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21/10/2015 (Brève 491) METRONEWS / ENIGME – Le 19 octobre 1995, le corps calciné du juge français Bernard Borrel est découvert en partie calciné à Djibouti.

Lien avec l’article : http://www.metronews.fr/info/mort-du-juge-borrel-vingt-ans-apres-l-enquete-se-poursuit/mojs!bX05a8S0P9VBU/

Au terme de 18 ans d’instruction, le mystère plane toujours sur l’assassinat du magistrat. Malgré les difficultés de l’instruction sur ce qui s’apparente à une affaire d’Etat, les proches du juge Borrel ne désarment pas et saluent les dernières décisions de justice qui relancent l’enquête.

Procureur de Lisieux jusqu’en 1994, le magistrat toulousain Bernard Borrel avait obtenu un poste détaché auprès du gouvernement de Djibouti en 1995. Son corps, en partie calciné, a été le 19 octobre 1995, le lendemain du signalement de sa disparition.

Il y a vingt ans, jour pour jour, le corps du juge Borrel était retrouvé en partie dénudé et calciné au pied d’une falaise près de Djibouti-ville, dans le nord-est de l’Afrique. Deux décennies plus tard, les investigations sur cet assassinat au parfum de scandale d’Etat se poursuivent malgré les tentatives pour clore le dossier. Début septembre, la chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris a ainsi ordonné la poursuite de l’information ouverte depuis 1997 sur la mort du magistrat.

Il s’agit de la dernière décision en date favorable à ceux qui se battent pour faire émerger la vérité dans ce dossier, à commencer par la veuve du juge, Élisabeth Borrel, elle-même magistrate. Joint par metronews, le Syndicat de la Magistrature, partie civile dans cette affaire au côté d’Elisabeth Borrel, se réjouit de la succession de décisions prises cette année par la justice, qui « donne l’impression d’un nouveau départ » dans ce dossier, commente le syndicat.

Trois décisions importantes remises cette année

En avril dernier, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a condamné la France pour avoir violé la liberté d’expression de l’avocat d’Elisabeth Borrel, Me Olivier Morice, après que celui-ci a été condamné pour avoir critiqué l’enquête menée par les juges en charge du dossier au début des années 2000. La CEDH a notamment estimé que les « jugements de valeur » prononcés par Me Morice reposaient sur une « base factuelle suffisante ».

En outre, la CEDH a également jugé que le droit du conseil à un procès équitable avait été bafoué.

A cette décision de la justice européenne s’ajoute donc celle de la chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris tombée début septembre, qui « donne en quelque sorte une feuille de route au juge d’instruction en lui montrant qu’il reste un certain nombre d’investigations à mener », commente le Syndicat de la Magistrature.

Selon une source proche du dossier, de nouveaux actes doivent maintenant être diligentés. Ils concernent des prélèvements ADN pour identifier une empreinte génétique inconnue retrouvée sur le short du juge en 2006, l’analyse du disque dur du magistrat, l’expertise d’une trace papillaire sur un briquet, ainsi que du carburant utilisé pour l’immolation.

Déclassifier les documents « secret Défense »

Entre-temps, la même chambre d’instruction avait pris une autre décision favorable à la continuité des investigations dans l’affaire Borrel concernant un autre volet de ce dossier volumineux, dit de « pression sur la justice ». Contre l’avis de la juge d’instruction, la cour d’appel de Paris a ordonné la poursuite de l’information ouverte sur la déclaration officielle du quai d’Orsay remontant au 29 janvier 2005 actant la transmission du dossier Borrel à la justice djiboutienne, comme demandé par cette dernière, alors même que la juge d’instruction alors en charge du dossier n’avait pas décidé de ce transfert.

Cette dernière refusera d’ailleurs d’accéder à la demande de la justice djiboutienne estimant que cette demande n’avait pour seul but que de « prendre connaissance (…) de pièces mettant en cause le procureur de la République de Djibouti ».

Au-delà de ces décisions favorables à la poursuite de l’enquête, les plaignants attendent surtout la déclassification des pièces du dossier toujours estampillées « secret Défense ».

« De ce côté-là, nous n’avons quasiment rien aujourd’hui, déplore le Syndicat. Il faut notamment que les documents couvrant l’année précédent la mort du juge Borrel soient déclassifiés, comme ceux émis durant les deux années qui ont suivi le drame. »

Soupçons sur l’implication du président djiboutien

En 1995, Bernard Borrel, 39 ans, est chargé de mission auprès du ministre djiboutien de la Justice.

Après la découverte de son corps, à 80 km de la capitale, et bien qu’aucune autopsie ne sera pratiquée, l’ambassade de France diffuse un communiqué affirmant que le magistrat s’est donné la mort. Une thèse qui, malgré les nombreuses incohérences relevées à partir de l’examen du cadavre de Bernard Borrel et du lieu où il a été retrouvé, tiendra officiellement jusqu’en 2007, date à laquelle le parquet de Paris confirmera finalement l’origine criminelle du décès.

Le témoignage d’un ancien lieutenant de la garde présidentielle djiboutienne recueilli au début des années 2000, ainsi que celui d’un ancien membre du renseignement militaire français, évoque la responsabilité de l’actuel président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh. C’est d’ailleurs la conviction d’Elizabeth Borrel, qui estime que la mort de son époux est liée à « un crime d’État qui pourrait impliquer le président de Djibouti et des ressortissants français », rapporte l’AFP.

Plusieurs pistes n’ont cependant jamais été explorées, commente de son côté Me de Caunes, l’avocat des enfants Borrel, notamment celle d' »un trafic d’uranium enrichi impliquant responsables africains et sociétés européennes ». En outre, le juge aurait pu détenir des informations gênantes sur l’attentat du café de Paris à Djibouti en 1990, dans lequel le fils d’un militaire français a trouvé la mort.

« On connaîtra un jour les circonstances de l’assassinat.

Mais aujourd’hui, les blocages politiques restent nombreux », conclut pour sa part l’avocat d’Elisabeth Borrel, Me Morice.

27/03/09 (B491) Compte-rendu de la deuxième journée d’audience devant la Cour d’appel de Versailles, qui avait à juger les deux prévenus en fuite : Hassan Saïd et Djama Souleiman. (ARDHD)

Les personnes présentes sont les mêmes que la veille :

Les parties civiles et leurs conseils :


Cour d’appel de Versailles : Bernard Nicolas,
Mohamed Alhoumékani, Elisabeth Borrel et Ali Iftin,
pendant une interruption d’audience. (Photo ARDHD)
– Elisabeth Borrel,
– Mohamed Alhoumékani,
– Ali Iftin.

Me Arnaud Montebourg absent pour cette deuxième journée, contrairement à la veille, s’était fait excuser.

Pour la défense :

Les deux prévenus Hassan Saïd et Djama Souleiman étaient toujours absents (en fuite ?) et Me Szpiner assurait leur défense.

Dans la salle :


Colonel Ladieh, Chef du bureau militaire de Guelleh, toujours cagoulé…De nombreuses victimes de torture le désignent comme l’un des exécuteurs les plus féroces …
Ibrahim, le toutou d’Hassan Saïd était là, souriant, mais notant tous les éléments pour informer son chef ….

Bien entendu, le plus choquant, était la présence du Colonel Ladieh, Chef du bureau militaire de Guelleh, que de nombreuses victimes ont désigné comme l’un des tortureurs les plus féroces du régime sanguinaire.

Consulter notre dossier sur la torture à Djibouti

Dés la reprise de l’audience, Me Laurent de Caunes, au nom de la partie civile, a demandé à ce que soit noté au compte-rendu, le fait que Mme Morrachini avait violé le secret professionnel, en dévoilant des informations qui figurent au dossier d’instruction pour l’assassinat du Juge Borrel.


Ali Iftin pendant une suspension d’audience
Madame Borrel a repris la parole. C’est avec tout son coeur et une grande émotion qu’elle a rappelé les faits, rien que les faits. Elle a expliqué les raisons pour lesquelles la thèse du suicide était impossible. Elle s’est étonnée de l’intervention pour le moins inopportune (et probablement malveillante) de Madame Morrachini ….

Les avocats des parties civiles ont plaidé pour leurs clients en rappelant qu’il ne faut pas inverser les rôles et transformer en accusé, les témoins et les victimes …

Madame la Procureur a estimé que les délits de subornation étaient matérialisés et elle a requis des peines de prison d’un an avec sursis à l’encontre d’Hassan Saïd et Djama Souleiman, ce qui est le même niveau de réquisition que celui du Procureur en première instance.

Me Szpiner a plaidé ensuite pour les prévenus. Il a reconnu qu’il n’était pas facile de défendre des absents, mais il a tenté de justifier leur absence, avec une mauvaise foi qui a laissé pantois la salle, en expliquant que la République de Djibouti était un état de Droit, avec une opposition reconnue et un Président élu démocratiquement à la majorité … et que cette république souffrait encore des humiliations subies durant la période coloniale ….

A court d’arguments, il a essayé de démontrer que ses clients étaient en fait les victimes d’une machination montée par Ali Iftin et Mohamed Alhoumékani, pour les discréditer. Ce qu’il s’est bien gardé de dire, c’est qu’une plainte en subornation doit reposer sur des éléments de preuve. Pas de preuves en justice, pas de délit !!! Or pour Me Szpiner, celui qui apporte des preuves ne peut qu’avoir poussé le suborneur à la faute … Le coup était bien essayé, mais a-t-il convaincu la cour ?

Le tribunal a fixé le délibéré au 28 mai 2009.

Nous publierons dans les prochains jours, un compte-rendu plus détaillé.

27/03/09 (B491) Le journal de la Flibuste. Deux cargos arraisonnés … Les pirates sont repartis à l’attaque, avec l’amélioration des conditions météorologiques. L’impressionnante armada internationale donne l’impression de manquer d’efficacité, mais le problème est vaste … comme le sont la surface de l’océan et des mers à surveiller (4 articles en Français)

________________________ 4 – XINHUA

Des pirates ont capturé deux cargos européens au large de la Somalie

Deux cargos européens ont été capturés par des pirates au large des côtes somaliennes ces deux derniers jours, d’après une mission de l’Union européenne sur la lutte contre la piraterie dans la corne de l’Afrique jeudi.

« Deux cargos européens ont été capturés dans le bassin somalien ces dernières 24 heures, » a indiqué le Centre de sécurité maritime –de la Corne de l’Afrique (MSCHOA) dans une déclaration postée sur son site internet.

Un cargo grec de 9.000 tonnes immatriculé au Panama, avec 19 membres d’équipage a été attaqué à un peu plus de 724 km à l’Est de Kismaayo mercredi dans l’après-midi, selon la déclaration.

Jeudi matin, un cargo de 23.000 tonnes norvégien immatriculé au Panama a été kidnappé à plus de 402 km à l’est de Kismaayo, a poursuivi le document.

Le Centre de sécurité maritime a publié une alerte, appelant tous les navires dans cette région à être conscients de la soudaine montée des activités de piraterie.

________________________ 3 – A la Une

Nouveaux actes de piraterie en Somalie

Les conditions météorologiques s’améliorant, les pirates somaliens sont de nouveau en maraude dans le golfe d’Aden et dans l’océan Indien, au large de la Somalie. Ils profitent de la baisse des vents d’est qui ne dépassent guère les 5 nœuds.

Le nombre d’attaques repart donc à la hausse. Le phénomène est inquiétant, même si la plupart des tentatives d’arraisonnement se sont soldées par des échecs.

Les attaques redoublent

Dimanche, trois attaques ont été lancées contre des navires en transit dans la zone. Ces raids ont échoué mais le Jasmine Ace, un cargo japonais de 130 mètres de long, chargé de voitures d’occasion, a essuyé des tirs d’armes automatiques alors qu’il se trouvait à 480 milles nautiques (900 kilomètres) au large ! Il a effectué des manœuvres d’évitement et réussi à prendre de la vitesse.

En revanche, deux navires ont eu moins de chance. Mercredi, le Nipayia, un cargo appartenant à un armateur grec avec 19 membres d’équipage à bord, a été attaqué à 450 milles nautiques à l’est du port somalien de Kiasmaayo. Aujourd’hui, le Bow-Asir, un navire de 23 000 tonnes appartenant à un armateur norvégien a été capturé à 250 milles à l’est du même port.

Selon le Bureau maritime international, un bateau-mère croise actuellement au large de la Somalie, dans une zone qui n’est pas couverte par les navires militaires chargés de protéger le trafic maritime et de prévenir les attaques des pirates.

________________________ 2 – Mer et Marine avec AFP

Trois Seychellois otages de pirates somaliens depuis février

Trois Seychellois naviguant à bord d’un voilier ayant quitté l’archipel en février sont retenus en otages par des pirates somaliens, a annoncé jeudi la police seychelloise. Les trois hommes convoyaient un voilier des Seychelles à Madagascar et n’avaient plus donné signe de vie depuis le départ du bateau du port seychellois de Mahé.

« Le voilier a été capturé et se trouve actuellement dans les eaux somaliennes », selon un communiqué de la police seychelloise, qui précise que « le contact a été établi avec les ravisseurs ». « Des discussions sont en cours » avec les pirates pour obtenir la libération des trois hommes, selon ce texte.

« Le gouvernement seychellois condamne (…) tous les actes de piraterie en haute-mer », souligne la police. Les pirates somaliens ont attaqué plus de 130 navires marchands au large de la Somalie l’an dernier, une hausse de plus de 200% par rapport à 2007, selon les chiffres du Bureau maritime international.

Face à cette recrudescence spectaculaire des attaques, de nombreux pays ont dépêché des navires de guerre au large de la Somalie, qui a sombré dans le chaos depuis le début d’une guerre civile en 1991.

________________________ 1 – France Info avec AFP

Deux cargos européens capturés par des pirates somaliens

Deux cargos chimiquiers appartenant à des armateurs européens, l’un grec et l’autre norvégien, ont été capturés par des pirates somaliens au cours des dernières 24 heures, a annoncé jeudi la Force navale européenne Atalante.

Le Nipayia, un cargo de 9.000 tonnes battant pavillon panaméen et appartenant à un armement grec, avec 19 membres d’équipage, a été attaqué mercredi après-midi à 450 milles nautiques à l’est de Kismaayo, un port du sud de la Somalie, selon un communiqué du Centre de sécurité maritime rattaché à Atalante.

Le Bow-Asir, un navire de 23.000 tonnes battant pavillon des Bahamas et propriété d’un armemement norvégien, a lui été capturé à 250 milles à l’est de Kiasmaayo jeudi matin. Les effectifs de son équipage n’ont pas été communiqués.

L’alerte a été donnée aux navires croisant dans ces parages, pour qu’ils soient informées de la recrudescence des activités de piraterie.

27/03/09 (B491) FreeDjibouti – > LA NATION DJIBOUTIENNE EXISTE-T-ELLE ?

Ailleurs dans le monde, dans la majorité des cas, l’existence d’un État a toujours suivi celle d’une Nation. C’est à dire que les individus s’accordaient pour vivre ensemble selon un certain nombre principe en formant une société ou une Nation ; ensuite ils se donnaient un État et des organes à qui ils déléguaient le pouvoir d’édicter des règles.

Ce n’est pas le cas de Djibouti. A partir de la création relativement récente d’un État contemporain, on s’oblige à développer un sentiment d’unité Nationale et une conscience collective et de l’imposer à des hommes et à des femmes issus d’ethnies ayant des traditions et des choix parfois diamétralement opposés.

A l’origine, les tribus ont été forcées, sous la domination coloniale, de se partager le territoire djiboutien, mais elles n’ont jamais choisi de vivre ensemble et ne se sont accordées sur rien.

Pour des raisons d’efficacité dans la répression des résistances qui s’organisaient dans les vastes territoires conquis d’Afrique et dans l’administration de ces mêmes espaces, le colonisateur avait décidé de morceler « les » vastes terres colonisées en unités administratives plus facilement contrôlables et gérables. Il avait effectué le partage des territoires en oubliant volontairement ou par une ignorance coupable, les réalités historiques, culturelles, sociales, ethniques et religieuses des véritables propriétaires de ces terres.

La « Corne d’Afrique » est un exemple caractéristique de la logique de fragmentation qui a été imposée par les puissances européennes pour bien marquer leurs sphères d’influence respectives.

C’est à la suite de ce partage, motivé prioritairement par des calculs et des intérêts étrangers que nous nous sommes retrouvés, dans notre cas, à cohabiter sur cette portion de terre que quelqu’un a appelée « Côte française des Somalis », puis « Territoire des Afar et des Issas » et enfin République de Djibouti, pour noyer toutes les ethnies sous une même bannière.

Que peut-on dire de nous, en tant que citoyens djiboutiens ? Pas grand-chose, sauf que nous sommes devenus des citoyens Djiboutiens parce que cela convenait aux intérêts géostratégiques des grandes puissances dominatrices et présentes dans la région. On pourrait dire que c’est le simple hasard qui a voulu que nous devenions des citoyens djiboutiens !

Ce qu’a construit la domination coloniale.
A Djibouti, vous trouverez des tribus qui, au temps de leurs ancêtres, étaient convaincues de ne pouvoir exister et survivre que par la force des armes. Des tribus de guerriers, disons-le.

Disons-le, car c’est un fait incontestable ! C’est une vérité de dire qu’à Djibouti, les objectifs, les coutumes et les modes de fonctionnement des membres des nombreuses tribus qui sont représentées, diffèrent encore de manière trop forte et qu’ils sont parfois incompatibles. C’est un autre constat.

Si tous les Djiboutiens doivent se dire aujourd’hui qu’ils sont frères et sœurs au nom d’une revendication quelconque ou par la magie d’une rhétorique politicienne, il demeure qu’ils n’ont pas le sentiment de partager les mêmes racines, ni une culture commune, ni même une histoire semblable. On pourrait dire que les seule choses qu’ils partagent sont la période de domination coloniale.

Alors existe-t-il une Nation djiboutienne ?

Personnellement, j’en doute ! Et pourtant ce serait souhaitable : partager une terre avec des objectifs non contradictoires, vivre en communauté dans le respect de règles communes et égalitaires

Comme cela ne semble pas être le cas, peut-on dire que la Nation djiboutienne, même si elle existe sur le papier, ne dispose pas des fondements habituels d’une véritable Nation, qui sont facilement identifiables dans d’autres pays ?

De l’absence d’une véritable Nation naissent toutes sortes de difficultés parmi lesquelles celles des principes étatiques et démocratiques.

Sachant la faiblesse de l’Etat, des bandes d’opportunistes s’attribuent (s’auto-attribuent ?) des prérogatives institutionnalisées et ils harcèlent périodiquement la communauté.

Que faisons-nous concrètement pour résoudre les problèmes ?

Rien ou pas grand-chose. Nous ne manifestons pas un véritable désir de vivre ensemble dans la même Nation. Certains groupes de Djiboutiens ont défini leurs critères pour différencier à leurs yeux, qui est un vrai djiboutien et qui est un djiboutien étranger.

Le problème, c’est que ces deux types de djiboutien n’ont pas les mêmes origines, alors ils ne peuvent circuler sur le même chemin. Du coup, la cohabitation devient conflictuelle. Nous avons été contraints de subir un faux départ et aujourd’hui, nous ne faisons rien, pour corriger les erreurs commises dans le passé.

Hormis le sol djiboutien à partager, nos points communs se réduisent à l’expression de notre imagination et à nos fantasmes. En balayant Djibouti du nord au sud, nous n’avons culturellement, historiquement, socialement et religieusement aucun repère sur lequel nous pourrions bâtir un terrain d’entente. Si certaines ressemblances sont quand même au rendez-vous, elles ne sont pas en adéquation avec l’expression de nos sentiments, de nos croyances et de notre réalité quotidienne.

Le tableau est noir, mais le rêve est encore possible

Si l’on reportait sur un tableau en bois, tout ce qui dit ci-dessus, on aboutirait à un constat forcément noir. Mais, le noir est une couleur.

A mon avis, il est encore possible de repeindre le tableau en blanc.

La première question n’est pas « comment va-t-on procéder ?» Il faut d’abord se demander la majorité le souhaite, étant clairement précisé que toutes les fractions, tribus ou ethnies, s’abstiendrons de rechercher dans ce processus, la façon de dominer les autres au final ?

Il faut se demander si nous en rêvons tous ? Avons-nous sincèrement le désir de vivre encore ensemble ? Mon frère ou ma sœur, pose-toi la question et réponds sincèrement pour toi-même d’abord. Si l’envie n’est pas là alors ne perds pas ton temps et réclame ce que tu désires. Et si l’envie de vivre ensemble est encore là alors, exprime-le, manifeste-toi et militons pour la convergence.

Pour donner une image, nous n’allons pas simplement mettre la peinture blanche sur le tableau pour masquer et garder le noir en arrière plan. Nous devons d’abord poncer le tableau jusqu’à retrouver la couleur du bois afin d’enlever la peinture noire et ensuite commencer par mettre la belle couleur toute blanche. La Nation djiboutienne est à créer. Il faut la créer. Il faut vouloir la créer, travailler dans ce sens et en rêver.

Accordez une chance à ceux qui rêvent de l’unité et de la vraie Nation djiboutienne. Le bonheur est peut-être au bout de ce rêve.

Pour nous qui voulons rêver encore une fois, ce n’est pas la mort physique que nous redoutons le plus. Nous n’avons pas peur des personnes ivres de violence qui peuvent détruire notre corps physique, car nous savons d’avance que notre esprit est plus fort que le leur et qu’il leur survivra.

Notre esprit est un esprit de paix, d’unité, d’amour et de justice. Il ne peut que vaincre !

Je parle d’un corps parce que nous avons un esprit et un rêve donc nous constituons un seul et même corps.

Nous avons peur du sifflement des balles qui pourraient interrompre notre beau rêve. Nous avons peur de ne pas pouvoir le raconter, demain, à nos enfants ni l’écrire pour laisser le témoignage aux futures générations. Nous avons peur que les vieux réflexes des temps anciens, entraînent un échec, qui viendrait interrompre notre beau rêve de vivre ensemble comme des être humains normaux.

C’est la raison pour laquelle nous réclamons depuis toujours une certaine tranquillité sans menaces, afin que l’harmonie et la paix du cœur libèrent notre esprit qui retrouvera non seulement sa capacité de rêve, mais aussi la force de l’accomplir.

Pour le moment, il y a trop d’obstacles et d’épreuves à surmonter. Nos esprits sont mobilisés en permanence par la nécessité de se protéger des harcèlements, des comportements retardataires, par la peur de s’exprimer librement, par les problèmes économiques et matériels, par la dénonciation des injustices …

Comment conduire notre rêve jusqu’à sa réalisation, dans ces conditions ?

Ce que nous demandons n’est pas exagéré. Ce n’est pas une dépense publique non plus. Il suffit de le vouloir et de s’en donner les moyens.

N’ayons pas peur des mots.

Les questions sont nombreuses. Débattons de manière utile et gardons à l’esprit que nous sommes à la recherche de solutions qui apporteraient du bien-être et du bonheur au plus grand nombre possible de djiboutiens.

Vos opinions seront très utiles, ainsi que vos questions

J’encourage chaque Djiboutienne et chaque Djiboutien à se poser ces questions et de penser à nos enfants, qui auront, si nous agissons, le bonheur et la fierté d’appartenir à une véritable Nation avec des valeurs librement acceptées et partagées.

Les djiboutiens veulent-ils vraiment former une véritable Nation ? Ce désir existe-t-il au fond ?

FreeDjibouti

freedjibouti@windowslive.com

http://afraissas.over-blog.com

P.S. Si nous ne sommes pas une Nation, alors que faisons-nous sur ce territoire de 23.700 km2 ? Avons-nous encore le moyen de nous opposer sur des différences de culture, d’habitudes ou de tradition ? Sommes-nous incapables de nous accorder sur des principes fondamentaux et une vision identique afin de co-habiter en paix et en sécurité, tout en conservant nos traditions ?

27/03/09 (B491) Nouvelles de Somalie … Un ministre blessé à Mogadisco. Manifestations contre l’interdiction de la consommation de Kaht et arrestations … (4 articles en Français et en Anglais)

___________________________ 4 – XINHUA (Chine)

Des islamistes somaliens confirment l’arrestation de cinq ressortissants kenyans

Le mouvement islamiste Al- Shabab a déclaré jeudi avoir arrêté cinq Kenyans qui sont entrés mercredi illégalement en Somalie.

Cheikh Hassan Jibriil, un commandant d’Al-Shabab à Bula Hawo, où les Kenyans sont détenus, a dit que son mouvement a arrête les cinq hommes pour l’entrée illégale en Somalie et enquêtait maintenant sur les vrais raisons de leur venue dans le pays.

Mais selon les autorités kenyanes, la milice somalienne a enlevé mercredi quatre responsables de l’éducation et leur chauffeur près de la frontière commune entre les deux pays. Les enseignants ont traversé la frontière de la ville kenyne de Mandera pour faire quelques achats.

La frontière commune entre les deux pays est généralement ouverte à la libre circulation des personnes pour qu’ils puissent faire du shopping sur les deux côtés de la frontière.

« Les enseignants ne sont pas les otages et ils ne sont pas enlevés par nous, mais ne sont que détenus pour être interrogés, tout comme tous les autres pays du monde l’aurait fait », affirmé Cheikh Jabril, cité par la presse locale.

« Ils sont en Somalie, mais pas au Kenya, ils doivent avoir des papiers nécessaires pour entrer dans notre pays », a-t-il ajouté.

___________________________ 3 – PressTV (Iran) (En Anglais)

Les milices d’Al Shebaab procèdent à l’arrestation d’une cinquantaine de personnes qui manifestaient à Baïdoa contre l’interdiction de consommer du Khat. //
Al-Shabaab nabs 50 over Khat ban demo

Al-Shabbab fighters have arrested more than 50 people in the southern Somali town of Baidoa for staging a protest against a ban on Khat.

Witnesses said hundreds of people took to the streets of Baidoa and blocked major roads in the city which consequently prompted Al-Shabba fighters to disperse the protestors using live bullets, Press TV correspondent reported.

The report added that Al-Shabaab militants went on rampage after the demonstration subsided, and destroyed kiosks used by traders to sell the popular narcotic drug in the town.

Al-Shabaab, which controls the southern Somali town imposed a ban on the sale of Khat, on Tuesday.

Khat leaves, used by Somalis for centuries, are known for their energy-giving qualities, and for making people more relaxed, talkative and friendly.

They are also said to improve sexual prowess — although in some men it can actually have the opposite effect.

In 1993, fighters boosted by khat took on the US Marines in Mogadishu.

US military chiefs, who lost 18 soldiers during Operation Restore Hope in 1993, were amazed by the endurance of Somali militiamen who fought on for days boosted by Khat.

Many Somalis believe Khat is no more dangerous or anti-social than alcohol or tobacco and should not be criminalized. This is partly due to the fact that the Somali community has high levels of unemployment and non-engagement with the rest of society.

Somalia, located at Horn of Africa, has been mired in political and military anarchy since 1991 when Mogadishu warlords toppled former president Siad Barre.

___________________________ 2 – Le Figaro avec AFP

Somalie/attentat: un ministre blessé

Le ministre de l’Intérieur somalien, Abdukadir Ali Omar, a été blessé ce matin à Mogadiscio dans un attentat visant sa voiture qui a tué deux civils et un de ses gardes du corps, a-t-on appris de source officielle.

« Il a été la cible d’une bombe placée sur le bas-côté de la route. Il a été blessé mais ce n’est pas trop grave. Un de ses gardes du corps a été tué », a déclaré à l’AFP sous couvert d’anonymat un responsable gouvernemental. L’attaque a eu lieu vers 09h30 (06h30 GMT) dans le quartier du grand marché de Bakara, l’un des plus dangereux de la ville, ont précisé des témoins.

Selon ces témoins, deux passants ont également été tués par l’explosion de la bombe.
Mercredi, quatre policiers somaliens avaient té tués par balles et un cinquième blessé à Mogadiscio lorsque des assaillants circulant à bord de deux véhicules ont ouvert le feu sur eux, selon la police.

La Somalie, pays pauvre de la Corne de l’Afrique, est déchirée par une guerre civile depuis 1991.

___________________________ 1 – L’Express avec Reuters

Les islamistes somaliens tentent d’interdire le khât

Un millier d’habitants de Baïdoa, à 200 km à l’ouest de Mogadiscio, ont manifesté pour protester contre la décision de la milice islamiste « Al Shabaab » (Jeunesse) au pouvoir d’interdire le khât.

Un millier d’habitants de Baïdoa, à 200 km à l’ouest de Mogadiscio, ont manifesté pour protester contre la décision de la milice islamiste « Al Shabaab » (Jeunesse) au pouvoir d’interdire le khât. La mastication des feuilles de cet arbuste des hauts plateaux d’Abyssinie produit des effets hallucinogènes. (Reuters/Abdiqani Hassan)

La mastication des feuilles de cet arbuste des hauts plateaux d’Abyssinie produit des effets hallucinogènes.

Mâcher des feuilles de khât acheminées tous les jours d’Ethiopie par petits avions est une tradition très ancrée dans la Corne de l’Afrique et la Péninsule arabique.

« Al Shabaab », que l’on dit proche d’Al Qaïda et se bat contre le gouvernement somalien et le contingent de paix africain de l’Amisom, s’est emparé l’an dernier de Baïdoa, ancien siège du Parlement de transition, dans le cadre de son offensive dans le sud du pays.

Les Somaliens, qui appartiennent traditionnellement à une branche modérée de l’islam, reconnaissent que la milice islamiste rétablit la sécurité dans les zones passées sous son contrôle. Mais ils se plaignent de pratiques et de modes de vie austères contre lesquels il se rebellent.

Selon des témoins, les protestataires sont descendus dans les rues de Baïdoa pour manifester leur colère, allant jusqu’à lancer des pierres aux « Al Shabaab », qui ont tiré en l’air pour disperser la foule.

Une cinquantaine de personnes ont été interpellées et les miliciens ont détruit des rangées de kiosques proposant du khât.

AFFLUX D’ARMES ET DE COMBATTANTS ÉTRANGERS

Hasan Derow, le chef militaire local des « Shabaab », a déclaré à Reuters que ses hommes traquaient les organisateurs de la manifestation. « Nous réprimerons la population locale d’une main de fer », a-t-il promis.

Par ailleurs, la milice islamiste a invité la population à redoubler ses attaques contre les soldats de la paix de l’Amisom tant que l’Union africaine accroîtrait ses effectifs en Somalie.

« Nous invitons tous nos frères musulmans à continuer de se battre contre l’arrivée d’infidèles dans notre pays. Il est temps que les moudjahiddine redoublent leurs attaques contre la force africaine tant que celle-ci continuera à envoyer des militaires en Somalie », écrit la milice sur un site internet.

« Nous avons à notre disposition une génération prête à se battre par tous les moyens possibles tant que l’Amisom sera présente chez nous ».

L’Ouganda a déployé cette semaine en Somalie un bataillon supplémentaire de l’Amisom, dont les effectifs tournent désormais autour de 4.500 soldats.

Des habitants de Baïdoa et d’une autre localité aux mains des « Shabaab », Kismayo, port de l’extrême sud situé à la frontière avec le Kenya, font état de l’arrivée ces dernières semaines de combattants étrangers – arabes, est-africains, asiatiques – revêtus de la tenue verte et du masque noir de la milice islamiste.

Des diplomates de la région font aussi état d’informations crédibles sur l’acheminement d’armes dans les zones contrôlées par les Shabaab.

27/03/09 (B491) Petites nouvelles du Front. Suni Saigal qui cumule ses fonctions de représentant du PNUD avec un poste dans l’ordre prestigieux des brosses à reluire, refait parler de lui. Où cela ??? Mais dans l’ADI, bien sur. Et il re-re-cire les « souliers » de Guelleh et de son système à tendance maffieuse, sinon totalitaire …


Suni Saigal, représentant du PNUD à Djibouti et membre honorable de l’Ordre prestigieux des Brosses à Reluire.

L’ADI nous apprend que le PNUD va financer des opérations dans le cadre de Bonne Gouvernance: et qu’il apporte son soutien (financier et moral) au Secrétariat général du gouvernement.

Bravo M. Saigal !

Les populations djiboutiennes qui souffrent de ce régime qui accapare à son seul profit, toutes les richesses, y compris probablement, les subventions du PNUD, apprécieront certainement votre dernier geste (en date) à sa juste valeur :

c’est à dire le soutien officiel du représentant du PNUD, en faveur de la pérennisation de la dictature et non de celle de la Bonne gouvernance.

_________________________________ Extrait de l’ADI

Le Secrétaire général du gouvernement, M. Mohamed Hassan, et le Représentant résident du PNUD à Djibouti, M. Sunil Saigal, ont cosigné ce mercredi le plan d’actions relatif à l’appui du PNUD au Secrétariat général pour l’année 2009.


Humour par Roger Picon
A travers la signature de ce plan d’actions, le PNUD compte booster les activités liées à la bonne gouvernance en République de Djibouti, avec notamment la mise en œuvre d’un projet portant appui au Secrétariat général du Gouvernement, et un autre relatif au renforcement des indicateurs de suivi de la gouvernance démocratique.

Le premier projet concerne toutes les activités liées à la promotion de la bonne gouvernance dans notre pays, à savoir l’amélioration de l’accès à l’informatique juridique et judiciaire ; l’harmonisation et la codification des textes juridiques. (…)

27/03/09 (B491) LDDH : La Détention Arbitraire du Père SANDRO légalisée « a posteriori » par un jugement rendu « sur mesure » ?



Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 26 MARS 2009

La Détention Arbitraire du Père SANDRO
légalisée « a posteriori »
par un jugement rendu « sur mesure » ?

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) a toujours dénoncé le manque total d’indépendance de la Justice, surtout lorsque les procès sont des procès bidons à hautes résonances politiques très souvent sous la houlette du Premier Magistrat.

Dans la l’Affaire du Père SANDRO, cette fois encore la Justice Djiboutienne semble s’être alignée aux ordres venus d’En Haut.

Procès pris en otage en arrière-plan d’une Affaire « d’assassinat » dite Affaire Borrel, qui ne concerne, ni de près ni de loin, le Père SANDRO. Quand bien même, deux romanciers se sont donnés pour objectif de médiatiser à leur manière une Affaire actuellement instruite par la Justice Française.

Aujourd’hui, le 26 mars 2009, le Juge du Tribunal Correctionnel de Djibouti, a pratiquement suivi le réquisitoire du Ministère Public en condamnant le Père SANDRO à cinq mois d’emprisonnement dont trois mois et quatre jours de prison ferme.

La Ligue Djiboutienne des Droits humains (LDDH) ose espérer que le jugement sera rédigé dans les plus bref délais, pour nous permettre de connaître les motifs qui ont été retenus et si des faits réels existent.

Il est vrai qu’à Djibouti, lorsque les Juges n’arrivent pas à motiver leurs decisions, ils ne rédigent pas le jugement ni ses attendus …

Bon nombres de Justiciables Djiboutiens sont victimes non seulement de l’arbitraire des décisions conformes à la volonté gouvernementale, mais aussi par l’arbitraire de la non rédaction des jugements, ce qui les prive de tout recours et moyens d’action.

Djibouti terre de rencontre est-elle entrain d’échouer à cause des Injustices commises au Palais de Justice, ce qui ne peut que contribuer à faire fuir les investisseurs étrangers potentiels, mais surtout à entraîner une partie importante de la population, à la révolte.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

27/03/09 (B491) Soeur Marie-Paule M. avoue humblement devant la Cour d’appel de Versailles, qu’elle a eu la « Révélation » au Goubet devant l’ïle du diable. (Humour – ARDHD)

Durant sa très longue intervention (90 minutes !!), Soeur Marie-Paule Morrachini a dévoilé en exclusivité à la Cour d’appel de Versailles, qu’elle avait eu une « Vision » en découvrant le Goubet.

Elle a avoué, sans aucune honte, la révélation qu’elle avait reçue, en disant à peu près ceci : « Quand j’ai vu l’endroit où l’on a retrouvé le corps de Bernard Borrel, j’ai compris que c’était un endroit où l’on se suicide, pas un endroit où l’on se fait tuer ».

Partant de cette révélation (divine ?), elle a expliqué pourquoi elle avait inversé le sens de son instruction et qu’elle soutenait toujours la thèse du suicide …. en dépit du communiqué que le Procureur de Paris a diffusé en 2007 pour confirmer que la thèse de l’assassinat était la seule piste suivie par l’instruction, au regard des éléments du dossier et que la thèse du suicide était écartée.

Que c’était beau, que c’était doux à entendre ! Soeur Marie-Paule touchée par la Grâce, Soeur Marie-Paule, élue et privilégiée d’un « Dieu »(?) qui lui avait envoyé une « Vision » « incontestable ».

Bref, elle a tenté de faire reculer l’histoire et n’a pas convaincu, grand monde, semble-t-il, puisque même l’avocat attitré de la République de Djibouti et conseil des prévenus, Me Szpiner n’a pas démenti la thèse de l’assassinat, qu’il a estimé, comme il l’avait fait lors de la première audience, comme étant la plus probable.

Doit-on attendre l’annonce prochaine, de l’entrée de Soeur Marie-Paule, dans les ordres ….? Privilégiera-t-elle les carmélites ? Elle aurait peut-être raison, car elle pourrait être beaucoup plus appréciée pour son silence ….???

La question que l’on peut se poser est de savoir pourquoi M.P. Morrachini est intervenue à l’audience, (intervention qui, selon les informations en notre possession n’aurait été signifiée « à la partie civile » qu’au tout dernier moment, c’est à dire à la veille du procès et en plus à une heure fort tardive. Pourquoi cette longue intervention, dont le contenu dépassait largement les faits que la Cour avait à juger, c’est à dire la subornation de témoins ?

Pourquoi est-elle venue « jeter » à la face d’Elisabeth Borrel, en audience publique, une thèse qui ne tient pas la route, mais qui a été considérée comme une manoeuvre pour tenter de la blesser et surtout de disqualifier la mémoire d’un magistrat (comme elle) assassiné au cours d’une mission au service de la France ?

Pour quelles raisons Soeur Marie-Paule, touchée par la Grâce divine, n’a-t-elle pas eu à l’endroit du combat reconnu, juste et courageux d’Elisabeth Borrel et de ses enfants, la moindre parole de compassion, contrairement, rappelons-le, à la majorité des avocats qui ont plaidé, même contre la veuve du Magistrat, dans les affaires récentes de plainte en diffamation ?

Soeur Marie-Paule a-t-elle agi en service commandé, pour déstabiliser Elisabeth Borrel et tenter en déplaçant la discussion, d’occulter les responsabilités pénales des prévenus ? On ne le saura probablement jamais, mais son intervention a, pour le moins, étonné tous les personnes présentes et elle a été fort mal accueillie. Des témoins affirment que Soeur Marie-Paule aurait quitté le Palais dans une voiture où se trouvaient déjà Me Szpiner et le Colonel Ladieh. Cette information ne permet quand même pas d’émettre des conclusions hâtives ou hasardeuses.

La partie civile n’a pas manqué d’ailleurs de faire remarquer que Mme Morrachini avait violé le secret professionnel à plusieurs reprises et cela a été noté au compte-rendu de l’audience.

Dans les couloirs, chacun se demandait si le lobby « Chiraco-pro-Guelleh » ne disposait pas encore d’adeptes à des postes bien placés et si le placard de l’Elysée n’en contiendrait pas quelques uns, au milieu d’autres dossiers classés « inavouables » … ?