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30/03/09 (B492) Radio-Trottoir : un lecteur propose de dresser la liste des fonctionnaires "bras cassés". Il fournit un premier contingent, mais souhaite que les Djiboutiens apportent leur contribution pour compléter la liste. (Info lecteur)

Qu’est-ce qu’un « bras cassé » ?

Il s’agit d’un fonctionnaire qui n’a plus aucun travail ni responsabilité, qui ne vient plus jamais à son bureau, mais qui conserve son statut de l’agent de l’Etat et tous les avantages qui lui sont liés, en particulier … la rémunération.
_____________________________________ Info lecteur

Voici le premier contingent. Il devra être complété avec l’aide des Djiboutiennes et des Djiboutiens.

Ahmed Samireh ancien maire, ancien Trésorier de Djibouti « bras cassé dépuis deux ans »
Ahmed Doubed ancien Directeur des finances « bras cassé dépuis 18 ans ».
Abdallah Youssouf ancien chef du service des Contributions directes « bras cassé dépuis 15 ans » !!!

Tous ces djiboutiens pourraient toucher un salaire mensuel non jusitifié par un travail, de plus de 400.000 Fdj, alors que le pays est en récession. Que donnent-ils, qu’ont-ils donné pour bénéficier d’une telle injustice ???

30/03/09 (B492) (En Anglais) Au Yémen, accrochage entre les forces de l’odre et des militants qui se recommandent des réseaux d’Al Qaïda et de Ben Laden. Il y aurait 4 morts parmi les policiers // Yemen forces clash with militants. (Info lecteur)

Yemeni security forces have clashed with militants linked to Osama Bin Laden’s al-Qaeda network.

Four policemen are reported to have died during an operation against the militants in Jaar, in Abyan province in the south of the country.

Officials said it was launched in response to attacks by the insurgents on government forces.

Correspondents say the town is a stronghold of militants who return to Yemen after fighting abroad.

There have been a series of assaults on both government and foreign targets in Yemen, which is facing an economic and political crisis.

Yemen is one of the world’s poorest countries outside Africa

29/03/09 (B492) Le journal de la Flibuste … Un nouvel échec pour les pirates. L’équipage d’un cargo allemand arraisonné il y a deux mois, a repris le contrôle de son navire. L’Express avec Reuters

Des pirates somaliens perdent le contrôle d’un navire allemand

L’équipage du navire allemand Longchamp dont des pirates somaliens s’étaient emparés il y a deux mois dans le golfe d’Aden a repris le commandement du bateau, annonce son armateur, Bernard Schulte Shipmanagement.

Il précise dans un communiqué que les 12 Philippins et l’Indonésien formant l’équipage sont sains et saufs et que le « Longchamp » va maintenant mettre le cap sur sa destination initiale, le Vietnam.

Les pirates se sont emparés le 29 janvier du navire, qui transporte du gaz de pétrole liquéfié, et ils l’ont conduit au large des côtes de Somalie où ils l’ont retenu pendant près de deux mois.

Des pirates somaliens se sont emparés l’an dernier de dizaines de bateaux mais le nombre d’attaques a diminué ces derniers mois à la suite du déploiement dans la région de marines étrangères.

L’armateur a déclaré, sans expliquer comment, que l’équipage avait repris le contrôle du bateau samedi vers 06h00 GMT.

29/03/09 (B492) Bouh Warsama : « Occidentaux. Dormez en paix, tout va bien à Djibouti ! »

par Bouh Warsama

Au début du 20ème siècle et plus précisément le 11 septembre 1906, Mohandas Karamchand Gandhi – connu sous le nom de Gandhi – réunissait plus de trois mille personnes au Théâtre impérial de Johannesburg pour prêter serment de résistance à l’oppression ; à l’aide de la désobéissance civique de masse, le tout fondé sur l’Ahimsa, acte de totale non-violence qui mènera bien plus tard l’Inde à l’indépendance.

Avocat ayant fait ses études de droit en Angleterre, Gandhi développa tout au long de son existence une philosophie de désobéissance civile non-violente, notamment en Afrique du Sud, en organisant la lutte de la communauté indienne pour ses droits civiques.

À son retour en Inde, il y organisa les fermiers et les travailleurs pauvres pour protester contre les taxes écrasantes et la discrimination étendue et porta sur la scène nationale la lutte contre les lois coloniales créées par les Britanniques.

Devenu le dirigeant du Congrès National Indien, Gandhi mena une campagne nationale pour l’aide aux pauvres, pour la libération des femmes indiennes, pour la fraternité entre les communautés de différentes religions ou ethnies, pour une fin de l’intouchabilité et de la discrimination des castes et pour l’autosuffisance économique de la nation, mais surtout pour le Swaraj — l’indépendance de l’Inde de toute domination étrangère.

Gandhi mena les Indiens lors de la célèbre opposition à la taxe sur le sel que fut la marche du sel en 1930. C’est aussi lui qui lança l’appel Quit India aux Britanniques en 1942.

Il fut emprisonné plusieurs fois en Afrique du Sud et en Inde pour ses activités et passa en tout six années de sa vie en prison.

Bien que ce 11 septembre 1906 soit occulté ­ depuis 2001 ­par un autre 11 septembre, le centenaire de cet acte contestataire et fondateur a coïncidé avec la recrudescence, à Djibouti, de cette forme de protestation collective.

Protestations collectives pour de multiples raisons – notamment ceux pour la grande pauvreté qui sévit malgré les dizaines de milliards d’Aides internationales qui affluent sur le pays et …s’évaporent pour majeure partie – s’exprimant spontanément par des manifestations non violentes dans les rues de la capitale qui auront pourtant et quasiment toutes dégénéré au final en tirs à balles réelles sur les manifestants totalement désarmés – sur ordre du Palais de l’Escale – et faisant de nombreux morts et blessés.

Victimes de la barbarie sur ordre et dont les chiffres exacts furent masqués par des autorités locales soucieuses de tenter de démontrer aux Occidentaux que « l’Ordre règne à Djibouti »…quitte à falsifier toutes les réalités comme le veut une forme de « culture locale » instaurée depuis l’autoproclamation d’Ismaïl Omar Guelleh à la tête du pays.

D’année en année, malgré les morts et les blessés, la situation de « désobéissance » à l’ordre en place s’est accrue avec des mobilisations non-violentes qui touchent aujourd’hui tous les secteurs de la société djiboutienne – y compris en exil – confirmant ainsi qu’une telle augmentation des actes de désobéissance civique est la marque flagrante du symptôme des graves dysfonctionnements de l’Etat et des bouleversements qui se préparent dans le pays.

De plus en plus de citoyens et de citoyennes rejoignent ceux qui ont fait le choix de désobéir, après avoir épuisé la voie des recours légaux et celle du dialogue.

Hommes et femmes protestent contre un « ordre des désordres » établi et jugé injuste, favorisant quelques intérêts privés qui dilapident impunément les fonds publics et les aides internationales au point que le Palais de l’Escale est surnommé « le Palais du fils d’Attila !!!!!»

Les opposants et dissidents, souvent considérés comme des délinquants par le pouvoir en place, affirment pourtant agir au nom de l’intérêt général, brandissent et scandent dans les rues des capitales du monde occidental les principes fondateurs des droits de l’homme sans pour cela – dans ces grandes villes du monde libre – être victimes de bastonnades ou de balles tirées par les forces de police.

Quand bien même le « système occidental » n’est-il pas parfait, loin s’en faut, tout le moins chacune et chacun est en droit d’y exprimer librement ses éventuels désaccords d’avec le régime et, le cas échéant, d’être entendu par une justice et défendu devant les tribunaux.

La désobéissance civique est le côté « pile » de la démocratie.

Loin de chercher à la démanteler, la désobéissance civique est le garde-fou de la Démocratie et empêche son dévoiement ; une forme de sonnette d’alarme. Elle agit également comme un antidote à la violence à la condition que les gouvernants du pays concerné sachent ne pas rester sourds à ces revendications ; certes parfois taxées d’illégalité mais indéniablement légitimes.

Dans le cas contraire, l’histoire n’a de cesse de démontrer que l’absence d’écoute, de dialogue et de réponse politique pertinente aboutit toujours à l’insurrection populaire qui peut ravager soudainement un pays et une population pourtant des plus pacifiques qu’il soit.

Ce sont les effets pervers d’un tel soulèvement populaire dévastateur que nous craignons à Djibouti ; nul ne peut prétendre connaître par avance les réactions d’une population poussée au bord du gouffre par une tyrannie sanguinaire et qui ne respecte plus rien.

Du fait de l’autoproclamation par deux fois, d’Ismaïl Omar à la présidence de la république, les opposants se parent d’une légitimité dont l’Etat actuel revendique à tort l’exclusivité.

Qui a raison dans cette affaire et quel serait le moyen le plus adapté pour se faire entendre ?

La désobéissance «civique» …et non «civile».

Dis avec simplicité l’obéissance civique c’est le respect de la loi.

Mais la question qu’il convient de se poser est « De quelles lois parlons-nous ? Celles dans un système démocratique ou celles d’un Etat tyrannique, sans foi ni loi dans l’effectivité ? »

Chacun se doit d’admettre que le respect de la loi est un acte d’ordre civique et un impératif citoyen.

Le citoyen étant celle ou celui qui prend part aux décisions par l’intermédiaire de ses représentants librement choisis par lui et ses semblables… lors d’élections sincères ce qui en principe correspond à la situation des «pays démocratiques»

Formellement tout cela est très clair et ne souffre aucune transgression.

On pourrait même se poser la question de savoir « pourquoi la moindre contestation est autorisée sous un régime véritablement démocratique ? ».

En effet, toute contestation est en principe antidémocratique puisque la règle, la loi, est démocratique… on ne peut qu’y obéir. L’obéissance à la loi ne serait pas en fait une obéissance mais simplement une reconnaissance de la règle établie en commun et approuvée par tous… la minorité se pliant alors à la volonté de la majorité.

Toute la question du fondement du système démocratique repose évidemment sur la nature de ce système.

Ce que nous en voyons c’est son «enveloppe» ; en fait ce que l’on veut bien nous laisser voir ; ce qui est apparent, par exemple ce que l’on enseigne en instruction civique dans les écoles.

On nous explique une chose essentielle qui est que la légitimité du pouvoir est basée sur le peuple, donc les institutions politiques sont forcément démocratiques, en conséquence de quoi il faut donc les respecter.

Ceci est formellement vrai mais la réalité politique, sociale et économique est plus complexe à Djibouti.

Si l’on prend le « système marchand » imposé par IOG, car c’est de cela dont il s’agit, constat est fait qu’il est basé sur un rapport social fondamentalement inégalitaire pour ne pas dire inexistant.

En effet il consacre la possibilité de l’exploitation du travail d’autrui, sous une forme presque aussi contraignante que l’esclavage ou le servage, car il s’agit tout de même d’une exploitation, d’une soumission sans possibilité de contester et d’exposer son propre point de vue pour défendre ses droits.

Il y a donc dans le fondement même de ce système un artifice flagrant ; tous les Droits sont écrits …aux fins de donner l’illusion que l’on respecte une certaine forme …mais, dans la réalité quotidienne, quasiment jamais respectés. C’est donc une source de conflit potentiel qui se trouve d’autant plus aggravé par une forme de « Magistrature dite debout et artificielle » car étant nommée par et au service exclusif du pouvoir en place et non point de la justice.

L’enveloppe idéologique qui entoure ce rapport social et les grands discours déclamatoires et pompeux des représentants de l’Etat djiboutien actuel sont aussi trompeurs que ceux qui proclamaient que «Tous les hommes sont frères» dans le système féodal occidental ou que « Tous les hommes naissent et demeurent égaux !!! ».

Le décalage entre la réalité du système et sa justification idéologique, si elle peut – par l’achat de quelques consciences – retarder l’émergence du conflit, ne peut en aucun cas l’éradiquer définitivement.


Humour par Roger Picon

Le système marchand d’Ismaïl Omar n’est d’ailleurs pas dupe de ce qui le fonde et surtout le maintient en état de survivance. Il a bien essayé d’étouffer toute contestation dès ses débuts, mais devant la pression exercée ces dernières années par l’Union Européenne (en contre partie des Aides financières apportées), il a bien été obligé de reconnaître officiellement «des droits» et d’accorder des «espaces de liberté et d’expression» qu’en fait il respecte le moins souvent.

Là encore, l’Etat Guelleh se situe dans la mascarade et l’artificiel.

Ces Droits et Espaces de liberté et d’expression existent mais sont transgressés et violés par le régime politique au pouvoir :
droit d’association, droit de grève, droit de manifester ont été peu à peu concédés… pas spontanément et ne sont, dans les faits, jamais ou quasiment jamais respectés.

L’important pour ce régime politique là est de paraître et non point de faire et d’être dans l’intérêt des populations ! et ce plus d’un siècle après la déclaration des Droits de l’Homme qui était censée fonder la morale … ce qui laisse songeur voire dubitatif face au silence… embarrassé des grands pays occidentaux.

Dans une région dominée par tous les conflits et à deux pas du bourbier somalien, dans lequel nul occidental n’ose y poser ne serait-ce que le bout du pied, « L’ordre doit impérativement régner à Djibouti » (plate forme de surveillance) doit-on penser dans certaines grandes capitales des pays dits évolués tout en murmurant et en détournant le regard : « …peu importe que cet ordre soit celui de la corruption et des désordres établis… ».

Il y a donc, malgré les discours de bonnes intentions sur les Droits de l’Homme et l’Emploi, une volonté délibérée de limiter l’expression, la contestation et la critique des Djiboutiens et des Djiboutiennes.

L’objectif est de garantir – aussi longtemps que cela sera possible – le principe de fonctionnement d’un tel système anti démocratique ; aussi déraisonnable et perverti puisse t-il être.

Pour cela rien n’a été négligé : échanges mutuels de « coups de brosse à reluire », développement de la propagande politique appuyée par le financement de rares médias locaux à la solde du Palais de l’Escale,… enfin répression physique contre les mouvements organisés et effacement… des « fouineurs », opposants et gêneurs.

Fondamentalement rien n’a changé au niveau du principe depuis 1999 … tous les discours lyriques sur la pseudo modernité à Djibouti ne sont qu’un perfide vernis de façade qui tente vainement de donner l’illusion, grâce à l’influence de relais « soutenus financièrement » dans certains pays occidentaux, d’un perfectionnement démocratique des institutions alors que le système fonctionne toujours selon les mêmes principes de l’assistanat, de la corruption, du chantage et d’une population prise en otage par quelques uns.

« Occidentaux. Dormez en paix, tout va bien à Djibouti ! »

Alors pourquoi voudriez-vous que cela change ?

29/03/09 (B492) Nouvelles de Somalie …. Le nouveau Président somalien demande à AL-Qaïda de ne pas intervenir en Somalie. (4 articles en Français)

____________________________ 4 – XINHUA (Chine)

Le président somalien demande à Al-Qaïda de pas interférer en Somalie

Le président somalien, Cheikh Sharif Cheikh Ahmed, a dénoncé samedi l’appel lancé récemment par le leader d’AL-Qaïda, Oussama ben Laden, pour que les islamistes renversent le leader somalien et continuent de se battre en Somalie.

Oussama ben Laden, dans un enregistrement diffusé par son réseau la semaine dernière, a appelé les combattants islamistes somaliens à renverser le président Ahmed et à continuer de combattre le gouvernement de transition dirigé par le leader islamiste modéré.

"Nous sommes très déçus qu’Al-Qaïda appelle les Somaliens à se battre davantage alors que nous avons aujourd’hui un gouvernement et nous sommes réconciliés", a déclaré aux journalistes le président Ahmed.

"Al-Qaïda ne nous enseigne pas la religion, ne nous donne rien et ne forme pas un gouvernement pour nous", a-t-il déclaré.

Le président somalien s’exprimait à ce propos devant des journalistes à sa résidence dans la capitale Mogadiscio à son retour dans le pays vendredi après une tournée africaine qui l’a conduit au Kenya, en Ouganda, au Burundi, au Soudan et en Libye.

Le président a rapporté avoir déclaré à l’Ouganda et au Burundi, les deux seuls pays à avoir contribué à la mission de maintien de la paix de l’Union africaine en Somalie (AMISOM), que son gouvernement a besoin du soutien des deux pays et a demandé à leurs troupes de rester en Somalie "tant que nous aurons besoin d’elles".

Il y a eu ensuite un appel lancé aussi bien par les partisans que les groupes d’opposition du gouvernement somalien pour demander le retrait de près de 3.400 soldats de l’UA de Somalie.

Les soldats de maintien de la paix font partie d’une force de l’UA autorisée par l’ONU et forte de 8.000 hommes qui sera transformée à une date ultérieure en casques bleus à condition que certains critères politiques et sécuritaires soient atteints.

Le président somalien a révélé que la Libye et le Soudan tentent de réconcilier le gouvernement somalien et les groupes armés de l’opposition, sans préciser si le principal parti de l’opposition, le radical Al-Shabaab, était invité.

____________________________ 3 – APA

Le président somalien dénonce l’ingérence d’Al Qaida dans le fonctionnement de son gouvernement

Le président du gouvernement national d’unité en Somalie, Sheik Sharif Sheik Ahmed a violement réagi samedi à l’appel d’Osama Bin Laden à renverser son gouvernement après que le chef d’Al Qaida a qualifié l’équipe somalienne d’être une marionnette de l’Occident.

« Je regrette profondément qu’à l’heure actuelle, Al Qaida appelle les Somaliens qui disposent maintenant d’un gouvernement d’ unité, à mener la guerre et à détruire leur pays », a déclaré le président somalien, visiblement en colère, en réaction au récent appel d’ Osama Bin Laden à l’endroit des militants à renverser son gouvernement.

Le chef d’Al Qaida, Osama Bin Laden a traité le chef de l’Etat somalien ‘’d’infidèle’’ et a invité les extrémistes somaliens à renverser son gouvernement d’unité nationale qui vient d’être formé.

« J’exhorte Al Qaida à nous laisser tranquille, car il ne nous a pas appris la religion islamique, il nous a donné aucune aide et ne dirige pas la Somalie”, a indiqué le président somalien lors d’une conférence de presse, au retour d’un voyage dans beaucoup de pays africains.

« Nous appelons AL Qaida à cesser d’intervenir dans les affaires somaliennes, parce qu’ici, les Somaliens ont conclu un accord de paix et souhaitent aller de l’avant », a –t-il lancé.

Il a condamné l’attaque à la bombe jeudi, contre le ministre de l’Intérieur, Sheik Abdulkadeer Ali Omar qui selon lui, a été perpétrée par des individus qui ne sont pas sur la bonne voie de l’Islam.

Sheik Sharif a dirigé l’Union des tribunaux islamiques qui a amené la paix et la stabilité en Somalie, un pays déchiré par la guerre au deuxième semestre de l’année 2006, mais est qui s’est exilé après la défaite des forces gouvernementales éthiopiennes et somaliennes contre sa milice en décembre de la même année.

Il avait été élu président du gouvernement national d’unité le 31 janvier par une réunion des parlementaires somaliens réunis à Djibouti marquant la fin de ses deux ans d’exil.

____________________________ 2 – AFP

Somalie: le président dénonce l’appel de Ben Laden à le renverser

Le président somalien Sharif Cheikh Ahmed a dénoncé samedi l’appel à le combattre et à le renverser récemment lancé par le chef d’Al-Qaïda, Oussama ben Laden.

"Les appels de Ben Laden à poursuivre la violence en Somalie sont tellement décevants, et nous savons qu’Al-Qaïda n’a jamais oeuvré à la paix dans ce pays", a déclaré lors d’une conférence de presse à Mogadiscio le chef des islamistes modérés somaliens, élu fin janvier à la tête du pays.

"Ce n’est pas Al-Qaïda qui nous enseigne la religion islamique et dés lors, nous disons: +n’intervenez pas dans nos affaires+", a lancé le président.

Ce dernier est rentré vendredi à Mogadiscio après une tournée africaine de plusieurs semaines qui l’a conduite notamment au Burundi, en Ouganda, au Soudan et en Libye.

Dans un message audio diffusé le 19 mars sur internet et adressé aux "champions de Somalie", Oussama Ben Laden avait enjoint les insurgés islamistes radicaux à la tête de l’insurrection de combattre et renverser "ce Cheikh Sharif".

Le gouvernement somalien avait immédiatement répliqué que les propos de ben Laden resteraient sans effet.

Elu fin janvier par le Parlement somalien réuni à Djibouti, Sharif Cheikh Ahmed a la lourde tâche de ramener la paix en Somalie, pays pauvre de la Corne de l’Afrique en guerre civile depuis 1991.

M. Ahmed, qui dirigeait les Tribunaux islamiques, avait succédé à la présidence à Abdullahi Yusuf Ahmed, poussé à la démission fin décembre et qui était hostile à toute négociation avec les islamistes.

____________________________ 1 – Le Figaro avec AFP

Somalie: les cinq otages kényans libérés

Les cinq Kényans enlevés mercredi en Somalie par des hommes armés ont été libérés aujourd’hui après des négociations, à Bulohawo (sud de la Somalie), a indiqué la police kényane en affirmant qu’aucune rançon n’avait été payée. Les cinq Kényans, fonctionnaires du ministère de l’Education, avaient été enlevés mercredi alors qu’ils avaient traversé la frontière depuis la localité de Mandera, au Kenya, pour faire des achats dans le village de Bulohawo, en Somalie. Ils étaient détenus depuis dans ce village frontalier.

"Les otages ont été libérés et ils sont tous en bonne santé", a déclaré le porte-parole de la police kényane Eric Kiraithe. Les ravisseurs avaient réclamé une rançon, d’un montant non spécifié, en échange de leur libération. Des hommes armés enlèvent régulièrement des étrangers en Somalie, pays en guerre civile depuis 1991, pour obtenir le paiement de rançons.

La majorité du sud somalien est contrôlée par le groupe islamiste radical des shebab et ses alliés. Le groupe a récemment mis en garde le Kenya de s’abstenir de toute ingérence dans les affaires somaliennes sous peine de représailles. Le Kenya a exprimé plusieurs fois sa préoccupation que les islamistes contrôlent le port de Kismayo, au sud de la Somalie, et ses environs, ce qui entraîne, selon Nairobi, des répercussions négatives sur sa sécurité aux frontières.

29/03/09 (B492) FreeDjibouti -> DJIBOUTI : UN PAYS NON GOUVERNÉ

Retrouvez toutes les contributions du même auteur : lien

Le président autoproclame de Djibouti, M. Guelleh promettait en avril 1999 un changement d’ère (à lire http://www.rpp.dj/fr/contrb.htm).

Cette promesse a été tenue !

En effet, Djibouti a intégré le club très fermé des pays les plus arriérés du continent africain. Aujourd’hui, à la fracture politique s’ajoute la fracture sociale et économique. La minorité dirigeante continue à nous faire croire que tout va bien et persiste à mentir à tous sur la gravité de la crise économique et sociale.

La complicité de la France et des institutions internationales est une chose mais elle n’explique pas tout.

A – L’AGGRAVATION DE LA CRISE SOCIO-ÉCONOMIQUE

Dans cette situation difficile, le «président» et le gouvernement «d’union nationale» (les ventriloques) s’illustrent par leur incapacité à trouver des solutions à long terme aux problèmes des Djiboutiens.

Comme si cela ne suffisait pas, les commerçants, faute de cadre légal, profitent pour augmenter de façon anarchique les prix des denrées alimentaires, entre autres. Cette hausse vient alourdir un peu plus, la croix que supporte au quotidien le peuple djiboutien depuis les années 1990.

Qui à Djibouti se préoccupe du sort des Djiboutiens ? Djibouti est-il dirigé ?

Si oui, par quels individus ? Quelle vision ont-ils de l’avenir et quel programme pour sortir enfin Djibouti de sa trop longue crise sociale, économique et politique ?

Pendant ce temps, la grande majorité des Djiboutiens vit dans des conditions indignes. La situation ne s’est pas améliorée depuis avec la flambée des prix des produits alimentaires. Aucune initiative publique n’a été prise pour soulager les populations.

La seule décision publique a été de lancer un appel à la solidarité nationale et internationale pour masquer la carence de l’État. Notre pays est devenu un État mendiant qui attend la charité des États ou des Institutions étrangères pour faire face aux problèmes majeurs.

Il serait grand temps de changer d’orientation et de mettre en place une véritable politique sociale avec un minimum de prestations dans les domaines de la santé et de l’éducation et de mener une politique des grands travaux pour construire des écoles, des hôpitaux et non des immeubles privés de luxe ou de s’acheter des voitures de prestige.

Je pense que les recettes publiques à Djibouti peuvent permettre la mise en place d’un revenu minimum social de 50.000 FD par famille djiboutienne et d’un revenu minimum de travail de 100.000 FD pour tout travailleur du privé ou du public.

Qu’un meilleur encadrement des rémunérations des secteurs privé et informel est un préalable au développement économique.

Il suffit pour cela de mettre en place une gestion plus seine des recettes publiques en donnant les pleins pouvoirs au Ministère des finances dans l’exercice de ses missions régaliennes, quitte à redéfinir les missions de tous les ministères pour plus d’efficacité.

Ceci n’est possible qu’avec la mise en place d’une cour des comptes digne de ce nom.

Tout ceci va impulser et dynamiser l’économie de Djibouti. Ce qui va aussi rassurer les investisseurs étrangers.

S’il faut faire appel aux fonds étrangers, éviter des engagements qui rendent les dirigeants africains esclaves de l’occident. La solution du recours aux fonds étrangers soulève une interrogation de taille : où passent les millions de francs de recettes publiques, de subventions et de prêts divers ?

Nous les Djiboutiens, nous sommes prisonniers du système RPP maintenu au pouvoir par la France.

À quand la libération ?

Nous devons malheureusement en plus de cela, faire face à un nouveau phénomène très inquiétant. L’émergence à Djibouti de nouveaux riches encore plus corrompus, conséquences de l’impunité qui prévaut au sein de la classe politique dirigeante.

B – LE DJIBOUTI DES NOUVEAUX RICHES = CORRUPTION

« La corruption sape la démocratie, entraîne la violation des Droits de l’Homme, fausse le jeu des marchés, nuit à la qualité de la vie et crée un terrain propice à la criminalité organisée » Cette citation traduit bien la réalité de Djibouti.

La corruption a pris une telle ampleur à Djibouti qu’elle est la principale cause du non-développement et de la paupérisation du pays. A Djibouti, la corruption s’est banalisée et se pratique dans l’indifférence générale. Le domaine public a été privatisé sur la base du clientélisme.

Chaque commis de l’État utilise son poste, son outil de travail pour son enrichissement personnel au détriment de la collectivité. Toute action de l’État est faite en vue de l’enrichissement rapide des tenants du pouvoir.

Cette volonté explique pourquoi les pans entiers de l’économie djiboutienne sont confiés aux étrangers qui sont les seuls en mesure de verser des commissions importantes. Tout ceci fonctionne comme un système mafieux où la minorité privilégiée agit en toute impunité.

Le gouvernement tente de nous endormir en créant une commission anti-corruption. Face à ce grave fléau qui ampute les moyens financiers au pays, contribuant ainsi à détériorer les conditions de vie des populations, nous pensons que la justice devrait avoir le pouvoir et les moyens pour agir. Elle devrait pouvoir juger le puissant comme le faible, qu’il soit corrompu ou corrupteur. Il est urgent de mener des campagnes de sensibilisation à travers le pays et d’éduquer la jeunesse sur les effets pervers de ce fléau: la corruption.

À tous les niveaux, l’enrichissement sans cause est moralement inadmissible:

Comment expliquer le train de vie de millionnaires que mènent certains politiciens et certains fonctionnaires de l’Etat ? Les dessous de tables semblent légion à Djibouti, une pratique choquante mais généralisée. Les détournements de fonds publics, une pratique courante. Le Djiboutien, qui ne peut pas payer, est exclu de certaines démarches normalement accessibles gratuitement à tous.

Je dénonce l’abandon de tout un pan de l’économie djiboutienne aux étrangers pour des intérêts privés, la cession dans des conditions troubles du port à Guelleh et à son acolyte Borreh (en exil maintenant). Les dirigeants actuels de Djibouti sont entrain de brader le patrimoine national. Ils sont aussi néfastes que le sont le colonialisme et le néocolonialisme. Les Djiboutiens ne sont pas prioritaires dans leur propre pays.

C – UN PAYS NON GOUVERNÉ

En 10 ans d’exercice de pouvoir, le dirigeant actuel du pays a bouleversé le fonctionnement de l’État. Ses décisions ont supprimé la frontière entre la sphère privée, la sphère publique et la sphère familiale. L’intérêt des familles aux commandes passe avant celui de l’État. Le régime est coupé du peuple et fait preuve d’autisme face à ses souffrances. Aucune stratégie ni projet d’envergure n’est prévu pour améliorer le sort des populations. L’unique projet du régime serait de renouer avec les organismes internationaux afin de bénéficier de la manne financière que constitue l’aide.

Il faut sortir de la logique clanique. Cela passe par l’instauration d’un État de droit basé sur un consensus nationale et une mise en avant de l’intérêt général.

Guelleh doit apprendre à avoir un autre regard sur Djibouti et sur tous les Djiboutiens. Plusieurs acolytes d’IOG affirment que la diaspora djiboutienne n’aime pas Djibouti. Qu’ils ne s’attendent pas à ce que la diaspora aime le «Djibouti» qu’ils nous ont construit ! N’inversons pas les rôles ! C’est la Diaspora qui attend d’eux qu’ils aiment et qu’ils servent les Djiboutiens, tous les Djiboutiens sans exclusive.

Djibouti ne se résume pas aux seules résidences luxueuses qui l’ont vu grandir jusqu’à son forfait d’avril 1999. Tout porte à croire que Guelleh, «président» de Djibouti et ses acolytes ignorent les chiffres fournis par les institutions financières internationales sur les montants des transferts de fonds pour apprécier la participation de la diaspora au développement de leur pays.

Nous n’avons décidément pas tous la même idée de Djibouti. Prenez pour preuve, le dernier congrès de son parti où la priorité était d’étudier la possibilité d’ouvrir un 3ème mandat à Guelleh et non de se préoccuper du quotidien des Djiboutiens et de l’effondrement économique et social. Plusieurs millions ont été gaspillés pour le dixième anniversaire de la dictature à la tête du pays.

Quel mépris pour la souffrance du peuple djiboutien ?

Qui se préoccupe des milliers de réfugiés Djiboutiens exilés de force qui vivent tant bien que mal dans les pays voisins, des familles qui ont du mal à payer la scolarité de leurs enfants, qui s’occupe des hôpitaux mouroirs de Djibouti, de la jeunesse diplômée mais sans avenir ?

Qui a le courage de rééquilibrer les recrutements dans la fonction publique et dans l’armée pour mettre ainsi fin au clientélisme ? Où en sont les grandes réformes nécessaires pour sortir enfin Djibouti de la grave crise qu’il traverse ? Qui lève le petit doigt pour défendre certains Djiboutiens de la diaspora quand leur dignité d’homme est bafouée par les gouvernements occidentaux, notamment par l’actuelle politique française de l’immigration ?

En tout temps, la question que tout homme politique djiboutien devrait avoir à l’esprit est la suivante: comment défendre au mieux les intérêts du peuple djiboutien.

Que veut dire « aimer son pays » pour celui qui en méprise ses habitants ?

28/03/09 (B492) LDDH : Les élections présidentielles doivent être libres et transparentes au CONGO Brazaville.

Avant tout, nous tenons à vous témoigner tous nos remerciements pour

votre combat personnel et aussi en tant que Président de l’ASSOCIATION DU RESPECT DES DROITS DE L’HOMME A DJIBOUTI (ARDHD), pour le juste combat déterminant pour l’avenir de notre pays, combat mené par tous les membres de votre Association en faveur du Respect des Droits de l’Homme à Djibouti,

du combat permanent et plein d’encouragement de SURVIE pour mettre fin à une politique « France-Africaine » dangereuse et contraire à l’amitié des Peuples,

du combat permanent et inoubliable de REPORTERS SANS FRONTIERES (RSF) dans son légitime et plein d’espoir pour la Liberté de la Presse dans la Corne d’Afrique en particulier.

Jean-Paul Noel Abdi
Président de la LDDH



Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION DU 25 MARS 2009

Les élections présidentielles
doivent être libres et transparentes.
au CONGO Brazaville.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) se joint et soutient les demandes de la « FIDH et ses organisations membres au Congo Brazzaville et en France, l’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH) et la Ligue française des droits de l’Homme (LDH) demandent au président français Nicolas Sarkozy de profiter de sa visite au Congo Brazzaville pour insister sur l’importance du travail des défenseurs des droits de l’Homme, sur la nécessité de garantir leur protection et sur l’importance du respect des principes démocratiques garantis par l’Acte constitutif de l’Union africaine, dans la perspective de l’élection présidentielle prévue en juillet 2009. »

Alors que l’Union Africaine (UA) sur le principe des élections est actuellement très pointilleuse avec ses dernières Décisions qui mettent en cause les risques consécutifs aux changements à « leurs mesures » des Constitutions Nationales, par certains Chef d’Etat comme celui de l’Algérie et probablement demain par le très mal élu le dictateur Ismaël Omar Guelleh de Djibouti.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel aux Organisations Internationales des Défenseurs des Droits de l’Homme pour qu’elles saisissent la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples afin de condamner sans équivoque tous les changements ou tentatives de changements des Constitutions par certains Chefs d’Etat Africains.

D’ailleurs, tous ces dictateurs règnent dans l’obscurité des élections, par les détournements des résultats des élections ou comme à Djibouti où le régime foncièrement dictatorial est maintenu par des forces armées pour des raisons géostratégiques, face au refus des Djiboutiens à participer aux élections et le raz le bol populaire.

En effet, plus de 80% des électeurs inscrits, lors des dernières élections présidentielles et législatives, ont boycotté à la demande de l’Opposition les élections mascarades orchestrées, hélas, parfois soutenues par certaines chancelleries, souvent financées par le PNUD. A notre avis, l’actuel Représentant outrepasse ses prérogatives onusiennes.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

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Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme
Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH)
Ligue française des droits de l’Homme (LDH)
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Communiqué

Visite du président français, Nicolas Sarkozy, au Congo Brazzaville

Les élections présidentielles doivent être libres et transparentes

Paris, Brazzaville, le 24 mars 2009 – La FIDH et ses organisations membres au Congo Brazzaville et en France, l’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH) et la Ligue française des droits de l’Homme (LDH) demandent au président français Nicolas Sarkozy de profiter de sa visite au Congo Brazzaville pour insister sur l’importance du travail des défenseurs des droits de l’Homme, sur la nécessité de garantir leur protection et sur l’importance du respect des principes démocratiques garantis par l’Acte constitutif de l’Union africaine, dans la perspective de l’élection présidentielle prévue en juillet 2009.

Nos organisations rappellent que les dernières élections organisées dans ce pays ont été entachées d’importantes irrégularités. Ainsi, le 29 juin 2008 ont eu lieu les élections locales et municipales, initialement prévues le 20 janvier 2008, officiellement afin d’éviter les dysfonctionnements organisationnels et techniques constatés lors du scrutin législatif de juin et août 2007[1].

Selon les ONG indépendantes congolaises, le processus a pourtant connu des dysfonctionnements majeurs : listes électorales incomplètes, défaillances dans l’affectation du matériel électoral aux différents bureaux de vote d’arrondissements ; insuffisance, voire inexistence des bulletins de certains candidats ; détention par certains électeurs de plusieurs cartes ; erreurs sur les identités des électeurs, inscriptions multiples, etc. Nos organisations dénoncent également les menaces proférées par des représentants des autorités nationales
à l’encontre des défenseurs qui ont dénoncé ces irrégularités.

Aussi, nos organisations appellent le président français à insister auprès de son homologue congolais, Denis Sassou Nguesso, sur l’impérieuse nécessité de l’organisation d’élections libres et transparentes pour ancrer le pays sur des principes démocratiques et d’Etat de droit. Ceci passe par la mise en place d’une commission électorale véritablement indépendante chargée de l’organisation des élections; l’établissement d’un recensement administratif spécial pour enrôler les électeurs; le respect de la liberté de la presse et de l’égalité d’accès aux médias publics des opposants politiques ; le respect du droit de manifestation ; le respect des droits des défenseurs des droits humains. Tout ceci ne peut se faire que dans le cadre d’un dialogue politique incluant l’ opposition et la société civile.

La FIDH, l’OCDH et la LDH rappellent en outre, que la promotion des principes et des institutions démocratiques, la participation populaire et la bonne gouvernance font partie des objectifs de l’Union africaine inscrits à l’article 3 de son Acte constitutif et sont garantis par l’article 13 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples et l’article 25 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifiés par la République du Congo.

Nos organisations appellent également les autorités congolaises à ratifier la Charte africaine sur la démocratie, les élections et la gouvernance et à respecter la Déclaration sur la protection des défenseurs des droits de l’Homme adoptée en 1998 par l’Assemblée générale des Nations unies.

[1] ________________________________________
CF le communiqué de presse de la FIDH et de l’OCDH dénonçant les nombreuses irrégularités survenues lors du scrutin législatif de 2007, « Congo Brazzaville, deuxième tour des élections législatives »


Gaël Grilhot
Responsable du service de presse
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FIDH
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28/03/09 (B492) Jeune Afrique avec AFP : Omar el-Béchir nargue la CPI

Le président soudanais s’est rendu dans trois pays africains cette semaine : l’Erythrée, l’Egypte et la Libye. Omar el-Béchir, qui pourrait se rendre au Qatar vendredi, cherche ainsi à prouver qu’il reste intouchable malgré le mandat d’arrêt pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité que la Cour pénale internationale a émis contre lui.

Omar el-Béchir en tournée africaine. Lundi, le président soudanais s’est déplacé en Erythrée. Mercredi, il a rendu visite à son homologue égyptien Hosni Moubarak. L’homme fort de Khartoum était ensuite annoncé jeudi en Ethiopie. Et puis, au dernier moment, changement de programme : Omar el-Béchir a choisi la Libye…

Pour le maître de Khartoum, ces voyages prouvent que c’est lui le gagnant du bras de fer qui l’oppose à la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye (Pays-Bas). Cette instance a lancé contre lui, le 4 mars, un mandat d’arrêt pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Darfour (Ouest), où la guerre a fait 300 000 morts et 2,7 millions de déplacés depuis 2003, selon les Nations Unies.

Voyages dans les pays opposés à la CPI

« Le président a déclaré récemment que le mandat d’arrêt ne vaut même pas l’encre avec laquelle il a été rédigé. C’est le message de ce voyage » a indiqué un responsable soudanais à l’arrivée d’Omar el-Béchir au Caire. « Il continuera à se rendre dans les pays qui s’opposent à la CPI, a-t-il encore indiqué, et ils sont nombreux, tous les pays africains, arabes et de nombreux pays d’Asie ».

Le chef de l’Etat soudanais nargue donc la CPI, mais en assurant ses arrières. Car les pays où il se rend ou se rendra ne reconnaissent pas la juridiction internationale et, en conséquence, ne sont pas tenus de l’arrêter. Et comme la CPI ne dispose pas d’une force de police…

Reste que le comité des oulémas soudanais a émis le week-end dernier une fatwa lui demandant de ne pas assister, fin mars, au sommet de la Ligue arabe au Qatar, pays non signataire du traité de Rome constitutif de la CPI.

Fatwa préventive

« Ceci est une fatwa sur l’inadmissibilité pour le président de la République d’assister au sommet de la Ligue arabe au Qatar dans les conditions actuelles alors que les ennemis de Dieu et de la souveraineté de la nation vous y attendent », souligne l’édit religieux diffusé par plusieurs médias locaux.

Car la CPI compte bien mettre la main sur Omar el-Béchir. « Il n’y a pas de voie de sortie possible », a expliqué à l’AFP un membre du bureau du procureur de la CPI Luis Moreno Ocampo. Cette source a précisé que la Cour « surveillait » de près les allers et venues du président.

Amnesty International en colère

Si la CPI estime qu’Omar el-Béchir ne perd rien pour attendre, Amnesty International fulmine. « L’Égypte et les autres États membres de la Ligue arabe ne devraient pas aider le président el-Béchir à échapper à la justice internationale, a déclaré la secrétaire générale de l’organisation. Sa présence en Égypte ce mercredi 25 mars était l’occasion de donner suite au mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale. »

Irene Khan a ajouté qu’« en déclarant que le président el-Béchir bénéficiait de l’immunité en ce qui concerne le mandat d’arrêt (…), la Ligue a mis à mal le droit international, qui ne prévoit aucune immunité pour personne, pas même un chef d’État, en cas de crimes aussi graves ».

Et de conclure : « La Ligue a eu raison de faire appel à la justice internationale pour les crimes de guerre et autres violations graves du droit international commis durant le récent conflit à Gaza. Les membres de la Ligue devraient appliquer les mêmes normes pour les crimes commis au Soudan ».