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01/07/2012 (Brèves 005) Alerte à Tadjourah. Les jeunes font face aux forces armées, qui utilisent des balles réelles … La situation est tendue et on peut craindre un carnage à tout instant. Voici le message publié par ces jeunes. (Il nous a été confirmé par téléphone)

Malgré les pressions exercée par une myriade de gendarmes et de policiers armés jusqu’aux dents, venus en renfort depuis Djibouti, à bord de 4 camions, les jeunes tadjouriens intrepides se sont rassemblés devant la station Mobil dans le quartie de la ville blanche appelé Harak.

Les gedarmes n’ont pas tardé à arrêter le cameraman qui filmait la scène et les exactions policières. Mais les autres jeunes filment avec leurs téléphones portables.

La police a utilisé des balles réelles et des bombes lacrymogène pour toucher les manifestants qu’ils ciblaient. Main dans la main, les jeunes tadjouriens ont refusé de se disperser et ils ont affirmé à la police qu’ils étaient prêt à se faire exterminer tous ensemble…..

10/11/02 Djibouti est une république indépendante depuis 1977.

Auparavant, colonie
française, le territoire bénéficiait du statut des TOM. Appelée d’abord
Côte française des Somalies, puis Territoire des Afars et des Issas,
Djibouti s’est développée sous l’influence française depuis la seconde
moitié du XIX ème siècle.

Le territoire de
23.000 Km2 (soit la superficie approximative de quatre départements
français), en majorité désertique, est encore parcouru par les nomades.
Il est bordé au nord-est par la Mer Rouge et il a des frontières communes
avec l’Éthiopie et la Somalie.

La population est
estimée à environ 500.000 habitants dont la majorité vivent à Djibouti
ville.

La
République de Djibouti ne dispose pratiquement d’aucune ressource naturelle
exploitée. Le budget de l’État est alimenté par les aides octroyées
majoritairement par la France et par Bruxelles, mais aussi par les USA
et par les pays arabes. La présence de la plus importante base militaire
française à l’étranger constitue une source de revenus importante pour
l’État djiboutien.

Les forces françaises
(FFDJ) comprennent environ 3.500 hommes et leurs familles :

  • L’état-major,
  • La base navale,
    port d’attache du navire amiral de la flotte de l’océan indien,
  • La base aérienne
    (10 avions de chasse modernes), 800 / 1.000 hommes,
  • Un régiment de
    la légion : 13ème DBLE
  • Un régiment d’infanterie
    d’Outre-Mer : 5ème RIAOM
  • Un bataillon
    de Commandement et de services : 10ème BCS

La
majorité des postes clefs de l’administration jusqu’aux Ministres sont
doublés par des conseillers français.

La jeune République
de Djibouti n’a connu qu’un seul Président : Hassan Gouled Aptidon qui
a été réélu à deux reprises dans des conditions assez peu « démocratiques »
: candidature unique, aménagement des listes d’électeurs, dépouillement
des bulletins de vote par les membres du parti présidentiel unique,
etc.

Dans
les faits le Président et son neveu Ismaël Omar Guelleh agissent, depuis
22 ans, en véritables dictateurs.

Ils s’acharnent pour briser tous les opposants politiques, tous les
candidats de l’opposition et tous ceux qui s’expriment au nom de la
démocratie et du respect des Droits de l’Homme :

  • arrestations
    arbitraires,
  • tortures
    dans la villa Christophe,

  • exécutions sommaires,
  • pillages
    et destruction des villages dans le Nord et dans le Sud,
  • viols,
  • destruction
    de cheptels et de points d’eau,
  • fermeture
    des écoles et des dispensaires

23/10/1999 – Une équipe d’une chaîne de télévision française expulsée de Djibouti.

Une équipe de reportage de la chaîne de télévision française publique France 2, a été expulsée vendredi soir de Djibouti pour avoir notamment cherché à « ternir l’image » du pays, a-t-on appris samedi de source officielle.

Vendredi, un communiqué de France 2 publié à Paris avait indiqué que son équipe, en reportage à Djibouti, avait « été fermement invitée à quitter le territoire » et les cassettes du tournage saisies par les autorités.

L’équipe de reportage, formée du journaliste Eric Monier et du caméraman Roger Motte, a été expulsée pour avoir « orchestré une campagne de désinformation visant à ternir l’image de Djibouti et porté atteinte aux relations entre les gouvernements français et djiboutien », a annoncé le ministère djiboutien de la Communication dans un communiqué.

France 2 a affirmé que l’objet du reportage, l’utilisation des fonds apportés par la France pour le port de Djibouti, « avait été clairement porté à la connaissance des autorités ».

Selon les indications d’un responsable djiboutien, l’équipe voulait en fait, sous couvert de ce reportage, évoquer les détournements de fonds et gaspillages de deniers publics français à Djibouti.


Le communiqué du ministère de la Communication juge le reportage de France 2 « éminemment tendancieux ».


MM. Monier et Motte s’apprêtaient, selon les autorités, à « lancer une campagne de dénigrement, fondant l’essentiel de leur argumentation sur les interventions d’opposants politiques ».

Une lettre d’un de ces derniers aurait d’ailleurs été trouvée en possession des journalistes français.


Eric Monier et Roger Motte forment l’équipe de France 2 basée à Abidjan en Côte d’Ivoire. Ils ont pu séjourner du 17 au 22 octobre à Djibouti avant leur expulsion.

Vendredi soir à Paris, France 2 avait protesté contre cette mesure, et exigé la restitution du matériel saisi.

(Source AFP)

21/10/1999 – Communiqué du Collectif des Officiers Libres de l’AND, pour dénoncer la politique de M. GUELLEH

Dieu est témoin que longtemps, nous avons hésité, temporisé et mûri nos pensées avant de nous résoudre à l’impérieuse nécessité de nous engager dans cette voie.

Finalement la décision est prise : la raison le suscite et le sens du devoir l’exige.

Nous avons longtemps hésité car il n’est jamais aisé pour un soldat républicain, de quelque rang qu’il soit, de se départir de ce qui a toujours constitué un des principes fondamentaux des Forces Armées, a savoir la loyauté et la subordination aux autorités politiques du pays.

Un principe qui découle du caractère apolitique de l’Armée par lequel elle s’interdit d’intervenir dans les joutes politiciennes en s’imposant une obligation de réserve dans le débat public.

En tant que tel, le concept est louable car il s’agit non seulement de ne pas distraire l’Armée de sa mission principale (la défense de la nation sur ses frontières), mais aussi de garantir à cette même nation que ceux-là auxquels le peuple a confié ses armes pour le défendre, ne se retournent contre lui en prenant parti dans la lutte pour le Pouvoir, vu que cette lutte peut parfois être vive et féroce comme cela arrive souvent, même dans les démocraties les mieux consolidées.

Or, étant par leur enclins au débat contradictoire, s’engager dans le débat politique c’est forcément, pour les militaires, prendre parti pour un des protagonistes en lutte pour le Pouvoir.

C’est donc obliger ses adversaires à se constituer, à leur tour, en front armé pour tenter de rétablir l’équilibre.

Et pour peu que l’issue penche en faveur de ces derniers, c’est l’Armée qui prend l’initiative des hostilités (comme en Algérie en 1991), redoutant à juste titre, la purge qui ne marquerait pas de s’ensuivre.

Et dans le cas inverse, c’est la guérilla assurée, comme à Djibouti en 1991 et bientôt en 1999 si l’on y prend garde ! ! !

En effet, l’A.N.D. a supporté ces dernières années de multiples manœuvres pour l’impliquer dans le débat politique, aussi bien de la part du gouvernement que de la part de l’opposition.

Cette dernière par des provocations ou de tentatives de récupération, et de premier en abusant de son autorité, profitant en cela de notre devoir d’obéissance, pour donner des instructions à la limite de la légalité ou pour créer une atmosphère telle que l’Armée Nationale ou la Police ne sont finalement devenues que de vulgaires instruments semblables à une milice gouvernementale.

C’est là un statut que nous étions nombreux à refuser avec une forte indignation, mais en silence jusqu’à ce jour.

A l’origine, il semble que cette situation soit née d’une sérieuse erreur d’appréciation des hommes politiques.

Cette erreur vient de ne s’être pas fait une notion exacte de l’esprit militaire et d’avoir confondu notre obéissance à la soumission.

La différence étant que la soumission suppose une contrainte par le corps, tandis que l’obéissance est un acte réfléchi et librement consenti en homme libre.

Car, il faut être un homme libre pour exécuter un ordre avec rigueur dans l’esprit dans lequel il a été prescrit et en prenant avec détermination toutes les initiatives nécessaires à son aboutissement jusqu’à décider l’ouverture du feu, quitte ensuite à en supporter les éventuelles conséquences regrettables.

Tandis que l’homme soumis, prêt à céder devant la première difficulté, se contenterait de faire uniquement ce qu’on lui demande de faire. Mais pour cela nul besoin d’officiers formés à grand frais.

Toute la question est donc de savoir ce que l’on attend de nous. A cette lancinante question s’ajoute un dérèglement total de l’éthique militaire à tel point que l’Armée est livrée à elle-même.

Ce qui est dangereux pour des gens en armes. En un mot, le malaise est profond au sein de l’Armée Nationale.

Tout le monde en est conscient, mais personne n’ose s’attaquer à la racine du mal. Sans trop nous attarder sur les détails de ce malaise dans ce premier communiqué, nous nous limitons à interpeller la Société Civile Djiboutienne :

– est-il encore dans ce pays d’hommes et de femmes, doués de bon sens et de raison, se sentant suffisamment investis de responsabilités morales pour montrer avec fermeté à qui de droit que l’épine dorsale est désormais touchée ?

Il faut noter que cette question n’interpelle pas ceux qui sont gouvernants (disqualifiés pour être restés indifférents) mais plutôt ceux qui, par leurs qualités, seraient dignes de l’être, ceux qui sauraient diriger ce pays plutôt que ceux qui ont acquis le droit d’une manière ou d’une autre, sans le savoir requis.

Fait à Djibouti en ce vendredi
Saint Jumaada II
(24 septembre 1999)

Signé Le Collectif des Officiers Libres

NDLR : comme chacun le comprendra, l’anonymat est la seule protection
de ces hommes contre une répression farouche

21/10/1999 – Communiqué Reporters Sans Frontières – Condamnation en appel à six mois de prison pour deux journalistes à Djibouti.

Reporters sans frontières
Secrétariat international
Bureau Afrique
5, rue Geoffroy Marie

75009 Paris-France
Tél : (33) 1 44 83 84 84
Fax : (33) 1 45 23 11 51
E-mail : afrique@rsf.fr
Web : www.rsf.fr

URGENT
LIBERTE DE LA PRESSE

21 octobre 1999

Condamnation en appel à six mois de prison pour deux journalistes à Djibouti

Dans une lettre adressée au Président de la République, Ismaël Omar Guelleh, Reporters sans frontières (RSF) a vivement protesté contre la condamnation en appel de Daher Amhed Farah et Ali Meidal Waïss à six mois de prison.

RSF a demandé que les deux journalistes puissent bénéficier d’une grâce présidentielle. Robert Ménard, le secrétaire général de RSF, a ajouté « qu’un emprisonnement pour un délit de presse est considéré, par les instances internationales en charge des droits de l’homme, comme « disproportionné » par rapport au préjudice subi par la victime.

Ce qui explique qu’aujourd’hui, aucun Etat démocratique ne prononce de peine d’emprisonnement dans des affaires de presse ».

Le 20 octobre 1999, Daher Ahmed Farah, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Le Renouveau et correspondant de Reporters sans frontières dans ce pays, ainsi que Ali Meidal Waïss, ancien chef d’état-major de l’armée et directeur du mensuel d’opposition Le Temps ont été condamnés en appel à six mois de prison. Reconnus coupables de « diffusion de fausses nouvelles » et « d’atteinte au moral de l’armée », ils avaient été condamnés le 2 septembre 1999 à respectivement douze et huit mois de prison et à un million de francs djiboutiens (30 000 euros) d’amende.

La durée de suspension des deux journaux, qui avait été de six mois en première instance, reste inchangée.

De ce fait, il n’existe aujourd’hui plus aucun journal d’opposition à Djibouti. Daher Ahmed Farah, par ailleurs président du Parti du renouveau démocratique (PRD) et Ali Meidal Wais, membre du Haut conseil de l’Opposition djiboutienne unifiée (ODU), avaient été arrêtés le 29 août pour avoir publié un communiqué du FRUD (groupe armé d’opposition) qui affirmait avoir détruit un hélicoptère de l’armée.

Le gouvernement avait expliqué qu’il s’agissait d’un accident.

19/10/1999 – La France maintient son dispositif de surveillance à Djibouti.

La France maintiendra à Djibouti son dispositif de protection et de surveillance contre tout débordement du conflit entre l’Ethiopie et l’Erythrée voisines, a assuré lundi le chef d’état-major des armées françaises, le général Jean-Pierre Kelche.

« Ce dispositif a été placé à la demande des autorités djiboutiennes et ce, conformément aux accords de défense liant les deux pays et il sera maintenu tout le temps que les autorités djiboutiennes l’estiment nécessaire », a-t-il déclaré à l’issue d’un entretien avec le président djiboutien Ismaël Omar Guelleh.

Interrogé sur la capacité opérationnelle des Forces françaises prépositionnées à Djibouti (FFDJ), à la suite de la réduction de leurs effectifs et leur restructuration dans le cadre de la professionnalisation de l’armée française, le chef d’état-major a réaffirmé que les unités basées à Djibouti seront entièrement professionnelles et équipées de nouvelles générations de matériels. Début avril, le ministre français de la défense Alain Richard avait annoncé que le dispositif militaire français serait bientôt ramené à 2.500 « professionnels » au lieu de 3.200 militaires actuellement.

Toutefois, Djibouti demeurera la plus importante base militaire de la France en Afrique, avec plus de la moitié des effectifs français sur le continent, selon le ministre.

(Source AFP)

19/10/1999 – Le FMI accorde un prêt de 26,5 millions de dollars à Djibouti. DJIBOUTI.

Le Fonds Monétaire international (FMI) a débloqué un prêt de 26,5 millions de dollars sur trois ans à Djibouti sous forme de Facilités d’ajustement structurel renforcées (FASR) pour l’aider à « poursuivre le programme de réformes économiques » engagé depuis 1996, a annoncé mardi le FMI à Djibouti dans un communiqué.

Les administrateurs du FMI ont reconnu lundi que les critères de performance de l’économie djiboutienne entre 1996 et 1998 mettaient en évidence des « résultats positifs » en matière de réduction de la masse salariale et de « maîtrise de l’inflation », par exemple, qui est passée de 4,5% en 1996 à 2% pour l’année 1998. Selon le FMI, Djibouti a même renoué avec la croissance économique avec un taux estimé à 1% pour l’année 1998.

(Source AFP du 19/10/1999)

18/10/1999 – Lettre de Me Arnaud MONTEBOURG à M Charles JOSSELIN, ministre délégué à la coopération.

ASSEMBLÉE NATIONALE
ARNAUD MONTEBOURG
DÉPUTE DE SAÔNE ET LOIRE

SECRÉTAIRE DE LA COMMISSION DES LOIS

PRÉSIDENT DU GROUPE D’AMITIÉ FRANCE DJIBOUTI

Monsieur Charles JOSSELIN
Ministre Délégué à la Coopération

20 rue Monsieur
75700 PARIS

Monsieur le Ministre Délégué,

Permettez-moi de poursuivre le dialogue que nous avions engagé lors de votre audition à l’Assemblée Nationale par le groupe d’amitié parlementaire France – Djibouti le 23 mars dernier.

Nous nous étions à cette occasion entretenus des aides financières apportées par la France à l’État djiboutien au service des projets d’équipements et de développement djiboutiens. J’avais à ce titre pris acte de ce qu’un rapport de contrôle sur l’utilisation de ces fonds par les autorités djiboutiennes serait établi par vos services.

A la veille de l’examen par l’Assemblée Nationale des crédits alloués à chacun des ministères dans le cadre de la loi de finances pour l’année 2000, je souhaiterais recevoir ce rapport.

Par ailleurs, pendant cette même audition, nous avions longuement évoqué les atteintes aux droits de l’homme perpétrées par les autorités djiboutiennes et plus particulièrement le dossier de Maître Aref Mohamed Aref. Nous nous sommes réjouis de ce que ce dernier ait recouvré la liberté le 11 mai dernier après trois mois d’incarcération dans les conditions que vous connaissez.

Depuis sa libération pour  » remise de peine « , Maître Aref Mohamed Aref est de fait assigné à résidence à Djibouti puisque son passeport ne lui a jamais été restitué, en dépit des demandes officielles qu’il a pu déposer auprès des autorités compétentes.

Vous n’ignorez pas l’investissement soutenu de Maître Aref Mohamed Aref en faveur des droits de l’homme. Ce dernier est régulièrement invité à participer aux colloques internationaux organisés dans le monde. Le refus des autorités djiboutiennes de lui restituer son passeport illustre la volonté de ce régime de le priver d’un droit pourtant reconnu à chaque citoyen ressortissant d’un État  » démocratique « .

Deux anciens ministres du Président Hassan Gouled Aptidon, Messieurs Moumin Badhon Farah et Aden Roble Awaleh, sont également retenus sur le territoire djiboutien, par le même procédé. L’état de santé de Monsieur Moumin Badhon Farah nécessite pourtant une visite annuelle auprès d’un chirurgien à Riad.

De surcroît, au début de ce mois de septembre, deux journalistes, Daher Ahmed Farah et Ali Meidal Wais ont été condamnés à de lourdes peines de prison ferme aux termes d’une audience du Tribunal Correctionnel de Djibouti qui s’est déroulée à huis clos, sans assistance d’avocat pour les prévenus et sans que ceux-ci soient autorisés à s’exprimer.

A cela, s’ajoute la suspension pour un an de deux journaux d’opposition au pouvoir présidentiel,  » Le Renouveau  » et le  » Temps « . Devrais-je poursuivre cette litanie de violations des libertés individuelles et publiques ?

Le nouveau Président, Ismael Omar Guelleh, met ainsi en œuvre sa politique de changement, dans une irrésistible continuité.

Il me reste donc à vous prier, Monsieur le Ministre Délégué, de bien vouloir indiquer précisément au groupe d’amitié que je préside dans quelles conditions l’aide que les contribuables français apportent à Djibouti favorise ou contribue au respect des normes internationales en matière de droits de l’homme.

Les parlementaires du groupe utiliseront votre réponse comme élément d’appréciation de l’opportunité d’approuver ou non le budget de votre Ministère.

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre Délégué, en l’assurance de mon attentive considération.

Arnaud MONTEBOURG