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15/10/2015 (Brève 488) La lettre de réponse et de refus de comparaître de Guelleh envoyée à la Justice britannique (ARDHD)

Selon des informations recueillies dans la presse spécialisée, IOG aurait écrit au juge anglais en charge du procès intenté par Djibouti à M. Abdourahman Boreh

Le 6 octobre, il aurait refusé la convocation pour témoigner devant la justice britannique.

Courtois (ce qui n’est pas toujours le cas du dictateur ! -ndlr)
dans sa lettre il aurait présenté les intérêts supérieurs de son pays comme excuse à son refus de se présenter, mais il aurait affirmé qu’il entendait poursuivre son action en justice pour permettre à son pays de récupérer les « sommes détournées » par son ancien ami …..

14/10/2015 (Brève 487) Communiqué de l’UDDESC sous la signature d’Hassan Cher Hared, son secrétaire général. Djibouti : Dès son retour au pays Guelleh met en exécution son projet machiavélique d’affrontement interclanique.

Union Djiboutienne pour les Droits Economiques, Sociaux
et Culturels & Civils et Politiques

UDDESC

Quartier 4 – Email : uddesc@yahoo.fr –
Tél. : +41 78 824 52 69/+41 76 674 00 85

Réf. : 04/C/AN2015

Djibouti : Dès son retour au pays Guelleh met en exécution son projet machiavélique d’affrontement interclanique.

Un mineur odahgobe, dont sa famille réside au quartier Hayabley – secteur 5, de la commune de Balbala, s’est rendu comme d’habitude dans une boutique voisine à leur maison pour acheter de l’huile de cuisine pour sa mère. La famille propriétaire de la boutique, proche cousin de Guelleh, traite l’enfant de « BOKO-HARAM ».

L’enfant leur demande la raison pour laquelle il se fait insulter. La famille mamasan lui répond : « ton clan tient de réunion pour se montrer mais ce pays est dans notre main et nous vous chasserons comme Boko-haram si les odahgobes n’arrentent pas leurs réunions. »

Le mineur odahgobe rétorque : « comment vous pouvez insulter ma tribu alors que vous êtes les femelles des gadaboursis à Lughaya. »
L’enfant revient chez lui et informe ses parents de l’incident.

Le père du jeune odahgobe et des vieux proches rendent visite aux sages de la tribu mamasan afin de remédier l’affaire par le dialogue. Les sages mamasans répondent qu’ils feront de leur mieux pour calmer la situation.

Le lendemain matin, trois hommes majeurs de la tribu mamasan font un guet-apens au petit odahgobe sur le chemin de l’école et ils lui infligent des blessures légères.
Le père de la jeune victime et ses oncles rendent visitent aux sages mamasans du quartier pour avoir des explications et payer les frais nécessaire à la réparation du dommage corporel conformément au Xeer-Issa.

Les sages mamasans prétendent n’avoir aucun lien avec cette affaire et mettent la responsable sur des voyous fictifs.
Les parents de la jeune victime ont ciblé celui de trois agresseurs qui avaient porté la main sur le petit et des cousins proches du jeune odahgobe lui ont infligé les mêmes blessures.
Les sages mamasans qui avaient rejeté la responsabilité de l’agression du mineur odahgobe menacent de se venger.

Les sages mamasans tiennent une réunion avec le Général Zakaria Cheikh Ibrahim, chef d’état-major de la Défense Djiboutienne, un mamasan comme Guelleh.
La situation reste calme pendant quelques jours mais la soirée du samedi 10 octobre 2015 vers 19h à l’heure de Djibouti une centaine d’homme mamasans armés des barres de fer, des cailloux, des couteaux et des machettes s’en prennent à des maisons odahgobes spécialement désignées dans une liste préparée dans les locaux de la police politique du régime de Guelleh.

Beaucoup des témoins neutres ont reconnus dans les miliciens qui ont été derrière l’attaque clanique de la nuit des membres de la garde républicaine.
Les familles victimes alertent leurs proches et une riposte s’organise en moins de 10min. les milices sont pourchassées et certains se réfugient dans des maisons mamasans à Balbala et d’autres à la caserne de général ZAKARIA, caserne Sheikh Osman à Balbala.

Le matin du dimanche 11 octobre 2015 c’est l’alerte totale chez les odahgobes qui commencent à louer des bus dans toutes les régions Sud du pays mais les dirigeants de la plateforme odahgobe, informée entre temps, ordonne au clan de se calmer, stoppe ce mouvement et évite pour l’instant la généralisation des affrontements interclaniques de Balbala.
Les douze sages issa de l’oued d’Ambouli connu sous le sobriquet « les douze salopards » interviennent à leur tour et recommandent au deux clans d’arrêter les hostilités le temps d’organiser des assises.

Les premières informations crédibles que nous avons eu nous apprennent que ses affrontements ont occasionné 40 blessés, 3 maisons détruites, des dommages matériels importants (la razzia dans des boutiques) et exodes des populations dans certains quartiers de la capitale chez les mamasans et 9 blessés chez les odahgobes avec des dégâts matériels dans des habitations.

Des hauts responsables proches du régime de Guelleh qui nous ont contactés affirment aussi aujourd’hui qu’IOG est derrière ses affrontements interclaniques parce que pour eux autant de coïncidence sont surprenant dans cette affaire. Ils ont rajouté craindre que les affrontements se répètent avec des conséquences plus graves.

D’autres contacts qui nous ont interpellé de Dire-Dawa, en Ethiopie, nous ont appris l’existence de 37 conteneurs bourrés d’armes à feu légers et d’armes blanches entreposées dans les casernes de la garde républicaine dirigée par le cousin de Guelleh, Le commandant de la Garde Républicaine(GR), le colonel Mohamed Djama Doualeh.

Ces mêmes contacts de Dire-Dawa nous apprennent aussi que les odahgobes de l’Ethiopie sont prêts à y répondre par les armes à la « milice de Guelle » camouflée sous le nom de garde républicaine.

Autre part, en Somaliland aussi la tension est montée d’un cran entre les mamasans et les odahgobes, où il est possible que des affrontements se déclarent sans crier gare.
Affaire à suivre…

Fait en Suisse, le 11/10/2015
Hassan Cher Hared
Secrétaire général de l’UDDESC

27/02/07 (B487) RSF : Le rédacteur en chef d’un hebdomadaire du Somaliland arrêté à Hargeisa

Reporters sans frontières condamne l’arrestation, par les forces de police de l’Etat autoproclamé du Somaliland (Nord), le 26 février 2009, de Mohamed Abdi Guled, rédacteur en chef de l’hebdomadaire privé Yool paraissant à Hargeisa. Le journaliste est détenu dans les locaux du Département d’investigation criminelle (CID).

"Cette arrestation est illégale, puisque la loi sur les médias au Somaliland stipule que les autorités ne peuvent procéder à l’arrestation d’un journaliste que sur ordre d’un tribunal. Dans ces conditions et sachant qu’aucune charge n’a été formulée contre Mohamed Abdi Guled, celui-ci devrait logiquement être immédiatement relâché", a déclaré l’organisation.

Le 26 février 2009, Mohamed Abdi Guled, plus connu sous le nom de "Urad", a été arrêté à Hargeisa. Selon plusieurs journalistes de la ville, son arrestation pourrait faire suite à la publication d’un article, le 24 février, dénonçant des projets d’assassinat à l’encontre de députés, de leaders de partis d’opposition et de chefs traditionnels au Somaliland.

Toujours selon ces journalistes, cet incident, qui contraint "Urad" à passer le week-end en détention sans avoir été cité devant un tribunal, a pour but "d’intimider l’ensemble de la communauté journalistique du Somaliland."

27/02/08 (B487) En Anglais // Des dizaines de milliers d’Ethiopiens ont fui la zone sud où des groupes rivaux se livrent des combats acharnés. La BBC cite plus de trois cent morts. // Thousands flee Ethiopia clashes (Info lecteur)

Tens of thousands of people have reportedly fled their homes as a result of fighting between rival groups in a remote part of southern Ethiopia.

The BBC’s Elizabeth Blunt says 300 people may have been killed – mostly in a major battle on 5 February.

People are moving away to safer areas following the clash between the Borana people and the Gheri, a Somali clan.

While the fighting has now stopped, the area is still tense and some reports estimate more than 100,000 displaced.

Ethiopia’s Minister of State Responsible for Emergency and Disaster Planning Mitiku Kassa acknowledged the existence of the problem but said the figure of 100,000 was an exaggeration.

The fighting, which took place near the town of Moyale, was so severe that for a time the main road to the Kenyan border was closed.

Immediately after the peak of the clashes on 5 February, the Gheri people began moving away from the area in large numbers.

The BBC’s Elizabeth Blunt in Addis Ababa says armed conflicts, particularly over water, are not unusual in this part of southern Ethiopia.

They have been increasing in recent years because of boundary changes, and because of drought which has made control over wells and water points even more critical.

A long term observer of the area told the BBC it was tragic that something like this happens virtually every year, and is now considered almost normal.

27/02/08 (B487) RSF : lettre du Président Jean-François Julliard au nouveau Président des Etats-unis et à Madame Clinton, en sa qualité de Secrétaire d’Etat aux affaires étrangères.

Reporters sans frontières rend publique une lettre à Barack Obama et Hillary Clinton, à l’occasion de la sortie du rapport du Département d’État sur les droits de l’homme

Au lendemain de la publication, le 25 février 2009, du rapport annuel du Département d’État américain sur les droits de l’homme, Reporters sans frontières rend publique une lettre récemment adressée au président Barack Obama et à la secrétaire d’État, Hillary Clinton.

“La promotion des droits de l’homme est un élément essentiel de notre politique étrangère”, a assuré Hillary Clinton dans la préface du rapport du Département d’État.

Tel n’a pas été le cas sous la précédente administration américaine et la lettre de Reporters sans frontières revient en priorité sur les graves dérives dont le gouvernement des États-Unis s’est rendu responsable au nom de la “guerre contre le terrorisme”, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de ses frontières.

________________________________________ Lettre

Monsieur Barack Hussein Obama
Président des États-Unis d’Amérique
Maison Blanche, Washington DC

Madame Hillary Rodham Clinton
Secrétaire d’État
Département d’État, Washington DC

Paris, le 17 février 2009

Monsieur le Président,
Madame la Secrétaire d’État,

Reporters sans frontières, organisation internationale de défense de la liberté de la presse, souhaite attirer votre attention sur la situation des journalistes dans un certain nombre de pays qui figurent au rang des priorités diplomatiques des États-Unis d’Amérique. Vous vous êtes fait vous-même le porte-parole, Monsieur le Président, de la lutte pour le droit à informer et à être informé lors d’un déplacement au Soudan en 2006, quand vous avez déclaré : “La liberté de la presse est comme entretenir un jardin. Ce n’est jamais terminé.” Ces mots ne sont pas sans rappeler ceux du président Thomas Jefferson : “Notre liberté ne peut être garantie sauf par la liberté de la presse, dont la limitation nous ferait courir le risque de perdre les deux.”

Nous estimons nécessaire la participation active du pays du Premier amendement à la promotion des droits de l’homme au sein de la communauté internationale, et en particulier dans des régions de la planète où ces droits sont régulièrement bafoués. Le décret signé le 22 janvier 2009, qui doit mettre fin au scandale humanitaire et juridique que représente le camp de détention de Guantanamo, nous paraît constituer à ce titre un signal important.

Nous attendons, par ailleurs, que le nouveau Congrès vote enfin une “loi-bouclier” fédérale garantissant aux journalistes le privilège du secret des sources épargnant à ces derniers des peines de prison ferme comme il y en eut sous la précédente mandature, période de recul des libertés publiques. Il y va non seulement de la défense d’un principe fondamental du journalisme d’investigation, mais aussi de la qualité de l’information que le public américain est en droit d’attendre.

Que les Etats-Unis d’Amérique parlent au nom des droits de l’homme implique à l’évidence une vigilance particulière de votre part dans les régions où votre présence militaire est engagée. La guerre commencée en 2003 en Irak a été la plus meurtrière de tous les temps pour les journalistes, locaux ou étrangers, et l’armée américaine porte la lourde responsabilité de certaines de ces tragédies.

Le nécessaire retrait des troupes que vous comptez mener à bien à l’horizon 2011 doit être assorti des garanties indispensables à la paix. En Afghanistan également, l’armée américaine a trop souvent entravé le travail de la presse et la prison de Bagram reste fermée aux médias. Comme une délégation de Reporters sans frontières a pu s’en rendre compte lors d’une mission menée sur place en janvier 2009, l’appui américain à un début de processus démocratique n’empêche en rien les violations de la liberté d’informer et d’être informé par la justice afghane.

En témoigne la condamnation en appel à vingt ans de prison de Perwiz Kambakhsh, pour avoir téléchargé un texte sur la condition des femmes dans la religion musulmane.

Votre choix d’un dialogue avec certaines puissances ne saurait non plus faire l’impasse sur cette exigence. En Chine, les Jeux olympiques n’ont entraîné que trop peu d’avancées en faveur de la liberté d’expression. Nous espérons, Madame la Secrétaire d’État, que votre prochaine visite sur place, du 20 au 22 février, incitera les autorités à libérer des prisonniers d’opinion.

Le “dialogue compréhensif” que vous souhaitez engager doit tenir ses promesses, en allant au-delà des considérations économiques et commerciales. Dans la première prison du monde pour les journalistes indépendants et les cyberdissidents, il est presque impossible de capter les fréquences de stations telles que Radio Free Asia ou Voice of America et les sites de quotidiens américains comme le New York Times demeurent bloqués.

Votre “main tendue” à l’Iran, dont les capacités de connexions à Internet dépendent des Etats-Unis, appelle de sa part un assouplissement du filtrage imposé aux sites de médias étrangers, et la fin du harcèlement judiciaire contre les militants des droits de l’homme et de l’égalité de genre, comme l’avocate Shirin Ebadi, Prix Nobel de la Paix et fondatrice du Cercle des défenseurs des droits de l’homme.

L’histoire l’a montré et vous l’avez compris : la mise au ban de pays soumis aux régimes les plus répressifs a souvent aggravé leur isolement sans rien modifier à l’attitude de leurs dirigeants. C’est pourquoi nous prêtons une attention toute particulière à la volonté de médiation du Département d’État en faveur d’un véritable partage du pouvoir entre les forces politiques en présence au Zimbabwe.

La participation du MDC de Morgan Tsvangirai au gouvernement est un préalable essentiel à la restauration des libertés, à une réforme en profondeur de la législation sur la presse et à l’accès de la presse étrangère à un pays en pleine débâcle. Si les chancelleries occidentales ont haussé le ton contre Robert Mugabe et son régime, leur silence face à la tyrannie régnant en Erythrée est d’autant plus incompréhensible.

Connaissant de surcroît votre attachement personnel à l’Afrique de l’Est, Monsieur le Président, vous ne pouvez tolérer que le gouvernement d’Asmara, dont certains membres possèdent également la nationalité américaine, pratique l’extorsion auprès des exilés érythréens, nombreux aux Etats-Unis, sous peine de représailles contre leurs proches restés au pays et déjà livrés à la terreur. Reporters sans frontières plaide depuis longtemps pour le gel des avoirs , l’interdiction de territoire américain pour certains dirigeants identifiés et une convocation rapide de l’ambassadeur d’Erythrée aux Etats-Unis.

La pression doit s’exercer de la même manière sur le gouvernement gambien, sourd aux appels de la communauté internationale et aux injonctions de la Cour de justice de la CEDEAO concernant la disparition, en juillet 2007, du journaliste du Daily Observer, “Chief” Ebrima Manneh. Dans cette logique, les services de renseignements américains auraient tout intérêt à rendre publiques les informations dont il dispose sur les circonstances de l’assassinat, en 2004, du directeur du quotidien privé The Point, Deyda Hydara.

Notre organisation, qui a mené deux enquêtes approfondies sur le sujet, dispose d’éléments faisant peser de lourds soupçons sur les services de sécurité entourant le président Yahya Jammeh.

Trop nombreux de par le monde sont ces États fermés, adeptes du double discours et prêts à monnayer une place stratégique contre l’impunité. Comment une relation diplomatique sérieuse, favorisant réellement la paix et la sécurité, pourrait-elle s’établir avec des régimes exerçant un contrôle draconien sur l’information ?

La Syrie ne peut à la fois prétendre au rang d’interlocuteur fiable au Moyen-Orient et continuer de violer les principes qu’appelle cette ambition. Elle doit donner des gages en libérant les cyberdissidents Homam Hassan Haddad, Habib Saleh, Tariq Biasi, Kareem Arabji, Firas Saad, Muhened Abdulrahman et le journaliste Michel Kilo, détenus arbitrairement. Cette exigence s’applique également à la Birmanie, où des dizaines de journalistes et opposants récemment arrêtés purgent leur peine dans des conditions indignes.

Les Etats-Unis ont tout à gagner d’un renforcement du mandat de l’ONU dans ce pays, en l’absence duquel les contacts avec la junte au pouvoir risquent d’être rompus pour de bon. Un isolationnisme dangereux, propice aux pires violations des droits de l’homme, est également à l’œuvre dans cette région stratégique que sont les républiques d’Asie centrale, où la Russie a regagné de l’influence au détriment des pays occidentaux.

La cohérence et la crédibilité de la politique extérieure des Etats-Unis dépendront de la capacité de votre administration à faire preuve de la même vigilance vis-à-vis de vos partenaires et alliés. Membre du Conseil de sécurité de l’ONU et acteur de poids dans un monde devenu multipolaire, la Russie mérite une attention particulière. Le désarmement constitue un pas nécessaire, mais insuffisant pour que le Kremlin inspire confiance à la communauté internationale.

Le refus de transparence des autorités de Moscou se lit dans une répression inquiétante contre la société civile et l’opposition. Assassinée en 2006, la journaliste Anna Politkovskaïa a sans doute payé de sa vie d’avoir informé des horreurs commises par les troupes russes en Tchétchénie. Aucune démocratie ne peut s’abstraire du regard de la communauté internationale et de ses médias quand elle cède à la tentation du pire. L’offensive israélienne à Gaza, qui vous a amené à désigner un nouvel émissaire en la personne de George Mitchell, est venue nous le rappeler.

Comme d’autres pays qui se sont construits par l’immigration, les États-Unis doivent se préparer à la venue sur leur sol de journalistes fuyant l’oppression ou la terreur, et leur accorder l’asile. Afghans, Iraniens, Erythréens, ils viennent aussi des portes de l’Union comme le Mexicain Emilio Gutiérrez Soto, injustement détenu pendant sept mois par les services d’immigration à El Paso pour avoir voulu sauver sa vie et celle de son jeune fils. Cette affaire est la conséquence de la sinistre guerre des cartels, aggravée par la violence des autorités, qui endeuille le Mexique.

Comme vous en avez pris l’engagement, Monsieur le Président, lors d’une rencontre avec le président Felipe Calderón avant votre investiture, les gouvernements fédéraux américain et mexicain ont à assumer ensemble la sécurisation de la frontière entre les deux pays, sans laquelle il ne saurait y avoir d’État de droit.

Ailleurs en Amérique latine, les ravages du narcotrafic et du paramilitarisme vident de leur sens des principes constitutionnels tenus pour acquis. Nous souhaitons à cet égard, comme certains parlementaires américains, que le financement du Plan Colombie, si coûteux pour le contribuable américain, soit revu à proportion des efforts réels des autorités de Bogotá en faveur des droits de l’homme.

Trop de connivences dangereuses et de déclarations irresponsables du président Alvaro Uribe ont exposé au danger et poussé à l’exil des journalistes qui n’avaient pas ses faveurs. Enfin, votre volonté d’assouplir les clauses de l’embargo imposé depuis 1962 à Cuba, seul pays du continent sans presse libre et où 23 journalistes figurent parmi quelque 200 prisonniers politiques, peut amener les autorités de La Havane à se conformer davantage aux attentes de la communauté internationale. L’embargo, récusé dans son principe par la quasi-totalité de l’Assemblée générale des Nations unies, n’a fait que conforter le régime castriste au détriment du peuple cubain. Il devra être levé un jour. L’avenir de l’île en dépend.

Dans l’attente de votre réponse, et en vous remerciant de votre attention, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, Madame la Secrétaire d’État, l’expression de ma très haute considération.

Jean-François Julliard
Secrétaire général

27/02/09 (B487) Le journal de la Flibuste. Chinois et Russes protègent des navires de commerce. Les gardes-côtes yéménites face à des problèmes insurmontables … (4 articles en Français)

___________________________ 4 – Ria Novosti

Piraterie en Somalie: le destroyer russe Admiral Vinogradov escorte quatre navires

Le destroyer russe Admiral Vinogradov protège quatre cargos contre les pirates somaliens près de la Corne de l’Afrique, a annoncé jeudi l’assistant du commandant en chef de la Marine russe Igor Dygalo.

Le destroyer escorte le cargo Sokol-3 battant pavillon Saint-Vincent-et-les Grenadines, les navires russes Sormovski Zavod 3063 et STK-1020, et le cargo Borsphorus Prodigy (Antigua et Barbuda).

Le grand navire anti-sous-marins Admiral Vinogradov de la Flotte du Pacifique a remplacé l’escorteur russe Neoustrachimy au large des côtes somaliennes le 11 janvier dernier.

Selon l’ONU, les pirates somaliens ont attaqué environ 120 cargos en 2008. Ils ont capturé 35 navires et 600 marins et le montant des rançons obtenues varie entre 30 et 150 millions de dollars. Les autorités somaliennes n’arrivent pas à mettre fin à la piraterie en raison de la guerre civile qui dure depuis quinze ans dans le pays. Des bâtiments de guerre de 16 pays dont la Russie, ainsi que les navires participant à l’opération navale anti-piraterie européenne baptisée Atalanta et la Marine de l’OTAN protègent les cargos contre les pirates dans le golfe d’Aden.

___________________________ 3 – JDD

Un destroyer chinois met en fuite des pirates

Un navire de guerre chinois, le destroyer Haikou, a empêché le 24 février des pirates somaliens de s’emparer d’un bateau de commerce italien victime d’une panne de machines dans le golfe d’Aden, rapporte jeudi l’agence de presse Chine nouvelle.

Le navire italien immobilisé au large de la Somalie a lancé un appel pour avertir que deux vedettes rapides suspectes se dirigeaient vers lui et le Haikou a envoyé un hélicoptère pour lui venir en aide.

L’hélicoptère chinois a tiré deux coups de semonce en direction des pirates qui ont pris la fuite.

___________________________2 – Romandie News (Ch) avec AFP
(De nombreux supports ont repris cette information)

La Marine chinoise a déjoué mardi au large des côtes somaliennes une attaque de pirates contre un bateau italien, sous pavillon du Libéria, a annoncé jeudi l’agence Chine Nouvelle.

Mardi, un hélicoptère du destroyer Haikou, actuellement en mission "d’escorte antipiraterie" dans le golfe d’Aden, a repéré des bateaux de pirates s’approchant du navire marchand italien, puis a procédé à des tirs de sommation, selon l’agence.

Trois bâtiments chinois — deux destroyers et un navire de ravitaillement — ont entamé fin décembre 2008 cette mission historique, la première des forces navales chinoises loin de ses côtes depuis plusieurs siècles.

_____________________________ 1 – Angola Press

Les gardes-côtes yéménites essaient de sortir la tête de l’eau

La moitié d’entre eux ne savent pas nager et ils n’ont pas assez de bateaux: créés grâce à une aide des Etats-Unis, les gardes-côtes yéménites mettent les bouchées doubles pour relever les énormes défis maritimes auxquels ce pays misérable de la péninsule arabique doit faire face.

La communauté internationale a pris en charge la lutte contre les pirates somaliens qui infestent cette zone, une tâche pour laquelle les Yéménites ne sont pas outillés.

Mais les gardes-côtes doivent combattre à la fois les passeurs qui amènent quotidiennement des réfugiés de Somalie ou d’Ethiopie et les trafiquants venus de la Corne de l’Afrique voisine ou du Pakistan.

Les gardes-côtes du Yémen (YCG) estiment toutefois avoir atteint leur premier objectif, celui pour lequel ils avaient été créés: la protection des ports du pays contre la menace terroriste.

27/02/09 (B487) L’ONU persiste et signe pour la Somalie et se déclare satisfaite des décisions qu’elle a prise … même si elles ont engendré de nouvelles vagues de violence en Somalie …. (2 articles en Anglais et en Français)

________________________ 2 – Shabelle avec VOA (En Anglais)

Ouverture à Bruxelles d’une conférence européenne sur la situation de la Somalie. // European Meeting on Somalia Opens

A meeting hosted by the European Commission on Somalia’s peace process has opened in Brussels. The meeting follows two days of heavy fighting in Mogadishu, which have threatened the efforts of the country’s new president to reestablish government control in the capital.

The meeting of the International Contact Group on Somalia, which brings together the major donors and diplomatic players involved in the country, comes at a time of high hopes for Somalia, following the selection of a moderate former Islamist and former insurgent, Sharif Sheik Ahmed, as president at the end of January.

But the meeting, which focuses on the peace process and security in the country, also follows two days of fighting between government forces and hardline insurgents, the worst the country has seen since Ethiopian forces withdrew from the country last month.

The European Commissioner for Development, Louis Michel, said he believes most Somalis support the political process.

« Today we are at the crossroads, » Michel said. « Either we go forward with the new government and support its actions or we must be ready to fail once again. I think we have no other reasonable choice but to resolutely take the first option. »

President Sharif was selected by Somalia’s parliament as the new president after his opposition faction signed an agreement with the government last year, part of U.N.-backed peace negotiations taking place in Djibouti.

President Sharif has reached out to harder-line elements of the opposition, and has succeeded in bringing some of them on board. Many observers are hopeful that with the Ethiopian troops, who were widely seen as occupiers, out of the country, the insurgents have lost a major rallying cry.

But the violence in Mogadishu this week, which has killed dozens and injured hundreds, shows that for now, some factions are determined to carry on with the insurgency.

The U.N. Special Representative for Somalia Ahmedou Ould-Abdallah condemned the latest violence.

« There are no more Ethiopian troops. It is Somalis killing Somalis, and I will not relay that as resistance. It is criminality, » he said.

Somalia’s new Prime Minister, Ali Sharmaarke (C) speaks to journalists following arrival in Mogadishu 26 Feb 09

Somali leaders, including clan elders, Islamic scholars, and a growing number of Islamist fighters, have also criticized the recent attacks.

Following President Sharif’s return to the country on Monday, other government officials have also arrived, including Prime Minister Omar Abdirashid Ali Sharmarke, the son of Somalia’s last democratically-elected president. Members of parliament have also begun to return. Lawmakers have been in exile in Djibouti since the Shabab militia captured the former seat of parliament, Baidoa.

On Wednesday, the Shabab also captured the town of Hudur in the northwest, near the border with Ethiopia, after battling government troops.

The meeting in Brussels brings together representatives from the European Union, the United States, the African Union, the United Nations, and the World Bank, among others.

_____________________________ 1 – Conseil de Sécurité

DÉCLARATION À LA PRESSE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ SUR LA SOMALIE

On trouvera ci-après le texte de la déclaration faite à la presse par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de février, M. Yukio Takasu (Japon), sur la Somalie:

Les membres du Conseil de sécurité condamnent avec la plus grande fermeté les attentats perpétrés le 22 février 2009 contre la base de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) à Mogadiscio, qui ont fait 11 morts et 17 blessés parmi les soldats burundais, ainsi que les autres attaques qui auraient été commises le 24 février. Ils présentent leurs condoléances aux familles des victimes, au peuple et au Gouvernement burundais, ainsi qu’à l’Union africaine. Ils réitèrent leur condamnation de tous les actes de violence et d’incitation à la violence contre l’AMISOM.

Les membres du Conseil de sécurité réaffirment qu’ils sont déterminés à appuyer l’AMISOM, qui a été renforcée et qui joue un rôle primordial en contribuant à instaurer la paix et la sécurité en Somalie, et ils remercient les Gouvernements ougandais et burundais de leurs contributions.

Les membres du Conseil de sécurité saluent le processus politique en cours en Somalie, qui a abouti à l’élargissement du Parlement et à l’élection d’un nouveau président. Ils réaffirment qu’ils soutiennent le processus de paix.

Les membres du Conseil de sécurité saluent en outre les efforts que déploie le Président Sheikh Sharif Ahmed pour renforcer le processus politique et améliorer les conditions de sécurité, et ils se félicitent que le Parlement ait approuvé le nouveau cabinet placé sous la houlette du Premier Ministre Omar Sharmarke.

Les membres du Conseil de sécurité demandent à tous les Somaliens de rejeter la violence et l’extrémisme, de s’employer à régler les différends par des moyens pacifiques et d’aider le Gouvernement dans ce sens.

Les membres du Conseil de sécurité réaffirment qu’ils soutiennent le peuple somalien et qu’ils sont déterminés à combattre le terrorisme sous toutes ses formes.

27/02/09 (B487) La LDDH diffuse le message des jeunes gens sortis de l’Université et qui sont au chômage et lance un appel aux autorités djiboutiennes et aux bailleurs de fonds pour trouver une solution décente à cette nouvelle génération, qui s’est investie dans les études.



Le Président

DECLARATION DES DJIBOUTIENS
– LICENCIES DE L’UNIVERSITE –
TOUJOURS AU CHOMAGE

SUIVI DE L’APPEL DE LA LDDH

Les licenciés de l’Université de Djibouti, au nombre de 150, sont toujours au chômage. Ils attirent l’attention de toutes les autorités de l’Etat et des membres du patronat de la Chambre Internationale de Commerce Djibouti, sur leur condition.

___________________ Appel des diplômés djiboutiens de l’Université

Nous, jeunes diplômés de l’Université de Djibouti, promotion 2007/2008.

Nous avons toujours cru espérer une vie digne dans notre pays et forger notre avenir en participant efficacement au développement de notre nation.

Mais tout cela a pris fin, lorsque nous avons constaté que nous nous heurtions à une impasse, après avoir épuisé toutes les démarches légales pour obtenir

1. soit un emploi ;

2. de nous permettre de poursuivre nos études, c’est-à-dire le cycle de Master 2;

Néanmoins, convaincu des multiples opportunités qu’offrent notre pays à ses filles et à ses fils.

nous avons toujours confiance dans le fait que notre pays exaucera nos doléances.
____________________________________ Appel de la LDDH.

Considérant que cette situation insupportable de chômage, alors que dans certains secteurs des établissements privés font appel à outrance de étrangers

Considérant que le gouvernement a été, à maintes reprises, saisi par les jeunes licenciés qui veulent assurer avec sérénité leur avenir ;

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant à toutes les Autorités Djiboutiennes en particulier le Chef de l’Etat pour prêter une attention particulière et effective à ce grand problème social ;

La LDDH demande aux bailleurs de Fonds internationaux et aux pays amis d’assurer une certaine assistance financière pour permettre aux jeunes licenciés de parachever leurs études et trouver un emploi pour pouvoir vivre avec décence.

NOEL ABDI Jean-Paul