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30/10/2015 (Brève 498) Nouvelle nomination dans l’Ordre prestigieux des Bourreaux de la République de Djibouti : Mohamed Abdourham Askar le chef de la brigade de la gendarmerie de Tadjourah.

Se référant à plusieurs sources concordantes (témoins et victimes), un lecteur de Tadjourah nous a soumis en la recommandant chaudement, la candidature de Mohamed Abdourham Askar le chef de la brigade de la gendarmerie de Tadjourah.

Mohamed Abdourham Askar
Dites-le avec des fleurs !!!!

Qu’en pensent ses victimes ???
Après une analyse minutieuse et une étude approfondie de son dossier de candidature, le comité de cooptation a décidé d’accueillir favorablement l’intégration au grade de Chevalier de Mohamed Abdourham Askar dans l’ordre prestigieux et immortel des bourreaux de la République.

L’équipe de l’ARDHD tient à la féliciter officiellement.

Nul doute que la Présidence et IOG, son chef tyrannique sauront, mieux que nous, compléter cet hommage flatteur et apprécier, avec l’expertise des connaisseurs, ses talents reconnus dans l’application des tortures les plus raffinées sur des victimes civiles, innocentes et sans défense.

Selon nos informateurs, Mohamed Abdourham Askar aurait sauvagement torturé, en particulier, Ouma Deberkaleh, Omar Abdoulkader Daoud mais aussi beaucoup d’autres lors des arrestations du 3 octobre de cette année.

Arrogant, imbus de son grade et de son pouvoir, notre nouveau nominé ne cacherait jamais le soutien direct qu’il reçoit de la Présidence de la République. Sûr de son fait et d’une impunité totale, garantie par Guelleh, il continuerait à semer la terreur à Tadjourah et dans sa région : arrestations arbitraires, tortures. Même si des crimes de viol ne sont pas évoqués explicitement, de forts soupçons pèseraient sur lui aussi à ce propos.

En bref, le comité de cooptation de l’Ordre prestigieux de la République ne pouvait pas passer à côté d’un cas aussi intéressant et emblématique de l’acharnement criminel du régime contre les populations civiles. Avec cette nomination, il reconnait son talent, héritage fructueux d’une tradition hautement reconnue dans le pays. Désormais, notre impétrant pourra sièger aux côtés de ses pairs, dont (pour ne citer qu’eux) le commandant Omar Hassan Mattan, le p’tit Zakaria (Colonel Hassan Zakaria), le Colonel Ladieh (décédé) et sans oublier l’un des farouches artisans et défenseur de la torture, le Grand Hassan Saïd Madobeh.

Le comité complétera le dossier de ce brave patriote, pour le transmettre, le jour venu à un tribunal pénal, qui lui demandera certainement des explications, voire des comptes.

En attendant son nom sera ajouté à la liste « éternel » des personnalités, membres de l’Ordre des Bourreaux de la République

Ordre des Bourreaux

15/05/09 (B498) Le journal de la Flibuste … (3 articles en Français)

____________________________ 3 – Le Télégramme

Somalie. Les armateurs français refusent de payer contre la piraterie

L’organisation des Armateurs de France a fermement refusé, hier, toute participation financière à la lutte contre la piraterie au large de la Somalie jugeant que cela reviendrait à «faire payer les victimes».

Un rapport parlementaire du député(UMP) du Finistère Christian Ménard avance que les armateurs pourraient contribuer financièrement au développement économique de la région et à la sécurisation des espaces maritimes.

____________________________ 2 – AFP

Un ferry chavire au large de la Somalie: 15 morts

Au moins 15 personnes ont péri jeudi lorsque le petit ferry qui les transportait a chaviré au large des côtes du sud de la Somalie, ont annoncé des personnalités locales.

Le bateau, qui transportait des passagers et des produits de base pour des îlots situés entre le port de Kismayo (sud) et le petit port de pêche de Ras Kamboni, s’est renversé dans l’après-midi.

"Le bateau s’est renversé entre Kismayo et Ras Kamboni. Quinze des 40 personnes à son bord sont confirmés morts et les autres sont toujours recherchés", a indiqué Abdullahi Jamaa Madode, un responsable du syndicat des pêcheurs locaux.

"Trois personnes ont été retrouvées vivantes", a-t-il indiqué à l’AFP.

Mohamed Ade Yusuf, un autre personnalité âgée de Kismayo, a fourni le même bilan des morts, précisant que les corps avaient été ramenés sur la terre ferme.

"Nous ignorons le sort des autres passagers", a-t-il déclaré.

____________________________ 1 – XINHUA (Chine)

L’Indonésie va commander une force de l’ONU en Somalie

L’Indonésie va diriger une force de maintien de la paix de l’ONU en Somalie après en avoir reçu la demande des Nations Unies, a déclaré jeudi le porte-parole de l’armée indonésienne, Sargom Tambun.

Selon le porte-parole, l’armée indonésienne va sélectionner ses meilleurs officiers pour ce poste.

"Les forces actuellement déployées en Somalie sous la coordination des Nations Unies ont demandé à ce que l’Indonésie participe au commandement des forces sur le terrain", a-t-il déclaré à l’agence Xinhua.

Plus de 1.800 soldats indonésiens sont déployés actuellement dans les forces de maintien de la paix à l’étranger, y compris en Somalie, sous la coordination des Nations Unies, a indiqué M.Tambun.

Le porte-parole a affirmé que l’Indonésie aurait besoin de temps avant de pouvoir honorer la proposition de l’ONU.

"Nous examinons actuellement nos officiers les plus performants et après nous proposerons un commandant parmi eux", a-t-il précisé.

L’Indonésie est le plus grand pays musulman au monde et la majorité de ses 230 millions d’habitants sont des musulmans.

Des combats entre les forces pro-gouvernementales et les insurgés islamiques en Somalie ont éclaté jeudi dernier et se sont aggravés pendant le weekend. Près de 150 personnes ont été tuées et 400 autres blessées, selon une organisation humanitaire locale.

Le président somalien Sheikh Sharif Sheikh Ahmed s’est engagé ces dernières semaines à prendre une position ferme contre les insurgés, ces derniers poursuivant leurs attaques.

Le gouvernement somalien, qui contrôle actuellement près d’un tiers de Mogadiscio et deux villes dans le centre de la Somalie, s’efforce d’assoir son autorité dans les provinces du centre sud de la Somalie.

La Somalie, avec une population de 8 millions d’habitants, connaît des conflits récurrents depuis l’effondrement de son gouvernement central en janvier 1991, faisant plus de 100 morts et des milliers de déplacés.

15/05/09 (B498) Nouvelles de somalie (6 articles en Français)

__________________________ 6 – Afrik.com

Somalie : le Conseil de sécurité ne veut toujours pas envoyer de Casques bleus

Le Conseil de sécurité reste toujours réticent au déploiement de Casques bleus à Mogadiscio, la capitale somalienne, malgré la recrudescence de la violence avec de nouveaux combats à l’arme lourde entre les forces gouvernementales et les islamistes radicaux, indique ce jeudi BBC.

Des dizaines de personnes sont mortes dans les derniers affrontements et des milliers d’autres ont été poussé à l’exode.

__________________________ 5 – France-Soir

Somalie – 139 civils périssent dans les affrontements à Mogadiscio

Les affrontements qui opposent depuis une semaine les milices islamistes Al Chabaab (Jeunesse) et les forces gouvernementales somaliennes ont fait 139 morts parmi la population de Mogadiscio.

26 civils ont trouvé la mort mercredi et jeudi et 98 autres ont été blessés, selon un bilan dressé par l’ONG somalienne Elman. Ainsi, les affrontements au mortier et à l’arme légère qui opposent les milices islamistes Al Chabaab (Jeunesse) et les forces gouvernementales ont déjà fit 139 victimes civiles.

Des milliers d’habitants de Mogadiscio ont été contraints de fuir leur domicile pendant cette période en raison des combats qui ont gagné de nouveaux quartiers. La population de la capitale de la Somalie accuse le contingent africain de maintien de la paix (Amisom) de pilonner des bastions insurgés.

Le porte-parole de la force de paix de l’Union africaine, composée d’Ougandais et de Burundais, rétorque que l’Amisom se cantonne à une stricte neutralité. "Nous ne sommes impliqués ni dans les combats, ni dans les bombardements", a affirmé Barigye Ba-Hoku (…). L’opposition nous impute les pilonnages pour se donner un prétexte pour attaquer nos camps".

Pour leur part, les organisations d’aide humanitaire ont déclaré que cette résurgence de la violence aggravait une situation d’urgence humanitaire aiguë dans ce pays de la Corne de l’Afrique en proie à l’anarchie depuis le renversement en 1991 du président Siad Barre.

__________________________ 4 – Romandie News avec AFP

Somalie: le chef des islamistes radicaux exhorte le président à démissionner

L’un des chefs des islamistes radicaux somaliens, cheikh Hassan Dahir Aweys, qui est à la tête de l’offensive des derniers jours à Mogadiscio pour chasser du pouvoir le président somalien Sharif Sheikh Ahmed, l’a exhorté jeudi à démissionner.

"J’appelle Cheikh Sharif Sheikh Ahmed à abandonner son poste autoproclamé de président afin d’épargner les vies des Somaliens", a déclaré M. Aweys, joint par l’AFP par téléphone à Mogadiscio.

"Nous n’avons pour ainsi dire pas de vrai gouvernement somalien, mais des marionnettes étrangères qui se proclament responsables de la Somalie", a ajouté M. Aweys.

"Aucun pays dans le monde n’acceptera un gouvernement imposé de l’extérieur. Les Somaliens sont tout aussi libres de le rejeter", a-t-il lancé.

Des dizaines de personnes ont été tuées à Mogadiscio depuis le 7 mai et le lancement d’une offensive sans précédent contre le président islamiste modéré Sharif Sheikh Ahmed, lancée par les insurgés islamistes, avec à leur tête l’organisation armée Hizb al-Islam de M. Aweys et les islamistes extrémistes des shebab.

Le gouvernement fédéral de transition (TFG) de M. Ahmed, qui est soutenu par la communauté internationale, ne contrôle plus que quelques rues et immeubles de Mogadiscio ainsi que des points stratégiques comme le port et l’aéroport.

Jeudi, les insurgés se sont déployés à proximité du palais présidentiel et d’institutions gouvernementales, dans un face à face tendu avec les forces gouvernementales et les soldats de la force de paix africaine en Somalie (Amisom).

Cheikh Aweys est rentré le 23 en avril en Somalie après deux ans d’exil en Erythrée.

Il est l’ancien numéro 1 des tribunaux islamiques somaliens, qui contrôlaient au deuxième semestre 2006 la majeure partie du sud et du centre de la Somalie, dont Mogadiscio, avant d’être mis en déroute par l’armée éthiopienne début 2007. A cette époque, M. Aweys était allié de l’actuel président.

M. Ahmed avait ensuite rejoint le processus de réconciliation supervisé par l’ONU et basé à Djibouti, et a été élu en janvier président de Somalie.

M. Aweys a toujours rejeté ce processus de Djibouti et promis de combattre le gouvernement jusqu’au départ des troupes de la force africaine.

________________________________ 3 – Le Figaro avec AFP

Somalie: le CICR "profondément inquiet"

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’est déclaré jeudi "profondément inquiet" du sort des civils somaliens pris dans des combats entre forces pro et anti-gouvernementales qui ont fait des "dizaines de morts et de blessés" dans la capitale Mogadiscio.

"Le CICR déplore le nombre élevé de victimes civiles et est profondément inquiet des souffrances des civils pris dans les combats", a affirmé l’organisation humanitaire dans un communiqué.

Selon le CICR, les récents affrontements dans la capitale somalienne ont fait "des dizaines de morts" et "des centaines de blessé", tandis que "des milliers de gens ont fui leur maison pour chercher refuge et sécurité".

"La plupart des 400 blessés admis dans les hôpitaux de Keysaney et Medina récemment sont des civils, dont des femmes et des enfants", ajoute le CICR.

Selon le chef de délégation du CICR en Somalie, Pascal Mauchle, "les Somaliens ont de nouveau été sujets à des souffrances insupportables". "La lutte quotidienne pour la survie épuise leurs capacités à faire face", a-t-il souligné.

De violents affrontements entre les forces du gouvernement alliées à des milices islamistes et des forces anti-gouvernementales composées essentiellement des shebab et de la milice islamiste du groupe Hizb al-Islamiya ont fait au moins 41 morts depuis jeudi dernier à Mogadiscio.

Mercredi, l’envoyé spécial de l’ONU pour la Somalie, Ahmedou Ould-Abdallah, a accusé l’un des principaux responsables des islamistes radicaux somaliens, cheikh Hassan Dahir Aweys, d’avoir mené "une tentative de coup d’Etat" à Mogadiscio ces derniers jours.

Les shebab sont à la tête d’une insurrection en Somalie et ont prévenu ces derniers mois qu’ils poursuivraient leurs attaques contre les forces gouvernementales jusqu’au départ du président Sharif Sheikh Ahmed, un islamiste modéré élu fin janvier.

La Somalie est en guerre civile depuis 1991.

  ________________________________ 2 – CCTV (Chine)

Affrontements meurtriers en Somalie

Le conflit qui oppose le gouvernement fédéral de transition somalien aux forces anti-gouvernementales se poursuit dans la capitale Mogadiscio.

Depuis le 7 mai, 150 personnes ont été tuées et plus de 400 autres blessées.

Depuis quelques jours, les civils fuient les zones où se déroulent les combats. La Somalie est déchirée depuis 1991, quand les chefs de guerre ont renversé le dictateur Mohamed Siad Barre, avant de se retourner les uns contre les autres. Plus de 16 mille civils ont perdu la vie dans les affrontements depuis début 2007. Plus d’un million de personnes sont des réfugiées internes et 3 millions de Somaliens dépendent de l’aide alimentaire pour leur survie.

Face à cette situation, le ministre des Affaires étrangères somalien appelle les Nations-Unies à accélérer le déploiement d’une opération de maintien de la paix dans son pays.

"Le peuple somalien ne souhaite pas abandonner, ou rater l’opportunité qui se présente aujourd’hui. Nous ferons tout ce qui est nécessaire. Et nous faisons appel à votre aide car vous vous êtes engagés à nous fournir les ressources, le soutien et le partenariat acceptés auparavant."

________________________________ 1 – XINHUA (Chine)

Somalie : l’ONU défavorable au déploiement d’une mission de paix à l’heure actuelle

De hauts responsables de l’ONU ont estimé mercredi qu’il n’était pas opportun de déployer une opération onusienne de maintien de la paix en Somalie, étant donnée les conditions et l’atmosphère politiques défavorables dans le pays.

Le déploiement d’une opération de maintien de la paix serait "à haut risque" et "voué à l’échec", ont affirmé les secrétaires généraux adjoints des Nations Unies aux affaires politiques, B. Lynn Pascoe, aux opérations de maintien de la paix, Alain Le Roy et à l’appui aux missions, Susanna Malcorra.

Le 16 janvier dernier, le Conseil de sécurité de l’ONU avait adopté la résolution 1863, selon laquelle il entendait "établir une opération de maintien de la paix des Nations Unies en Somalie pour prendre la suite de la Mission de paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom) sous réserve d’une nouvelle décision, d’ici au 1er juin 2009".

Composée de 3.400 militaires burundais et ougandais, l’Amisom est déployée à Mogadiscio depuis mars 2007. Son mandat initial prévoyait un contingent total de 8.000 hommes. Faute d’équipements et de soutien financier, la force de l’UA est confrontée à nombre de défis dans leur mission de maintien de la paix.

Le déploiement d’une opération de maintien de la paix suppose la satisfaction de certaines conditions préalables, dont l’existence d’un cessez-le-feu crédible, le consentement des principaux acteurs somaliens sur le terrain, ainsi que des engagements de la part des Etats membres de fournir des Casques bleus et autres moyens militaires adaptés, a rappelé M. Le Roy.

En l’absence de ces conditions, une opération de maintien de la paix serait une "option à haut risque vouée à l’échec", a indiqué M. Le Roy, lors d’une séance du Conseil de sécurité.

Certains des principaux acteurs somaliens, ainsi que les dignitaires religieux et chefs de clans, sont très divisés sur la question d’une opération de maintien de la paix, a rappelé le haut responsable de l’ONU.

Pour M. Le Roy, le déploiement à ce stade d’une telle opération pourrait saper les efforts actuels de réconciliation politique.

Par ailleurs, sur 60 états Membres contactés par le Secrétariat des Nations Unies, seuls quatre ont affirmé leur disponibilité de fournir des forces ou du matériel pour une opération en Somalie, a révélé M. Le Roy.

Les trois chefs de département ont insisté sur la fragilité de la situation actuelle, marquée par une tentative de coup d’Etat perpétrée le 9 mai par l’opposition armée.

Assistant mercredi à la séance du Conseil de sécurité, le ministre des Affaires étrangères du gouvernement fédéral de transition de la Somalie, Mohamed Abdullahi Omaar, a affirmé que son gouvernement était prêt à un cessez-le-feu sans autre condition que de pouvoir entrer en contact direct avec Cheikh Hassan Dahir Aweys, chef de l’opposition armée.

Malheureusement, a-t-il ajouté, depuis l’élection le 30 janvier 2009 de Cheikh Sharif Cheikh Ahmed à la présidence somalienne, "nous n’avons pas reçu la moindre réponse de sa part".

La Somalie, avec une population de 8 millions d’habitants, est plongée dans l’anarchie et le conflit depuis la chute de son gouvernement central en janvier 1991.

Fin février dernier, le président somalien Sharif Cheikh Ahmed a déclaré avoir "accepté" le principe d’un "cessez-le-feu" et d’une réconciliation avec les membres de l’opposition.

14/05/09 (B498) Le journal de la flibuste … Un député français du Finistère (UMP) propose sa méthode globale de lutte contre la piraterie. (2 articles en Français)

________________________ 2 – Romandie News (Suisse) avec AFP

Piraterie en Somalie: un rapport parlementaire préconise une approche globale

Le député (UMP, majorité gouvernementale) du Finistère (ouest) Christian Ménard préconise une "approche globale" mêlant actions civiles et militaires pour lutter contre la piraterie au large de la Somalie, dans un "rapport d’information" parlementaire qui sera présenté officiellement mercredi.

"La communauté internationale doit mettre en oeuvre une approche globale du problème articulant les actions civiles et militaires, à court et à long termes", souligne-t-il dans ce rapport communiqué à l’AFP et qui doit être examiné mercredi par la Commission de la Défense de l’Assemblé.

Notant une "forte hausse des actes de piraterie" au premier trimestre 2009, avec 102 incidents, le député du Finistère constate qu’elle est due pour "l’essentiel" à "une accélération des attaques" dans le Golfe d’Aden et l’océan Indien.

Le rapport formule toute une série de recommandations comme une "action sur la pauvreté" en Somalie et en faveur des pêcheurs somaliens mais souligne qu’elle passe "par un effort majeur" visant à la "restauration d’un Etat de droit".

Cette stabilisation "passe nécessairement par la restauration de la gouvernance et de l’autorité publique, la mise en place de structures administratives et le rétablissement de la souveraineté maritime", souligne le député.

Celui-ci suggère par ailleurs "d’adapter les modalités d’intervention afin de rendre les attaques plus risquées et plus coûteuses pour les pirates". Il évoque "des actions de type policier, ciblées et à terre" comme "répertorier les bateaux suspects et prévenir qu’ils sont interdits de mer, sous peine de destruction".

M. Ménard préconise de "renforcer la présence navale et aérienne" dans la zone et notamment aux Seychelles où serait déployé un avion de patrouille maritime ou de doter la force maritime européenne Atalante de drones (avions sans pilote).

Son rapport insiste sur la nécessaire "consolidation des capacités juridiques et judiciaires des Etats côtiers" du Golfe d’Aden et du Kenya vers lesquels l’Union européenne et les États-Unis ont choisi de transférer les pirates appréhendés.

Il appelle à "renforcer la coopération bilatérale" avec les Etats de la région (Yemen, Djibouti… voire la Somalie) pour former leurs gardes-côtes.

Du côté des armateurs, il s’agirait de "renforcer les capacités de défense passive des navires" avec des caméras, des radars, des canons acoustiques ou à eau et de former les équipages.

Les armateurs, ajoute-t-il, pourraient contribuer financièrement au développement économique de la région et à la sécurisation des espaces maritimes sur une base "volontaire".

Réservé sur le recours aux société militaires privées, le rapport propose cependant d’adopter un cadre juridique national autour de leurs activités qui seraient soumises à "agrément".

________________________ 1 – Le Télégramme

Piraterie. Les pistes du député Ménard

Le député finistérien Christian Ménard remet demain matin son rapport sur la piraterie maritime à l’Assemblée nationale. Il livre toute une série de propositions pour lutter contre un fléau "en plein essor".

Vous avez travaillé près d’un an sur ce phénomène qui resurgit depuis quelques années. Etes-vous alarmiste ?

Christian Ménard : "Deux foyers sont préoccupants. Il y a d’abord le golfe d’Aden, au large de la Somalie. On estime que plusieurs dizaines de milliers de personnes vivent dans ce pays, directement ou indirectement, de la piraterie. Cela représenterait près de 35 M$ accumulés en un an.

C’est deux à trois fois le budget de cette région autonome du nord-est de la Somalie. Mais la situation me semble encore plus dangereuse, car beaucoup plus violente, dans le golfe de Guinée et les eaux nigérianes, où des installations pétrolières sont prises pour cibles (…) On ne peut que s’inquiéter de cet essor. 94 % du commerce mondial transite par la mer."

Surveiller une zone grande comme quatre fois la France, au large de la Somalie, n’est-ce pas mission impossible ? Une opération terrestre n’est-elle pas inéluctable ?

C.M : "Au dernier trimestre 2008, une attaque sur trois réussissait. Avec la présence internationale, ce chiffre est descendu à une sur treize en mars dernier. Plus de deux cents pirates auraient été arrêtés (*). Mais ce n’est pas suffisant. Il faudrait au moins 45 navires pour être efficaces. Moins de la moitié est sur place.

Je préconise de renforcer le dispositif et d’avoir également recours à des drones.

Je ne suis pas favorable à une opération militaire, qui pourrait provoquer une résurgence du risque islamiste. Mais il faut aider l’Etat somalien à retrouver son autorité. Je pense plutôt à des opérations de police, à terre s’il le faut, comme le permet la résolution 1851 de l’ONU. Nous devons aussi favoriser les aides, sous conditions, à la population, à l’activité de pêche.

Les armateurs, plutôt que de risquer des surprimes d’assurance, ne pourraient-ils pas verser un euro par marchandise transitant dans cette zone ?

Cela représenterait deux millions d’euros par jour. Il y a de nombreuses autres pistes : améliorer la sécurité sur les bateaux, la formation des équipages, tracer les flux financiers suspects, prévoir un officier de police judiciaire pour ne pas créer de rupture de la chaîne judiciaire lors des interpellations… »

(*) Il y a aussi une saison pour la piraterie. A l’époque mentionnée, en hiver, les pirates attendaient surtout des conditions climatiques plus clémentes pour (re)prendre la mer.

14/05/08 (B498) La voix au chapitre : SUCCES INDISCUTABLE ! (par AÏNACHÉ)

Le deuxième séminaire de réflexion sur l’action gouvernementale s’est achevé avec un succès indiscutable, nous informe t’on sur tous les tons ! Le contraire nous aurait profondément surpris !

La première chose qui saute aux yeux c’est la fréquence de ce genre de manifestation.

Nous sommes emmenés à nous demander à priori pourquoi tous les 7 ans, et pourquoi cela coïncide chaque fois juste 2 ans avant l’élection présidentielle ?

Est ce un hasard ou une stratégie de mobilisation en préparation de la nouvelle échéance ?

L’essentiel que le tenant du pouvoir veut nous inculquer de grès ou de force : Ce séminaire est un succés……INDISCUTABLE.

Malheureusement, il y a beaucoup à dire ou à redire.

Comment peut on parler d’un séminaire de réflexion sur l’action gouvernementale, lorsque l’on constate que les intervenants et les participants sont tous membres du gouvernement ou fonctionnaires des différents ministères ?
Une assemblée où tous les membres participants sont d’accord avec l’organisateur, où le débat est bannis et aucune voix discordante n’est admise, ne peut pas être démocratique.

Les patriotes qui n’acceptent pas de vendre leurs âmes nous ont informés du déroulement de la semaine. Ils signalent que certains hauts fonctionnaires ont failli s’asphyxier en écoutant sans pouvoir réagir leurs ministres massacrer les discours qu’ils avaient préparés avec soin.

Quelques ministres ont été à la limite de l’évanouissement lors de leurs interventions.

Ils étaient tellement envahis de peur qu’ils devenaient pratiquement inaudibles.

Comment intervenir sereinement lorsqu’on se sent sous la surveillance de son mentor qui vous fusille avec le regard d’un policier soupçonneux.

Quelques fonctionnaires appelés à la rescousse, se sont vus dans l’obligation à la dernière minute de refaire l’exposé qu’ils avaient préparé depuis longtemps car ils ne faisaient pas suffisamment la gloire du président.

De jour en jour les discours des ministres se transformaient en éloge présidentiel.

C’était à qui enverrait le plus de fleurs à l’action et à la clairvoyance du président.

Le président se transformait en monsieur loyal dirigeant les différents numéros de son cirque, il faut reconnaître avec une minutie comme il le dit lui même …REMARQUABLE.

Coupant la parole à un intervenant, distribuant la parole à l’assistance, faisant semblant de haranguer un jeune qui aurait posé une mauvaise question et ainsi de suite.

Un animateur de foire professionnel n’aurait pas fait mieux.

Hélas ! Tout ça ne fut qu’un saupoudrage à nous faire prendre des vessies pour des lanternes
.
Imaginons un instant, si au lieu de ce cirque pompeusement appelé  »Séminaire de réflexion gouvernementale » le pouvoir organisait UNE CONCERTATION NATIONALE.

Elle pourrait réunir : le gouvernement, les partis politiques de la majorités et de l’opposition, les défenseurs de Droit de l’Homme et la société civile représentée équitablement par des associations répressantives afin de débattre librement de l’avenir de notre pays,

Cela aurait du panache, le pouvoir serait dans son rôle et ferait une action historique.

On peut rêver !

Les medias locaux qui s’enflamment pour un séminaire mascarade auraient alors une raison valable de rendre compte objectivement d’une concertation nationale et de surcroît démocratique

Ça ne peut pas se passer comme ça ….sous IOG !

AÏNACHÉ
Le 13 mai 2009

14/05/09 (B498) LDDH : Demande aux Autorités Egyptiennes de ratifier le Statut de Rome de la Cour Pénale Internationale


Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION DU 12 MAI 2009

Demande aux Autorités Egyptiennes
La ratification du Statut de Rome
de la Cour Pénale Internationale

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant au Peuple frère d’Egypte, pour qu’ils interviennent individuellement ou en groupe auprès des Autorités de leur pays afin qu’elles ratifient dans les meilleurs délais l’important Statut de Rome.

Le Statut de la Cour Pénale Internationale est une arme redoutable contre les crimes organisés.

La ratification de ce Statut doit accélérer la fin de l’Impunité des Responsables de l’Etat.

Ces derniers, souvent et dans bon nombre de nos pays Africains et Arabes dévalisent et abusent sans vergogne :

1. le patrimoine de l’Etat ;
2. les ressources et les richesses de nos pays ;
3. les fonds publics et les biens sociaux des Etats ou Royaumes.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) saisit cette occasion pour attirer l’attention du peuple frère Egyptien sur les crimes de Guerre en Somalie par la présence de Troupes Burundaises et Ougandaises de l’Amissson.

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Lettre au Chef de l’Etat d’Egypte
Djibouti, le 12 mai 2009-

Votre Excellence,

Je vous écris afin de vous exhorter à vous assurer que l’Egypte ratifie le Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI) au plus vite.

Les premières enquêtes de la Cour en Ouganda, en République centrafricaine, en République démocratique du Congo et au Soudan montrent que celle-ci avance dans sa mission cruciale de mettre fin à l’impunité pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

Le soutien de l’Egypte à ce nouveau système de justice internationale par le biais de la ratification du Statut de Rome est donc de la plus haute importance.

Lors de la rencontre ministérielle du Mouvement des pays non-alignés (NAM) du 27 au 30 avril 2009, les Etats parties du NAM au Statut de Rome de la CPI a appelé, dans la Déclaration finale, les Etats qui ne l’ont pas encore fait, à envisager de ratifier ou d’adhérer au Statut de Rome de la CPI. L’Egypte est un Etat membre et fondateur du NAM.

Je souhaite également attirer votre attention sur la situation humanitaire au Soudan.

Nous saluons l’Egypte et la Ligue arabe pour le soutien aux efforts de paix au Soudan mais toutefois, nous vous exhortons à ne pas recourir à l’utilisation inappropriée de l’article 16 permettant au Conseil de sécurité d’autoriser un sursis. Une telle action ne ferait que retarder la justice pour les victimes.

L’Egypte a signé le Statut de Rome de la CPI le 26 décembre 2000.

Comme vous le savez bien, le Statut de Rome est entré en vigueur en juillet 2002 et aujourd’hui, 108 Etats ont adhère ou ratifié le Traité de la CPI; et 139 en sont signataires.

Le nouveau système de justice international représenté par la CPI est un important outil qui permettra à ce que les crimes internationaux ne restent plus impunis. Les pays arabes jouent un rôle essential dans l’établissement et le renforcement de ce nouveau système de justice internationale, et leur soutien à la CPI est crucial à sa réussite et à son efficacité dans la lutte contre l’impunité.

L’Egypte devrait ratifier au plus vite et mettre pleinement en oeuvre le Statut de Rome dans sa législation nationale, y compris l’Accord pour les privilèges et immunités de la CPI. Il devrait rejoindre le reste du monde dans sa détermination à coopérer avec pour prévenir le génocide, les crimes contre l’humanité et crimes de guerre et de mettre fin à l’impunité des criminels, en adhèrent au nouveau système de justice internationale établi par le Statut de Rome.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

_______________________________URC – Egypte

La Coalition pour la Cour pénale internationale (CCPI) exhorte l’Egypte à prendre les mesures nécessaires pour ratifier Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CCPI).

Un plus grand nombre d’adhésions et de ratifications du Statut de Rome dans la région du Moyen Orient et Afrique du Nord (MOAN) permettra à la région de mieux se faire entendre au sein de la Cour et facilitera une plus grande participation dans la lutte mondiale visant à établir une CPI juste, efficace et indépendante.

A ce jour, la région MOAN est la moins représentée au sein de la CPI. La Ligue arabe, qui comprend 22 Etats arabes, ne compte que 3 Etats parties au Statut de Rome – la Jordanie, Djibouti, et les Comores.

La région MOAN compte également 11 Etats signataires (Algérie, Bahreïn, Egypte, Iran, Israël, Koweït, Maroc, Oman, Syrie, EAU et Yémen). L’Egypte a signé le Statut de Rome le 26 décembre 2000 et la Coalition égyptienne pour la Cour pénale internationale a été établie en janvier 2008, portant à 11 le nombre de coalitions nationales pour la CPI dans la région MOAN.

La région compte un grand nombre de mouvements de droits de l’homme et la Coalition dispose désormais de plus de 300 organisations membres actives présentes dans presque tous les pays de la région.

Avec le renforcement de ses efforts régionaux visant la société civile, les parlementaires, gouvernements, médias et autres, la Coalition travaille à développer un plus grand nombre d’adhésion et de ratifications ainsi qu’à encourager la pleine mise en oeuvre du Statut de Rome dans les pays de la région MOAN.

La Coalition appelle donc l’Egypte à ratifier le Statut de Rome et à soutenir pleinement cette première cour permanente et indépendante capable d’enquêter et de poursuivre en justice les personnes qui commettent les violations les plus graves du droit international, à savoir les crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide.

Agissez maintenant!

Ecrivez au Président d’Egypte ainsi qu’aux autres officiels gouvernementaux afin d’encourager l’Egypte à ratifier le Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI).

Vous pouvez vous servir du modèle de lettre ci-dessous.

Assurez-vous de copier tous les contacts ci-dessous lorsque vous envoyez votre lettre et essayez les numéros de téléphone et de fax dans l’ordre tel qu’énumérés.
Envoyez votre lettre à:

S.E. Mohamed Hosni Mubarak

Président de la République arabe d’Egypte
Palais Abedine
Le Caire, République arabe d’Egypte
Tel: +20 2 2795 8014/35/36
+20 2 2243 1915
+20 2 2245 9816
Fax: +20 2 2390 1998
+20 2 2735 6449
+20 2 795 8016/3192
+20 2 260-5417
+20 2 355-5700
E-mail: Site internetmaster@presidency.gov.eg

S.E. Dr. Ahmed Mahmoud Mohammed Nazif
Premier Ministre
2 Maglas El Shaab St.
Palais Al-Aini
Le Caire, République arabe d’Egypte
Tel: +20 2 2 793-5000
+20 2 2 795 8014/35/36
Fax: +20 2 2 735 6449
+20 2 2 795 8016
+20 2 2 795 8048
Email: primemin@idsc.gov.eg
Site internet: http://www.egyptiancabinet.gov.eg/

S.E. Ahmed Aboul Gheit,
Ministre des Affaires étrangères
Maspero, Cornish El-Nile St.
Near Televison and Press Building
Le Caire, République arabe d’Egypte
Tel: +20 2 2 574 9820/1
+20 2 2 574 6861/2
Fax: +20 2 2 574 8822/7839
Email: minexter@idsc1.gov.eg
Site internet: http://www.mfa.gov.eg/

S.E. Conseiller Mamdouh Mohyiddin Marie
Ministre de la Justice
Lazoghly Square
Magles El Shaab St., Justice Bldg
Le Caire, République arabe d’Egypte
Tel: +20 2 2 792 2263/5/7/9
Fax: +20 2 2 795 8103
Email: MamdouhMarrie@moj.gov.eg
mojeb@idsc.gov.eg
Site internet: www.moj.gov.eg

S.E. General Habib Ibrahim El Adly
Ministre des Affaires intérieures
25 El Sheikh Rihan Street
Le Caire, République arabe d’Egypte
Tel: +20 2 2 795 5005/7500
+20 2 2 794 8307/300/4644
Fax: +20 2 2 794 5529
+20 2 2 796 0682
+20 2 2 579 2031
Email: Moi1@idsc.gov.eg
center@iscmi.gov.eg
Site internet: www.moiegypt.gov.eg/

S.E. Fayza Mohamed Abul Naga
Ministre de la Coopération internationale
8 Adly St.
Le Caire, République arabe d’Egypte
Tel: +20 2 2 390 5100
+20 2 2 391 0278/0008
+20 2 2 393 5147
Fax: +20 2 2 393 8187
+20 2 2 390 8159
Email: miceu@idsc.gov.eg
Site internet: http://www.mic.gov.eg

S.E. Dr. Mufid Mahmoud Mahmoud Shehab
Ministère des Affaires juridiques et des Conseils parlementaires
Magles El Shaab St., Kasr El Aini St.
Le Caire, République arabe d’Egypte
Tel: +20 2 2 795 8930
+20 2 2 792 6355/6599
Fax: +20 2 2 794 2721
+20 2 2 762 5798
Email: parli@idsc.gov.eg
Site internet: http://www.senate.gov.eg

S.E. Dr. Aly Moselhy
Ministre de la Solidarité et des Affaires sociales
19 El Maraghy St, Agouza
Le Caire, République arabe d’Egypte
Tel: +20 2 3 337 5404/5420
+20 2 3 337-0039/8573
+20 2 2 795 8481
+20 2 2 794 8224
Fax: +20 2 2 591 7799
+20 2 2 794 8184
+20 2 3 761 8183
+20 2 3 336 5074
+20 2 3 337 5390
Email: msi@idsc.gov.eg
Site internet: www.mss.gov.eg

S.E. Farag Hafez El Dory
Secrétaire-général de la Shoura (Parlement)
Majlis Ash-Shura
Cairo, Arab Republic of Egypt
Tel: +20 2 2 795 5492/9
Fax: +20 2 2 794 6272/22
+20 2 2 794 1980
Email: Gsecretariat@parliament.gov.eg
Site internet: http://www.shoura.gov.eg/

S.E. Mr. Mohamed Safwat El Sherif
Porte-parole de la Shoura (Parlement)
Majlis Ash-Shura
Le Caire, République arabe d’Egypte
Tel: +20 2 2 795 5492/9
Fax: +20 2 2 794 1980
Site internetsite: http://www.senate.gov.eg/english_version.htm

S.E. Mokhlis Mohamed Kotb
Secrétaire-général du Conseil national pour les droits de l’homme
1113 Cornish El Nile
Le Caire, République arabe d’Egypte
Tel: +20 2 2 574 5830/31/32/33
Fax: +20 2 2 574 7670/7497
Email: nchr@nchr.org.eg
Site internet: http://www.nchr.org.eg/En/home.asp

S.E. Dr. Botros Botros Ghali
Porte-parole du Conseil national pour les droits de l’homme
1113 Cornish El Nilem Midan Et-Tahrir
Le Caire, République arabe d’Egypte
Tel: +20 2 2 574 58 30/31/32/33
Fax: +20 2 2 574 7670/7497
Email: nchr@nchr.org.eg
nchr-egypt@nchr-insan.org.eg
Site internet: http://www.nchr.org.eg/En/home.asp

S.E. Dr. Ahmed Fathi Sorour
Porte-parole de l’Assemblée populaire
128 Kasr El-Einy Street
Le Caire, République arabe d’Egypte
T
el: +20 2 2 792 1717
+20 2 2 429 1920
Fax: +20 2 2 795 8049
Email: samymahran@hotmail.com
contac-us@parliament.gov.eg
Site internet: http://parliament.gov.eg/

S.E.M. Maged A. Abdelaziz, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire Représentant permanent à l’ONU
Mission permanente de la République arabe d’Egypte auprès des Nations unies
304 East 44th Street, New York, NY 10017
Tel: +1 212 503 0300
Fax: +1 212 949 5999
Email: egypt@un.int
Site internet: http://www.un.int/egypt

Voir:
http://www.egyptiancabinet.gov.eg/index.asp
http://www.parliament.gov.eg/Arabic/default.htm
http://www.egypt.gov.eg/english/default.aspx
http://www.nchr.org.eg/En/home.asp
http://www.shoura.gov.eg/shoura_en/index.asp

14/05/09 (B498) La ruse de Guerre (Partie 1 / 2) (Lecteur) La « ruse de guerre », y compris sous la forme du déguisement, a toujours fait partie de l’arsenal du soldat et pire encore… elle est un travestissement pour les actes de « Police politique » et pour les ambitieux proches du pouvoir (1ère partie – par Bouh Warsama)

L’opération dite « Northwoods » fut un projet d’opération de type false flag proposée au sein d’un conseil restreint du gouvernement américain en 1962 et élaboré dans le plus grand secret ; mais ici comme ailleurs rares sont les secrets qui le restent éternellement.

Le secret pourtant conservé longtemps, avec toutes ses odieuses manipulations, indignes dérives et meurtres de témoins, dans l’affaire de l’assassinat du juge intègre Bernard Borrel à Djibouti en est l’un des exemples.

Meurtre de témoins, entre autres avec ce Major djiboutien de la Gendarmerie nationale criblé de balles, ouvertement en pleine rue de la capitale djiboutienne par les « Quatre exécuteurs » des SDS alors qu’il allait faire des révélations importantes au journaliste Bernard Nicolas et lui confier un dossier.

Au fait qui détient aujourd’hui ce dossier et l’aurait fait sortir du pays …. ?

Dans la monarchie bananière de son Excellentissime Sérénité Ismaïl Bobard, la difficulté n’est pas de garder un secret d’Etat, mais de garder secret le fait que l’on garde un tel secret.

Dans les mabrazes, sous l’emprise du khat et lors d’éternelles palabres, on parle à mots couverts sans dire mais tout en disant …………. ; ce qui fait que l’on ne trahit pas le secret d’Etat mais que tout le monde est au courant de tout, y compris le jeune vendeur de cigarettes de la Place Ménélik…… et le chauffeur de taxi…

Pour en revenir à l’opération dite « Northwoods » celle ci consistait, dans le contexte de l’époque qui était, soulignons-le, celui de la guerre froide, en l’organisation d’une série d’actions d’intoxications des consciences pour justifier aux yeux de l’opinion américaine – mais aussi sur le plan de l’opinion internationale et au sein de l’ONU – une intervention des forces américaines avec débarquement sur l’île de Cuba.

L’allié russe de Castro serait-il alors intervenu en déclenchant une troisième guerre mondiale ? en dénonçant les manigances lancées contre un Fidel Castro décidemment bien trop virulent à l’égard de la politique menée par le plus grand pays du monde alors qu’il avait balayé le dictateur corrompu et ami des USA ; le dénommé Batista.

Ceci n’empêchera pas Castro de faire bien pire par la suite à l’égard d’une population qui, rappelons-le, est elle aussi prise en otage dans « l’une des plus grandes prisons du monde » depuis tout comme l’est le peuple djiboutien, quant à lui depuis plus de 10 ans….

Dans sa finalité, l’opération dite « Northwoods » consistait à créer un événement d’importance – tel un attentat d’envergure aux USA (ce qui nous rappelle ceux d’un certain 11 septembre) – afin d’obtenir à posteriori l’appui diplomatique des nations occidentales, la Grande Bretagne en particulier, et de les « embarquer » sur la même voie (déjà à cette époque) celle d’une intervention militaire… musclée.

En préalable, l’opération « Northwoods » consistait donc en l’organisation par l’Etat Major interarmées américain en une série d’attentats directement contre des villes des Etats-Unis avec, ensuite, un fort tapage médiatique aux fins de mobiliser et de soulever les opinions ; porter un doigt accusateur et imputer les responsabilités à Castro et, d’évidence, de lancer en force les armées US et leurs « alliés » à la reconquête de Cuba

Si l’on peut en parler avec autant de détail aujourd’hui c’est que le dossier ultra secret de cette opération fut déclassifié et mis à jour dans sa totalité en 1997.

Certains s’en seraient-ils inspirés pour les évènements du 11 septembre ?.

Fort heureusement, « Northwoods » ne fut jamais appliquée car le président US John Fitzgerald Kennedy s’y opposa alors avec grande vigueur en usant de tout son poids et de son influence.

Observons que le président Kennedy éprouvait déjà bien des réticences pour faire lancer de telles opérations après l’échec cuisant de l’opération « la baie des cochons » d’avril 1961 (initiée sous la présidence de Dwight Eisenhower et à laquelle il ne s’était pas opposé comme jeune président élu) qui visait à faire débarquer à Cuba 1400 mercenaires cubains recrutés, formés et entrainés par la CIA pour en chasser Castro.

Certains historiens n’hésitent pas à imputer les raisons de l’assassinat du président Kennedy – le vendredi 22 novembre 1963 à Dallas, au Texas – au fait qu’après l’affaire de l’échec de la « baie des cochons » il désamorça plusieurs opérations du même type car leur préférant la voie de la négociation diplomatique avec Cuba qu’il pensait être la seule solution efficace pour résoudre les différents entre Washington et La Havane.

Bizarre, vous avez dit bizarre !

Parmi ces projets dont la cible était l’île de Cuba de Fidel Castro, certains concepteurs et organisateurs ont, par la suite, exercé de hautes responsabilités dans l’administration américaine sous les présidences de John Ford et de .. la famille Bush.

Djibouti a aussi ses « bizarreries et manigances » de la Mafiafrique…pour le Mafiafric, toutes couleurs confondues.

Témoignages en mains, Ismaïl Omar Guelleh fut, sous la présidence d’Hassan Gouled Aptidon, l’organisateur d’un bon nombre de faux complots d’alcôves et d’attentats meurtriers aux fins de faire accuser de supposés fomentateurs choisis parmi les mamassan (hormis dans son propre clan), des afars (en visant Ahmed Dini), des gadaboursis…des dallol fourlaba………(en ciblant exclusivement le clan Elabeh) qui le gênaient tout en s’essuyant les pieds sur ceux qui par habitude baissaient la tête et tremblaient face à lui……….mais tendaient leur gamelle vers lui.

Craignant pour sa propre famille, à cette époque le président Gouled fera une confiance totale à Ismaïl le grand falsificateur en lui octroyant un peu plus de pouvoirs lui permettant ainsi de régner dès 1980 totalement sur le « monde de l’ombre et des coups tordus ».

Ce monde des « étrangers devenus Djiboutiens par la grâce d’IOG » formé aux pires méthodes de Mengistu et de Syaad Barré, ayant droit de vie et de mort sur quiconque ou presque ; privilèges sans limites dont certains hommes de la Police Politique djiboutienne (les SDS) ne se priveront pas pour se conduire en barbares, pour rançonner ça et là et « effacer », notamment, les « fouineurs ».

Nous aurons l’opportunité de revenir plus en détail sur l’organisation d’un bon nombre de faux complots d’alcôves et d’attentats meurtriers ordonnés par Ismaïl Omar Guelleh dans la seconde partie de nos présents écrits.

Complicité et duplicité !

Connue sous le nom d’affaire Lavon, l’opération Susannah en 1954 fit suite à la révolution nationaliste de 1952 en Egypte qui causa une inquiétude grandissante en Israël sur les options radicalement anti-israéliennes du régime de Nasser.

Pour ce faire, le Colonel Benyamin Gibli, chef des secrets militaires d’Israël, organisa des attentats à la bombe, au Caire et à Alexandrie, pour porter atteinte aux intérêts égyptiens et occidentaux qui devaient être attribués à des nationalistes égyptiens (accusés d’être des extrémistes) afin de « miner la confiance des occidentaux dans le régime égyptien en générant l’insécurité publique dans le pays ».

Des Juifs égyptiens de l’unité 131, furent formés en 1948 par Abraham Dar, officier des services spéciaux, et c’est parmi eux qu’il choisira ceux qui seront chargés de l’opération ; intervention dont le but fut de faire le maximum de dégâts aux infrastructures en évitant toutefois des pertes humaines parmi la population.

Le 2 juillet 1954, un bureau de poste d’Alexandrie fut la première cible, puis le 14 juillet de la même année ce fut simultanément au tour des bibliothèques de « l’agence d’information des USA » à Alexandrie et au Caire ainsi qu’à un théâtre, possession d’actionnaires britanniques, d’être les victimes de ces attentats.

Les dégâts furent toutefois très limités et l’on eut heureusement à ne déplorer aucune victime humaine.

Isser Harel, responsable du Mossad (Services secrets militaires israéliens) à l’époque des faits, affirmera en 1980 qu’Abraham Seidenberg, responsable de « l’opération Susannah », avait été retourné par les services secrets égyptiens au moment de l’opération.

Après la mort de Philippe Natanson, qui explosa prématurément avec la bombe qu’il transportait lors de son arrestation, l’ensemble du réseau fut arrêté puis torturé à mort en prison au Caire.

Max Bennett se suicida, Moshe Marzouk et Samuel Azar furent pendus après leur procès qui commença le 11 décembre 1954 et se termina le 27 janvier 1955.

Abraham Seidenberg fut arrêté par les services secrets israéliens en 1956 alors qu’il tentait de vendre des informations aux Egyptiens. Il fut condamné par les tribunaux pour espionnage mais vraisemblablement bien plus pour avoir « vendu » ses subordonnés dans « l’opération Susannah ».

……………à suivre…….