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11/05/09 (B498) Sans foi ni loi, ou comment parvenir à ses fins ! Djibouti est en grave danger ! (Par Bouh Warsama)

Il est dit que « Tous les moyens sont bons en politique et tous les coups sont permis » … à la seule condition qu’ils soient efficaces dans la lutte pour prendre tous les pouvoirs ou tenter de les conserver ad vitam eternam ; tout le moins …le temps de détourner à pleines brassées et d’accumuler des sommes énormes assurant des lendemains sans nulle préoccupation d’argent.

Ne prenons pas Ismaïl Bobard pour plus ignare qu’il ne l’est.

Le « pouvoir sans foi ni loi » tout cela il l’a compris bien avant le 27 juin 1977 et s’y est préparé dans l’ombre de Gouled tout en fomentant de faux complots et en faisant éliminer un à un tous ceux qui pouvaient potentiellement le gêner dans cette lente ascension vers la magistrature suprême.

L’homme ne s’est pas bonifié avec le temps et n’a donc pas dérogé à cette maxime pour le moins cynique et anti républicaine qui veut que « Tous les moyens sont bons en politique, à la seule condition qu’ils soient efficaces ».

Une opposition qui navigue dans le brouillard, au grand désespoir des Djiboutiens et des Djiboutiennes.

La plus grande erreur de l’opposition fut et demeure encore hélas aujourd’hui sa sempiternelle division face à la tyrannie.

Cette opposition là est devenue « l’Ecole de la patience et des palabres infructueuses ».

Episodiquement elle laisse à penser qu’elle pourrait s’unir, donc gagner tout à la fois en force donc en crédibilité sur le plan international, mais les « choses en restent là » et elle continue de servir ainsi les intérêts d’Ismaïl Bobard.

Ce morcellement et cette fragilisation de l’opposition, Ismaïl Omar Guelleh les voulues et savamment entretenues …des deux mains et à coups de millions de FD …alors que les diverses tendances de cette opposition politique à son régime n’ont de cesse de passer leur temps en disputes inutiles.

Querelles entrecoupées de palabres stériles, au cours desquelles les ambitions personnelles, des uns et des autres, prennent systématiquement le pas sur l’intérêt des Djiboutiens et des Djiboutiennes.

Tout ceci revient à dire que le terme d’opposition au régime d’Ismaïl Omar Guelleh ne souffle pas dans le bon sens et suscite à lui seul bien des controverses : par conséquent d’épiloguer – tout le moins – sur deux traits de caractère de son Excellentissime Sérénité le « monarque bananier ».

La « mauvaise foi » et « l’achat de conscience ».

L’homme de Dire Dawa qui s’est autoproclamé par deux fois à la présidence de la République de Djibouti (avec des soutiens extérieurs appuyant ce spécialiste du bâton plutôt que favoriser une tentative d’ouverture à la démocratie) révèle ses artifices et sa ruse en achetant financièrement, ça et là, quelques consciences au sein d’une partie de la supposée opposition.

Opposition d’opérette qu’il fait entretenir quotidiennement par la délivrance de drogues et de khat…par ses ambassades interposées et à Djibouti même par le « frangin », le cousin …etc

Comment s’étonner alors que ces quelques « collabos opportunistes » -faussement opposants qui se présenteront demain en libérateurs du pays… – soient dans les faits démontrés les principaux adversaires et contradicteurs de toute initiative susceptible de favoriser l’Union de l’opposition djiboutienne et y entretiennent en son sein bien des discordes en trompant leurs propres adhérents.

Querelles sous la houlette d’un Ismaïl Omar Guelleh passé maître en matière de chantage et d’orchestration des conflits qu’il fait fomenter…suivant l’intérêt du moment et minimisant ainsi la force de la véritable opposition qu’il tente d’étouffer ; là encore, par tous les moyens et avec l’argent que lui procurent les aides internationales pourtant destinées à d’autres fins mais dont nul ne contrôle la « bonne utilisation » et n’impose une « obligation de résultat ».

Une opposition méprisée et sans droits républicains dans un régime à la dérive

IOG sait parfaitement invectiver et narguer ses véritables adversaires pouvant même aller jusqu’au mépris ouvert de l’opposition qu’il tente de ridiculiser.

Il sait ramer dans le sens de ses seuls intérêts, maîtriser ses amis de circonstance et ses adversaires ; il connaît quasi parfaitement celles et ceux qui l’accompagnent mais aussi ceux et celle qui au sein du pouvoir nourrissent des ambitions démesurées et pourraient avoir, un jour prochain, quelques visées sur son trône… il est vrai chancelant et vermoulu depuis 1999.

Il a pleinement conscience que son régime est aujourd’hui usé par toutes les corruptions et miné de l’intérieur par toutes les incompétences récurrentes et entretenues à haut niveau de responsabilités.

Son pouvoir s’est lentement disséminé, depuis 1999, entre de nombreux sous-dictateurs ignares, anonymes et irresponsables qu’il a nommés et dont la tyrannie et l’ampleur de leur corruption sont telles qu’elles deviennent insupportables pour les Djiboutiens et les Djiboutiennes.

Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour ce peuple le plus sacré et les plus indispensable des devoirs ». Maximilien Robespierre.

Les populations djiboutiennes sont ainsi contraintes à prendre, à plus ou moins court terme, la seule voie ouverte qui leur reste encore et qui est l’accès de la fureur populaire de la vérité trop longtemps étouffée et bafouée ; c’est-à-dire le chemin de l’insurrection.

Ismaïl Omar a commis l’erreur de se penser « intouchable » et « indéboulonnable » mais il savait aussi qu’un jour ou l’autre la future justice de la nouvelle république viendrait lui demander des comptes ; preuves en mains.

Pour tenter de repousser cette échéance, il fait actuellement préparer une manipulation de la Constitution, réaffirmant ainsi ouvertement et à la face des démocraties occidentales, qu’il n’est pas prêt à céder le pouvoir alors que, parallèlement, la prudence qui était de rigueur et qu’affichait l’Union Européenne commence à se fissurer.

Comment l’UE pourrait-elle continuer de financer un état tyrannique et sanguinaire qui utilise majeure partie des aides internationales pour entretenir et pérenniser tous ses actes odieux voire barbares ?

En attendant, les violences et mesures d’intimidations ébranlent l’Etat djiboutien en réponse aux manifestations justifiées – notamment de la jeunesse et des étudiants – dans la capitale.

On est jamais aussi seul et aussi dangereux pour la tyrannie lorsque l’on est sans espoir et le ventre vide.

Lorsque, comme la jeunesse djiboutienne, on n’a plus d’espoir de pouvoir espérer encore et rompre le cercle infernal, alors vient le temps de la révolte sans limite ; une lutte sans merci car il ne reste plus rien. La fierté, condition sine qua none de survie d’une collectivité, n’y suffisant plus, c’est alors la porte ouverte à tous les excès, souvent dans un marasme et dont nul ne peut en connaître tous les effets dévastateurs.

Si ce fut un grand art pour Ismaïl Omar Guelleh que de vendre du vent, et que cela, durant autant d’années, ne dit-on pas
« qui sème le vent de tous les mensonges, de toutes les corruptions, du total irrespect pour l’humain et des haines entretenues récoltera un jour la tempête……… ».

Espérons que ce jour là, l’opposition aura réussi à s’unir afin de donner une autre image de ce qu’elle est. Faute de quoi, Djibouti en temps qu’état pourrait être rayé de la carte.

10/05/09 (B498) Nouvelles de somalie …. (4 articles en Anglais)

___________________________ 4 – Medeshi (En Anglais)

Un nouveau rapport publié par Enough Project du Centre américain pour le progrés, signale que la Somalie doit affronter des difficultés plus graves que la seule piraterie. // Somalia Faces Problems More Critical than Piracy, says New Report

By Joe DeCapua Washington D.C

A new report makes recommendations on what the international community should do to help bring peace to Somalia. Beyond Piracy: Next Steps to Stabilize Somalia is published by the Enough Project, part of Center for American Progress in Washington.

The report finds piracy to be the « lowest order of threat » to Somalia, the region and the United States. Davidson College political science professor Ken Menkhaus is one of the authors.

« It’s clearly a second order threat compared to the main security issue in Somalia, which is the state of the Transitional Federal Government (TFG) and the status of the Shabaab insurgency and the growing al-Qaida presence in support of Shabaab. That’s really of much greater long-term importance both to the Somalis, to the United States and to the region than piracy is, » he says.

Menkhaus says the piracy problem should be addressed, but adds, « If it’s privileged in US policy or global policy, it could come at a cost of a more coherent strategy toward that first order threat, which is the increased al-Qaida activities and Shabaab’s continued strength in southern Somalia. »

The ENOUGH Project report makes a number of recommendations to improve security, such as supporting local efforts.

« The Somalis can do that. They have done that… It’s important not to address the security needs of the Transitional Federal Government as something that has to become a ward of the international community. The international community can provide support, but this has to be locally owned and it has to be primarily locally funded if it’s going to work, » he says.

With al-Qaida and al Shabaab are on the US terrorist list, how does the United States address that issue in Somalia?

Menkhaus says, « I think the key here is how we define Shabaab. Shabaab is not an organization in which you are a hard and fast member. This is more of a Somali dynamic where there are concentric circles of affiliation. And I think some flexibility on the part of the United States and other external actors as to how a terrorist organization and how individuals are defined is very important. »

Change in affiliation and loyalties can happen among the various groups in Somalia. Menkhaus says, « There are lots and lots of people who have re-hatted themselves in Somalia in various ways, including Shabaab (members), who in fact are not indoctrinated into hardcore jihadist ideologies. They can be brought into this broader Transitional Federal Government. They should be. »

He agrees with the current approach of the TFG to reach out to the many different groups in Somalia. But he says there should be certain conditions if they join with the TFG.

« They obviously cannot be making the territorial claims on neighbors. They have to respect the security of neighboring states and not be interested in harboring foreign al-Qaida terrorists, » he says.

The report also calls for an end to impunity by supporting Somali efforts to seek justice for war crimes.

« War crimes in Somalia have been a plague for 20 years. The past two years have been especially brutal. And of course there are many potentially culpable parties to that, including the old transitional federal government, including the insurgents, including the Ethiopian occupying forces…that all has to be looked at. Ultimately, the dispensation of war criminals is a matter for the Somali people to decide, » he says.

The report recommends international support for Somali efforts at transition and good governance. Menkhaus says, « This is one of the things that the international community in general can do and has to do in a supporting role in Somalia. Transitions are very difficult things to achieve. We have a lot of experience internationally with transitional governments from Congo to a host of other places. And we can bring that expertise to the Somalis. »

He says Somalis must remember the « principle task » of the TFG is to, among other things, write a new constitution to ensure Somalia has a legitimate government.

___________________________ 3 – Shabelle (En Anglais)

Des religieux somaliens condamnent les récents combats dans Mogadiscio. // Somali clerics condemn the fighting in Mogadishu

The Somali cleric’s association has condemned Saturday the fighting which started in Mogadishu on Thursday.

The chairman of the Somali clerics Sheik Bashir Ahmed Salad described the wars that restarted in Mogadishu as unfortunate.

The clerics have met in Gurgurte hotel in Mogadishu on Saturday and said that they sent committee to the government and the Islamist rebels to negotiate with them.

Sheik Bashir said they agreed with Hizbul Islam to stop the hostility and work for the interest of the people.

Sheik Bashir has also talked about accusations from al-Shabab which accused the clerics

That they were partial, but Sheik Bashir said that they are working for the peace and the interest of the people.

___________________________ 2 – Shabelle (En Anglais)

Un tribunal islamique du Port de Kismayo a condamné un homme, accusé de vol dans une maison, à avoir la main droite coupée. // Islamists say they cut off thief’s hand

A court in the port of Kismayu which Islamists control has sentenced a man to be his right hand cut off, witnesses and officials said on Saturday.

Mohamed Omar Ismail, was accused of stealing clothes, bags, and furniture from a house in Kismayo.

Hundreds of people came to a park in the centre of the town where the man’s hand was cut off.

He is the second man that the court in Kismayu sentenced to cut his hand off.

___________________________ 1 – Shabelle (En Anglais)

Le Cheikh Ali Med Hussein des milices islamiques Al Shebaab dénonce les religieux somaliens qui ont refusé de se rendre dans les zones de Mogadiscio qui sont controllées par son groupe. // Al-shabab denounces Somali clerics

Sheik Ali Mohamed Hussein, an agent for the Islamic organization of Al-shabab in Banadir region has denounced the Somali clerics on Saturday that they sought refuge from what he described “the enemy of the people”.

Sheik Ali accused the Somali clerics for not coming the Mujahidin (Islamist fighters) controlled areas in the Somali capital Mogadishu saying that they are in the areas of what he called the enemy adding that the clerics made security guards for the troops against the Islamists.

The agent also accused the Somali clerics for not advising the people who are in the areas of the Islamist forces pointing out that it will not be good for them if they do not halt that.

No comment has come out from the Somali clerics so far and the statement of Al-shabab group comes as the Somali clerics were meeting with the rival sides of the Somalis recently in the Somali capital Mogadishu.

10/05/09 (B498) Nouvelles de somalie …. Dramatique regain de violence à Mogadiscio en particulier. (7 articles en Français et en Anglais)

___________________________ 7 – Le Parisien avec AFP

Somalie : un obus de mortier tue 14 personnes

Un obus de mortier a tué 14 personnes dimanche, en plein centre de Mogadiscio (Somalie). Le drame s’est produit à la porte d’une mosquée. Dix autres personnes ont été blessées. «J’étais dans la mosquée quand j’ai entendu l’explosion et j’ai vu des éclats voler partout, tuant de nombreuses personnes», témoigne un fidèle, Mumin Haji Yusuf.

Une attaque qui fait suite aux combats entre des islamistes modérés et des groupes islamistes radicaux. Plusieurs attaques du même genre s’étaient déjà produites tout au long du week-end faisant 21 morts. «Nous avons pris le contrôle des zones où nous avons combattu contre les ennemis d’Allah», a assuré Sheikh Ali Mahmoud, responsable de Mogadiscio pour les insurgés islamistes radicaux.

Le ministre de l’Information Farhan Mohamoud a pour sa part déclaré que les insurgés n’avaient «pris aucune position aux forces gouvernementales».

Mogadiscio, une capitale en ruines

La Somalie est en proie à l’anarchie et à la guerre civile depuis la chute du président Mohamed Siad Barre 1991.

300.000 à 500.000 Somaliens ont été tués, en très grande majorité des civils, dans les combats entre milices rivales. Des centaines de milliers d’autres ont pris le chemin de l’exil, vers les pays voisins, ou à l’intérieur du pays. Siégeant dans une capitale en ruines, Mogadiscio, les institutions de transition – président, gouvernement, Parlement – n’exercent leur autorité que sur une petite partie du territoire et sont la cible régulière d’attaques des radicaux.

___________________________ 6 – AFP

Somalie: 14 morts dans une mosquée, la violence monte d’un cran à Mogadiscio

La violence est encore montée d’un cran à Mogadiscio, où au moins 14 personnes ont été tuées dimanche dans une mosquée par un obus de mortier, portant à 39 le nombre de victimes en quatre jours dans des affrontements qui touchent de plein fouet les populations civiles.

« L’obus de mortier est tombé à la porte de la mosquée. J’ai compté qu’environ 14 personnes avaient été tuées sur le coup et 10 blessées », a indiqué à l’AFP Hassan Abdifatah, un fidèle présent au moment des faits.

Plusieurs autres témoins ont confirmé l’attaque, survenue alors que la mosquée se remplissait pour la prière de l’après-midi.

« J’étais dans la mosquée quand j’ai entendu l’explosion et j’ai vu voler des éclats partout, tuant de nombreuses personnes », a indiqué un autre fidèle, Mumin Haji Yusuf, précisant avoir vu « du sang et des morceaux de corps humains un peu partout ».

Au moins quatre autres personnes avaient été tuées jeudi et des dizaines blessées dans des combats entre des islamistes modérés soutenant le gouvernement somalien et des groupes islamistes radicaux.

Après une courte pause vendredi, les affrontements avaient redoublé de violence ce week-end, faisant déjà au moins 21 morts.

Depuis deux jours, chaque camp utilise batteries anti-aériennes, artillerie lourde et armes automatiques pour consolider ses positions dans une capitale dévastée par 18 années de guerre civile et d’anarchie.

« Nous avons pris le contrôle des zones où nous avons combattu contre les ennemis d’Allah », a assuré Sheikh Ali Mohamed, responsable de Mogadiscio pour les insurgés islamistes radicaux des shebab, en affirmant contrôler le stade, le bâtiment du ministère de la Défense et une avenue du sud de la capitale.

Trois journalistes locaux revenant d’une conférence de presse du chef shebab ont été blessés.

Le ministre de l’Information, Farhan Mohamoud, a pour sa part déclaré que les insurgés n’avaient « pris aucune position aux forces gouvernementales ».

« Cette guerre est menée par des combattants étrangers qui veulent prendre le contrôle de la Somalie. Ils mènent des attaques frontales sur les positions du gouvernement, afin de le renverser », a-t-il ajouté.

Mardi dernier, un soldat burundais de la force de paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom), aujourd’hui la seule force étrangère présente en Somalie, avait été tué par des insurgés.

Ces combats ont provoqué un nouvel exode de milliers d’habitants, épuisés de fuir d’incessants combats, et portant leurs bagages sur la tête ou attachés derrière le dos, a constaté un correspondant de l’AFP.

Quelque 200 personnes ont été blessées, selon des témoins et des sources médicales et policières.

La Somalie est en proie à la guerre civile depuis la chute du président Mohamed Siad Barre, en 1991.

De 300.000 à 500.000 Somaliens ont été tués, en très grande majorité des civils, dans les combats entre milices rivales. Des centaines de milliers d’autres ont pris le chemin de l’exil, vers les pays voisins ou à l’intérieur du pays.

Siégeant dans une capitale en ruines, Mogadiscio, les institutions de transition – président, gouvernement, Parlement – n’exercent leur autorité que sur une petite partie du territoire et sont la cible régulière d’attaques des insurgés.

Après l’élection du nouveau président en janvier, certains combattants islamistes ont rejoint son administration pour former des unités mixtes avec les troupes du gouvernement de transition qu’il dirige désormais.

Mais les islamistes radicaux ont refusé de déposer les armes.


___________________________ 5 – France 24 avec Reuters

Trois jours d’affrontements entre groupes islamiques rivaux ont fait plus de 65 morts et 190 blessés à Mogadiscio, la capitale somalienne, a-t-on appris dimanche de sources hospitalères. Dimanche après-midi, un tir de mortier a tué une quinzaine de fidèles rassemblés pour la prière dans une mosquée de la ville, ont rapporté des témoins.

Le cheikh Mohamed Ibrahim Bilal, l’un des dirigeants du groupe islamiste Chabaab (Jeunesse), a affirmé que ses hommes avaient tué de nombreux soldats gouvernementaux et leurs alliés dans le nord de la ville.

« Les rues sont jonchées de cadavres », a-t-il dit. « Nous contrôlons le nord de Mogadiscio, nous avons pris cinq positions clés, notamment le stade de football. »

Les combattants d’Al Chabaab et les miliciens fidèles au gouvernement du président, le cheikh Charif Ahmed, un islamiste modéré, s’affrontent à l’arme lourde depuis jeudi dans la capitale.

Un « ancien » a rapporté que des étrangers participaient aux combats. « Il y a partout des Arabes barbus », a précisé Osman Ali.

En avril, le Parlement somalien a adopté un projet de loi sur l’application de la « charia » (loi coranique) dans ce pays de la Corne de l’Afrique en proie à l’anarchie depuis près de 20 ans, mesure visant à couper l’herbe sous les pieds des rebelles d’Al Chabaab.

Le président Charif Ahmed, élu en janvier au terme d’un processus de réconciliation engagé sous l’égide de l’Onu, cherche à rétablir la stabilité du pays mais ses efforts de conciliation avec les hommes d’Al Chabaab sont restés vains.

____________________________ 4 – AFP

Somalie: 14 nouveaux morts dans des combats à Mogadiscio

Des combats entre des islamistes modérés soutenant le gouvernement somalien et des groupes islamistes radicaux ont fait au moins 14 morts supplémentaires, portant à 21 décès le bilan des violences du week-end à Mogadiscio, ont rapporté dimanche des témoins et des responsables.

Les combats avaient éclaté samedi entre la milice islamiste du groupe Hizb al-Islamiya et les forces islamistes pro-gouvernementales, tuant dans un premier temps sept civils dans le nord de la capitale somalienne.

Au cours de la nuit, les affrontements se sont intensifiés et étendus à d’autres quartiers de Mogadiscio, impliquant d’autres groupes radicaux opposés au gouvernement du président Sharif Sheikh Ahmed, un islamiste considéré comme modéré.

Ils se poursuivaient dimanche à la mi-journée et ont fait au moins 14 morts supplémentaires, dont un responsable des services de sécurité gouvernementaux, ses deux gardes du corps et six civils, tués dans le district de Wardhigley, dans le sud de la ville, ont affirmé la police et des témoins.

Plusieurs dizaines de personnes ont en outre été blessées, selon des sources policières et hospitalières.

Le cadavre d’un civil gisait dans une rue proche du stade de Mogadiscio, a constaté un correspondant de l’AFP qui a également vu plusieurs milliers de personnes fuir les quartiers touchés par les combats, où de nombreux habitants étaient toujours pris au piège.

Les insurgés islamistes radicaux ont intensifié ces derniers jours leurs attaques contre des cibles gouvernementales dans la capitale de ce pays en proie à l’anarchie et à la guerre civile depuis 1991.

Après l’élection du nouveau président en janvier, certains combattants islamistes ont rejoint son administration, qui ne contrôle qu’une partie du territoire somalien, pour former des unités mixtes avec les troupes du gouvernement de transition qu’il dirige désormais.

Mais les islamistes radicaux ont refusé de déposer les armes.

_______________ 3 – All Africa (En Anglais) avec Garowe

Le Président somalien accepte un « cessez-le-feu ». 15 morts et plus de 50 blessés. // Somalia: President ‘Accepts Ceasefire’, Death Toll Hits 15

Somalia’s interim president, Sheikh Sharif Ahmed, has accepted a ceasefire proposed by the Islamic mediation committee, Radio Garowe reports.

Sheikh Bashir Ahmed Salad, who chairs the mediation committee composed of Islamic scholars, told reporters in the capital Mogadishu Friday that the Somali leader had accepted the ceasefire proposal during talks at the Villa Somalia presidential compound.

« We asked the government leaders for a ceasefire, in order to find a peaceful solution to the renewed fighting in Mogadishu, » Sheikh Bashir told reporters Thursday evening.

He noted that the Islamic mediation committee dispatched the same message to the armed opposition, « but there is no response yet. »

Sheikh Bashir said the government leaders « accepted to immediately stop the fighting, to avoid any action that can lead to war and to avoid using the media for propaganda that could lead to instability. »

Further, he condemned the renewed violence in Mogadishu, where pro-government Islamist militias and anti-government Islamist militias fought yesterday.

15 killed, 50 wounded

The death toll from Friday’s fighting has hit at least 15, with medical sources saying more than 50 people were wounded during heavy battles among the Islamist militias. READ: Notorious ex-warlord meets Somali president, 5 killed in fighting

Islamic Courts spokesman Sheikh Abdirahim Isse Addow claimed that the pro-government faction killed eight members of Al Shabaab, a group of Islamist hardliners who have rejected to recognize President Sheikh Sharif’s U.N.-backed interim government.

« Our forces captured two armed trucks, » Addow claimed.

There was no comment from the Al Shabaab faction, but sources in Mogadishu said Al Shabaab fighters targeted again Thursday night in Hodan district after fighting earlier during the day.

Medical sources at Daynile and Medina hospitals said upwards of 50 wounded persons were admitted since the fighting erupted in Mogadishu yesterday.

Fighting condemned

Somali human rights group Elman has expressed its opposition to the new round of violence in Mogadishu, with Elman deputy chairman Ali « Fadhaa » Sheikh Yasin telling reporters that the « factions are not fighting for the people’s interest. »

« The people want peace not war. It is surprising to reward the people who supported the Islamists’ rise yesterday with more war, » Mr. Ali Fadhaa told reporters Friday.

He indicated that « most of yesterday’s victims were civilians, » while underlining that the violence represents a clear violation of human rights and Islamic law.

The Elman human rights group called on all factions to immediately stop the fighting and to « have mercy for the suffering masses. »

Somalia has been mired in armed conflict since the outbreak of civil war in 1991. President Sheikh Sharif’s new government, which came to power in January, is the international community’s 15th attempt to restore order in Mogadishu.

____________________________ 2 – Shabelle (En Anglais)

Des notables du cla Hira appellent les deux partis opposés à cesser le feu à Mogadiscio. // Hiran elders call for the warring sides in Mogadishu to halt the fighting

Haji Mohamud Ahmed Hoshow known as (Korantale), a chairman of the traditional elders in Hiran region has Sunday called for the warring sides in the Somali capital Mogadishu to halt the fighting.

The chairman said that they are very sorry about the fighting between the Islamist insurgents and requested from both warring sides to halt the fighting quickly adding that it is not right time to fight the Somali Islamists insurgents.

“I was one of those who were calling to fight with Ethiopian troops as they were in the country. I was also one of those who were fighting with the Ethiopians. But now On be half of the representatives of the traditional elders in Hiran region, I am calling for the Somali Islamist forces to halt the fighting as soon as possible,” Mr. Hashow said.

The statement of Hiran traditional elders’ chairman Mohamud Ahmed Hoshow comes as many parts of the Somali people called for the warring groups earlier to halt the fighting continuing in Mogadishu as soon as possible.

____________________________ 1 – Shabelle (En Anglais)

De violents combats à Mogadiscio pour la 4ème journée consécutive. // Heavy fighting is underway in Mogadishu for the fourth day

At least ten people were killed and more than thirty others were injured in heavy fighting between pro government Islamic Courts forces and Islamist rebels in Mogadishu, witnesses said on Sunday.

“At least 4 people of one family died and 5 others were injured after a mortar landed near Sinai intersection in Wardhigley district this morning,” witnesses told Shabelle radio

Most areas where the heavy fighting continuing is parts of Wardhigley district in Mogadishu especially around the police station where forces loyal to Hisbul Islam (Islamic party) are present and reports say that fighting broke out in that district started after explosions targeted to a vehicle belonged by a Somali MP who is pro government Islamic Courts which was traveling near the police station killing two and injuring three others.

Resident told Shabelle that another mortar landed in outside a house near Ged-jacel neighborhood in Mogadishu killing a woman and injuring 3 others there.

Ali Muse, one of the emergence ambulances officials said that they rushed more than 30 injured people to the hospitals adding that they took those people from different neighborhoods in the areas of the fighting in Mogadishu.

The intensifying fighting comes as many of the parts of the population calling for the warring sides to stop the fighting and talk together to end the conflicts.

10/05/09 (B498) Slate.fr / L’aide étrangère détruit l’Afrique

L’aide étrangère fait partie du problème africain…au même titre que la corruption.

Entre 2002 et 2008, la croissance de l’Afrique sub-saharienne a repris, soutenue comme la plus grande partie de la planète par la flambée des matières premières et les investissements chinois. C’est ainsi que s’est achevée l’une des ères les plus consternantes de l’histoire récente du continent, une période qui a duré toute une génération et pendant laquelle la plupart des pays de cette région ont connu une chute de leurs revenus par habitant, parfois à des niveaux que l’on n’avait plus vus depuis la fin du colonialisme.

Ce redressement signifie pour les Africains que de nouvelles opportunités sont envisageables, mais l’incroyable chute des cours des matières premières de l’an dernier, conséquence de la récession mondiale, laisse deviner la fragilité de cette transformation. Il n’apparaît pas non plus que le moindre virage politique ait été pris. Les années de croissance ont vu le déchaînement d’une guerre épouvantable en République Démocratique du Congo, qui a fait plus de 5 millions de victimes, d’un autre conflit, plus circonscrit mais tout aussi dévastateur, dans le nord de l’Ouganda, ainsi qu’une catastrophe humanitaire au Darfour et la continuelle tragédie du Zimbabwe de Robert Mugabe.

En Occident, les causes des échecs du développement africain et leurs remèdes ont surtout fait l’objet de débats entre hommes blancs, comme Jeffrey Sachs et William Easterly, respectivement défenseur et ennemi de l’aide extérieure massive. Sachs s’est assuré le soutien de célébrités comme Bob Geldorf, Bono et Angelina Jolie. Il est donc rafraîchissant de disposer d’une analyse nouvelle par deux femmes africaines, la Kenyane Wangari Maathai et la Zambienne Dambisa Moyo.

Elles ne sont pas du tout faites du même bois. Maathai, députée qui a perdu son siège lors des élections parlementaires de 2007, a reçu le prix Nobel de la Paix en 2004 pour son opposition au régime de l’ancien président kenyan Daniel Arap Moi, et pour son militantisme écologique dans le cadre de la fondation du mouvement populaire Greenbelt Movement. Son courage n’est plus à démontrer: d’origine kikuyu elle-même, elle n’a pas hésité à demander un recompte des voix quand un autre Kikuyu, Mwai Kibaki, a tenté d’usurper les élections présidentielles de 2007 et a déclenché une escalade mortelle des violences ethniques. Moyo, quant à elle, a quitté la Zambie pour fréquenter l’université aux États-Unis, et après avoir été diplômée d’Oxford et d’Harvard, est partie travailler à la Banque mondiale et chez Goldman Sachs.

À l’instar de leurs personnalités, leurs livres semblent assez éloignés l’un de l’autre. Dans The Challenge for Africa, Maathai propose une série de conclusions diffuses. Elle avance qu’il n’existe pas de compatibilité naturelle entre croissance économique et protection environnementale, et que les gouvernements africains doivent poursuivre les deux. Elle reproche au colonialisme occidental d’avoir dévalué l’identité et la culture africaines, mais reproche aussi aux Africains leur attachement sanglant à des «micro-nations» fracturées. Elle critique la dépendance à l’aide humanitaire et n’élève pourtant pas d’objection virulente au programme Sachs-Bono visant à renforcer l’aide au développement par l’Occident. Elle pense que le changement devra naître de l’activisme populaire et que les Africains doivent suivre leurs propres traditions.

Le livre de Moyo, Dead Aid, transmet quant à lui un message très simple: l’aide extérieure au développement est à la source du sous-développement de l’Afrique et doit être stoppée rapidement et totalement si le continent veut progresser. Dambisa Moyo est en faveur du développement du secteur privé, même s’il vient de Chine, et fulmine contre le protectionnisme agricole du Nord qui empêche le commerce de devenir un moteur de croissance. De toute évidence, son ouvrage va interpeller un public radicalement différent de celui qui a attribué le prix Nobel de la Paix à Maathai. Maathai et Moyo semblent prendre le chemin d’une confrontation polarisée de style Sachs-Easterly sur les approches du développement.

Mais la vérité est que ces livres ont davantage en commun que ce que leurs auteurs veulent bien admettre. Les deux femmes considèrent que le problème fondamental de l’Afrique sub-saharienne n’est pas celui des ressources, humaines ou naturelles, ni un problème de géographie, mais plutôt de mauvaise gouvernance. Beaucoup trop de régimes africains sont devenus des machines à népotisme dans lesquelles le pouvoir politique est recherché par des «hommes forts« dans le seul but de s’enrichir -richesses qui sont ensuite canalisées vers le réseau de partisans qui ont aidé un leader particulier à monter au pouvoir, ou vers le proverbial compte en Suisse. Le concept de bien public est inexistant; la politique est devenue une lutte à somme nulle, visant à s’approprier l’État et tout ce qu’il peut permettre de contrôler.

Tous les autres problèmes de la région dérivent de cette dynamique destructrice. Les ressources naturelles, qu’il s’agisse de diamants, de pétrole ou de bois, se sont rapidement changées en malédiction en faisant monter les enjeux de la lutte politique. L’ethnicité et la tribu, les constructions sociales d’origine historique parfois douteuse, ont été exploitées par des leaders politiques dans leurs quêtes de pouvoir. L’avènement de la démocratie n’a pas changé les objectifs de la politique mais simplement modifié la méthode de lutte. C’est la seule explication à un phénomène comme celui du Nigeria, pays qui a touché quelque 300 milliards de dollars grâce au pétrole sur une génération, tout en voyant son revenu par habitant décliner sur la même période.

La question est la suivante si de mauvaises politiques sont au cœur du problème de développement de l’Afrique, comment la situation en est-elle arrivée là, et comment la région peut-elle évoluer dans une autre direction ? Ici, les deux auteurs ont naturellement des opinions radicalement différentes. Dambisa Moyo étaye de preuves sa longue mise en accusation de l’aide étrangère comme source de mauvaise gouvernance.

Elle souligne que pendant la Guerre froide, l’aide était octroyée sans distinction à des dirigeants comme Mobutu Sese Seko du Zaïre, qui envoya sa fille à un mariage à bord du Concorde au moment où les donateurs occidentaux acceptaient de rééchelonner les échéances d’un prêt. Sans la disponibilité continue des prêts concessionnels, explique-t-elle, les pays africains seraient obligés de se reprendre en main et de satisfaire aux standards de gouvernance internationaux afin de pouvoir accéder aux marchés obligataires mondiaux.

Ce point de vue est tout à fait défendable. Dans le passé, l’aide étrangère a tout simplement alimenté la machine du népotisme et contribué à maintenir au pouvoir des dirigeants corrompus dans des pays comme la Somalie et la Guinée-Équatoriale. Les gouvernements africains, dont beaucoup reçoivent plus de 50% de leurs budgets nationaux de donateurs internationaux, doivent des comptes non à leurs peuples mais à divers niveaux d’étrangers, contradictoires et aux intérêts entremêlés. Même des interventions en apparence salutaires, comme l’aide humanitaire sous forme de nourriture, peuvent réduire la valeur des produits des agriculteurs locaux ou être utilisées comme un moyen de consolider la base ethnique de certains politiciens.

Mais l’argument de Moyo, selon lequel l’Afrique bénéficierait d’une bonne gouvernance sans les flux d’aide, repousse les limites de la crédulité. Les racines du malaise africain remontent bien plus loin qu’au régime d’aide extérieure post-indépendance. Contrairement à l’Asie de l’Est avant sa rencontre avec le colonialisme, plus de la moitié de l’Afrique sub-saharienne n’était pas gouvernée par une structure d’États à l’époque de la ruée européenne qui a débuté dans les années 1870. Les Européens ont mis en place des institutions coloniales au rabais, cherchant à gouverner de grandes portions de territoires à l’aide de squelettes d’administrations.

L’homme fort de la politique africaine contemporaine est, sous de nombreux aspects, une création coloniale, car les Européens ont voulu diriger indirectement en donnant le pouvoir à une série de dictateurs locaux chargés de mettre leurs programmes à exécution. Enfin, le colonialisme a imposé un ensemble de frontières irrationnelles aux colonies. Le Sud du Soudan a livré une guerre civile de trente ans au régime de Khartoum simplement parce qu’un administrateur britannique du Caire, mort depuis longtemps, n’avait pas voulu froisser l’Égypte en le donnant à l’Ouganda, où sa place se trouvait plus naturellement.

La condamnation en bloc par Moyo de l’aide étrangère manque aussi de faire une distinction entre, disons, l’aide militaire apportée au Zaïre pendant la Guerre froide, et les traitements anti-rétroviraux dispensés par le Fonds Mondial ou PEPFARS (le President’s Emergency Plan for AIDS Relief, programme de lutte contre le sida, lancé par l’administration Bush), qu’elle n’évoque presque jamais dans son ouvrage.

Le fait est que le secteur de l’aide a tiré quelques enseignements, particulièrement depuis la fin de la Guerre froide. Les dictateurs reçoivent moins de chèques en blanc, et davantage de secours sont attribués à des domaines comme la santé publique, avec des résultats mesurables. Si, comme elle le suggère, l’aide devait s’arrêter, un grand nombre d’Africains mourraient prématurément. D’autres programmes, comme le Millennium Challenge Account, créé en 2004 par l’administration Bush, visent une meilleure gouvernance et la lutte contre la corruption. Ils peuvent ne pas suffire à amender la politique africaine, mais on ne peut guère leur reprocher de contribuer au problème de fond.

Si mettre un terme à l’aide extérieure ne guérit pas l’Afrique, le Challenge for Africa de Maathai présente-t-il une meilleure alternative? Un activisme populaire peut stimuler les solutions locales et mettre la pression sur les gouvernements pour qu’ils obtiennent de meilleurs résultats. Mais la société civile est en définitive un complément d’institutions fortes, et non un substitut.

Vers la fin de son livre, Maathai souligne la nécessité d’un leadership visionnaire et d’une construction de la nation qui viendrait de son centre, comme l’avait fait Julius Nyerere en tissant ensemble les multiples groupes ethniques et linguistiques de Tanzanie par l’utilisation du kiswahili comme langue nationale. Mais les projets historiques de construction des nations ont souvent nécessité des remèdes plus forts qu’elle ou que la plupart des autres Africains contemporains ne sont prêts à envisager, notamment des modifications de frontières et l’incorporation parfois forcée de «micro-nations» dans des ensembles plus vastes.

Si aucun de ces livres ne fournit de solution entièrement satisfaisante, les deux se concentrent sur le vrai nœud du problème: le niveau de développement politique de l’Afrique sub-saharienne. Dans ce domaine, les solutions devront provenir de l’intérieur même de la région. Le fait que la discussion passe de ce que le monde extérieur doit à l’Afrique à ce que les Africains se doivent à eux-mêmes est un premier pas en avant.

Francis Fukuyama
Traduit de l’anglais par Bérengère Viennot

10/05/09 (B498) Appel aux lectrices, lecteurs, artistes et responsables politiques pour nous fournir des enregistrements sonores. (ARDHD)

L’engouement des internautes, lectrices et lecteurs du site de l’ARDHD pour les enregistrements sonores est significatif.

Dès la mise en ligne, soit de clips, soit d’enregistrements sonores, le taux de fréquentation journalier est immédiatement multiplié par 3 ou 4.

C’est une réalité qu’il ne faut pas négliger.

Il est probable que nombre de compatriotes rencontrent parfois des difficultés pour lire un texte en Français ou en Anglais. Il leur est plus facile de l’écouter dans leur langue maternelle, mais même aussi en Français.

Par ailleurs les internautes sont très sensibles à la musique et aux chansons qui leur rappellent leur pays.

Ce sont les raisons pour lesquelles, l’équipe de l’ARDHD appelle les responsables des partis politiques, des syndicats ou des associations à lui transmettre des enregistrements sonores qui seront mis en ligne. Elle lance le même appel aux artistes djiboutiens qui souhaitent faire connaître et diffuser leurs dernières oeuvres auprès de la diaspora.

Comme le site s’adresse aussi à des lecteurs uniquement francophones, qu’il s’agisse de chansons, de présentations sonores ou de complaintes, l’équipe de l’ARDHD demande simplement à recevoir un résumé ou une présentation en langue française : il sera diffusé avec l’enregistrement.

10/05/09 (B498) Uguta-Toosa : enregistrement sonore d’Ali Coubba qui explique en langue Afar, les conditions dans lesquelles le parti Uguta-Toosa a vu le jour en France. (à écouter – 30 minutes -)

Enregistrement n°1 en langue afar (Uguta-Toosa)

Cet enregistrement est aussi disponible sur le site Uguta-Toosa : lien

Dans cet enregistrement, Ali Coubba présente les conditions dans lesquelles le parti Uguta-Toosa a vu le jour en France. Il explicite les raisons pour lesquelles ce parti porte un nom en afar et un nom en somali. La promotion des langues nationales ne constitue-t-elle pas un enjeu politique ?

Il met en exergue la politique tribale initiée par Hassan Gouled et incarnée depuis 1999 par son neveu Ismail Omar Guelleh. Depuis trente un ans, cette politique possède deux versants :

  • la marginalisation de la communauté afar avec la complicité de quelques ministres et députés issus de son rang ;
  • l’opération de séduction en direction de la communauté somali, au travers de l’appareil d’Etat mis au service de la dictature.

Cette campagne de communication s’inscrit dans la stratégie politique lancée en 2008 par Uguta-Toosa qui se concentre sur la mobilisation de la population djiboutienne dans le pays. Les cassettes complèteront l’activité d’information et de combat menée déjà par le biais de son journal (censuré par les autorités djiboutiennes) sur le réseau internet : www.uguta.org.

Communication (mai 2009)
Uguta-Toosa (Ali Coubba)

10/05/09 (B498) AFP : Niger: grande manifestation à Niamey contre une nouvelle constitution (* Les Nigériens prennent leur destin en main – Note de l’ARDHD)

Des dizaines de milliers de Nigériens ont manifesté samedi à Niamey contre l’intention du président Mamadou Tandja d’organiser avant la fin de l’année un référendum sur une nouvelle constitution qui lui permettrait de briguer d’autres mandats.

A l’appel du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS), principale formation de l’opposition, les manifestants ont défilé pacifiquement aux cris de « à bas le référendum », « à bas la monarchisation du pouvoir », avant de tenir un meeting devant le Parlement.

La manifestation a reçu le soutien des principales ONG, des étudiants, des syndicats et des partisans de l’ex-Premier ministre Hama Amadou, récemment placé en libération conditionnelle après dix mois d’incarcération pour détournements de fonds présumés.

« (Le Président) Tandja veut une nouvelle constitution pour rester au pouvoir de manière éternelle, nous ne pouvons pas accepter cela », a déclaré le président du PNDS, Mahamadou Issoufou, selon lequel M. Tandja « décide d’instaurer une dictature et une monarchie au Niger » après avoir effectué deux quinquennats.

Le président « a divisé son parti (le MNSD au pouvoir), il veut maintenant dresser les Nigériens les uns contre les autres pour se maintenir au pouvoir, ça suffit, il doit partir », a lancé M. Issoufou.

Le PNDS accuse également le président de fomenter un plan « ubuesque » visant à « suspendre la Constitution ».

« Si le président persiste à rester, nous allons demander au Parlement de le mettre en accusation pour violation de son serment de respecter et de faire respecter la constitution », prévient Djibrilla Ibrahim de la Confédération démocratique des travailleurs du Niger (CDTN, centrale syndicale).

Dans ce cas, le président serait passible de la Haute Cour nationale de justice, a-t-il indiqué.

L’article 36 de la Constitution, qui limite le mandat présidentiel à deux quinquennats consécutifs, « ne peut faire l’objet d’aucune révision » ni par voie de référendum ni par voie parlementaire.

M. Tandja, 70 ans, a été élu en 1999 et réélu en 2004. Il a plusieurs fois promis de se retirer à la fin de son second et dernier quinquennat le 22 décembre 2009.

10/05/09 (B498) Le journal de la Flibuste … (3 articles en Français et en Anglais)

_____________________________ 3 – Ouest-France

Pirates : les thoniers bloqués loin des Seychelles

La flottille des thoniers français et espagnols se trouve coincée entre Madagascar et l’Afriqueà cause des pirates qui opèrent jusqu’aux Seychelles.

« Depuis bientôt quinze jours, on ne pêche plus rien, explique un patron concarnois joint hier par téléphone, les thons sont remontés vers le nord et on ne peut pas les suivre. C’est une catastrophe. Les pirates pullulent de partout. Il y en a dix fois plus que l’an dernier, au moment de l’attaque du Drennec (le 13 septembre 2008). Certains ne savent même plus où ils sont, ni comment rentrer en Somalie. »

Il y a neuf mois, l’attaque du Drennec s’était produite à 420 milles (750 km) de la Somalie. Aujourd’hui « on retrouve des pirates jusqu’à 900 milles (1 600 km) des côtes. »

« Ils prennent les balises »

Pour ce patron pêcheur, qui souhaite garder l’anonymat, il n’est pas question de prendre le risque d’une attaque. « Je devais rejoindre les Seychelles pour réparer mon filet, je vais le mettre sur un cargo et le faire transporter. On ne peut pas remonter, il y a des pirates jusqu’aux Seychelles. »

Jeudi soir, un cargo a croisé une flottille de pirates en sortant de Port Victoria.

Lundi déjà, les garde-côtes avaient capturé onze pirates à 5 nautiques (9 km) des Seychelles (Ouest France de vendredi). Une présence qui inquiète également le monde de la plaisance.

La protection militaire mise en place est jugée inefficace par les pêcheurs. « On sait où sont certains de leurs bateaux puisqu’ils prennent les balises que nous avons sur les épaves artificielles (NDLR : les pécheurs utilisent des épaves artificielles pour rassembler les thons). On voit nos balises se déplacer : c’est qu’elles sont sur un bateau de pirates. Et les militaires ne font rien. L’opération Atalante se concentre sur la protection des convois d’aide alimentaire dans le golf d’Aden. Mais quand ils arrêtent des pirates, ils ne savent pas quoi en faire. »

« Les équipages sont terrorisés. Moi, je ne retourne pas vers les eaux somaliennes, les autres patrons non plus. On ne sait pas ce qu’on va faire, ni où on va aller. Pour nous l’année est finie. La pêche au thon dans l’océan indien, c’est mort ! »

On compte une quarantaine de thoniers français et espagnols en pêche dans les parages de l’Océan indien. Contacté, hier, Jean-Yves L’Abbé, président du syndicat des armateurs thoniers n’a pas souhaité s’exprimer.

Jean-Luc COCHENNEC,
Philippe CHAPLEAU
et Guillaume BOUNIOL.

_____________________________ 2 – AFP

Somalie: libération d’un cargo britannique capturé il y a un mois, d’après une ONG

Les pirates somaliens ont libéré un cargo britannique, opéré par une compagnie italienne avec 15 marins à son bord, qui avait été saisi il y a un mois, a indiqué samedi une organisation kenyane indépendante.

« Il a été libéré aujourd’hui (samedi). La rançon a été payée il y a une semaine », a indiqué Andrew Mwangura, du Programme d’assistance aux marins, sans donner de chiffre.

Le Malaspina Castle avait été saisi près des Seychelles le 6 avril.

Les activités des pirates somaliens connaissent un net regain depuis quelques temps malgré un déploiement massif de puissances navales au large de la Somalie, qui a sombré dans le chaos depuis le début d’une guerre civile en 1991.

_____________________________ 1 – Shabelle (En Anglais) avec AFP

Un navire militaire espagnol a capturé 7 personnes suspectées d’être des pirates, alors qu’ils s’apprêtaient à attaquer un navire marchand, sous pavillon maltais, au large de la côte somalienne. // Spanish navy detains suspected pirates off Somalia

A Spanish navy warship on Thursday captured seven suspected pirates who they said tried to attack a merchant ship off the Somali coast, the Spanish government said.

They intervened in response to a call for help from the Maltese-flagged Anny Petrakis, the defence ministry said.

They sent their helicopter to the scene, at which point the pirates to aborted their attempt to board the merchant ship, said the ministry statement.

The suspects tried to flee but surrendered after the helicopter fired several warning shorts. Spanish marines also confiscated two guns and a grenade launcher.

A Spanish judge on Thursday ordered the defence ministry to bring another seven men detained the previous day to Spain for questioning.

The same navy ship, the Marques de la Ensenada, captured the seven in the Indian Ocean Wednesday after the suspects’ boat capsized as they tried to board the Panamanian-flagged vessel the Nepheli.

The warship is part in European Union anti-pirate patrols in the region.

Last month the Spanish detained nine suspected Somalian pirates believed to have launched a failed attack on an Italian cruise ship. It handed the nine suspects over to the authorities in the Seychelles.