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05/06/09 (B501) A lire sur LOI cette semaine …

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Saisies à répétition contre Soprim
Après les équipements lourds saisis la semaine passée, c’est maintenant au tour du parc automobile de la Soprim d’Abdourahman Boreh de subir le même sort (…)

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DJIBOUTI
Ismaïl Omar Guelleh
Bien involontairement, le président Ismaïl Omar Guelleh connaît un petit succès sur YouTube depuis quelques semaines (…)

_______________________________________ SOMALIE
Acculé, le TFG tente un ultime sursaut
Retranché depuis des semaines dans la Villa Somalia, le président du Transitional Federal Government (TFG), Sheikh Sharif Sheikh Ahmed, doit à la protection des soldats de l’African Union Mission to Somalia (Amisom) d’avoir résisté jusqu’ici aux attaques répétées des islamistes radicaux. (…)

_______________________________________ MOGADISCIO

Maintenant que Yusuf Mohamed Siad "Inda-Adde" a quitté le Hizbul Islam pour rejoindre le Transitional Federal Government (…)

05/06/09 (B501) LDDH – > FIDH : Lettre ouverte aux Etats africains parties au Statut de Rome. Les victimes des crimes les plus graves comptent sur vous.


Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION DU 5 JUIN 2009.

FIDH – Organisations membres et partenaires (1)

Lettre ouverte aux Etats africains parties
au Statut de Rome

Les victimes des crimes les plus graves
comptent sur vous

 

Paris, le 4 juin 2009 –

La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et ses organisations membres et partenaires co-signataires de cette lettre (1) appellent les Etats africains parties au Statut de Rome qui doivent se réunir à Addis Abeba, Ethiopie, les 8 et 9 juin prochains, à soutenir l’action de la Cour pénale internationale (CPI), instance judiciaire complémentaire des juridictions nationales, chargée de juger les auteurs des crimes les plus graves qui heurtent la communauté internationale dans son ensemble.

Cette réunion aurait été conviée par l’Union africaine pour réfléchir aux relations entre la CPI et l’Afrique et s’inscrit dans un contexte de critiques formulées par certains dirigeants africains à l’égard de la justice internationale depuis le mandat d’arrêt délivré le 4 mars 2009 par la CPI contre le président soudanais Omar El Béchir pour les crimes commis au Darfour.

Nos organisations rappellent que les Etats africains ont été très actifs dans la conception et la mise en oeuvre de la Cour pénale internationale affirmant ainsi que le droit à la justice pour les victimes des crimes internationaux – crimes de guerre, crime contre l’humanité et génocide -, est synonyme de prévention et participe aux processus de règlement des conflits qui déchirent le continent. Cette participation du continent africain à l’oeuvre de la justice internationale répond d’ailleurs aux objectifs et principes énoncés dans l’Acte constitutif de l’Union africaine de lutte contre l’impunité des auteurs des graves violations des droits de l’Homme.

Desmond Tutu, prix Nobel de la paix, a affirmé que soutenir la CPI c’est choisir le camp de la paix contre celui des bourreaux. Les Etats africains sont les plus nombreux à avoir fait ce choix, considérant que le premier Etat à avoir ratifié le Statut de la CPI est un Etat africain et que 30 d’entre eux sont désormais parties au Statut de Rome. Par ailleurs, trois Etats africains ont de leur propre initiative demandé à la CPI d’intervenir en complémentarité de leurs juridictions, jugeant celles-ci incapables de répondre à la souffrance des victimes.

«Les victimes africaines et les victimes du monde entier vous regardent. Retirer votre soutien à la CPI reviendrait à tourner le dos à ceux qui ont trop souffert des conflits et crises qui meurtrissent le continent africain», a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.

Alors que les crises et les conflits sont toujours autant présents dans le monde, il serait déplorable d’affaiblir ceux qui se placent du côté des victimes et de la paix en luttant contre l’impunité des auteurs des crimes les plus graves. En revanche, le moment est venu d’affirmer que cette justice internationale doit être véritablement universelle et concerner l’ensemble des continents, quels que soient les Etats et les auteurs des crimes concernés. C’est cela le combat que vous devez mener et pour lequel les victimes du monde entier vous regardent et vous soutiennent.

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(1) Les organisations membres et partenaires de la FIDH co-signataires de cette lettre ouverte sont situées dans 19 des 30 Etats africains ayant ratifié le Statut de Rome :

Lawyers for Human Rights (LHR) – Afrique du Sud
Ligue pour la défense des droits de l’Homme (LDHB) – Bénin
Ligue Burundaise des Droits de l’Homme (ITEKA) – Burundi
Ditswanelo – The Botswana Centre for Human Rights – Botswana
Mouvement Burkinabé des droits de l’Homme et des peuples (MBDHP) – Burkina Faso
Ligue djiboutienne des droits de l’Homme (LDDH) – Djibouti
Organisation guinéenne des droits de l’Homme (OGDH) – Guinée
Kenya Human Rights Commission (KHRC) – Kenya
Liberia Watch for Human Rights (LWHR) – Liberia
Association malienne des droits de l’Homme (AMDH) – Mali
Association nigérienne de défense des droits de l’Homme (ANDDH) – Niger
Civil Liberties Organisation (CLO) – Nigeria
Foundation for Human Rights Initiative (FHRI) – Ouganda
Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (RADDHO) – Sénégal
Organisation nationale des droits de l’Homme (ONDH) – Sénégal
Ligue centrafricaine des droits de l’Homme (LCDH) – République centrafricaine
Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH) – République du Congo
Groupe Lotus – République démocratique du Congo
Ligue des Electeurs (LE) – République démocratique du Congo
Association africaine des droits de l’Homme (ASADHO) – République démocratique du Congo
Legal and Human Rights Centre (LHRC) – Tanzanie
Association tchadienne pour la promotion et la défense des droits de l’Homme (ATPDH) – Tchad
Ligue tchadienne des droits de l’Homme (LTDH) – Tchad