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30/10/2015 (Brève 498) Nouvelle nomination dans l’Ordre prestigieux des Bourreaux de la République de Djibouti : Mohamed Abdourham Askar le chef de la brigade de la gendarmerie de Tadjourah.

Se référant à plusieurs sources concordantes (témoins et victimes), un lecteur de Tadjourah nous a soumis en la recommandant chaudement, la candidature de Mohamed Abdourham Askar le chef de la brigade de la gendarmerie de Tadjourah.

Mohamed Abdourham Askar
Dites-le avec des fleurs !!!!

Qu’en pensent ses victimes ???
Après une analyse minutieuse et une étude approfondie de son dossier de candidature, le comité de cooptation a décidé d’accueillir favorablement l’intégration au grade de Chevalier de Mohamed Abdourham Askar dans l’ordre prestigieux et immortel des bourreaux de la République.

L’équipe de l’ARDHD tient à la féliciter officiellement.

Nul doute que la Présidence et IOG, son chef tyrannique sauront, mieux que nous, compléter cet hommage flatteur et apprécier, avec l’expertise des connaisseurs, ses talents reconnus dans l’application des tortures les plus raffinées sur des victimes civiles, innocentes et sans défense.

Selon nos informateurs, Mohamed Abdourham Askar aurait sauvagement torturé, en particulier, Ouma Deberkaleh, Omar Abdoulkader Daoud mais aussi beaucoup d’autres lors des arrestations du 3 octobre de cette année.

Arrogant, imbus de son grade et de son pouvoir, notre nouveau nominé ne cacherait jamais le soutien direct qu’il reçoit de la Présidence de la République. Sûr de son fait et d’une impunité totale, garantie par Guelleh, il continuerait à semer la terreur à Tadjourah et dans sa région : arrestations arbitraires, tortures. Même si des crimes de viol ne sont pas évoqués explicitement, de forts soupçons pèseraient sur lui aussi à ce propos.

En bref, le comité de cooptation de l’Ordre prestigieux de la République ne pouvait pas passer à côté d’un cas aussi intéressant et emblématique de l’acharnement criminel du régime contre les populations civiles. Avec cette nomination, il reconnait son talent, héritage fructueux d’une tradition hautement reconnue dans le pays. Désormais, notre impétrant pourra sièger aux côtés de ses pairs, dont (pour ne citer qu’eux) le commandant Omar Hassan Mattan, le p’tit Zakaria (Colonel Hassan Zakaria), le Colonel Ladieh (décédé) et sans oublier l’un des farouches artisans et défenseur de la torture, le Grand Hassan Saïd Madobeh.

Le comité complétera le dossier de ce brave patriote, pour le transmettre, le jour venu à un tribunal pénal, qui lui demandera certainement des explications, voire des comptes.

En attendant son nom sera ajouté à la liste « éternel » des personnalités, membres de l’Ordre des Bourreaux de la République

Ordre des Bourreaux

15/05/09 (B498) Le journal de la Flibuste … (3 articles en Français)

____________________________ 3 – Le Télégramme

Somalie. Les armateurs français refusent de payer contre la piraterie

L’organisation des Armateurs de France a fermement refusé, hier, toute participation financière à la lutte contre la piraterie au large de la Somalie jugeant que cela reviendrait à «faire payer les victimes».

Un rapport parlementaire du député(UMP) du Finistère Christian Ménard avance que les armateurs pourraient contribuer financièrement au développement économique de la région et à la sécurisation des espaces maritimes.

____________________________ 2 – AFP

Un ferry chavire au large de la Somalie: 15 morts

Au moins 15 personnes ont péri jeudi lorsque le petit ferry qui les transportait a chaviré au large des côtes du sud de la Somalie, ont annoncé des personnalités locales.

Le bateau, qui transportait des passagers et des produits de base pour des îlots situés entre le port de Kismayo (sud) et le petit port de pêche de Ras Kamboni, s’est renversé dans l’après-midi.

"Le bateau s’est renversé entre Kismayo et Ras Kamboni. Quinze des 40 personnes à son bord sont confirmés morts et les autres sont toujours recherchés", a indiqué Abdullahi Jamaa Madode, un responsable du syndicat des pêcheurs locaux.

"Trois personnes ont été retrouvées vivantes", a-t-il indiqué à l’AFP.

Mohamed Ade Yusuf, un autre personnalité âgée de Kismayo, a fourni le même bilan des morts, précisant que les corps avaient été ramenés sur la terre ferme.

"Nous ignorons le sort des autres passagers", a-t-il déclaré.

____________________________ 1 – XINHUA (Chine)

L’Indonésie va commander une force de l’ONU en Somalie

L’Indonésie va diriger une force de maintien de la paix de l’ONU en Somalie après en avoir reçu la demande des Nations Unies, a déclaré jeudi le porte-parole de l’armée indonésienne, Sargom Tambun.

Selon le porte-parole, l’armée indonésienne va sélectionner ses meilleurs officiers pour ce poste.

"Les forces actuellement déployées en Somalie sous la coordination des Nations Unies ont demandé à ce que l’Indonésie participe au commandement des forces sur le terrain", a-t-il déclaré à l’agence Xinhua.

Plus de 1.800 soldats indonésiens sont déployés actuellement dans les forces de maintien de la paix à l’étranger, y compris en Somalie, sous la coordination des Nations Unies, a indiqué M.Tambun.

Le porte-parole a affirmé que l’Indonésie aurait besoin de temps avant de pouvoir honorer la proposition de l’ONU.

"Nous examinons actuellement nos officiers les plus performants et après nous proposerons un commandant parmi eux", a-t-il précisé.

L’Indonésie est le plus grand pays musulman au monde et la majorité de ses 230 millions d’habitants sont des musulmans.

Des combats entre les forces pro-gouvernementales et les insurgés islamiques en Somalie ont éclaté jeudi dernier et se sont aggravés pendant le weekend. Près de 150 personnes ont été tuées et 400 autres blessées, selon une organisation humanitaire locale.

Le président somalien Sheikh Sharif Sheikh Ahmed s’est engagé ces dernières semaines à prendre une position ferme contre les insurgés, ces derniers poursuivant leurs attaques.

Le gouvernement somalien, qui contrôle actuellement près d’un tiers de Mogadiscio et deux villes dans le centre de la Somalie, s’efforce d’assoir son autorité dans les provinces du centre sud de la Somalie.

La Somalie, avec une population de 8 millions d’habitants, connaît des conflits récurrents depuis l’effondrement de son gouvernement central en janvier 1991, faisant plus de 100 morts et des milliers de déplacés.

15/05/09 (B498) Nouvelles de somalie (6 articles en Français)

__________________________ 6 – Afrik.com

Somalie : le Conseil de sécurité ne veut toujours pas envoyer de Casques bleus

Le Conseil de sécurité reste toujours réticent au déploiement de Casques bleus à Mogadiscio, la capitale somalienne, malgré la recrudescence de la violence avec de nouveaux combats à l’arme lourde entre les forces gouvernementales et les islamistes radicaux, indique ce jeudi BBC.

Des dizaines de personnes sont mortes dans les derniers affrontements et des milliers d’autres ont été poussé à l’exode.

__________________________ 5 – France-Soir

Somalie – 139 civils périssent dans les affrontements à Mogadiscio

Les affrontements qui opposent depuis une semaine les milices islamistes Al Chabaab (Jeunesse) et les forces gouvernementales somaliennes ont fait 139 morts parmi la population de Mogadiscio.

26 civils ont trouvé la mort mercredi et jeudi et 98 autres ont été blessés, selon un bilan dressé par l’ONG somalienne Elman. Ainsi, les affrontements au mortier et à l’arme légère qui opposent les milices islamistes Al Chabaab (Jeunesse) et les forces gouvernementales ont déjà fit 139 victimes civiles.

Des milliers d’habitants de Mogadiscio ont été contraints de fuir leur domicile pendant cette période en raison des combats qui ont gagné de nouveaux quartiers. La population de la capitale de la Somalie accuse le contingent africain de maintien de la paix (Amisom) de pilonner des bastions insurgés.

Le porte-parole de la force de paix de l’Union africaine, composée d’Ougandais et de Burundais, rétorque que l’Amisom se cantonne à une stricte neutralité. "Nous ne sommes impliqués ni dans les combats, ni dans les bombardements", a affirmé Barigye Ba-Hoku (…). L’opposition nous impute les pilonnages pour se donner un prétexte pour attaquer nos camps".

Pour leur part, les organisations d’aide humanitaire ont déclaré que cette résurgence de la violence aggravait une situation d’urgence humanitaire aiguë dans ce pays de la Corne de l’Afrique en proie à l’anarchie depuis le renversement en 1991 du président Siad Barre.

__________________________ 4 – Romandie News avec AFP

Somalie: le chef des islamistes radicaux exhorte le président à démissionner

L’un des chefs des islamistes radicaux somaliens, cheikh Hassan Dahir Aweys, qui est à la tête de l’offensive des derniers jours à Mogadiscio pour chasser du pouvoir le président somalien Sharif Sheikh Ahmed, l’a exhorté jeudi à démissionner.

"J’appelle Cheikh Sharif Sheikh Ahmed à abandonner son poste autoproclamé de président afin d’épargner les vies des Somaliens", a déclaré M. Aweys, joint par l’AFP par téléphone à Mogadiscio.

"Nous n’avons pour ainsi dire pas de vrai gouvernement somalien, mais des marionnettes étrangères qui se proclament responsables de la Somalie", a ajouté M. Aweys.

"Aucun pays dans le monde n’acceptera un gouvernement imposé de l’extérieur. Les Somaliens sont tout aussi libres de le rejeter", a-t-il lancé.

Des dizaines de personnes ont été tuées à Mogadiscio depuis le 7 mai et le lancement d’une offensive sans précédent contre le président islamiste modéré Sharif Sheikh Ahmed, lancée par les insurgés islamistes, avec à leur tête l’organisation armée Hizb al-Islam de M. Aweys et les islamistes extrémistes des shebab.

Le gouvernement fédéral de transition (TFG) de M. Ahmed, qui est soutenu par la communauté internationale, ne contrôle plus que quelques rues et immeubles de Mogadiscio ainsi que des points stratégiques comme le port et l’aéroport.

Jeudi, les insurgés se sont déployés à proximité du palais présidentiel et d’institutions gouvernementales, dans un face à face tendu avec les forces gouvernementales et les soldats de la force de paix africaine en Somalie (Amisom).

Cheikh Aweys est rentré le 23 en avril en Somalie après deux ans d’exil en Erythrée.

Il est l’ancien numéro 1 des tribunaux islamiques somaliens, qui contrôlaient au deuxième semestre 2006 la majeure partie du sud et du centre de la Somalie, dont Mogadiscio, avant d’être mis en déroute par l’armée éthiopienne début 2007. A cette époque, M. Aweys était allié de l’actuel président.

M. Ahmed avait ensuite rejoint le processus de réconciliation supervisé par l’ONU et basé à Djibouti, et a été élu en janvier président de Somalie.

M. Aweys a toujours rejeté ce processus de Djibouti et promis de combattre le gouvernement jusqu’au départ des troupes de la force africaine.

________________________________ 3 – Le Figaro avec AFP

Somalie: le CICR "profondément inquiet"

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’est déclaré jeudi "profondément inquiet" du sort des civils somaliens pris dans des combats entre forces pro et anti-gouvernementales qui ont fait des "dizaines de morts et de blessés" dans la capitale Mogadiscio.

"Le CICR déplore le nombre élevé de victimes civiles et est profondément inquiet des souffrances des civils pris dans les combats", a affirmé l’organisation humanitaire dans un communiqué.

Selon le CICR, les récents affrontements dans la capitale somalienne ont fait "des dizaines de morts" et "des centaines de blessé", tandis que "des milliers de gens ont fui leur maison pour chercher refuge et sécurité".

"La plupart des 400 blessés admis dans les hôpitaux de Keysaney et Medina récemment sont des civils, dont des femmes et des enfants", ajoute le CICR.

Selon le chef de délégation du CICR en Somalie, Pascal Mauchle, "les Somaliens ont de nouveau été sujets à des souffrances insupportables". "La lutte quotidienne pour la survie épuise leurs capacités à faire face", a-t-il souligné.

De violents affrontements entre les forces du gouvernement alliées à des milices islamistes et des forces anti-gouvernementales composées essentiellement des shebab et de la milice islamiste du groupe Hizb al-Islamiya ont fait au moins 41 morts depuis jeudi dernier à Mogadiscio.

Mercredi, l’envoyé spécial de l’ONU pour la Somalie, Ahmedou Ould-Abdallah, a accusé l’un des principaux responsables des islamistes radicaux somaliens, cheikh Hassan Dahir Aweys, d’avoir mené "une tentative de coup d’Etat" à Mogadiscio ces derniers jours.

Les shebab sont à la tête d’une insurrection en Somalie et ont prévenu ces derniers mois qu’ils poursuivraient leurs attaques contre les forces gouvernementales jusqu’au départ du président Sharif Sheikh Ahmed, un islamiste modéré élu fin janvier.

La Somalie est en guerre civile depuis 1991.

  ________________________________ 2 – CCTV (Chine)

Affrontements meurtriers en Somalie

Le conflit qui oppose le gouvernement fédéral de transition somalien aux forces anti-gouvernementales se poursuit dans la capitale Mogadiscio.

Depuis le 7 mai, 150 personnes ont été tuées et plus de 400 autres blessées.

Depuis quelques jours, les civils fuient les zones où se déroulent les combats. La Somalie est déchirée depuis 1991, quand les chefs de guerre ont renversé le dictateur Mohamed Siad Barre, avant de se retourner les uns contre les autres. Plus de 16 mille civils ont perdu la vie dans les affrontements depuis début 2007. Plus d’un million de personnes sont des réfugiées internes et 3 millions de Somaliens dépendent de l’aide alimentaire pour leur survie.

Face à cette situation, le ministre des Affaires étrangères somalien appelle les Nations-Unies à accélérer le déploiement d’une opération de maintien de la paix dans son pays.

"Le peuple somalien ne souhaite pas abandonner, ou rater l’opportunité qui se présente aujourd’hui. Nous ferons tout ce qui est nécessaire. Et nous faisons appel à votre aide car vous vous êtes engagés à nous fournir les ressources, le soutien et le partenariat acceptés auparavant."

________________________________ 1 – XINHUA (Chine)

Somalie : l’ONU défavorable au déploiement d’une mission de paix à l’heure actuelle

De hauts responsables de l’ONU ont estimé mercredi qu’il n’était pas opportun de déployer une opération onusienne de maintien de la paix en Somalie, étant donnée les conditions et l’atmosphère politiques défavorables dans le pays.

Le déploiement d’une opération de maintien de la paix serait "à haut risque" et "voué à l’échec", ont affirmé les secrétaires généraux adjoints des Nations Unies aux affaires politiques, B. Lynn Pascoe, aux opérations de maintien de la paix, Alain Le Roy et à l’appui aux missions, Susanna Malcorra.

Le 16 janvier dernier, le Conseil de sécurité de l’ONU avait adopté la résolution 1863, selon laquelle il entendait "établir une opération de maintien de la paix des Nations Unies en Somalie pour prendre la suite de la Mission de paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom) sous réserve d’une nouvelle décision, d’ici au 1er juin 2009".

Composée de 3.400 militaires burundais et ougandais, l’Amisom est déployée à Mogadiscio depuis mars 2007. Son mandat initial prévoyait un contingent total de 8.000 hommes. Faute d’équipements et de soutien financier, la force de l’UA est confrontée à nombre de défis dans leur mission de maintien de la paix.

Le déploiement d’une opération de maintien de la paix suppose la satisfaction de certaines conditions préalables, dont l’existence d’un cessez-le-feu crédible, le consentement des principaux acteurs somaliens sur le terrain, ainsi que des engagements de la part des Etats membres de fournir des Casques bleus et autres moyens militaires adaptés, a rappelé M. Le Roy.

En l’absence de ces conditions, une opération de maintien de la paix serait une "option à haut risque vouée à l’échec", a indiqué M. Le Roy, lors d’une séance du Conseil de sécurité.

Certains des principaux acteurs somaliens, ainsi que les dignitaires religieux et chefs de clans, sont très divisés sur la question d’une opération de maintien de la paix, a rappelé le haut responsable de l’ONU.

Pour M. Le Roy, le déploiement à ce stade d’une telle opération pourrait saper les efforts actuels de réconciliation politique.

Par ailleurs, sur 60 états Membres contactés par le Secrétariat des Nations Unies, seuls quatre ont affirmé leur disponibilité de fournir des forces ou du matériel pour une opération en Somalie, a révélé M. Le Roy.

Les trois chefs de département ont insisté sur la fragilité de la situation actuelle, marquée par une tentative de coup d’Etat perpétrée le 9 mai par l’opposition armée.

Assistant mercredi à la séance du Conseil de sécurité, le ministre des Affaires étrangères du gouvernement fédéral de transition de la Somalie, Mohamed Abdullahi Omaar, a affirmé que son gouvernement était prêt à un cessez-le-feu sans autre condition que de pouvoir entrer en contact direct avec Cheikh Hassan Dahir Aweys, chef de l’opposition armée.

Malheureusement, a-t-il ajouté, depuis l’élection le 30 janvier 2009 de Cheikh Sharif Cheikh Ahmed à la présidence somalienne, "nous n’avons pas reçu la moindre réponse de sa part".

La Somalie, avec une population de 8 millions d’habitants, est plongée dans l’anarchie et le conflit depuis la chute de son gouvernement central en janvier 1991.

Fin février dernier, le président somalien Sharif Cheikh Ahmed a déclaré avoir "accepté" le principe d’un "cessez-le-feu" et d’une réconciliation avec les membres de l’opposition.

14/05/09 (B498) Ougoureh Kifleh intronisé dans l’Ordre des Brosses à Reluire pour la remarquable introduction de son exposé lors du séminaire gouvernemental.

Réunis ce matin de bonne heure, pour ne pas manquer la suite du séminaire des louanges à la dictature, les membres de l’Ordre des Brosses à Reluire avaient à se prononcer sur la candidature de M Ougoureh Kifleh Ahmed, ministre de la défense.

Prenant la parole pour ouvrir la séance, Dileita, un peu fatigué par la vie trépidante qu’il mène actuellement et par les efforts inhumains qu’il vient d’accomplir pour la réussite du séminaire à la Gloire de Guelleh, a souhaité la bienvenue aux membres présents. Estimant que l’heure est à la mondialisation, il a demandé à l’un des membres français de l’Ordre de présenter la candidature d’Ougoureh Kifleh.

Chris Lafaille, bien connu, pour son talent littéraire et son art de transformer l’ombre en lumière et inversement, a accepté la mission. Une grande première pour l’Ordre !

Décidément les membres n’étaient pas au bout de leur surprise, puisque Chris Lafaille a déclaré qu’une belle vidéo valait mieux qu’un long discours ennuyeux et qu’il allait projeter la dernière intervention d’Ougoureh Kifleh.

Auparavant, il a souhaité rappeler que Kifleh avait fait partie de la résistance et qu’il s’était ensuite rallié à la main tendue par Gouled, contre des avantages non négligeables, y compris le poste de Ministre. C’est la raison pour laquelle, Kifleh n’a pas manqué, au cours de son intervention historique d’envoyer des méchancetés à l’encontre des vrais résistants, devenus responsables à ses yeux de l’insécurité au Nord.

Mais regardez seulement 1 minute et 20 secondes. Cela est largement suffisant pour vous convaincre que Kifleh est devenu le maître incontesté de la flagornerie la plus outrancière. Quel talent !

Aussitôt le clip terminé, c’est par une standing ovation et un vote unanime à mains levées, que les membres du prestigieux Ordre des Brosses à Reluire ont décidé de coopter Ougoureh Kifleh.

Il a été invité à rentrer dans le sérail sous les applaudissements chaleureux et nourris et c’est Yacin Elmi Bouh qui a procédé à la remise des insignes.

Mon Cher Ami, Ougoureh Kifleh, en vertu des pouvoirs
qui m’ont été conférés, je suis heureux de t’accueillir au sein
de notre Ordre prestigieux. Ta place est parmi nous, car nul
ne saurait rivaliser avec toi au jeu de la Brosse à Reluire.
Je te remets les insignes de ton grade que tu devras
fièrement arborer en tous lieux et en toute circonstance.

Désormais, tu porteras le titre envié
de « Flagorneur du génie » et je suis
certain que tu comprendras le double sens,
qui te rappellera un passage émouvant
de ton discours au séminaire.

14/05/09 (B498) Pour Ismaïl Omar Guelleh, la fin est proche et il le sait parfaitement car il a lu les messages du ciel qui lui sont parvenus (par Bouh Warsama)

Les chiffres sont là pour le dire, l’Afrique est le principal réservoir de matières premières à moindre coût des multinationales occidentales.

Le continent est riche de tout ; en pétrole, or, diamant, gaz, caoutchouc, bois, sans oublier ses nombreuses ressources agricoles (cacao, café, etc.) mais pourtant l’Afrique – entendez par là ses populations – a pourtant les plus grandes peines à tirer un quelconque bénéfice décent de leur exploitation.

Face aux immenses profits des exploitants de ces richesses naturelles et à ceux de leurs associés à la tête de certains états, les salaires de misère versés aux Africains sont devenus une norme affligeante au point qu’ils ne suffisent plus pour nourrir les familles, y compris au niveau des couches sociales dites moyennes.

On considère qu’après les ponctions effectuées par les entreprises occidentales, ce qu’il en reste profite avant tout aux gouvernants qui ne représenteraient qu’environ 2 à 3 % de la population du pays….

Avec le temps, avec l’acquisition de connaissances et avec le soutien des démocrates à l’extérieur du pays, là où la dictature a éradiqué les organisations politiques contestataires ou en les a chassées vers l’exil comme cela se fait à Djibouti en prenant leurs familles en otages, la révolte renaît aussi à travers une lutte syndicale non soumise au pouvoir qui tente de prendre ses distances et en paie le prix fort par toutes les exclusions, les brimades de la police politique (SDS) et les tortures qu’elle subit.

En clonant certains syndicats représentatifs du monde ouvrier Ismaïl Bobard a tenté un coup de poker mais il n’a fait que reculer l’échéance de l’émergence de la contestation ouverte qui n’a pas trompé l’OIT.

La résistance à Guelleh et à la Qabyo est aussi culturelle

Ceux qui ont une oreille attentive pour les chansons de la « diva djiboutienne » Nino Djama et les paroles de Gorayeh seront d’accord pour dire que la musique, outre la qualité artistique indéniable tout comme l’est celle de l’interprétation, est également et surtout un acte de résistance.

Nino Djama et Gorayeh ne sont pas les seuls à enchanter nos cœurs, dans leur exil involontaire car sous la contrainte, ils sont ainsi des dizaines de poètes djiboutiens, de paroliers et d’interprètes à revendiquer à travers leur art cette volonté d’en finir avec le régime totalitaire d’Ismaïl Omar Guelleh.

Djibouti souffre de bien des maladies mais il en est une qui pourrait être guérie très rapidement.

Cette maladie s’appelle « l’indifférence coupable » d’un monde occidental qui ne veut connaître du pays et de ses populations que ses interlocuteurs directs et ses autorités du pays au travers du Palais d’Haramous, celui de l’Escale, du sable fin et couleur d’or des îles de Musha, ses Palaces dans une ambiance feutrée avec la douce quiétude des salles de jeux climatisées.

A observer l’attitude aveugle de certains « visiteurs », toujours somptueusement invités par un pouvoir falsificateur, on est fondé à penser et à affirmer bien haut que les pays occidentaux ne veulent vraiment pas que Djibouti se démocratise.

Il est bien loin ce discours de la Baule, avec un Mitterrand qui tenta de s’instituer en donneur de leçons et oubliant un peu trop vite « l’affaire scandaleuse » du Carrefour du Développement et les promesses d’aides aux gouvernements francophones qui se démocratiseraient…Mais qui depuis ne se sont pas démocratisés, bien au contraire, alors que les gouvernants ont tout de même perçu des milliards d’aides dont une grande partie a trouvé refuge et abri dans des comptes bancaires à Dubaï, en Suisse et ailleurs.

Ce sont là encore des sornettes pour amuser la galerie composée de « gogos ».

On crie démocratie, sur la place publique du pays des Droits de l’Homme, et l’on va aider militairement à Ras Doumeïra et politiquement un Ismaïl Omar Guelleh à sortir de son opération « d’effaçage » du Juge Bernard Borrel. Et de plus on le conseille et l’on tente de bloquer toute procédure de justice à son encontre.

Il est heureux qu’il y ait encore, en France, une Justice de courage.

La vérité est bien triste : la France politique ne veut pas que Djibouti se démocratise.

Et pour cause ! Tenez, un seul exemple : des milliers d’hommes travaillent dans des usines qui fabriquent des armes en Occident… La Somalie et le Soudan sont parmi les meilleurs clients d’une intermédiaire qui a pour nom « Ismaïl Omar Guelleh ». Or si on démocratise là, les guerres se feront rares, les armes ne seront plus écoulées…et le dictateur djiboutien trouvera d’autres moyens pour puiser encore bien plus dans les finances publiques.

Il revient donc à l’opposition djiboutienne de se mettre elle-même et d’elle-même dans l’union sur les rails de la démocratie.

Le portrait psychologique que nous traçons du dictateur Ismaïl Bobard relève modestement de cet effort de l’Afrique de se démocratiser. Nous donnons simplement des signes auxquels on peut reconnaître une dictature. Il ne faut plus permettre, aujourd’hui à Ismaïl Bobard ni demain à son successeur, de prendre racine sur la terre djiboutienne.

Dans un pays, où la majorité est tout simplement prise par la recherche du pain, du matin au soir, du soir au matin, le devoir de vigilance échoit à l’intellectuel.

Quand tous dorment, l’intellectuel, lui, veille. L’intellectuel, le vrai, est un préposé à la vigilance ; c’est lui qui tire la sonnette d’alarme, c’est lui qui réveille les consciences chloroformisées….

Après plus de trois décennies d’incurie politique, de misère sociale, de dictature sanguinaire, la démocratie ne s’instaure pas comme ça en un tournemain. Puis, de toute évidence, après Ismaïl Omar Guelleh il faudra un gouvernement fort, au moins pendant un certain temps.

Ne confondons pas fermeté et dictature.

Afin de savoir de quoi l’on parle, voici à présent le portrait psychologique du dictateur.

Notez avant tout qu’il est plus facile de passer, avec les mêmes gouvernants de la démocratie à la dictature, que d’aller de la dictature à la démocratie.

Sans le véritable régulateur qu’est l’opposition politique, s’il y a pris goût, le dictateur ne lâche pas facilement le pouvoir, il préférerait plutôt mourir que de se convertir en démocrate ; on le constate avec Ismaïl Omar Guelleh.

On ne se guérit pas facilement de cette maladie qu’est la dictature, surtout quand on l’a exercée pendant plusieurs années. Justement, soucieux de conserver son pouvoir, le dictateur vit constamment dans un climat de peur. Cette peur engendre la méfiance.

Il est fondamentalement un homme qui suspecte tous les hommes.

Même ses familiers. Le danger, se dit-il, peut venir de n’importe où, donc prudence. Et en vertu de cette prudence, il peut même en arriver à éliminer physiquement ses propres enfants s’ils deviennent pour lui une menace contre son pouvoir.

Cette méfiance engendre, à son tour, le népotisme. En comptant sur mes neveux, mes frères, mes oncles, se dit le dictateur, je réduis le risque de me tromper et d’être trompé de peur de perdre le pouvoir et même la vie.

On constate qu’Ismaïl Bobard se forge actuellement une armée à sa seule dévotion, constituée essentiellement de ses "frères" claniques, triés un par un. Ce n’est donc pas gratuitement qu’il verse dans le népotisme.

Un autre trait caractéristique d’IOG, c’est qu’il souffre de ce que nous appellerions un vide anthropologique. La psychologue de l’humain explique parfaitement que le dictateur ne peut guère s’accomplir en tant qu’homme, car l’homme s’accomplit dans le service…

C’est ce manque ou cette impossibilité d’accomplissement personnel humain qui creuse en lui un vide… un vide qu’il a toujours cherché à combler de mille manières. Car s’il est vrai que la nature ne tolère par le vide, l’homme non plus ne le supporte pas.

On voit ainsi Ismaïl Omar se lancer dans un marathon effréné derrière toutes sortes de plaisirs. Ces derniers faisant fonction de succédanés. Et l’un des plaisirs favoris, c’est… la femme mais surtout la femme jeune.

Si IOG était monogame ce serait pour lui un supplice insupportable.

Son pouvoir illimité, c’est-à-dire non limité par la loi, je disais son pouvoir aidant, il conquiert les belles femmes qui lui tombent sous les yeux.

Il lui suffit d’être "touché" par une femme pour qu’il envoie une escorte la cueillir pour l’emmener ensuite par hélicoptère dans sa résidence présidentielle sur l’île de Musha, loin des regards.

Peu importe pour lui que cette femme soit mariée on non.

Combien de ministres, d’Officiers de l’AND ou de paisibles citoyens djiboutiens désemparés et désarmés se sont vus ravir leurs femmes par le despote capricieux souffrant d’un vide anthropologique qu’il cherche inévitablement à combler.

Nous passons sous silence les mets succulents, et bien d’autres plaisirs que peut s’offrir…Ismaïl Bobard… par ce qu’aucune loi, qu’aucun parti d’opposition politique ne limite son pouvoir il est un jouisseur universel, un jouisseur par système.

Ismaïl Omar Guelleh a une faim insatiable de gloire.

Regardez tous les titres dont il se barde (Parmi les dictateurs connus, il y en a qui vont même jusqu’à se proclamer empereurs, et si cela n’est pas possible, ils se feront proclamer maréchaux, maréchaux d’une armée en pleine décomposition).

Oh, faim de gloire, quand tu nous tiens !

Et cette recherche pathologique de la gloire rend IOG très perméable à la flatterie. Il aime à être flatté, encensé, louangé… Il verse en abondance ses grâces sur les thuriféraires : nomination au poste de ministre, don d’argent, etc. .

Hommes et femmes qui cherchent à trouver grâce aux yeux du dictateur. Il faut cependant dire qu’il laisse faire… justement parce qu’il y trouve du plaisir. Car il lui suffirait seulement de dire : "je n’aime pas voir ou entendre ceci ou cela me concernant, je ne suis pas Dieu" pour que demain ceux-ci disparaissent des expressions.

Ismaïl Omar Guelleh n’est nullement comptable de son agir. Il l’est devant personne, pas même devant sa conscience.

Tous ont des comptes à lui rendre, alors que lui n’a de compte à rendre à personne. Sa conscience, il l’étouffe et s’assoit dessus comme il le fait avec la Constitution nationale.

La recherche effrénée de plaisirs participe à cet effort, souvent inconscient, de contraindre au silence sa propre conscience. Et même, il fuit le silence et la solitude où parle la conscience…

Il a peur de la voix de sa conscience comme il a une frayeur presque maladive lorsque la nuit venue et dans la solitude de son palais il entend les cris de ses victimes et voit des ombres qui se déplacent dans les couloirs en gémissant et venues réclamer justice, voire vengeance.

Pour conclure, le dictateur que nous connaissons en la personne d’Ismaïl Omar Guelleh n’est pas, tout compte fait, un homme humain. Car si malgré soi on naît homme, on ne peut pas devenir humain malgré soi.

Ce qu’il gagne en biens détournés, en honneurs, en Légion du…déshonneur, en plaisirs… il le perd en humanité et en maladie qui le mine.

Dictature et accomplissement de soi ne font pas bon ménage, me semble-t-il, du moins. Si je me trompe, qu’on me le dise. Or le premier et le plus fondamental des devoirs de chaque homme débarquant en ce monde-ci, c’est de se réaliser en tant qu’homme.

Face à l’esprit, à Dieu et à sa justice, avec le temps le bâton a toujours perdu le combat.

Pour Ismaïl Omar Guelleh, la fin est proche et il le sait parfaitement car il a lu les messages du ciel qui lui sont parvenus

14/05/09 (B498) Séminaire à la Gloire de Guelleh. Attention INTERDIT de poser des questions (Vidéo à regarder 3′). (Info lecteur)

Plusieurs participants, pourtant badgés et qui ne semblaient pas être de dangereux révolutionnaires se sont permis de poser des questions, quand la parole a été donnée aux participants.

Bien mal leur en a pris !

Au simple motif qu’il avait souhaité exposer une recommandation et en dépit du fait qu’il avait bien pris soin de valoriser le Chef, Guelleh n’a pas hésité à licencier sur le champ un jeune officier en le traitant « de mauvais élément ». Regardez et écouter ce clip : c’est hallucinant. Guelleh se permet de licencier en public ce jeune homme, en dépit de toutes les règles. Il s’affirme comme le seul et unique propriétaire de la République de Djibouti et de toutes les administrations, dont l’Armée.

Par la suite, nous avons appris que deux ou trois hommes, qui avaient posé des questions, avaient été arrêtés à leur domicile, dès le lendemain matin. Ca c’est de l’action gouvernementale, méthode forte ! (Nous attendons des compléments d’information)

14/05/09 (B498) XINHUA (Chine) Nouvelle composition du Conseil des droits de l’homme

Cinq nouveaux membres – Belgique, Etats-Unis, Hongrie, Kirghizstan et Norvège — ont fait mardi leur entrée au Conseil des droits de l’homme, à l’issue d’élections par l’Assemblée générale de l’ONU visant à remplacer les 18 membres du Conseil dont le mandat arrive à expiration le 18 juin 2009.

Les 18 membres siègeront au Conseil pour un mandat de trois ans prenant effet le 19 juin 2009, indique un communiqué de l’ONU.

Le Conseil des droits de l’homme est un organe intergouvernemental du système des Nations Unies, composé de 47 Etats qui ont la responsabilité de renforcer la promotion et la protection des droits de l’homme autour du globe. Le Conseil a été créé par l’Assemblée générale de l’ONU, le 15 mars 2006, avec pour but principal d’aborder des situations de violations de droits de l’homme et d’émettre des recommandations à leur encontre.

Les 47 membres sont élus à la majorité simple sur 192 votants potentiels.

Pour les cinq sièges à pourvoir au sein du Groupe des Etats d’Afrique, le Cameroun, Djibouti, Maurice, le Nigéria et le Sénégal ont été réélus. Candidat pour la première fois, le Kenya n’a pas été élu.

Pour les cinq sièges à pourvoir au sein du Groupe des Etats d’Asie, le Bangladesh, la Chine, la Jordanie et l’Arabie saoudite ont été réélus. Le Kirghizstan a fait son entrée au Conseil des droits de l’homme.

Pour les deux sièges à pourvoir au sein du Groupe des Etats d’Europe orientale, la Russie a été réélue. La Hongrie a fait son entrée au Conseil des droits de l’homme.

Pour les trois sièges à pourvoir au sein du Groupe des Etats d’Amérique latine et des Caraïbes, Cuba, le Mexique et l’Uruguay ont été réélus.

Pour les trois sièges à pourvoir au sein du Groupe d’Europe occidentale et autres Etats, la Belgique, la Norvège et les Etats- Unis (167 voix) ont été élus pour la première fois.

Composition du Conseil des droits de l’homme à compter du 19 juin 2009: Afrique du Sud, Angola, Arabie saoudite, Argentine, Bahreïn, Bangladesh, Belgique, Bolivie, Bosnie-Herzégovine, Brésil, Burkina-Faso, Cameroun, Chili, Chine, Cuba, Djibouti, Égypte, États-Unis, Fédération de Russie, France, Gabon, Ghana, Hongrie, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Jordanie, Kirghizistan, Madagascar, Maurice, Mexique, Nicaragua, Nigéria, Norvège, Pakistan, Pays-Bas, Philippines, Qatar, République de Corée, Royaume-Uni, Sénégal, Slovaquie, Slovénie, Ukraine, Uruguay et Zambie.

14/05/09 (B498) Le journal de la flibuste … Un député français du Finistère (UMP) propose sa méthode globale de lutte contre la piraterie. (2 articles en Français)

________________________ 2 – Romandie News (Suisse) avec AFP

Piraterie en Somalie: un rapport parlementaire préconise une approche globale

Le député (UMP, majorité gouvernementale) du Finistère (ouest) Christian Ménard préconise une "approche globale" mêlant actions civiles et militaires pour lutter contre la piraterie au large de la Somalie, dans un "rapport d’information" parlementaire qui sera présenté officiellement mercredi.

"La communauté internationale doit mettre en oeuvre une approche globale du problème articulant les actions civiles et militaires, à court et à long termes", souligne-t-il dans ce rapport communiqué à l’AFP et qui doit être examiné mercredi par la Commission de la Défense de l’Assemblé.

Notant une "forte hausse des actes de piraterie" au premier trimestre 2009, avec 102 incidents, le député du Finistère constate qu’elle est due pour "l’essentiel" à "une accélération des attaques" dans le Golfe d’Aden et l’océan Indien.

Le rapport formule toute une série de recommandations comme une "action sur la pauvreté" en Somalie et en faveur des pêcheurs somaliens mais souligne qu’elle passe "par un effort majeur" visant à la "restauration d’un Etat de droit".

Cette stabilisation "passe nécessairement par la restauration de la gouvernance et de l’autorité publique, la mise en place de structures administratives et le rétablissement de la souveraineté maritime", souligne le député.

Celui-ci suggère par ailleurs "d’adapter les modalités d’intervention afin de rendre les attaques plus risquées et plus coûteuses pour les pirates". Il évoque "des actions de type policier, ciblées et à terre" comme "répertorier les bateaux suspects et prévenir qu’ils sont interdits de mer, sous peine de destruction".

M. Ménard préconise de "renforcer la présence navale et aérienne" dans la zone et notamment aux Seychelles où serait déployé un avion de patrouille maritime ou de doter la force maritime européenne Atalante de drones (avions sans pilote).

Son rapport insiste sur la nécessaire "consolidation des capacités juridiques et judiciaires des Etats côtiers" du Golfe d’Aden et du Kenya vers lesquels l’Union européenne et les États-Unis ont choisi de transférer les pirates appréhendés.

Il appelle à "renforcer la coopération bilatérale" avec les Etats de la région (Yemen, Djibouti… voire la Somalie) pour former leurs gardes-côtes.

Du côté des armateurs, il s’agirait de "renforcer les capacités de défense passive des navires" avec des caméras, des radars, des canons acoustiques ou à eau et de former les équipages.

Les armateurs, ajoute-t-il, pourraient contribuer financièrement au développement économique de la région et à la sécurisation des espaces maritimes sur une base "volontaire".

Réservé sur le recours aux société militaires privées, le rapport propose cependant d’adopter un cadre juridique national autour de leurs activités qui seraient soumises à "agrément".

________________________ 1 – Le Télégramme

Piraterie. Les pistes du député Ménard

Le député finistérien Christian Ménard remet demain matin son rapport sur la piraterie maritime à l’Assemblée nationale. Il livre toute une série de propositions pour lutter contre un fléau "en plein essor".

Vous avez travaillé près d’un an sur ce phénomène qui resurgit depuis quelques années. Etes-vous alarmiste ?

Christian Ménard : "Deux foyers sont préoccupants. Il y a d’abord le golfe d’Aden, au large de la Somalie. On estime que plusieurs dizaines de milliers de personnes vivent dans ce pays, directement ou indirectement, de la piraterie. Cela représenterait près de 35 M$ accumulés en un an.

C’est deux à trois fois le budget de cette région autonome du nord-est de la Somalie. Mais la situation me semble encore plus dangereuse, car beaucoup plus violente, dans le golfe de Guinée et les eaux nigérianes, où des installations pétrolières sont prises pour cibles (…) On ne peut que s’inquiéter de cet essor. 94 % du commerce mondial transite par la mer."

Surveiller une zone grande comme quatre fois la France, au large de la Somalie, n’est-ce pas mission impossible ? Une opération terrestre n’est-elle pas inéluctable ?

C.M : "Au dernier trimestre 2008, une attaque sur trois réussissait. Avec la présence internationale, ce chiffre est descendu à une sur treize en mars dernier. Plus de deux cents pirates auraient été arrêtés (*). Mais ce n’est pas suffisant. Il faudrait au moins 45 navires pour être efficaces. Moins de la moitié est sur place.

Je préconise de renforcer le dispositif et d’avoir également recours à des drones.

Je ne suis pas favorable à une opération militaire, qui pourrait provoquer une résurgence du risque islamiste. Mais il faut aider l’Etat somalien à retrouver son autorité. Je pense plutôt à des opérations de police, à terre s’il le faut, comme le permet la résolution 1851 de l’ONU. Nous devons aussi favoriser les aides, sous conditions, à la population, à l’activité de pêche.

Les armateurs, plutôt que de risquer des surprimes d’assurance, ne pourraient-ils pas verser un euro par marchandise transitant dans cette zone ?

Cela représenterait deux millions d’euros par jour. Il y a de nombreuses autres pistes : améliorer la sécurité sur les bateaux, la formation des équipages, tracer les flux financiers suspects, prévoir un officier de police judiciaire pour ne pas créer de rupture de la chaîne judiciaire lors des interpellations… »

(*) Il y a aussi une saison pour la piraterie. A l’époque mentionnée, en hiver, les pirates attendaient surtout des conditions climatiques plus clémentes pour (re)prendre la mer.