Articles

30/03/09 (B492) Nouvelles de Somalie (8 articles en Français et en Anglais)

______________________ 8 – Courrier international

SOMALIE • Le tabac et la drogue prohibés

Les islamistes qui occupent le sud de la Somalie, le long de la frontière avec le Kenya, ont annoncé la prohibition totale du tabac, du khat, une pâte à mâcher dont la consommation est très répandue dans la région, ainsi que de toute substance contenant de la drogue.

Le chef des islamistes de la région, Tayeb Mohamed, a également annoncé que les contrevenants seraient très sévèrement punis, rapporte le quotidien de Nairobi, Daily Nation.

Ces mesures risquent de peser lourd sur le commerce entre les deux régions frontalières. Les cigarettes et le khat vendus dans le nord du Kenya passent en effet par la région de Dhobley concernée par ces mesures.

______________________ 7 – L’Express avec Reuters

La police kényane accusée d’abus contre les réfugiés somaliens

Des centaines de milliers de réfugiés somaliens sont victimes d’abus et de racket au Kenya de la part de policiers corrompus et violents, accuse l’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW).

L’organisation accuse en outre les autorités kenyanes d’expulser de force et de renvoyer ainsi vers des zones de guerre des centaines de demandeurs d’asile somaliens qui cherchent à atteindre les camps de réfugiés, selon un nouveau rapport, intitulé "De l’Horreur au désespoir: la crise oubliée des réfugiés somaliens au Kenya".

Plus de 250.000 réfugiés vivent dans les trois camps surpeuplés de Dadaab, situés dans le nord-est, aride et miséreux, du Kenya.

Les organisations humanitaires s’attendent à l’arrivée de 100.000 nouveaux réfugiés cette année – des Somaliens fuyant les combats qui opposent les islamistes au nouveau gouvernement modéré en place à Mogadiscio.

"Ceux qui fuient les violences en Somalie ont besoin de protection et d’aide, et au lieu de cela les attendent de nouveaux dangers, des abus et des privations", lit-on dans le rapport.

HRW a recueilli les témoignages de dizaines de réfugiés qui parlent de la corruption routinière des policiers, lesquels rançonnent les Somaliens à leur arrivée dans les camps ou lorsqu’ils les quittent pour d’autres régions du Kenya.

______________________ 6 – AFP

Kenya: une ONG dénonce des retours forcés de réfugiés somaliens par la police

Des centaines de Somaliens fuyant le conflit dans leur pays pour se réfugier au Kenya ont été refoulés par la police kényane, qui se livre à de nombreux abus, a dénoncé lundi Human Rights Watch (HRW).

Le sort des réfugiés somaliens a été considérablement aggravé par la fermeture en 2007 de la frontière kényo-somalienne tandis que les autorités ferment les yeux sur la corruption de la police et les abus de ses officiers à la frontière, rapporte l’organisation de défense des droits de l’Homme.

La police kényane a rejeté en bloc ces "allégations (…) délibérément falsifiées et destinées à discréditer les efforts du gouvernement", dans un communiqué.

Malgré la fermeture de la frontière, environ 60.000 Somaliens sont entrés au Kenya en 2008, soit une moyenne de 165 par jour, pour trouver un abri notamment dans l’un des camps surpeuplés du nord-est du pays, ajoute HRW dans un rapport de 58 pages intitulé "De l’horreur au désespoir".

Cette situation a conduit "la police kényane à renvoyer des demandeurs d’asile et des réfugiés en Somalie en violation des obligations fondamentales du Kenya au regard des lois internationales et de sa législation sur les réfugiés", dénonce HRW.

"La police kényane place en rétention les nouveaux arrivants, cherche des pots-de-vin, parfois en faisant usage de menaces et de violences, y compris sexuelle, et déporte en Somalie ceux qui sont incapables de payer", selon le rapport.

Le Kenya a fermé sa frontière avec la Somalie en janvier 2007 peu après le début de l’intervention des troupes éthiopiennes contre les forces des tribunaux islamiques qui contrôlaient alors la majorité du sud et du centre du pays, afin d’empêcher ces combattants en déroute de se réfugier sur son sol.

Le Kenya a également contraint le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) à fermer son camp de transit à la frontière, tout en lui permettant d’enregistrer près de 80.000 réfugiés dans les trois camps de Dadaab (nord-est) sur la période 2007/2008.

HRW dénonce également le surpeuplement de ces camps conçus pour accueillir 90.000 personnes et qui en abritent à présent 255.000.

Le surpeuplement a entraîné des pénuries de nourriture, d’eau et de soins et les nouveaux arrivants sont contraints de dormir à la belle étoile.

"Le Kenya devrait immédiatement mettre un frein aux abus de la police et débloquer de nouvelle terres pour des camps supplémentaires", demande l’ONG installée à New York.

"Il est connu de tous que le Kenya accueille près de 500.000 réfugiés somaliens qui ont fui la guerre civile dans leur pays. Depuis la chute du régime de Siad Barre il y a 17 ans, près de 95% des réfugiés somaliens ont transité par le Kenya", a rappelé le porte-parole de la police Eric Kiraithe, ajoutant que son pays traite les réfugiés avec "dignité".

"En conclusion, les allégations mensongères et fabriquées de l’ONG (…) sont écartées avec dédain", ajoute-t-il dans le communiqué, soulignant "le travail important des officiers de police et de l’immigration à la frontière".


______________________ 5 – Afrique en Ligne

Afflux de réfugiés somaliens dans les camps de Dadaab

L’élection d’un nouveau président en Somalie au début de l’année n’a pas réussi à stopper le flot de Somaliens cherchant refuge dans les camps surpeuplés de Dadaab, au nord-est du Kenya, a rapporté l’agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

Depuis le début de l’année, plus de 20.000 nouveaux arrivants ont été enregistrés dans les trois camps composant le complexe de Dadaab – Hagadera, Ifo et Dagahaley – d’après un communiqué du HCR.

Beaucoup de nouveaux arrivants interviewés par le HCR pointent du doigt l’insécurité grandissante, surtout dans les régions du milieu et du bas de Juba, en plus de la sécheresse et du manque de vivres comme les principales causes de leur départ de la Somalie.

Plusieurs d’entre eux ont exprimé leur pessimisme quant au retour, dans le court terme, de la paix dans leurs localités respectives.

Malgré l’élection en janvier d’un islamiste modéré, Sheik Sharif Sheik Ahmed, à la présidence de la Somalie, l’insécurité règne encore dans beaucoup de parties du pays, ce qui explique pourquoi les élections avaient dû être organisées parmi les législateurs somaliens à Djibouti.

Le HCR continue de recevoir et d’enregistrer de nouvelles arrivées de réfugiés Samoliens en dépit du fait que la capacité des camps soit très largement dépassée.

Les camps conçus il y a presque deux décennies pour recevoir un nombre total de 90.000 personnes en comptent aujourd’hui plus de 261.000, rendant le complexe de Dadaab un des plus grands et plus peuplés sites de recasement du monde.

Le HCR est en négociation avec le gouvernement kenyan pour l’attribution de nouvelles terres pour la construction de nouveaux sites, mais rien n’est encore finalisé.

"Nous avons donc d’énormes difficultés pour recevoir et loger les réfugiés", a déclaré le porte-parole du HCR, qui a ajouté qu’il est urgent pour le gouvernement d’attribuer dès que possible des terres, "où nous pourrons construire d’autres camps et ainsi décongestionner les camps déjà existants et nous préparer à recevoir plus de personnes au cas où la tendance actuelle persisterait".

Près de la moitié des nouveaux arrivants sont des femmes et des enfants et beaucoup d’entre eux sont épuisés après un voyage sur de longues distances, souvent sur des routes détournées pour éviter d’être pris par des bandes armées en traversant la frontière.

Certains viennent d’aussi loin que Mogadiscio, la capitale somalienne, faisant un voyage de 8OO kilomètres.

A leur arrivée, ils cherchent des parents, des alliés où des membres de leur clan dans les camps de Ifo et de Dagahaley, le HCR ne disposant plus de terres à leur octroyer pour leur survie.

"Nous craignons que cette situation ne se détériore davantage une fois commencée la saison des pluies à cause des contraintes d’abris. La prochaine saison des pluies est prévue en début avril", a déclaré le porte-parole du HCR.

Les camps de réfugiés de Dadaab avaient été créés en 1991 et 1992, suite à la chute du gouvernement de Siad Barre en Somalie.

A rappeler que la guerre civile qui sévit en Somalie depuis 18 ans a déjà occasionné des millieers de morts et des déplacements massifs de populations.

_______________________ 4 – La Croix avec AFP

Somalie: les islamistes invitent les humanitaires à "agir librement"

Le groupe islamiste radical des shebab, qui contrôle la majeure partie du centre et du sud de la Somalie, a invité dimanche les organisations humanitaires internationales à venir secourir les milliers de personnes menacées par la faim en raison de la sécheresse.

"Nous déclarons aux organisations humanitaires qu’elles peuvent agir librement pour aider des milliers de personnes dans les zones frappées par la sécheresse", a indiqué le commandant shebab Sheikh Mukhtar Robow à des journalistes.

"Nous apprécions la manière dont elles (les organisations humanitaires) ont aidé les populations par le passé et nous souhaitons qu’elles continuent", a-t-il ajouté.

Les travailleurs humanitaires sont fréquemment visés par des hommes armés en Somalie, pays en proie à la guerre civile depuis 1991, où près de 3,25 millions de personnes, soit presque la moitié de la population, ont besoin d’aide.

Les enlèvements fréquents compliquent la délivrance d’aide humanitaire aux populations les plus touchées.

Le 16 mars, quatre employés des Nations unies ont été enlevés dans le sud du pays avant d’être relâchés quelques heures plus tard. Depuis août 2008, quatre employés du Programme alimentaire mondial (PAM) ont été tués en Somalie.

_______________________ 3 – ADI
(Guelleh reçoit son copain et protégé … – Note ARDHD)

Le Chef de l’Etat djiboutien reçoit son homologue somalien, Sharif Sheikh Ahmed

Le Président djboutien Ismaïl Omar Guelleh, a reçu ce vendredi dans sa résidence privée de Haramous, son homologue somalien Sheikh Sharif Sheikh Ahmed, qui est arrivé jeudi soir à Djibouti en provenance de Tripoli (Libye).

Le Chef de l’Etat somalien revient d’un long périple diplomatique, qui l’a conduit notamment au Kenya, en Ouganda, au Burundi, au Rwanda, au Soudan, et en Libye.

Les discussions ont porté sur les relations bilatérales et les efforts du nouveau gouvernement somalien pour la consolidation de l’autorité de l’Etat sur tout son territoire.

Le dirigeant somalien a également informé son homologue djiboutien sur les entretiens qu’il a eus avec les leaders politiques des six pays africains visités dans le cadre de sa tournée.

Ont assisté à cette rencontre, le ministre des Biens waqfs et des Affaires musulmanes, Dr. Hamoud Abdi Souldan, et le Secrétaire général de la présidence Ismaïl Houssein Tani.

Rappelons que le Président somalien était accompagné d’une importante délégation comprenant notamment le ministre des Ressources hydrauliques, ainsi que le ministre de l’Emploi.

Sheikh Sharif Sheikh Ahmed a quitté Djibouti en fin de matinée à destination de Mogadisho, la capitale somalienne.

YHB

_______________________ 2 – Shabelle (En Anglais)

Un notable Hirab affirme qu’un accord de cessez-le-feu aurait été conclu à Mogadiscio. // Hirab elders say ‘ceasefire agreement was reached in Mogadishu’

Sheik Muse Agaweyne, a chairman of Hirab traditional elders has said on Sunday that they had talked to the warring sides who fought recently in Yaqshid district in the Somali capital Mogadishu and agreed on a ceasefire agreement between them.

Sheik Muse Agaweyne said that they had met with both rival forces and had direct and indirect talks about how the fighting would be stopped saying that they lastly accepted to reach ceasefire agreement and relocate the forces to solve the problems and reach peace.

Sheik Agaweyne told Shabelle radio that they had sent committees to end the disagreement between the two rival sides who were fighting in Yaqshid district in Mogadishu over the past three days killing 10, injuring more than 30 in the fighting and he urged the committees to work the peace.

The statement of Hirab traditional elders comes as heavy fighting between some of the Somali Islamist insurgents in Mogadishu claimed lives and loss of property


_______________________ 1 – Shabelle avec AP (En Anglais)


L’UA va envoyer des troupes supplémentaires en Somalie. // African Union to send more troops to Somalia

The African Union will soon send more peacekeepers to protect the government of war-ravaged Somalia, a spokesman said, but he did not say how many would be deployed.

The Somali government had asked the AU to nearly double its current deployment of troops to the maximum 8,000 allowed by an agreement struck in 2007, Nicolas Bwakira, AU envoy for Somalia, told The Associated Press Friday.

AU members have previously been unwilling to send troops because of the high level of violence by Islamist insurgents against Somali and Ethiopian forces backing the government.

Bwakira did not say which countries would send troops nor how many.

Somalia has not had a functioning government since clan-based militias overthrew a socialist dictator in 1991.

The AU has been in the country since March 2007, and last weekend the number of soldiers reached 4,000 for the first time. Bwakira said the organization was planning to put in more troops.

"We are doing it now. We will send more troops to Somalia soon," he said.

The AU is seeking to put more troops into the country amid concerns that the insurgents will make further gains against a weak government that controls only small pockets of territory.

The Islamists, along with powerful clan elders and clerics, have called for the AU troops to leave the country. Last month a suicide attack killed 11 Burundian peacekeepers and injured 15 others.

The country’s new president, former Islamist fighter Sheik Sharif Sheik Ahmed, has not commented publicly on the issue of increasing the number of foreign troops since he took power but has previously opposed the presence of foreign troops on Somali soil. On Saturday, he said his "government needs help until it can stand by itself."

Deployment of more AU forces could hamper Ahmed’s efforts to draw his former Islamist allies into a U.N.-sponsored peace process. So far they are still fighting the government.

The previous administration fell partly due to popular anger against the presence of Ethiopian troops who left in January 2009 after two bloody years. After they left, parliament elected Ahmed as the country’s new president.

30/03/09 (B492) Radio-Trottoir : un lecteur propose de dresser la liste des fonctionnaires "bras cassés". Il fournit un premier contingent, mais souhaite que les Djiboutiens apportent leur contribution pour compléter la liste. (Info lecteur)

Qu’est-ce qu’un « bras cassé » ?

Il s’agit d’un fonctionnaire qui n’a plus aucun travail ni responsabilité, qui ne vient plus jamais à son bureau, mais qui conserve son statut de l’agent de l’Etat et tous les avantages qui lui sont liés, en particulier … la rémunération.
_____________________________________ Info lecteur

Voici le premier contingent. Il devra être complété avec l’aide des Djiboutiennes et des Djiboutiens.

Ahmed Samireh ancien maire, ancien Trésorier de Djibouti « bras cassé dépuis deux ans »
Ahmed Doubed ancien Directeur des finances « bras cassé dépuis 18 ans ».
Abdallah Youssouf ancien chef du service des Contributions directes « bras cassé dépuis 15 ans » !!!

Tous ces djiboutiens pourraient toucher un salaire mensuel non jusitifié par un travail, de plus de 400.000 Fdj, alors que le pays est en récession. Que donnent-ils, qu’ont-ils donné pour bénéficier d’une telle injustice ???

29/03/09 (B492) Le journal de la Flibuste … Un nouvel échec pour les pirates. L’équipage d’un cargo allemand arraisonné il y a deux mois, a repris le contrôle de son navire. L’Express avec Reuters

Des pirates somaliens perdent le contrôle d’un navire allemand

L’équipage du navire allemand Longchamp dont des pirates somaliens s’étaient emparés il y a deux mois dans le golfe d’Aden a repris le commandement du bateau, annonce son armateur, Bernard Schulte Shipmanagement.

Il précise dans un communiqué que les 12 Philippins et l’Indonésien formant l’équipage sont sains et saufs et que le « Longchamp » va maintenant mettre le cap sur sa destination initiale, le Vietnam.

Les pirates se sont emparés le 29 janvier du navire, qui transporte du gaz de pétrole liquéfié, et ils l’ont conduit au large des côtes de Somalie où ils l’ont retenu pendant près de deux mois.

Des pirates somaliens se sont emparés l’an dernier de dizaines de bateaux mais le nombre d’attaques a diminué ces derniers mois à la suite du déploiement dans la région de marines étrangères.

L’armateur a déclaré, sans expliquer comment, que l’équipage avait repris le contrôle du bateau samedi vers 06h00 GMT.

29/03/09 (B492) Bouh Warsama : « Occidentaux. Dormez en paix, tout va bien à Djibouti ! »

par Bouh Warsama

Au début du 20ème siècle et plus précisément le 11 septembre 1906, Mohandas Karamchand Gandhi – connu sous le nom de Gandhi – réunissait plus de trois mille personnes au Théâtre impérial de Johannesburg pour prêter serment de résistance à l’oppression ; à l’aide de la désobéissance civique de masse, le tout fondé sur l’Ahimsa, acte de totale non-violence qui mènera bien plus tard l’Inde à l’indépendance.

Avocat ayant fait ses études de droit en Angleterre, Gandhi développa tout au long de son existence une philosophie de désobéissance civile non-violente, notamment en Afrique du Sud, en organisant la lutte de la communauté indienne pour ses droits civiques.

À son retour en Inde, il y organisa les fermiers et les travailleurs pauvres pour protester contre les taxes écrasantes et la discrimination étendue et porta sur la scène nationale la lutte contre les lois coloniales créées par les Britanniques.

Devenu le dirigeant du Congrès National Indien, Gandhi mena une campagne nationale pour l’aide aux pauvres, pour la libération des femmes indiennes, pour la fraternité entre les communautés de différentes religions ou ethnies, pour une fin de l’intouchabilité et de la discrimination des castes et pour l’autosuffisance économique de la nation, mais surtout pour le Swaraj — l’indépendance de l’Inde de toute domination étrangère.

Gandhi mena les Indiens lors de la célèbre opposition à la taxe sur le sel que fut la marche du sel en 1930. C’est aussi lui qui lança l’appel Quit India aux Britanniques en 1942.

Il fut emprisonné plusieurs fois en Afrique du Sud et en Inde pour ses activités et passa en tout six années de sa vie en prison.

Bien que ce 11 septembre 1906 soit occulté ­ depuis 2001 ­par un autre 11 septembre, le centenaire de cet acte contestataire et fondateur a coïncidé avec la recrudescence, à Djibouti, de cette forme de protestation collective.

Protestations collectives pour de multiples raisons – notamment ceux pour la grande pauvreté qui sévit malgré les dizaines de milliards d’Aides internationales qui affluent sur le pays et …s’évaporent pour majeure partie – s’exprimant spontanément par des manifestations non violentes dans les rues de la capitale qui auront pourtant et quasiment toutes dégénéré au final en tirs à balles réelles sur les manifestants totalement désarmés – sur ordre du Palais de l’Escale – et faisant de nombreux morts et blessés.

Victimes de la barbarie sur ordre et dont les chiffres exacts furent masqués par des autorités locales soucieuses de tenter de démontrer aux Occidentaux que « l’Ordre règne à Djibouti »…quitte à falsifier toutes les réalités comme le veut une forme de « culture locale » instaurée depuis l’autoproclamation d’Ismaïl Omar Guelleh à la tête du pays.

D’année en année, malgré les morts et les blessés, la situation de « désobéissance » à l’ordre en place s’est accrue avec des mobilisations non-violentes qui touchent aujourd’hui tous les secteurs de la société djiboutienne – y compris en exil – confirmant ainsi qu’une telle augmentation des actes de désobéissance civique est la marque flagrante du symptôme des graves dysfonctionnements de l’Etat et des bouleversements qui se préparent dans le pays.

De plus en plus de citoyens et de citoyennes rejoignent ceux qui ont fait le choix de désobéir, après avoir épuisé la voie des recours légaux et celle du dialogue.

Hommes et femmes protestent contre un « ordre des désordres » établi et jugé injuste, favorisant quelques intérêts privés qui dilapident impunément les fonds publics et les aides internationales au point que le Palais de l’Escale est surnommé « le Palais du fils d’Attila !!!!!»

Les opposants et dissidents, souvent considérés comme des délinquants par le pouvoir en place, affirment pourtant agir au nom de l’intérêt général, brandissent et scandent dans les rues des capitales du monde occidental les principes fondateurs des droits de l’homme sans pour cela – dans ces grandes villes du monde libre – être victimes de bastonnades ou de balles tirées par les forces de police.

Quand bien même le « système occidental » n’est-il pas parfait, loin s’en faut, tout le moins chacune et chacun est en droit d’y exprimer librement ses éventuels désaccords d’avec le régime et, le cas échéant, d’être entendu par une justice et défendu devant les tribunaux.

La désobéissance civique est le côté « pile » de la démocratie.

Loin de chercher à la démanteler, la désobéissance civique est le garde-fou de la Démocratie et empêche son dévoiement ; une forme de sonnette d’alarme. Elle agit également comme un antidote à la violence à la condition que les gouvernants du pays concerné sachent ne pas rester sourds à ces revendications ; certes parfois taxées d’illégalité mais indéniablement légitimes.

Dans le cas contraire, l’histoire n’a de cesse de démontrer que l’absence d’écoute, de dialogue et de réponse politique pertinente aboutit toujours à l’insurrection populaire qui peut ravager soudainement un pays et une population pourtant des plus pacifiques qu’il soit.

Ce sont les effets pervers d’un tel soulèvement populaire dévastateur que nous craignons à Djibouti ; nul ne peut prétendre connaître par avance les réactions d’une population poussée au bord du gouffre par une tyrannie sanguinaire et qui ne respecte plus rien.

Du fait de l’autoproclamation par deux fois, d’Ismaïl Omar à la présidence de la république, les opposants se parent d’une légitimité dont l’Etat actuel revendique à tort l’exclusivité.

Qui a raison dans cette affaire et quel serait le moyen le plus adapté pour se faire entendre ?

La désobéissance «civique» …et non «civile».

Dis avec simplicité l’obéissance civique c’est le respect de la loi.

Mais la question qu’il convient de se poser est « De quelles lois parlons-nous ? Celles dans un système démocratique ou celles d’un Etat tyrannique, sans foi ni loi dans l’effectivité ? »

Chacun se doit d’admettre que le respect de la loi est un acte d’ordre civique et un impératif citoyen.

Le citoyen étant celle ou celui qui prend part aux décisions par l’intermédiaire de ses représentants librement choisis par lui et ses semblables… lors d’élections sincères ce qui en principe correspond à la situation des «pays démocratiques»

Formellement tout cela est très clair et ne souffre aucune transgression.

On pourrait même se poser la question de savoir « pourquoi la moindre contestation est autorisée sous un régime véritablement démocratique ? ».

En effet, toute contestation est en principe antidémocratique puisque la règle, la loi, est démocratique… on ne peut qu’y obéir. L’obéissance à la loi ne serait pas en fait une obéissance mais simplement une reconnaissance de la règle établie en commun et approuvée par tous… la minorité se pliant alors à la volonté de la majorité.

Toute la question du fondement du système démocratique repose évidemment sur la nature de ce système.

Ce que nous en voyons c’est son «enveloppe» ; en fait ce que l’on veut bien nous laisser voir ; ce qui est apparent, par exemple ce que l’on enseigne en instruction civique dans les écoles.

On nous explique une chose essentielle qui est que la légitimité du pouvoir est basée sur le peuple, donc les institutions politiques sont forcément démocratiques, en conséquence de quoi il faut donc les respecter.

Ceci est formellement vrai mais la réalité politique, sociale et économique est plus complexe à Djibouti.

Si l’on prend le « système marchand » imposé par IOG, car c’est de cela dont il s’agit, constat est fait qu’il est basé sur un rapport social fondamentalement inégalitaire pour ne pas dire inexistant.

En effet il consacre la possibilité de l’exploitation du travail d’autrui, sous une forme presque aussi contraignante que l’esclavage ou le servage, car il s’agit tout de même d’une exploitation, d’une soumission sans possibilité de contester et d’exposer son propre point de vue pour défendre ses droits.

Il y a donc dans le fondement même de ce système un artifice flagrant ; tous les Droits sont écrits …aux fins de donner l’illusion que l’on respecte une certaine forme …mais, dans la réalité quotidienne, quasiment jamais respectés. C’est donc une source de conflit potentiel qui se trouve d’autant plus aggravé par une forme de « Magistrature dite debout et artificielle » car étant nommée par et au service exclusif du pouvoir en place et non point de la justice.

L’enveloppe idéologique qui entoure ce rapport social et les grands discours déclamatoires et pompeux des représentants de l’Etat djiboutien actuel sont aussi trompeurs que ceux qui proclamaient que «Tous les hommes sont frères» dans le système féodal occidental ou que « Tous les hommes naissent et demeurent égaux !!! ».

Le décalage entre la réalité du système et sa justification idéologique, si elle peut – par l’achat de quelques consciences – retarder l’émergence du conflit, ne peut en aucun cas l’éradiquer définitivement.


Humour par Roger Picon

Le système marchand d’Ismaïl Omar n’est d’ailleurs pas dupe de ce qui le fonde et surtout le maintient en état de survivance. Il a bien essayé d’étouffer toute contestation dès ses débuts, mais devant la pression exercée ces dernières années par l’Union Européenne (en contre partie des Aides financières apportées), il a bien été obligé de reconnaître officiellement «des droits» et d’accorder des «espaces de liberté et d’expression» qu’en fait il respecte le moins souvent.

Là encore, l’Etat Guelleh se situe dans la mascarade et l’artificiel.

Ces Droits et Espaces de liberté et d’expression existent mais sont transgressés et violés par le régime politique au pouvoir :
droit d’association, droit de grève, droit de manifester ont été peu à peu concédés… pas spontanément et ne sont, dans les faits, jamais ou quasiment jamais respectés.

L’important pour ce régime politique là est de paraître et non point de faire et d’être dans l’intérêt des populations ! et ce plus d’un siècle après la déclaration des Droits de l’Homme qui était censée fonder la morale … ce qui laisse songeur voire dubitatif face au silence… embarrassé des grands pays occidentaux.

Dans une région dominée par tous les conflits et à deux pas du bourbier somalien, dans lequel nul occidental n’ose y poser ne serait-ce que le bout du pied, « L’ordre doit impérativement régner à Djibouti » (plate forme de surveillance) doit-on penser dans certaines grandes capitales des pays dits évolués tout en murmurant et en détournant le regard : « …peu importe que cet ordre soit celui de la corruption et des désordres établis… ».

Il y a donc, malgré les discours de bonnes intentions sur les Droits de l’Homme et l’Emploi, une volonté délibérée de limiter l’expression, la contestation et la critique des Djiboutiens et des Djiboutiennes.

L’objectif est de garantir – aussi longtemps que cela sera possible – le principe de fonctionnement d’un tel système anti démocratique ; aussi déraisonnable et perverti puisse t-il être.

Pour cela rien n’a été négligé : échanges mutuels de « coups de brosse à reluire », développement de la propagande politique appuyée par le financement de rares médias locaux à la solde du Palais de l’Escale,… enfin répression physique contre les mouvements organisés et effacement… des « fouineurs », opposants et gêneurs.

Fondamentalement rien n’a changé au niveau du principe depuis 1999 … tous les discours lyriques sur la pseudo modernité à Djibouti ne sont qu’un perfide vernis de façade qui tente vainement de donner l’illusion, grâce à l’influence de relais « soutenus financièrement » dans certains pays occidentaux, d’un perfectionnement démocratique des institutions alors que le système fonctionne toujours selon les mêmes principes de l’assistanat, de la corruption, du chantage et d’une population prise en otage par quelques uns.

« Occidentaux. Dormez en paix, tout va bien à Djibouti ! »

Alors pourquoi voudriez-vous que cela change ?

29/03/09 (B492) Nouvelles de Somalie …. Le nouveau Président somalien demande à AL-Qaïda de ne pas intervenir en Somalie. (4 articles en Français)

____________________________ 4 – XINHUA (Chine)

Le président somalien demande à Al-Qaïda de pas interférer en Somalie

Le président somalien, Cheikh Sharif Cheikh Ahmed, a dénoncé samedi l’appel lancé récemment par le leader d’AL-Qaïda, Oussama ben Laden, pour que les islamistes renversent le leader somalien et continuent de se battre en Somalie.

Oussama ben Laden, dans un enregistrement diffusé par son réseau la semaine dernière, a appelé les combattants islamistes somaliens à renverser le président Ahmed et à continuer de combattre le gouvernement de transition dirigé par le leader islamiste modéré.

"Nous sommes très déçus qu’Al-Qaïda appelle les Somaliens à se battre davantage alors que nous avons aujourd’hui un gouvernement et nous sommes réconciliés", a déclaré aux journalistes le président Ahmed.

"Al-Qaïda ne nous enseigne pas la religion, ne nous donne rien et ne forme pas un gouvernement pour nous", a-t-il déclaré.

Le président somalien s’exprimait à ce propos devant des journalistes à sa résidence dans la capitale Mogadiscio à son retour dans le pays vendredi après une tournée africaine qui l’a conduit au Kenya, en Ouganda, au Burundi, au Soudan et en Libye.

Le président a rapporté avoir déclaré à l’Ouganda et au Burundi, les deux seuls pays à avoir contribué à la mission de maintien de la paix de l’Union africaine en Somalie (AMISOM), que son gouvernement a besoin du soutien des deux pays et a demandé à leurs troupes de rester en Somalie "tant que nous aurons besoin d’elles".

Il y a eu ensuite un appel lancé aussi bien par les partisans que les groupes d’opposition du gouvernement somalien pour demander le retrait de près de 3.400 soldats de l’UA de Somalie.

Les soldats de maintien de la paix font partie d’une force de l’UA autorisée par l’ONU et forte de 8.000 hommes qui sera transformée à une date ultérieure en casques bleus à condition que certains critères politiques et sécuritaires soient atteints.

Le président somalien a révélé que la Libye et le Soudan tentent de réconcilier le gouvernement somalien et les groupes armés de l’opposition, sans préciser si le principal parti de l’opposition, le radical Al-Shabaab, était invité.

____________________________ 3 – APA

Le président somalien dénonce l’ingérence d’Al Qaida dans le fonctionnement de son gouvernement

Le président du gouvernement national d’unité en Somalie, Sheik Sharif Sheik Ahmed a violement réagi samedi à l’appel d’Osama Bin Laden à renverser son gouvernement après que le chef d’Al Qaida a qualifié l’équipe somalienne d’être une marionnette de l’Occident.

« Je regrette profondément qu’à l’heure actuelle, Al Qaida appelle les Somaliens qui disposent maintenant d’un gouvernement d’ unité, à mener la guerre et à détruire leur pays », a déclaré le président somalien, visiblement en colère, en réaction au récent appel d’ Osama Bin Laden à l’endroit des militants à renverser son gouvernement.

Le chef d’Al Qaida, Osama Bin Laden a traité le chef de l’Etat somalien ‘’d’infidèle’’ et a invité les extrémistes somaliens à renverser son gouvernement d’unité nationale qui vient d’être formé.

« J’exhorte Al Qaida à nous laisser tranquille, car il ne nous a pas appris la religion islamique, il nous a donné aucune aide et ne dirige pas la Somalie”, a indiqué le président somalien lors d’une conférence de presse, au retour d’un voyage dans beaucoup de pays africains.

« Nous appelons AL Qaida à cesser d’intervenir dans les affaires somaliennes, parce qu’ici, les Somaliens ont conclu un accord de paix et souhaitent aller de l’avant », a –t-il lancé.

Il a condamné l’attaque à la bombe jeudi, contre le ministre de l’Intérieur, Sheik Abdulkadeer Ali Omar qui selon lui, a été perpétrée par des individus qui ne sont pas sur la bonne voie de l’Islam.

Sheik Sharif a dirigé l’Union des tribunaux islamiques qui a amené la paix et la stabilité en Somalie, un pays déchiré par la guerre au deuxième semestre de l’année 2006, mais est qui s’est exilé après la défaite des forces gouvernementales éthiopiennes et somaliennes contre sa milice en décembre de la même année.

Il avait été élu président du gouvernement national d’unité le 31 janvier par une réunion des parlementaires somaliens réunis à Djibouti marquant la fin de ses deux ans d’exil.

____________________________ 2 – AFP

Somalie: le président dénonce l’appel de Ben Laden à le renverser

Le président somalien Sharif Cheikh Ahmed a dénoncé samedi l’appel à le combattre et à le renverser récemment lancé par le chef d’Al-Qaïda, Oussama ben Laden.

"Les appels de Ben Laden à poursuivre la violence en Somalie sont tellement décevants, et nous savons qu’Al-Qaïda n’a jamais oeuvré à la paix dans ce pays", a déclaré lors d’une conférence de presse à Mogadiscio le chef des islamistes modérés somaliens, élu fin janvier à la tête du pays.

"Ce n’est pas Al-Qaïda qui nous enseigne la religion islamique et dés lors, nous disons: +n’intervenez pas dans nos affaires+", a lancé le président.

Ce dernier est rentré vendredi à Mogadiscio après une tournée africaine de plusieurs semaines qui l’a conduite notamment au Burundi, en Ouganda, au Soudan et en Libye.

Dans un message audio diffusé le 19 mars sur internet et adressé aux "champions de Somalie", Oussama Ben Laden avait enjoint les insurgés islamistes radicaux à la tête de l’insurrection de combattre et renverser "ce Cheikh Sharif".

Le gouvernement somalien avait immédiatement répliqué que les propos de ben Laden resteraient sans effet.

Elu fin janvier par le Parlement somalien réuni à Djibouti, Sharif Cheikh Ahmed a la lourde tâche de ramener la paix en Somalie, pays pauvre de la Corne de l’Afrique en guerre civile depuis 1991.

M. Ahmed, qui dirigeait les Tribunaux islamiques, avait succédé à la présidence à Abdullahi Yusuf Ahmed, poussé à la démission fin décembre et qui était hostile à toute négociation avec les islamistes.

____________________________ 1 – Le Figaro avec AFP

Somalie: les cinq otages kényans libérés

Les cinq Kényans enlevés mercredi en Somalie par des hommes armés ont été libérés aujourd’hui après des négociations, à Bulohawo (sud de la Somalie), a indiqué la police kényane en affirmant qu’aucune rançon n’avait été payée. Les cinq Kényans, fonctionnaires du ministère de l’Education, avaient été enlevés mercredi alors qu’ils avaient traversé la frontière depuis la localité de Mandera, au Kenya, pour faire des achats dans le village de Bulohawo, en Somalie. Ils étaient détenus depuis dans ce village frontalier.

"Les otages ont été libérés et ils sont tous en bonne santé", a déclaré le porte-parole de la police kényane Eric Kiraithe. Les ravisseurs avaient réclamé une rançon, d’un montant non spécifié, en échange de leur libération. Des hommes armés enlèvent régulièrement des étrangers en Somalie, pays en guerre civile depuis 1991, pour obtenir le paiement de rançons.

La majorité du sud somalien est contrôlée par le groupe islamiste radical des shebab et ses alliés. Le groupe a récemment mis en garde le Kenya de s’abstenir de toute ingérence dans les affaires somaliennes sous peine de représailles. Le Kenya a exprimé plusieurs fois sa préoccupation que les islamistes contrôlent le port de Kismayo, au sud de la Somalie, et ses environs, ce qui entraîne, selon Nairobi, des répercussions négatives sur sa sécurité aux frontières.

29/03/09 (B492) FreeDjibouti -> DJIBOUTI : UN PAYS NON GOUVERNÉ

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Le président autoproclame de Djibouti, M. Guelleh promettait en avril 1999 un changement d’ère (à lire http://www.rpp.dj/fr/contrb.htm).

Cette promesse a été tenue !

En effet, Djibouti a intégré le club très fermé des pays les plus arriérés du continent africain. Aujourd’hui, à la fracture politique s’ajoute la fracture sociale et économique. La minorité dirigeante continue à nous faire croire que tout va bien et persiste à mentir à tous sur la gravité de la crise économique et sociale.

La complicité de la France et des institutions internationales est une chose mais elle n’explique pas tout.

A – L’AGGRAVATION DE LA CRISE SOCIO-ÉCONOMIQUE

Dans cette situation difficile, le «président» et le gouvernement «d’union nationale» (les ventriloques) s’illustrent par leur incapacité à trouver des solutions à long terme aux problèmes des Djiboutiens.

Comme si cela ne suffisait pas, les commerçants, faute de cadre légal, profitent pour augmenter de façon anarchique les prix des denrées alimentaires, entre autres. Cette hausse vient alourdir un peu plus, la croix que supporte au quotidien le peuple djiboutien depuis les années 1990.

Qui à Djibouti se préoccupe du sort des Djiboutiens ? Djibouti est-il dirigé ?

Si oui, par quels individus ? Quelle vision ont-ils de l’avenir et quel programme pour sortir enfin Djibouti de sa trop longue crise sociale, économique et politique ?

Pendant ce temps, la grande majorité des Djiboutiens vit dans des conditions indignes. La situation ne s’est pas améliorée depuis avec la flambée des prix des produits alimentaires. Aucune initiative publique n’a été prise pour soulager les populations.

La seule décision publique a été de lancer un appel à la solidarité nationale et internationale pour masquer la carence de l’État. Notre pays est devenu un État mendiant qui attend la charité des États ou des Institutions étrangères pour faire face aux problèmes majeurs.

Il serait grand temps de changer d’orientation et de mettre en place une véritable politique sociale avec un minimum de prestations dans les domaines de la santé et de l’éducation et de mener une politique des grands travaux pour construire des écoles, des hôpitaux et non des immeubles privés de luxe ou de s’acheter des voitures de prestige.

Je pense que les recettes publiques à Djibouti peuvent permettre la mise en place d’un revenu minimum social de 50.000 FD par famille djiboutienne et d’un revenu minimum de travail de 100.000 FD pour tout travailleur du privé ou du public.

Qu’un meilleur encadrement des rémunérations des secteurs privé et informel est un préalable au développement économique.

Il suffit pour cela de mettre en place une gestion plus seine des recettes publiques en donnant les pleins pouvoirs au Ministère des finances dans l’exercice de ses missions régaliennes, quitte à redéfinir les missions de tous les ministères pour plus d’efficacité.

Ceci n’est possible qu’avec la mise en place d’une cour des comptes digne de ce nom.

Tout ceci va impulser et dynamiser l’économie de Djibouti. Ce qui va aussi rassurer les investisseurs étrangers.

S’il faut faire appel aux fonds étrangers, éviter des engagements qui rendent les dirigeants africains esclaves de l’occident. La solution du recours aux fonds étrangers soulève une interrogation de taille : où passent les millions de francs de recettes publiques, de subventions et de prêts divers ?

Nous les Djiboutiens, nous sommes prisonniers du système RPP maintenu au pouvoir par la France.

À quand la libération ?

Nous devons malheureusement en plus de cela, faire face à un nouveau phénomène très inquiétant. L’émergence à Djibouti de nouveaux riches encore plus corrompus, conséquences de l’impunité qui prévaut au sein de la classe politique dirigeante.

B – LE DJIBOUTI DES NOUVEAUX RICHES = CORRUPTION

« La corruption sape la démocratie, entraîne la violation des Droits de l’Homme, fausse le jeu des marchés, nuit à la qualité de la vie et crée un terrain propice à la criminalité organisée » Cette citation traduit bien la réalité de Djibouti.

La corruption a pris une telle ampleur à Djibouti qu’elle est la principale cause du non-développement et de la paupérisation du pays. A Djibouti, la corruption s’est banalisée et se pratique dans l’indifférence générale. Le domaine public a été privatisé sur la base du clientélisme.

Chaque commis de l’État utilise son poste, son outil de travail pour son enrichissement personnel au détriment de la collectivité. Toute action de l’État est faite en vue de l’enrichissement rapide des tenants du pouvoir.

Cette volonté explique pourquoi les pans entiers de l’économie djiboutienne sont confiés aux étrangers qui sont les seuls en mesure de verser des commissions importantes. Tout ceci fonctionne comme un système mafieux où la minorité privilégiée agit en toute impunité.

Le gouvernement tente de nous endormir en créant une commission anti-corruption. Face à ce grave fléau qui ampute les moyens financiers au pays, contribuant ainsi à détériorer les conditions de vie des populations, nous pensons que la justice devrait avoir le pouvoir et les moyens pour agir. Elle devrait pouvoir juger le puissant comme le faible, qu’il soit corrompu ou corrupteur. Il est urgent de mener des campagnes de sensibilisation à travers le pays et d’éduquer la jeunesse sur les effets pervers de ce fléau: la corruption.

À tous les niveaux, l’enrichissement sans cause est moralement inadmissible:

Comment expliquer le train de vie de millionnaires que mènent certains politiciens et certains fonctionnaires de l’Etat ? Les dessous de tables semblent légion à Djibouti, une pratique choquante mais généralisée. Les détournements de fonds publics, une pratique courante. Le Djiboutien, qui ne peut pas payer, est exclu de certaines démarches normalement accessibles gratuitement à tous.

Je dénonce l’abandon de tout un pan de l’économie djiboutienne aux étrangers pour des intérêts privés, la cession dans des conditions troubles du port à Guelleh et à son acolyte Borreh (en exil maintenant). Les dirigeants actuels de Djibouti sont entrain de brader le patrimoine national. Ils sont aussi néfastes que le sont le colonialisme et le néocolonialisme. Les Djiboutiens ne sont pas prioritaires dans leur propre pays.

C – UN PAYS NON GOUVERNÉ

En 10 ans d’exercice de pouvoir, le dirigeant actuel du pays a bouleversé le fonctionnement de l’État. Ses décisions ont supprimé la frontière entre la sphère privée, la sphère publique et la sphère familiale. L’intérêt des familles aux commandes passe avant celui de l’État. Le régime est coupé du peuple et fait preuve d’autisme face à ses souffrances. Aucune stratégie ni projet d’envergure n’est prévu pour améliorer le sort des populations. L’unique projet du régime serait de renouer avec les organismes internationaux afin de bénéficier de la manne financière que constitue l’aide.

Il faut sortir de la logique clanique. Cela passe par l’instauration d’un État de droit basé sur un consensus nationale et une mise en avant de l’intérêt général.

Guelleh doit apprendre à avoir un autre regard sur Djibouti et sur tous les Djiboutiens. Plusieurs acolytes d’IOG affirment que la diaspora djiboutienne n’aime pas Djibouti. Qu’ils ne s’attendent pas à ce que la diaspora aime le «Djibouti» qu’ils nous ont construit ! N’inversons pas les rôles ! C’est la Diaspora qui attend d’eux qu’ils aiment et qu’ils servent les Djiboutiens, tous les Djiboutiens sans exclusive.

Djibouti ne se résume pas aux seules résidences luxueuses qui l’ont vu grandir jusqu’à son forfait d’avril 1999. Tout porte à croire que Guelleh, «président» de Djibouti et ses acolytes ignorent les chiffres fournis par les institutions financières internationales sur les montants des transferts de fonds pour apprécier la participation de la diaspora au développement de leur pays.

Nous n’avons décidément pas tous la même idée de Djibouti. Prenez pour preuve, le dernier congrès de son parti où la priorité était d’étudier la possibilité d’ouvrir un 3ème mandat à Guelleh et non de se préoccuper du quotidien des Djiboutiens et de l’effondrement économique et social. Plusieurs millions ont été gaspillés pour le dixième anniversaire de la dictature à la tête du pays.

Quel mépris pour la souffrance du peuple djiboutien ?

Qui se préoccupe des milliers de réfugiés Djiboutiens exilés de force qui vivent tant bien que mal dans les pays voisins, des familles qui ont du mal à payer la scolarité de leurs enfants, qui s’occupe des hôpitaux mouroirs de Djibouti, de la jeunesse diplômée mais sans avenir ?

Qui a le courage de rééquilibrer les recrutements dans la fonction publique et dans l’armée pour mettre ainsi fin au clientélisme ? Où en sont les grandes réformes nécessaires pour sortir enfin Djibouti de la grave crise qu’il traverse ? Qui lève le petit doigt pour défendre certains Djiboutiens de la diaspora quand leur dignité d’homme est bafouée par les gouvernements occidentaux, notamment par l’actuelle politique française de l’immigration ?

En tout temps, la question que tout homme politique djiboutien devrait avoir à l’esprit est la suivante: comment défendre au mieux les intérêts du peuple djiboutien.

Que veut dire « aimer son pays » pour celui qui en méprise ses habitants ?

28/03/09 (B492) RSF : La presse suédoise demande la libération de Dawit Isaac.

Reporters sans frontières s’associe à la démarche de deux quotidiens suédois qui ont réclamé en une, le 27 mars 2009, la libération du journaliste suédo-érythréen Dawit Isaac, détenu en Erythrée depuis le 23 septembre 2001.

« Notre demande est très simple : libérez Dawit Isaac », titre le Svenska Dagbladet (SvD) en première page, tandis que Dagens Nyheter (DN) affiche en une, au-dessus du titre « Libérez Dawit Isaac! », 2 742 bâtons symbolisant ses jours de captivité.

Dans une tribune commune, les rédacteurs en chef de SvD et DN, ainsi que ceux des tabloïds Expressen et Aftonbladet, réclament la libération du journaliste et critiquent l’inefficacité de la diplomatie suédoise sur le sujet. « La méthode de la ‘diplomatie silencieuse’ utilisée par les responsables suédois a donné peu de résultats durant les années écoulées. Pour cette raison, il est temps pour le gouvernement suédois d’être plus actif », écrivent-ils.

Fondateur de l’hebdomadaire disparu Setit, Dawit Isaac a été arrêté à Asmara le 23 septembre 2001, avec une dizaine d’autres directeurs de journaux et rédacteurs en chef, dans le cadre des rafles ordonnées par le président Issaias Afeworki et ses collaborateurs, après que plusieurs personnalités du parti unique et de l’armée avaient publiquement réclamé des réformes démocratiques du pays. Selon plusieurs sources concordantes, le journaliste, qui souffre de diabète et d’hypertension, est actuellement soigné à l’hôpital de l’armée de l’air à Asmara.

28/03/09 (B492) FreeDjibouti -> Djibouti : la fonction publique agonise sous le poids des employés fictifs, illettrés ou semi-lettrés

L’action corrosive et très dévastatrice, menée en arrière-plan, par des cercles mafieux djiboutiens, composés d’individus occupant des hautes fonctions dans l’État, est une réelle menace pour Djibouti. En apparence, ces malfrats n’ont pas l’air d’être des tueurs, mais de simples délinquants financiers comme on en trouve ailleurs.

En réalité, ils tuent ! Ils tuent le pays et ses forces vives, lentement mais surement ! Et ce sera irréversible

Pour retarder le développement de notre pays, l’Ordre des sbires a décidé de noyauter la fonction publique en disséminant ses « larves » d’illettrés promus cadres et parfois cadres supérieurs.

Les listes de ces analphabètes ou demi-lettrés sont préparés par la Présidence de la République. Les critères de sélection sont : le régionalisme, l’ethnisme, le tribalisme,….

Les illettrés sont intégrés comme cadres dans la fonction publique pendant que des diplômés qualifiés sont laissés au chômage parce qu’ils ne satisfont pas à ces critères particuliers. Ça se passe ainsi à Djibouti !

En majorité dépassés par le poids de leurs responsabilités, qu’il ne savent pas assumer, ces nouveaux cadres de la fonction publique ne se présentent même plus au bureau. Ils n’ont plus besoin de travailler. Ils vivent tout simplement aux frais du contribuable djiboutien.

Comment ces employés fictifs de la fonction publique pourraient-ils être capable de rembourser au Trésor public, les salaires qu’ils ont touchés de façon indécente ?

Ça ne peut plus continuer !

Si nous voulons redonner l’espoir; si nous voulons créer les conditions du changement à Djibouti, nous devons dénoncer publiquement ces personnages sans scrupule qui bénéficent des plus hautes protections, en raison de leur simple engagement à soutenir la dictature qui asservit le peuple.

Quand un homme, quand un système met en oeuvre une politique ou une stratégie, il convient d’en comprendre la finalité. Je suis curieux de la connaître.

Qui bénéficie actuellement et qui sera le bénéficiaire du désordre orchestré dans la fonction publique djiboutienne?

Djiboutiens ! Soyons honnêtes avec nous-mêmes. Est-ce que c’est encore la faute de la France, ancienne puissance colonisatrice ? Aurions-nous encore le respect de nous-même et le respect des autres, si nous acceptions plus longtemsp que ces cadres illettrés gangrènent de façon irréversible la fonction publique et les services de l’Etat ?

Sommes-nous libres à Djibouti ? Sommes-nous libres quand la liberté est amputée de la Justice, de l’éthique, du devoir moral et de l ’humanisme ?

L’équité commande de dire que tous les maux de Djibouti ne trouvent pas uniquement leur origine dans les défaillances de la fonction publique, bien qu’il y ait une véritbale situation d’urgence. Les origines sont à rechercher aussi dans la gestion des Finances publiques et l’emploi des ressources (impôts, taxes, subventions, prêts, …) et en particulier dans celle de la Caisse de retraites,…. etc.

Pourquoi le Ministère des Finances est-il dans l’impossibilité de soumettre les projets de loi qui doivent cloturer les exercices budgétaires précédents ?

C’est quoi ce poste initulé « dépenses non ordonnancées » ? Comment le système de Guelleh détourne-t-il l’argent de l’Etat, de l’Administration et des grandes entreprises nationales ? Comment le blanchit-il ?

A bientôt chères lectrices et chers lecteurs.

FreeDjibouti

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