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02/11/2015 (Brève 501) ALERTE : répression féroce: Un dimanche noir à Djibouti (Par Houssein IBRAHIM HOUMED)

Ismaël Omar Guelleh a engagé ses milices contre le Peuple de Djibouti, contre les jeunes du Mouvement de l’opposition (MJO). Une répression aveugle est en cours dans mon pays d’origine qui cherche à se défaire d’un tyran sanguinaire qui détient un pouvoir sans partage depuis 40 ans !

Bilan Guedi Moussa, cette jeune fille sur la photo qui voulait mourir en combattant serait sauvagement torturée, arretée chez elle sur ordre de Guelleh et elle serait en ce moment et détenue dans un lieu tenu secret avec ses autres camarades. Elle risque la mort. Elle fait partie des jeunes MJO. Ils sont collégiens ou lycéens. De nombreuses femmes seraient également en prison.

Ce soir, le plus puissant syndicaliste Djiboutien Hassan Cher dénonce une répression aveugle moyenâgeuse et convie l’ensemble de la diaspora djiboutienne d’Europe et d’Amérique à un sommet urgent et extraordinaire à Genève. Le Député Doualeh Ofleh se dit dépassé par les moyens disproportionnés et les armes de guerre utilisées contre la jeunesse djiboutienne. Le parti politique d’Uguta-Toosa du Docteur Ali Coubba condamne sans réserve cette répression contre la population civile.

C’est un dimanche noir pour les Djiboutiens : les balles pleuvent dans le quartier déshérité de Balbala. Pour l’instant, nous ignorons le nombre des morts et des blessés. Les arrestations sont nombreuses. dimanche, la population djiboutienne a refusé d’apporter son appui pour le 4ème mandat de Monsieur Guelleh. Mécontent, il a déployé sa milice tribale et des mercenaires venus de Somalie et de l’Ethiopie. Cela nous montre que la république de Djibouti est une fois encore une dictature féroce où il n y a ni liberté publique, ni liberté d expression, ni liberté d’opinion.

Le peuple de Djibouti est plus que jamais déterminé plus que jamais à libérer son pays.

Peuple d’Afrique et du monde, formons une immense chaîne de solidarité de mon Peuple de Djibouti!

La patrie ou la mort nous vaincrons!

Vive le Peuple de Djibouti!
Vive le Burkina-Faso Libre!
Vive l’Afrique bientôt Libre!
Houssein IBRAHIM HOUMED

01/11/2015 (Brève 500) INVITATION Le fonds de dotation Les Amis de François-Xavier Verschave et l’association Survie vous invitent au colloque : « Peut-on encore analyser les relations franco-africaines sous l’angle de la « Françafrique » ? » Samedi 14 novembre 2015, 8h30-18h, Université Paris 7 – Diderot

Lien avec le site de Survie : http://agenda.survie.org/showevent.php?id=827

Logo Survie

A l’occasion des 30 ans de l’association Survie et du dixième anniversaire de la mort de François-Xavier Verschave, qui en fut le président de 1995 à 2005, ce colloque, où sont invité.e.s des intervenant.e.s de France et d’Afrique francophone, de la sphère académique et de la société civile, vise à ré-interroger ensemble le concept de Françafrique, qui s’est peu à peu invité dans le débat public et dans la recherche universitaire, mais reste l’objet de débats et controverses.

Avec Alain Deneault, Aminata Traoré, Boubacar Boris Diop, Brice Mackosso, Géraud de la Pradelle, Jacques Morel, Jean Merckaert, Marielle Debos, Mathieu Rigouste, Odile Biyidi, Raphaël Granvaud, Saïd Bouamama, Thomas Deltombe,

Lieu : Amphi 5C, Halle aux Farines de l’université Paris 7 – Denis Diderot (10 rue Françoise Dolto 75013 Paris).
RER/Métro : station Bibliothèque François-Mitterrand ; lignes de bus n° 89, 62, 64, 325
Inscription gratuite en envoyant NOM et Prénom par courriel à contact@lesamisdefxv.org
Renseignements : sur le site internet de l’association Survie, à contact@lesamisdefxv.org ou au 01.80.89.58.23

Un événement co-organisé par l’association Survie et le fonds de dotation « Les Amis de François-Xavier Verschave »

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Programme provisoire
(sous réserve de modifications, notamment les titres des interventions)

8h30 : Accueil
9h00 – 9h30 : Ouverture du colloque, Odile Biyidi (membre d’honneur de Survie) et Marie-Thérèse Verschave.

9h30 – 10h45 : « Les recompositions politiques et institutionnelles de la Françafrique », animé par Fabrice Tarrit
• Brice Mackosso (Coalition « Publiez ce que vous payez ») : « Le Congo-Brazzaville dans le système françafricain »
• Marielle Debos (politologue, université Paris 10) : « Le Tchad joue-t-il un rôle clé dans les relations franco-africaines aujourd’hui ? »
• Boubacar Boris Diop (écrivain, journaliste) : « Comment est perçue en Afrique la politique diplomatique actuelle de la France ? »

10h45 – 11h00 : pause

11h00 – 12h15 : « La Françafrique dans la mondialisation économique », animé par Thomas Noirot
• Seydou Ouédraogo (sous réserve ; économiste, directeur de l’Institut FREE Afrik) « Faut-il un avenir au franc CFA ? »
• Jean Merckaert (rédacteur en chef de la revue Projet, membre du bureau de l’association Sherpa) : « Paradis fiscaux : la Françafrique connectée à la mondialisation »
• Claude Quémar (CADTM France) « L’Afrique francophone est-elle sortie du piège de la dette ? »

12h15 – 14h00 Pause déjeuner

14h00 – 14h30 : « François-Xavier Verschave et le génocide des Tutsi au Rwanda », Jacques Morel (auteur de La France au cœur du génocide des Tutsi), animation Raphaël Doridant

14h30 – 15h00 : « Le combat judiciaire de Survie fait-il bouger les lignes ? », Géraud de la Pradelle (Juriste, professeur émérite de droit à Paris X), animation Laurence Dawidowicz

15h00 – 15h15 : pause

15h15 – 16h30 : « Que cache la guerre contre le terrorisme ? », animé par Thomas Deltombe
• Raphaël Granvaud (militant de Survie, auteur de Que fait l’armée française en Afrique ?) : « Barkhane : une opération extérieure aux multiples facettes »
• Aminata Traoré (ancienne ministre de la Culture du Mali, essayiste) : « La lutte contre le terrorisme vu d’Afrique »
• Mathieu Rigouste (sociologue et militant, auteur de L’ennemi intérieur) : « Racines coloniales de l’ordre sécuritaire »

16h30 – 16h45 : pause

16h45 – 17h15 : « La Françafrique existerait-elle sans le racisme ? », Saïd Bouamama (sociologue, chargé de recherche et formateur à l’IFAR), animation Mathieu Lopes

17h15 – 17h45 : Clôture du colloque, Fabrice Tarrit (président de Survie) et Alain Deneault (université du Québec, essayiste)
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29/05/09 (B500) 10 années de mensonges et de dégringolade de l’économie, des libertés et des services publics : le détournement des aides internationales pour enrichir le couple de pacotilles et acheter le soutien des repentis ! (N°8 – ARDHD avec la complicité de Roger Picon)

Le détournement des aides internationales.

Généreuse et ayant pris la mesure de la détresse économique des citoyens djiboutiens et de la dégradation des services publics, santé, éducation, transport, protection sociale, la communauté internationale et en particulier l’U.E., le FMI, l’ONU, la ligue arabe, etc.. envoient des fonds à Djibouti pour la réalisation de projets.

Force est de constater que probablement moins de 5%
de ces projets voient un semblant de commencement. Tout le reste est aspiré par le couple prédateur et avide qui loge à Haramous. Certes ils en redistribuent une partie pour acheter des complicités et le soutien des repentis qui les flagornent à qui mieux mieux.

Le pays continue à se dégrader sur tous les plans. Prenez l’electricité : selon nos archives la rénovation et l’extension de Boulaos ont du être financées à cinq reprises par la France, les pays arabes, l’Italie, etc… et les délestages sont de plus en plus longs et plus fréquents.

Pareil pour l’hôpital, où il faut payer d’avance, sinon pas de soins, même s’il s’agit d’une urgence : une femme qui n’avait pas de quoi payer la consultation, n’a-t-elle pas été abandonnée, accouchant seule sur le trottoir devant la porte de l’hôpital. Tout à l’avenant.

17 – Caricature Roger Picon

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29/05/09 (B500) Nouvelles de Somalie …. (2 articles en Français)

__________________________ 2 – AFP

Somalie: Ban Ki-moon condamne les attaques contre le gouvernement

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a vivement condamné jeudi les attaques répétées des groupes islamistes radicaux visant à renverser le "gouvernement légitime" en Somalie.

M. Ban "condamne vigoureusement les attaques armées qui se poursuivent contre le gouvernement fédéral de transition (GFT)", déclare un communiqué de son service de presse.

"La campagne de violence vise à renverser par la force un gouvernement légitime qui a tendu la main à ses opposants dans un esprit de réconciliation, par une politique de la porte ouverte et des négociations", poursuit le texte.

M. Ban est également "profondément préoccupé par le nombre croissant de civils tués, blessés et déplacés en conséquence de ces attaques."

"Devant cette menace persistante pour le processus de paix, le gouvernement somalien appelle à l’aide internationale et le secrétaire général souhaite relayer cet appel de manière forte et urgente", dit le communiqué.

Le chef de l’ONU exhorte la communauté internationale à verser sans délai l’aide financière d’urgence et les autres formes de soutien récemment promises à Bruxelles au GFT et à la Mission de l’Union africaine (UA) en Somalie (Amisom).

Il a appelé également à des aides bilatérales directes au gouvernement somalien.

Le président somalien Sharif Cheikh Ahmed a accusé mercredi pour la première fois l’Erythrée d’armer et de financer les insurgés islamistes radicaux qui ont déclenché le 7 mai une vaste offensive dans le but, revendiqué, de le renverser.

Vendredi dernier, l’UA avait demandé au Conseil de sécurité de l’ONU de prendre des sanctions contre le gouvernement d’Asmara, dénonçant son soutien aux insurgés islamistes somaliens. L’UA a également réclamé un blocus maritime et aérien de la Somalie pour couper l’approvisionnement des insurgés par l’Erythrée qui n’a pas de frontière avec la Somalie.

__________________________ 1 – France 24

Alors que Mogadiscio est en proie à une sanglante guerre civile, notre reporter Franck Berruyer a rencontré le président somalien dans son "bunker". Entretien exclusif.

La Villa Somalia est probablement le lieu le mieux gardé de Mogadiscio, la capitale somalienne. Et pour cause : c’est là que se trouve le siège du gouvernement fédéral de transition mis en place il y a quatre mois et dirigé par le président Sharif Cheikh Ahmed, un islamiste modéré élu en janvier.

C’est ce bâtiment que les milices islamistes, opposées au gouvernement de transition, assiègent avec violence.

Samedi 23 mai, les insurgés ont tiré des obus de mortier sur le palais présidentiel. Depuis le 7 mai, les insurgés ont lancé une offensive sans précédent à Mogadiscio. Elle est menée par la milice "Hezb al-Islamiya" du chef islamiste radical cheikh Hassan Dahir Aweys, et les islamistes radicaux des Shebab. En deux semaines, l’offensive a coûté la vie à plus de 200 personnes, en majorité des civils.

Tout le quartier est bouclé par les soldats de l’Amisom, la force de paix de l’Union africaine en Somalie.

Il n’y a que dans son bureau de la Villa Somalia que le président Sharif Cheikh Ahmed se sent en sécurité.

Face au regain de violences des insurgés islamistes, il accuse aujourd’hui le pays voisin, l’Érythrée.

"Nous savons que la plupart des armes des milices viennent d’Érythrée. Ces groupes n’ont jamais caché leur affiliation à Al-Qaïda et à l’Érythrée. La présence de combattants étrangers en Somalie est confirmée par mes services. Ils veulent déstabiliser encore davantage le pays pour en faire leur base pour attaquer le monde."

Le président Sharif Cheikh Ahmed était, hier, l’un des leaders des tribunaux islamiques. Le voilà aujourd’hui devenu la cible des radicaux.

Derrière les barrières et barbelés des troupes de l’Union africaine, Sharif Cheikh Ahmed affirme ne pas avoir peur de ceux qui ont juré sa perte. "Je me sens à l’abri, en sécurité, ici. C’est la propagande d’Al-Qaïda qui dit que je suis en danger. Mais je n’ai pas peur."

28/05/09 (B500) Le Figaro avec AP / Affaire Borrel : deux djiboutiens relaxés

La cour d’appel de Versailles a relaxé aujourd’hui deux responsables djiboutiens poursuivis pour « subornation de témoin » dans un dossier ouvert en marge de l’enquête sur la mort du juge Bernard Borrel, en octobre 1995 à Djibouti, a-t-on appris de sources judiciaires.

En première instance, le procureur général de Djibouti Djama Souleiman et le chef des services secrets Hassan Saïd Khaireh avaient été respectivement condamnés à 18 et 12 mois d’emprisonnement avec sursis, et maintien des mandats d’arrêts délivrés à leur encontre durant l’instruction.

28/05/09 (B500) Radio-Trottoir : un achat occulte de terrain ? Encore un !

1°) Question aux lecteurs :

Qui aurait (auraient) pu avoir acheté « en sous main », sur un simple décret signé par d’IOG, le terrain des
Résidences des familles de la Gendamerie Nationale sis Boulevard de Gaulle à deux pas du Camp de la Garde Républicaine ?

L’endroit est illuminé de nuit comme de jour.

La construction d’un nouveau complexe sur un terrain « bradé », qui a privé la Gendarmerie d’une partie de son patrimoine posera-t-il un problème dans l’avenir ? Des comptes seront-ils demandés aux heureux acquéreurs ?

2°) La famille Napoléon propriétaire à Djibouti ?

Selon Wikimapia.org, le commerce Napoléon de Djibouti (voir ci-dessous) appartiendrait à la famille Napoléon en personne. Diable ! Souffrant peut-être de pertes de mémoire, nous ne nous souvenions pas du fait que Napoléon aurait poussé ses forces, après la traversée de l’Egypte, jusqu’à Djibouti.

Hypothèse : on dit que la Princesse RPP a des intérêts dans cette affaire. Voudrait-elle désormais se faire passer pour une descendante de la famille Napoléon ? D’ici à l’ouverture d’un procés en « captation de descendance » qui pourrait lui être intenté par les véritables descendants de Napoléon, il n’y aurait plus qu’un pas.

Lien :
http://wikimapia.org/#lat=11.587412&lon=43.152125&z=18&l=2&m=a&v=2&show=/2619329/
Supermarche-Napoleon

Votre correspondant.

28/05/09 (B500) Yahoo avec Reuters / Deux officiels djiboutiens relaxés en marge de l’affaire Borrel

Le procureur général et le chef des services secrets de Djibouti, poursuivis pour subornation de témoins en marge du dossier du meurtre du magistrat Bernard Borrel en 1995, ont été relaxés par la justice française.

La cour d’appel de Versailles a infirmé un jugement rendu en première instance en mars 2008, où Djama Souleiman Ali, procureur général de Djibouti, et Hassan Saïd Khaireh, chef des services secrets, avaient été respectivement condamnés à 18 mois de prison ferme et un an de prison ferme.

Les mandats d’arrêt lancés à ce moment sont donc annulés.

L’affaire Borrel empoisonne depuis une dizaine d’années les relations entre la France et son ancienne colonie de la Corne de l’Afrique, où Paris a sa principale base militaire du continent.

Le corps de Bernard Borrel, coopérant français et conseiller technique auprès du ministère djiboutien de la Justice, a été retrouvé calciné près de la ville de Djibouti en octobre 1995.

La thèse du suicide d’abord retenue a fait place à la piste d’un assassinat après des expertises médico-légales et la famille du magistrat mort accuse le pouvoir djiboutien.

Les deux prévenus ne se sont jamais présentés devant la justice française. Djibouti se dit victime d’une procédure injuste et a pris des mesures de représailles diplomatiques, telles que des expulsions de coopérants.

Le procureur général avait été reconnu coupable en première instance d’avoir fait pression sur Mohammed Alhoumekani, ancien militaire djiboutien.

Ce témoin a mis en cause pour l’assassinat de Bernard Borrel l’actuel président de Djibouti, Ismaël Omar Guelleh. Le chef des services secrets djiboutiens avait été convaincu d’avoir fait pression sur un autre témoin, Ali Iftin, lié au premier.

Thierry Lévêque,
édité par Yves Clarisse

28/05/09 (B500) Nouvelles de Somalie ….

________________________ 2 – Romandie News avec AFP

Le président somalien accuse l’Erythrée d’armer les insurgés

Le président somalien Sharif Cheikh Ahmed a accusé mercredi, pour la première fois, l’Erythrée d’armer les insurgés islamistes qui ont promis de le renverser, lors d’une conférence de presse à Mogadiscio.

"Nous savons de manière certaine que la majorité des armes aux mains des insurgés viennent d’Erythrée. Nous savons que des officiers érythréens viennent ici et apportent de l’argent en liquide. L’Erythrée est très impliquée ici", a-t-il affirmé.

Vendredi, l’Union africaine (UA) avait demandé au Conseil de sécurité de l’ONU de prendre des sanctions contre le gouvernement d’Asmara, dénonçant son soutien aux insurgés islamistes somaliens.

Le 7 mai, les insurgés ont lancé à Mogadiscio une offensive sans précédent, menée par la milice "Hezb al-Islamiya" du chef islamiste radical cheikh Hassan Dahir Aweys, et les islamistes radicaux des shebab, pour renverser le président Sharif, un islamiste modéré élu en janvier.

Selon le gouvernement ces combats ont fait plus de 200 morts, en grande majorité des civils.

Selon M. Ahmed, "cheikh Aweys a mentionné le fait qu’ils (les Erythréens) le soutenaient".

"Le but de l’Erythrée est de maintenir l’Afrique de l’Est dans la tourmente. A partir du moment où il y a une guerre et des tensions entre l’Ethiopie et l’Erythrée, l’Erythrée a besoin d’un endroit où les groupes d’opposition éthiopiens peuvent être entraînés. Ils visent la destruction de l’Ethiopie et ils veulent la déstabiliser à partir de la Somalie", a ajouté M. Ahmed.

Une guerre frontalière a opposé l’Ethiopie et l’Erythrée de 1998 à 2000, faisant environ 80.000 morts. Depuis, la tension est grande entre ces deux voisins de la Corne de l’Afrique.

Interrogé sur l’opportunité d’une nouvelle intervention de l’Ethiopie en Somalie, le président a répondu par la négative.

"Absolument pas, nous voulons que notre pays reste indépendant. Nous n’accepterons aucune intervention. Si quelqu’un (un pays) vient pour nous aider, nous devons d’abord nous assurer de ses intentions", a-t-il expliqué.

Selon des témoins interrogés par l’AFP, des troupes éthiopiennes en véhicules blindés et lourdement armées ont de nouveau pénétré le 19 mai en Somalie, quatre mois après leur retrait complet du pays.

L’Ethiopie a depuis démenti sa présence en Somalie et assuré qu’elle n’interviendrait pas "unilatéralement" avec ses troupes pour soutenir le gouvernement somalien.

"Notre ministre de la Sécurité nationale s’est rendu à Addis Abeba et a discuté de cette question avec les Ethiopiens. Ils se sont accordés sur le fait que les troupes éthiopiennes resteraient de leur côté de la frontière", a assuré le président somalien.

Fin 2006-début 2007, l’Ethiopie avait mis en déroute, aux côtés du gouvernement de transition, les islamistes qui contrôlaient depuis six mois la majeure partie du centre et du sud du pays, dont Mogadiscio. Le corps expéditionnaire éthiopien s’est retiré de Somalie au début de l’année

________________________ 1 – AFP

Somalie: sept civils tués par des tirs de mortiers à Mogadiscio

Au moins sept civils ont été tués à Mogadiscio lorsque des insurgés islamistes somaliens ont tiré au mortier mardi en direction du palais présidentiel, ont indiqué des sources militaires et des témoins.

"Des obus de mortier ont tué sept civils près de l’ancien théâtre national où nos forces sont stationnées mais il n’y a pas eu de pertes dans nos rangs. Toutes les victimes sont des civils", a déclaré aux journalistes le porte-parole de l’armée somalienne, le colonel Farhan Mahdi. Le bâtiment se trouve non loin de la présidence, qui est régulièrement la cible d’attaques au mortier.

Plusieurs témoins ont confirmé la mort de civils près du palais présidentiel.

"J’ai vu cinq cadavres de civils dans un immeuble. Ils n’étaient pas de la même famille mais vivaient dans le même appartement. Deux autres sont morts près du théâtre", a expliqué à l’AFP l’un de ces témoins, Ahmed Osman.

Les forces gouvernementales ont répliqué à cette attaque par des tirs de mortier visant le quartier de Suqbacad, dans le nord de la capitale.

Un civil été tué et trois blessés par ces tirs, selon un témoin, Ali Gutale.

Le 7 mai, les insurgés ont lancé à Mogadiscio une offensive sans précédent, menée par la milice "Hezb al-Islamiya" du chef islamiste radical cheikh Hassan Dahir Aweys, et les islamistes radicaux des shebab, pour renverser le président Sharif, un islamiste modéré élu en janvier.

Selon le gouvernement ces combats ont fait plus de 200 morts, en grande majorité des civils.

Quelque 62.000 habitants de la capitale ont également dû fuir leur logement, selon un nouveau décompte publié mercredi par le Haut commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR).

La Somalie est en guerre civile depuis 1991.