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05/03/09 (B488) FreeDjibouti -> L’Espoir confisqué…

« Nous savons qu’à une certaine extrémité du désespoir, l’indifférence surgit et avec elle le sens et le goût de la fatalité » Albert Camus.

Le continent semble faire marche arrière.

En 1990, les dirigeants africains avaient en effet accepté, à contrecœur il est vrai, le multipartisme à la suite de la conférence de La Baule où feu le président François Mitterrand avait lié l’attribution d’aides à l’ouverture démocratique. Pour tenter de garantir l’alternance, dans de nombreux pays, le pouvoir et l’opposition ont limité à deux le nombre de mandats consécutifs (de 5 ou 7 ans selon les pays).

Mais depuis, de nombreux dirigeants n’ont plus voulu quitter leurs postes et ils sont revenus aux anciennes dispositions constitutionnelles. Certains parce qu’ils s’inquiètent de possibles accusations pouvant les mener devant le Tribunal pénal international, le jour où ils ne seront plus couverts par l’immunité présidentielle.

C’est le cas pour notre soi-disant président à propos de l’affaire Borrel, des massacres perpétrés au Nord du pays…etc.

La lueur d’espoir née de l’ouverture démocratique dans le continent africain, au début des années 90, inhérente aux vents d’Est et au sommet de la Baule en France a fait long feu et n’a eu de cesse de céder du terrain, pour laisser place à l’ancrage de la dictature.

Tels des moutons de panurge qui se sont passés le mot, les autocrates en Afrique, majoritairement arrivés au pouvoir à la suite de coups d’Etat, de guérillas ou de dispositions constitutionnelles, tentent, contre la volonté de leur peuple, de s’éterniser au pouvoir en manipulant la constitution à leur guise.

Ces pourfendeurs de la République, dont ils prétendent être pourtant des « humbles » serviteurs, veulent transformer le continent africain en conglomérat de royaumes, où chaque potentat se décrète roi. Aussitôt, il installe une monarchie en lieu et place de la République comme le veut pourtant la constitution de leur pays.

Dans les semaines qui avaient suivi sa désignation à la tête de l’Etat, M. Guelleh était ulcéré par les critiques exprimées tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays quant aux conditions scandaleuses dans lesquelles s’est déroulé le dépouillement du scrutin et la manipulation des résultats.

Après avoir passé un premier quinquennat à sillonner la planète et une grande partie du second à corrompre, voilà maintenant que Guelleh se prépare à un troisième mandat, voire à une candidature à vie.

Ce n’est d’ailleurs pas une surprise car l’idée de quitter un jour le pouvoir auquel il a accédé par les moyens que l’on sait, ne lui a tout simplement jamais effleuré l’esprit. A l’instar de beaucoup d’autres potentats, ailleurs dans le monde, il a toujours voulu être un Président à vie. La seule question pour lui, était celle de choisir le moment opportun pour annoncer le changement d’une Constitution qui limite le nombre de mandats à deux.

Néanmoins, et en prévision de cette annonce et depuis quelque temps déjà, il charge des sous-traitants de préparer le terrain en jouant le rôle de rabatteurs. S’il ne se montre pas pressé de procéder à ce changement. Il sait que, dans le régime qui est le sien, les modifications à venir ne constituent qu’une formalité que les « Institutions » de sa République, expédieront sur un simple claquement des doigts, quand bien même ces modifications porteront sur un aspect fondamental du texte, celui sur lequel sera fondé l’espoir de l’alternance au pouvoir, ce qui était une avancée démocratique considérable.

Hélas, la démocratie et l’alternance ne font pas partie du lexique de M. IOG à Djibouti, tout comme d’ailleurs, de celui de tous les pays africains qui, sans exception aucune, demeurent dirigés par des régimes autocratiques.

Or Djibouti de M. Guelleh se distingue précisément par la mal gouvernance ou plus exactement, par la non gouvernance. Elle est abandonnée à elle-même, dérivant sans cap et sans destination, frémissant aux seules pulsions du Prince et à son bon vouloir.

L’Histoire enseigne que la grandeur et la décadence des nations dépendent de manière déterminante de la qualité de leurs dirigeants, de leur personnalité, de leur clairvoyance, de leur capacité de travail, de leur sens de l’organisation et de l’ambition qu’ils nourrissent pour leur pays (par opposition, sur ce dernier point à leur ambition personnelle).

Ce sont eux qui ont la capacité de transformer un pays arriéré et misérable en un pays prospère et puissant comme ce fut le cas, par exemple, en Russie sous Pierre le Grand, soit de le « terrasser » et de rétrograder une super puissance mondiale, un pays de second ordre, comme cela s’est produit avec Gorbatchev au cours de son relatif bref passage à la tête de l’ex-Union soviétique.

Il aura fallu un Bismarck pour forger l’unité et la puissance de l’Allemagne moderne et un Hitler pour la précipiter dans un cataclysme épouvantable. Et les exemples de ce genre foisonnent dans le monde.

A l’évidence, M. Guelleh n’appartient pas à la catégorie d’un Pierre le Grand ou d’un Bismarck.

Au cours des dix années passées à la tête de l’Etat, le bilan de M. Guelleh, n’en déplaisent à ses courtisans, est malheureusement catastrophique comme en peut en juger à travers, d’abord, les deux chantiers prioritaires qu’il s’était flatté de mener à terme au tout début de son premier quinquennat, à savoir la restauration de l’image de marque de Djibouti à l’extérieur et le rétablissement de la paix et de la sécurité à l’intérieur.

Classée par Transparency international, un organisme de l’ONU, parmi les pays les pays plus corrompus de la planète, loin derrière les pays voisins, Djibouti affiche aussi les plus mauvais résultats en matière de développement humain, de liberté d’expression, de santé et d’emploi.

De quel succès M. Guelleh et ses encenseurs peuvent-ils se prévaloir lorsque les Gouvernements des grandes puissances recommandent à leurs ressortissants d’éviter d’investir dans notre pays ?

De quel résultat ces derniers peuvent-ils se prévaloir lorsque le peu d’entreprises étrangères (arabes) présentes à Djibouti ne prennent aucun risque et se limitent à l’ouverture de simples comptoirs commerciaux ?

Nous savons que la France a choisi d’envoyer…. maintenant des chefs d’entreprises pour développer des échanges commerciales avec Djibouti… « Non merci ! répondront certains, désolé mais tant que Guelleh sera au pouvoir, nous n’investiront pas à Djibouti ». (Je reviendrai dans un autre article sur ce sujet)

Quelle image de Djibouti à l’extérieur ? Lorsqu’à l’intérieur des nuées de mendiants et de mendiantes traînant leurs enfants en bas âge, assaillent les passants, squattent les marchés et les rues des villes et villages du pays ou lorsque des milliers de jeunes et moins jeunes Djiboutiens, poussés par le désespoir, tentent, au péril de leur vie, de quitter un pays qui ne leur offre plus aucune perspective.

L’image extérieure de Djibouti sur laquelle M. Guelleh se disait tellement attaché, sort-elle grandie par cet exode qui a pris des proportions qui portent atteinte à la dignité nationale ?

M. Guelleh aurait été bien mieux inspiré s’il avait consacré un peu de son temps à restaurer l’image de Djibouti auprès des Djiboutiens tout d’abord, en les retenant chez eux et en leur donnant confiance en leur pays et en leurs dirigeants et en l’avenir du pays.

Pour ce qui est du rétablissement de la paix et de la sécurité, l’autre chantier prioritaire de M. Guelleh, cet objectif est loin d’avoir été atteint. En effet, il ne se passe pas un jour sans qu’un événement lié à la rébellion ne soit signalé non seulement dans les zones où les groupes armés n’ont jamais déposé les armes, mais également dans des régions que l’on disait pacifiées.

Et prochainement attendez-vous à des attentats dans la capitale !

Malgré le décuplement des effectifs des forces de sécurité tous corps confondus et l’allocation de budgets exorbitants, la rébellion n’a pas été vaincue. La situation n’est certes plus celle des premières années quatre vingt dix, mais la paix et la sécurité sont loin d’être rétablies. Une nouvelle rébellion vient d’être lancé au sein de la capitale!

Par contre, sous le règne de M. Guelleh, un phénomène nouveau, inconnu jusqu’alors au pays, est apparu – celui des assassinats des civils innocents et surtout au Nord.

Au plan politique, tous les acquis démocratiques de 1992 ont été balayés au cours de la dernière décennie. L’état d’urgence a été maintenu et ses dispositions les plus restrictives ont été renforcées à seule fin d’interdire les manifestations et réunions publiques.

La vie politique a été réduite à néant et les Institutions du pays, ou ce qui en tient lieu, ont été marginalisées et traitées avec un mépris comme cela ne s’était jamais produit auparavant.

Les quelques partis politiques autorisés à « survivre » ne sont que des coquilles vides. Aucune organisation politique, même lorsqu’elle a rigoureusement rempli les exigences fixées par la Loi n’a été agréée. Toujours par le même fait du Prince. Les syndicats libres, pourtant largement représentatifs de leurs corporations, ne sont pas reconnus et leurs dirigeants font l’objet de mesures coercitives scandaleuses.

La liberté d’expression a été muselée ; les journalistes du journal de l’opposition qui osent porter un jugement critique sur les pratiques du régime sont jetés en prison sous divers prétextes. Les émeutes qui éclatent timidement dans la capitale, sont réprimées avec la plus grande brutalité.

Le régime de M. Guelleh ne se montre performant que lorsqu’il s’agit de briser des manifestations, renier les droits de l’homme et les libertés fondamentales ou susciter la zizanie et la discorde dans les rangs des organisations et partis politiques qui refusent de jouer le rôle de satellites du système.

Défigurée, hideuse, malodorante, la ville, qui croule sous les ordures, est un concentré de mauvais goût, un terreau propice au développement de la délinquance, de la drogue, de la grande criminalité et de la contestation sociale.

Djibouti ne produit rien et importe tout, aussi bien les produits manufacturés, généralement de bas de gamme et de contrefaçon, que les produits alimentaires.

Dans notre Djibouti, il n’y a pas de place pour un secteur productif créateur de richesses et d’emplois durables. Les entreprises publiques, grabataires pour la plupart d’entre elles, ont été maintenues en l’état à la grande satisfaction des importateurs.

Le Djibouti de M.Guelleh est celui des scandales judiciaires (affaire Borrel), des détournements massifs entraînant des milliards de dollars de préjudice pour le pays, de l’économie informelle dominante ; celui des salaires misérables des enseignants et autres fonctionnaires, du chômage, de la misère et des bidonvilles ; celui de la corruption institutionnalisée et d’une bureaucratie étouffante. Un pays livré à la voracité de quelques affairistes et à l’appétit insatiable des coteries locales.

S’il fallait qualifier la décennie de M. Guelleh, ce n’est certainement pas par la couleur qu’il faudrait la distinguer de la précédente, mais par l’odeur. Une odeur nauséabonde, celle de la corruption, des scandales financiers, de l’immobilisme, des magouilles électorales, du pourrissement.

Malgré ce bilan désastreux, M. Guelleh projette de se maintenir au pouvoir.

Malgré cela, il se trouverait encore quelques citoyens pour continuer à dire que M. Guelleh est un moindre mal et qu’il est la seule personne en mesure de diriger le pays – une idée que cultivent et entretiennent à grands frais les officines du régime.

Comme exemple les présidents des partis de la coalition UMP. Quelle injure pour Djibouti qui compte, grâce à Dieu, des milliers et des milliers d’hommes et de femmes de qualité parmi lesquelles des centaines réunissent les conditions pour faire un bien meilleur Président, tant en termes de compétence, de capacité de travail que d’ambition pour le pays et de disponibilité à servir Djibouti et non leur image personnelle.

Pour empêcher le viol constitutionnel qui se prépare, on ne peut malheureusement compter ni sur le désaveu des dirigeants des démocraties occidentales qui soutiennent à bras le corps un régime qui préserve leurs intérêts bien compris, ni sur des manifestations, même pacifiques, interdites au titre de l’état d’urgence.

La moindre tentative de passer outre serait réprimée dans le sang et dans le silence complice des institutions occidentales si promptes par ailleurs à dénoncer le moindre écart dans les pays qui osent afficher des velléités d’indépendance.

Peut-on pour autant, au nom d’un rapport des forces physiques aussi écrasant, accepter le fait accompli, abdiquer et se taire ?

Si vraiment le pays vous tient à cœur, il faudra se mobiliser frontalement dans un cadre responsable, organiser les troupes, dépasser le cadre de la péroraison et passer à ce qui est tangible…

Depuis quelques jours les manifestations de soutien à Guelleh se déroulent à Djibouti et chose étonnante, aucune réaction sur les sites des partis de l’opposition djiboutienne. Bizarre!!!

Sauf : Le corbeau royal et la Justice sur le GED, la répartition équitable Afar et Somali sur le pouvoir à Djibouti à lire sur UGUTA, la suite de la plainte du l’affaire MRD contre l’Etat de Djibouti sur le site du MRD et enfin une note d’information sur la promotion des droits de l’homme sur celui de l’ARD.

Par contre le communiqué du Président du PDD (parti «Meuble ») pour annoncer sa candidature est bien à l’heure. Ceci parce que son contrat devra être renouvelé lors de la prochain élection.

L’heure n’est à la révision de la Constitution, mais à son application !.

Je l’ai déjà suggéré ! Une éolienne activée par un vent directeur et propice est hautement préférable à une noria actionnée par un mulet !

Avec tous mes respects.

FreeDjibouti

freedjibouti@windowslive.com

http://afraissas.over-blog.com

05/03/09 (B488) Nouvelles de Somalie. Toujours des violences dans le pays. L’arrivée de renforts pour l’AMISOM ne devrait calmer les groupes qui refusent la présence de forces étrangères dans le pays. ( 7 articles en Anglais et en Français)

_________________________ 7 – XINHUA

La Charia est-elle une panacée pour les malheurs de la Somalie? (ANALYSE)

Par Abdurrahman Warsameh

Le gouvernement somalien, dirigé par le président modéré islamiste Sheikh Sharif Sheikh Ahmed, a annoncé cette semaine qu’il pourrait appliquer la loi islamique ( Charia), dans le pays à la suite des exigences de son application par des influents leaders réligieux et deux principaux groupes insurgés, mais les analystes ont estimé que cela pourrait ne pas être suffisant pour apaiser les groupes islamistes de l’opposition décidés à renverser le gouvernenemt.

Au début du mois de février, un groupe d’importants leaders réligieux s’est rencontré dans la capitale, Mogadiscio, et a envoyé plusieurs recommendations au gouvernement, entre autres, l’imposition de la Charia, loi islamique, en Somalie et le retrait des soldats de la paix de l’Union africaine de la nation de la corne de l’Afrique déchirée par une guerre civile depuis pratiquement deux décennies.

« Nous n’avons pas seulement produit des recommendations à l’attention du gouvernement mais aussi rencontré le président et lui avons demandé d’appliquer les lois d’Allah dans le pays, ce qu’il a accepté, » a confié à Xinhua Sheikh Ahmed Abdi Disow, vice- président de l’Union des chercheurs islamistes de la Somalie.

L’application de la Charia est l’une des principales exigences des groupes armés islamistes en Somalie y compris même l’Union des tribunaux islamistes de l’actuel président qui a brièvement dirigé l’essentiel du sud et du centre de la Somalie au cours de la dernière moitié de l’année 2006 avant d’être chassé par les troupes alliées éthiopiennes et de l’ancien gouvernement somalien dirigé par Abdulahi Yusuf Ahmed.

« La Charia n’est pas étrangère au gouvernement somalien étant donné qu’elle est reconnue comme la base de toute loi par l’actuelle charte nationale de transition et le président articule seulement cette loi lorsqu’il a affirmé que la Charia sera appliquée en Somalie, » a déclaré à Xinhua Abdullahi Qadar, porte-parole du président.

Les groupes insurgés de l’opposition ont affirmé que l’actuel gouvernement somalien n’est pas différent du précédent et n’applique pas la Charia dans le pays.

Muqtar Hersi, un intéllectuel islamiste indépendant à Mogadiscio, a affirmé que les différents groupes en Somalie défendent une version différente de la loi islamique: modérée ou stricte, et il semble que la question de la Sharia soit loin d’être résolue.

« Avec l’actuel gouvernement somalien dirigé par les islamistes modérés et les influents chercheurs islamistes étant essentiellement modérés, il semble que le type de Charia proposé par le gouvernement et les chercheurs soit assez différent de celui des groupes armés, » a indiqué Hersi à Xinhua.

Hersi a affirmé que la récente annonce par le gouvernement somalien de sa volonté d’appliquer la Charia dans le pays est loin d’apaiser les groupes radicaux qui exigent que leur version de la loi islamique stricte soit imposée en Somalie, un pays principalement composé de musulmans sunnites modérés.

Les groupes d’opposition, tels que le mouvement radical al- Shabaab, qui impose déjà sa version de la loi stricte islamique dans des vastes régions du sud de la Somalie et la coalition nouvellement formée de groupes insurgés connue sous le nom d’Hezbul Islam (Parti islamique), maintiennent qu’étant donné que la loi du gouvernement actuel est basée sur une charte séculaire et inclue des membres du précédent cabinet, il n’est pas la bonne institution pour appliquer la Charia.

« Je ne comprends pas pourquoi nous sommes partis du précédent gouvernement alors que nous estimons que celui-ci applique la Charia et que l’autre ne le faisait pas? Tous les deux sont pareils avec seulement un changement au sommet, » a indiqué à Xinhua Sheikh Muse Arale, porte-parole du Hezbul Islam.

« La lutte se poursuivra tant qu’un veritable Etat islamique n’est pas créé en Somalie », a-t-il déclaré.

_________________________ 6 – Le Figaro avec AFP

Somalie : 7 morts et 11 blessés

Au moins sept personnes, en majorité des combattants, ont été tuées et 11 blessées mercredi dans des combats entre les milices de clans rivaux au Puntland, région autoproclamée autonome du nord-est de la Somalie, a-t-on appris de sources concordantes.

Les affrontements ont éclaté à propos d’une ancienne querelle concernant l’accès à la terre, selon ces sources. Mohamoud Jama Feytin, un chef coutumier dans la zone, a rapporté avoir vu au moins 7 corps et 11 blessés dans ces combats, interrogé par l’AFP par téléphone depuis Mogadiscio.

« Nous tentons de faire baisser la tension; jusqu’ici, nous avons recensé 7 morts et 11 blessés, des combattants pour la plupart », a-t-il déclaré. De son côté, le responsable administratif du district d’Ufeyn, Abdullahi Shire Mohamed, a affirmé « que de nombreuses personnes étaient mortes dans ces combats entre deux milices ».

Il a rapporté qu’au moins « quatre corps » avaient été enterrés, ajoutant que les habitants faisaient état de plusieurs autres victimes. Les combats avaient cessé mercredi soir mais la situation restait tendue, selon les mêmes sources. La violence entre clans rivaux, notamment pour l’accès aux ressources naturelles (eau, pâturages) est commune en Somalie, pays très pauvre de la Corne de l’Afrique en guerre civile depuis 1991.

_________________________ 5 – Shabelle (En Anglais)

Le nouveau Président somalien rencontre la communauté des affaires. // President meets with business community leaders

Somalia’s president Sheik Sharif Sharif Sheik Ahmed and his Prime Minister Omar Abdirashid Sharmarke with the finance minister Sharif Hassan Sheik Adan has met with Mogadishu business community leaders in the capital on Wednesday.

Abdulahi Qadar, the head of the president’s office said the business community leaders and the president had a long meeting and discussed about the security of the capital and the maintaining of the peace process.

The business community leaders of Banadir region said they fully support the new government and the reconciliation efforts by the government.

President Sheik Sharif Sheik Ahmed suggested to the business leaders to take part the reconciliation efforts.

Clan elders and religious leaders have been mediating between the government and the Islamists who rejected to recognize the new government led by president Sheik Sharif Sheik Ahmed.

__________________________ 4 – Shabelle (En Anglais)

L’un des leaders des tribunaux islamiques s’installe à la tête du ministère de l’intérieur. // Islamist leader takes over power as interior minister

Somalia’s new interior minister Sheik Abduqadir Ali Omar has been handed officially to the documents of the interior ministry Wednesday by former TFG home minister Muse Nur Amin at a ceremony in the capital, Mogadishu.

The new minister Sheik Abdulqadir Ali Omar who has been the leader of the Islamic Courts Union for the past two years said he would start the job of the ministry immediately.

“A country which has been experiencing insecurity and lawlessness is ahead of us, there are a lot of things to do so we pray to Allah to help us accomplish our job” the new minister said at the handing over ceremony.

Muse Nur Amin, the former TFG interior minister said there are difficult obstacles ahead of the interior ministry and hoped for good future.

The ceremony of handing power was held in the ministry of Information Building in the capital.

Nine ministerial posts were handed to new ministers on Monday in Mogadishu. Wednesday’s handing over of interior ministry power went smoothly and completed successfully.

__________________________ 3 – Shabelle (En Anglais)

Au moins huit personnes tuées dans le nord de la Somalie. // 8 people killed in North Somalia

At least eight people have been killed and nine others wounded when fighting erupted between local clan militias in Ufeyn District in Puntland regions north eastern Somalia, witnesses said on Wednesday.

The fighting started after a land dispute between the two clan militias came and residents in the area say there is a tense situation in the district.

The semi-autonomous regions of Puntland of Somalia are more peaceful than the southern regions of Somalia.

Puntland has a parliament and a president, but the land disputes between the different clan militias cause bloody clashes some times.

Clan elders often mediate between the clans. Piracy has also been increasing in the region. U.S. Forces handed over to Puntland authorities on Monday nine pirates they captured after capsizing their boats at sea.

___________________________ 2 – AllAfrica.com

Arrivée d’un renfort de 500 hommes pour les forces de l’AMISOM. //Somalia: 500 African Union Peacekeepers Arrive in Mogadishu

A new batch of African Union peacekeepers arrived in Somalia’s capital Tuesday, days after 11 Burundian peacekeepers in Mogadishu were killed in a suicide bomb attack, Radio Garowe reports.

A military transport plane delivered 500 new soldiers from Burundi, which will reinforce a 3,500-strong AU peacekeeping mission in Somalia, known as AMISOM.

« The soldiers were carrying small arms, and there was not much equipment on board the airplane, » said a source at Mogadishu’s Aden Adde International Airport, which is a major base for AMISOM peacekeepers.

The delivery of fresh troops follows the deadliest attack against the AMISOM force in Mogadishu, where two suicide bombers killed 11 soldiers and wounded 15 others.

Somali President Sheikh Sharif Ahmed recently said he will rule the country under Islamic law, while suggesting that the AMISOM force will leave after Somalia is stable.

A group of self-appointed Somali Muslim scholars recently issued a declaration calling for a ceasefire and the withdrawal of AMISOM peacekeepers within 120 days, beginning on March 1.

Islamist rebels have vowed to continue the anti-government insurgency, despite the election of moderate Islamist Sheikh Sharif as Somali president.

AMISOM soldiers, drawn from Uganda and Burundi, have come under increasing scrutiny following the withdrawal of Ethiopian troops in January.

_______________________________ 1 – Shabelle (En Anglais)

Les militaires kenyans ont rendu 7 camions somaliens. // Kenyan troops release 7 Somali trucks

The Kenyan military soldiers in the border between Somalia and Kenya have released at least seven Somali lorry trucks, witnesses told Shabelle radio on Wednesday.

Locals said that the trucks were released after the scholars and the businessmen in Lower Jubba region made more efforts for releasing the vehicles and lastly achieved to free them from the Kenyan soldiers.

The passengers and Lorries were safe and there were no torturing or other punishment committed to the Somali detainees but reports from Kismayu town say that the soldiers took fining money from the Somali people.

The Kenyan soldiers captured the trucks and their passengers from Amuuna village in the border between Somalia and Kenya in over the past week as the vehicles were from the port town of Kismayu in southern Somalia to Hagar-dheer refugee camp in Kenya.

The released trucks and their passengers were in the hands of the Kenyan military forces in the border for 10 days and reports from there say that they traveled to Hagar-dheer refugee camp in Kenya where trucks were heading earlier.

The Kenyan soldiers in the border between Somalia and Kenya often arrest and take illegal money from the Somali people fleeing from the conflicts and problems in Somali those enter the neighboring country of Kenya to get shelter and refuge.

05/03/09 (B488) IRIN (ONU) / ETHIOPIE : L’aide alimentaire d’urgence bloquée à Djibouti

_______________________________ 1 – Note de l’ARDHD

Sans qu’il ne soit possible d’établir aujourd’hui un parallèle, cette situation pourrait rappeler étrangement celle des années 80.

De nombreux artistes s’étaient mobilisés pour collecter des fonds pour venir en aide aux éthiopiens menacés de famine. Des chansons à grand succès avaient permis de récolter des montants importants.

Il faut dire que la famine n’était pas la conséquence de conditions météoroliques spécifiques, mais beaucoup plus, celle d’une volonté stratégique d’affamer les populations en guerre contre le régime central …

Bref les montants récoltés grâce aux travails de ces artistes mobilisés pour la cause avaient effectivement été transformés en aide alimentaire. Les paquets avaient été acheminés à Djibouti pour être ensuite convoyés vers l’Ethiopie.

Sous différents prétextes forgés pour l’occasion (embouteillages, manque de moyens de transport, et autres mensonges, …) la majorité de cette aide humanitaire avait été stockée dans des entrepots du port de Djibouti d’où elle n’est sortie que pour alimenter le marché djiboutien local, qui la revendait. Profit garanti à tous les niveaux de la chaîne.

Selon un témoignage que nous avions recueilli à l’époque de la part d’un commandant de bord d’Air France, une autre partie aurait été chargée à l’époque à Addis Abeba sur des avions russes qui rentraient dans leur pays d’origine ….

Assistons-nous à la même comédie aujourd’hui ? (Sauf que les Russes ne demanderont pas leur part …)

_____________________________ 2 – IRIN


Des encombrements au port de Djibouti retardent la distribution des vivres à des milliers de personnes victimes de la sécheresse, de la flambée des prix alimentaires et des faibles réserves alimentaires mondiales

En Ethiopie, les bénéficiaires de l’aide alimentaire pourraient être confrontés à une situation plus difficile encore si les denrées bloquées au port de Djibouti ne sont pas rapidement acheminées dans le pays, ont indiqué plusieurs sources.

Des responsables ont réprouvé les encombrements au port de Djibouti, principal accès maritime de l’Ethiopie, privée de littoral. Ils ont cependant insisté sur le fait que la situation était en passe de s’améliorer.

« Cela a posé un problème en octobre et en décembre », a déclaré Mitku Kassa, ministre éthiopien de l’Agriculture et du développement rural. « La [situation] est en train de s’améliorer, grâce aux négociations et discussions que nous avons entamées avec les responsables, notamment Dubai Port World, qui gère le port, et STDV, la société portuaire ».

Une étude récente réalisée par le gouvernement éthiopien en collaboration avec ses partenaires humanitaires a révélé que 4,9 millions de personnes auraient besoin d’une aide humanitaire au cours des six mois à venir. Le gouvernement et les bailleurs de fonds ont lancé un appel de 389,3 millions de dollars pour l’achat de denrées alimentaires afin d’améliorer la situation.

« Une quantité importante de vivres acheminés par le PAM [Programme alimentaire mondial des Nations Unies] se trouve actuellement au port », a expliqué Paulette Jones, porte-parole du PAM à Addis-Abeba. « Ces denrées [alimentaires] doivent de toute urgence être distribuées aux bénéficiaires, qui subissent toujours de plein fouet les conséquences de la sécheresse, la flambée des prix alimentaires et les [faibles] réserves alimentaires mondiales. »

Rations

D’après le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), les acheminements de vivres du mois de janvier ont été affectés par la pénurie de ressources.

Par conséquent, seules les zones les plus touchées recevront des rations complètes de céréales et de mélanges alimentaires, conformément à l’accord conclu par un comité chargé de définir les priorités. Les autres bénéficiaires recevront des rations de légumes secs et d’huile végétale réduites de deux tiers.

Le PAM a déclaré qu’il étudiait la possibilité d’exploiter les ports de Port-Soudan et Berbera au Somaliland, ce qui faciliterait la livraison des denrées alimentaires dans la région Somali en l’Ethiopie.

Dans l’intervalle, la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a prévenu que les troupeaux des familles de bergers dans le sud du pays avaient fortement diminué au cours des deux dernières décennies, les animaux n’ayant pas survécu aux maladies induites par le changement climatique et la grande sécheresse.

Dans un rapport rédigé par des chercheurs éthiopiens et néerlandais, publié le 26 février, l’IFRC affirme que le nombre moyen de bêtes possédées par les foyers est passé de 10 à trois boufs, de 35 à sept vaches, et de 33 à six chèvres dans la zone de Borena, située dans la région d’Oromiya.

« Des pertes de cette ampleur seraient désastreuses pour les familles qui dépendent intégralement de leurs animaux pour les revenus et l’alimentation », est-il précisé.

L’étude révèle que suite à la mort des animaux, les habitants sont devenus dépendants de l’aide humanitaire, tandis que les saisons sèches ont généré des « conflits de ressources » locaux ayant pour toile de fond l’eau et les pâturages. « Environ un quart des foyers des secteurs de Borena et Guji ont été victimes de vols de bétail liés au conflit au cours de la période comprise entre 2004 et 2008 », a indiqué l’IFRC.

05/03/09 (B488) TSR (Ch) – En complément d’un précédent article qui faisait l’éloge des nouvelles justices nationales dans certains pays d’Afrique, c’est la Justice internationale qui touche un Président en exercice ! Même les Présidents en exercice ne seraient plus totalement à l’abri de la Justice. Nouvel avertissement aux amateurs …

La CPI a lancé un mandat d’arrêt contre le président soudanais Omar el-Béchir, une première

La Cour pénale internationale (CPI) a lancé mercredi un mandat d’arrêt contre le président soudanais O.el-Béchir pour crimes de guerre et contre l’humanité au Darfour. Il s’agit du 1er mandat contre un chef d’Etat lancé par la CPI. La Cour n’a pas retenu l’accusation de génocide, contrairement à ce qu’avait demandé le procureur. Ce dernier accuse el-Béchir d’avoir orchestré une campagne de meurtres, de tortures et de viols au Darfour (ouest du Soudan). O.el-Béchir a déjà prévenu que la décision de La Haye n’aurait « aucune valeur ». Khartoum a aussi dit que toute coopération avec la CPI serait punie.

Les accusations du procureur Moreno-Ocampo concernent des actes commis par l’armée soudanaise, appuyée par des milices pro-gouvernementales janjawid, depuis mars 2003. Leurs attaques contre des villages du Darfour auraient coûté la vie à environ 35’000 civils. Le conflit qui déchire cette région de l’ouest du Soudan a fait 300’000 morts, selon l’ONU, et 10’000 selon Khartoum. En outre, quelque 2,7 millions de personnes ont été déplacées et 100’000 ont péri « de mort lente » dans des camps. Dans sa requête, le procureur estimait qu’Omar el-Béchir était pénalement responsable du génocide de trois ethnies.

L’annonce de la CPI a déclenché une manifestation de soutien à O.el-Béchir dans la capitale soudanaise. En revanche, elle a été accueillie par des cris de joie dans les camps de réfugiés. Redoutant une flambée de violence, Ban Ki-moon a appelé Khartoum à assurer la sécurité de la population. Les pays occidentaux ont salué cette avancée dans la lutte contre l’impunité, demandant au Soudan de coopérer avec la justice. Pour la Russie, il s’agit d’un dangereux précédent. De même, l’Union africaine y voit une menace pour la paix. L’Ethiopie a fait savoir qu’elle ne tiendrait pas compte du mandat d’arrêt.

05/03/09 (B488) Radio-Trottoir : Affaire Abdouraham Boreh. Selon le témoignage d’un lecteur, des négociations seraient conduites en sous main entre un émissaire de Guelleh et des représentants de M. Boreh. (Info lecteur)

Selon le message envoyé par un lecteur : une réunion entre un Ministre djiboutien venu de Londres et un représentant d’Abdouraham Boreh (*1), aurait été organisée dans un pays de la péninsule arabique et se serait terminée cette nuit à 4:00 h du matin.

Comme l’émissaire de Guelleh n’aurait pas été en mesure d’apporter les garantis qui étaient éxigées par M. Boreh, un nouveau rendez-vous de conciliation aurait été fixé entre le 28 et le 31 mars.

A ce stade, précise le lecteur, on pourrait dire qu’il y a une séparation de corps mais que le divorce est encore loin d’être consommé.

Les négociateurs seraient : pour IOG, le Ministre djiboutien de la justice et pour Boreh un homme d’affaires djiboutien qui est installé à Dubaï, M. Elmi Guessod.

Prochaines informations dans quelques jours.

(*1) Information à prendre avec précaution, car il est confirmé que M. Boreh est à Paris depuis deux jours environ … mais cela n’est pas contradictoire !

05/03/09 (B488) Radio-Trottoir : des nouvelles alarmantes pour Guelleh, semble-t-il, du côté des industriels qui auraient pu investir à Djibouti. (Dernière mise à jour le 6/03)

Selon des contacts que nous avons eus avec plusieurs instances patronales, il semble que personne ne se fasse de véritable illusion sur la moindre possibilité d’investir sérieusement à Djibouti, tant que Guelleh régnera avec sa Paulette.

Certes plusieurs industriels feront le voyage pour plaire aux affaires étrangères de la France et au sous Ministre du Commerce extérieur. Mais rien de plus. Ils ne devraient pas y avoir de décideurs de haut niveau et en tout cas, personne ne viendra avec un budget. Du menu fretin ??

Encore de la poudre aux yeux ??? On peut se le demander.

Les américains sont-ils en passe de lâcher Guelleh tant sur le plan militaire que commercial ?

Il se confirme sur un autre plan, que les autorités américaines recommanderaient à leurs industriels de ne traiter aucun marché ni avec Guelleh, ni avec Hassan Saïd, du fait des affaires judiciaires en cours. Cela risquerait de jeter le discrédit sur les entreprises qui auraient contracté avec eux ….

En complément, des bruits courrent sur un possible retrait des américains de leur base de Djibouti. Ils seraient lassé des positions et des retournements de Guelleh et de ses sbires et estimeraient qu’ils n’apportent rien dans le pays et que les Français assument mieux la représentation occidentale qu’ils ne le font.

L’objectif des américains est la « grande » Somalie, Puntland et Somaliland inclus, parce qu’il y aurait des richesses à y exploiter : pétrole, gaz et uranium ?

L’étau commence-t-il à se resserer autour de Guelleh ? Le premier mandat de Guelleh avait été celui de la disparition des Droits de l’Homme. Le second restera celui de l’effondrement économique avec l’enfoncement généralisé de la population dans la misère, conséquence de la ruine du pays et du délabrement de tous les services publics.

Que pourra-t-il faire durant le troisième mandat qu’il sollicite indirectement par la voix « unanime » de tous ses « obligés du RPP ?

Pas d’inquiétude à ce niveau, il n’est pas à court d’imagination et il trouvera bien le moyen de tondre définitivement le territoire et d’accaparer les dernières richesses …. L’histoire retiendra de lui une image proche de celle d’Attila. La où Guelleh et Paulette passent, l’herbe ne repousse jamais …

04/03/09 (B488) Radio Trottoir. Parmi les Congressistes, qui sera « blousé » par Bobard 1er ? (Lecteur)

Depuis fin février, la situation politico-guerrière s’enlise de Djibouti à Mogadiscio.

Le Président du Somaliland est très inquiet du soutien accordé par IOG à son homme de paille pour la Somalie. Le nominé Sharif fait tout pour faire trainer les choses.

Sur les conseils d’IOG (?), il tente à nouveau de diviser les quatre mouvements Islamistes Pro-Bush, dont le plus important vient de rompre le cessez le feu (qu’ils avaient pourtant signé avec Sharif) en s’attaquant directement aux forces de l’AMISOM.

Il faut rappeler que le camion qui s’est fait exploser à l’intérieur du camp des Burundais était le camion de ravitaillement des Forces burundaises conduit par un chauffeur solide à tout point de vue et hautement recommandé. Mais … il avait été finalement récupéré par les islamistes après avoir perdu tous les membres de sa famille dans un bombardement trois jours auparavant.

Ce qui dérange le plus Riyaleh, c’est l’accord donné par Djibouti pour épater les nationalistes islamistes et les calmer jusqu’à la Résolution en juin prochain du Conseil de Sécurité qui devrait statuer sur l’envoi de troupes Onusiennes à Mogadiscio.

L’accord qui chagrine Riyaleh a été annoncé par Sharif. Il prévoit d’instaurer dans toute la République de la Somalie « Une et Indivisible » la Sha’aria comme nouvelle Constitution verbale, car la c’est encore la Constitution écrite d’Arta qui fixe la répartition électorale fondée exclusivement sur la discrimination raciale.

En effet, Riyaleh, tout comme le Président Yéménite, voudrait lui aussi suivre l’exemple de ce qui se trame au congrès du « Roule Pour Paulette » (RPP), afin de légitimer un projet de modification de la Constitution du Somaliland en vue de lui ouvrir la voie pour des élections à vie, et, pouvoir lancer un appel aux forces de Meles.

Les experts Djiboutiens en prévision politico-stratégiques estiment que le Parti du « Rien Pour le Peuple », lors de son congrès du Roule Pour Paulette (RPP) ne pourra plus sautiller comme le fait le vieux Barkat, maintenu artificiellement sur une chaise, avec le regard évasif.

Par contre, l’effondrement de l’Administration civile et militaire, ainsi que celui de tous les rouages de l’Etat est parfaitement perceptible et s’aggrave depuis le clash militaire de Doumeira.

Aujourd’hui, 3 mars 2009, les pitreries d’un Congrès se réflétaient sur la majorité des visages. C’est normal car les petites secousses telluriques durant les dix derniers jours des préparatifs ont été déstabilisatrices pour beaucoup de participants.

A titre d’exemple, prenons que quelques cas récents qui se sont produits depuis quatre jours :
1. le décasement forcé de résidents Djiboutiens (certains y étaient établis depuis plus d’un siècle) à Doraleh et au PK12 car leurs terrains ont été bradés et vendus sauvagement à une Société Koweitienne ;

2. une dizaine d’Artistes
de l’Institut Djiboutien des Arts, au motif du non paiement de leurs émoluments pour leurs prestations, juste après le départ de Sharif, a occupé le Bureau du Ministre de la Culture en « coffrant » Ali Abdi, le porte-parole du Gouvernement et grand spécialiste des Affaires Somaliennes ;

3. l’explosion d’un véhicule des Travaux Publics sur une mine près du Day ;

4. Un char de l’Armée embarqué sur un bac à destination de Doumeira, est tombé à l’eau suite à une mauvaise manœuvre du pilote qui avait oublié de fermer la porte arrière. Son chauffeur est grièvement blessé. Certains préfèrent imaginer que c’est un requin marteau de nationalité érythréenne, en mission spéciale, qui a volontairement percuté le bac ;

Pire ! Sabotage dans la nuit du 1er mars !


Humour par Roger Picon
Lors de la répétition du spectacle de danse féminine qui devait marquer l’ouverture du congrés, les jeunes onduleuses se balançaient à contre-courant (confondant la droite à la gauche) sur une musique douce aux accents chinois.

L’élite féminine du genre « bien cambrée », aux ondulations « hyper sex-appea »l avait été sélectionnée par Sékou Touré, neveu de Hassan Gouled et par la vieille et influente Rppiste anti Kadra Madame Aïcha GALAB.

La séance d’entraînement a tourné au vinaigre.

Ce n’est pas à une vieille guenon que l’on apprend à faire des grimaces.

Allons, imaginez la scène et les propos tenus ? « Ces allumeuses cousines de Borreh sont payées pour nous saboter à la dernière minute, notre congrés. Il faut les envoyer à Nagad a-t-elle confié à Sékou Touré. »

La riposte ne s’est pas fait attendre ! C’est une véritable bataille rangée qui s’est déclarée. On déplore des petites blessures, dont certaines ne sont pas que superficielles ….

Aïcha GALAB a reçu des chocs de tous les côtés, mais elle s’en est plutôt pas mal sortie avec cependant quelques marrons sous les yeux.

Ce mardi matin, on comprend mieux pourquoi le trottoir devant le Palais du Peuple étaient inanimés et déserts.

Attendons demain car d’autres batailles se préparent en coulisses.

La course pour le poste de Secrétaire Général bat son plein avec des illustres femmes mariées qui se crêpent le chignon en majorité pour défendre ou placer leur pauvres époux dépourvus de courage et peut-être aussi de virilité.

Qui va donc remplacer Arnaoud ? Délicat, d’autant que certains vieux dossiers planent sur l’ancien kinésithérapeute, qui avait infligé, après l’indépendance, des massages vulgaires au vieux Gouled et au « bourreau Ismaël omar Guelleh » .

Certes tout cela appartient au passé. Mais actuellement, être proche du cousin de Borreh comporte des risques. Pire encore, la fille du Capitaine Ali, épouse d’Arnaoud, n’est plus en grâce à Haramous, car elle aurait tenu des propos déplacés vis-à-vis de la Première Dame.

Quel Sacrilège !

La Liste secrète des candidats au poste de Secrétaire Général du RPP, est proposée en suivant l’ordre alphabétique :

Degmo, Vice Présidente de la Commission gouvernementale des Droits de l’Homme,

Ali Abdi, célèbre en Somalie,

Général Fathi, pour éviter un autre Guinée-Bissau.

Khadra Ali Abdi,
en mission à KabaxKabaxd’Ali Sabieh.

04/03/09 (B488) Selon l’ADI : Decherf, l’Ambassadeur de France à Djibouti, envoie un petit cadeau à la famille Guelleh …. 30 millions de US $ !! pour Djibouti Télécom. Merci le contribuable français !

__________________________________ Note de l’ARDHD

A chaque fois qu’un Ministre français se rend à Djibouti, il apporte son petit cadeau. Kouchner n’a pas fait exception à la règle. 30 millions d’US $ au total pour Djibouti Télécom !

Pourquoi pas ? Rien de choquant, à nos yeux, à ce que la France aide un pays africain à se développer et à moderniser son réseau de télécommunication …

Ce qui est choquant, c’est que l’on sait très bien :

– que la gestion financière de Djibouti Télécom est entièrement mobilisée pour financer la famille Guelleh, le pouvoir et pour rémunérer des obligés, souvent des incapables, à qui l’on attribue des titres ronflants et des salaires démesurés, sans qu’ils n’effectuent aucun travail à valeur ajoutée ou productif en contrepartie.

– que seul un infime pourcentage de la somme sera affecté à des améliorations matérielles ou à des développements du réseau,

– que le régime censure « Internet » et de nombreux sites européens d’opposition, dont le nôtre, en contravention avec les règles démocratiques et les conventions en vigueur qui ont été ratifiées par le pays,


Humour par Roger Picon
Comme ses prédecesseurs, Dominique Decherf, l’Ambassadeur s’est prêté, en apparence de bonne grâce, à ce petit jeu complice qui permet à Guelleh de maintenir la tête hors de l’eau et de continuer à asservir la population …

Faut-il donner des compensations à ce pauvre Guelleh qui va (indirectement) être bien malmené par la Justice parisienne demain 5 mars à Paris et surtout les 25 et 26 mars 2009 à Versailles.

Alors Decherf a du se dire qu’il fallait mieux anticiper et donner l’argent avant les procés, plutôt que de subir sous ses fenêtres, des manifestations anti-françaises « spontanées » … mais complètement orchestrées par le pouvoir.

__________________________________ ADI

Signature d’une convention de prêt entre Djibouti Télécom et l’Agence française de développement (AFD)

Le directeur de l’Agence française de développement (AFD) à Djibouti, M. Yves Budot, et le directeur général de Djibouti Télécom, M. Abdourahman Mohamed, ont procédé aujourd’hui à la signature d’une convention de prêt de 30 millions de dollars US.

Les documents afférents à deux autres conventions de financement ont également été paraphés entre Ould Amar Yahya de la BCI MR, d’une part, et Luc Beiso de la banque Indosuez Mer Rouge, d’autre part, et l’opérateur national des télécommunications, représenté par son DG.

Aux termes de ces accords, les deux principales institutions bancaires de la place mettent à la disposition de Djibouti Télécom des crédits de 2,5 millions de dollars US chacune et pour une période de douze années.

Cette contribution financière qui s’élève globalement à quelque 30 millions de dollars US permettra notamment à Djibouti Télécom de financer sa participation dans le consortium international, créé pour réaliser la construction et la maintenance du câble sous-marin EIG (Europe-India-Gateway).

Les résultats escomptés à travers la mise en place de ce câble de télécommunications sous-marin à fibres optiques de très grande capacité (1.280 Gbits/s), qui, sur une longueur de 17 000 Kms reliera l’Inde (Mumbai) à l’Europe Occidentale, consistent en l’amélioration de moyens de communication (téléphonie et Internet) de très haute performance.

La mise en service du câble EIG, lequel sera également connecté à Djibouti avec EASSY, un autre câble devant relier Djibouti au Cap, en Afrique du Sud, fera surtout de notre pays l’un des tous premiers nœuds de télécommunications de la région.

Cet investissement, chiffré en tout à 39.1 millions US dollars, a été rendu possible grâce aux efforts conjoints de l’AFD, de la Banque Indosuez Mer Rouge, et de la Banque pour le Commerce et l’Industrie et de Djibouti Télécom.

Il vise à faire de Djibouti un centre régional et internationale ou plutôt un hub des télécommunications et ainsi de valoriser sa situation de carrefour géographique, notamment grâce à la station d’atterrissement de câbles sous-marin intercontinentaux située à Haramous (ainsi que pour d’éventuels nouveaux câbles dans le futur).

La cérémonie de signature de ces trois protocoles d’accord a eu lieu en présence du ministre de la Communication, M. Ali Abdi Farah, du ministre de l’Economie et des Finances, M. Ali Farah Assoweh, et de l’ambassadeur de France à Djibouti, M. Dominique Decherf.