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06/03/09 (B488) Shabelle. Environ 20 personnes meurent au cours de violents combats qui ont opposés l’ONLF à des éléments de l’Armée éthiopienne, dans la région somalienne administrée par l’Ethiopie. Fighting kills 20 in the regional administration of Somalia in Ethiopia.

At least 20 soldiers have been killed and many others wounded after heavy fighting between Ethiopian soldiers and ONLF rebels started in Dhagah-buur region in the regional administration of Somalia in Ethiopia, official said on Friday.

Hussein Nor, head of the information affairs of ONLF rebels who is Qatar told Shabelle radio that the fighting started 4th February in Dhagax-buur region and still continuing in the regional administration of Somalia in Ethiopia and claimed that they killed 20 Ethiopian soldiers in the fighting adding they captured the station of Ethiopian troops in the region.

Asked about the casualties of their side, he said that there were some casualties but not more and asserted that they will continue the fighting until they liberate the Ethiopian troops from the regional state of Somalia in Ethiopia.

Reports from Dhagah-buur region say that the fighting is still continuing and the rival forces are using heavy weapons which could be heard all directions in the region.

In over the past weeks there has been fighting between ONLF rebels and Ethiopian troops that killed number of soldiers from both rival forces in the regional administration of Somalia and Ethiopia.

06/03/09 (B489) A quand la fin de la censure sur Internet à Djibouti ? Comme vient de le faire l’Ethiopie, cédant aux pressions internationales. (Info lecteur)

Nous venons d’apprendre que le Gouvernement éthiopien vient de céder aux injonctions internationales et de réouvrir son réseau aux sites étrangers d’opposition dont l’accès était censuré sur son territoire.

Bon exemple et belle occasion pour Guelleh !

A l’occasion du trentième anniversaire du RPP et des engagements pris par Gouled, puis par lui-même, libérer l’Internet à Djibouti, serait un geste qui serait salué par la Communauté internationale.

Il pourrait même s’en servir pour montrer sa volonté d’ouverture du débat démocratique et de rétablissement des libertés. Ca ne lui coûterait d’ailleurs pas grand chose, car comme nous l’avons dit, si la censure gène considérablement les internautes, elle n’empêche pas l’information de passer.

Plusieurs moyens de contournement existent, par exemple :

– l’envoi régulier de nos informations par e-mail
: elles sont imprimées ensuite et dupliquées. On dit même que certains mabrazes qui accueillent des ministres et haut fonctionnaires se réjouissent collectivement à la lecture de certains de nos articles …

– l’utilisation de proxy :
c’est un peu plus long sur le plan technique, mais cela marche fort bien,

– les cyber cafés de l’autre côté de la frontière somalilandaise,

– etc.

Allons, M. Guelleh, faites enfin un geste qui vous honorera, sans qu’il ne vous en coûte un sou ! Imitez celui de votre grand copain du moment, Méles Zenawi et ouvrez en grand le robinet.

D’ailleurs en vous disant cela, nous prêchons contre les intérêts de l’ARDHD, car il est de notoriété publique, qu’un site censuré est beaucoup plus recherché et écouté qu’un site non censuré ….

06/03/09 (B488) Source XINHUA : Somalie : L’UA demande au Conseil de sécurité de différer le mandat d’arrêt contre le président soudanais

L’Union africaine (UA) a indiqué jeudi qu’elle enverra une délégation à New York pour persuader le Conseil de sécurité de l’ONU de différer d’un an le mandat d’arrêt contre le président soudanais Omar el-Béchir.

Le Conseil de paix et de sécurité de l’UA a tenu une réunion d’urgence jeudi pour coordonner les mesures à la suite du mandat d’arrêt contre le président el-Béchir.

Dans un communiqué rendu public à l’issue de la rencontre, le conseil a sollicité que le président de la commission de l’UA, Jean Ping, "prenne de toute urgence toutes les mesures requises pour dépêcher une délégation de haut niveau à New York afin d’engager directement le Conseil de sécurité."

Mercredi, la Cour pénale internationale (CPI) a émis un mandat d’arrêt contre le président soudanais el-Béchir pour crisme de guerre.

En juillet de l’année dernière, le procureur en chef de la CPI, Luis Moreno-Occampo, a accusé el-Béchir pour son rôle présumé dans ce qu’il a appelé génocide au Darfour. Il a sollicité un mandat d’arrêt contre le président soudanais.

L’Union africaine fait du lobbying depuis juillet auprès du Conseil de sécurité des Nations Unies pour retarder d’un an le mandat d’arrêt contre le président el-Béchir.

Selon la Charte de l’ONU, le Conseil de sécurité a la responsabilité première de maintien de la paix et de la sécurité dans le monde globalement et a le pouvoir de suspendre une enquête ou des poursuites judiciaires sur une affaire pour un maximum d’un an une fois, d’après l’article 16 du Stat de Rome qui a constitué le tribunal international.

06/03/09 (B488) A lire sur LOI cette semaine …

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 07/03/2009
SOMALIE
Mohamed Dhere
L’ancien chef de guerre de la région de Jowhar (au nord de Mogadiscio), Mohamed Omar Habeb, plus connu sous le nom de Mohamed Dhere, pourrait reprendre du service. (…)

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 07/03/2009
ETHIOPIE

Addis-Abeba
La sécurité et la défense font partie des secteurs d’activité considérés comme porteurs pour les sociétés françaises dans la Corne de l’Afrique. (…)

05/03/09 (B488) Radio-Trottoir : des nouvelles alarmantes pour Guelleh, semble-t-il, du côté des industriels qui auraient pu investir à Djibouti. (Dernière mise à jour le 6/03)

Selon des contacts que nous avons eus avec plusieurs instances patronales, il semble que personne ne se fasse de véritable illusion sur la moindre possibilité d’investir sérieusement à Djibouti, tant que Guelleh régnera avec sa Paulette.

Certes plusieurs industriels feront le voyage pour plaire aux affaires étrangères de la France et au sous Ministre du Commerce extérieur. Mais rien de plus. Ils ne devraient pas y avoir de décideurs de haut niveau et en tout cas, personne ne viendra avec un budget. Du menu fretin ??

Encore de la poudre aux yeux ??? On peut se le demander.

Les américains sont-ils en passe de lâcher Guelleh tant sur le plan militaire que commercial ?

Il se confirme sur un autre plan, que les autorités américaines recommanderaient à leurs industriels de ne traiter aucun marché ni avec Guelleh, ni avec Hassan Saïd, du fait des affaires judiciaires en cours. Cela risquerait de jeter le discrédit sur les entreprises qui auraient contracté avec eux ….

En complément, des bruits courrent sur un possible retrait des américains de leur base de Djibouti. Ils seraient lassé des positions et des retournements de Guelleh et de ses sbires et estimeraient qu’ils n’apportent rien dans le pays et que les Français assument mieux la représentation occidentale qu’ils ne le font.

L’objectif des américains est la « grande » Somalie, Puntland et Somaliland inclus, parce qu’il y aurait des richesses à y exploiter : pétrole, gaz et uranium ?

L’étau commence-t-il à se resserer autour de Guelleh ? Le premier mandat de Guelleh avait été celui de la disparition des Droits de l’Homme. Le second restera celui de l’effondrement économique avec l’enfoncement généralisé de la population dans la misère, conséquence de la ruine du pays et du délabrement de tous les services publics.

Que pourra-t-il faire durant le troisième mandat qu’il sollicite indirectement par la voix « unanime » de tous ses « obligés du RPP ?

Pas d’inquiétude à ce niveau, il n’est pas à court d’imagination et il trouvera bien le moyen de tondre définitivement le territoire et d’accaparer les dernières richesses …. L’histoire retiendra de lui une image proche de celle d’Attila. La où Guelleh et Paulette passent, l’herbe ne repousse jamais …

05/03/09 (B488) BBC : L’OLNF; le front d’opposition de l’Ogaden (Ethiopie) se scinde en deux, du fait de la rivalité entre deux personnalités. // Ethiopia: Ogaden’s ONLF breaks into two factions (En Anglais – Info lecteur)

The Ogaden National Liberation Front (ONLF) rebel group of Ethiopia’s Ogaden region has reportedly split into two factions over disputes on the death of ONLF leader Mohammed Sirad Dolal. A Senior leader Abdiwali Hussein Gas declared a new ONLF chairman.

Dolal was a rival of the current ONLF chairman Mohammed Omar Osman and he was assassinated by Ethiopian security forces, allegedly with substantial assistance from agents inside warring Ogaden sub-clans.

The ONLF and human rights groups have long accused the Ethiopian government of using local Somali clan militias against the heavily armed ONLF fighters instead of using trained police force.

Abdwali appointed Salahudin Ma’ow as the new ONLF chairman and declared that he will « bring Mohammed Omar Osman to court » for breaking up the ONLF, according to the Puntland media Garowe quoting BBC Somali sources. Abdwali is relatively known in some parts of the Oromo community for seeking better collaboration between Oromo and Ogaden separatist forces, particularly attempts to work with Muslim Oromo groups against what he labeled as « colonial Ethiopian empire. »

The Ethiopian government and the ONLF have accused each other of human rights abuses in an ongoing violence that have intensified since April 2007.

05/03/09 (B488) Dans certains pays africains, même les plus hauts dirigeants ne sont plus à l’abri de la Justice …. (Par exemple en Afrique de l’est, aprés Mengestu, condamné par contumace par la justice éthiopienne, c’est la justice pénale de Zambie qui condamne l’épouse d’un ancien Président à une peine de trois ans de prison ferme … Avertissement aux amateurs et aux amatrices de ce sport qui pensent pouvoir bénéficier d’une immunité à vie !!! (Source AFP – Info lecteur)

Zambie: plus de trois ans de prison pour la femme de l’ancien président

La femme de l’ancien président zambien Frederick Chiluba, Regina, a été condamnée mardi à trois ans et demi de prison pour avoir bénéficié de fonds publics.

« Il y a eu de graves accusations superficiellement expliquées par l’accusée. Maintenant, je vous déclare coupable et vous condamne à trois ans et demi d’emprisonnement », a déclaré le juge Charles Kafunda.

Regina Chiluba était accusée d’avoir bénéficié d’argent et de biens détournés par le président lorsqu’elle était sa maîtresse.

Le chef de l’Etat, au pouvoir de 1991 à 2001, s’était remarié avec Regina peu après avoir quitté la présidence et divorcé de Vera, qui fut sa femme pendant 33 ans.

En quittant le tribunal, M. Chiluba a simplement indiqué que la condamnation de sa femme n’était qu’une « étape passagère ».

Egalement poursuivi pour corruption et détournements de fons publics, il a toujours nié ces accusations, dénonçant un complot politique mené par son ancien dauphin Levy Mwanawasa. Ce dernier avait dès son arrivée au pouvoir en 2002 lancé une croisade anti-corruption touchant essentiellement son prédécesseur et son entourage.

Le nouveau président Rupiah Banda, successeur de M. Mwanawasa décédé l’an dernier d’une attaque cérébrale, a poursuivi cette lutte.

Lundi, l’ancien commandant de l’armée Geojago Musengule, en exercice durant le mandat du président Chiluba, a été condamné à quatre ans de prison pour corruption et abus de pouvoir, selon le journal gouvernemental Times of Zambia.

05/03/09 (B488) Flash Info : le procureur demande la relaxe pour Elisabeth Borrel, pour Bernard Nicolas et pour leur éditeur. (dernière mise à jour le 6/03) (Lectrice)

Contrairement au procès précédent, où Bernard Nicolas était seul prévenu sur la base de l’un de ses reportages, Alain Romani était venu assister à cette audience en tant que partie civile, physiquement face cette fois à Elisabeth Borrel et à Bernard Nicolas.

A-t-il eu raison ???

Certaines personnes, présentes et habituées des prétoires, disaient dans les couloirs, qu’il aurait peut-être mieux fait de s’abstenir de porter plainte contre les auteurs et l’éditeur du livre incriminé …. Car petit à petit ses arguments ont été démontés par les avocats des prévenus et sa position est devenue fort inconfortable.

Bien entendu, la Cour n’avait pas à dire s’il était présent ou non à la fameuse réunion qui se serait tenue au Palais présidentiel le jour de la découverte du corps de Bernard Borrel. Mais il en a été fortement question et nous avons vu que le « malheureux » Romani se ratatinait sur sa chaise au fur et à mesure de l’avancée des débats ….

Au final l’avocat de l’éditeur a même mis en doute les preuves de versements « bancaires » qu’il a présentées pour prouver qu’il n’était pas à Djibouti le jour de la réunion, d’autant qu’il aurait été vérifié que son épouse travaillait dans cette banque et que le document était manuscrit contrairement à certaines pratiques bancaires …

Bien qu’ayant tenté inutilement de mettre Alhoumekani et Iftin en difficulté, l’avocat de Romani, qui est aussi le conseil, a-t-on dit publiquement, de M-P Moracchini n’a pas réussi à les déstabiliser une seule seconde. Ils ont confirmé clairement leurs témoignages avec tout le courage qu’on leur connait et la clarté de leurs explications.

Cela a eu le don de mettre Me Dupont-Moretti dans un grand énervement, qui a justifié une interruption d’audience demandée par la Présidente de la Cour, pour lui permettre de reprendre son calme… Bouh, comme c’est vilain de sa part … !

Mais l’équité impose de dire qu’il a récupéré ensuite son calme et ses esprits pour poursuivre les débats publics avec un peu plus de dignité.

Savait-il que la partie était déjà perdue concernant la plainte déposée par son client ?

En tous cas les nombreuses provocations auxquelles il se serait livré contre les avocats des prévenus, dans les couloires du Palais, laissent penser que la tension de ce dossier lui avait fait perdre son self-control.

Au final et à juste titre, le Procureur a demandé la relaxe des trois co-inculpés au titre de la bonne foi … et elle a étayé ses arguments point par point, avec une grande précision ! L’audience s’est terminée vers 23:30h. Le verdict, mis en délibéré, sera rendu le 30 avril 2009.

Avec l’aide d’une lectrice qui était présente, nous essaierons de publier rapidement un compte-rendu plus détaillé des débats et des arguments.

Il convient simplement de noter, comme nous l’avions prédit, que Guelleh perd (indirectement ?) une nouvelle manche…

Cela commence à faire beaucoup, on pourrait même parler d’habitude !!

Est-il si mal conseillé par Djama Grandes Oreilles, Martinet ou Aref ? Personne ne saurait le dire avec certitude dans notre entourage …. mais si le verdict confirme la position du procureur, la position de Guelleh, après ce nouvel échec, deviendra de plus en plus difficile à tenir. Et ce sera encore plus intenable pour Hassan Saïd et Djama grandes oreilles, les deux délinquants en fuite lorsqu’ils seront jugés en appel dans une quinzaine de jours à Versailles.

Ah ! On allait oublier de vous dire que le toutou d’Hassan Saïd, le fameux Ibrahim qui suit tous les procés pour lui rendre compte, était absent.

Que se passe-t-il ?

Interrogé par téléphone, nous a-t-on dit, il aurait affirmé qu’il n’était pas au courant de cette audience.

Décidément tout va mal à Djibouti : c’était déjà l’économie, l’administration, la santé et la justice … maintenant les services secrets SDS qui prouvent, avec cette carence, leur dégradation progressive, signe d’un délabrement probable et généralisé !!