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28/03/09 (B492) LDDH : Les élections présidentielles doivent être libres et transparentes au CONGO Brazaville.

Avant tout, nous tenons à vous témoigner tous nos remerciements pour

votre combat personnel et aussi en tant que Président de l’ASSOCIATION DU RESPECT DES DROITS DE L’HOMME A DJIBOUTI (ARDHD), pour le juste combat déterminant pour l’avenir de notre pays, combat mené par tous les membres de votre Association en faveur du Respect des Droits de l’Homme à Djibouti,

du combat permanent et plein d’encouragement de SURVIE pour mettre fin à une politique « France-Africaine » dangereuse et contraire à l’amitié des Peuples,

du combat permanent et inoubliable de REPORTERS SANS FRONTIERES (RSF) dans son légitime et plein d’espoir pour la Liberté de la Presse dans la Corne d’Afrique en particulier.

Jean-Paul Noel Abdi
Président de la LDDH



Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION DU 25 MARS 2009

Les élections présidentielles
doivent être libres et transparentes.
au CONGO Brazaville.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) se joint et soutient les demandes de la « FIDH et ses organisations membres au Congo Brazzaville et en France, l’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH) et la Ligue française des droits de l’Homme (LDH) demandent au président français Nicolas Sarkozy de profiter de sa visite au Congo Brazzaville pour insister sur l’importance du travail des défenseurs des droits de l’Homme, sur la nécessité de garantir leur protection et sur l’importance du respect des principes démocratiques garantis par l’Acte constitutif de l’Union africaine, dans la perspective de l’élection présidentielle prévue en juillet 2009. »

Alors que l’Union Africaine (UA) sur le principe des élections est actuellement très pointilleuse avec ses dernières Décisions qui mettent en cause les risques consécutifs aux changements à « leurs mesures » des Constitutions Nationales, par certains Chef d’Etat comme celui de l’Algérie et probablement demain par le très mal élu le dictateur Ismaël Omar Guelleh de Djibouti.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel aux Organisations Internationales des Défenseurs des Droits de l’Homme pour qu’elles saisissent la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples afin de condamner sans équivoque tous les changements ou tentatives de changements des Constitutions par certains Chefs d’Etat Africains.

D’ailleurs, tous ces dictateurs règnent dans l’obscurité des élections, par les détournements des résultats des élections ou comme à Djibouti où le régime foncièrement dictatorial est maintenu par des forces armées pour des raisons géostratégiques, face au refus des Djiboutiens à participer aux élections et le raz le bol populaire.

En effet, plus de 80% des électeurs inscrits, lors des dernières élections présidentielles et législatives, ont boycotté à la demande de l’Opposition les élections mascarades orchestrées, hélas, parfois soutenues par certaines chancelleries, souvent financées par le PNUD. A notre avis, l’actuel Représentant outrepasse ses prérogatives onusiennes.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

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Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme
Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH)
Ligue française des droits de l’Homme (LDH)
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Communiqué

Visite du président français, Nicolas Sarkozy, au Congo Brazzaville

Les élections présidentielles doivent être libres et transparentes

Paris, Brazzaville, le 24 mars 2009 – La FIDH et ses organisations membres au Congo Brazzaville et en France, l’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH) et la Ligue française des droits de l’Homme (LDH) demandent au président français Nicolas Sarkozy de profiter de sa visite au Congo Brazzaville pour insister sur l’importance du travail des défenseurs des droits de l’Homme, sur la nécessité de garantir leur protection et sur l’importance du respect des principes démocratiques garantis par l’Acte constitutif de l’Union africaine, dans la perspective de l’élection présidentielle prévue en juillet 2009.

Nos organisations rappellent que les dernières élections organisées dans ce pays ont été entachées d’importantes irrégularités. Ainsi, le 29 juin 2008 ont eu lieu les élections locales et municipales, initialement prévues le 20 janvier 2008, officiellement afin d’éviter les dysfonctionnements organisationnels et techniques constatés lors du scrutin législatif de juin et août 2007[1].

Selon les ONG indépendantes congolaises, le processus a pourtant connu des dysfonctionnements majeurs : listes électorales incomplètes, défaillances dans l’affectation du matériel électoral aux différents bureaux de vote d’arrondissements ; insuffisance, voire inexistence des bulletins de certains candidats ; détention par certains électeurs de plusieurs cartes ; erreurs sur les identités des électeurs, inscriptions multiples, etc. Nos organisations dénoncent également les menaces proférées par des représentants des autorités nationales
à l’encontre des défenseurs qui ont dénoncé ces irrégularités.

Aussi, nos organisations appellent le président français à insister auprès de son homologue congolais, Denis Sassou Nguesso, sur l’impérieuse nécessité de l’organisation d’élections libres et transparentes pour ancrer le pays sur des principes démocratiques et d’Etat de droit. Ceci passe par la mise en place d’une commission électorale véritablement indépendante chargée de l’organisation des élections; l’établissement d’un recensement administratif spécial pour enrôler les électeurs; le respect de la liberté de la presse et de l’égalité d’accès aux médias publics des opposants politiques ; le respect du droit de manifestation ; le respect des droits des défenseurs des droits humains. Tout ceci ne peut se faire que dans le cadre d’un dialogue politique incluant l’ opposition et la société civile.

La FIDH, l’OCDH et la LDH rappellent en outre, que la promotion des principes et des institutions démocratiques, la participation populaire et la bonne gouvernance font partie des objectifs de l’Union africaine inscrits à l’article 3 de son Acte constitutif et sont garantis par l’article 13 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples et l’article 25 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifiés par la République du Congo.

Nos organisations appellent également les autorités congolaises à ratifier la Charte africaine sur la démocratie, les élections et la gouvernance et à respecter la Déclaration sur la protection des défenseurs des droits de l’Homme adoptée en 1998 par l’Assemblée générale des Nations unies.

[1] ________________________________________
CF le communiqué de presse de la FIDH et de l’OCDH dénonçant les nombreuses irrégularités survenues lors du scrutin législatif de 2007, « Congo Brazzaville, deuxième tour des élections législatives »


Gaël Grilhot
Responsable du service de presse
Press Office Director
FIDH
17 passage de la main d’or
75011 Paris
France
tel : 00 33 1 43 55 90 19
fax : 00 33 1 43 55 18 80
Mob : 00 33 6 72 28 42 94
mailto:ggrilhot@fidh.org
http://www.fidh.org

28/03/09 (B492) Jeune Afrique avec AFP : Omar el-Béchir nargue la CPI

Le président soudanais s’est rendu dans trois pays africains cette semaine : l’Erythrée, l’Egypte et la Libye. Omar el-Béchir, qui pourrait se rendre au Qatar vendredi, cherche ainsi à prouver qu’il reste intouchable malgré le mandat d’arrêt pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité que la Cour pénale internationale a émis contre lui.

Omar el-Béchir en tournée africaine. Lundi, le président soudanais s’est déplacé en Erythrée. Mercredi, il a rendu visite à son homologue égyptien Hosni Moubarak. L’homme fort de Khartoum était ensuite annoncé jeudi en Ethiopie. Et puis, au dernier moment, changement de programme : Omar el-Béchir a choisi la Libye…

Pour le maître de Khartoum, ces voyages prouvent que c’est lui le gagnant du bras de fer qui l’oppose à la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye (Pays-Bas). Cette instance a lancé contre lui, le 4 mars, un mandat d’arrêt pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Darfour (Ouest), où la guerre a fait 300 000 morts et 2,7 millions de déplacés depuis 2003, selon les Nations Unies.

Voyages dans les pays opposés à la CPI

« Le président a déclaré récemment que le mandat d’arrêt ne vaut même pas l’encre avec laquelle il a été rédigé. C’est le message de ce voyage » a indiqué un responsable soudanais à l’arrivée d’Omar el-Béchir au Caire. « Il continuera à se rendre dans les pays qui s’opposent à la CPI, a-t-il encore indiqué, et ils sont nombreux, tous les pays africains, arabes et de nombreux pays d’Asie ».

Le chef de l’Etat soudanais nargue donc la CPI, mais en assurant ses arrières. Car les pays où il se rend ou se rendra ne reconnaissent pas la juridiction internationale et, en conséquence, ne sont pas tenus de l’arrêter. Et comme la CPI ne dispose pas d’une force de police…

Reste que le comité des oulémas soudanais a émis le week-end dernier une fatwa lui demandant de ne pas assister, fin mars, au sommet de la Ligue arabe au Qatar, pays non signataire du traité de Rome constitutif de la CPI.

Fatwa préventive

« Ceci est une fatwa sur l’inadmissibilité pour le président de la République d’assister au sommet de la Ligue arabe au Qatar dans les conditions actuelles alors que les ennemis de Dieu et de la souveraineté de la nation vous y attendent », souligne l’édit religieux diffusé par plusieurs médias locaux.

Car la CPI compte bien mettre la main sur Omar el-Béchir. « Il n’y a pas de voie de sortie possible », a expliqué à l’AFP un membre du bureau du procureur de la CPI Luis Moreno Ocampo. Cette source a précisé que la Cour « surveillait » de près les allers et venues du président.

Amnesty International en colère

Si la CPI estime qu’Omar el-Béchir ne perd rien pour attendre, Amnesty International fulmine. « L’Égypte et les autres États membres de la Ligue arabe ne devraient pas aider le président el-Béchir à échapper à la justice internationale, a déclaré la secrétaire générale de l’organisation. Sa présence en Égypte ce mercredi 25 mars était l’occasion de donner suite au mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale. »

Irene Khan a ajouté qu’« en déclarant que le président el-Béchir bénéficiait de l’immunité en ce qui concerne le mandat d’arrêt (…), la Ligue a mis à mal le droit international, qui ne prévoit aucune immunité pour personne, pas même un chef d’État, en cas de crimes aussi graves ».

Et de conclure : « La Ligue a eu raison de faire appel à la justice internationale pour les crimes de guerre et autres violations graves du droit international commis durant le récent conflit à Gaza. Les membres de la Ligue devraient appliquer les mêmes normes pour les crimes commis au Soudan ».

28/03/09 (B492) Le journal de la Flibuste … (7 articles en Français)

______________________________ 7 – Ouest France

Une frégate néerlandaise déployée dans le golfe d’Aden contre les pirates

Le Parlement néerlandais a approuvé le déploiement au large de la Somalie d’une frégate – le Hr. Ms. De Zeven Provinciën (F 802) – dans le cadre d’une action de l’OTAN pour lutter contre la piraterie. Dénommée « Allied Protector », cette mission n’est que temporaire, le temps du passage des navires dans la région.

La frégate néerlandaise sera ainsi présente sur la zone jusqu’à fin avril, ainsi que « sur le chemin du retour », de la mi-à fin juin. A bord 170 militaires, des commandos maritimes, deux gendarmes et un procureur (en cas d’arrestation de pirates).

Outre les Néerlandais, participent à cette mission de routine 4 autres bateaux (américain, canadien, portugais et espagnol).

______________________________ 6 – Ria Novosti (Russie)

Piraterie en Somalie: la Russie fait tout pour libérer ses marins pris en otages

Moscou fait tout pour libérer les Russes qui se trouvent à bord des navires grec et norvégien capturés mercredi et jeudi par les pirates somaliens, a déclaré vendredi à Moscou le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Andreï Nesterenko.

« Nous recueillons des informations pour comprendre ce qui s’est passé, où ils se trouvent et ce que nous pouvons faire pour qu’ils retrouvent la liberté. Si nous pouvons aider les autres membres d’équipage (des navires Nipayia et Bow Asie capturés par les pirates), nous le ferons aussi », a indiqué le porte-parole.

Le ministère russe des Affaires étrangères vérifie les informations sur la présence de Russes à bord des cargos Nipayia et Bow Asir par le biais de son ambassade au Kenya. « Le problème est que la Russie n’a pas d’ambassade en Somalie », a déploré M.Nesterenko.

Vendredi matin, le chef du département consulaire de l’ambassade russe au Kenya Armen Popov avait annoncé que le Russe qui se trouvait à bord du Bow Asir était originaire de Kaliningrad.

______________________________ 5 – Ria Novosti (Russie)

Deux cargos capturés par les pirates en Somalie: deux Russes parmi les otages

Deux Russes figurent parmi les membres d’équipage des cargos grec et norvégien capturés mercredi et jeudi par les pirates somaliens, ont annoncé le ministère grec de la Marine marchande et l’Union des armateurs de Norvège.

« L’équipage du pétrolier grec Nipayia détourné par les pirates comprend 19 personnes dont 18 Philippins et un Russe », a indiqué à Athènes la porte-parole du ministère grec avant de préciser que tous les membres d’équipage étaient « en bonne santé ».

Le cargo grec Nipayia, battant pavillon panaméen, a été attaqué mercredi après-midi à quelque 480 km des côtes somaliennes alors qu’il faisait route à vide de Madagascar vers le Golfe, a rapporté la porte-parole du ministère.

Le cargo norvégien Bow-Asir avec 27 membres d’équipage a été capturé à 500 km du port somalien de Kismaayo jeudi matin. Selon l’Union des armateurs de Norvège, son capitaine est un Russe.

______________________________ 4 – Ria Novosti (Russie)

Piraterie en Somalie: la Russie envoie quatre bâtiments de guerre dans le golfe d’Aden

Quatre navires de la flotte russe du Pacifique – le destroyer Admiral Panteleev, un remorqueur et les tankers Ijora et Irkout mettront dimanche le cap sur le golfe d’Aden où ils participeront à l’opération anti-piraterie internationale, a annoncé vendredi la Flotte du Pacifique.

« Un groupe de navires quittera la baie de la Corne d’Or (à Vladivostok) le 29 mars, à 10h00 locales (la veille, à 23h00 GMT) et mettra le cap sur la Corne de l’Afrique. Les équipages des quatre navires sont prêts à accomplir une mission dans l’océan Indien. Les marins ont reçu des uniformes tropicaux, les navires ont assez d’eau douce, de produits alimentaires et de combustible », a précisé le porte-parole.

Il s’agit d’un deuxième groupe de navires chargé de participer à l’opération internationale de lutte contre les pirates somaliens. Le destroyer Admiral Vinogradov, le remorqueur Fotiï Krylov et les pétroliers Boris Butoma et Petchenga ont achevé leur mission début mars. Le remorqueur de sauvetage Fotiï Krylov et le tanker Petchenga ont regagné Vladivostok et le destroyer Admiral Vinogradov et le pétrolier Boris Butoma se trouvent en visite en Indonésie.

Pendant sa mission, le destroyer Admiral Vinogradov a escorté 12 convois comprenant au total 54 cargos de 17 pays. L’équipage du navire a repoussé plusieurs attaques de pirates et a remis plusieurs pirates capturés en mer aux autorités yéménites, selon le porte-parole.

Les autorités somaliennes n’arrivent pas à mettre fin à la piraterie en raison de la guerre civile qui dure depuis quinze ans dans le pays. Selon l’ONU, les pirates somaliens ont attaqué environ 120 cargos en 2008. Ils ont capturé 35 navires et 600 marins et le montant des rançons obtenues varie entre 30 et 150 millions de dollars. Des bâtiments de guerre de 16 pays dont la Russie, ainsi que les navires participant à l’opération navale anti-piraterie européenne baptisée Atalanta et la Marine de l’OTAN protègent les cargos contre les pirates dans le golfe d’Aden.

L’Admiral Panteleev est un navire du même type que le destroyer Admiral Vinogradov. Son équipage compte 293 hommes. Le navire est doté de deux hélicoptères Ka-27, de missiles ASM Rastrub, de 64 missiles surface-air à lancement vertical 3K95 Kinzhal, de canons d’artillerie de 130 mm AK-130 et de canons multitubes de 30 mm AK-630M, de torpilles de 533 mm et de lance-roquettes anti-sous-marines RBU-6000.

______________________________ 3 – AFP

Somalie: Le cargo norvégien capturé par les pirates fait route vers le nord

Le Bow-Asir, chimiquier norvégien détourné jeudi par des pirates somaliens, fait route vers le nord, a annoncé vendredi son armateur, la compagnie Salhus Shipping, qui a précisé n’avoir pas encore reçu de demande de rançon.

Le cargo, enregistré aux Bahamas et qui transporte 20.000 tonnes de produits chimiques avec un équipage de 27 hommes a été pris d’assaut jeudi par 16 à 18 pirates à 250 milles nautiques (environ 460 km) à l’est de Kismayo, le grand port du sud de la Somalie.

Son équipage est constitué de 19 Philippins, cinq Polonais, un Russe, un Lituanien en plus d’un capitaine norvégien, selon Salhus Shipping, qui précise qu’aucun blessé ne lui a été signalé.

« A partir des images satellite, on voit que le navire a mis le cap vers le nord », a indiqué le groupe dans un communiqué.

« Nous n’avons pas encore reçu de demande de rançon », a précisé à l’AFP le directeur de la compagnie, Per Hansen.

Le détournement du Bow-Asir est survenu quelques heures seulement après celui du Nipayia à 450 milles nautiques (environ 830 km) à l’est de Kismayo. Battant pavillon panaméen et appartenant à un armement grec, ce cargo de 9.000 tonnes compte 19 membres d’équipage.

La Somalie, pays pauvre de la Corne de l’Afrique ravagé par la guerre civile et sans gouvernement central depuis 1991, est devenu le point chaud de la piraterie planétaire ces derniers mois.

Les pirates somaliens ont arraisonné plus de 130 cargos dans la région l’année dernière, soit une augmentation de 200% par rapport à 2007, selon le Bureau maritime international.

______________________________ 2 – Marine marchande avec AFP

La Grèce réclame un sursaut européen contre la piraterie en mer

La Grèce, dont les armateurs détiennent la première flotte commerciale au monde, a appelé jeudi l’Union Européenne à durcir sa lutte anti-piraterie, après la capture de deux cargos grecs au large de la Somalie.

« L’UE doit jouer un rôle plus actif » dans la lutte contre la piraterie « en élargissant les règles d’engagement et la zone surveillée par la force navale européenne », a déclaré le ministre grec de la marine marchande, Anastassis Papaligouras, cité par un communiqué. Le ministre a aussi appelé les compagnies maritimes à informer « avec une totale exactitude et en temps voulu les services compétents » des mouvements des bateaux.

« Les pirates ne sont pas les seuls à avoir des armes, la communauté internationale et la Grèce en ont aussi (…) et pour protéger le présent et le futur de notre marine, nous épuiserons toutes nos marges d’intervention », a conclu M. Papaligouras.

Les règles d’engagement de l’armada européenne Atlanta, chargée de protéger les bateaux au large de la Somalie, permettent déjà de « recourir à tous les moyens y compris à la force » face aux pirates.

Cette force, dont le navire amiral est actuellement la frégate grecque Psara, a annoncé jeudi la capture du chimiquier Nipayia battant pavillon panaméen, qui selon le ministère faisait route à vide vers le Golfe Persique, en provenance de Madagascar. Les 18 marins philippins et le capitaine russe sont en bonne santé, et des négociations sont menées par la compagnie armatrice d’intérêt grec, Lotus Shipping, a indiqué à l’AFP une porte-parole du ministère.

Des pirates somaliens continuent également de détenir le cargo Titan, battant pavillon de Saint-Vincent et arraisonné il y à une semaine avec 24 hommes à bord — dont trois officiers grecs — dans le Golfe d’Aden. Les dernières nouvelles de l’équipage sont bonnes, a précisé cette porte-parole.

______________________________ 1 – RTL

L’OTAN entame sa 2e opération anti-piraterie

L’OTAN vient de lancer sa deuxième opération contre la piraterie au large de la Corne de l’Afrique, une région devenue le point chaud de la piraterie planétaire ces derniers mois, a annoncé l’Alliance atlantique.

Cette opération, qui implique cinq navires de guerre alliés, a repris le 24 mars, a précisé l’OTAN sur son site internet, alors que l’Union européenne mène elle aussi une mission similaire dans le golfe d’Aden. Baptisée « Allied Protector », elle constitue la contribution de l’OTAN aux efforts de la communauté internationale pour accroître la sécurité des routes maritimes commerciales et la navigation internationale dans la région, a précisé l’Alliance.

L’Alliance avait déjà envoyé fin octobre quatre navires patrouiller au large de la Somalie, notamment pour protéger des convois d’aide alimentaire de l’ONU destiné à lutter contre la famine dans ce pays de la Corne de l’Afrique en proie à l’anarchie.

28/03/09 (B492) Nouvelles de Somalie …. (5 articles en Français)

_______________________________ 5 – XINHUA (Chine)

La Chine et le Japon se rencontrent pour discuter de la sécurité

La Chine et le Japon ont promis de travailler ensemble sur des missions de lutte contre la piraterie dans les eaux au large de la Somalie et dans des opérations de maintien de la paix et de secours en cas de catastrophes naturelles au cours du dialogue sur la sécurité vendredi à Tokyo.

Les deux pays ont également discuté des réponses à donner dans le contexte de tensions concernant le lancement imminent d’une fusée par la République populaire démocratique de Corée (RPDC), a révélé un officiel du ministère japonais des Affaires étrangères aux journalistes.

La partie japonaise était représentée par le vice-ministre des Affaires étrangères, Kenichiro Sasae, le conseiller du ministre de la Défense, Yoshiyuki Suzuki, et d’autres officiels. La délégation chinoise quant à elle était menée par le vice-ministre des Affaires étrangères, Hu Zhengyue.

Les négociations de vendredi s’inscrivent dans le 11ème cycle du dialogue sur la sécurité entre le Japon et la Chine, qui s’est tenu pour la première fois en décembre 1993.

_______________________________ 4 – XINHUA (Chine)

Des milliers de Somaliens continuent de fuir vers le nord-est du Kenya

Le nombre de Somaliens cherchant refuge dans le camp de réfugiés surpeuplé de Dadaab, au nord-est du Kenya, continue d’augmenter malgré l’élection d’un nouveau gouvernement dans leur pays d’origine, a indiqué vendredi le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

Depuis le début de l’année, plus de 20.000 nouveaux arrivants ont été enregistrés dans les trois campements qui composent le complexe du camp de Dadaab -Hagadera, Ifo et Dagahaley, selon le porte-parole du HCR Ron Redmond.

La plupart des nouveaux arrivants évoquent une insécurité croissante, particulièrement dans les régions de Centre-Juba et de Bas-Juba, en plus de la sécheresse et des pénuries de nourriture, comme étant les principales raisons de leur fuite vers le Kenya.

D’autres ont exprimé un optimisme très réservé quant à un retour à la paix à court terme dans leur pays. Malgré de récentes élections tenues à Djibouti et qui ont amené un nouveau gouvernement au pouvoir, la situation sécuritaire dans plusieurs régions de Somalie reste dégradée.

_______________________________ 3 – XINHUA (Chine)

L’envoyé de l’ONU condamne l’attaque sur le ministre somalien de l’Intérieur

Le Représentant spécial de l’ONU pour la Somalie, Ahmedou Ould-Abdallah, a fermement condamné les auteurs de l’explosion qui a blessé le ministre somalien de l’Intérieur, Cheikh Abdulkadir Ali Omar, et a tué un de ses assistants.

« Je suis choqué par cette attaque sur le ministre de l’Intérieur et son entourage », a déclaré M. Ould-Abdallah dans un communiqué publié vendredi.

« Le ministre se promenait dans le marché Bakara où il y avait beaucoup de monde. C’est un acte lâche qui a été largement condamné à l’intérieur et à l’extérieur de la Somalie », a affirmé M. Ould-Abdallah.

L’attaque de jeudi sur M. Omar rappelle les défis que le gouvernement somalien doit encore relever pour rétablir la sécurité dans le pays.

M. Omar a été attaqué au marché Bakara, endroit très peuplé de la ville. Il en est sorti avec une blessure à la jambe, mais un de ses gardes du corps a été tué sur place.

Personne n’a revendiqué cet acte, mais les insurgés islamistes opposés au gouvernement ont lancé des attaques sporadiques sur les troupes du gouvernement et les soldats de maintien de la paix dans capitale.

____________________________ 2 – UN HCR (Genève – Suisse)

Des milliers de Somaliens continuent de fuir vers le nord–est du Kenya

NAIROBI, Kenya, 27 mars 2009/African Press Organization (APO)/ — Le nombre de Somaliens cherchant refuge dans le camp de réfugiés surpeuplé de Dadaab, au nord-est du Kenya, continue d’augmenter malgré l’élection d’un nouveau gouvernement dans leur pays d’origine.

Depuis le début de l’année, plus de 20 000 nouveaux arrivants ont été enregistrés dans les trois campements qui composent le complexe du camp de Dadaab -Hagadera, Ifo et Dagahaley.

La plupart des nouveaux arrivants interviewés par le HCR évoquent une insécurité croissante, particulièrement dans les régions de Centre-Juba et de Bas-Juba, en plus de la sécheresse et des pénuries de nourriture, comme étant les principales raisons de leur fuite vers le Kenya.

D’autres ont exprimé un optimisme très réservé quant à un retour à la paix à court terme dans leur pays. Malgré de récentes élections tenues à Djibouti et qui ont amené un nouveau gouvernement au pouvoir, la situation sécuritaire dans plusieurs régions de Somalie reste dégradée.

Le HCR continue de recevoir et d’enregistrer de nouveaux arrivants, bien que la capacité d’accueil dans les camps soit largement dépassée, un problème dont nous faisons état depuis plus d’un an. Les camps ont été conçus il y a près de vingt ans, pour abriter un total de 90 000 personnes. Ils en accueillent actuellement plus de 261 000, rendant ainsi le complexe de Dadaab l’un des plus anciens, des plus importants et des plus surpeuplés sites de réfugiés au monde. Nous négocions avec le Gouvernement du Kenya pour qu’il fournisse des terrains pour construire de nouveaux camps mais cela reste encore à finaliser.

Néanmoins, nous recevons et nous accueillons ces réfugiés avec de grandes difficultés. Il est crucial que le gouvernement nous fournisse des terrains dès que possible, où nous pourrons bâtir d’autres camps, décongestionner les camps existants et nous préparer à accueillir davantage de personnes si la tendance actuelle des arrivées se poursuivait.

Plus de la moitié des nouveaux arrivants sont des femmes et des enfants et plusieurs d’entre eux sont exténués après avoir marché de longues distances, empruntant souvent des chemins détournés pour éviter de se faire repérer au moment de franchir la frontière. Certains parcourent de très longues distances, ils viennent notamment depuis Mogadiscio par la route ou à pied, ce qui correspond à un voyage de 800 kilomètres pouvant durer jusqu’à 16 jours. Lorsqu’ils arrivent, ils doivent rechercher des proches, des membres de leur famille ou de leur clan dans les camps d’Ifo et de Dagahaley, dans la mesure où le HCR ne dispose plus d’aucune terre où leur affecter un carré de terrain pour y vivre.

Cela a entraîné une surpopulation avec plus de 30 personnes vivant sur un carré de terrain de 12 x 13 mètres. Nous craignons que la situation ne se détériore encore à l’arrivée de la saison des pluies en raison des contraintes d’abris. La prochaine saison des pluies est prévue pour début avril.

Le conflit incessant en Somalie a causé la mort de milliers de personnes ainsi qu’un déplacement massif. Les camps de réfugiés de Dadaab ont été établis en 1991 et en 1992, après la chute du gouvernement de Siad Baré en Somalie.

______________________________ 1 – XINHUA (Chine)

Le gouvernement kenyan appelé à assurer la libération des otages en Somalie

La famille de l’un des Kenyans enlevés mercredi par une milice somalienne a demandé au gouvernement kenyan d’assurer sa libération.

Cité vendredi par le journal local Daily Nation, la famille d’Abdullahi Mathey a indiqué que l’otage a parlé aux siens après son enlèvement. Fonctionnaire et âgé de 40 ans, Abdullahi Mathey est l’un des cinq Kenyans enlevés par Al-Shabaab, une milice qui se déclare être une alliée d’Al-Qaïda.

Son épouse, Nimo Adan, a fait savoir qu’elle a appris la nouvelle de l’enlèvement par la radio et que son mari a appelé sa famille. Dans un premier temps, il a nié le fait d’être parmi les otages dans le but de ne pas inquiéter son épouse et ses cinq filles.

« Il voulait éviter de nous faire souffrir. Mais il a fini par me dire qu’il se trouvait à Bula Hawa et arrêté », a fait savoir l’épouse de l’otage.

Selon des médias locaux, l’enlèvement des cinq Kenyans en Somalie constituerait une opération de représailles de la milice Al-Shabaab.