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14/05/09 (B498) Pour Ismaïl Omar Guelleh, la fin est proche et il le sait parfaitement car il a lu les messages du ciel qui lui sont parvenus (par Bouh Warsama)

Les chiffres sont là pour le dire, l’Afrique est le principal réservoir de matières premières à moindre coût des multinationales occidentales.

Le continent est riche de tout ; en pétrole, or, diamant, gaz, caoutchouc, bois, sans oublier ses nombreuses ressources agricoles (cacao, café, etc.) mais pourtant l’Afrique – entendez par là ses populations – a pourtant les plus grandes peines à tirer un quelconque bénéfice décent de leur exploitation.

Face aux immenses profits des exploitants de ces richesses naturelles et à ceux de leurs associés à la tête de certains états, les salaires de misère versés aux Africains sont devenus une norme affligeante au point qu’ils ne suffisent plus pour nourrir les familles, y compris au niveau des couches sociales dites moyennes.

On considère qu’après les ponctions effectuées par les entreprises occidentales, ce qu’il en reste profite avant tout aux gouvernants qui ne représenteraient qu’environ 2 à 3 % de la population du pays….

Avec le temps, avec l’acquisition de connaissances et avec le soutien des démocrates à l’extérieur du pays, là où la dictature a éradiqué les organisations politiques contestataires ou en les a chassées vers l’exil comme cela se fait à Djibouti en prenant leurs familles en otages, la révolte renaît aussi à travers une lutte syndicale non soumise au pouvoir qui tente de prendre ses distances et en paie le prix fort par toutes les exclusions, les brimades de la police politique (SDS) et les tortures qu’elle subit.

En clonant certains syndicats représentatifs du monde ouvrier Ismaïl Bobard a tenté un coup de poker mais il n’a fait que reculer l’échéance de l’émergence de la contestation ouverte qui n’a pas trompé l’OIT.

La résistance à Guelleh et à la Qabyo est aussi culturelle

Ceux qui ont une oreille attentive pour les chansons de la « diva djiboutienne » Nino Djama et les paroles de Gorayeh seront d’accord pour dire que la musique, outre la qualité artistique indéniable tout comme l’est celle de l’interprétation, est également et surtout un acte de résistance.

Nino Djama et Gorayeh ne sont pas les seuls à enchanter nos cœurs, dans leur exil involontaire car sous la contrainte, ils sont ainsi des dizaines de poètes djiboutiens, de paroliers et d’interprètes à revendiquer à travers leur art cette volonté d’en finir avec le régime totalitaire d’Ismaïl Omar Guelleh.

Djibouti souffre de bien des maladies mais il en est une qui pourrait être guérie très rapidement.

Cette maladie s’appelle « l’indifférence coupable » d’un monde occidental qui ne veut connaître du pays et de ses populations que ses interlocuteurs directs et ses autorités du pays au travers du Palais d’Haramous, celui de l’Escale, du sable fin et couleur d’or des îles de Musha, ses Palaces dans une ambiance feutrée avec la douce quiétude des salles de jeux climatisées.

A observer l’attitude aveugle de certains « visiteurs », toujours somptueusement invités par un pouvoir falsificateur, on est fondé à penser et à affirmer bien haut que les pays occidentaux ne veulent vraiment pas que Djibouti se démocratise.

Il est bien loin ce discours de la Baule, avec un Mitterrand qui tenta de s’instituer en donneur de leçons et oubliant un peu trop vite « l’affaire scandaleuse » du Carrefour du Développement et les promesses d’aides aux gouvernements francophones qui se démocratiseraient…Mais qui depuis ne se sont pas démocratisés, bien au contraire, alors que les gouvernants ont tout de même perçu des milliards d’aides dont une grande partie a trouvé refuge et abri dans des comptes bancaires à Dubaï, en Suisse et ailleurs.

Ce sont là encore des sornettes pour amuser la galerie composée de « gogos ».

On crie démocratie, sur la place publique du pays des Droits de l’Homme, et l’on va aider militairement à Ras Doumeïra et politiquement un Ismaïl Omar Guelleh à sortir de son opération « d’effaçage » du Juge Bernard Borrel. Et de plus on le conseille et l’on tente de bloquer toute procédure de justice à son encontre.

Il est heureux qu’il y ait encore, en France, une Justice de courage.

La vérité est bien triste : la France politique ne veut pas que Djibouti se démocratise.

Et pour cause ! Tenez, un seul exemple : des milliers d’hommes travaillent dans des usines qui fabriquent des armes en Occident… La Somalie et le Soudan sont parmi les meilleurs clients d’une intermédiaire qui a pour nom « Ismaïl Omar Guelleh ». Or si on démocratise là, les guerres se feront rares, les armes ne seront plus écoulées…et le dictateur djiboutien trouvera d’autres moyens pour puiser encore bien plus dans les finances publiques.

Il revient donc à l’opposition djiboutienne de se mettre elle-même et d’elle-même dans l’union sur les rails de la démocratie.

Le portrait psychologique que nous traçons du dictateur Ismaïl Bobard relève modestement de cet effort de l’Afrique de se démocratiser. Nous donnons simplement des signes auxquels on peut reconnaître une dictature. Il ne faut plus permettre, aujourd’hui à Ismaïl Bobard ni demain à son successeur, de prendre racine sur la terre djiboutienne.

Dans un pays, où la majorité est tout simplement prise par la recherche du pain, du matin au soir, du soir au matin, le devoir de vigilance échoit à l’intellectuel.

Quand tous dorment, l’intellectuel, lui, veille. L’intellectuel, le vrai, est un préposé à la vigilance ; c’est lui qui tire la sonnette d’alarme, c’est lui qui réveille les consciences chloroformisées….

Après plus de trois décennies d’incurie politique, de misère sociale, de dictature sanguinaire, la démocratie ne s’instaure pas comme ça en un tournemain. Puis, de toute évidence, après Ismaïl Omar Guelleh il faudra un gouvernement fort, au moins pendant un certain temps.

Ne confondons pas fermeté et dictature.

Afin de savoir de quoi l’on parle, voici à présent le portrait psychologique du dictateur.

Notez avant tout qu’il est plus facile de passer, avec les mêmes gouvernants de la démocratie à la dictature, que d’aller de la dictature à la démocratie.

Sans le véritable régulateur qu’est l’opposition politique, s’il y a pris goût, le dictateur ne lâche pas facilement le pouvoir, il préférerait plutôt mourir que de se convertir en démocrate ; on le constate avec Ismaïl Omar Guelleh.

On ne se guérit pas facilement de cette maladie qu’est la dictature, surtout quand on l’a exercée pendant plusieurs années. Justement, soucieux de conserver son pouvoir, le dictateur vit constamment dans un climat de peur. Cette peur engendre la méfiance.

Il est fondamentalement un homme qui suspecte tous les hommes.

Même ses familiers. Le danger, se dit-il, peut venir de n’importe où, donc prudence. Et en vertu de cette prudence, il peut même en arriver à éliminer physiquement ses propres enfants s’ils deviennent pour lui une menace contre son pouvoir.

Cette méfiance engendre, à son tour, le népotisme. En comptant sur mes neveux, mes frères, mes oncles, se dit le dictateur, je réduis le risque de me tromper et d’être trompé de peur de perdre le pouvoir et même la vie.

On constate qu’Ismaïl Bobard se forge actuellement une armée à sa seule dévotion, constituée essentiellement de ses "frères" claniques, triés un par un. Ce n’est donc pas gratuitement qu’il verse dans le népotisme.

Un autre trait caractéristique d’IOG, c’est qu’il souffre de ce que nous appellerions un vide anthropologique. La psychologue de l’humain explique parfaitement que le dictateur ne peut guère s’accomplir en tant qu’homme, car l’homme s’accomplit dans le service…

C’est ce manque ou cette impossibilité d’accomplissement personnel humain qui creuse en lui un vide… un vide qu’il a toujours cherché à combler de mille manières. Car s’il est vrai que la nature ne tolère par le vide, l’homme non plus ne le supporte pas.

On voit ainsi Ismaïl Omar se lancer dans un marathon effréné derrière toutes sortes de plaisirs. Ces derniers faisant fonction de succédanés. Et l’un des plaisirs favoris, c’est… la femme mais surtout la femme jeune.

Si IOG était monogame ce serait pour lui un supplice insupportable.

Son pouvoir illimité, c’est-à-dire non limité par la loi, je disais son pouvoir aidant, il conquiert les belles femmes qui lui tombent sous les yeux.

Il lui suffit d’être "touché" par une femme pour qu’il envoie une escorte la cueillir pour l’emmener ensuite par hélicoptère dans sa résidence présidentielle sur l’île de Musha, loin des regards.

Peu importe pour lui que cette femme soit mariée on non.

Combien de ministres, d’Officiers de l’AND ou de paisibles citoyens djiboutiens désemparés et désarmés se sont vus ravir leurs femmes par le despote capricieux souffrant d’un vide anthropologique qu’il cherche inévitablement à combler.

Nous passons sous silence les mets succulents, et bien d’autres plaisirs que peut s’offrir…Ismaïl Bobard… par ce qu’aucune loi, qu’aucun parti d’opposition politique ne limite son pouvoir il est un jouisseur universel, un jouisseur par système.

Ismaïl Omar Guelleh a une faim insatiable de gloire.

Regardez tous les titres dont il se barde (Parmi les dictateurs connus, il y en a qui vont même jusqu’à se proclamer empereurs, et si cela n’est pas possible, ils se feront proclamer maréchaux, maréchaux d’une armée en pleine décomposition).

Oh, faim de gloire, quand tu nous tiens !

Et cette recherche pathologique de la gloire rend IOG très perméable à la flatterie. Il aime à être flatté, encensé, louangé… Il verse en abondance ses grâces sur les thuriféraires : nomination au poste de ministre, don d’argent, etc. .

Hommes et femmes qui cherchent à trouver grâce aux yeux du dictateur. Il faut cependant dire qu’il laisse faire… justement parce qu’il y trouve du plaisir. Car il lui suffirait seulement de dire : "je n’aime pas voir ou entendre ceci ou cela me concernant, je ne suis pas Dieu" pour que demain ceux-ci disparaissent des expressions.

Ismaïl Omar Guelleh n’est nullement comptable de son agir. Il l’est devant personne, pas même devant sa conscience.

Tous ont des comptes à lui rendre, alors que lui n’a de compte à rendre à personne. Sa conscience, il l’étouffe et s’assoit dessus comme il le fait avec la Constitution nationale.

La recherche effrénée de plaisirs participe à cet effort, souvent inconscient, de contraindre au silence sa propre conscience. Et même, il fuit le silence et la solitude où parle la conscience…

Il a peur de la voix de sa conscience comme il a une frayeur presque maladive lorsque la nuit venue et dans la solitude de son palais il entend les cris de ses victimes et voit des ombres qui se déplacent dans les couloirs en gémissant et venues réclamer justice, voire vengeance.

Pour conclure, le dictateur que nous connaissons en la personne d’Ismaïl Omar Guelleh n’est pas, tout compte fait, un homme humain. Car si malgré soi on naît homme, on ne peut pas devenir humain malgré soi.

Ce qu’il gagne en biens détournés, en honneurs, en Légion du…déshonneur, en plaisirs… il le perd en humanité et en maladie qui le mine.

Dictature et accomplissement de soi ne font pas bon ménage, me semble-t-il, du moins. Si je me trompe, qu’on me le dise. Or le premier et le plus fondamental des devoirs de chaque homme débarquant en ce monde-ci, c’est de se réaliser en tant qu’homme.

Face à l’esprit, à Dieu et à sa justice, avec le temps le bâton a toujours perdu le combat.

Pour Ismaïl Omar Guelleh, la fin est proche et il le sait parfaitement car il a lu les messages du ciel qui lui sont parvenus

14/05/09 (B498) Séminaire à la Gloire de Guelleh. Attention INTERDIT de poser des questions (Vidéo à regarder 3′). (Info lecteur)

Plusieurs participants, pourtant badgés et qui ne semblaient pas être de dangereux révolutionnaires se sont permis de poser des questions, quand la parole a été donnée aux participants.

Bien mal leur en a pris !

Au simple motif qu’il avait souhaité exposer une recommandation et en dépit du fait qu’il avait bien pris soin de valoriser le Chef, Guelleh n’a pas hésité à licencier sur le champ un jeune officier en le traitant « de mauvais élément ». Regardez et écouter ce clip : c’est hallucinant. Guelleh se permet de licencier en public ce jeune homme, en dépit de toutes les règles. Il s’affirme comme le seul et unique propriétaire de la République de Djibouti et de toutes les administrations, dont l’Armée.

Par la suite, nous avons appris que deux ou trois hommes, qui avaient posé des questions, avaient été arrêtés à leur domicile, dès le lendemain matin. Ca c’est de l’action gouvernementale, méthode forte ! (Nous attendons des compléments d’information)

14/05/09 (B498) XINHUA (Chine) Nouvelle composition du Conseil des droits de l’homme

Cinq nouveaux membres – Belgique, Etats-Unis, Hongrie, Kirghizstan et Norvège — ont fait mardi leur entrée au Conseil des droits de l’homme, à l’issue d’élections par l’Assemblée générale de l’ONU visant à remplacer les 18 membres du Conseil dont le mandat arrive à expiration le 18 juin 2009.

Les 18 membres siègeront au Conseil pour un mandat de trois ans prenant effet le 19 juin 2009, indique un communiqué de l’ONU.

Le Conseil des droits de l’homme est un organe intergouvernemental du système des Nations Unies, composé de 47 Etats qui ont la responsabilité de renforcer la promotion et la protection des droits de l’homme autour du globe. Le Conseil a été créé par l’Assemblée générale de l’ONU, le 15 mars 2006, avec pour but principal d’aborder des situations de violations de droits de l’homme et d’émettre des recommandations à leur encontre.

Les 47 membres sont élus à la majorité simple sur 192 votants potentiels.

Pour les cinq sièges à pourvoir au sein du Groupe des Etats d’Afrique, le Cameroun, Djibouti, Maurice, le Nigéria et le Sénégal ont été réélus. Candidat pour la première fois, le Kenya n’a pas été élu.

Pour les cinq sièges à pourvoir au sein du Groupe des Etats d’Asie, le Bangladesh, la Chine, la Jordanie et l’Arabie saoudite ont été réélus. Le Kirghizstan a fait son entrée au Conseil des droits de l’homme.

Pour les deux sièges à pourvoir au sein du Groupe des Etats d’Europe orientale, la Russie a été réélue. La Hongrie a fait son entrée au Conseil des droits de l’homme.

Pour les trois sièges à pourvoir au sein du Groupe des Etats d’Amérique latine et des Caraïbes, Cuba, le Mexique et l’Uruguay ont été réélus.

Pour les trois sièges à pourvoir au sein du Groupe d’Europe occidentale et autres Etats, la Belgique, la Norvège et les Etats- Unis (167 voix) ont été élus pour la première fois.

Composition du Conseil des droits de l’homme à compter du 19 juin 2009: Afrique du Sud, Angola, Arabie saoudite, Argentine, Bahreïn, Bangladesh, Belgique, Bolivie, Bosnie-Herzégovine, Brésil, Burkina-Faso, Cameroun, Chili, Chine, Cuba, Djibouti, Égypte, États-Unis, Fédération de Russie, France, Gabon, Ghana, Hongrie, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Jordanie, Kirghizistan, Madagascar, Maurice, Mexique, Nicaragua, Nigéria, Norvège, Pakistan, Pays-Bas, Philippines, Qatar, République de Corée, Royaume-Uni, Sénégal, Slovaquie, Slovénie, Ukraine, Uruguay et Zambie.

13/05/09 (B498) LDDH : sur l’élection de Djibouti au conseil des Droits de l’Homme aux Nations unies.


Le Président

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 13 MAI 2009

SUR L’ELECTION DE DJIBOUTI
AU CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME
DES NATIONS UNIES

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) n’est pas choquée de la décision du 12 mai 2009 des membres du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies en reconduisant une seconde fois Djibouti.

Effectivement, cette Décision était prévisible du fait de l’intérêt que le Conseil de Sécurité porte pour la déstabilisation de la Somalie en nommant des Gouvernements fantoches en particulier à partir de Djibouti.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) avait, à maintes reprises, déploré ces derniers temps le silence tuant de cet Organisme onusien en particulier sur les violations des Droits de l’Homme, les crimes contre l’humanité dans notre sous région.

On a l’impression que depuis la destruction des Tours de New York l’important pour le Conseil de Sécurité des Nations Unies est celui de favoriser et de défendre les positions géostratégiques des pays Occidentaux.

A cette allure il est facile de comprendre et peut-être d’apprécier les paroles d’El Bachir lors de son interview d’hier à la BBC dans lequel il a dit que : « les Nations Unies sont devenus des portes paroles en dramatisant la situation au Dafour ».

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains se félicite de la prise de position rapide de FREEDOM HOUSE , la plus ancienne Organisation Internationale des Défenseurs des Droits de l’Homme des Etats-Unis, qui a immédiatement regretté, sur les ondes de la BBC en français, la nomination du Cameroum et de Djibouti qui sont, tous les deux, loin de respecter les droits de l’Homme.

Les complications en cours de la situation en République de Djibouti sont de notoriété publique, le Conseil des Droits de l’Homme portera à l’avenir sa pleine responsabilité.

NOEL ABDI Jean-Paul

12/05/09 (B498) Le Journal de la Flibuste … Fond de polémique sur une éventuelle « taupe » qui, depuis Londres, pourrait renseigner les pirates sur les mouvements de navire … (3 articles)

___________________________ 3 – Portail des sous-marins

Pirates somaliens : un autre "début de la fin" ?

Par Rédacteur en chef.

Une source généralement fiable indique que 2 dirigeants de groupes de pirates somaliens (qui ont effectué à eux deux au moins 30 détournements) sont sous pression de la part des Tribunaux Islamiques pour stopper toutes les attaques d’ici la fin du mois, lorsque la mousson ralentit habituellement les activités des pirates.

Ces "chefs de pirates" ont été avertis que l’absence de coopération et la poursuite des attaques conduiraient à de sérieuses sanctions — y compris la menace d’être tué.

De plus, il a été demandé aux mosquées du Puntland d’informer les fidèles féminines que les pirates amènent la honte sur la Somalie en volant en mer et que ce ne sont pas de bons Musulmans.

L’information que les chefs des pirates veulent des investissements structurels en Somalie en échange de l’arrêt des attaques — investissements pour l’avenir de la Somalie, comme dans l’amélioration de l’éducation.

Les Tribunaux Islamiques se sont montrés efficaces par le passé pour ralentir la piraterie. Il faut cependant voir si leurs efforts vont à nouveau se révéler efficaces. En Occident, on s’inquiète que les Tribunaux Islamiques soient trop proches des Talbans et qu’ils pourraient conduire la Somalie sur la voie de l’Afghanistan en tant que havre de paix pour al Qaeda ou d’autres groupes terroristes. L’Occident va devoir décider si une Somalie plus stable mérite de prendre le risque…

___________________________ 2 – Point de Bascule (Canada)

Somalie – Les pirates n’ont pas besoin d’une taupe à Londres pour repérer les navires

Il y en a encore qui croient que les pirates somaliens sont des sortes de Robins des mers, et que la finance islamique est une alternative éthique au capitalisme. Lisez : Golfe persique – Des millions provenant des rançons de la piraterie sont blanchis dans des banques islamiques

Guardian : Les pirates somaliens n’ont pas besoin d’une taupe à Londres pour repérer les navires

Un abonnement à la Lloyd’s List, un contact à Suez ou un espion dans les dépôts de ravitaillement aux Émirats arabes unis aident à repérer la position d’un navire.

Vous n’avez pas besoin d’avoir un esprit criminel tordu pour trouver l’emplacement exact d’un cargo chargé d’une précieuse cargaison à un moment précis.

Si les rapports en provenance de l’Espagne sont exacts, et que les pirates somaliens ont un contact à Londres qui leur fournit des renseignements précis permettant de cibler les pétroliers à détourner, il se pourrait qu’ils aient développé un initié chez les courtiers maritimes de Londres.

C’est parce que, chaque lundi, les courtiers de Londres dressent une liste détaillant la position exacte de tous les pétroliers qui naviguent dans le monde. Cette tâche fastidieuse implique qu’il faille téléphoner à chaque propriétaire de navire, et elle est effectuée dans le but de permettre aux courtiers maritimes de déterminer le moment où un navire sera disponible.

Certains contestent toutefois l’allégation que des courtiers seraient de mèche avec les pirates. Une source dans le transport maritime a suggéré que les courtiers de Londres étaient « trop occupés et trop bien payés » pour faire affaires avec des pirates somaliens.

Un simple abonnement à la Lloyd’s List, le principal journal et site Internet du transport maritime, fournit une multitude d’informations sur l’emplacement d’un pétrolier.

Il y a également des moyens plus faciles de sélectionner un navire pour détournement. Selon des contacts dans le secteur du transport maritime, si vous voulez un cargo de grande valeur, le moyen le plus simple serait d’avoir un contact à Fujairah, l’un des sept émirats des Émirats arabes unis dans le Golfe persique, où les cargos chargés de pétrole se ravitaillent.

Ou encore, une taupe dans un bureau d’expédition du canal de Suez aurait accès à des renseignements sur les navires qui passent par le canal. Les navires réservent d’avance leur passage par le canal pour s’assurer qu’ils ne seront pas retardés. Un contact interne à Suez serait en mesure d’obtenir des informations sur la destination des pétroliers.

Londres est un centre mondial pour l’expédition. De nombreux groupes de transport maritime international y ont leur siège, y compris l’Organisation maritime internationale.

La bourse Baltique, un marché établi et auto-réglementé des courtiers maritimes pour le marché mondial, offre un marché en ligne pour les navires et les marchandises, un marché en temps réel de produits dérivés relatifs au fret, et des données sur le marché du fret.

La Lloyd’s Marine Intelligence Unit fournit des données instantanées au marché du transport maritime à partir de n’importe quel endroit dans le monde.

___________________________ 1 – Rue 89

Pirates somaliens : la France nage dans l’illégalité totale

Par Philippe Madelin

En examinant les textes, on ne relève aucune mention claire d’un tribunal compétent, ni d’incriminations spécifiques, ni d’une procédure précise qui permettent d’engager des poursuites.

Au cours de plusieurs expéditions successives menées par les forces françaises opérant dans le cadre de l’opération Atalante, ou sur mission spécifique du gouvernement, les marins et les commandos français ont donc intercepté une vingtaine de pirates, dont onze pour la dernière opération Nivôse. Ils sont actuellement incarcérés en France, dans les prisons de Rennes et de Fresnes.

D’un point de vue criminologique, ils apparaissent comme de « petites gens », pêcheurs côtiers, opérant par petits groupes indépendants dans le style des « grandes compagnies » du Moyen Age, aucune organisation criminelle de degré supérieur n’apparaît dans les enquêtes.

Ils sont emprisonnés, alors qu’aucune loi ne leur est vraiment applicable !

Seuls les tribunaux maritimes seraient compétents, ils ont été supprimés

Les actes de piraterie étaient réprimés par une loi 10 avril 1825, par une convention des Nations unies de 1982, dite de Montego Bay, et par différentes résolutions du Conseil de sécurité, 1816 et 1838 ; la résolution 1846 du 2 décembre 2008, confirme la détermination de la communauté internationale à lutter contre la piraterie en Somalie.

Co-parrainé par 19 pays, qui renouvellent pour un an l’autorisation de réprimer les actes de piraterie dans les eaux territoriales somaliennes, ce texte complète les dispositions du droit de la mer sur la lutte contre la piraterie en haute mer.

En vertu de la loi de 1825, seuls les tribunaux maritimes seraient compétents. Mais ces institutions ont été supprimées. Il y aurait un vide juridique assez étonnant. Selon la convention de Montego Bay, la juridiction compétente serait celle qui a pris la succession de tribunaux maritimes.

La Chancellerie reconnaît que la loi de 1825 n’étant toujours pas abrogée, aucun texte ne permet actuellement la transposition en droit moderne ni de la loi de 1825, ni de l’article 105 de la Convention de Montego Bay qui confie la répression aux tribunaux compétents, lesquels, pour le moment, ne sont pas déterminés !

Il y a urgence à établir un texte de loi

En clair, aucun texte ne permet de traiter les pirates et la piraterie. On ne peut pas tirer sur les embarcations montées par les pirates, on ne peut pas les arrêter ni les retenir. Comme on n’est pas en état de guerre avec la Somalie, on n’a pas le droit d’effectuer des tirs sur des véhicules ou des personnes circulant sur la terre ferme.

Or les marins et les commandos français ont :

tiré sur des embarcations hors des cas de légitime défense ;
tiré sur des véhicules circulant sur la terre ferme ;
retenus prisonniers les pirates qui ont été transférés en France.

Dans les milieux informés, on estime qu’il serait souhaitable, sinon indispensable qu’un texte de loi soit introduit, de façon à formaliser le droit français, sur cinq points :

transposition législative de l’article 105 de la convention de Montego Bay : définir quels tribunaux sont compétents pour juger toutes les affaires de piraterie et en quoi ils sont compétents.

définition des incriminations, telle que « association de malfaiteurs et complicité » ; ce texte pourrait s’inspirer du texte sur l’Association de malfaiteurs avec une mention « en relation avec une entreprise de piraterie ».

pour le moment, deux navires doivent être impliqués, un attaquant et un attaqué.

Mais quid quand la réplique est préventive, quand elle est menée par des scaphandriers ou des plongeurs, et surtout quand elle est menée à terre : en l’absence d’état de guerre, en principe il n’est pas possible de tirer sur des véhicules et/ou des personnes circulant sur un territoire étranger.

qui doit donner les ordres de tir visant des pirates revenus à terre ?

qui doit conduire la procédure ?

Le commandant du navire n’est pour le moment pas attributaire d’une quelconque capacité juridique. Ou bien il serait nécessaire qu’un OPJ soit embarqué pour légaliser les arrestations, ou bien que le commandant de bord se voie attribuer une compétence d’OPJ pour le cas particulier.

les conditions d’immobilisation des pirates à terre, puis de rétention à bord et de rapatriement sur la métropole ne sont pas déterminées actuellement.

Une loi sur la « force de mer » devrait régler toutes ces questions. Vaste programme. En attendant, pour le moment la situation des pirates interceptés relève de la plus complète illégalité. Plus exactement d’une totale absence de légalité, ce qui n’est pas mieux.

12/05/09 (B498) Nouvelles de Somalie …. Les violents combats auraient causé la mort de plus de 100 personnes. De nombreux civils fuient la capitale. L’étau se resserre autour du nouveau Président, tandis que le représentant de l’ONU affiche des certitudes sereines et probablement hors de propos … Les milices Al Shebaab reconnaissent avoir accueilli des renforts de l’étranger. (10 articles en Français et en Anglais)

____________________________ 10 – Presse canadienne

Somalie: 113 morts dans des combats ces derniers jours, selon une ONG

Au moins 113 civils ont été tués au cours d’affrontements dans la capitale somalienne Mogadiscio depuis samedi, selon une organisation de défense des droits de l’homme, Elman Human Rights Organization.

Ali Sheik Yasin Fadhaa, un responsable de l’ONG, a affirmé que 10.000 civils avaient fui leurs maisons dans la seule journée de mardi, faisant passer le nombre de personnes déplacées à plus de 27.000.

Selon la même source, environ 345 civils ont été blessés dans ces violences, les plus graves à Mogadiscio ces dernières semaines.

Les combats pour le contrôle de la capitale entre des rebelles islamistes et des milices pro-gouvernementales ont repris samedi dernier.

Elman Human Rights Organization dresse le bilan des morts et des blessés grâce aux chiffres collectés par ses membres, par les hôpitaux et par les proches des victimes.

Des affrontements violents au cours de la nuit de lundi à mardi ont fait au moins 14 morts dans la capitale, avait auparavant précisé le chef des ambulanciers, Rufai Mohamed. Les responsables de deux hôpitaux de Mogadiscio ont affirmé avoir admis au moins 45 blessés.

La Somalie ne possède plus de gouvernement central depuis la chute du dictateur Mohamed Siyad Barré en 1991.

____________________________ 9 – Le Monde

En Somalie, l’étau se resserre autour du gouvernement qui ne contrôle plus que quelques zones de la capitale

Pour le minuscule Gouvernement d’union nationale (GUN) coincé dans le secteur de Villa Somalia, la présidence, à Mogadiscio, il y a danger de mort. Après des mois de préparation, les groupes extrémistes ont lancé l’assaut contre cet embryon de pouvoir qui ne contrôle que quelques quartiers de la capitale et une poignée de bourgades dans le sud du pays.

La montée en puissance des islamistes radicauxJuin 2006 Après une montée en puissance tout au long de l’année, les forces des Tribunaux islamiques prennent le pouvoir à Mogadiscio, la capitale.

Décembre Une intervention éthiopienne chasse du pouvoir les Tribunaux islamiques. Près d’un million de personnes sont déplacées.

Janvier 2009 Retrait des troupes éthiopiennes de Somalie.

31 janvier Cheikh Chariff Cheikh Ahmed est élu président du gouvernement d’union nationale (GUN) tandis que les shabab prennent le contrôle du sud du pays.

23 avril Une conférence internationale promet le versement de 250 millions de dollars pour appuyer le GUN.

Mai Offensive des groupes islamiques contre le GUN à Mogadiscio.

Depuis jeudi 7 mai, la zone sous son contrôle s’est réduite à l’extrême, grignotée par l’assaut de combattants des groupes shabab ("jeunes") et Hizbul Islam (Parti de l’islam). En quelques jours, les combats à l’arme lourde ont fait des dizaines de morts, de nouvelles destructions, et poussé à l’exode des familles qui étaient rentrées à Mogadiscio ces derniers mois en pariant sur la capacité du GUN à pacifier la capitale.

Adeptes d’un islam fruste et violent, des attentats-suicides et d’une version extrême du huddud (les châtiments corporels), déployant au vent leurs drapeaux noirs, leurs visages masqués, les combattants shabab lancent désormais leurs forces à l’assaut de la capitale avec l’appui du Hizbul Islam et, pour la première fois, de combattants venus de l’extérieur de la Somalie, armes à la main.

La coalition shabab-Hizbul Islam gagne du terrain. Les forces du GUN qui occupaient des secteurs stratégiques de la capitale, comme le stade, l’ex-ministère de la défense, les anciennes usines de cigarettes ou de spaghettis, ont fui pendant le week-end devant les attaques, abandonnant ou vendant une partie de leur matériel aux insurgés. Ces derniers sont maintenant à portée de tir de la présidence et contrôlent les villes des environs, enserrant la capitale.

Les soldats de la Mission de l’Union africaine en Somalie, l’Amisom (5 100 hommes à Mogadiscio), qui doivent former les troupes du GUN si celui-ci n’est pas balayé, pourraient être amenés à défendre ce réduit, qui communique avec le port. L’un des chefs des attaquants, Cheikh Hassan Dahir Aweys, a assuré qu’il chasserait ces soldats ougandais et burundais, qu’il qualifie de "vermine" et, d’une manière générale, d’impies.

Les shabab ont beau affirmer, encouragés à distance par Oussama Ben Laden, être engagés dans un djihad, la guerre qu’ils ont déclenchée dans la capitale semble plus nourrie par des enjeux de pouvoir que par la religion. Cheikh Chariff Cheikh Ahmed, le président du GUN, est un islamiste qui vient d’instaurer l’usage de la charia, et a obtenu d’un groupe d’oulémas qu’ils lancent une fatwa contre les assaillants, au nombre desquels se trouve Cheikh Hassan Dahir Aweys, la figure tutélaire de l’islamisme somalien rentré d’exil en Erythrée juste au moment où la communauté internationale décidait, fin avril, de soutenir financièrement le GUN.

Les deux "Cheikh", Hassan et Chariff, siégeaient côte à côte il y a trois ans au sein du mouvement armé des Tribunaux islamiques, qui avait pris le pouvoir à Mogadiscio en 2006, avant d’en être chassés six mois plus tard par une intervention éthiopienne soutenue par les Etats-Unis. Un mouvement insurrectionnel était né, où avaient prospéré les extrémistes initialement marginaux au sein des Tribunaux islamiques. A la suite d’une conférence tenue à Djibouti, un nouveau pouvoir de transition a été formé en janvier 2009, dirigé par Cheikh Chariff Cheikh Ahmed. Aujourd’hui, les deux anciens alliés se font la guerre alors que les Ethiopiens se sont retirés.

"Ce qui se passe est grave, s’alarme Ahmedou Ould Abdallah, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Somalie, les adversaires du processus en cours et les Etats qui les soutiennent voient le pouvoir actuel consolider sa position. Ils veulent interrompre cette consolidation." Désignant l’"alliance hétéroclite" qui menace l’existence du GUN, M. Ould Abdallah ajoute qu’elle reçoit l’appui "des Erythréens, des djihadistes et de combattants étrangers".

APPUI DE L’AMISOM

Cheikh Chariff Cheikh Ahmed, qui compte sur l’appui des soldats de l’Amisom, a dénoncé à Mogadiscio les "soi-disant Somaliens" qui l’attaquent et "travaillent pour des pays étrangers".

Plusieurs pays africains ou arabes sont suspectés d’apporter une aide logistique aux attaquants, Erythrée en tête. La semaine passée, un avion Ilyoushine chargé d’armes affrété par un pays de la région a atterri à Balidogle, à cent kilomètres de Mogadiscio, pour livrer des armes aux insurgés. Plusieurs sources, y compris des témoins directs joints par téléphone à Mogadiscio, affirment avoir vu des "étrangers", notamment dans le secteur d’Ikfa Halane, au nord de Mogadiscio, faire le coup de feu aux côtés des groupes extrémistes.

Entre 400 et 600 combattants originaires de la péninsule arabique, d’Asie du Sud, ou des Somaliens vivant dans des pays occidentaux, auraient rejoint les shabab. Récemment, un combattant porteur d’un passeport canadien a été arrêté. Un autre, porteur d’un passeport britannique, a été tué pendant le week-end.

Jean-Philippe Rémy

____________________________ 8 – XINHUA (Chine)

Un envoyé de l’ONU condamne les violences de Mogadiscio

L’envoyé de l’ONU pour la Somalie, Ahmedou Ould-Abdallah a condamné mardi la poursuite de violences à Mogadiscio visant le gouvernement légimtime somalien.

Dans une déclaration publiée à Nairobi, Ould-Abdallah a dit que les violences, qui ont conduit à des morts et au déplacement d’un grand nombre de civils, étaient totalement inaccepables.

"Il faut mettre fin immédiatement à ces combats. Il faut soutenir le gouvernement légimtime reconnu par la communauté internationale", a souligné Ould-Abdallah.

Les derniers combats à Mogadiscio opposant les forces pro- gouvernementales aux groupes islamistes ont fait plus de 100 morts.

Il a dit que le processus de paix de Djibouti se poursuivait et il est ouvert à tous les groupes soutenant la paix et la stabilité.

Il s’est dit satisfait que l’Union africaine et l’IGAD ont réagi rapidement pour conddamner la reprise de violences à Mogadiscio, rejeter l’agression et préparer une action efficace.

"Rien ne peut justifier cette violence et ceux qui ont lancé ces attaques doivent porter l’entière responsabilité de ses conséquences. Leur intention de poursuivre la violence et l’anarchie des deux dernières décennies doivent être rejetée par le peuple somalien et la communauté internationale", a conclut l’émissaire de l’ONU.

____________________________ 7 – IRIN (ONU) (En Anglais)

Des milliers de somaliens fuient la capitale et les nouveaux combats. // SOMALIA: Thousands flee Mogadishu shelling

Thousands of people have fled five days of fighting between government troops and insurgents in the Somali capital, Mogadishu, a human rights group told IRIN on 12 May.

At least 27,500 people fled their homes between 7 and 11 May, according to Ali Sheikh Yassin, deputy chairman of the Mogadishu-based Elman Human Rights Organisation (EHRO).

With no let-up in the fighting, more families were fleeing, he said.

"Last night [11 May] saw some of the heaviest shelling in both the north and south of the city," Yassin said, adding that he feared the city could soon be empty.

The displacement has been fuelled by indiscriminate shelling.

Yassin said Mogadishu had not witnessed "anything like this even when the Ethiopians were here; they are fighting right in the middle of the civilians".

Hassan Mahamud, a local journalist, told IRIN: "Today [12 May], there are families on every street looking for shelter, taking advantage of a lull in the fighting."

He said the districts of Hodan, Hawl-Wadag, Wardhigley [south Mogadishu], Huriwa, Yaqshid [north] and parts of Dayniile [southwest] had experienced the heaviest shelling and most displacement.

He said many of those fleeing had returned from camps in the past few months.

Awil Ali, a father of eight, who returned to his home in Huriwa from a camp for internally displaced persons (IDP) on the outskirts of Mogadishu, said: "I have had to flee again after only three months; what we witnessed last night was too much. They [the fighting groups] are shelling everywhere."

African Union peacekeepers in Mogadishu: Indiscriminate shelling in the past five days has fuelled the displacement of thousands of civilians from the city – file photo
Ali said some of his neighbours who had never left their homes before were now leaving.

"I honestly cannot say that we have witnessed anything like this before," he added.

Ali, like many of those displaced, was headed towards the Afgoye road, where there are camps for hundreds of thousands of displaced people.

Injured treated "under trees"

Medical sources told IRIN that hospitals in the city were overwhelmed by the number of people seeking treatment since fighting began.

"We are receiving more injured people than we handle; we have twice as many people as the hospital can accommodate," said a medical source. He said many people were being treated "in the corridors and under trees".

More than 100 people have been killed in the latest fighting and close to 300 reportedly wounded, according to sources.

Mogadishu was reported to be quiet on 12 May but the adversaries were reported to be preparing for another round. "This is just a lull," a source said.

Yassin of EHRO said both sides had turned a deaf ear to pleas from civil society groups, elders and religious leaders to stop the fighting.

"We have appealed to them to stop the carnage but no one seems to be listening," Yassin said.

____________________________ 6 – Le Post (Paris)

Mogadiscio: plus de 110 morts dans un conflit avec les « Shabaab »

Plus de 110 morts, presque tous des civils, et au moins 330 blessés dans des conflits qui ont eu lieu ces derniers jours à Mogadiscio en Somalie, comme l’a indiqué le groupe Elman pour la paix et la défense des droits de l’homme. L’exode de la population de la capitale à repris. Nairobi est en grande partie, occupée par le «*Al- Shabaab », considéré comme le bras armé somalien d’Al-Qaïda et soutenu par d’autres forces islamiques, lesquelles mercredi dernier avaient orchestré une attaque à grande échelle.

Auparavant, les rebelles semblaient vouloir un dialogue, quoique très critique, avec le Gouvernement Fédéral de Transition (TFG) à tendance islamique modérée. Les affrontements sont actuellement moins sanglants et la diplomatie tente de trouver une solution « intermédiaire ».

Mais ces dernières semaines, les « Shabaab » et leurs alliés auraient reçu des renforts considérables en hommes et en armes, et, étant donné leur suprématie militaire actuelle, un accord semble de plus en plus improbable.

Selon des sources concordantes, les renforts aux « Shabaab » seraient arrivés à bord d’avions Érythréens.

Pendant ce temps le Président, le premier ministre et plusieurs ministres du Gouvernement Fédéral de Transition (Tfg) se sont regroupés dans la résidence présidentielle, Villa Somalia, et accusent les « Gouvernements étrangers » de soutenir les rebelles pour pouvoir « mettre le feu » à toute la Corne de l’Afrique.

____________________________ 5 – AFP

Combats à Mogadiscio: les shebab admettent l’aide de combattants étrangers

Les islamistes radicaux somaliens des shebab ont pour la première fois admis mardi que des combattants étrangers étaient engagés à leurs côtés dans les derniers affrontements meurtriers contre les forces pro-gouvernementales dans Mogadiscio.

"Ceux qui appellent +étrangers+ nos frères musulmans ont tort, ils sont venus aider leurs frères en Somalie, donc nous ne pouvons pas dire qu’ils sont étrangers", a déclaré à la presse un haut responsable des shebab en charge des affaires régionales, Cheick Hussein Ali Fidow.

"Après l’appel lancé par la communauté somalienne, nos frères mulsulmans sont venus nous rejoindre pour défendre notre pays des envahisseurs venus d’Ethiopie et leurs laquais", a ajouté Cheikh Fidow, sans fournir d’indications sur leur nombre et leurs nationalités.

"Certains sont morts en martyrs, d’autres ont été blessés et les autres sont toujours prêts à se battre par égard pour leurs frères musulmans", a-t-il poursuivi en référence aux combattants étrangers.

Mardi, un haut responsable à la présidence somalienne parlant sous couvert d’anonymat a déclaré que son pays était "en guerre avec des mercenaires étrangers qui déstabilisent la Somalie".

"Ces combattants (étrangers) ont été invités par l’organisation des shebab qui est opposée à la paix", a-t-il ajouté.

De violents affrontements ayant fait au moins 41 morts, ont opposé depuis jeudi dernier les forces du gouvernement alliées à des milices islamistes pro-gouvernementales à des forces anti-gouvernementales, composées essentiellement des shebab et de la milice islamiste du groupe Hizb al-Islamiya.

Mardi à la mi-journée, la situation était calme à Mogadiscio.

Les shebab sont à la tête d’une insurrection en Somalie et ont fait savoir ces derniers mois leur opposition au régime de l’islamiste modéré Sharif Sheikh Ahmed, élu président fin janvier. Ils ont prévenu qu’ils poursuivraient leurs attaques contre les forces gouvernementales jusqu’au départ du président.

Dans un message audio diffusé le 19 mars sur internet, le chef d’Al-Qaïda Oussama Ben Laden a enjoint les shebab à renverser M. Ahmed.

La Somalie est en guerre civile depuis 1991.

____________________________ 4 – JDD

Somalie: Les civils fuient Mogadiscio

Des milliers d’habitants ont fui mardi les quartiers nord de Mogadiscio, en proie à de violents combats entre les forces gouvernementales et les islamistes radicaux de la milice Al Chabaab.

D’après le groupe Elman pour la paix et les droits de l’homme, les affrontements qui ont débuté en fin de semaine dernière ont fait 113 morts et 330 blessés parmi les civils.

Au moins 27 000 civils ont déjà fui la capitale somalienne, ajoute l’organisation. Les deux camps, lourdement armés, sont en outre déchirés par des rivalités internes. Des heurts entre policiers et soldats ont fait six morts lundi, et deux factions insurgées sont désormais en guerre ouverte.

____________________________ 3 – XINHUA (Chine)

Le président somalien jure de défendre le gouvernement

Le président somalien Sheikh Sharif Sheikh Ahmed a déclaré lundi que son gouvernement était déterminé à se défendre contre les rebelles, le conflit entre ceux- ci et l’armée gouvernementale étant dans son cinquième jour.

"La position du gouvernement somalien est de défendre la souveraineté du pays et d’utiliser tous les moyens possibles pour arrêter les combats", a indiqué le préisdent Ahmed lors d’un point de presse à Mogadiscio.

Le conflit, le pire depuis janvier dernier, a éclaté jeudi dernier entre l’armée gouvernementale et les combattants de deux principaux groupes insurgés d’Al-Shabaab et Hezbul Islam.

Les combats ont fait plus de 100 morts et 300 blessés, dont beaucoup de civils.

Le président Ahmed a affirmé que son gouvernement cherche toujours à éviter une guerre, indiquant que les groupes d’opposition ne voulait pas la paix.

Il a aussi accusé certains pays d’utiliser la Somalie comme un endroit pour leurs propres intérêts, sans les nommer.

Le gouvernement somalien contrôle maintenant un tiers de Mogadiscio et certaines villes du centre du pays.

____________________________ 2 – JDD

La Somalie accuse des pays étrangers

Le président somalien a accusé lundi des rebelles islamistes d’être à la solde de gouvernements étrangers. Quatre jours de combats ont fait au moins 70 morts dans le pays.

"Nous avons un gouvernement islamique, mais des soi-disant Somaliens tuent des innocents. Ces gens-là travaillent pour des pays étrangers qui ne veulent pas que notre nation soit en paix", a déclaré Sheikh Sharif Ahmed.

Des rapports des Nations unies accusent l’Erithrée, l’Ethiopie, l’Arabie saoudite, le Qatar et d’autres Etats du Golfe d’avoir violé l’embargo sur les armes qui pèse sur le pays.

____________________________ 1 – Jeune Afrique

Les combats reprennent à Mogadiscio.

Après une accalmie lundi matin, les combats entre groupes islamiques rivaux, qui s’affrontent depuis jeudi, ont repris dans la capitale somalienne.

Les shebab, des miliciens insurgés du groupe islamique radical Al-Chabaab, continuent de s’opposer violemment aux forces pro-gouvernementales à Mogadiscio. Les combats avaient brièvement cessé lundi matin, avant de reprendre à la mi-journée. "Les combats sont très violents et les deux camps utilisent des batteries anti-aériennes et des mitrailleuses lourdes", a déclaré à l’AFP un officier de police sur place, Mohamed Abdi.

Dimanche, au moins 15 personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées par un obus de mortier tombé devant une mosquée dans le sud de Mogadiscio, lors de combats entre l’armée somalienne (formée notamment d’islamistes modérés) et les rebelles radicaux d’Al-Chabaab (Jeunesse). Selon des membres de la mosquée, l’obus avait été tiré depuis une zone contrôlée par des forces pro-gouvernementales.

Près de 50 personnes ont par ailleurs été tuées, et 190 autres blessées, dans les attaques à l’arme lourde qui font rage depuis jeudi dernier, a-t-on appris de source hospitalière. Le cheikh Mohamed Ibrahim Bilal, l’un des dirigeants du groupe islamiste Al-Chabaab, a affirmé que ses hommes avaient tué plusieurs soldats gouvernementaux et leurs alliés dans le nord de la ville. Selon ses dires, les rues de la capitale somalienne sont jonchées de cadavres et les rebelles contrôlent le nord de la ville.

Objectif : renverser le gouvernement

Cet affrontement armé est l’un des plus graves depuis la formation du nouveau gouvernement qui a suivi l’élection du président Cheikh Sharif Cheikh Ahmed en janvier dernier.

Les groupes rebelles Al-Chabaab et Hezbul Islam ont déclaré que leur objectif était de renverser le gouvernement du président Ahmed. Ils exigent aussi que les troupes de l’Union africaine quittent le pays.

Le gouvernement, qui contrôle une petite partie de la capitale et certaines villes au centre du pays, accuse pour sa part les groupes anti-gouvernementaux d’avoir engagé des étrangers dans les derniers combats contre l’armée gouvernementale.

11/05/09 (B498) Le Journal de la Flibuste … (4 articles en Français)

_________________________ 4 – Le Télégramme avec AFP

Pirates somaliens. Renseignés depuis Londres sur leur cibles

Les pirates somaliens n’attaquent pas forcément au hasard les bateaux qu’ils capturent mais sont renseignés depuis Londres par "des informateurs biens placés" sur leurs cibles, a indiqué hier soir la radio espagnole Cadena Ser, citant un rapport de renseignement militaire.

Ces informateurs basés dans la capitale britannique informent les chefs des pirates somaliens par téléphone satellitaire des bateaux qu’ils doivent attaquer, en leur fournissant des détails précis sur leur route, cargaison et nationalité, indique la radio privée.

Dans les mains des pirates

"L’information que fournissent volontairement les navires marchands qui transitent dans la zone à différents organismes internationaux finit entre les mains des pirates", selon un extrait de ce rapport cité par la Cadena Ser.

Interrogée, la journaliste de la radio à l’origine de cette information, a indiqué que ce rapport émanait du renseignement militaire d’un pays européen qu’elle n’a pas souhaité citer.

Atalante

Elle a ajouté que, selon ses informations, ce rapport avait été remis aux commandements militaires des autres pays européens participant à l’opération européenne anti-piraterie Atalante.

Interrogé à Bruxelles, un porte-parole du quartier général d’Atalante a déclaré: "Il y a beaucoup de rumeurs sur la façon dont les pirates obtiennent leur informations. Mais nous n’avons pas confirmation qu’ils les obtiennent de nos organisations, directement ou indirectement".

Modus operandi

Selon la Ser, plusieurs attaques récentes ont été menées par les pirates somaliens selon le modus operandi décrit dans ce rapport, notamment celles menées contre le thonier espagnol Felipe Ruano le 13 mars, le cargo grec Titan ou le navire marchand turc Karagol.

La radio ajoute que les pirates éviteraient de s’en prendre aux navires de certaines nationalités, en particulier ceux battant pavillon britannique. Au moins 18 navires et leurs équipages sont toujours détenus par divers groupes de pirates somaliens qui réclament des rançons pour les libérer.

Les activités des pirates somaliens connaissent un net regain depuis quelque temps malgré un déploiement massif de puissances navales au large de la Somalie.

_________________________ 3 – Le Figaro avec AFP

Somalie: les pirates libèrent un cargo grec

Les pirates somaliens ont libéré samedi un cargo grec saisi en mars au large de la Somalie, a indiqué aujourd’hui une organisation kényane indépendante.

Le Nipayia, battant pavillon panaméen, et son équipage de 19 hommes (18 Philippin et un capitaine russe) ont été relâchés samedi soir, a déclaré à l’AFP Andrew Mwangura, du Programme d’assistance aux marins, organisation basée dans la ville portuaire kényane de Mombasa.

Le cargo avait été capturé par des pirates le 25 mars alors qu’il faisait route vers le Golfe depuis Madagascar.

Au moins 18 navires et leurs équipages sont toujours détenus par divers groupes de pirates somaliens qui réclament des rançons pour les libérer.

Les activités des pirates somaliens connaissent un net regain depuis quelque temps malgré un déploiement massif de puissances navales au large de la Somalie, qui a sombré dans le chaos depuis le début d’une guerre civile en 1991.

Les pirates ont attaqué plus de 130 navires marchands au large de la Somalie l’an dernier, une hausse de plus de 200% par rapport à 2007, selon le Bureau maritime international.

_________________________ 2 – Euroinvestor avec Reuters

Somalie – $2 millions de rançon pour un vraquier britannique

Les pirates somaliens ont déclaré avoir reçu une rançon de deux millions de dollars en échange de la restitution d’un vraquier britannique de 32.000 tonnes, le Malaspina Castle, qu’ils avaient capturé le 6 avril et qu’ils ont relâché samedi.

Un hélicoptère a apporté l’argent, a expliqué un pirate, Mohamed Saleh, du village côtier d’Eyl, l’un des bastions des flibustiers, qui détiennent toujours une vingtaine de navires et près de 300 otages.

La rançon a été versée par l’armateur italien du navire, a indiqué la Bulgarie qui comptait 16 ressortissants parmi les 24 membres d’équipage.

Abdiqani Hassan,
version française Jean-Stéphane Brosse

_________________________ 1 – MaVille avec Ouest-France

Les thoniers débarquent malgré les pirates

Français et Espagnols restent le plus possible à l’écart des Seychelles. Deux patrons concarnois témoignent.

« On est tous coincés, ici, dans le canal du Mozambique, explique ce patron d’un thonier concarnois, qui souhaite garder l’anonymat. Jusqu’ici, on faisait des ronds dans l’eau en pêchant ce qu’il y avait. Mais maintenant, il n’y a quasiment plus rien.

À cause des pirates, on ne peut pas aller là où il faudrait, plus au nord. »

Les bandits ne se contentent plus d’opérer au large de la Somalie (Dimanche Ouest-France d’hier). Cela fait presque deux mois que l’on signale également leur présence autour des Seychelles, port d’attache des thoniers.

Près d’une quarantaine de bateaux français et espagnols sont concernés. « Le problème, c’est que l’on ne peut pas rester éternellement en mer. Il faut bien faire tourner l’usine de Mahé (Seychelles). On est obligé d’aller à la rencontre de pirates pour débarquer. Mais c’est au compte-gouttes. »

« Prendre une décision »

C’est ce qu’a fait le Drennec (thonier concarnois attaqué en septembre) il y a une dizaine de jours. Le surlendemain, les garde-côtes capturaient onze pirates à 9 km des côtes. « On a un peu l’impression de passer entre les gouttes, explique le patron d’un autre thonier, qui lui aussi souhaite garder l’anonymat. D’un autre côté, nous sommes plutôt bien informés. La surveillance militaire s’est accrue, avec des survols de la zone. »

Deux autres thoniers doivent prochainement se rendre à Mahé pour la relève. « On y va mais on n’est pas tranquille. Surtout, nous sommes arrivés en fin de saison et il va falloir prendre une décision. Soit rester dans le Canal du Mozambique à ne rien faire, soit s’engager dans les zones dangereuses. »

Guillaume BOUNIOL.
Ouest-France

11/05/09 (B498) Nouvelles de Somalie …. (3 articles en Français et en Anglais)

______________________ 3 – AllAfrica (En Anglais) avec Garowe

Les combattants venus "de l’extérieur", progressent à Mogadiscio. // Somalia: Islamists, ‘Foreign Fighters’ Make Gains in Mogadishu

Islamist hardliners led by the notorious Al Shabaab militants in the Somali capital Mogadishu have made gains during four days of fighting where upwards of 50 people have been killed, Radio Garowe reports.

The fighting was concentrated along Industry Road and 30th Avenue in Mogadishu, with battles and explosions causing much death and destruction in Yaaqshiid, Wardhigley and Hodan districts.

At least 15 people were killed when a shell hit a mosque in Wardhigley district, witnesses said. Sheikh Abdirahman, who was the mosque leader for more than 30 years, was killed in the explosion alongside other civilians.

Mogadishu residents reported that Islamic Courts Union (ICU) fighters, who are seen as the pro-government Islamist militia, lost territory during Sunday’s fierce street battles.

Sheikh Hassan Mahdi, a senior member of Hizbul Islam faction, said Al Shabaab and Hizbul Islam fighters jointly captured the ex-Defense Ministry building, Stadium Mogadishu and Wardhigley police station from ICU militias, who were forced to flee.

Further, the Islamist hardliners now control both Industry Road and 30th Avenue, two important roads in Mogadishu.

‘Ties to Al Qaeda’

Somali Security Minister Omar Hashi told reporters that foreigners were fighting alongside Al Shabaab guerrillas in Mogadishu.

"The government will fight against any group that opposes peace…Foreigners are fighting for Al Shabaab," the Security Minister alleged.

He stated that the Council of Ministers held an emergency meeting on Sunday and voted to "declare war" against anti-government factions in Mogadishu.

Security Minister Hashi said the Somali interim government led by Islamist moderate Sheikh Sharif Ahmed as president "has not closed the book on reconciliation," but noted that the government "will fight against anti-peace groups with ties to Al Qaeda."

Separately, Mohamed Hassan Haad, the self-styled chairman of the Hawiye Unity and Tradition Council, told a press conference that "foreigners are fighting inside Mogadishu."

Sheikh Ali Mohamed Hussein, the Al Shabaab commander in Banadir region where Mogadishu is located, told reporters that the Islamist faction "does not discriminate against Muslims."

"Muslims from across the world are fighting on our side," he told reporters Sunday.

The U.S. government has blacklisted Al Shabaab as an international terror group with alleged links to Al Qaeda.

Reporters injured

Three journalists were wounded when a shell hit a press conference where Al Shabaab member Ali "Dheere" Mohamud was telling reporters of the opposition’s gains.

Ali Dheere, the Al Shabaab member who was also wounded, accused African Union peacekeepers (AMISOM) of shelling the Ifka Halane Islamic court, where he was holding the press conference.

The three wounded reporters were rushed to Daynile Hospital for treatment.

Pro-government militias have reportedly retreated to areas under the control of AMISOM peacekeepers, Mogadishu sources reported.

President Sheikh Sharif’s interim government is the 15th attempt to restore national order in Somalia since the outbreak of civil war in 1991.

______________________ 2 – AFP

Somalie: reprise de violents affrontements à Mogadiscio

De violents affrontements entre islamistes radicaux somaliens et forces pro-gouvernementales ont repris lundi à la mi-journée dans le nord de Mogadiscio, a-t-on appris auprès de la police et de témoins.

"Les terroristes (islamistes radicaux shebab) ont attaqué nos forces à Fagah (quartier nord de la capitale). Les combats sont très violents et les deux camps utilisent des batteries anti-aériennes et des mitrailleuses lourdes", a déclaré à l’AFP un officier de police en poste dans ce quartier, Mohamed Abdi.

Des témoins contactés par l’AFP ont confirmé la reprise des affrontements, après une accalmie lundi matin dans la capitale où la circulation avait repris et des commerces avaient rouvert. Aucun bilan d’éventuelles victimes provoquées par la reprise de ces combats n’était disponible dans l’immédiat.

De violents affrontements opposent depuisjeudi les forces du gouvernement alliées à des milices islamistes pro-gouvernementales à des forces anti-gouvernementales, composées essentiellement des shebab et de la milice islamiste du groupe Hizb al-Islamiya.

Les shebab sont à la tête d’une insurrection en Somalie et ont fait savoir ces derniers mois leur opposition au régime de l’islamiste modéré Sharif Sheikh Ahmed, élu président fin janvier. Ils ont prévenu qu’ils poursuivraient leurs attaques contre les forces gouvernementales jusqu’au départ du président.

La Somalie est en guerre civile depuis 1991.

______________________ 1 – Radio Chine International

Somalie : 15 morts dans un tir de mortier

Au moins 15 personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessés dimanche par un obus de mortier tombé devant une mosquée dans le sud de Mogadiscio dans les combats entre l’armée somalienne et les rebelles, ont affirmé des témoins.

On ne sait quelle partie a tiré l’obus, mais la mosquée estime qu’il provenait d’une zone contrôlée par des forces pro- grouvernementales.

Il s’agit du pire conlit armé qui a éclaté jeudi à Mogadiscio depuis la formation du nouveau gouvernement après l’élection du président Sheikh Sharif Sheikh Ahmed en janvier dernier.

Le gouvernement, qui contrôle une petite partie de la capitale et certaines villes au centre du pays, accuse les groupes anti- gouvernementaux d’avoir engagé des étangers dans les derniers combats contre l’armée gouvernementale.

Les groupes Al-Shabaab et Hezbul Islam ont déclaré que leur objectif était de renverser le gouvernement du président Ahmed. Ils exigent aussi qe les troupes de l’Union africaine quittent le pays.