Articles

15/10/2015 (Brève 488) La lettre de réponse et de refus de comparaître de Guelleh envoyée à la Justice britannique (ARDHD)

Selon des informations recueillies dans la presse spécialisée, IOG aurait écrit au juge anglais en charge du procès intenté par Djibouti à M. Abdourahman Boreh

Le 6 octobre, il aurait refusé la convocation pour témoigner devant la justice britannique.

Courtois (ce qui n’est pas toujours le cas du dictateur ! -ndlr)
dans sa lettre il aurait présenté les intérêts supérieurs de son pays comme excuse à son refus de se présenter, mais il aurait affirmé qu’il entendait poursuivre son action en justice pour permettre à son pays de récupérer les « sommes détournées » par son ancien ami …..

14/10/2015 (Brève 487) Communiqué de l’UDDESC sous la signature d’Hassan Cher Hared, son secrétaire général. Djibouti : Dès son retour au pays Guelleh met en exécution son projet machiavélique d’affrontement interclanique.

Union Djiboutienne pour les Droits Economiques, Sociaux
et Culturels & Civils et Politiques

UDDESC

Quartier 4 – Email : uddesc@yahoo.fr –
Tél. : +41 78 824 52 69/+41 76 674 00 85

Réf. : 04/C/AN2015

Djibouti : Dès son retour au pays Guelleh met en exécution son projet machiavélique d’affrontement interclanique.

Un mineur odahgobe, dont sa famille réside au quartier Hayabley – secteur 5, de la commune de Balbala, s’est rendu comme d’habitude dans une boutique voisine à leur maison pour acheter de l’huile de cuisine pour sa mère. La famille propriétaire de la boutique, proche cousin de Guelleh, traite l’enfant de « BOKO-HARAM ».

L’enfant leur demande la raison pour laquelle il se fait insulter. La famille mamasan lui répond : « ton clan tient de réunion pour se montrer mais ce pays est dans notre main et nous vous chasserons comme Boko-haram si les odahgobes n’arrentent pas leurs réunions. »

Le mineur odahgobe rétorque : « comment vous pouvez insulter ma tribu alors que vous êtes les femelles des gadaboursis à Lughaya. »
L’enfant revient chez lui et informe ses parents de l’incident.

Le père du jeune odahgobe et des vieux proches rendent visite aux sages de la tribu mamasan afin de remédier l’affaire par le dialogue. Les sages mamasans répondent qu’ils feront de leur mieux pour calmer la situation.

Le lendemain matin, trois hommes majeurs de la tribu mamasan font un guet-apens au petit odahgobe sur le chemin de l’école et ils lui infligent des blessures légères.
Le père de la jeune victime et ses oncles rendent visitent aux sages mamasans du quartier pour avoir des explications et payer les frais nécessaire à la réparation du dommage corporel conformément au Xeer-Issa.

Les sages mamasans prétendent n’avoir aucun lien avec cette affaire et mettent la responsable sur des voyous fictifs.
Les parents de la jeune victime ont ciblé celui de trois agresseurs qui avaient porté la main sur le petit et des cousins proches du jeune odahgobe lui ont infligé les mêmes blessures.
Les sages mamasans qui avaient rejeté la responsabilité de l’agression du mineur odahgobe menacent de se venger.

Les sages mamasans tiennent une réunion avec le Général Zakaria Cheikh Ibrahim, chef d’état-major de la Défense Djiboutienne, un mamasan comme Guelleh.
La situation reste calme pendant quelques jours mais la soirée du samedi 10 octobre 2015 vers 19h à l’heure de Djibouti une centaine d’homme mamasans armés des barres de fer, des cailloux, des couteaux et des machettes s’en prennent à des maisons odahgobes spécialement désignées dans une liste préparée dans les locaux de la police politique du régime de Guelleh.

Beaucoup des témoins neutres ont reconnus dans les miliciens qui ont été derrière l’attaque clanique de la nuit des membres de la garde républicaine.
Les familles victimes alertent leurs proches et une riposte s’organise en moins de 10min. les milices sont pourchassées et certains se réfugient dans des maisons mamasans à Balbala et d’autres à la caserne de général ZAKARIA, caserne Sheikh Osman à Balbala.

Le matin du dimanche 11 octobre 2015 c’est l’alerte totale chez les odahgobes qui commencent à louer des bus dans toutes les régions Sud du pays mais les dirigeants de la plateforme odahgobe, informée entre temps, ordonne au clan de se calmer, stoppe ce mouvement et évite pour l’instant la généralisation des affrontements interclaniques de Balbala.
Les douze sages issa de l’oued d’Ambouli connu sous le sobriquet « les douze salopards » interviennent à leur tour et recommandent au deux clans d’arrêter les hostilités le temps d’organiser des assises.

Les premières informations crédibles que nous avons eu nous apprennent que ses affrontements ont occasionné 40 blessés, 3 maisons détruites, des dommages matériels importants (la razzia dans des boutiques) et exodes des populations dans certains quartiers de la capitale chez les mamasans et 9 blessés chez les odahgobes avec des dégâts matériels dans des habitations.

Des hauts responsables proches du régime de Guelleh qui nous ont contactés affirment aussi aujourd’hui qu’IOG est derrière ses affrontements interclaniques parce que pour eux autant de coïncidence sont surprenant dans cette affaire. Ils ont rajouté craindre que les affrontements se répètent avec des conséquences plus graves.

D’autres contacts qui nous ont interpellé de Dire-Dawa, en Ethiopie, nous ont appris l’existence de 37 conteneurs bourrés d’armes à feu légers et d’armes blanches entreposées dans les casernes de la garde républicaine dirigée par le cousin de Guelleh, Le commandant de la Garde Républicaine(GR), le colonel Mohamed Djama Doualeh.

Ces mêmes contacts de Dire-Dawa nous apprennent aussi que les odahgobes de l’Ethiopie sont prêts à y répondre par les armes à la « milice de Guelle » camouflée sous le nom de garde républicaine.

Autre part, en Somaliland aussi la tension est montée d’un cran entre les mamasans et les odahgobes, où il est possible que des affrontements se déclarent sans crier gare.
Affaire à suivre…

Fait en Suisse, le 11/10/2015
Hassan Cher Hared
Secrétaire général de l’UDDESC

27/02/09 (B487) L’ONU persiste et signe pour la Somalie et se déclare satisfaite des décisions qu’elle a prise … même si elles ont engendré de nouvelles vagues de violence en Somalie …. (2 articles en Anglais et en Français)

________________________ 2 – Shabelle avec VOA (En Anglais)

Ouverture à Bruxelles d’une conférence européenne sur la situation de la Somalie. // European Meeting on Somalia Opens

A meeting hosted by the European Commission on Somalia’s peace process has opened in Brussels. The meeting follows two days of heavy fighting in Mogadishu, which have threatened the efforts of the country’s new president to reestablish government control in the capital.

The meeting of the International Contact Group on Somalia, which brings together the major donors and diplomatic players involved in the country, comes at a time of high hopes for Somalia, following the selection of a moderate former Islamist and former insurgent, Sharif Sheik Ahmed, as president at the end of January.

But the meeting, which focuses on the peace process and security in the country, also follows two days of fighting between government forces and hardline insurgents, the worst the country has seen since Ethiopian forces withdrew from the country last month.

The European Commissioner for Development, Louis Michel, said he believes most Somalis support the political process.

« Today we are at the crossroads, » Michel said. « Either we go forward with the new government and support its actions or we must be ready to fail once again. I think we have no other reasonable choice but to resolutely take the first option. »

President Sharif was selected by Somalia’s parliament as the new president after his opposition faction signed an agreement with the government last year, part of U.N.-backed peace negotiations taking place in Djibouti.

President Sharif has reached out to harder-line elements of the opposition, and has succeeded in bringing some of them on board. Many observers are hopeful that with the Ethiopian troops, who were widely seen as occupiers, out of the country, the insurgents have lost a major rallying cry.

But the violence in Mogadishu this week, which has killed dozens and injured hundreds, shows that for now, some factions are determined to carry on with the insurgency.

The U.N. Special Representative for Somalia Ahmedou Ould-Abdallah condemned the latest violence.

« There are no more Ethiopian troops. It is Somalis killing Somalis, and I will not relay that as resistance. It is criminality, » he said.

Somalia’s new Prime Minister, Ali Sharmaarke (C) speaks to journalists following arrival in Mogadishu 26 Feb 09

Somali leaders, including clan elders, Islamic scholars, and a growing number of Islamist fighters, have also criticized the recent attacks.

Following President Sharif’s return to the country on Monday, other government officials have also arrived, including Prime Minister Omar Abdirashid Ali Sharmarke, the son of Somalia’s last democratically-elected president. Members of parliament have also begun to return. Lawmakers have been in exile in Djibouti since the Shabab militia captured the former seat of parliament, Baidoa.

On Wednesday, the Shabab also captured the town of Hudur in the northwest, near the border with Ethiopia, after battling government troops.

The meeting in Brussels brings together representatives from the European Union, the United States, the African Union, the United Nations, and the World Bank, among others.

_____________________________ 1 – Conseil de Sécurité

DÉCLARATION À LA PRESSE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ SUR LA SOMALIE

On trouvera ci-après le texte de la déclaration faite à la presse par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de février, M. Yukio Takasu (Japon), sur la Somalie:

Les membres du Conseil de sécurité condamnent avec la plus grande fermeté les attentats perpétrés le 22 février 2009 contre la base de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) à Mogadiscio, qui ont fait 11 morts et 17 blessés parmi les soldats burundais, ainsi que les autres attaques qui auraient été commises le 24 février. Ils présentent leurs condoléances aux familles des victimes, au peuple et au Gouvernement burundais, ainsi qu’à l’Union africaine. Ils réitèrent leur condamnation de tous les actes de violence et d’incitation à la violence contre l’AMISOM.

Les membres du Conseil de sécurité réaffirment qu’ils sont déterminés à appuyer l’AMISOM, qui a été renforcée et qui joue un rôle primordial en contribuant à instaurer la paix et la sécurité en Somalie, et ils remercient les Gouvernements ougandais et burundais de leurs contributions.

Les membres du Conseil de sécurité saluent le processus politique en cours en Somalie, qui a abouti à l’élargissement du Parlement et à l’élection d’un nouveau président. Ils réaffirment qu’ils soutiennent le processus de paix.

Les membres du Conseil de sécurité saluent en outre les efforts que déploie le Président Sheikh Sharif Ahmed pour renforcer le processus politique et améliorer les conditions de sécurité, et ils se félicitent que le Parlement ait approuvé le nouveau cabinet placé sous la houlette du Premier Ministre Omar Sharmarke.

Les membres du Conseil de sécurité demandent à tous les Somaliens de rejeter la violence et l’extrémisme, de s’employer à régler les différends par des moyens pacifiques et d’aider le Gouvernement dans ce sens.

Les membres du Conseil de sécurité réaffirment qu’ils soutiennent le peuple somalien et qu’ils sont déterminés à combattre le terrorisme sous toutes ses formes.

27/02/09 (B487) La LDDH diffuse le message des jeunes gens sortis de l’Université et qui sont au chômage et lance un appel aux autorités djiboutiennes et aux bailleurs de fonds pour trouver une solution décente à cette nouvelle génération, qui s’est investie dans les études.



Le Président

DECLARATION DES DJIBOUTIENS
– LICENCIES DE L’UNIVERSITE –
TOUJOURS AU CHOMAGE

SUIVI DE L’APPEL DE LA LDDH

Les licenciés de l’Université de Djibouti, au nombre de 150, sont toujours au chômage. Ils attirent l’attention de toutes les autorités de l’Etat et des membres du patronat de la Chambre Internationale de Commerce Djibouti, sur leur condition.

___________________ Appel des diplômés djiboutiens de l’Université

Nous, jeunes diplômés de l’Université de Djibouti, promotion 2007/2008.

Nous avons toujours cru espérer une vie digne dans notre pays et forger notre avenir en participant efficacement au développement de notre nation.

Mais tout cela a pris fin, lorsque nous avons constaté que nous nous heurtions à une impasse, après avoir épuisé toutes les démarches légales pour obtenir

1. soit un emploi ;

2. de nous permettre de poursuivre nos études, c’est-à-dire le cycle de Master 2;

Néanmoins, convaincu des multiples opportunités qu’offrent notre pays à ses filles et à ses fils.

nous avons toujours confiance dans le fait que notre pays exaucera nos doléances.
____________________________________ Appel de la LDDH.

Considérant que cette situation insupportable de chômage, alors que dans certains secteurs des établissements privés font appel à outrance de étrangers

Considérant que le gouvernement a été, à maintes reprises, saisi par les jeunes licenciés qui veulent assurer avec sérénité leur avenir ;

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant à toutes les Autorités Djiboutiennes en particulier le Chef de l’Etat pour prêter une attention particulière et effective à ce grand problème social ;

La LDDH demande aux bailleurs de Fonds internationaux et aux pays amis d’assurer une certaine assistance financière pour permettre aux jeunes licenciés de parachever leurs études et trouver un emploi pour pouvoir vivre avec décence.

NOEL ABDI Jean-Paul

27/02/09 (B487) Toujours des violences en Somalie. Les forces islamistes « rebelles » au nouveau gouvernement poursuivent leur avance. (8 articles en Français et en Anglais)

__________________________ 8 – VOANEWS.COM (En Anglais)

Le nouveau gouvernement somalien tient son premier conseil ce week end // Somalia’s New Government to Hold First Cabinet Meeting over the Weekend

By Peter Clottey


Somalia’s new Prime Minister Omar Abdirashid Sharmarke will hold his first cabinet meeting tomorrow (Saturday) after relocating from Djibouti to the capital, Mogadishu.

On his arrival the new prime minister demanded an end to the escalating violence that has so far left over 80 people dead and scores injured. Sharmake said his government’s top priority will be to improve the security situation in the country as well as redouble reconciliation efforts with opposition groups.

The new prime minister who returned to the capital Mogadishu yesterday (Thursday) for the first time in decades called for a dialogue with Islamic hard line groups, including al-Shabaab to end the escalating violence. Abdirashid Irro is the minister for Commerce in the new cabinet. He tells reporter Peter Clottey that the new government is hopeful of improving the unstable situation in the country.

"We came here to start our business as a government and as a council of ministers and our first meeting will start on Saturday. And hopefully the prime minster will bring the agenda, but our vision is that we came here to start a dialogue and reconciliation and continue the peace process with our opposition. We will open dialogue with the opposition inside Somalia and outside the country," Irro noted.

He said the government would also rebuild state institutions to make them more effective.

"We will also make a capacity, building of institutions like the police, judiciary, and prisons and so on. So, we are really very hopeful that we will improve the situation," he said.

Irro said there was need to hold discussions with those strongly opposed to the new administration in order to chart a new course.

"It is very important and very essential that we will continue the dialogue and discussions with our oppositions and we will like to accommodate every Somali citizen, and we will like to invite them to join the pace process. As a government if someone decides not to be part of the peace process and start trying to destroy it we have our armed forces and we will defend ourselves and the rights of our people," Irro pointed out.

He welcomed the news that some of the hard line groups have accepted to end the fighting in the capital, Mogadishu.

"Really some of them who were fighting yesterday have accepted to stop the fighting and join the peace process. But I know that still there are people out there like al-Shabaab who are against our government and they will like to continue the fighting. But as a government we are still inviting them to join the peace process. You know Somalia has been a failed state for the last 19 years and the people are exhausted of the violence and so we will like to tell the fighters that they should stop the fighting and the bloodshed," he said.

Irro said the new unity government would want the participation of all Somalis.

"Our government will want to turn the previous conflict into cooperation and we will also like to recruit our security forces and we will like to make our public financing like addressing corruption. We will also like to be self- dependent and ensure everybody that we will change the previous behavior of the failed policies of the previous TFG (Transitional Federal Government). We will like to be one team of one nation of one leadership," Irro pointed out.

He said the new government needs the cooperation of all Somalis in its effort to rebuild the country after over 18 years of ineffective government.

"Our message is that as a government we cannot do anything unless we get the support from the ordinary people. So we are requesting all the Somali citizens wherever they are that they will support the government and that they will support the peace process and to take part in the reconstruction of their country," he said.

Meanwhile, Prime Minister Shermarke, who was recently picked by President Sheikh Sharif Sheik Ahmed two weeks ago, arrived in the Somali capital amid tight security by African Union peacekeepers and government forces after deadly fighting with insurgent fighters in the past two days. The clashes left at least 15 civilians dead and scores seriously injured.

The Somali government is relocating back to Mogadishu after the election of the new president and the appointment of his prime minister in neighboring Djibouti where Somali legislative body had been holding its sessions after Baidoa, the parliament seat, was recently captured by radical Islamic hard line group al-Shabaab.

Described by Washington, as a terrorist organization, al- Shabaab has refused to recognize the new administration vowing to eventually take over the country and implement the sharia law.

But some Somali parliamentarians have voiced their strong opposition to the relocation, contending that both the president and the prime minister would be putting themselves in danger after recent attacks by Islamic insurgents who promised more attacks on the new government, which they describe as puppet of western countries.

_____________________________ 7 – AFP

Le nouveau Premier ministre somalien rentre au pays après 22 ans d’absence

Le nouveau Premier ministre somalien Omar Abdirashid Sharmarke, qui a été nommé le 13 février, est arrivé jeudi dans son pays, pour la première fois depuis 22 ans.

"Je veux faire avancer le processus de paix et travailler sur les questions de sécurité dans le pays", a déclaré à Mogadiscio M. Sharmarke, qui est le fils d’un ancien président, Abdirashid Ali Sharmarke, mais était jusque-là relativement peu connu sur la scène politique somalienne.

Son retour en Somalie intervient après des combats à l’artillerie lourde entre les forces de sécurité pro-gouvernementales et les insurgés islamistes radicaux mardi et mercredi à Mogadiscio, les plus violents depuis des semaines: au moins 30 civils ont été tués.

Ces attaques sont considérées comme un avertissement au nouveau président somalien, Sharif Cheikh Ahmed, un islamiste modéré, élu le mois dernier après des discussions de réconciliation à Djibouti, sous l’égide des Nations unies.

M. Sharmarke, 48 ans, a la double nationalité somalienne et canadienne et a notamment travaillé avec les Nations unies en Sierra Leone et au Soudan. Le président l’a désigné le 13 février, et sa nomination a été approuvée le lendemain par le parlement somalien réuni à Djibouti pour des raisons de sécurité.

Son père a été le dernier président démocratiquement élu de Somalie et a été assassiné en octobre 1969.

Le nouveau président et le Premier ministre ont devant eux une énorme tâche pour stabiliser la Somalie, pays pauvre de la Corne de l’Afrique ravagé par près de dix-huit ans de guerre civile.

_____________________________ 6 – JDD

Somalie: Le Premier ministre à Mogadiscio

Le nouveau Premier ministre somalien a regagné jeudi Mogadiscio, pour la première fois depuis sa nomination, et il a lancé un appel à l’arrêt des combats qui ont fait plus de 80 morts depuis mardi.

Des tirs sporadiques étaient audibles lorsque Omar Abdirachid Ali Charmarke, fils d’un ancien président assassiné, a atterri dans la capitale somalienne.

Il a aussitôt affirmé que sa priorité serait d’améliorer la sécurité.

Des tirs d’artillerie et à la mitrailleuse ont opposé cette semaine des rebelles islamistes du Chabaab aux forces gouvernementales et à la force de paix de l’Union africaine composée de militaires ougandais et burundais.

Ces violences ont éclaté quelques jours après le retour à Mogadiscio du nouveau président, Cheikh Charif Ahmed, pour tenter de former un gouvernement d’union nationale afin de ramener la paix dans ce pays en proie à la guerre civile et à l’anarchie depuis dix-huit ans.

_____________________________ 5 – Shabelle (En Anglais)

Les notables du Clan de la région Hiran appellent la population somalienne à soutenir les efforts de paix des religieux de la capitale somalienne. // Traditional elders in Hiran call for Somalis to support cleric’s peace efforts

The Somali elders in Hiran region in central Somalia have called Thursday for the Somali people to support the peace efforts by the Islamic clerics in the Somali capital Mogadishu.

The traditional elders said in a meeting they held in Beledweyn town that it is unfortunate to continue fighting in Somalia at the current time and urged both warring sides to stop the fighting and support the negotiations and peace process going on in the capital.

“It is compulsory on us to support the peace and reconciliation process because we know that fighting does not bring any solution, so we are calling for all Somalis to support the peace an stop fighting between them,” said Sheik Abdurahman Abukar Kadiye, an elder from Beledweyn.

The statement of the elders comes as most of the Somali population and the international community condemned the fighting that has been going on in the capital Mogadishu for two days.

On the other hand, Ali Sheik Yasin (Ali Fadha), the acting director of Elman Human Rights Organization has called for the rival warring sides to stop the fighting continuing in the Somali capital Mogadishu.

Mr. Fadha said that they are very sorry for the fighting continuing in Mogadishu which killed more than 50 people and injured about 200.

He has expressed concern about the fighting which has been underway in the city for two days and called for the rival sides to spare the civilian lives

_____________________________ 4 – Romandie News avec AFP

La sécurité, objectif numéro un du nouveau gouvernement somalien

Le nouveau ministre somalien des Affaires étrangères a assuré jeudi que rétablir la sécurité était l’objectif premier du gouvernement du président Sharif Cheikh Ahmed, dont le retour à Mogadiscio lundi a été suivi de combats meurtriers impliquant les insurgés islamistes.

"La sécurité est le problème numéro un", a déclaré Mohamed Abdullah Omar, présentant le programme du nouveau gouvernement somalien au Groupe de contact international sur la Somalie, qui réunit jusqu’à vendredi à Bruxelles les représentants d’une quinzaine de pays, de l’ONU et de l’Union européenne (UE).

"Les opposants doivent voir la force du gouvernement", a-t-il poursuivi, alors que la Somalie, pays pauvre de la Corne de l’Afrique, est depuis 1991 le théâtre d’une guerre civile.

Au moins 23 personnes ont été tuées et 90 blessées mardi dans la capitale Mogadiscio lors de combats à l’artillerie lourde entre les forces de sécurité et une milice islamiste.

Le président somalien Sharif Cheikh Ahmed, un islamiste modéré, venait d’y arriver la veille en provenance de Djibouti, où il avait poursuivi la formation de son cabinet à la suite de son élection par le Parlement somalien le 31 janvier.

Dimanche, 11 soldats burundais de la force de paix de l’Union africaine (UA) en Somalie avait péri dans un attentat-suicide à Mogadiscio, revendiqué par les insurgés islamistes radicaux shebab.

"Ces violences ne nous arrêteront certainement pas", a déclaré M. Omar à l’AFP, jugeant "urgent" que son gouvernement "dispose des forces de sécurité nécessaires, entraînées et équipées".

Selon lui, le gouvernement peut compter sur "3.000 soldats et policiers", tandis que "5.000 à 6.000 autres sont en train d’être préparés".

Un diplomate européen siégeant au Groupe de contact a estimé lui aussi que "le vrai défi, c’est la situation de la sécurité à Mogadiscio".

Le tout nouveau chef de la diplomatie somalienne a cependant souligné qu’outre la sécurité, le dialogue politique était une grande priorité. "Les portes restent ouvertes" aux discussions avec les opposants, a-t-il assuré.

"Le dialogue est le principe sur lequel nous fondons" notre action, et "nous lançons un appel général à participer au processus" de paix, a encore dit M. Omar.

"La question, a-t-il expliqué à des journalistes, c’est de savoir ce que nous pouvons faire sur le plan politique, économique et de la sécurité au cours des 90 ou 100 premiers jours" du nouveau gouvernement.

Le représentant spécial de l’ONU en Somalie, Ahmedou Ould-Abdallah, a souligné de son côté que dans le sillage du président somalien, "183 parlementaires sont rentrés mercredi à Mogadiscio" après avoir séjourné à Djibouti, où ils s’étaient réunis, en raison des violences persistantes en Somalie voisine, pour élire le nouveau président.

"Jeudi, près de 40 autres personnes, dont une vingtaine de ministres, étaient en train de regagner à leur tour la capitale somalienne", a-t-il indiqué.

Pour en finir avec l’anarchie, "le dialogue est une obligation, mais cela ne signifie pas donner un droit de veto à un individu ou à un groupe", a-t-il observé à propos des violences récentes à Mogadiscio.

_____________________________ 3 – BBC

Somalie : avancée islamiste

La ville de Hodur est tombée, à son tour, aux mains des Islamistes : les milices shebab, un groupe lié au réseau Al-Qaïda, ont pris le contrôle de Hodur, non loin de la frontière avec l’Ethiopie.

L’offensive aurait fait une vingtaine de morts.

Hodur se trouve à environ 300 km au nord-ouest de Mogadiscio.

La ville, en elle-même, n’est pas très importante, mais c’est là que s’étaient réfugiés les fonctionnaires et les autorités, après la prise de Baïdoa, où siégeait le gouvernement.

Désormais, les milices islamistes, qui ne font pas mystère de leur affiliation à al-Qaïda, contrôlent une bonne partie du sud de la Somalie, y compris les ports de Kismayo et Merka.

Selon les observateurs somaliens, ces combattants, qui à l’origine étaient l’organisation de jeunesse de l’Union des Tribunaux islamiques, sont beaucoup plus radicaux que les milices précédentes.

La quasi totalité des Somaliens sont certes musulmans, mais la forme d’Islam pratiquée par les shebab est plus rigoriste que celle de la majorité de la population.

Cette milice compte aussi dans ses rangs des combattants étrangers.

Elle reçoit régulièrement des messages publics de soutien du numéro deux d’al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri.

Les shebab se sont récemment alliés à un autre groupe, nouveau venu, le Parti islamique.

Ce-dernier contrôle une partie de Mogadiscio, où des affrontements violents ont eu lieu, mercredi, pour la deuxième journée consécutive.

Le gouvernement de transition ne contrôle que quelques quartiers de la capitale somalienne.

L’influence grandissante des Islamistes ne manquera pas d’inquiéter les voisins de la Somalie, le Kenya et l’Ethiopie, et au-delà, les Etats-Unis.

_____________________________ 2 – Radio Chine Internationale

Somalie : une trentaine de morts et une centaine de blessés dans les combats à Mogadiscio

Les affrontements violents se poursuivent mercredi dans la capitale somalienne de Mogadiscio pour la seconde journée consécutive, faisant une trentaine de morts et une centaine de blessés.

Les commandants de la nouvelle coalition de groupes insurgés, Hezbul Islam, a revendiqué la responsabilité des attaques sur les forces du gouvernement somalien et les soldats de l’Union africaine (UA).

Muse Arale, porte-parole du groupe, a déclaré que ses forces se battent contre le déploiement des forces du gouvernement somalien et des soldats de l’UA qui les appuient de pénétrer dans la zone contrôlée par son groupe.

Selon des sources médicales et des témoins, le bilan des victimes s’élève à une trentaine de morts et à une centaine de blessés, pour la plupart des civils.

Quatre civils ont été tués dans un bombardement mercredi, dont un écolier victime d’un obus qui a atterri sur son école à Mogadiscio.

Les combats dans la capitale somalienne ont été vivement condamnés par la communauté internationale et les dirigeants religieux, ainsi que par les officiels de l’Union des tribunaux islamiques, principal groupe qui soutient le gouvernement somalien.

Les combats interviennent alors que le président somalien, Cheikh Sharif Cheikh Ahmed, est retourné à Mogadiscio en vue d’établir son gouvernement dans la ville.

Une centaine de députés sont également rentrés à Mogadiscio de Djibouti dans le cadre des efforts déployés par le gouvernement pour s’établir dans la capitale somalienne depuis que les insurgés ont pris le contrôle de la ville de Baïdoa, siège du parlement.

Par ailleurs, les insurgés islamistes shebab, qui contrôlent Baïdoa et une grande partie du sud de la Somalie, ont pris d’assaut Hudur, capitale de la province de Bakool au nord-ouest de Mogadiscio, dernier bastion des forces du gouvernement à l’extérieur de Mogadiscio.

_____________________________ 1 – Romandie News avec AFP

Somalie: les insurgés islamistes prennent une localité proche de l’Ethiopie

Les islamistes somaliens shebab ont pris mercredi une localité proche de l’Ethiopie, lors de combats qui ont fait au total au moins 24 morts dans cette zone et à Mogadiscio, selon les autorités et les shebab.

"La ville de Hodur (300 km au nord-ouest de Mogadiscio) est aux mains des shebab et il n’y a plus de combats dans la ville maintenant", a déclaré à l’AFP un chef coutumier de la localité, Adan Mohamed Yunus.

"Les combattants ont pris le contrôle de Hodur et la situation est calme", a confirmé par téléphone le porte-parole des shebab, cheikh Mukhtar Robow.

"Il y a eu de violents combats ce (mercredi) matin et les forces gouvernementales ont fui", a expliqué un habitant, Mohamed Dirie.

Un médecin de l’hôpital à Hodur a jugé que le nombre de morts après les combats de mercredi matin devrait augmenter.

"Nous avons tué 20 combattants et détruit deux voitures blindées", a affirmé le commandant régional des shebab, Sheikh Hasan Derow.

Dans un précédent bilan, les chefs coutumiers de la Hodur avaient fait état de 17 morts, essentiellement des combattants. "On a compté 14 morts à l’extérieur de la ville et trois à l’intérieur", expliquait l’un d’eux, Adan Nur Muktar.

Les combats se sont aussi poursuivis à Mogadiscio entre les forces pro-gouvernementales et une milice alliée des shebab, le Hizb-al-Islamya. Un total de sept civils ont été tués par des tirs d’artillerie visant leur maison, selon des témoins. Trois autres ont aussi péri dans le nord de la capitale.

Mardi, les combats y avaient fait au moins 23 morts.

Les shebab ("jeunes gens" en arabe) sont à la tête de l’insurrection armée en Somalie et y instaurent, à mesure qu’ils prennent du territoire, la charia (loi islamique).

Depuis le départ en janvier des troupes éthiopiennes alliées au gouvernement somalien, les shebab se sont engagés à poursuivre leur combat contre la force de paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom).

Ces combats ont lieu depuis le retour lundi à Mogadiscio du nouveau président somalien, l’islamiste modéré cheikh Sharif Cheikh Ahmed, en provenance de Djibouti où il avait poursuivi la mise en place de son gouvernement à la suite de son élection le 31 janvier.

Dimanche, 11 soldats burundais de l’Amisom ont été été tués et 15 blessés dans un attentat suicide revendiqué par les shebab contre leur camp à Mogadiscio.

27/02/09 (B487) Radio-Trottoir : les nouvelles du front ! (Lecteur)

____________________________ 3 – Procès du Père Sandro

Le père Sandro a encore vu son affaire reporté à Jeudi prochain 5 mars par le nouveau juge.

C’est à se demander si les affaires délicates seront constamment reportées souvent sans aucun motif exprimé.

___________________________
2 – Extrait de La Nation


Photo La Nation
Regardez attentivement la photo publiée par la Nation de mercredi où les deux présidents se sont salués à distance.

A chacun d’interpréter.

__________________________ 1 – Info lecteur

Mais pour qui roule l’OCI ? En les tous cas, elle ne roule pas pour les victimes civiles Somalies !

Les membres de l’Organisation de la Conférence « des Islamistes » ont des réactions rapides et néfastes avec leurs récentes rescousses pour IOG « l’islamiste sans chapelet » contre le Président Erythréen l’antibush et ex-ami d’IOG. Ce dernier est devenu l’ennemi juré, car l’Erythrée ne veut pas expulser les 160.000 réfugiés somaliens qui y ont bénéficié de l’asile politique suite à l’invasion du Sud de la Somalie par les troupes Ethiopiennes de « Meles » et par les troupes Burundaises et ougandaises.

Faut-il rappeler que, durant le règne de Siad Barreh, l’actuel Premier Ministre Ethiopien Meles ZENAWI avait fui les crimes de guerre commis par Mengestu contre les populations Tigréennes. Et il avait obtenu l’asile politique à Mogadiscio.

Hélas ! Il a oublié le minimum de reconnaissance, dont seuls les grands hommes sont capables. Ses soldats se sont comportés comme ceux de l’ancien criminel de guerre Mengestu, maintenant réfugié au Zimbawe.

La question fondamentale est de savoir si les membres de l’Organisation de la Conférence « des Islamistes » sont financés en sous main ? et surtout par qui ?

Question que tout un chacun a le droit de se poser, suite à des déclarations inadmissibles comme :

1. leurs silences sur les crimes de guerre : à Gaza, en Ogaden, en Territoire Oromos, en République de Somalie et en cours à Mogadiscio par les Forces du Burundi sous le drapeau de l’AMISSON (connu comme forces tueuses de civils).

2. Leur soutien incompréhensible aux forces criminelles du Burundi avec les bombardements quotidiens et aveugles sur les populations de Mogadiscio.

3. Leurs positions choquantes sur les crimes de guerre et les génocides des populations musulmanes du Dafour en s’opposant au Tribunal de la Haye pour entendre les Hauts dirigeants criminels du Soudan impliqués dans les carnages et les fuites des populations ciblées du Dafour.

Pendant ce temps, des enfants de Mogadiscio sont brûlés vifs par les bombardements ciblées des Forces aux couleurs Onusiennes dénommées Amison (Forces d’éliminations ciblées et non de Paix). Pendant ce temps, le bien nourri IOG recevait en grandes pompes, le Ministre des Affaires Etrangères Français, qui semble être désormais attiré par le Yémen.

Ce qui aurait légèrement contrarié IOG.

Mais IOG a pris immédiatement et magistralement sa revanche en accueillant avec fastes et honneur le Président de l’Iran qui est actuellement (et provisoirement ??) en bon terme avec Washington.

C’est par une Déclaration, en prenant un ton solennel qu’IOG a condamné avec fermeté les positions Occidentales tentant à interdire aux Iraniens d’avoir l’arme atomique (sic) comme tant d’autres pays l’ont acquis (???).

Cette vibrante déclaration sera suivie d’une déclaration identique lorsque le Ministre coréen à l’énergie atomique viendra en « visite d’affaires » à Djibouti.

Est-il vraiment rassurant de constater qu’IOG n’a pas encore tout à fait perdu le Nord ? Après sa déclaration fulgurante, il a tout naturellement et de la façon la plus officielle qui soit, demandé au Président de l’Iran de mettre la main dans la poche. car

Le Prétexte invoqué ?

Ce serait
la Banque Djiboutienne de son beau-frère Djama Haïd qui souffrirait de la conjoncture américaine.

Un député somali proche de Radio Trottoir qui a raté l’avion
parmi d’autres pour des raisons de sécurité.

27/02/09 (B487) La visite du Président iranien à Djibouti vue et analysée par différents media … (3 articles en Français)

____________________________ 3 – IranManif.org /

L’Iran des mollahs poursuit son implantation en Afrique

Le président du régime iranien s’est rendu quelques heures le 25 février aux Comores, en provenance du Kenya, selon l’AFP. "La visite du président iranien permettra de concrétiser les accords existant entre l’Union des Comores et la République islamique d’Iran" a dit à la presse le ministre de la Justice Mmadi Ali.

Le problème reste qu’aucun accord ne sera concrétisé mais servira à renforcer le bataillon de la Force Qods des gardiens de la révolution déjà implanté sous diverses couvertures pour l’exportation du terrorisme et de l’intégrisme en Afrique. Mayotte étant à deux doigts des Comores, cela représente un risque sérieux pour la France. L’Afrique francophone étant déjà largement noyautée par Téhéran.

L’Union des Comores a amorcé un rapprochement avec l’Iran des mollahs depuis l’élection à la tête de l’archipel en 2006 de M. Sambi, un chef religieux formé en Iran.

La fondation Khomeiny a des bureaux dans le pays ainsi que le croissant rouge iranien. Des "techniciens agricoles" iraniens sont en poste à Moroni. Quand on connait l’état catastrophique de l’agriculture en Iran, on ne se fait pas d’illusion sur l’identité des "techniciens agricoles" qui fleurent bon les pasdarans.

Cependant, la plupart des dirigeants religieux comoriens ne voient pas d’un bon oeil les relations avec l’Iran, qu’ils assimilent à une percée du chiisme aux Comores. Près de 98 % des Comoriens sont de confession musulmane sunnite.

L’Union des Comores constitue la dernière étape d’une tournée régionale qui a mené Ahmadinejad et une forte délégation d’hommmes d’affaires à Djibouti puis au Kenya, où le président iranien a signé avec son homologue Mwai Kibaki une série d’accords de coopération douanière et de promotion des investissements entre les deux pays.

Djibouti, place forte et stratégique s’il en faut des forces françaises et américaines, est en train de céder aux appels des sirènes iraniennes et offre un morceau de choix aux gardiens de la révolution qui forment le gros des "hommes d’affaires" de la délégation, puisque les pasdarans ont la mainmise sur l’économie du pays. Récemment ils ont installé des batteries de missiles près du port d’Assab en Erythrée dans le cadre d’accords bilatéraux signés à Asmara.

Le régime a amené ces forces et les équipements dans la région avec ses sous-marins. L’accord et le déploiement de forces et de missiles de longue portée dans le port d’Assab ont été effectués sous le couvert de la rénovation de la raffinerie de pétrole (une installation vétuste). Téhéran y opère sous le couvert de raffinage de brut. Il a également forgé de faux documents à cet égard.

Or une question demeure : Quel rapport il y a-t-il entre la rénovation d’une ancienne raffinerie et le déploiement de missiles ? C’est la question qui a suscité des doutes et des soupçons. Certaines sources indiquent que grâce à l’installation d’équipements militaires et de forces à Assab, le régime des mollahs a en fait l’intention de contrôler le détroit de Bab-el-Mandeb, situé à 3 km de l’Érythrée et du Yémen. Le détroit de Bab-el-Mandeb (La Porte des Larmes), est le point le plus proche du Golfe d’Aden, qui relie le canal de Suez et la mer Rouge à l’océan Indien. C’est en fait le passage des pétroliers et des cargos vers l’Afrique et l’Asie du sud-ouest. En tant que telle, cette région est d’une importance stratégique exceptionnelle. Le régime a pour objectif de perturber et saboter les pétroliers des pays de la région, comme l’Arabie saoudite, le Yémen et les pays africains, si dans un éventuel conflit militaire, le détroit d’Ormuz venait à être fermé aux pétroliers du Golfe Persique.

Ce passage est important parce que certains pays africains comme le Nigeria, le Soudan, le Gabon, l’Afrique du Sud, la Guinée, et le vaste désert entre l’Angola et le Nigéria sont très riches en pétrole, et que les compagnies pétrolières américaines sont en concurrence sur le terrain. Certains rapports estiment que la découverte du pétrole ces dernières années ont conduit les États-Unis à se procurer 25% de leur pétrole sur ce continent, passant essentiellement par le détroit de Bab-el-Mandeb.

L’opposition politique en Érythrée avait mis en garde contre des accords avec le régime des mollahs. Elle a annoncé que cette mesure permettant une présence militaire au régime sur un emplacement stratégique, avec des risques significatifs, revenait à jouer avec le feu. Outre l’importance vitale de cette région pour les États-Unis, le port d’Assab est également à proximité de la base française à Djibouti, un endroit où se trouvent un grand nombre de soldats de l’OTAN et la flotte américaine.

____________________________ 2 – Malango-Mayotte.com

En visite au Kenya et à Djibouti, le président iranien s’en prend à l’"exploitation" occidentale

En visite au Kenya, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a exhorté mercredi les Africains à rejeter l’exploitation par l’Occident des richesses en matières premières du continent.

"Les pays occidentaux ont opprimé depuis des années les États africains, ils ont exploité les ressources naturelles du continent", a lancé le visiteur iranien qui a été acclamé par des milliers de musulmans au cri de "Allah u Akbar" (Dieu est grand) dans le stade de Mombasa, deuxième ville du Kenya.

L’Iran est l’un des premiers importateurs de thé du Kenya, l’une des principales sources de devises de ce pays par ailleurs.

La République islamique participe au Kenya à plusieurs importants projets de modernisation dans les secteurs de l’énergie et des infrastructures.

Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a invité mercredi les pays africains à ignorer les critiques adressées à son pays et à saisir les occasions disponibles pour renforcer leurs relations politiques et diplomatiques avec Téhéran.

En s’entretenant avec le Premier ministre kenyan, Raila Odinga, à Nairobi mercredi, le chef de l’État iranien a déclaré qu’il était possible de combler le fossé entre les pays en développement et les pays développés, si les premiers ignoraient les stéréotypes les empêchant de coopérer avec l’Iran.

Il a estimé que les pays en développement avaient un fort potentiel, qui, s’il était utilisé, pourrait leur permettre de relever les défis qui se posent à eux en matière de développement.

Le président Ahmadinejad a déclaré que les pays du Tiers-Monde pouvaient surmonter ces obstacles en renforçant leur coopération et en mettant en commun leurs ressources.

"Nous devons par exemple, renforcer la coopération entre le Kenya et l’Iran dans tous les domaines de l’entreprise humaine car c’est à travers ces échanges que nous pourrons nous aider mutuellement à nous développer", a déclaré le président iranien.

L’Iran a des relations difficiles avec les États-Unis, qui lui a imposé des sanctions pour ses tentatives d’installer des infrastructures nucléaires. Téhéran insiste sur le fait que son programme nucléaire a des objectifs pacifiques, mais les États-Unis refusent d’y croire.

Le président iranien a encouragé les citoyens des deux pays à profiter des opportunités disponibles dans les domaines du commerce, du tourisme et des progrès technologiques pour développer leurs économies.

Il a indiqué que le Kenya et l’Iran avaient signé plusieurs accords de coopération qui profiteraient à leurs deux peuples, en ajoutant qu’aucun effort ne devait être ménagé pour les réaliser.

Pour sa part, le Premier ministre kenyan a mis l’accent sur les relations entre son pays et l’Iran, en déclarant que les deux nations avaient des idées similaires sur les questions internationales.

M. Odinga a donné en exemple la question palestinienne, en soulignant que le Kenya et l’Iran étaient favorables à la création d’un Etat palestinien, a indiqué le service de presse du Premier ministre dans un communiqué transmis à la presse mercredi.

Le Premier ministre a ajouté que le Kenya soutenait également l’Iran dans sa quête de progrès technologique, y compris son programme nucléaire. Ce point pourrait irriter les Etats-Unis, le Kenya étant par ailleurs considéré comme un proche allié des États-Unis dans sa lutte contre le terrorisme dans le monde.

Après le Kenya, Ahmadinejad a gagné dans le courant de la journée les Comores via Djibouti pour une courte visite d’une demi-journée.

Au cours de son étape djiboutienne, il a notamment déclaré « que ce sont les puissances étrangères qui causent les tensions dans nos régions ». Il y a également signé une série d’accords de coopération entre l’Iran et Djibouti.

Le président Ahmadinejad est arrivé à Moroni à 16 heures (heure locale) en provenance de Nairobi pour une visite de moins de vingt- quatre heures.

Il est accompagné d’une délégation forte d’une centaine de personnes.

Le chef de l’Etat iranien a été accueilli à sa descente d’avion par le président Ahmed Abdallah M. Sambi et les vice-présidents Idi Nadhoim et Ikililou Dhoinine.

Après des entretiens avec le président Sambi au palais de Beit-Salam, M. Ahmadinejad donnera une conférence de presse avant de reprendre l’avion dans la nuit.

D’autre part, le président iranien a annoncé lundi dernier, 23 février, son entée en lice aux prochaines élections présidentielles. "Dr Mahmoud Ahmadinejad est le 10e candidat aux élections présidentielles de juin", avait alors déclaré le conseiller du président iranien, Mojtaba Samareh Hashemi.

_______________________________ 1 – La Nation

Déclaration commune djibouto-iranienne

La visite d’Etat du Président Mahmoud Ahmedinejad effectuée hier à Djibouti, au cours de laquelle il s’est entretenu en tête-à-tête avec le Président de la République a donné lieu à la signature d’une déclaration commune par les deux parties.Dans cette déclaration les deux parties ont réaffirmé leur volonté commune de renforcer les liens d’amitié et de coopération qui unissent les deux nations.

Bilatérale

– Compte tenu de la volonté politique commune, les deux parties ont appelé au renforcement davantage des relations économiques, politiques, culturelles et sur les questions internationales et se sont félicités de l’échange des délégations de haut rang.

– Les deux parties ont insisté sur l’importance de l’économique, du commerce et de relations bancaires pour le développement de la coopération entre les deux pays et ont appelé au renforcement davantage des liens économiques dans les deux secteurs publics et privés.

– La partie iranienne a exprimé sa disponibilité pour le transfert de son expérience dans les domaines scientifique et industriel, et en particulier les services techniques et l’ingénierie en vue de promouvoir et de développer les infrastructures de la République de Djibouti et offrir une plate-forme solide pour le développement des petites et moyennes industries compte tenu des réalisations industrielles de la République islamique d’Iran.

La partie Djiboutienne a accueilli avec satisfaction et a réaffirmé qu’elle prendra toutes les mesures requises pour la préparation de la commission mixte économique à Djibouti.

– En vue de renforcer les relations économiques entre les deux pays et contribuer aux efforts de développement de Djibouti, la République islamique d’Iran a accordé une ligne de crédit publique au développement (APD) au Gouvernement de Djibouti ainsi que l’assistance dans l’établissement d’un Centre de formation professionnelle à Djibouti.

Au niveau régional

– Convaincu de l’importance du respect des différentes cultures dans le monde, les deux parties ont encouragé la promotion de la compréhension mutuelle entre les nations en vue de promouvoir la stabilité, la paix et la justice, fondé sur les relations pacifiques.

– Les deux parties ont rappelé la nécessité de résoudre les conflits par des moyens pacifiques.

– Les deux parties se sont félicitées de la tenue à Téhéran en 2009 du sommet Un on Africaine et République islamique d’Iran.

– Les deux parties appellent la communauté internationale à fournir l’assistance et les contributions nécessaires au nouveau gouvernement somalien pour rétablir la stabilité et la sécurité afin de mettre en œuvre ses programmes socio-économiques ainsi que la reconstruction du pays.

– Concernant l’évolution de la situation au Moyen-Orient, les deux parties ont condamné les actes de répression contre la nation palestinienne en particulier contre la population de Gaza et ont réitéré la nécessité de l’unité entre les Palestiniens. Elles ont réaffirmé leur soutien au peuple palestinien pour sa lutte pour la liberté et contre l’occupation mais également pour disposer de ses droits en mettant fin à l’occupation de ses terres et de la formation d’un gouvernement palestinien indépendant avec Al Qods comme capitale, ainsi que le retour de tous les réfugiés dans leur partie.

– Exprimant leur soutien au peuple et au gouvernement de l’Iraq, les deux parties ont souligné la nécessité du rôle actif que la communauté international doit jouer pour contribuer à la sécurité politique et économique, à la reconstruction du pays et l’autodétermination des irakiens pour ainsi préparer le retrait des forces d’occupation.

En outre, les deux parties ont condamné tous les actes terroristes et le carnage contre le peuple innocent de l’Irak et ont appelé au courage de la population et du gouvernement de l’Irak. Elles ont également soutenu les initiatives du gouvernement de l’Iraq pour élargir la réconciliation nationale et pour le renforcement de l’unité nationale.

International

Concernant la situation internationale, les deux parties ont souligné l’importance de créer un ordre mondial équitable, fondé sur le respect des droits de toutes les nations.

– Les deux parties ont souligné la nécessité d’une plus grande attention et un rôle plus actif de la part des organisations régionales tels que l’Union africaine et le Mouvement des pays non alignés, concernant l’évolution des questions internationales et ont souligné l’importance d’une plus grande coordination entre ces instances.

Toujours dans le cadre de la visite officielle du Président iranien, la Première Dame du pays, Mme Kadra Mahamoud Haid, et son hôte, Mme Ahmedinejad, se sont rendus – toutes deux -, hier en fin de matinée, au Centre pour la Protection de l’Enfant (CPE), sis sur la route de l’aéroport.

27/12/08 (B487) Affaire Borrel – Conséquence en France. Le Gouvernement veut faire voter des textes pour limiter l’accès des Juges aux informations détenues par les administrations, ministères et sites sensibles …. De nombreuses réactions (2 articles en Français)

_______________________________ 2 – Le Monde

Des magistrats s’insurgent contre le projet d’extension du secret-défense

Les deux principaux syndicats de magistrats ont dénoncé, vendredi 27 février, la création, dans le projet de loi de programmation militaire 2009-2014, de "bunkers" ou de "citadelles d’impunités" à l’abri des juges, du fait de l’extension du "secret-défense" : celui-ci concerne aujourd’hui les documents, demain il pourrait s’étendre à des lieux entiers.

Le projet de loi prévoit en effet de restreindre l’accès aux lieux "susceptibles d’abriter des éléments couverts par le secret de la défense nationale" et aux "locaux d’entreprises privées intervenant dans le domaine de la recherche ou de la défense". Actuellement, les juges d’instruction peuvent se rendre où ils le souhaitent et demander la déclassification de certains éléments à la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) qui statue au cas par cas.

Dans le projet de loi, c’est le ministère de la défense qui délivre les autorisations de perquisitions. S’il donne son feu vert, le juge d’instruction doit prendre rendez-vous avec le président de la CCSDN qui l’accompagnera dans ses opérations, avant de perquisitionner dans ces lieux. Le magistrat a même l’obligation d’indiquer par écrit les motifs de la perquisition et les documents recherchés.

Ce procédé, s’il est adopté, supprimerait l’effet de surprise dont les juges bénéficient aujourd’hui lorsqu’ils se déplacent pour mener les perquisitions de leur propre initiative, seuls, dans des lieux classifiés. "C’est un nouvelle étape dans la reprise en main des juges par le pouvoir politique", affirme Laurent Bedouet, secrétaire général de l’Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire). "Le gouvernement sort l’artillerie lourde pour entraver, voire neutraliser, le travail des quelques magistrats qui sont encore en mesure d’enquêter sur des dossiers gênants", pense le Syndicat de la magistrature (SM, classé à gauche).

Pour le syndicat, ce projet "a été conçu à la suite d’investigations qui ont semé l’émoi dans les milieux politiques et militaires : l’instruction de l’affaire des frégates de Taïwan, la perquisition entreprise à l’Elysée dans l’affaire Borrel et surtout celle effectuée dans l’affaire Clearstream au siège de la DGSE" (Direction générale de la sécurité extérieure).

_______________________________ 1 – Le Point avec Reuters

L’accès des juges à des lieux "sensibles" pourrait être limité

Invoquant la nécessité de protéger le secret-défense, le gouvernement français envisage de restreindre fortement l’accès des juges d’instruction à des lieux sensibles tels que la présidence de la République, des ministères, les services secrets ou de grandes sociétés. Cette disposition figure dans le projet de loi de programmation militaire pour 2009-2014, qui doit être soumis dans les prochaines semaines au vote du Parlement.

Cette disposition figure dans le projet de loi de programmation militaire pour 2009-2014, qui doit être soumis dans les prochaines semaines au vote du Parlement.

Le Syndicat de la magistrature, classé à gauche, a publié jeudi un communiqué pour s’élever contre ce qu’il considère comme une "nouvelle atteinte à l’indépendance de l’autorité judiciaire".

Il dit refuser une "conception d’une justice pénale à deux vitesses avec, d’un côté, des citadelles d’impunité pour les puissants et, de l’autre, une politique ultra-répressive pour les plus faibles".

Le texte officiel de ce projet précise s’appuyer sur les préconisations du Conseil d’Etat, qui, dans un avis datant d’avril 2007, a estimé que le législateur devait compléter les règles de procédure concernant le secret-défense.

Actuellement, les juges d’instruction peuvent se rendre où ils le souhaitent, saisir des documents secret-défense qui sont placés sous scellés et demander ensuite leur déclassification à la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) qui statue au cas par cas.

Le projet de loi prévoit que serait désormais restreint l’accès aux lieux "susceptibles d’abriter des éléments couverts par le secret de la défense nationale" et aux "locaux d’entreprises privées intervenant dans le domaine de la recherche ou de la défense".

Avant de perquisitionner dans ces lieux, le juge d’instruction devra prendre rendez-vous avec le président de la CCSDN qui l’accompagnera dans ses opérations. Le magistrat aura l’obligation d’indiquer par écrit les motifs de la perquisition et les documents recherchés.

Les juges d’instruction, qui ont pu perquisitionner dans de grandes sociétés d’armement, ont aussi fouillé plusieurs fois les locaux de services secrets ces dernières années en France. Une magistrate s’est même rendue en 2007, pour la première fois, à l’Elysée, en marge de l’enquête sur l’assassinat du magistrat Bernard Borrel à Djibouti en 1995.

Thierry Lévêque,
édité par Sophie Louet