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18/10/2015 (Brève 490) 20 ans après, la raison d’État plane toujours sur l’assassinat du juge Borrel (Par Sophie DEVILLER – lextimes.fr)

Lien avec l’article : http://www.lextimes.fr/5.aspx?sr=1958

Le cadavre d’un juge en partie dénudé et calciné au pied d’une falaise près de Djibouti. Vingt ans après, l’assassinat du magistrat français Bernard Borrel reste une énigme qui a longtemps empoisonné les relations entre Paris et son ancienne colonie.

« Je suis une veuve en guerre contre le mensonge d’État », explique Élisabeth Borrel.
L’information judiciaire, instruite depuis 1997 pour assassinat à Toulouse puis à Paris, court toujours. Et de nouveaux actes, ordonnés début septembre par la cour d’appel de Paris, vont être diligentés, selon une source proche du dossier : des prélèvements ADN pour identifier une empreinte génétique inconnue retrouvée sur le short du juge en 2006, l’analyse du disque dur du magistrat, d’une trace papillaire sur un briquet et du carburant utilisé pour l’immolation. Mais les dernières demandes de déclassification sont restées lettre morte et l’un des principaux suspects, Awalleh Guelleh, à l’encontre duquel un mandat d’arrêt a été délivré en 2006, est peut-être décédé.

Le corps de Bernard Borrel, chargé de mission auprès du ministre djiboutien de la justice, est
retrouvé au matin du 19 octobre 1995 dans la région désertique de Goubet-Al Krab à 80 kilomètres de la capitale. Sans qu’aucune autopsie ne soit pratiquée, l’ambassade de France diffuse rapidement un communiqué : « Bernard Borrel s’est donné la mort ».

Deux produits incendiaires
Le juge, 39 ans, se serait aspergé d’essence, aurait allumé un briquet puis dévalé une pente à pic, le
corps embrasé. Il se serait écroulé après avoir marché sans chaussures sur des rochers escarpés,
sans s’abîmer la plante des pieds. Un seul bidon sera retrouvé sur les lieux, mais deux produits
incendiaires seront identifiés.

Malgré ces incohérences, le suicide restera la thèse officielle pendant douze ans.

Il faudra attendre
2007 pour que le parquet de Paris confirme l’origine criminelle du décès, quelques heures après
une rencontre entre Elisabeth Borrel et Nicolas Sarkozy à l’Élysée. Entre-temps, le corps sera
exhumé deux fois du cimetière de Frouzins (Haute-Garonne) pour être autopsié. Le second
examen relève les traces d’un traumatisme crânien et d’une fracture à l’avant-bras gauche rendant
« difficilement plausible la thèse d’une auto-agression ».

Début 2000, un témoignage relance l’enquête : Mohamed Saleh Alhoumekani, lieutenant de la
garde présidentielle djiboutienne, affirme avoir entendu cinq hommes rendre compte de la mort
du « juge fouineur » à l’actuel président de la République, Ismaël Omar Guelleh, alors directeur de
cabinet de son prédécesseur Hassan Gouled Aptidon. « J’ai subi d’énormes pressions pour revenir
sur mes déclarations. Je ne veux plus rien avoir à faire avec cette histoire », dit-il, contacté par
l’AFP en Belgique, où il s’est réfugié.

Vingt ans après les faits, « certains magistrats continuent à soutenir que mon mari a pu tomber
sur de petits malfrats », déplore Élisabeth Borrel, magistrate dans l’Ain. Elle reste persuadée qu’il
s’agit d’ « un crime d’État qui pourrait impliquer le président de Djibouti et des ressortissants
français ». Selon un ancien membre du renseignement militaire français (ancêtre de la DGSE),
Bernard Borrel enquêtait sur « des trafics » auxquels Ismaël Omar Guelleh aurait été mêlé.
« Attentat du café de Paris »

Plusieurs pistes n’ont jamais été explorées, notamment celle d’ « un trafic d’uranium enrichi
impliquant responsables africains et sociétés européennes », relève Laurent de Caunes, avocat des
enfants Borrel. Le juge aurait aussi pu détenir des informations gênantes sur l’attentat du café de
Paris à Djibouti en 1990, dans lequel le fils d’un militaire français a trouvé la mort. « On connaîtra
un jour les circonstances de l’assassinat.

Mais aujourd’hui, les blocages politiques restent
nombreux », souligne l’avocat d’Elisabeth Borrel, Olivier Morice.
Ismaël Omar Guelleh, au pouvoir depuis 1999, n’exclut pas de briguer un quatrième mandat en
2016. Pour la France, l’ancienne colonie est une place stratégique sur la mer Rouge et le golfe
d’Aden, qui accueille l’une des premières bases militaires françaises à l’étranger. Preuve de l’étroite
relation entre les deux pays, Djibouti a demandé en 2004 le dossier Borrel aux autorités
françaises.

Malgré le refus de la juge Sophie Clément qui estimait une telle mesure « contraire aux
intérêts » de l’État, le ministère des affaires étrangères annonce qu’il transmettra une copie, avant
de renoncer, sous la contrainte de la Cour internationale de justice.
Élisabeth Borrel porte plainte pour « pressions sur la justice » et une enquête est ouverte, toujours
en cours.

Fait rarissime dans les annales judiciaires, des perquisitions sont menées au Quai
d’Orsay et à la chancellerie. Les juges se déplacent à l’Élysée pour perquisitionner les bureaux de
la cellule Afrique, mais les gendarmes leur en interdisent l’accès.
«

Il fallait envoyer un signal apaisant à Djibouti, […] les tensions diplomatiques étaient très fortes à
cause de l’affaire Borrel », justifiera devant les enquêteurs Michel de Bonnecorse, le « Monsieur
Afrique » de l’Élysée de 2002 à 2007, selon la source proche du dossier. « L’enquête est délicate.
Certaines pièces n’ont pas été retrouvées dans le dossier d’instruction et de hauts magistrats vont
être entendus prochainement », indique une autre source.

Pour Élisabeth Borrel, « une première victoire » a été remportée en avril. La France a été
condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme(1) pour avoir violé la liberté
d’expression d’Olivier Morice. L’avocat avait reproché à une magistrate française sa « connivence
» avec la justice djiboutienne dans cette affaire.

20/03/09 (B490-B) Courrier de lecteur. Des violences tribales dont l’origine est probablement à rechercher au niveau du Couple princier. Mais ne nous trompons pas de cibles et protégeons les innocents, quelles que soient leurs origines tribales …. (Lecteur)

Depuis quelque temps, la communauté Issaq de Djibouti est harcelée de toute part. Malheureusement ce que l’on craignait est arrivé : l’incendie criminel au quartier 3 a coûté la vie à une jeune fille.

Par représailles, une manifestation a été organisée, le jeudi 19 mars 2009, contre la communauté Issaq. Pour le moment il est encore difficile de dire s’il s’agit d’une manipulation du régime pour détourner l’attention ou des actes délibérés contre la communauté Issaq ?

Cherchez à qui le « crime » profite ?

Opposer les communautés les unes contre les autres ne peut que servir la dictature.

Attention à ne pas faire de mauvais amalgame ! Ni Kadra HAID, ni le « peigne-cul » d’ALI ABDI (Ministre) ne représentent la communauté Issaq.

Ceux, qui se sentent « floués » par les agissements et décisions de Kadra Haid : ceux qu’elle tient par « les coui…. » ; ceux qu’elle a émasculés ou ceux qui n’ont d’autre choix que de boir son calice jusqu’à la lie ; tous ceux là ont certainement de bonnes raisons pour lui en vouloir et pour s’en prendre à elle. Qu’ils le fassent tant qu’ils veulent !

Mais par pitié qu’ils évitent de s’en prendre à des innoncents qui n’ont rien à voir avec tout ça.

20/03/09 (B490-B) Le tribalisme est une voie sans issue ! Appel à tous les responsables tribaux pour qu’ils ne tombent pas dans les provocations imaginées par Guelleh. Le risque est maximum. (ARDHD)

En grande difficulté sur plusieurs plans, judiciaires, financiers, droits humains et contesté de plus en plus officiellement par la population, Guelleh a opté pour le « viol » de la constitution, afin de pouvoir se maintenir au pouvoir et aussi d’échapper (provisoirement) à une comparution devant des juges pénaux.

Pour essayer de faire passer sa volonté et de faire croire à la communauté internationale, qu’il est le seul garant de la cohésion et de la paix à Djibouti, il a choisi une stratégie globale qui comporte plusieurs actions :

1°) le conflit larvé avec l’Erythrée pour pouvoir dire que la Patrie est en danger et qu’il est le seul à pouvoir garantir son intégrité …. Bobard N°1

2°) les attentats ou faux attentats à Djibouti pour faire croire à un ennemi de l’intérieur que lui seul peut neutraliser … Bobard N° 2

3°) l’incendie de la Cour des Comptes pour faire disparaître des dossiers à charge et permettre à Paulette et à son âme damnée de promoteur de s’enrichir aux dépens du trésor public … Bobard N°3

4°) et maintenant, il réactive des haines tribales pour faire croire qu’il y a le feu et qu’il est le seul à pouvoir le contenir et l’éteindre … Bobard N°4.

Malheureusement cela ne trompe plus beaucoup de monde. Les différentes communautés doivent absolument expliquer à leurs jeunes, qu’il n’y a aucun conflit entre les différentes tribus, qui ne trouvent pas une solution dans la discussion. La vie moderne repose sur des états et plus sur des tribus.

La seule chance de développer le pays et de restaurer la démocratie, la justice, les libertés et les services publics, repose sur l’unité de la communauté.

Les tribus ont assumé et assument un rôle social important. Elles permettent aux moins favorisés de bénéficier des facilités dont disposent les plus fortunés. C’est un fait important, qu’il ne faut pas détruire, négliger ni occulter.

Mais cela ne veut pas dire que les membres de ces tribus doivent considérer les membres des autres comme des ennemis héréditaires.

Aujourd’hui, la seule tribu, c’est Djibouti avec toutes ses composantes ethniques sans distinction et sans haine où chacun est aussi important que le voisin. Le seul ennemi est celui qui blesse la tribu et qui l’asservit : il n’y en a pas d’autre et il a un nom IOG.

Le régime va multiplier les provocations en suscitant des incidents, des incendies ou d’autres plaies et en accusant une ethnie à chaque fois.

Que les Djiboutiens ne tombent surtout pas dans le piège ! Que les responsables tribaux ne se laissent pas aller à accepter des opérations de vengeance, car des innocents perdront la vie pour vie et Guelleh en tirera seul les bénéfices. Les responsables tribaux doivent dialoguer et se faire confiance pour éviter les émeutes et les violences.

Le tribalisme n’a aucun avenir … et l’ARDHD continuera, comme elle le fait depuis sa création, à militer contre les haines tribales … inutiles, stériles et meurtrières !

19/03/09 (B490-B) Journal de la Flibuste (4 articles en Français et en Anglais)

___________________________ 4 – Ria Novosti (Russie)

Lutte contre la piraterie: la Somalie prône des mesures globales

Le gouvernement somalien a mis au point une série de mesures globales destinées à combattre la piraterie au large de la Corne de l’Afrique, a annoncé Mohamed Handule, ambassadeur de Somalie à Moscou, lors d’une conférence de presse dans la capitale russe.

"L’administration maritime de la Somalie propose de former des caravanes de cargos qui suivront un couloir de sécurité spécialement réservé à cet effet. Le gouvernement s’apprête également à adopter une série de lois visant à améliorer le niveau de vie de la population et à éliminer par là même les causes économiques de la piraterie", a-t-il affirmé.

Selon le diplomate, il serait judicieux de concerner l’itinéraire et le temps de passage des cargos, ainsi que d’établir une même fréquence radio pour l’ensemble de la caravane qui sera escortée par des bâtiments de guerre.

Selon l’ONU, 111 attaques contre les navires marchands ont été perpétrées en 2009 dans la région de la Corne de l’Afrique, soit trois fois plus qu’en 2007. Le golfe d’Aden et la partie nord-ouest de l’océan Indien totalisent près de la moitié des actes de piraterie enregistrés chaque année dans le monde.


___________________________ 3 – Le Matin (Maroc)

L’Onu identifie deux importants réseaux

Par : Abdallah Darkaoui

Deux importants réseaux de piraterie de Somalie sont implantés dans le secteur de la pêche, a indiqué le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon dans un rapport publié mercredi.

L’un est basé dans la région de Puntland, l’autre dans celle de Mudug, selon ce rapport.

"Il apparaît que les groupes de pirates les plus importants aujourd’hui sont implantés dans les communautés de la pêche sur la côte somalienne, particulièrement dans le nord-est et le centre de la Somalie et que leur organisation est le reflet des structures sociales claniques de Somalie", a expliqué M. Ban.

A Puntland, le réseau de piraterie, baptisé "groupe de Eyl" du nom du quartier où il est principalement implanté, détenait fin 2008 six bateaux et leurs équipages et aurait gagné quelque 30 millions de dollars en rançons, selon ce rapport.

M. Ban a souligné l’augmentation des "complicités de membres de l’administration de Puntland dans les actes de piraterie".

Le réseau de Mudug, implanté à Xarardheere, aurait retenu le cargo ukrainien Faina et trois autres bateaux pendant environ 5 mois, de septembre 2008 à février 2009. Le Faina et son équipage de 20 personnes avaient été libérés le 5 février en échange d’une rançon de 3,2 millions de dollars.

"Il est largement admis que certains de ces réseaux rivalisent à présent avec les autorités somaliennes en termes de capacités militaires et de ressources", a commenté M. Ban.

Les pirates somaliens ont attaqué plus de 130 navires marchands au large de la Somalie l’an dernier, une hausse de plus de 200% par rapport à 2007, selon les chiffres du bureau international maritime.

"La question de la piraterie et des vols à main armée en mer au large de la Somalie ne sera résolue qu’à travers une approche intégrant le conflit, le défaut de gouvernance et l’absence de moyens de subsistance durables en Somalie", a ajouté M. Ban.

___________________ 2 – Organisation de la Presse africaine (Suisse)

Piraterie en Somalie : Point de presse quotidien du bureau de la porte-parole du secrétaire général de l’ONU / 18 mars 2009

Dans un rapport sur les actes de piraterie commis au large des côtes de la Somalie, remis au Conseil de sécurité, le Secrétaire général souligne le besoin essentiel de s’attaquer au problème avec une approche multiforme, afin de s’assurer que le processus politique, les efforts de maintien de la paix de l’Union africaine, le renforcement des institutions répressives légales et les initiatives de reconstruction fonctionnent de façon harmonieuse.

Il encourage les États Membres à mettre l’accent sur la résolution de l’état de non droit en Somalie, à travers la concrétisation du processus de paix de Djibouti et le soutien de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM).

Le Secrétaire général ajoute qu’il est nécessaire que la communauté internationale mette en œuvre, de façon effective, le cadre juridique international actuel et réfléchisse à son renforcement en vue de faciliter l’arrestation et le jugement des personnes soupçonnées d’avoir commis des actes de piraterie au large des côtes de la Somalie.

SOURCE : United Nations – Office of the Spokesperson of the Secretary-General

_____________________________ 1 – Shabelle (En Anglais)

Des villageois somaliens (Puntland) se sont emparés d’un navire iranien dans des conditions qui sont encore mal précisées, l’accusant de pratiquer une pêche illégale … // Somali villagers seize Iran boat

Somali villagers have detained an Iranian vessel in the northern semi autonomous Puntland region though the circumstances are unclear, a regional maritime official said on Wednesday.

Andrew Mwangura of the East African Seafarers Assistance Program said the ship was reported as seized on Monday. A local vigilante group was holding it either for illegal fishing or for destroying fishermen’s gear.

"I hear that the villagers have taken it because of fishing illegally or for damaging fishing equipment," Mwangura told Reuters. "Vigilantes usually move when you destroy their nets or boats and hold the ship until they are paid back."

A surge in piracy off Somalia has caused international alarm and warships from several countries have tried to curb the hijacks in Somali waters.

Somalia has said that piracy was merely a symptom of a wider problem – illegal fishing and dumping.

Foreign vessels moved into Somali waters en masse after the collapse of the Somali government in 1991 opened the floodgates to unlimited fishing.

19/03/09 (B490-B) Conférence de presse d’Elisabeth Borrel. Ecouter l’intervention de Me Morice qui explique les procédures en cours et de Mme Borrel qui démonte les pressions de la Présidence française.

Nous mettons à la disposition de nos lecteurs, deux extraits audio :

1°) Introduction par Me Morice qui rappelle clairement les quatre procédures encore en cours,

2°) Intervention d’Elisabeth Borrel, qui démonte les différentes pressions exercées par la Présidence française et qui s’interroge sur les raisons d’Etat qui ont conduit à cette situation.

19/03/09 (B490-B) Nouvelles de Somalie … toujours des violences. Ben Laden prend la parole pour mettre en cause le nouveau Président somalien et son Gouvernement … (9 articles en Français et en Anglais)

___________________________ 9 – AFP

Somalie : un soldat de la paix africain tué dans un attentat à Mogadiscio

Un soldat de la force de paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom) a été tué et trois ont été blessés dans un attentat à la bombe mercredi à Mogadiscio, a indiqué jeudi l’organisation continentale dans un communiqué.

« Deux bombes installées au bord d’une route ont explosé hier (mercredi) entre l’aéroport de Mogadiscio et le km 4 (un carrefour du centre de la ville) provoquant la mort d’un soldat et en blessant trois autres », explique le communiqué.

« Les blessés ont été transférés à Nairobi pour être soignés », ajoute le texte.

Le représentant spécial de l’UA pour la Somalie, Nicolas Bwakira, cité dans le communiqué, « a condamné dans les termes les plus forts ces attaques ».

Selon lui, « l’attaque sur les soldats de la paix est l’une des tentatives désespérées des shebab (insurgés islamistes) pour justifier leur importance en Somalie ».

L’Amisom, seule force étrangère présente en Somalie depuis le désengagement au début de l’année des troupes éthiopiennes, est régulièrement la cible d’attaques des insurgés islamistes.

Le 22 février, 11 soldats burundais avaient été tués et 15 blessés dans un attentat suicide contre leur camp à Mogadiscio.

Cette attaque, la plus meurtrière commise contre l’Amisom, portait à au moins 20 le nombre de soldats de l’UA tués en Somalie depuis son déploiement en mars 2007, selon un décompte établi par l’AFP. L’Amisom compte 3.450 soldats burundais et ougandais.

La Somalie, pays pauvre de la Corne de l’Afrique, est déchirée par une guerre civile depuis 1991.

___________________________ 8 – Shabelle (En Anglais)

Des centaines de Somalis manifestent à Mogadiscio pour réclamer la Paix et la stabilité dans la capitale. //Somalis demonstrate in support of restoring peace

Hundreds of Somali people most of them were the students of Banadir region have demonstrated in Hodan district in the Somali capital Mogadishu on Thursday for supporting to restore the peace and stability in the capital.

The demonstration was largely organized by the Somali Students Union in Banadir region and Women development Organization and attended many people who walked on the streets near Taribunka area and carrying boards written slogans for restoring peace and reopening the closed streets in the capital.

Many people including teachers, women and students took part the demonstration and talked more about the importance of peace for Somali people demanding to reopen the streets in the capital to open the schools of the students.

The chairman of the Women Development Organization Halimo Sheik Hussein was also one of those who organized the demonstration and lastly addressed the people in Taribunka square saying that many students missed their education for reasons of fighting and closed streets and demanded from all sides of Somalis to reopen the streets to the restart the education of the students.

___________________________ 7 – Shabelle (En Anglais)

Rencontre officielle entre des officiers ethiopiens et des membres du Gouvernement somalien dans la ville d’El Barde. // Ethiopian officers meet with government officials in Eel Barde town

Ethiopian officers have met with government officials in Eel Barde town in Bakool region, witnesses told Shabelle radio on Thursday.

Reports say that the Ethiopian troops were from Ethiopia and met with the transitional government officials those were chased forcibly from Bay and Bakol regions after bitter fighting between them and Islamist insurgents of al-Shabab who controls the regions.

Locals who refused to be disclosed told Shabelle radio that the meeting had been a closed doors meeting and talked more on matters relating yesterday’s fighting in Bay and Bakool regions and added that the Ethiopian officers gave a military supply and other equipments to the transitional government officials.

Witnesses said that the Ethiopian officers were at least 9 and returned back to their country where they flew last night after the meeting with the Somali government officials.

Residents expressed concern about the fighting between the Islamist administration of al-Shabab and government soldiers those were warring in Bay and Bakol regions recently and it is unclear whether another fighting will happen once again in the regions or not.

___________________________ 6 – Shabelle (En Anglais)

Le représentant de l’adminsitration du Banadir en Somalie a condamné le Fond alimentaire mondial, en déclarant que l’organisation internationale n’effectuait pas correctement son travail. // Banadir administration condemns WFP

The deputy governor of Banadir administration has condemned World Food Programme(WFP) on Thursday.

Abdifitah Ibeahim Shaweye, Mogadishu deputy mayor said that WFP does not contribute the aid food properly.

He said that the aid food intended to the poor people does not reach them adding that the food is stored in department stores in Mogadishu and then sold in some Mogadishu markets.

The statement from the deputy mayor comes as the governor of Banadir region Mohamed Osman Ali better known as Dhagahtur said he met World Food Programme officials in Nairobi, the Kenyan capital and talked about how to help the poor people that live in Mogadishu and its outskirts.

___________________________ 5 – Shabelle (En Anglais)

Un employé du Fond alimentaire mondial tué par des inconnus armés en Somalie. // WFP contractor killed in Mogadishu

Unknown gunmen have killed a contractor working with World Food Programme (WFP) in Mogadishu late on Wednesday evening, a relative told Shabelle Media on Thursday.

Relatives told Shabelle Media that Ahmed Hussein Malin, was killed in front of his house in Yaqshid district in north Mogadishu.

The killers were reportedly two men armed with pistols and fled from the scene after they shot him on the head several times.

The deceased man was a contractor working with WFP and was busy with supplying aid food to displaced people in Elasha town about 20 km south Mogadishu recently.

UN agencies attempting to deliver food aid to the 3.25 million Somalis it estimates need humanitarian support have been repeatedly targeted.

Four World Food Programme (WFP) employees have been killed in the war-torn Horn of Africa country since August last year.

___________________________ 4 – Le Monde

Ben Laden menace le nouveau président somalien

Dans un message adressé aux « champions de Somalie », Oussama Ben Laden, le chef d’Al-Qaida, appelle les radicaux islamistes en Somalie à renverser et à combattre le président Sharif Cheikh Ahmed.

Samedi, dans un enregistrement diffusé par la chaîne Al-Jazira, il a accusé des pays arabes de « complicité » avec Israël et ses alliés occidentaux lors de l’offensive israélienne contre Gaza. Le chef d’Al-Qaïda s’en est aussi pris à l’ensemble des dirigeants des pays musulmans qui « de l’Indonésie à la Mauritanie (…) n’ont rien à voir avec l’islam ». Le 14 janvier, il mettait en garde M. Obama contre l’ouverture de nouveaux fronts et critiquait la « passivité » arabe face à l’offensive israélienne à Gaza.

Sharif Cheikh Ahmed, qui dirigeait les Tribunaux islamiques, a succédé à la présidence à Abdullahi Yusuf Ahmed, poussé à la démission fin décembre.

Le Parlement somalien réuni à Djibouti, a élu l’ancien chef de guerre avec la lourde tâche de ramener la paix en Somalie, pays pauvre de la Corne de l’Afrique en guerre civile depuis 1991. « Il est comme les présidents [arabes], qui sont à la solde de nos ennemis », dit Ben Laden. « La guerre qui s’est déroulée sur votre sol ces dernières années est une guerre entre l’islam et une croisade internationale », ajoute le chef d’Al-Qaida.

Ben Laden met en garde les Somaliens contre « les initiatives présentées comme islamistes mais qui sont contraires à la charia [loi islamique] », les exhortant « à la patience » et à la résistance d’autant qu’ils constituent, selon lui, « la première ligne de défense du sud-ouest du monde islamique ».

Les forces de Sharif Cheikh Ahmed combattent toujours pour reprendre le contrôle de la capitale Mogadiscio et de régions sud du pays contrôlées par des insurgés. L’aile radicale de l’opposition affirme vouloir poursuivre son combat jusqu’au départ de toutes les troupes étrangères du pays, en référence aux 3 400 soldats de la force de paix de l’Union africaine en Somalie.

___________________________ 3 – JDD

Somalie: Ben Laden veut renverser le président

Dans un nouvel enregistrement audio diffusé par al-Jazira, Oussama Ben Laden exhorte les Somaliens à renverser le nouveau président, cheikh Charif Ahmed. « La guerre qui s’est déroulée sur votre sol ces dernières années est une guerre entre l’islam et une croisade internationale », déclare-t-il, avant d’ajouter:

« Ces sortes de présidents sont des auxiliaires de nos ennemis et leur autorité est nulle et non avenue, et comme cheikh Charif est l’un d’entre eux, il doit être renversé et combattu. »

L’enregistrement n’a pas encore été authentifié.

___________________________ 2 – Le Figaro avec AFP

Somalie : appel de Ben Laden

Le chef d’Al-Qaïda, Oussama ben Laden, a appelé les radicaux islamistes en Somalie à renverser et à combattre le président Sharif Cheikh Ahmed, un islamiste modéré élu fin janvier à la tête de ce pays en guerre, dans un nouvel enregistrement sonore mis en ligne aujourd’hui.

« Ce cheikh Sharif (…), il faut le renverser et le combattre », dit ben Laden dans son message adressé aux « champions de Somalie » qu’il exhorte au combat.

Elu fin janvier par le Parlement somalien réuni à Djibouti, cheikh Sharif avait la lourde tâche de ramener la paix dans un pays en guerre civile depuis 1991.

« Il est comme les présidents (arabes), qui sont à la solde de nos ennemis », dit encore Ben Laden, selon l’enregistrement audio dont l’authenticité ne peut être confirmée dans l’immédiat.

_______________________________ 1 – Nouvel Obs avec AP

Somalie : au moins 14 morts dans des combats dans le sud du pays

Au moins 14 personnes ont été tuées mercredi dans un affrontement entre une milice pro-gouvernementale et un groupe radical islamique dans le sud de la Somalie, selon des témoins.

Des membres d’une milice pro-gouvernementale ont attaqué des combattants d’al-Shabab tôt mercredi, échouant dans leur tentative de prendre la ville de Rab Dhure, à quelques kilomètres de la frontière avec l’Ethiopie.

« J’ai vu huit personnes mortes dans la rue. La plupart des morts et des blessés sont des combattants », a déclaré Mad Ali, un habitant de Rab Dhure, à l’Associated Press.

Une autre personne, Nuney Mo’alim, a vu à un endroit différent de la ville six membres de la milice pro-gouvernementale mourir quand leur véhicule a été atteint par un tir de roquette de leurs adversaires.

La Somalie est divisée en une multitude de fiefs dominés par des chefs de guerres locaux ou par des responsables religieux. Le pays n’a plus de gouvernement central depuis la fin de la dictature de Siad Barre en 1991. Depuis, cette nation de 7 millions d’habitant dans l’anarchie et le chaos.

19/03/09 (B490-B) Conférence de presse d’Elisabeth Borrel. Toute la presse en parle et reprend les nouvelles informations. (2 articles en Français)

__________________________________ Note de l’ARDHD


Lors de sa conférence de presse, Elisabeth Borrel a dévoilé des éléments de preuve qui permettent de conclure à une certaine implication personnelle de Jacques Chirac et de son entourage (y compris sa fille Claude) dans le dossier.

D’autres points ont
été abordés :
– comme
la violation possible du secret de l’instruction par le Procureur de la République de l’époque, qui aurait pu transmettre des informations confidentielles à l’Elysée,


Chris Lafaille dans un face à face avec Bernard Nicolas, essayant de défendre avec maladresse, les arguments de son livre en faveur de la thèse du suicide. Finalement, c’est le Procureur de la République qui lui assénera le coup de grâce en déclarant officiellement qu’il ne s’agit pas d’un suicide.

Rappelons que l’Ordre prestigieux des Brosses à Reluire avait coopté Chris Lafaille pour le remercier de son travail de protection de la dictature djiboutienne.

– L’écriture du livre de C. Lafaille qui ne serait dans les faits qu’un travail « commandité », au moins très facilité par les plus hauts responsables de l’Etat français.

L’intéressé sachant, d’aprés les informations que nous lisons, qu’il s’agissait seulement d’allumer un contre-feu (de paille ?) qui aurait une durée de vie très courte … On comprend mieux la tête de faux-témoin que faisait C. Lafaille face à Bernard Nicolas, durant un face à face télévisé sur France 24 …

– l’implication qui serait beaucoup plus significative dans le dossier de :
.
Me Martinet
dans la participation à la subornation de témoin (Ali Iftin),
. M. Roussel, ancien Ambassadeur de France à Djibouti,
. Général Bentegeat, Chef d’Etat-major à l’Elysée, sous Chirac,
. Laurent Le Mesle, ancien conseiller juridique de Chirac, promu sous sa Présidence, en qualité de Procureur général de Paris (!!!)

sans oublier les deux délinquants en fuite : Hassan Saïd et Djama Souleiman (« Grandes oreilles »), qui auront de plus en plus de mal à faire croire qu’ils sont innocents devant la Cour pénale de Versailles où ils seront jugés en appel, la semaine prochaine.

Ces éléments nouveaux et incontestables auront ils pour conséquence d’alourdir les peines de prison ferme, auxquelles ils ont déjà été condamnés ?


Humour par Roger Picon

Le Parquet pourrait aussi décidé d’ajourner le procès, afin de réouvrir l’enquête à la demande d’Elisabeth Borrel et sur la base de ces éléments nouveaux, afin d’auditionner Me Martinet, Patrick Roussel et les autres personnes impliquées dans les notes confidentielles saisies à l’Elysée …

________________________________ 2 – Nouvel Obs (avec AP)

La veuve Borrel dénonce les interventions de l’Elysée sous Chirac dans l’enquête sur la mort de son mari

La veuve de Bernard Borrel, ce magistrat français assassiné en 1995 à Djibouti, a annoncé mercredi avoir écrit au procureur de la République de Versailles pour lui demander la réouverture du dossier ayant conduit à la condamnation de deux officiels djiboutiens pour « subornation de témoin ». Elisabeth Borrel invoque des éléments nouveaux saisis dans le cadre d’une procédure différente instruite à Paris pour « pressions sur la justice ».

Lors d’une conférence de presse au cabinet de son avocat, Mme Borrel a dénoncé les « manipulations » exercées par l’Elysée, du temps de Jacques Chirac, dans le dossier Borrel. « Nous avons maintenant les preuves écrites sur le fait que l’Elysée de l’époque était systématiquement avisée de ce qui se passait dans le dossier criminel de mon mari mais également des interventions directes de l’Elysée dans ce dossier », a-t-elle dit.

Cette demande de réouverture se fonde sur des documents saisis par -ou remis aux- juges d’instruction Fabienne Pous et Michèle Ganascia notamment aux ministères de la Justice et des Affaires étrangères, ou remis par la présidence de la République française. Les deux magistrates parisiennes enquêtent sur d’éventuelles pressions sur la justice à la suite d’une plainte de Mme Borrel.

« Il apparaît que ces actes d’instruction ont été extrêmement fructueux, montrant combien l’Etat français, à son plus haut niveau, a tout tenté sous la présidence de M. Jacques Chirac pour étouffer la recherche de la vérité dans les différentes plaintes que j’avais déposées », écrit-elle dans la lettre adressée lundi au procureur de Versailles, Michel Desplan.

Le corps de Bernard Borrel, en partie carbonisé, a été retrouvé le 19 octobre 1995 au pied d’une falaise au lieu-dit Le Goubet, à 80km de Djibouti. Dans un premier temps, la thèse du suicide par immolation avait été retenue, une hypothèse supplantée par celle d’un acte criminel à la suite d’expertises indépendantes qui pointent des causes extérieures. Un ancien lieutenant de la garde présidentielle djiboutienne a mis en cause le chef de l’Etat, Ismaël Omar Guelleh.

A la suite d’une autre plainte déposée par Mme Borrel, le procureur général de Djibouti, Djama Souleiman Ali, et le chef des services secrets, Hassan Saïd Khaireh, ont été respectivement condamnés en mars 2008 à 18 et 12 mois de prison pour subornation de témoin. Mme Borrel souhaite que ce dossier soit rouvert en raison des documents trouvés par les juges Pous et Ganascia.

Ces documents dont elle fait état dans son courrier sont un télégramme diplomatique du 23 janvier 2000 émanant de l’ambassadeur de France à Djibouti, Patrick Roussel, et une note du 25 janvier 2000 du chef d’état-major du président de la République, le général Henri Bentegeat. Ils évoquent le rôle auprès du chef de l’Etat djiboutien d’un avocat français établi à Djibouti, Me Alain Martinet.

Initialement mis en cause dans la procédure pour « subornation de témoin » il a bénéficié d’un non-lieu. Mme Borrel et ses avocats considèrent que Me Martinet a agit à la demande du président Guelleh, pour faire pression sur les témoins le mettant en cause dans l’assassinat de Bernard Borrel. Ils souhaitent donc l’audition de MM. Martinet, Bentegeat et Roussel sur ces nouveaux éléments.

« Si le parquet de Versailles n’ordonne pas une réouverture du dossier après avoir pris connaissance des documents, cela ne pourrait être que l’expression d’un souci de protection explicite des plus hautes autorités djiboutiennes »,
a considéré Me Olivier Morice, l’un des avocats de Mme Borrel. Le procès en appel des deux dignitaires djiboutiens s’ouvre la semaine prochaine.

Dans les documents en la possession des juges d’instruction parisiens, figurent de nombreuses notes émanant des conseillers justice de M. Chirac dont l’un, Laurent Le Mesle, est aujourd’hui procureur général de Paris. Ces différentes notes montrent, selon Mme Borrel, « la preuve de la volonté de dédouaner des personnes mises en cause dans l’assassinat de (son) mari ».

________________________________ 1 – METRO (France)

La veuve Borrel accuse l’Elysée

Elisabeth Borrel dénonce les "pressions" de l’équipe Chirac et demande la réouverture du dossier sur l’assassinat de son mari à Djibouti

"L’Etat français, à son plus haut niveau, a tout tenté sous la présidence de M. Jacques Chirac pour étouffer la recherche de la vérité dans les différentes plaintes que j’avais déposées"
– Elisabeth Borrel dans un courrier adressé lundi au procureur de Versailles, Michel Desplan –

L’équipe de Jacques Chirac a-t-elle aidé les autorités de Djibouti à étouffer l’enquête sur le meurtre de Bernard Borrel, ce magistrat assassiné en 1995 ? C’est en tout cas la conviction d’Elisabeth Borrel qui a annoncé mercredi avoir relancé des poursuites pour "subornation de témoins".

"Des preuves écrites"

"Nous avons maintenant les preuves écrites sur le fait que l’Elysée de l’époque était systématiquement avisée de ce qui se passait dans le dossier criminel de mon mari mais également des interventions directes de l’Elysée dans ce dossier", a déclaré la veuve lors d’une conférence de presse mercredi.

"C’est vrai que mes propos sont durs, a-t-elle ajouté. Je vise l’Elysée de l’époque, M. Chirac et toutes les personnes qui ont travaillé avec lui pour faire obstruction au dossier", a dit Elisabeth Borrel.

Deux nouveaux documents

A l’origine de cette nouvelle fronde, deux documents datés 2000 remis en août dernier à la justice : un télégramme diplomatique rédigé par l’ambassadeur de France à Djibouti et une note du chef d’Etat-major particulier de Jacques Chirac.

Ces notes prouvent selon Elisabeth Borrel que la cellule "Afrique" de l’Elysée à collaborer avec Djibouti dans le but de discréditer un témoin-clé. Selon le témoignage de Mohammed Alhoumekani, ancien militaire djiboutien, le meurtre de Bernard Borrel aurait été commandité par l’actuel président du pays, Ismaël Omar Guelleh. C’est la thèse défendue par la veuve du magistrat.

Une piste criminelle tardive

Le corps de Bernard Borrel, coopérant français et conseiller technique auprès du ministère djiboutien de la Justice, avait été retrouvé en partie carbonisé le 19 octobre 1995 au pied d’une falaise au lieu-dit Le Goubet, à 80km de Djibouti. La justice avait d’abord conclu à un suicide par immolation avant que des expertises extérieures indépendantes ne mettent à jour la piste criminelle.

Une première plainte d’Elisabeth Borrel avait abouti à la condamnation en mars 2008 du procureur général de Djibouti, Djama Souleiman Ali, et du chef des services secrets, Hassan Saïd Khaireh, respectivement à 18 et à 12 mois de prison pour subornation de témoin. C’est ce dossier que la veuve souhaite réouvrir en raison des nouveaux documents obtenus par les juges Pous et Ganascia.

19/03/09 (B490-B) FreeDjibouti -> DJIBOUTI ! LA RESPONSABILITÉ PATRIOTIQUE

Le peuple djiboutien continue d’écrire les pages sombres de son histoire dans l’indifférence, dans l’insouciante et surtout dans l’hypocrisie de la communauté internationale. Livré à lui-même, le peuple ne sait plus d’où lui viendront les secours. Les leaders politiques sont plus ou moins usés par la lutte démocratique et certains tombent dans le « relooking » en changeant de veste au détriment des intérêts du peuple.

Notre démocratie, c’est lent mais ça vient.

Ainsi, contre vent et marées, le peuple continue de mettre son espoir dans l’opposition traditionnelle, en dépit de ses carences notoires. Cependant, le peuple ne sera plus naïf; raison pour laquelle les responsables de l’opposition doivent avoir à l’esprit que ce peuple n’est pas prêt à revivre à nouveau le lendemain d’un certain mois d’avril 1999. Depuis cette date, qu’est-ce qui a pu changer vraiment sur la terre de nos aïeux ?

Rien !

Sinon Djibouti III version Guelleh, et à la clef, M. Dileita ‘le soumis’ à la primature. L’heure n’est plus de critiquer IOG, mais de le contraindre à quitter le pouvoir à la fin de son dernier mandat.

Une photographie de la crise socio-politique djiboutienne persistante met en évidence trois points :

– Une stratégie fondée sur la culture de la violence sous toutes ses formes: base de la méthode utilisée par le RPP pour maintenir, accroître et pérenniser le pouvoir par tous les moyens. Le tout orchestré et instrumenté par un système d’impunité légitimé;

– L’impuissance d’une opposition en panne de véritables stratégies ou ne disposant pas des moyens de ses ambitions, le tout sur fond de querelle de leadership;

– Une communauté internationale calculatrice et sourde aux cris de désespoir des Djiboutiens.

Beaucoup d’actes posés par la partie présidentielle depuis la prise du pouvoir de Guelleh sont des signes avant coureurs de tout ce qui se trame sur le dos du peuple. Il ne faut plus se voiler la face, la démocratie à Djibouti, ce n’est pas pour demain.

En effet, le pays est dirigé par le dictateur Guelleh qui a écarté par la force tous les opposants et contraint des milliers de citoyens à l’exil. C’est ainsi que la démocratie n’est devenue malheureusement qu’un rêve pour cette nation éprise de liberté. Les medias publics (télévision et radio) sont contrôlés par le régime, la presse privée et indépendante est presque interdite. Les journalistes de ces organes privés sont accusés injustement et jetés en prison quotidiennement.

Sur le plan de la justice sociale, le tableau est aussi sombre. Les syndicats des travailleurs sont empêchés souvent d’exercer leur droit de grève et les dirigeants sont persécutés.

Le comble, c’est que les trois pouvoirs censés régir un état de droit, à savoir: pouvoir exécutif, législatif et judiciaire, sont concentrés entre les mains d’un seul homme. Le moins qu’on puisse dire qu’à Djibouti, les jours, les semaines, les années se succèdent et se ressemblent, ce qui veut dire la stabilisation de la dictature et les victimes qui demeurent les mêmes (les enfants de Djibouti).

Que faut-il faire?

C’est là la grande question car en ce moment, le camp présidentiel peaufine ses stratégies et affûte ses armes pour que la Constitution djiboutienne soit révisée, afin de permettre au Président Guelleh de solliciter un troisième mandat.

Le rôle de la diaspora :

Une chose est sûre, il faut que la diaspora djiboutienne se mobilise. Si un changement doit intervenir à Djibouti, la diaspora doit continuer de relayer le travail effectué sur place. Aussi faudrait-il que dès à présent, toutes les diasporas djiboutiennes dans leurs pays d’accueil respectif donnent un signal fort à Guelleh et son équipe par l’organisation d’un rassemblement démonstratif et de positionnement.

Les puissances occidentales (surtout la France) qui conseillent le pouvoir dans la répression et les fraudes doivent désormais rencontrer sur leur chemin une diaspora déterminée. Il est temps que chaque membre de la diaspora mondiale djiboutienne agisse comme si le changement à Djibouti ne dépendait que de ses actions patriotiques qu’il posera dans les 2 ans à venir.

Que fait l’opposition?

Ce qui désole tous les Djiboutiens,victimes quotidiennes des atrocités de Guelleh, est cette incapacité de l’opposition en qui le peuple a mis sa confiance, à conduire une vraie politique fondée sur un idéal commun: Mettre fin a la dictature à djibouti.

Qu’on le veuille ou non, IOG n’a pas l’intention de quitter le pouvoir ni de son propre chef et encore moins de celle de l’opposition. Autrement, il y a belle lurette qu’on en serait débarrassé.

Si vous devez opté une nouvelle fois, vous, leaders de l’opposition, à une solution pacifique, et cela est tout à fait à votre honneur, n’oubliez pas de construire une force sur laquelle vous devez prendre appui, ENSEMBLE, pour affronter ce régime.

Si vous y allez une fois de plus en rangs dispersés, nous n’obtiendrons une fois de plus RIEN, et vous le savez.

Vous aurez au contraire donné une fois de plus des arguments à Guelleh et ses sbires pour leur permettre de continuer à vous asservir en toute quiétude et dans la plus profonde illégalité, puisqu’il n’y a pas de sanctions.

NE COMMETTEZ SURTOUT PLUS CETTE ERREUR CAR LE PEUPLE NE VOUS LE PARDONNERA PLUS.

Les leaders de l’opposition doivent travailler à établir des accords et les bases de programmes communs, pour maximiser les conditions de concrétisation de la future victoire dans la réalité. Comme la diaspora, les leaders de l’opposition doivent aussi plus que jamais, se mobiliser et fédérer l’opposition djiboutienne.

L’enjeu est très important, Djibouti appartient à chaque Djiboutienne et Djiboutien. La présidence à vie qui prend racine à Djibouti doit disparaître. Les sacrifices consentis par le Djibouti d’en bas doivent cesser. Notre démocratie, c’est lent mais ça vient.

TOUS ENSEMBLE, LA LUTTE CONTINUE!!!

FreeDjibouti

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