran entre les mamasans et les odahgobes, où il est possible que des affrontements se déclarent sans crier gare.
Affaire à suivre…

Fait en Suisse, le 11/10/2015
Hassan Cher Hared
Secrétaire général de l’UDDESC

27/02/09 (B487) Radio-Trottoir : les nouvelles du front ! (Lecteur)

____________________________ 3 – Procès du Père Sandro

Le père Sandro a encore vu son affaire reporté à Jeudi prochain 5 mars par le nouveau juge.

C’est à se demander si les affaires délicates seront constamment reportées souvent sans aucun motif exprimé.

___________________________
2 – Extrait de La Nation


Photo La Nation
Regardez attentivement la photo publiée par la Nation de mercredi où les deux présidents se sont salués à distance.

A chacun d’interpréter.

__________________________ 1 – Info lecteur

Mais pour qui roule l’OCI ? En les tous cas, elle ne roule pas pour les victimes civiles Somalies !

Les membres de l’Organisation de la Conférence « des Islamistes » ont des réactions rapides et néfastes avec leurs récentes rescousses pour IOG « l’islamiste sans chapelet » contre le Président Erythréen l’antibush et ex-ami d’IOG. Ce dernier est devenu l’ennemi juré, car l’Erythrée ne veut pas expulser les 160.000 réfugiés somaliens qui y ont bénéficié de l’asile politique suite à l’invasion du Sud de la Somalie par les troupes Ethiopiennes de « Meles » et par les troupes Burundaises et ougandaises.

Faut-il rappeler que, durant le règne de Siad Barreh, l’actuel Premier Ministre Ethiopien Meles ZENAWI avait fui les crimes de guerre commis par Mengestu contre les populations Tigréennes. Et il avait obtenu l’asile politique à Mogadiscio.

Hélas ! Il a oublié le minimum de reconnaissance, dont seuls les grands hommes sont capables. Ses soldats se sont comportés comme ceux de l’ancien criminel de guerre Mengestu, maintenant réfugié au Zimbawe.

La question fondamentale est de savoir si les membres de l’Organisation de la Conférence « des Islamistes » sont financés en sous main ? et surtout par qui ?

Question que tout un chacun a le droit de se poser, suite à des déclarations inadmissibles comme :

1. leurs silences sur les crimes de guerre : à Gaza, en Ogaden, en Territoire Oromos, en République de Somalie et en cours à Mogadiscio par les Forces du Burundi sous le drapeau de l’AMISSON (connu comme forces tueuses de civils).

2. Leur soutien incompréhensible aux forces criminelles du Burundi avec les bombardements quotidiens et aveugles sur les populations de Mogadiscio.

3. Leurs positions choquantes sur les crimes de guerre et les génocides des populations musulmanes du Dafour en s’opposant au Tribunal de la Haye pour entendre les Hauts dirigeants criminels du Soudan impliqués dans les carnages et les fuites des populations ciblées du Dafour.

Pendant ce temps, des enfants de Mogadiscio sont brûlés vifs par les bombardements ciblées des Forces aux couleurs Onusiennes dénommées Amison (Forces d’éliminations ciblées et non de Paix). Pendant ce temps, le bien nourri IOG recevait en grandes pompes, le Ministre des Affaires Etrangères Français, qui semble être désormais attiré par le Yémen.

Ce qui aurait légèrement contrarié IOG.

Mais IOG a pris immédiatement et magistralement sa revanche en accueillant avec fastes et honneur le Président de l’Iran qui est actuellement (et provisoirement ??) en bon terme avec Washington.

C’est par une Déclaration, en prenant un ton solennel qu’IOG a condamné avec fermeté les positions Occidentales tentant à interdire aux Iraniens d’avoir l’arme atomique (sic) comme tant d’autres pays l’ont acquis (???).

Cette vibrante déclaration sera suivie d’une déclaration identique lorsque le Ministre coréen à l’énergie atomique viendra en « visite d’affaires » à Djibouti.

Est-il vraiment rassurant de constater qu’IOG n’a pas encore tout à fait perdu le Nord ? Après sa déclaration fulgurante, il a tout naturellement et de la façon la plus officielle qui soit, demandé au Président de l’Iran de mettre la main dans la poche. car

Le Prétexte invoqué ?

Ce serait
la Banque Djiboutienne de son beau-frère Djama Haïd qui souffrirait de la conjoncture américaine.

Un député somali proche de Radio Trottoir qui a raté l’avion
parmi d’autres pour des raisons de sécurité.

27/02/09 (B487) La visite du Président iranien à Djibouti vue et analysée par différents media … (3 articles en Français)

____________________________ 3 – IranManif.org /

L’Iran des mollahs poursuit son implantation en Afrique

Le président du régime iranien s’est rendu quelques heures le 25 février aux Comores, en provenance du Kenya, selon l’AFP. "La visite du président iranien permettra de concrétiser les accords existant entre l’Union des Comores et la République islamique d’Iran" a dit à la presse le ministre de la Justice Mmadi Ali.

Le problème reste qu’aucun accord ne sera concrétisé mais servira à renforcer le bataillon de la Force Qods des gardiens de la révolution déjà implanté sous diverses couvertures pour l’exportation du terrorisme et de l’intégrisme en Afrique. Mayotte étant à deux doigts des Comores, cela représente un risque sérieux pour la France. L’Afrique francophone étant déjà largement noyautée par Téhéran.

L’Union des Comores a amorcé un rapprochement avec l’Iran des mollahs depuis l’élection à la tête de l’archipel en 2006 de M. Sambi, un chef religieux formé en Iran.

La fondation Khomeiny a des bureaux dans le pays ainsi que le croissant rouge iranien. Des "techniciens agricoles" iraniens sont en poste à Moroni. Quand on connait l’état catastrophique de l’agriculture en Iran, on ne se fait pas d’illusion sur l’identité des "techniciens agricoles" qui fleurent bon les pasdarans.

Cependant, la plupart des dirigeants religieux comoriens ne voient pas d’un bon oeil les relations avec l’Iran, qu’ils assimilent à une percée du chiisme aux Comores. Près de 98 % des Comoriens sont de confession musulmane sunnite.

L’Union des Comores constitue la dernière étape d’une tournée régionale qui a mené Ahmadinejad et une forte délégation d’hommmes d’affaires à Djibouti puis au Kenya, où le président iranien a signé avec son homologue Mwai Kibaki une série d’accords de coopération douanière et de promotion des investissements entre les deux pays.

Djibouti, place forte et stratégique s’il en faut des forces françaises et américaines, est en train de céder aux appels des sirènes iraniennes et offre un morceau de choix aux gardiens de la révolution qui forment le gros des "hommes d’affaires" de la délégation, puisque les pasdarans ont la mainmise sur l’économie du pays. Récemment ils ont installé des batteries de missiles près du port d’Assab en Erythrée dans le cadre d’accords bilatéraux signés à Asmara.

Le régime a amené ces forces et les équipements dans la région avec ses sous-marins. L’accord et le déploiement de forces et de missiles de longue portée dans le port d’Assab ont été effectués sous le couvert de la rénovation de la raffinerie de pétrole (une installation vétuste). Téhéran y opère sous le couvert de raffinage de brut. Il a également forgé de faux documents à cet égard.

Or une question demeure : Quel rapport il y a-t-il entre la rénovation d’une ancienne raffinerie et le déploiement de missiles ? C’est la question qui a suscité des doutes et des soupçons. Certaines sources indiquent que grâce à l’installation d’équipements militaires et de forces à Assab, le régime des mollahs a en fait l’intention de contrôler le détroit de Bab-el-Mandeb, situé à 3 km de l’Érythrée et du Yémen. Le détroit de Bab-el-Mandeb (La Porte des Larmes), est le point le plus proche du Golfe d’Aden, qui relie le canal de Suez et la mer Rouge à l’océan Indien. C’est en fait le passage des pétroliers et des cargos vers l’Afrique et l’Asie du sud-ouest. En tant que telle, cette région est d’une importance stratégique exceptionnelle. Le régime a pour objectif de perturber et saboter les pétroliers des pays de la région, comme l’Arabie saoudite, le Yémen et les pays africains, si dans un éventuel conflit militaire, le détroit d’Ormuz venait à être fermé aux pétroliers du Golfe Persique.

Ce passage est important parce que certains pays africains comme le Nigeria, le Soudan, le Gabon, l’Afrique du Sud, la Guinée, et le vaste désert entre l’Angola et le Nigéria sont très riches en pétrole, et que les compagnies pétrolières américaines sont en concurrence sur le terrain. Certains rapports estiment que la découverte du pétrole ces dernières années ont conduit les États-Unis à se procurer 25% de leur pétrole sur ce continent, passant essentiellement par le détroit de Bab-el-Mandeb.

L’opposition politique en Érythrée avait mis en garde contre des accords avec le régime des mollahs. Elle a annoncé que cette mesure permettant une présence militaire au régime sur un emplacement stratégique, avec des risques significatifs, revenait à jouer avec le feu. Outre l’importance vitale de cette région pour les États-Unis, le port d’Assab est également à proximité de la base française à Djibouti, un endroit où se trouvent un grand nombre de soldats de l’OTAN et la flotte américaine.

____________________________ 2 – Malango-Mayotte.com

En visite au Kenya et à Djibouti, le président iranien s’en prend à l’"exploitation" occidentale

En visite au Kenya, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a exhorté mercredi les Africains à rejeter l’exploitation par l’Occident des richesses en matières premières du continent.

"Les pays occidentaux ont opprimé depuis des années les États africains, ils ont exploité les ressources naturelles du continent", a lancé le visiteur iranien qui a été acclamé par des milliers de musulmans au cri de "Allah u Akbar" (Dieu est grand) dans le stade de Mombasa, deuxième ville du Kenya.

L’Iran est l’un des premiers importateurs de thé du Kenya, l’une des principales sources de devises de ce pays par ailleurs.

La République islamique participe au Kenya à plusieurs importants projets de modernisation dans les secteurs de l’énergie et des infrastructures.

Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a invité mercredi les pays africains à ignorer les critiques adressées à son pays et à saisir les occasions disponibles pour renforcer leurs relations politiques et diplomatiques avec Téhéran.

En s’entretenant avec le Premier ministre kenyan, Raila Odinga, à Nairobi mercredi, le chef de l’État iranien a déclaré qu’il était possible de combler le fossé entre les pays en développement et les pays développés, si les premiers ignoraient les stéréotypes les empêchant de coopérer avec l’Iran.

Il a estimé que les pays en développement avaient un fort potentiel, qui, s’il était utilisé, pourrait leur permettre de relever les défis qui se posent à eux en matière de développement.

Le président Ahmadinejad a déclaré que les pays du Tiers-Monde pouvaient surmonter ces obstacles en renforçant leur coopération et en mettant en commun leurs ressources.

"Nous devons par exemple, renforcer la coopération entre le Kenya et l’Iran dans tous les domaines de l’entreprise humaine car c’est à travers ces échanges que nous pourrons nous aider mutuellement à nous développer", a déclaré le président iranien.

L’Iran a des relations difficiles avec les États-Unis, qui lui a imposé des sanctions pour ses tentatives d’installer des infrastructures nucléaires. Téhéran insiste sur le fait que son programme nucléaire a des objectifs pacifiques, mais les États-Unis refusent d’y croire.

Le président iranien a encouragé les citoyens des deux pays à profiter des opportunités disponibles dans les domaines du commerce, du tourisme et des progrès technologiques pour développer leurs économies.

Il a indiqué que le Kenya et l’Iran avaient signé plusieurs accords de coopération qui profiteraient à leurs deux peuples, en ajoutant qu’aucun effort ne devait être ménagé pour les réaliser.

Pour sa part, le Premier ministre kenyan a mis l’accent sur les relations entre son pays et l’Iran, en déclarant que les deux nations avaient des idées similaires sur les questions internationales.

M. Odinga a donné en exemple la question palestinienne, en soulignant que le Kenya et l’Iran étaient favorables à la création d’un Etat palestinien, a indiqué le service de presse du Premier ministre dans un communiqué transmis à la presse mercredi.

Le Premier ministre a ajouté que le Kenya soutenait également l’Iran dans sa quête de progrès technologique, y compris son programme nucléaire. Ce point pourrait irriter les Etats-Unis, le Kenya étant par ailleurs considéré comme un proche allié des États-Unis dans sa lutte contre le terrorisme dans le monde.

Après le Kenya, Ahmadinejad a gagné dans le courant de la journée les Comores via Djibouti pour une courte visite d’une demi-journée.

Au cours de son étape djiboutienne, il a notamment déclaré « que ce sont les puissances étrangères qui causent les tensions dans nos régions ». Il y a également signé une série d’accords de coopération entre l’Iran et Djibouti.

Le président Ahmadinejad est arrivé à Moroni à 16 heures (heure locale) en provenance de Nairobi pour une visite de moins de vingt- quatre heures.

Il est accompagné d’une délégation forte d’une centaine de personnes.

Le chef de l’Etat iranien a été accueilli à sa descente d’avion par le président Ahmed Abdallah M. Sambi et les vice-présidents Idi Nadhoim et Ikililou Dhoinine.

Après des entretiens avec le président Sambi au palais de Beit-Salam, M. Ahmadinejad donnera une conférence de presse avant de reprendre l’avion dans la nuit.

D’autre part, le président iranien a annoncé lundi dernier, 23 février, son entée en lice aux prochaines élections présidentielles. "Dr Mahmoud Ahmadinejad est le 10e candidat aux élections présidentielles de juin", avait alors déclaré le conseiller du président iranien, Mojtaba Samareh Hashemi.

_______________________________ 1 – La Nation

Déclaration commune djibouto-iranienne

La visite d’Etat du Président Mahmoud Ahmedinejad effectuée hier à Djibouti, au cours de laquelle il s’est entretenu en tête-à-tête avec le Président de la République a donné lieu à la signature d’une déclaration commune par les deux parties.Dans cette déclaration les deux parties ont réaffirmé leur volonté commune de renforcer les liens d’amitié et de coopération qui unissent les deux nations.

Bilatérale

– Compte tenu de la volonté politique commune, les deux parties ont appelé au renforcement davantage des relations économiques, politiques, culturelles et sur les questions internationales et se sont félicités de l’échange des délégations de haut rang.

– Les deux parties ont insisté sur l’importance de l’économique, du commerce et de relations bancaires pour le développement de la coopération entre les deux pays et ont appelé au renforcement davantage des liens économiques dans les deux secteurs publics et privés.

– La partie iranienne a exprimé sa disponibilité pour le transfert de son expérience dans les domaines scientifique et industriel, et en particulier les services techniques et l’ingénierie en vue de promouvoir et de développer les infrastructures de la République de Djibouti et offrir une plate-forme solide pour le développement des petites et moyennes industries compte tenu des réalisations industrielles de la République islamique d’Iran.

La partie Djiboutienne a accueilli avec satisfaction et a réaffirmé qu’elle prendra toutes les mesures requises pour la préparation de la commission mixte économique à Djibouti.

– En vue de renforcer les relations économiques entre les deux pays et contribuer aux efforts de développement de Djibouti, la République islamique d’Iran a accordé une ligne de crédit publique au développement (APD) au Gouvernement de Djibouti ainsi que l’assistance dans l’établissement d’un Centre de formation professionnelle à Djibouti.

Au niveau régional

– Convaincu de l’importance du respect des différentes cultures dans le monde, les deux parties ont encouragé la promotion de la compréhension mutuelle entre les nations en vue de promouvoir la stabilité, la paix et la justice, fondé sur les relations pacifiques.

– Les deux parties ont rappelé la nécessité de résoudre les conflits par des moyens pacifiques.

– Les deux parties se sont félicitées de la tenue à Téhéran en 2009 du sommet Un on Africaine et République islamique d’Iran.

– Les deux parties appellent la communauté internationale à fournir l’assistance et les contributions nécessaires au nouveau gouvernement somalien pour rétablir la stabilité et la sécurité afin de mettre en œuvre ses programmes socio-économiques ainsi que la reconstruction du pays.

– Concernant l’évolution de la situation au Moyen-Orient, les deux parties ont condamné les actes de répression contre la nation palestinienne en particulier contre la population de Gaza et ont réitéré la nécessité de l’unité entre les Palestiniens. Elles ont réaffirmé leur soutien au peuple palestinien pour sa lutte pour la liberté et contre l’occupation mais également pour disposer de ses droits en mettant fin à l’occupation de ses terres et de la formation d’un gouvernement palestinien indépendant avec Al Qods comme capitale, ainsi que le retour de tous les réfugiés dans leur partie.

– Exprimant leur soutien au peuple et au gouvernement de l’Iraq, les deux parties ont souligné la nécessité du rôle actif que la communauté international doit jouer pour contribuer à la sécurité politique et économique, à la reconstruction du pays et l’autodétermination des irakiens pour ainsi préparer le retrait des forces d’occupation.

En outre, les deux parties ont condamné tous les actes terroristes et le carnage contre le peuple innocent de l’Irak et ont appelé au courage de la population et du gouvernement de l’Irak. Elles ont également soutenu les initiatives du gouvernement de l’Iraq pour élargir la réconciliation nationale et pour le renforcement de l’unité nationale.

International

Concernant la situation internationale, les deux parties ont souligné l’importance de créer un ordre mondial équitable, fondé sur le respect des droits de toutes les nations.

– Les deux parties ont souligné la nécessité d’une plus grande attention et un rôle plus actif de la part des organisations régionales tels que l’Union africaine et le Mouvement des pays non alignés, concernant l’évolution des questions internationales et ont souligné l’importance d’une plus grande coordination entre ces instances.

Toujours dans le cadre de la visite officielle du Président iranien, la Première Dame du pays, Mme Kadra Mahamoud Haid, et son hôte, Mme Ahmedinejad, se sont rendus – toutes deux -, hier en fin de matinée, au Centre pour la Protection de l’Enfant (CPE), sis sur la route de l’aéroport.

27/12/08 (B487) Affaire Borrel – Conséquence en France. Le Gouvernement veut faire voter des textes pour limiter l’accès des Juges aux informations détenues par les administrations, ministères et sites sensibles …. De nombreuses réactions (2 articles en Français)

_______________________________ 2 – Le Monde

Des magistrats s’insurgent contre le projet d’extension du secret-défense

Les deux principaux syndicats de magistrats ont dénoncé, vendredi 27 février, la création, dans le projet de loi de programmation militaire 2009-2014, de "bunkers" ou de "citadelles d’impunités" à l’abri des juges, du fait de l’extension du "secret-défense" : celui-ci concerne aujourd’hui les documents, demain il pourrait s’étendre à des lieux entiers.

Le projet de loi prévoit en effet de restreindre l’accès aux lieux "susceptibles d’abriter des éléments couverts par le secret de la défense nationale" et aux "locaux d’entreprises privées intervenant dans le domaine de la recherche ou de la défense". Actuellement, les juges d’instruction peuvent se rendre où ils le souhaitent et demander la déclassification de certains éléments à la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) qui statue au cas par cas.

Dans le projet de loi, c’est le ministère de la défense qui délivre les autorisations de perquisitions. S’il donne son feu vert, le juge d’instruction doit prendre rendez-vous avec le président de la CCSDN qui l’accompagnera dans ses opérations, avant de perquisitionner dans ces lieux. Le magistrat a même l’obligation d’indiquer par écrit les motifs de la perquisition et les documents recherchés.

Ce procédé, s’il est adopté, supprimerait l’effet de surprise dont les juges bénéficient aujourd’hui lorsqu’ils se déplacent pour mener les perquisitions de leur propre initiative, seuls, dans des lieux classifiés. "C’est un nouvelle étape dans la reprise en main des juges par le pouvoir politique", affirme Laurent Bedouet, secrétaire général de l’Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire). "Le gouvernement sort l’artillerie lourde pour entraver, voire neutraliser, le travail des quelques magistrats qui sont encore en mesure d’enquêter sur des dossiers gênants", pense le Syndicat de la magistrature (SM, classé à gauche).

Pour le syndicat, ce projet "a été conçu à la suite d’investigations qui ont semé l’émoi dans les milieux politiques et militaires : l’instruction de l’affaire des frégates de Taïwan, la perquisition entreprise à l’Elysée dans l’affaire Borrel et surtout celle effectuée dans l’affaire Clearstream au siège de la DGSE" (Direction générale de la sécurité extérieure).

_______________________________ 1 – Le Point avec Reuters

L’accès des juges à des lieux "sensibles" pourrait être limité

Invoquant la nécessité de protéger le secret-défense, le gouvernement français envisage de restreindre fortement l’accès des juges d’instruction à des lieux sensibles tels que la présidence de la République, des ministères, les services secrets ou de grandes sociétés. Cette disposition figure dans le projet de loi de programmation militaire pour 2009-2014, qui doit être soumis dans les prochaines semaines au vote du Parlement.

Cette disposition figure dans le projet de loi de programmation militaire pour 2009-2014, qui doit être soumis dans les prochaines semaines au vote du Parlement.

Le Syndicat de la magistrature, classé à gauche, a publié jeudi un communiqué pour s’élever contre ce qu’il considère comme une "nouvelle atteinte à l’indépendance de l’autorité judiciaire".

Il dit refuser une "conception d’une justice pénale à deux vitesses avec, d’un côté, des citadelles d’impunité pour les puissants et, de l’autre, une politique ultra-répressive pour les plus faibles".

Le texte officiel de ce projet précise s’appuyer sur les préconisations du Conseil d’Etat, qui, dans un avis datant d’avril 2007, a estimé que le législateur devait compléter les règles de procédure concernant le secret-défense.

Actuellement, les juges d’instruction peuvent se rendre où ils le souhaitent, saisir des documents secret-défense qui sont placés sous scellés et demander ensuite leur déclassification à la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) qui statue au cas par cas.

Le projet de loi prévoit que serait désormais restreint l’accès aux lieux "susceptibles d’abriter des éléments couverts par le secret de la défense nationale" et aux "locaux d’entreprises privées intervenant dans le domaine de la recherche ou de la défense".

Avant de perquisitionner dans ces lieux, le juge d’instruction devra prendre rendez-vous avec le président de la CCSDN qui l’accompagnera dans ses opérations. Le magistrat aura l’obligation d’indiquer par écrit les motifs de la perquisition et les documents recherchés.

Les juges d’instruction, qui ont pu perquisitionner dans de grandes sociétés d’armement, ont aussi fouillé plusieurs fois les locaux de services secrets ces dernières années en France. Une magistrate s’est même rendue en 2007, pour la première fois, à l’Elysée, en marge de l’enquête sur l’assassinat du magistrat Bernard Borrel à Djibouti en 1995.

Thierry Lévêque,
édité par Sophie Louet

27/02/07 (B487) RSF : Le rédacteur en chef d’un hebdomadaire du Somaliland arrêté à Hargeisa

Reporters sans frontières condamne l’arrestation, par les forces de police de l’Etat autoproclamé du Somaliland (Nord), le 26 février 2009, de Mohamed Abdi Guled, rédacteur en chef de l’hebdomadaire privé Yool paraissant à Hargeisa. Le journaliste est détenu dans les locaux du Département d’investigation criminelle (CID).

"Cette arrestation est illégale, puisque la loi sur les médias au Somaliland stipule que les autorités ne peuvent procéder à l’arrestation d’un journaliste que sur ordre d’un tribunal. Dans ces conditions et sachant qu’aucune charge n’a été formulée contre Mohamed Abdi Guled, celui-ci devrait logiquement être immédiatement relâché", a déclaré l’organisation.

Le 26 février 2009, Mohamed Abdi Guled, plus connu sous le nom de "Urad", a été arrêté à Hargeisa. Selon plusieurs journalistes de la ville, son arrestation pourrait faire suite à la publication d’un article, le 24 février, dénonçant des projets d’assassinat à l’encontre de députés, de leaders de partis d’opposition et de chefs traditionnels au Somaliland.

Toujours selon ces journalistes, cet incident, qui contraint "Urad" à passer le week-end en détention sans avoir été cité devant un tribunal, a pour but "d’intimider l’ensemble de la communauté journalistique du Somaliland."

27/02/08 (B487) En Anglais // Des dizaines de milliers d’Ethiopiens ont fui la zone sud où des groupes rivaux se livrent des combats acharnés. La BBC cite plus de trois cent morts. // Thousands flee Ethiopia clashes (Info lecteur)

Tens of thousands of people have reportedly fled their homes as a result of fighting between rival groups in a remote part of southern Ethiopia.

The BBC’s Elizabeth Blunt says 300 people may have been killed – mostly in a major battle on 5 February.

People are moving away to safer areas following the clash between the Borana people and the Gheri, a Somali clan.

While the fighting has now stopped, the area is still tense and some reports estimate more than 100,000 displaced.

Ethiopia’s Minister of State Responsible for Emergency and Disaster Planning Mitiku Kassa acknowledged the existence of the problem but said the figure of 100,000 was an exaggeration.

The fighting, which took place near the town of Moyale, was so severe that for a time the main road to the Kenyan border was closed.

Immediately after the peak of the clashes on 5 February, the Gheri people began moving away from the area in large numbers.

The BBC’s Elizabeth Blunt in Addis Ababa says armed conflicts, particularly over water, are not unusual in this part of southern Ethiopia.

They have been increasing in recent years because of boundary changes, and because of drought which has made control over wells and water points even more critical.

A long term observer of the area told the BBC it was tragic that something like this happens virtually every year, and is now considered almost normal.

27/02/08 (B487) RSF : lettre du Président Jean-François Julliard au nouveau Président des Etats-unis et à Madame Clinton, en sa qualité de Secrétaire d’Etat aux affaires étrangères.

Reporters sans frontières rend publique une lettre à Barack Obama et Hillary Clinton, à l’occasion de la sortie du rapport du Département d’État sur les droits de l’homme

Au lendemain de la publication, le 25 février 2009, du rapport annuel du Département d’État américain sur les droits de l’homme, Reporters sans frontières rend publique une lettre récemment adressée au président Barack Obama et à la secrétaire d’État, Hillary Clinton.

“La promotion des droits de l’homme est un élément essentiel de notre politique étrangère”, a assuré Hillary Clinton dans la préface du rapport du Département d’État.

Tel n’a pas été le cas sous la précédente administration américaine et la lettre de Reporters sans frontières revient en priorité sur les graves dérives dont le gouvernement des États-Unis s’est rendu responsable au nom de la “guerre contre le terrorisme”, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de ses frontières.

________________________________________ Lettre

Monsieur Barack Hussein Obama
Président des États-Unis d’Amérique
Maison Blanche, Washington DC

Madame Hillary Rodham Clinton
Secrétaire d’État
Département d’État, Washington DC

Paris, le 17 février 2009

Monsieur le Président,
Madame la Secrétaire d’État,

Reporters sans frontières, organisation internationale de défense de la liberté de la presse, souhaite attirer votre attention sur la situation des journalistes dans un certain nombre de pays qui figurent au rang des priorités diplomatiques des États-Unis d’Amérique. Vous vous êtes fait vous-même le porte-parole, Monsieur le Président, de la lutte pour le droit à informer et à être informé lors d’un déplacement au Soudan en 2006, quand vous avez déclaré : “La liberté de la presse est comme entretenir un jardin. Ce n’est jamais terminé.” Ces mots ne sont pas sans rappeler ceux du président Thomas Jefferson : “Notre liberté ne peut être garantie sauf par la liberté de la presse, dont la limitation nous ferait courir le risque de perdre les deux.”

Nous estimons nécessaire la participation active du pays du Premier amendement à la promotion des droits de l’homme au sein de la communauté internationale, et en particulier dans des régions de la planète où ces droits sont régulièrement bafoués. Le décret signé le 22 janvier 2009, qui doit mettre fin au scandale humanitaire et juridique que représente le camp de détention de Guantanamo, nous paraît constituer à ce titre un signal important.

Nous attendons, par ailleurs, que le nouveau Congrès vote enfin une “loi-bouclier” fédérale garantissant aux journalistes le privilège du secret des sources épargnant à ces derniers des peines de prison ferme comme il y en eut sous la précédente mandature, période de recul des libertés publiques. Il y va non seulement de la défense d’un principe fondamental du journalisme d’investigation, mais aussi de la qualité de l’information que le public américain est en droit d’attendre.

Que les Etats-Unis d’Amérique parlent au nom des droits de l’homme implique à l’évidence une vigilance particulière de votre part dans les régions où votre présence militaire est engagée. La guerre commencée en 2003 en Irak a été la plus meurtrière de tous les temps pour les journalistes, locaux ou étrangers, et l’armée américaine porte la lourde responsabilité de certaines de ces tragédies.

Le nécessaire retrait des troupes que vous comptez mener à bien à l’horizon 2011 doit être assorti des garanties indispensables à la paix. En Afghanistan également, l’armée américaine a trop souvent entravé le travail de la presse et la prison de Bagram reste fermée aux médias. Comme une délégation de Reporters sans frontières a pu s’en rendre compte lors d’une mission menée sur place en janvier 2009, l’appui américain à un début de processus démocratique n’empêche en rien les violations de la liberté d’informer et d’être informé par la justice afghane.

En témoigne la condamnation en appel à vingt ans de prison de Perwiz Kambakhsh, pour avoir téléchargé un texte sur la condition des femmes dans la religion musulmane.

Votre choix d’un dialogue avec certaines puissances ne saurait non plus faire l’impasse sur cette exigence. En Chine, les Jeux olympiques n’ont entraîné que trop peu d’avancées en faveur de la liberté d’expression. Nous espérons, Madame la Secrétaire d’État, que votre prochaine visite sur place, du 20 au 22 février, incitera les autorités à libérer des prisonniers d’opinion.

Le “dialogue compréhensif” que vous souhaitez engager doit tenir ses promesses, en allant au-delà des considérations économiques et commerciales. Dans la première prison du monde pour les journalistes indépendants et les cyberdissidents, il est presque impossible de capter les fréquences de stations telles que Radio Free Asia ou Voice of America et les sites de quotidiens américains comme le New York Times demeurent bloqués.

Votre “main tendue” à l’Iran, dont les capacités de connexions à Internet dépendent des Etats-Unis, appelle de sa part un assouplissement du filtrage imposé aux sites de médias étrangers, et la fin du harcèlement judiciaire contre les militants des droits de l’homme et de l’égalité de genre, comme l’avocate Shirin Ebadi, Prix Nobel de la Paix et fondatrice du Cercle des défenseurs des droits de l’homme.

L’histoire l’a montré et vous l’avez compris : la mise au ban de pays soumis aux régimes les plus répressifs a souvent aggravé leur isolement sans rien modifier à l’attitude de leurs dirigeants. C’est pourquoi nous prêtons une attention toute particulière à la volonté de médiation du Département d’État en faveur d’un véritable partage du pouvoir entre les forces politiques en présence au Zimbabwe.

La participation du MDC de Morgan Tsvangirai au gouvernement est un préalable essentiel à la restauration des libertés, à une réforme en profondeur de la législation sur la presse et à l’accès de la presse étrangère à un pays en pleine débâcle. Si les chancelleries occidentales ont haussé le ton contre Robert Mugabe et son régime, leur silence face à la tyrannie régnant en Erythrée est d’autant plus incompréhensible.

Connaissant de surcroît votre attachement personnel à l’Afrique de l’Est, Monsieur le Président, vous ne pouvez tolérer que le gouvernement d’Asmara, dont certains membres possèdent également la nationalité américaine, pratique l’extorsion auprès des exilés érythréens, nombreux aux Etats-Unis, sous peine de représailles contre leurs proches restés au pays et déjà livrés à la terreur. Reporters sans frontières plaide depuis longtemps pour le gel des avoirs , l’interdiction de territoire américain pour certains dirigeants identifiés et une convocation rapide de l’ambassadeur d’Erythrée aux Etats-Unis.

La pression doit s’exercer de la même manière sur le gouvernement gambien, sourd aux appels de la communauté internationale et aux injonctions de la Cour de justice de la CEDEAO concernant la disparition, en juillet 2007, du journaliste du Daily Observer, “Chief” Ebrima Manneh. Dans cette logique, les services de renseignements américains auraient tout intérêt à rendre publiques les informations dont il dispose sur les circonstances de l’assassinat, en 2004, du directeur du quotidien privé The Point, Deyda Hydara.

Notre organisation, qui a mené deux enquêtes approfondies sur le sujet, dispose d’éléments faisant peser de lourds soupçons sur les services de sécurité entourant le président Yahya Jammeh.

Trop nombreux de par le monde sont ces États fermés, adeptes du double discours et prêts à monnayer une place stratégique contre l’impunité. Comment une relation diplomatique sérieuse, favorisant réellement la paix et la sécurité, pourrait-elle s’établir avec des régimes exerçant un contrôle draconien sur l’information ?

La Syrie ne peut à la fois prétendre au rang d’interlocuteur fiable au Moyen-Orient et continuer de violer les principes qu’appelle cette ambition. Elle doit donner des gages en libérant les cyberdissidents Homam Hassan Haddad, Habib Saleh, Tariq Biasi, Kareem Arabji, Firas Saad, Muhened Abdulrahman et le journaliste Michel Kilo, détenus arbitrairement. Cette exigence s’applique également à la Birmanie, où des dizaines de journalistes et opposants récemment arrêtés purgent leur peine dans des conditions indignes.

Les Etats-Unis ont tout à gagner d’un renforcement du mandat de l’ONU dans ce pays, en l’absence duquel les contacts avec la junte au pouvoir risquent d’être rompus pour de bon. Un isolationnisme dangereux, propice aux pires violations des droits de l’homme, est également à l’œuvre dans cette région stratégique que sont les républiques d’Asie centrale, où la Russie a regagné de l’influence au détriment des pays occidentaux.

La cohérence et la crédibilité de la politique extérieure des Etats-Unis dépendront de la capacité de votre administration à faire preuve de la même vigilance vis-à-vis de vos partenaires et alliés. Membre du Conseil de sécurité de l’ONU et acteur de poids dans un monde devenu multipolaire, la Russie mérite une attention particulière. Le désarmement constitue un pas nécessaire, mais insuffisant pour que le Kremlin inspire confiance à la communauté internationale.

Le refus de transparence des autorités de Moscou se lit dans une répression inquiétante contre la société civile et l’opposition. Assassinée en 2006, la journaliste Anna Politkovskaïa a sans doute payé de sa vie d’avoir informé des horreurs commises par les troupes russes en Tchétchénie. Aucune démocratie ne peut s’abstraire du regard de la communauté internationale et de ses médias quand elle cède à la tentation du pire. L’offensive israélienne à Gaza, qui vous a amené à désigner un nouvel émissaire en la personne de George Mitchell, est venue nous le rappeler.

Comme d’autres pays qui se sont construits par l’immigration, les États-Unis doivent se préparer à la venue sur leur sol de journalistes fuyant l’oppression ou la terreur, et leur accorder l’asile. Afghans, Iraniens, Erythréens, ils viennent aussi des portes de l’Union comme le Mexicain Emilio Gutiérrez Soto, injustement détenu pendant sept mois par les services d’immigration à El Paso pour avoir voulu sauver sa vie et celle de son jeune fils. Cette affaire est la conséquence de la sinistre guerre des cartels, aggravée par la violence des autorités, qui endeuille le Mexique.

Comme vous en avez pris l’engagement, Monsieur le Président, lors d’une rencontre avec le président Felipe Calderón avant votre investiture, les gouvernements fédéraux américain et mexicain ont à assumer ensemble la sécurisation de la frontière entre les deux pays, sans laquelle il ne saurait y avoir d’État de droit.

Ailleurs en Amérique latine, les ravages du narcotrafic et du paramilitarisme vident de leur sens des principes constitutionnels tenus pour acquis. Nous souhaitons à cet égard, comme certains parlementaires américains, que le financement du Plan Colombie, si coûteux pour le contribuable américain, soit revu à proportion des efforts réels des autorités de Bogotá en faveur des droits de l’homme.

Trop de connivences dangereuses et de déclarations irresponsables du président Alvaro Uribe ont exposé au danger et poussé à l’exil des journalistes qui n’avaient pas ses faveurs. Enfin, votre volonté d’assouplir les clauses de l’embargo imposé depuis 1962 à Cuba, seul pays du continent sans presse libre et où 23 journalistes figurent parmi quelque 200 prisonniers politiques, peut amener les autorités de La Havane à se conformer davantage aux attentes de la communauté internationale. L’embargo, récusé dans son principe par la quasi-totalité de l’Assemblée générale des Nations unies, n’a fait que conforter le régime castriste au détriment du peuple cubain. Il devra être levé un jour. L’avenir de l’île en dépend.

Dans l’attente de votre réponse, et en vous remerciant de votre attention, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, Madame la Secrétaire d’État, l’expression de ma très haute considération.

Jean-François Julliard
Secrétaire général