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10/05/09 (B498) Slate.fr / L’aide étrangère détruit l’Afrique

L’aide étrangère fait partie du problème africain…au même titre que la corruption.

Entre 2002 et 2008, la croissance de l’Afrique sub-saharienne a repris, soutenue comme la plus grande partie de la planète par la flambée des matières premières et les investissements chinois. C’est ainsi que s’est achevée l’une des ères les plus consternantes de l’histoire récente du continent, une période qui a duré toute une génération et pendant laquelle la plupart des pays de cette région ont connu une chute de leurs revenus par habitant, parfois à des niveaux que l’on n’avait plus vus depuis la fin du colonialisme.

Ce redressement signifie pour les Africains que de nouvelles opportunités sont envisageables, mais l’incroyable chute des cours des matières premières de l’an dernier, conséquence de la récession mondiale, laisse deviner la fragilité de cette transformation. Il n’apparaît pas non plus que le moindre virage politique ait été pris. Les années de croissance ont vu le déchaînement d’une guerre épouvantable en République Démocratique du Congo, qui a fait plus de 5 millions de victimes, d’un autre conflit, plus circonscrit mais tout aussi dévastateur, dans le nord de l’Ouganda, ainsi qu’une catastrophe humanitaire au Darfour et la continuelle tragédie du Zimbabwe de Robert Mugabe.

En Occident, les causes des échecs du développement africain et leurs remèdes ont surtout fait l’objet de débats entre hommes blancs, comme Jeffrey Sachs et William Easterly, respectivement défenseur et ennemi de l’aide extérieure massive. Sachs s’est assuré le soutien de célébrités comme Bob Geldorf, Bono et Angelina Jolie. Il est donc rafraîchissant de disposer d’une analyse nouvelle par deux femmes africaines, la Kenyane Wangari Maathai et la Zambienne Dambisa Moyo.

Elles ne sont pas du tout faites du même bois. Maathai, députée qui a perdu son siège lors des élections parlementaires de 2007, a reçu le prix Nobel de la Paix en 2004 pour son opposition au régime de l’ancien président kenyan Daniel Arap Moi, et pour son militantisme écologique dans le cadre de la fondation du mouvement populaire Greenbelt Movement. Son courage n’est plus à démontrer: d’origine kikuyu elle-même, elle n’a pas hésité à demander un recompte des voix quand un autre Kikuyu, Mwai Kibaki, a tenté d’usurper les élections présidentielles de 2007 et a déclenché une escalade mortelle des violences ethniques. Moyo, quant à elle, a quitté la Zambie pour fréquenter l’université aux États-Unis, et après avoir été diplômée d’Oxford et d’Harvard, est partie travailler à la Banque mondiale et chez Goldman Sachs.

À l’instar de leurs personnalités, leurs livres semblent assez éloignés l’un de l’autre. Dans The Challenge for Africa, Maathai propose une série de conclusions diffuses. Elle avance qu’il n’existe pas de compatibilité naturelle entre croissance économique et protection environnementale, et que les gouvernements africains doivent poursuivre les deux. Elle reproche au colonialisme occidental d’avoir dévalué l’identité et la culture africaines, mais reproche aussi aux Africains leur attachement sanglant à des «micro-nations» fracturées. Elle critique la dépendance à l’aide humanitaire et n’élève pourtant pas d’objection virulente au programme Sachs-Bono visant à renforcer l’aide au développement par l’Occident. Elle pense que le changement devra naître de l’activisme populaire et que les Africains doivent suivre leurs propres traditions.

Le livre de Moyo, Dead Aid, transmet quant à lui un message très simple: l’aide extérieure au développement est à la source du sous-développement de l’Afrique et doit être stoppée rapidement et totalement si le continent veut progresser. Dambisa Moyo est en faveur du développement du secteur privé, même s’il vient de Chine, et fulmine contre le protectionnisme agricole du Nord qui empêche le commerce de devenir un moteur de croissance. De toute évidence, son ouvrage va interpeller un public radicalement différent de celui qui a attribué le prix Nobel de la Paix à Maathai. Maathai et Moyo semblent prendre le chemin d’une confrontation polarisée de style Sachs-Easterly sur les approches du développement.

Mais la vérité est que ces livres ont davantage en commun que ce que leurs auteurs veulent bien admettre. Les deux femmes considèrent que le problème fondamental de l’Afrique sub-saharienne n’est pas celui des ressources, humaines ou naturelles, ni un problème de géographie, mais plutôt de mauvaise gouvernance. Beaucoup trop de régimes africains sont devenus des machines à népotisme dans lesquelles le pouvoir politique est recherché par des «hommes forts« dans le seul but de s’enrichir -richesses qui sont ensuite canalisées vers le réseau de partisans qui ont aidé un leader particulier à monter au pouvoir, ou vers le proverbial compte en Suisse. Le concept de bien public est inexistant; la politique est devenue une lutte à somme nulle, visant à s’approprier l’État et tout ce qu’il peut permettre de contrôler.

Tous les autres problèmes de la région dérivent de cette dynamique destructrice. Les ressources naturelles, qu’il s’agisse de diamants, de pétrole ou de bois, se sont rapidement changées en malédiction en faisant monter les enjeux de la lutte politique. L’ethnicité et la tribu, les constructions sociales d’origine historique parfois douteuse, ont été exploitées par des leaders politiques dans leurs quêtes de pouvoir. L’avènement de la démocratie n’a pas changé les objectifs de la politique mais simplement modifié la méthode de lutte. C’est la seule explication à un phénomène comme celui du Nigeria, pays qui a touché quelque 300 milliards de dollars grâce au pétrole sur une génération, tout en voyant son revenu par habitant décliner sur la même période.

La question est la suivante si de mauvaises politiques sont au cœur du problème de développement de l’Afrique, comment la situation en est-elle arrivée là, et comment la région peut-elle évoluer dans une autre direction ? Ici, les deux auteurs ont naturellement des opinions radicalement différentes. Dambisa Moyo étaye de preuves sa longue mise en accusation de l’aide étrangère comme source de mauvaise gouvernance.

Elle souligne que pendant la Guerre froide, l’aide était octroyée sans distinction à des dirigeants comme Mobutu Sese Seko du Zaïre, qui envoya sa fille à un mariage à bord du Concorde au moment où les donateurs occidentaux acceptaient de rééchelonner les échéances d’un prêt. Sans la disponibilité continue des prêts concessionnels, explique-t-elle, les pays africains seraient obligés de se reprendre en main et de satisfaire aux standards de gouvernance internationaux afin de pouvoir accéder aux marchés obligataires mondiaux.

Ce point de vue est tout à fait défendable. Dans le passé, l’aide étrangère a tout simplement alimenté la machine du népotisme et contribué à maintenir au pouvoir des dirigeants corrompus dans des pays comme la Somalie et la Guinée-Équatoriale. Les gouvernements africains, dont beaucoup reçoivent plus de 50% de leurs budgets nationaux de donateurs internationaux, doivent des comptes non à leurs peuples mais à divers niveaux d’étrangers, contradictoires et aux intérêts entremêlés. Même des interventions en apparence salutaires, comme l’aide humanitaire sous forme de nourriture, peuvent réduire la valeur des produits des agriculteurs locaux ou être utilisées comme un moyen de consolider la base ethnique de certains politiciens.

Mais l’argument de Moyo, selon lequel l’Afrique bénéficierait d’une bonne gouvernance sans les flux d’aide, repousse les limites de la crédulité. Les racines du malaise africain remontent bien plus loin qu’au régime d’aide extérieure post-indépendance. Contrairement à l’Asie de l’Est avant sa rencontre avec le colonialisme, plus de la moitié de l’Afrique sub-saharienne n’était pas gouvernée par une structure d’États à l’époque de la ruée européenne qui a débuté dans les années 1870. Les Européens ont mis en place des institutions coloniales au rabais, cherchant à gouverner de grandes portions de territoires à l’aide de squelettes d’administrations.

L’homme fort de la politique africaine contemporaine est, sous de nombreux aspects, une création coloniale, car les Européens ont voulu diriger indirectement en donnant le pouvoir à une série de dictateurs locaux chargés de mettre leurs programmes à exécution. Enfin, le colonialisme a imposé un ensemble de frontières irrationnelles aux colonies. Le Sud du Soudan a livré une guerre civile de trente ans au régime de Khartoum simplement parce qu’un administrateur britannique du Caire, mort depuis longtemps, n’avait pas voulu froisser l’Égypte en le donnant à l’Ouganda, où sa place se trouvait plus naturellement.

La condamnation en bloc par Moyo de l’aide étrangère manque aussi de faire une distinction entre, disons, l’aide militaire apportée au Zaïre pendant la Guerre froide, et les traitements anti-rétroviraux dispensés par le Fonds Mondial ou PEPFARS (le President’s Emergency Plan for AIDS Relief, programme de lutte contre le sida, lancé par l’administration Bush), qu’elle n’évoque presque jamais dans son ouvrage.

Le fait est que le secteur de l’aide a tiré quelques enseignements, particulièrement depuis la fin de la Guerre froide. Les dictateurs reçoivent moins de chèques en blanc, et davantage de secours sont attribués à des domaines comme la santé publique, avec des résultats mesurables. Si, comme elle le suggère, l’aide devait s’arrêter, un grand nombre d’Africains mourraient prématurément. D’autres programmes, comme le Millennium Challenge Account, créé en 2004 par l’administration Bush, visent une meilleure gouvernance et la lutte contre la corruption. Ils peuvent ne pas suffire à amender la politique africaine, mais on ne peut guère leur reprocher de contribuer au problème de fond.

Si mettre un terme à l’aide extérieure ne guérit pas l’Afrique, le Challenge for Africa de Maathai présente-t-il une meilleure alternative? Un activisme populaire peut stimuler les solutions locales et mettre la pression sur les gouvernements pour qu’ils obtiennent de meilleurs résultats. Mais la société civile est en définitive un complément d’institutions fortes, et non un substitut.

Vers la fin de son livre, Maathai souligne la nécessité d’un leadership visionnaire et d’une construction de la nation qui viendrait de son centre, comme l’avait fait Julius Nyerere en tissant ensemble les multiples groupes ethniques et linguistiques de Tanzanie par l’utilisation du kiswahili comme langue nationale. Mais les projets historiques de construction des nations ont souvent nécessité des remèdes plus forts qu’elle ou que la plupart des autres Africains contemporains ne sont prêts à envisager, notamment des modifications de frontières et l’incorporation parfois forcée de «micro-nations» dans des ensembles plus vastes.

Si aucun de ces livres ne fournit de solution entièrement satisfaisante, les deux se concentrent sur le vrai nœud du problème: le niveau de développement politique de l’Afrique sub-saharienne. Dans ce domaine, les solutions devront provenir de l’intérieur même de la région. Le fait que la discussion passe de ce que le monde extérieur doit à l’Afrique à ce que les Africains se doivent à eux-mêmes est un premier pas en avant.

Francis Fukuyama
Traduit de l’anglais par Bérengère Viennot

10/05/09 (B498) Appel aux lectrices, lecteurs, artistes et responsables politiques pour nous fournir des enregistrements sonores. (ARDHD)

L’engouement des internautes, lectrices et lecteurs du site de l’ARDHD pour les enregistrements sonores est significatif.

Dès la mise en ligne, soit de clips, soit d’enregistrements sonores, le taux de fréquentation journalier est immédiatement multiplié par 3 ou 4.

C’est une réalité qu’il ne faut pas négliger.

Il est probable que nombre de compatriotes rencontrent parfois des difficultés pour lire un texte en Français ou en Anglais. Il leur est plus facile de l’écouter dans leur langue maternelle, mais même aussi en Français.

Par ailleurs les internautes sont très sensibles à la musique et aux chansons qui leur rappellent leur pays.

Ce sont les raisons pour lesquelles, l’équipe de l’ARDHD appelle les responsables des partis politiques, des syndicats ou des associations à lui transmettre des enregistrements sonores qui seront mis en ligne. Elle lance le même appel aux artistes djiboutiens qui souhaitent faire connaître et diffuser leurs dernières oeuvres auprès de la diaspora.

Comme le site s’adresse aussi à des lecteurs uniquement francophones, qu’il s’agisse de chansons, de présentations sonores ou de complaintes, l’équipe de l’ARDHD demande simplement à recevoir un résumé ou une présentation en langue française : il sera diffusé avec l’enregistrement.

09/05/09 (B498) Iran-Resist : Le Jihad maritime des Pasdaran sera un feu de paille (Article qui apporte les réponses et la vision des animateurs du site de la résistance iranienne, en écho à un article précédent RFI/ Nouvel Obs – publié lui aussi hier sur le site de l’ARDHD -)

Retrouver l’Article RFI / Nouvel Obs : lien
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Selon une information exclusive de RFI, « des unités, des navires et du matériel militaire (des Pasdaran) sont implantés depuis quelques mois dans le port érythréen d’Assab, sur la mer Rouge ». Olivier Rogez, l’auteur de l’article, évoque la crainte d’un « Jihad maritime » sur cette artère par où « transitent 25% du pétrole de la planète et 10% du commerce maritime mondial ».

« Avec l’appui d’Asmara (Erythrée) et de Khartoum (Soudan), le régime de Téhéran semble pousser ses pions dans le golfe d’Aden… Téhéran serait en mesure de mener un « Jihad maritime »… Le contrôle des détroits semble d’ailleurs être devenu une priorité du régime iranien qui a déjà menacé en 2008 de bloquer le détroit d’Ormuz… », écrit Olivier Rogez !

Cette implantation des Pasdaran dans cette région est vraiment digne d’intérêt, mais l’analyse « jihadiste » d’Olivier Rogez est erronée notamment parce que le corollaire de base sur l’obstruction du détroit d’Ormuz est erroné : le régime des mollahs n’a qu’une capacité très très limitée de bloquer le détroit d’Ormuz.

L’article reprend des thèmes développés par Téhéran pour faire peur, le concept du Jihad maritime ou guérilla maritime est d’ailleurs une invention des mollahs.

En septembre 2008, Malbrunot avait fait un article sur ce thème cher aux mollahs. Ces derniers sont sans doute ravis par cette nouvelle reprise. En fait, le régime des mollahs a toujours laissé entendre de telles sornettes (bloquer le détroit d’Ormuz) en prétendant posséder des équipements militaires adaptés à ce genre d’exploits guerriers : des supers torpilles ou encore des vedettes de combats ultra rapides et furtives.

La réalité est différente : la marine des Pasdaran a une puissance de feu très limitée, ses navires sont peu nombreux, de tailles modestes ou très vétustes (l’année 1960) et le sous-marin évoqué par RFI est un patrouilleur russe très lent à propulsion diesel affecté à la surveillance et non au combat. C’est pourquoi, les Pasdaran n’ont pas réussi à libérer le navire iranien pris en otage par les pirates somaliens en novembre dernier, la date de leur supposée implantation dans le golfe d’Aden.

De plus, même à domicile, c’est-à-dire sur les rivages du Golfe Persique, les Pasdaran ne disposent pas d’un appui aérien digne de ce nom pour protéger leurs navires au combat. De fait, même si le golfe d’Eden est moins large que le détroit d’Ormuz, les Pasdaran ne pourront y faire des étincelles car comme le précise l’article d’Olivier Rogez, « les Français et les Américains disposent des bases militaires à quelques dizaines de kilomètres » de là à Djibouti. Le « Jihad maritime » des Pasdaran sera donc un feu de paille.

Cette affaire est un peu grosse, surtout pour un régime qui dépend du blé américain pour son pain quotidien et du kérosène sous scellés américains pour ses avions ou ses chars. Nous avons décidé de l’écrire afin que ce régime faible et roublard ne puisse profiter d’une erreur d’analyse d’un honnête journaliste français.

09/05/09 (B498) LDDH : le drame somalien doit iméprativement prendre fin.


Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 9 MAI 2009

LE DRAME EN SOMALI DOIT IMPERATIVEMENT PRENDRE FIN

Alors que les troupes d’occupation Ethiopiennes avaient, de leur propre gré, décidé depuis plus de six mois d’arrêter ses crimes de guerre contre les populations de la Somalie du Sud , il est temps de laisser les populations Somalies de prendre leur destinée en main sans les perturbations étrangères qui persistent encore.

Conscients qu’il est encore temps au Peuple Somali de s’unir, tout en mettant fin à la mentalité de la politique régionale de division et haine tribale imposée de l’extérieur, et, surtout de sortir définitivement des comportements créant un climat de dépendance à l’égard des Forces étrangères et des financements directement axés sur la déstabilisation de leur pays pour des raisons géostratégiques et de piratages des richesses et des ressources naturelles ;

Conscients qu’il est temps de mettre fin aux interférences inadmissibles à l’égard du Peuple Somali soumis à une politique de déstabilisation orchestrée de l’Extérieur, à des mises en scénarios macabres en organisant périodiquement, des élections farfelues et à chaque fois en mettant en place des députés nommées trois (3) fois sur quatre (4) en République de Djibouti ;

Même après le départ des Forces d’occupation Ethiopiennes, les crimes de guerre et crimes contre l’humanité continuent

Conscients que la République de Somalie reste encore victime de crimes de guerre des Forces Etrangères de l’Amisson.

Conscients de la nécessité urgente aux Forces de l’Amisson de quitter la Somalie, afin de permettre au Peuple Somali de panser ses plaies consécutives à une volonté néfaste et parrainée de division tribale apparemment acceptée voire initiée par des Représentants du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Il faut que les populations Somalies « on the spot » mettent en place les structures favorables pour former à l’Intérieur de la République de Somalie un Gouvernement de Salut National en vue d’organiser rapidement des élections Populaires sans allégeances extérieures.

NOEL ABDI Jean-Paul

09/05/09 (B498) Radio-Trottoir : des contacts entre le GED et Transparency international ? Vers une collaboration des deux structures ?

Selon des informations qui nous ont été données par un lecteur qui a souhaité conserver l’anonymat, plusieurs membres du GED auraient pris des contacts avec Transparency International (*).

Les deux structures devraient, nous a-t-on dit, se rencontrer avant la fin du mois, pour étudier la situation de la corruption à Djibouti et en particulier une première évaluation des biens de la famille Guelleh.

A notre avis, mais cela n’engage que l’ARDHD, l’objectif serait d’étudier l’opportunité, la légitimité et la faisabilité d’un dépôt de plainte pour enrichissement de la famille Guelleh, au détriment du peuple souverain de Djibouti.

Le GED, toujours selon nos informateurs aurait déjà constitué des dossiers, avec l’aide de plusieurs juristes spécialisés. Il devrait renouveller (**), dans les prochaines semaines, son appel à tous les Djiboutiens qui pourraient fournir des informations sur le patrimoine effectif de la famille Guelleh et les systèmes qui leur ont permis d’acquérir cette fortune : détournement d’aides et subventions internationales, cession de patrimoine public (port, aéroport, immobilier militaire, et autres …) avec des prises d’intérêt personnel, expropriation de citoyens djiboutiens sans versement d’indemnités correspondant à la valeur réelle, etc…

Contrairement à d’autres structures de l’opposition, le GED semble être très actif dans ce domaine.

On peut imaginer que les Djiboutiens qui souhaitent contribuer à une mise en cause judiciaire de la famille Guelleh et en premier lieu du couple, devraient certainement contribuer en apportant les informations dont ils ont pu avoir connaissance.

Officiellement une adresse à-mail aurait été ouverte pour recevoir les informations transmises par les Djiboutiens. Ces informations devant être traitées en respectant l’anonymat des envois pour la sécurité et la protection des familles. sauvonsdjibouti@hotmail.fr

L’équipe de l’ARDHD soutiendra ces actions et elle encourage les lecteurs à transmettre les éléments qui pourraient permettre d’enrichir les dossiers.

Elle suit et suivra cette affaire avec la plus grande attention et elle communiquera régulièrement les informations qu’elle aura pu obtenir dans ce domaine.

(*) Transparency International est une ONG qui lutte contre l’accaparement des biens publics par les dirigeants. Elle vient d’obtenir une première victoire, puisqu’un juge français a décidé, passant outre les recommandations du parquet, de poursuivre l’instruction sur le patrimoine de trois chefs d’Etat africains (Gabon, Congo et Guinée équatoriale).

A noter, quand même, que le parquet a fait appel de la décision. En agissant ainsi, vient-il de démontrer une nouvelle fois, l’implication des plus hautes autorités françaises dans le fonctionnement de la Justice pour tenter de préserver des relations diplomatiques avec les dirigeants concernés ??

(**) Dans un précédent communiqué signé par Ali Iftin, au nom du Mouvement de Libération Nationale (MLN), un appel à témoignage sur les biens de la famille Guelleh avait déjà été lancé, à destination des hommes d’affaires, en particulier. Lien avec l’article

08/05/09 (B498) Fermeture anticipée de la pétition. Les lecteurs de l’ARDHD ont beaucoup d’humour ! (ARDHD)

Ce matin la pétition internationale contre la révision de la constitution djiboutienne s’est enrichie d’une cinquantaine de signatures… ! Oh surprise, il y avait tous les ministres, les députés, les proches de Guelleh et les plus hauts responsables de l’Armée et de la Police !!!

Au sein de l’équipe de l’ARDHD, nous nous sommes beaucoup amusés !

Et nous remercions celles et/ou ceux qui ont eu la patience de saisir plus de 50 noms avec les fonctions occupées, en ajoutant des commentaires spécifiques …. Un grand bravo.

Bien entendu, cela n’est pas crédible et surtout cela risquait de jeter le discrédit sur toutes les signatures qui avaient été enregistrées auparavant, avec sincérité et engagement.

Nous aurions pu effacer les nouvelles signatures, mais c’eut été dommage et stérile ! C’est pourquoi, dans ces conditions, nous avons pris la décision de fermer la pétition à de nouvelles signatures et ce, une semaine avant l’échéance. La liste des signataires reste nénamoins, toujours accessible en ligne

Si l’on excepte ces 50 signatures et quelques commentaires indécents, la pétition a recueilli environ 325 signatures valides, ce qui est un succès intéressant. Cela démontre que la grande majorité des Djiboutiens sont hostiles au projet de Guelleh. Ce projet, chacun le sait désormais, ne pourra aboutir, qu’aux termes d’un nouveau Hold-up anti-démocratique.

L’opposition en ordre dispersé


Plusieurs structures de l’opposition se sont impliquées : GED, UGUTA-TOOSA, PDD, en particulier.

Nous regrettons seulement que d’autres leaders qui se réclament de l’opposition n’aient pas apposé leurs signatures pour exprimer l’opposition de leur parti au projet. Rappelons que ce projet, s’il aboutit, aura pour conséquence d’instaurer une présidence dictatoriale à vie et peut-être même, comme l’a écrit Ali Iftin dans un récent communiqué du MLN, héréditaire.

Ne pas céder quand même à la facilité


Il serait trop facile de dire que les partis qui ne s’opposent pas publiquement à cette révision sont des partis qui acceptent d’accorder un troisième mandat à Guelleh.

Nous refusons ce raccourci.

Mais cela démontre qu’il y a encore et malheureusement beaucoup de chemin à parcourir pour que l’opposition s’unisse autour des décisions urgentes à prendre pour mettre, en premier lieu, un terme à la dictature. Ce n’est qu’après le départ d’IOG et de sa clique, que chaque parti pourra proposer ses spécificités au choix démocratique du peuple.

Il est temps que chaque parti d’opposition exprime publiquement, sa vision, ses choix et son programme. Le silence serait la pire des choses, car il sous-entendrait un soutien bienveillant (complice ?) au projet de révision de la constitution.

08/05/09 (B498) FreeDjibouti – > Ce sont les silences des Djiboutiens qui ont créé leurs faiblesses

Ce qui se passe aujourd’hui en Djibouti est très lamentable, pathétique, pitoyable, désastreux, scandaleux, minable, infect, exécrable, abominable. Il manque les mots pour qualifier ces crimes odieux orchestrés aux plus hautes sphères de l’État par les chantres de la « bonne gouvernance », c’est une honte, une infamie, un déshonneur pour qualifier la vénalité dont fait preuve Guelleh et ses mafieux.

Quand prendra fin cette aventure tragique de Djibouti avec Guelleh ? Qui mettra une fin à ce pouvoir gargantuesque, ubuesque, vénal, cruel et tyrannique de Guelleh ?

Alors que les Djiboutiens croupissent dans la misère et la précarité, le pouvoir et ses rejetons organisent des hold-up, pour s’emparer des maigres ressources du pays.

Depuis des décennies, ces abrutis de la « bonne gouvernance » détenteurs d’un bilan catastrophique et d’une pensée médiocre, ont la main basse sur le trésor, les dividendes des recettes du port et de l’aéroport et autres revenus découlant des affaires hideuses qu’ils ont crée ça et là.

Quelles sont les raisons qui motivent ces pratiques indignes, cruelles et malveillantes contre son propre peuple?

Alors que le pays oscille dans un état piteux, le Criminel Guelleh, un homme médiocre, incompétent et cruel ne veut pas entendre la raison, il ne veut pas partir du pouvoir qu’il s’est approprié en 1999, par accident de l’histoire. Il est grand temps de mettre un terme à la crapulerie de IOG et ses laquais.

Les faits historiques sont têtus. Alors que les Djiboutiens refusent d’analyser et de tirer les leçons de cet échec global du pays dans tous les domaines, certains pseudo-intellectuels qui s’arrogent de titres qu’ils n’ont jamais mérité, veulent modifier l’histoire politique du pays en essayant de justifier l’injustifiable, glorifiant le 10 ème anniversaire du pouvoir de Guelleh à la telé de la honte (RTD). Ces actes de « de faux-fuyants » sont le résultat de combinaison de comportement et d’actes d’irresponsabilité et d’incompétence.

Où est « l’homme de cœur », le sauveur de son pays que Guelleh semblez croire faire avaler et croire aux Djiboutiens au lendemain du putsch électorale?

Apres 20 ans de pouvoir (c’est lui qui a dirigé ou co-dirigé le pays pendant les 10 dernières années au pouvoir de Gouled), Guelleh est reconnu pour avoir brillé par une médiocratie à toute épreuve jusqu’à la confiscation des institutions du pays.

L’homme que les Djiboutiens appellent président de la république « psychiatrique » de Djibouti, se considère comme le roi du pays et le gère avec sa famille princière comme une épicerie familiale. La vérité qui est l’amie de la sagesse n’a pas besoin d’animosité pour s’exprimer. Il faut que les Djiboutiens soient plus sages pour savoir faire la différence entre le vrai de l’ivraie.

Le Djibouti du 21e siècle a besoin des constructeurs d’amour et de paix et non de semeur de haine et de promoteur de conflits comme Guelleh. Il suffit de réfléchir au moins une seconde pour se rendre compte de son ambition de servir Satan, le maître de la division. Que Dieu te délivre de l’enfer. Amen. En tout cas les Djiboutiens ne te suivront pas.

Il ne suffit pas d’un expert en économie pour arriver à cette une parfaite analyse du chaos économique dont souffre Djibouti. Djibouti a besoin d’une délivrance spirituelle, morale et intellectuelle de sa population afin que celle-ci soit capable de se prendre en charge en lieu et place de cette politique de la main tendue.

Aucune personne saine sur cette planète ne peut et ne pourra comprendre et expliquer la dimension de la misère et l’impécuniosité dans laquelle vivent les Djiboutiens au regard de toutes les richesses que possède le pays.

L’insurmontable problème de Djibouti est que l’on ne fait que la « politique du ventre », et même à plus de 70 ans, les « Politiciens » ou les « politicards » Djiboutiens ne veulent pas passer le témoin aux jeunes rénovateurs pleins de talents, au risque de perdre les maigres miettes mises à leur disposition par le pouvoir en place.

Le mal de la Djibouti vient de la soif ou de la dépendance que les hommes et les femmes de peu de foi ont vis à vis de l’argent, de la gloire malfaisante et du profit immédiat mal acquis.

L’imbécillité, l’ignorance, la vanité et « l’inhumanisme » aidant, ces « Politichiens » se confortent dans la sauvagerie, la barbarie, la cruauté, le crime tout azimut, la ruse comme seuls moyens d’exprimer leur existence. La volonté d’écraser les autres est la seule réflexion dominante dans la cervelle étroite de ces « Politiciens » qui sont incapables de produire une seule dose visionnaire du partage avec autrui ou et ignorants du respect de la vie de l’autre.

L’idée de réduire à néant autrui, l’asservir sinon lui ôter la vie constitue l’acte premier, l’instinct du quotidien de ces femmes et ces hommes au pouvoir qui aujourd’hui occupent par la force les commandes du pays. Ce sont des pirates politiques !

À coté de ces barbares politiques gravitent les courtisans ou plutôt les mendiants politiques et administratifs incapables de mettre en avant un quelconque talent pour vivre ou se nourrir honnêtement, mais qui tous les jours et par tous les moyens chantent la gloire de leurs maîtres, Guelleh et toute personnes ayant ses tentacules dans la mangeoire.

Tout comme leurs maîtres, chez ces « jouhos » politiques, le principe de l’intérêt général et du bien être commun, est totalement absent de leur vision tant qu’ils peuvent boire, manger en léchant les derrières de n’importe quel monstre de la dynastie de IOG. La seule la danse qui compte chez eux, c’est celle du ventre qui engendre le positionnement et l’accès à la mangeoire ou aux miettes qui y tombent sous la table à manger.

Tout le problème de Djibouti est dans la médiocrité des acteurs politiques du pays qui sont tous médiocres, incompétents, mal formés pour les rôles qu’ils s’attribuent, alors que les meilleurs qui sont écartés, se taisent et se retirent.

Quelle mentalité nationale honteuse?

Sur fond d’instabilité politique, de faillite économique et de misère sociale, Djibouti est devenue un « État-néant », un « Pays en perdition », ou encore un « État fantôme » où le destin de tout un peuple est pris en otage.

Il est très important et grand temps que le citoyen Djiboutiens puisse revêtir une idéologie plus pragmatique à contre courant de ces mots qui symbolisent tous ces échecs du passé : le tribalisme, la corruption et le népotisme dans toutes ses formes.

Il ne pourra y avoir aucune alternative aux politiques désastreuses qui ont conduit inexorablement et irréversiblement Djibouti dans une misère institutionnalisée que tous les Djiboutiens pensent inacceptable et sans raison.

Si les mentalités des Djiboutiens stagnent et refusent d’évoluer vers une acceptation inconditionnelle de la notion d’État – Nation de « Droit » en symbiose avec toutes ses composantes culturelles, morales et spirituelle, alors, la misère, le chaos, l’irrationnelle et l’inacceptable feront encore des beaux jours dans le pays.

« La mort la plus cruelle est sans doute celle de l’Espoir », dans cet Djibouti misérable, pris en otage par une nébuleuse d’égoïstes, existe-t-il encore une place pour garder l’espoir ?

Il est temps pour tous les Djiboutiens qui aiment ce pays, de se retrouver autour des nouveaux leaders qui n’ont jamais participé à la mise en état comateux et psychiatrique du pays.

Les Djiboutiens veulent des politiciens honnêtes, de convictions avec la morale et le sens du patriotisme, qui proposent mais qui surtout donnent des solutions, des résultats tangibles. Il faut en finir cette politique basée sur le tribalisme.

Un dirigeant responsable qui œuvre pour son pays dans une logique de bonne gouvernance, n’a pas besoin ni de bricoler ni de tricher, ni de « comités de soutien » car le peuple sait reconnaître le mérite de ses dirigeants et de ses « meilleurs serviteurs » à travers le bilan et non pas par les litanies des fausses promesses.

Pendant plus de 30 ans, les deux présidents qui ont la lourde responsabilité de présider aux destinées du pays n’ont fait que la politique de « diviser pour affaiblir et mieux régner » et la démagogie virale.

Djibouti n’a pas besoin de genre de discours remplis de haine qui ont été la « marque déposée » (Trade Mark) de Gouled et Guelleh avec leurs gestions cabalistiques, aventureuses, dangereusement naïves du pays. Mais n’oublions pas que chaque chose a un commencement et une fin. Maintenir les Djiboutiens dans d’un État en faillite, dans la misère et la dépendance ne vise qu’à pérenniser leur pouvoir car : « C’est la situation socio économique de l’homme qui détermine sa manière de penser ». Cette assertion demeure irréfutable.

Aujourd’hui, c’est la prédation des fonds publics, la prédation des libertés individuelles, de l’injustice sociale, de la souffrance et la glorification de la corruption.

Les politiciens et les dirigeant du pays doivent avoir la notion de la honte et ne plus se dire que Djibouti est un pays riche car la plus grande et précieuse richesse d’un pays demeure ses hommes, surtout ceux qui ont la responsabilité d’être au volant de la locomotive du pays. Grâce à la mauvaise gestion du capital humain, Djibouti est devenu un « pays de paradoxes et de contrastes ».

« Tout être humain possède l’énergie nécessaire pour changer le cours de sa vie » mais il faut investir sur ce capital humain pour le rendre rentable et productif. Aujourd’hui, c’est le contraire, le Djiboutien est abandonné à son triste sort face à une succession d’équipe d’irresponsables.

Qu’est ce qui a frappé Djibouti ?

Un envoûtement, malédiction…. Certainement pas. C’est juste l’expression de la mauvaise volonté des hommes et femmes qui ont des yeux, mais ne voient pas et des oreilles, qui n’entendent pas, et qui ont eu la lourde responsabilité d’avoir le destin du peuple entre leurs mains. Ce sont ces visions simplistes et viscérales qui ont conduit le pays vers cette situation de honte, de misère, de la politique du vendre et de la main tendue, rendant toute nation mendiante.

Les « Politiciens» Djiboutiens continuent toujours à croire que l’aide et la mendicité sont un moyen de vaincre la pauvreté et le sous développement.

Tant que Djibouti aura à la tête du pays des personnalités imbibées dans la violence, l’ignorance et guidées par la vengeance dans le but de s’accaparer des deniers publics sur plusieurs décennies, la descente aux enfers va continuer.

Ne dit-on pas que : « Les tragédies des peuples révèlent des grands hommes ; mais ce sont les médiocres qui provoquent les tragédies ».

Les Djiboutiens vivent dans une situation de tragédie provoquée par Guelleh. Il faudrait instaurer un « État de Droit » pour tous, dans le respect des coutumes ancestrales de chaque groupe ethnique mais sans jamais perdre de vue que le seul et unique objectif demeure la sauvegarde de l’unité nationale pour le bon fonctionnement des institutions démocratiques pour un meilleur transfert d’un héritage acceptable et bénéfique aux générations futures.

Que Dieu sauve ma patrie des griffes de ces sanguinaires

FreeDjibouti

freedjibouti@windowslive.com

http://afraissas.over-blog.com

08/05/09 (B498) LDDH : 10ème anniversaire de la LDDH du 4 au 9 mai


Le Président

10ème anniversaire de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)
4 au 9 mai 2009.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) fête ses dix ans d’existence dans un climat difficile, à haut risque et en proie aux harcèlements permanents contre les défenseurs des droits de l’Homme en République de Djibouti ;

Dix ans de combat dans la semi clandestinité ;

Dix ans de dénonciations de toutes les violations des droits fondamentaux ;

Dix ans d’alertes lancées, très souvent entendues par les Organisations Internationales des Défenseurs des Droits de l’Homme, de quelques responsables politiques administratifs Djiboutiens et diplomates présents dans notre pays ;

Dix ans de propositions et de recommandations, hélas, ignorées par le Chef de l’Etat, Premier Magistrat et par nombre des Ministres saisis par notre Organisation.

Dix ans de solidarité et d’encouragements internationales et nationales à notre égard et aux opprimés Djiboutiens victimes d’une Dictature foncièrement sournoise ;

Dix ans de lutte pour nous défenseurs des droits humains imprégnés du profond sentiment d’avoir uniquement fait notre devoir de Défenseur avec abnégation et courage, toujours et encore.

Rappelant que la LDDH avait opté dès le début de rendre constamment public toutes ses activités par diverses communications allant des communiqués de presse, des notes d’information, de diffusion d’information, de lettres ouvertes souvent au chef de l’Etat ou autres autorités Djiboutiennes.

C’est dans ce cadre, que nous soumettons des Requêtes, des Recommandations pour contribuer avec confiance en l’avenir, en l’évolution des droits positifs et fondamentaux en République de Djibouti, de la Bonne Gouvernance et de l’effectivité de l’Etat de droit.

Observations de la LDDH
sur la situation politique et les risques encourus.

Après la récente participation active de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) aux travaux sur le rapport conjoint UE-République de Djibouti, il nous a paru opportun à l’occasion de notre 10ème anniversaire d’émettre et de soumettre nos requêtes à l’attention : de tous nos compatriotes, à tous les Défenseurs des Droits de l’Homme à tous nos amis ici et à l’étranger, à tous les décideurs politiques et diplomatiques, etc…

Convaincus de la nécessité urgente et quotidienne de:

1. combattre, sans passion aucune, toutes les violations des Droits de l’Homme ;

2. dénoncer
haut et fort toutes les exécutions extrajudiciaires, toutes les disparitions, toutes les formes de tortures physiques et morales ;

3. prévenir
par dénonciation tous les risques d’insécurités sociales qui inéluctablement engendrent les conflits armés avec toutes les dérives de la haine tribale ;

4. témoigner contre les viols des jeunes femmes en priorité dans les zones de tensions ;

Au plan Politique.

Conscients qu’il est temps de changer de mentalité et de sortir définitivement des comportements post colonial en matière électorale ;

Conscients que depuis l’Indépendance les élections en République de Djibouti n’ont jamais été concurrentielles jusqu’en 1992;

Faut-il rappeler que toutes les élections législatives après le Référendum pour l’Indépendance puis les élections présidentielles à partir de 1982 se sont toujours déroulées sous la bannière du Parti Unique au pouvoir et ce malgré le vote Référendaire du 4 septembre 1992 de la Constitution Djiboutienne.

Déplorons:

  1. Que les structures des élections n’ont jamais changé dans la pratique jusqu’à présent encore moins d’une manière radicale ;
  2. Que même si une Constitution et une Loi Organique relative aux élections existent depuis 1992;ces deux textes Fondamentaux n’ont jamais été appliqués dans les domaines des libertés d’expression, de manifestations publiques, de grèves organisées, de Transparence dans la gestion de Fonds publics et des Biens Sociaux. ET ENCORE DANS LA GESTION LIBRE ET TRANSPARENTE DES PROCESSUS ELECTORAUX

  3. Que même les partis politiques d’opposition n’ont jamais été associés à la préparation encore moins aux contrôles des élections à tous les stades du déroulement des élections
  4. Que les fraudes et opacités électorales persistent et maintiennent au pouvoir un régime dictatorial de plus en plus impopulaire avec l’aval des Forces pré positionnées à Djibouti ;
  5. Que de 1958 date du Référendum mascarade organisée par l’Administration Coloniale jusqu’aux élections législatives entre les membres de la Mouvance présidentielle de 2008, aucune élection libre, transparente, concertée entre les forces politiques adverses, n’ont jamais eu lieu, exception faite des élections populaires du Référendum du 8 mai 1977 pour l’Indépendance

Dans le cadre des gestations actuelles pour une plausible adaptation à la volonté d’un Chef d’Etat impopulaire qui voudrait modifier à sa guise quelques passages de la Constitution nationale notamment et en application à l’article 33 de la Constitution mais surtout en violation aux dispositions de l’article 23 de la Constitution qui stipule :

« Le président de la République est élu pour six ans au suffrage universel direct et au scrutin majoritaire à deux tours. Il est rééligible qu’une seule fois ».

A l’allure où une mobilisation de sensibilisation se déroule, il est naturel de s’attendre à un pseudo Référendum en septembre prochain 2009.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) conformément à son combat pour la prévention des conflits internes dénonce d’ores et déjà les tentatives publicitaires pour la modification de la Constitution.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) ne manquera pas très rapidement d’établir une Feuille de Route sur les recommandations en vue de sortir du blocage des élections par l’Equipe au pouvoir.

NOEL ABDI Jean-Paul