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29/10/2015 (Brève 496) (HCH24) Djibouti : Le dictateur Guelleh de Djibouti et sa famille poursuivent les trafics d’armes sur la Mer Rouge et l’Océan indien.

Extrait du site HCH24 – lien : http://www.hch24.com/actualites/10/2015/djibouti-le-dictateur-guelleh-de-djibouti-et-sa-famille-poursuivent-les-trafics-darmes-sur-la-mer-rouge-et-locean-indien/

Mafia familiale à DjiboutiDécidément, la famille du dictateur Guelleh se croit tout permis. Elle se donne tous les droits, compris celui de faire commerce illégal d’armes. Ce trafic implique, en effet, quatre des frères du dictateur Ismaël Omar Guelleh. Il s’agit du directeur du port de Djibouti, Saad Omar Guelleh, et de trois transitaires qui sont Saïd, Saleh et Youssouf Omar Guelleh, ces deux derniers étant par ailleurs cadres respectivement à l’ONEAD et à l’IGAD (Intergouvernemental Autorité for Développent).

Samedi 20 octobre 2012, la police a pris l’un de ces frères, Saleh Omar Guelleh, en flagrant délit de transbordement d’armes dans une embarcation. Saisie a été immédiatement opérée. Aussitôt, les trois autres frères et complices de Saleh sont intervenus, et la bande a obligé le chef policier à recharger les armes à bord de l’embarcation, laquelle a pu tranquillement repartir. Vers quelle destination ? Mystère.

En août 2010, déjà, des armes ont été saisies à Djibouti et l’enquête a pu vite remonter aux frères du dictateur Guelleh. Mais l’affaire a été rapidement étouffée. Plus près de nous, le 28 août 2012, une cargaison de 22.272 armes à destination de Djibouti, a été saisie par la Garde civile espagnole au Port d’Algésiras. Là aussi, difficile de ne pas supposer quelque lien avec le dictateur et ses trafiquants de frères.

01/05/09 (B496) Radio-Trottoir : comment se sont déroulées les dernières heures vécues par Christian Georges et le Père Sandro sur le sol Djiboutien, avant leur expulsion pour la France. (Correspondant)

Selon l’avocat djiboutien de Christian Georges, ce serait l’Ambassade de France qui aurait payé le billet d’avion parce qu’il n’en avait pas les moyens (*).

Selon un agent de l’Aéroport de Djibouti, Christian Georges et le Père Sandro auraient été expulsés, manu militari, le même jour.

Ils auraient d’abord passé toute la journée dans la salle de transit de l’Aéroport sous la surveillance des gendarmes. Leurs passeports auraient été remis directement par la Gendarmerie au personnel naviguant, avec mission de les remettre directement à la Police des Frontières à Paris.

L’ARDHD a fait le maximum pour Christian Georges. C’est grâce à vous et aux pressions que vous avez initiées qu’il a évité un procés devant la Cour criminelle avec des peines beaucoup plus lourdes.

Votre Correspondant

(*) Note de l’ARDHD.
Bien que les autorités diplomatiques françaises n’aient pas répondu à la lettre ouverte que nous leur avions adressé, il est rassurant de constater qu’elles ont pris en main le cas de Christian Georges pour lui faciliter le départ de Djibouti. Nous les en félicitons.

Maintenant l’ARDHD a rempli sa mission. La suite, à partir du moment où il est arrivé en France, ne concerne que lui et ne nous regarde plus.

01/05/09 (B496) Jean-Paul Noël Abdi : sans le combat des Défenseurs des Droits de l’Homme, le Père Sandro aurait été injustement condamné à une peine très lourde, alors que la peine prononcée montre à l’évidence, que le dossier à charge était inconsistant.

" J’ai l’impression que l’Evêque de Djibouti n’a pas apprécié mon combat en faveur Père Sandro ".

Si c’est le cas, je n’ai aucun regret. Car j’ai uniquement fait mon devoir de Défenseur des Droits fondamentaux.

A l’évidence, la peine dérisoire qui a été prononcée par le tribunal, en comparaison de la gravité des motifs invoqués pour l’incarcérer nous donne parfaitement raison. Nous avons eu raison de contester le bien fondé de cette arrestation, car cette disproportion entre le faits reprochés et la peine infligée démontre sans ambiguïté que le dossier était vide.

On ne condamne pas un présumé criminel à cinq mois de prison dont trois mois et quatre jours d’emprisonnement ferme (tarif du dépôt) s’il y avait eu des preuves tangibles des crimes commis.

Ce qui est certain, dans le délicat contexte de l’Affaire Borrel, c’est qu’un procès comme celui-là aurait pris une toute autre ampleur, si nous n’avions pas eu le courage de dénoncer les accusations dès le début avec l’ARDHD.

NOEL ABDI Jean-Paul

30/04/09 (B496) Flash Info // Flash Info // Relaxe pour Elisabeth Borrel, Bernard Nicolas et Flammarion dans le procès en diffamation intentée à leur encontre par Alain Romani au sujet du livre « Un juge ssassiné ». (Info lecteur)

En attendant d’avoir tous les détails du jugement rendu à Paris dans le cadre de la plainte déposée en diffamation par Alain Romani, contre Elisabeth Borrel, Bernard Nicolas et leur éditeur, nous informons les lecteurs que les trois personnes ont été relaxées intégralement.

Cela fait deux fois qu’Alain Romani perd les procés qu’il a intentés, d’abord à Créteil contre Bernard Nicolas pour son reportage, puis maintenant à Paris contre des passages du livre « Un juge assassiné ».

Au delà de cette contrariété naturelle pour Alain Romani, c’est tout le système de défense de Guelleh qui encaisse un nouvel échec. Rappelons : condamnation en première instance de Djama Souleiman et Hassan Saïd (nous saurons fin mai si la Cour d’appel suit le premier jugement), puis échec à La Haye, échec à Créteil et maintenant échec à Paris.

Dès que possible nous publierons les détails du jugement de Paris

30/04/09 (B496) Le journal de la Flibuste … Un navire italien échappe à une tentative de capture. De plus en plus d’arrestations et de renvois devant les tribunaux, de pirates. (11 articles en Français et en Anglais)

_________________________ 11 – AFP

La marine française capture trois pirates présumés au large de la Somalie

La frégate de surveillance française Nivôse a intercepté jeudi matin à l’est de la Somalie le "bateau-mère" de pirates présumés et capturé les trois individus qui se trouvaient à bord, a constaté un journaliste de l’AFP.

"Ils sont suspectés de piraterie", a indiqué le commandant du Nivôse, le capitaine de frégate Jean-Marc Le Quilliec, lors d’une réunion avec l’équipage.

Aucune décision n’a encore été prise quant à leur éventuel transfèrement, a-t-il ajouté : "tout est possible. Rien n’est tranché".

Les trois individus, qui n’ont opposé aucune résistance lors de l’assaut engagé à 05H00 locales, ont aussitôt été transférés à bord de la frégate pour y être interrogés et examinés par un médecin.

Dans le "bateau-mère", d’une dizaine de mètres de longueur, les marins français ont trouvé 13 fûts d’essence, de l’huile et des bougies pour moteur hors-bord, et plusieurs brassières de sauvetage du Bow Asir, un chimiquier norvégien battant pavillon des Bahamas.

Le Bow Asir avait été capturé par des pirates le 26 mars et libéré le 14 avril, a-t-on indiqué de source militaire.

Aucune arme n’a été découverte à bord du "bateau-mère" qui n’était pas non plus accompagné des deux bateaux rapides, ou skiffs, que l’hélicoptère du Nivôse avait repérés à ses côtés les jours précédents.

C’est traditionnellement de ces skiffs que les pirates lancent leurs attaques, les "bateaux-mères" leur servant de base-arrière pour le ravitaillement en vivres et en essence.

Le "bateau-mère" intercepté jeudi naviguait à 420 milles nautiques des côtes somaliennes, sur la route commerciale qui relie le canal du Mozambique au golfe Persique. Il utilisait une bâche de plastique orange en guise de voile, à la suite d’une avarie moteur.

L’assaut a été mené par deux équipes de fusiliers marins, à bord d’embarcations légères, et guidées par l’hélicoptère, tandis que la frégate Nivôse avançait sur la cible.

Aucun contact direct n’a été possible entre les suspects et les journalistes présents à bord du Nivôse.

Ce n’est pas la première prise pour le Nivôse qui a relevé le 12 avril le Floréal dans la force européenne anti-piraterie Atalante, lancée le 8 décembre. Le 15 avril, la frégate a intercepté onze pirates qui avaient attaqué un bâtiment de commerce, le Safmarine Asia.

Depuis que le Kenya a accepté début mars de juger les pirates capturés au large de la Somalie, les marines internationales se sentent les coudées franches pour les pourchasser.

Mardi, un destroyer russe a capturé mardi un bateau avec 29 pirates somaliens à son bord au large de la Somalie.

Et lundi, neuf pirates somaliens, soupçonnés d’avoir participé à l’attaque déjouée d’un bateau de croisière italien ce week-end au large de la Somalie, ont été arrêtés en mer par un navire de guerre espagnol.

Selon le Bureau maritime international (BMI), les attaques ont décuplé au cours du premier trimestre 2009, par rapport à 2008, passant de 6 à 61.

Sur la même période, le nombre de bateaux militaires dans la zone a été multiplié par trois, pour atteindre une vingtaine, de source militaire.

_________________________ 10 – AFP

Somalie: l’armée américaine remet les dépouilles de trois pirates

L’armée américaine a remis jeudi aux autorités de la région autoproclamée autonome du Puntland (nord-est de la Somalie) les dépouilles des trois pirates tués début avril lors d’une opération commando pour sauver un capitaine américain, selon une source somalienne.

"Les marines américains ont apporté les corps des trois pirates tués au début du mois au cours d’une opération de sauvetage", a déclaré Mohamed Yare, commandant des forces de sécurité dans le port Bossasso au Puntland.

Des snipers américains avaient tué les trois pirates somaliens lors d’une opération commando pour libérer le capitaine du porte-conteneurs Maersk Alabama, Richard Phillips, qui avait été retenu par quatre pirates somaliens dans un canot de sauvetage pendant cinq jours en plein océan Indien.

Son navire, avec à son bord 19 autres membres d’équipage américains, avait été attaqué le 8 avril à quelque 500 kilomètres au large des côtes somaliennes. L’équipage avait ensuite réussi à reprendre le contrôle du cargo, tandis que le capitaine était retenu en otage sur le canot de sauvetage.

Richard Phillips est rentré aux Etats-Unis le 17 avril, salué en héros pour son courage lors de la prise d’otage.

Un quatrième pirate a été capturé par les forces américaines et il a été inculpé de piraterie par un tribunal de New York.

_________________________ 9 – Euroinvestor avec Reuters

Somalie-Des équipes militaires belges pour protéger les navires

La Belgique va proposer des équipes militaires spécialement entraînées pour aider les navires opérant sous son pavillon à repousser les attaques de pirates somaliens, a annoncé jeudi le ministère de la Défense.

Il en coûtera 115.000 euros par semaine aux navires pour bénéficier de la protection de ces soldats, qui seront seulement déployés si la force d’intervention de l’Union européenne déjà en action dans la région ne peut pas garantir la sécurité des bateaux, a précisé le ministre de la Défense, Pieter De Crem.

"De début mai à fin juin, les associations maritimes pourront appeler le ministère de la Défense, qui déploiera en principe huit soldats par navire", a-t-il dit lors d’une conférence de presse.

Des chargeurs belges ont réclamé l’aide de leur gouvernement après le détournement du navire de dragage Pompéi et de ses dix membres d’équipage par des hommes armés il y a près de deux semaines à 600 km environ au large des côtes somaliennes. Le navire avait pour destination les îles Seychelles.

Antonia van de Velde,
version française Philippe Bas-Rabérin

_________________________ 8 – Ria Novosti (Russie)

Arrestation de pirates: l’ambassadeur somalien exige des "preuves"

Le gouvernement somalien exige que Moscou fournisse les preuves de ce que les personnes arrêtées par des marins russes sont des pirates et non pas des pêcheurs, a déclaré jeudi au micro de la radio RSN l’ambassadeur somalien en Russie, Mohammed Mohammoud Handule.

Le destroyer Admiral Panteleev qui participe à l’opération anti-piraterie internationale a arrêté et désarmé les 29 personnes qui se trouvent actuellement à son bord. Un représentant du Parquet militaire les a soumis à un interrogatoire.

"Comme cela est de rigueur du point de vue du droit, un criminel est reconnu comme tel dès que sa faute est prouvée", a expliqué le diplomate. Si tel est le cas, "il faut surtout qu’ils soient jugés en Somalie". Pourtant, "s’ils ont violé la loi russe, nous pouvons accepter qu’ils soient jugés en Russie car si c’était une attaque dirigée contre des biens ou des citoyens russes, il n’y a pas d’autre solution". "Mais si cela n’a rien à voir avec la Russie, il faut que ces gens nous soient restitués", a poursuivi le diplomate. "Nous exigeons que la Russie nous fournisse des preuves réelles, toute l’information concernant cette arrestation", a-t-il ajouté.

Selon le Parquet militaire russe, parmi les personnes arrêtées il y a des ressortissants somaliens, iraniens et pakistanais. Chacun a fait l’objet d’un examen corporel et d’un traitement sanitaire. Un des pirates, blessé, a été opéré. Tous sont nourris.

Le contact avec leurs chefs de file a été reporté du fait qu’ils se trouvaient sous l’effet de la drogue au moment de l’arrestation.

Lors de fouilles menées sur le navire arraisonné, des moyens de navigation, des armes d’infanterie, des lance-grenades et des munitions ont été découverts et confisqués, selon le Parquet militaire russe.

_________________________ 7 – AFP

Somalie: un navire italien de nouveau attaqué par des pirates

Un navire marchand italien, le Jolly Smeraldo, déjà attaqué mercredi par des pirates au large de la Somalie, a subi deux nouveaux assauts jeudi matin mais a réussi à s’échapper, a-t-on appris auprès du quartier général des gardes-côtes italiens à Rome.

"Le navire a subi deux attaques, la première vers 06H00 du matin (04H00 GMT), la seconde environ deux heures plus tard", a déclaré à l’AFP un officier du service de presse.

"Plusieurs coups de feu ont été tirés à chaque fois mais sans faire de dégâts, grâce essentiellement à l’expertise de l’équipage", a ajouté l’officier.

La première attaque a eu lieu à environ 270 milles nautiques (près de 500 km) des côtes somaliennes, alors que le navire faisait route vers l’Arabie Saoudite, la destination finale de son voyage.

Le Jolly Smeraldo avait déjà été attaqué mercredi soir par des pirates et avait réussi à s’en tirer avec une série de manoeuvres.

Un navire de croisière italien, le Melody, avait été attaqué le week-end dernier par des pirates au large de la Somalie mais il avait réussi à déjoué cette attaque en répliquant aux tirs des assaillants.

Lundi, neuf pirates somaliens soupçonnés d’avoir participé à cette attaque ont été arrêtés par un navire de guerre espagnol et le lendemain, un destroyer russe a capturé un bateau avec 29 pirates somaliens à son bord au large de la Somalie.

Au total, 16 navires et plus de 250 marins sont actuellement aux mains des pirates somaliens en attendant l’issue de négociations pour le versement de rançons, dont le remorqueur italien Buccaneer capturé par des pirates il y a trois semaines.

_________________________ 6 – Shabelle (En Anglais)

Un cargo Italien échappe à une attaque de pirates. // Italian cargo ship escapes Somali pirate attack

An Italian cargo ship, the Jolly Smeraldo, escaped being hijacked by Somali pirates off the Horn of Africa on Wednesday, Italy’s foreign ministry and company officials said.

The pirates attacked some 300 nautical miles southeast of the Somali capital, Mogadishu, as the Italian-owned container vessel travelled to Jeddah in Saudi Arabia from the Kenyan port of Mombasa.

"They fired some shots but after about 10 or 15 minutes they gave up and went away," said Andrea Gais, managing director of the company Messina, which owns the vessel.

On Sunday, an Italian cruise ship used guns and a firehose to beat off a pirate assault. An Italian tug boat with 16 crew onboard, is still being held in northern Somalia after it was seized on April 11.

NATO said last week it was extending a month-long anti-piracy mission by four of its ships in the Gulf of Aden until June 20, because of the worsening impact of piracy on shipping in the region.

Attacks have worsened despite the presence of naval forces from more than a dozen states, including task forces under NATO, EU and U.S. command. Restoring peace to war-torn Somalia is generally seen as the only long-term solution to the problem.

_________________________ 5 – France Info

Pirates en Somalie, prisonniers en France

Le Ponant, le Tanit, le Carré d’As… Les équipages de ces bateaux, comme des dizaines d’autres, ont été victimes des pirates qui opèrent au large des côtes de Somalie, dans le golfe d’Aden.

Ces prises d’otages se sont terminées par un assaut des groupes d’intervention de l’Armée française… et par l’arrestation de plusieurs pirates. Et ensuite ?
Ces pirates somaliens ont entre 20 et 30 ans, ils sont au départ pêcheurs, ou vivent de petits boulots, et sont recrutés pour quelques centaines de dollars par des clans, des gangs organisés comme des mafias.

Il faut abandonner l’idée du pêcheur qui transforme son navire et son équipage en bateau de pirate amateur : c’est un véritable business, rentable et structuré comme une industrie criminelle.

Ils sont 15, à l’heure actuelle, à être emprisonnés en France, et leur situation judiciaire pose question :
si l’on prend le cas des 6 pirates du Ponant, ils ont été arrêtés par les militaires le 11 avril 2008. Les autorités françaises applaudissent.

Et ce n’est que 5 jours plus tard qu’ils sont officiellement placés en garde à vue. Le dossier judiciaire ne débute donc que le 15 avril : l’un des avocats de ces détenus parle d’un "no man’s land juridique".

Un autre ajoute : "ce n’est pas parce qu’on est accusé de piraterie qu’on doit être privé de ses droits fondamentaux"…

Même si ces hommes ne sont pas tout à fait des détenus comme les autres : l’avocat d’Abdulqader Guled Said, 31 ans, arrêté dans le dossier du Ponant, se souvient de leur première rencontre : il a du lui montrer sur une carte où est la France, par rapport à la Somalie.

Ensuite, en prison, ces hommes font l’apprentissage d’un isolement moral difficilement supportable.

Tous mis en examen, entre autres pour "actes de piraterie", ils risquent la réclusion criminelle à perpétuité. En Somalie, des pirates capturés ont été exécutés…

_________________________ 4 – Les Afriques

Somalie : Les USA veulent se joindre aux efforts de lutte contre la piraterie

Les Etats-Unis vont se joindre aux efforts de lutte contre la piraterie au large de la Corne de l’Afrique, a annoncé la secrétaire d’Etat américaine.

Hillary Clinton, qui constate que les pirates achètent de plus en plus d’équipements sophistiqués, ainsi que des bateaux plus rapides et plus grands, a indiqué que la communauté internationale va se pencher sur les voies et moyens de retrouver et de geler les avoirs des pirates.

_________________________ 3 – RFI

Une justice à inventer

Le 18 mai 2009, cinq pirates somaliens prendront place dans le box des accusés de la Cour de district de Rotterdam. Après les procédures ouvertes en France et aux Etats-Unis, ce procès constituera un nouveau test, mais ne résout pas les difficultés auxquelles font face les forces internationales qui patrouillent dans l’océan Indien. Où ? Comment ? Et par qui doivent être jugés les pirates ?

De notre correspondante aux Pays-Bas, Stéphanie Maupas

Le Samanyulo battait pavillon des Antilles néerlandaises, l’équipage était turc, l’armateur enregistré à Rotterdam, les pirates somaliens, les auteurs de l’arrestation danois… Les juges des cinq pirates arrêtés le 14 janvier dans l’océan Indien seront, eux, néerlandais. La piraterie est l’un des plus vieux crimes du droit international et en théorie, tous les Etats sont compétents pour en poursuivre les auteurs. Pourtant, la question embarrasse les forces internationales qui patrouillent dans le golfe d’Aden et l’océan Indien. L’affaire du Samanuylo réunit déjà tous les ingrédients d’une longue saga judiciaire et soulève des questions politiques plus profondes sur la capacité à lutter contre la piraterie.

En larguant les amarres, le 2 janvier, les cinq pirates ignoraient que cette expédition les conduirait jusqu’aux prisons néerlandaises. « Ils se sont retrouvés sans eau, sans nourriture, et le moteur de leur embarcation menaçait de tomber en panne, raconte maître Haroon Raza, l’avocat d’Osman M.F. Ils ont cherché de l’aide auprès du Samanuylo, mais ils ont été attaqué à coups de coktails Molotov, et c’est la marine danoise qui les a repêché ». Armés d’AK47, les cinq hommes visaient un autre bateau, argue l’avocat.

Les officiers de la Task Force 150, l’une des multiples opérations de lutte contre la piraterie mise en place par la communauté internationale, arrêtaient les cinq hommes, qui étaient extradés un mois plus tard vers les Pays-Bas. « Ils ne doivent pas parler ensemble. Mon client, qui s’exprime en somali et qui est illettré, n’a pas parlé avec sa femme depuis des mois. Seule la diaspora somalienne aux Pays-Bas lui permet de rester en contact avec sa famille ». D’entrée, l’avocat soulève la question qui embarrasse les Etats : que fera-t-on des pirates, une fois le procès terminé ? « Ces Etats ne veulent pas que les pirates arrivent sur le continent européen ».

Des textes qui datent du siècle passé

Les forces internationales buttent sur la question des poursuites. Plusieurs pirates ont ainsi été relâchés. Le 17 avril, la marine néerlandaise devait libérer des Somaliens qui s’attaquaient à un navire battant pavillon des îles Marshall, appartenant à un armateur grec.

Interpellés par des parlementaires, les ministres de la Défense et de la Justice ont dû s’en expliquer. « A l’exception des cas dans lesquels un intérêt néerlandais est clairement en cause, des poursuites et une détention aux Pays-Bas ne semblent pas la solution la plus évidente ». Les dispositions du code pénal néerlandais sur la piraterie datent du XIXème siècle. « Nous sommes face à une forme moderne de piraterie, que quelques experts appellent du terrorisme maritime », a dû expliquer l’avocat néerlandais Jan-Geert Knoops, devant un parterre de parlementaires. «

L’acte d’accusation est basé sur le code pénal néerlandais, qui dispose d’une section sur le vol en mer, incluse au XIXème siècle, vous pouvez donc imaginer à quel point il est obsolète », lançait-il.

Début mai, le groupe de contact international sur la piraterie, établi par les Nations unies, devrait élaborer quelques propositions. L’option adoptée par l’Union européenne pourrait faire école. Début mars, Bruxelles signait un accord avec le Kenya. Cet accord permet aux navires de l’opération Atalante – lancée par Bruxelles début décembre 2008 – de remettre à la justice kenyane les pirates interpellés.

Un procès réunissant dix-huit accusés doit s’ouvrir à Mombasa au mois d’août. « Le traitement des prisonniers dans un Etat tiers préoccupe beaucoup de pays de la coalition. Nous sommes seuls à pouvoir agir dans un cadre juridique », se réjouit-on à l’Union européenne.

L’office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) doit présenter bientôt des propositions adaptées à toutes les forces présentes en mer. « Dans l’idéal, les suspects devraient être jugés dans leur pays d’origine ou dans le pays du propriétaire du bateau saisi. Mais le système judiciaire en Somalie est faible, et des pays comme le Libéria, le Panama ou les îles Marshall, où de nombreux bateaux sont enregistrés, pourraient ne pas vouloir traiter de crimes commis à des milliers de milles de chez eux », estime le directeur exécutif de l’ONUDC, Antonio Maria Costa. La coopération entre les Etats aurait fait ses preuves dans le détroit de Malacca, en Asie, et aurait permis de diviser par deux les actes de piraterie.

Des pêcheurs devenus pirates

A Rotterdam, l’avocat d’Osman M.F. compte user d’arguments politiques. « La piraterie est devenue une grande entreprise criminelle. Si nous ne nous attaquons pas aux racines du problème, cela ne changera pas. Je ne vois pas de fin heureuse à cette histoire, à moins que l’Union européenne et les Etats-Unis ne décident de s’attaquer honnêtement au problème du développement ».

Maître Raza affirme que son client est un ancien pêcheur devenu pirate après le pillage des eaux somaliennes par les compagnies de pêche occidentales. « C’est un éternel débat, affirme une responsable de l’opération Atalante. Dire que tous les pirates sont des anciens pêcheurs, des victimes. Certes, ce qu’ils invoquent existe. Mais pour l’instant, ce que l’on peut voir, c’est qu’ils sont de plus en plus organisés. Mais les limites ont été franchies ».

_________________________ 2 – L’Express avec Reuters

L’Otan cherche à renforcer son dispositif contre les pirates

Les pays membres de l’Otan ont demandé mercredi aux stratèges de l’Alliance d’étudier la possibilité de renforcer et d’étendre le dispositif contre la piraterie au large des côtes de Somalie.

La frégate Nivôse, un bâtiment français participant à l’opération européenne Atalante contre la piraterie au large de la Somalie. Les pays membres de l’Otan ont demandé aux stratèges de l’Alliance d’étudier la possibilité de renforcer et d’étendre le dispositif dans cette zone. (Reuters/Antony Njuguna)

Après une visite programmée dans le port pakistanais de Karachi la semaine dernière, une force navale de quatre bâtiments doit reprendre vendredi ses opérations dans la région et prolonger sa mission jusqu’au 28 juin.

Cette décision a été prise en raison de la multiplication des attaques malgré la présence de navires de guerre d’une douzaine de pays au total.

James Appathurai, porte-parole de l’Alliance, a indiqué que les 28 ambassadeurs de l’Otan avaient chargé les stratèges militaires d’examiner comment rendre le mandat plus efficace alors que des problèmes juridiques obligent les bâtiments de l’Otan à relâcher les pirates qu’ils ont capturés.

Appathurai a notamment évoqué la possibilité pour l’Otan de prendre contact avec des pays de la région pour voir s’il est possible de passer des accords en matière de détention. L’idée d’un tribunal avec un parrainage éventuel de l’Onu mérite également d’être explorée, a-t-il dit.

A Rome, le ministère des Affaires étrangères a déclaré qu’un porte-conteneurs transalpin, le Jolly Smeraldo, avait été attaqué mercredi au large de la Corne de l’Afrique, à 300 milles au sud-est de Mogadiscio.

"Ils ont tiré quelques coups de feu mais après dix minutes ou un quart d’heure, ils ont laissé tomber et sont repartis", a déclaré le directeur exécutif de la compagnie Messina, propriétaire du navire.

___________________________ 1 – Romandie News avec AFP

Somalie: un navire italien attaqué par des pirates parvient à s’échapper

Un navire marchand italien a été attaqué mercredi par des pirates au large de la Somalie mais a réussi à s’échapper, a rapporté l’agence Ansa.

Le Jolly Smeraldo a été attaqué par une barque avec sept pirates à son bord à 300 milles nautiques (540 km au sud-est de Mogadiscio) et a réussi à s’en sortir par une série de manoeuvres, selon l’Ansa.

Les pirates ont tiré des coups de feu mais aucun des 24 membres de l’équipage du navire n’a été blessé, d’après la même source.

Un navire de croisière italien, le Melody, avait été attaqué le weekend dernier par des pirates au large de la Somalie mais il avait réussi à déjoué cette attaque en répliquant aux tirs des assaillants.

Lundi, neuf pirates somaliens soupçonnés d’avoir participé à cette attaque ont été arrêtés par un navire de guerre espagnol et le lendemain, un destroyer russe a capturé un bateau avec 29 pirates somaliens à son bord au large de la Somalie.

Au total, 16 navires et plus de 250 marins sont actuellement aux mains des pirates somaliens en attendant l’issue de négociations pour le versement de rançons.

Les pirates somaliens, qui naviguent sur les routes commerciales de l’océan Indien et du golfe d’Aden, ont pris en otage une cinquantaine de bateaux en 2008. La communauté internationale a réagi en dépêchant une vingtaine de bâtiments de guerre sous différents commandements pour patrouiller la zone.

30/04/09 (B496) Nouvelles de Somalie …. (3 dépêches en Français et en Anglais)

________________________ 3 – Malango (Kenya) avec Xinhua

Kenya : menaces de la milice somalienne

Le gouvernement kenyan a réagi lundi aux menaces d’une milice somalienne, qui a juré d’envahir certaines parties du nord du pays et d’ y imposer la loi islamique.

Le ministre adjoint des Affaires étrangères, Richard Onyoka, a indiqué que le Kenya était prêt à défendre efficacement ses frontières en cas de provocation.

"Le Kenya est un pays souverain aucune personne ni pays ne viendra ni ne menacera le gouvernement. Nous avons la capacité de parer toute incursion d’où qu’elle vienne," a confié Onyonka aux journalistes à Nairobi.

Le vice-ministre a indiqué que les menaces ne pourront pas empêcher le Kenya de s’assurer que le Gouvernement fédéral de transition (TFG) en Somalie réussisse son programme.

Le commissaire de la province du Nord-est, Kimeu Maingi, a indiqué que les miliciens du groupe al-Shabaab, ont diffusé de nouvelles mises en garde à l’attention du gouvernement kenyan, menaçant d’envahir le nord-est du pays avec l’intention d’y imposer l’application de la loi islamique.

Maingi a indiqué que l’enlèvement de plusieurs Kenyans observés à la ville frontalière de Mandera faisait partie d’une stratégie plus vaste pour contraindre le gouvernement kenyan à réagir.

L’administrateur a exprimé des préoccupations au sujet de l’accroissement du nombre de résidents locaux qui obtiennent des armes légères venues de l’autre côté de la frontière, des armes qui, selon lui, pourraient être utilisées lors d’une telle attaque.

Entre temps, Onyoka a appelé la milice et le gouvernement de transition à utiliser la voie du dialogue comme moyen de résolution de leur différend.

La milice al-Shabaab est un groupe de musulmans extrémistes, fortement lié à al-Qaïda. Ils soutiennent l’application d’une charia (loi islamique) rigoureuse à travers la Somalie.

"Le Gouvernement fédéral de transition est la seule solution et nous (la communauté internationale) n’accepterons aucun autre moyen. Il est du plus grand intérêt pour garantir la paix et la sécurité de la Somalie," a martelé Onyonka.

________________________ 2 – Shabelle (En Anglais)

Les Tribunaux islamiques affirment avoir résolu le problème des tensions dans les régions du Moyen Shabelle. // ICU says they solved tensions in Middle Shabelle region

The ICU administration in Middle Shabelle region has said that they have solved tensions in Rage Elle village in Middle Shabelle region, official told Shabelle radio on Thursday.

Sheik Dahir Adow Alasow, a chairman of the ICU administration in Middle Shabelle region said that all the elders, scholars and officials of the Islamic Courts in the region ended the tensions between ICU forces and local militias in the region adding that the tension is calm right now.

Officials said that the conflict of both forces broke out when ICU forces reached in Rage Elle village in Middle Shabelle region recently that caused the killing one of the local militias in the region adding that both local militias and the ICU forces were united and working together in the region.

_________________________ 1 – Le Bien Public (Dijon – FR)

Les deux médecins belge et néerlandais libérés

Médecins sans frontières (MSF) a indiqué hierque les deux otages belge et néerlandais enlevés le 19 avril en Somalie avaient été libérés.

« Notre organisation est extrêmement soulagée de savoir nos collègues libres et en bonne santé, » a déclaré dans un communiqué Dag Horntvedt, chef de mission ad interim pour MSF en Somalie.

« Dans un pays comme la Somalie, où tant de personnes dépendent de l’assistance humanitaire internationale, de tels actes ont la capacité de mettre en danger l’aide médicale donnée à la population », a-t-il dit.

Les deux médecins avaient été capturés dans la région de Hodur, près de la frontière éthiopienne (250 km au nord-ouest de Mogadiscio) par des hommes en armes alors qu’ils revenaient d’une mission.

Les ravisseurs, qui avaient relâché leur chauffeur somalien, avaient réclamé une rançon.

29/04/09 (B496) Djibouti a faim, Djibouti a soif ….mais il existe un autre Djibouti pour le sauver (Par Bouh Warsama).

Djibouti a faim, Djibouti a soif mais pays et populations s’enfoncent toujours de plus en plus chaque jour dans le gouffre sans que cela inquiète outre mesure les « Occidentaux » ; tout le moins en apparence.

Pourtant ce qui est écrit, voire clamé sans cesse sur le site de l’ARDHD, celui du GED, d’UGUTA et de bien d’autres est hélas la triste vérité alors que pour sortir Djibouti de l’abîme de l’histoire menant à la ruine, il n’existe en fait qu’une seule solution.

Cette solution consiste à avoir enfin le courage de redonner sa dignité humaine à chaque Djiboutien, à chaque Djiboutienne en lui assurant un autre avenir ; c’est-à-dire le minimum vital dont il a besoin pour vivre.

Le modèle de développement fondé sur l’aide extérieure permanente – supposé contribuer à aider Djibouti et ses populations – a été impuissant à sortir le pays de la pauvreté.

En fait, il a produit l’inverse de l’effet recherché en favorisant toutes les corruptions tout en paupérisant les classes moyennes et a ainsi plongé 95 % du peuple dans la misère avec un assistanat venant de l’extérieur dépassant l’indécence car générant bien des détournements et de multiples actes frauduleux ; tant chez les receveurs que chez les donateurs.

Bien plus qu’elle ne le fut jamais, la tension est palpable en ce moment à Djibouti alors qu’à défaut d’indispensable évolution dans le temps on risquerait bien d’assister soudainement à une véritable révolution.

L’aide alimentaire affectée à l’ONARS – portée aux milliers de sinistrés Djiboutiens touchés par la famine ou aux émigrés fuyant les combats en Somalie – est un véritable « commerce très rentable » pour quelques uns et …une. Cette aide a toujours été utilisée pour majeure partie à des fins personnelles…

Cela tout le monde le sait, y compris au niveau des plus hautes instances de l’UE et de l’ONU alors que l’Aide Publique au Développement des pays occidentaux inclut des dépenses qui profitent d’abord aux pays donateurs et à l’industrie de l’aide beaucoup plus qu’à ceux qui la reçoivent.

Lors d’entretiens privés, les autorités de l’UE chargées de l’Afrique n’hésitent pas à déclarer que dans un quelconque projet d’assistance au titre de la Coopération si 15 % des fonds financiers ou des aides affectées en nature arrivent à leurs destinataires c’est une « Réussite ». Ceci signifiant que pas moins des 85 % de l’Aide Publique au Développement s’évaporent dans les méandres…du politico mafieux à haut niveau de responsabilités alors que Djibouti n’échappe pas à cette « règle » tout en sachant que c’est le pays africain le plus subventionné par habitant (et de loin).

Alors que le nombre fluctuant et outrageusement falsifié des réfugiés étrangers à Djibouti, repoussés d’un pays à l’autre, ne fait qu’engraisser les pléthores comptes bancaires des dirigeants actuels situés…non point dans le pays mais …à Dubaï.

L’un des crimes les plus odieux de l’Occident envers les pays pauvres est de cautionner la corruption de certains de leurs dirigeants tout en s’arrogeant le droit de persister dans un artificiel assistanat sans exiger d’eux une obligation de résultat

Selon notre analyse, le remède à cette déplorable situation qui perdure consisterait à travailler – de l’intérieur – à remettre Djibouti et son administration sur pied.

Nous estimons que le bourbier dans lequel s’enlise le pays résulte ni plus ni moins d’un manque d’éthique flagrant de la part des dirigeants en place.

Le clientélisme et la violence sont les deux derniers refuges de l’incompétence des responsables nommés par Ismaïl Bobard.

Quand on possède un sens éthique, on ne laisse pas les citoyens manquer du minimum vital. Pour qu’un être humain s’épanouisse, il doit d’abord se sentir digne, et la dignité passe par le respect de l’autre.

Ce n’est pas le Fonds monétaire international qui affame les gens à Djibouti ; ce sont avant tout les dirigeants qui devraient s’affranchir du cynisme et sortir du chemin de toutes les mascarades et artifices pompeux pour mettre leur pays sur la voie du développement simple et authentique

Il existe un autre Djibouti, celui dont ni l’ADI, ni le journal La Nation, ni la Radio Télévision Djiboutienne ne parlent jamais.

Un Djibouti joyeux, indépendant et qui hélas est contraint de survivre en exil alors que sa place devrait être sur sa région de naissance..

Un Djibouti composé de gens simples, d’employés, d’ingénieurs, de professeurs, de chercheurs, d’artistes, de sportifs et d’entrepreneurs ; d’une multitude de personnes qui ont toujours la pensée et le regard tournés vers là bas.

Ce sont ces gens qui s’ingénient à améliorer les conditions de vie de leur famille en exil et qui tentent de propager leur enthousiasme et leur créativité à leurs autres familles vivant à Djibouti et à une population peinant à se relever sous les innombrables coups du sort.

C’est à ces porteurs de projets dont le pays a le plus grand besoin que les autorités locales doivent faire une place et accorder leur attention.

L’expérience de la renaissance du pays passe par un changement dans les mentalités et dans les pratiques afin de favoriser l’épanouissement de la société djiboutienne dans son ensemble – avec ses pluralismes et diversités – qui en font sa force lui permettant ainsi de prendre sa place dans la région et dans le monde.

Il faut donc impérativement renouer avec l’éthique de la liberté.

Pour atteindre ce but, le futur État se devra de garantir à chaque citoyen et à chaque citoyenne sa dignité en lui assurant un « Projet d’avenir » avec un minimum vital de développement.

L’espoir n’est pas une formule de pensée mais une pratique à mettre en oeuvre.

29/04/09 (B496) FreeDjibouti -> Le mutisme de la Communauté Internationale tue aussi à Djibouti !

La situation actuelle de Djibouti me pousse à écrire pour exprimer ma profonde déception par l’attitude de la communauté internationale et surtout son mutisme total face aux différentes exactions que le régime moribond du président Guelleh commet actuellement dans notre cher pays la Djibouti.

En effet, depuis un moment, notre pays est transformé en champ de bataille où des pauvres gens perdent leurs vies par la seule volonté d’un président dictateur, incapable et inutile…

La communauté internationale est au courant de tout ce qui passe à Djibouti et elle dispose à mon avis des moyens d’action pour mettre fin au régime suicidaire du dictateur Guelleh qui occasionne la mort bête des Djiboutiens. Mais force est de constater que cette "communauté internationale" préfère garder le silence total au moment où les arrivistes et assassins sont entrain de perpétrer des massacres.

Pour jeter de la poudre aux yeux, cette communauté internationale parlera de la mise en place d’une commission internationale d’enquête qui à mon avis ne servira à rien après la perte en vies humaines des pauvres gens.

Eu égard à tout ce qui se passe à Djibouti et partout ailleurs me pousse aujourd’hui à me poser une série de questions face à l’attitude négative de la "communauté internationale":

  • Pourquoi l’existence d’une architecture "inutile" pour promouvoir la paix et le développement économique des Etats ?
  • De quoi aujourd’hui elles tiennent leur légitimité ?
  • La vocation économique de ces institutions qui d’ailleurs reste très transparente ne prime-t-elle pas sur la recherche et la promotion de la paix dans le monde ?

Il faut avoir le courage de reconnaître et dire que ce qui se passe actuellement à Djibouti est incompréhensible et inexplicable. En 31 ans, le régime du dictateur Guelleh n’a laissé au peuple de Djibouti qu’un souvenir de détresse, de misère, de famine et de souffrance.

Preuve de mauvaise gouvernance par les prédateurs de l’économie Djiboutienne, nous constatons aujourd’hui une désolation totale sur les visages à Djibouti. Même pas d’eau, d’électricité et trop de pauvreté après 31 ans de pouvoir du parti RPP.

Comment on peut imaginer aujourd’hui un Etat censé être démocratique avec un président criminel et qui ne sait même pas c’est quoi la démocratie et le pire est que les actions de ce président dictateur sont soutenues financièrement par les instituions financières internationales et l’union européenne sous formes d’aides financières qui à mon avis n’a aucun sens dans un pays où le peuple n’a jamais su quelle utilisation l’Etat fait de son argent.

Le peuple de Djibouti a besoin il faut le reconnaître de l’aide de la communauté internationale pour sortir d’une crise qui fait son chemin avec son cortège de morts.

Nous tous devenus un peuple meurtri, souffrant et voire même mendiant par la seule volonté d’un homme sans scrupule…

Nous djiboutiens et djiboutiennes de toutes sensibilités confondues mobilisons nous pour faire comprendre au monde entier que notre cher pays vit une situation dramatique et que nous existons aussi comme pays membre à part entière de cette communauté dont la défense de l’intérêt des citoyens djiboutiens incombe à cette même communauté.

           FreeDjibouti

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