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11/07/09 (B507) Nouvelles de Somalie … (2 articles en Fraçais)

_______________________________ 2 – All Africa

Somalie: Possibles crimes de guerre, selon la chef des droits de l’homme, Navi Pillay

Les graves violations des droits de l’homme et du droit humanitaire commises actuellement en Somalie pourraient constituer des crimes de guerre, a déclaré vendredi la Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay.

Les attaques contre les civils sont l’un des aspects majeurs des conflits qui frappent la Somalie depuis 1991. « Dans cette nouvelle vague d’attaques, il est clair que les civils, particulièrement les femmes et les enfants, sont les principales victimes de cette violence », estime-t-elle dans un communiqué. « Il est nécessaire de faire davantage pour protéger les civils. Les personnes déplacées et les défenseurs des droits de l’homme, les travailleurs humanitaires et les journalistes, sont parmi les plus exposés, et dans certains cas sont directement visés ».

Navi Pillay précise que des officiers des droits de l’homme de l’ONU ont eu des entretiens avec des réfugiés et des déplacés ayant fui la récente vague de violence à Mogadiscio et le sud et le centre du pays qui a démarré début mai.

Des témoins ont dit aux enquêteurs de l’ONU que les groupes Al Shabaab qui se battent pour renverser le gouvernement de transition ont procédé à des exécutions extrajudiciaires, ont posé des mines, des bombes et d’autres engins explosifs dans des zones civiles, et ont utilisé des civils comme boucliers humains. Des combattants des deux côtés auraient utilisé la torture, et tiré des obus de mortier de manière aveugle dans des zones peuplées de civils. Il y a également de plus en plus de preuves au cours des derniers mois concernant l’ampleur et la nature du recrutement d’enfants par diverses forces se battant en Somalie, ce qui est également une grave violation des droits de l’homme et du droit humanitaire. La majorité de ces enfants sont âgés de 14 à 18 ans.

« Certains de ces agissements pourraient être qualifiés de crimes de guerre », a conclu Mme Pillay. « Une fois l’ordre restauré, et un jour il le sera, ceux qui sont responsables des violations des droits de l’homme et des abus devraient, et j’espère le seront, être traduits en justice », a-t-elle ajouté.

« La collecte des preuves par tous ceux qui sont en mesure de le faire doit continuer afin que ceux qui commettent des crimes terribles en Somalie reçoivent la punition qu’ils méritent devant un tribunal, et que leurs victimes voient enfin la justice se réaliser », a-t-elle dit.

Actuellement, les institutions judiciaires ont cessé de fonctionner à Mogadiscio et dans les régions du centre et du sud. Des employés de l’ONU ont des informations crédibles selon lesquelles dans des zones contrôlées par des groupes insurgés des tribunaux ad-hoc jugent et condamnent des civils, en violation du droit somalien et du droit international.


_______________________________ 1 – Shabelle (En Anglais)

Une explosion à Mogadiscio tue un soldat et en blesse au moins deux. // Land mine blast kills a soldier, injures others in Mogadishu

At least one government soldier has been killed and two others one of them civilian have been injured in Wadajir district in Mogadishu after a landmine explosion targeted to the government soldiers’ checkpoint there, witnesses told Shabelle radio on Friday.

Residents told Shabelle radio that the explosion occurred near Jiro-Miskin neighborhood in Wadajir district where was a checkpoint for the transitional government soldiers injuring two government soldiers which one of them lately died for wound.

Reports say that the government soldiers had opened fir to the civilians after the explosion and wounded a civilian who was near where the landmine explosion occurred.

Residents expressed concern about the remote controlled explosion that could be heard in all direction the Wadajir district in the south of the capital.

It is not the first time that the government soldiers targeted explosions in Wadajir district and cause casualties of deaths and injures in the Somali capital Mogadishu.

11/07/09 (B507) 16ème anniversaire de l’installation des réfugiés djiboutiens à Addis Abeba. Témoignage d’Omar Gabasse, ancien refugiés installé dans un pays de l’Europe du Nord.

Je m’appelle Omar Ali Gabasse.

Je suis un ancien réfugié djiboutien et j’ai vécu l’exil à Addis Abeba.

Je lutte pour que mes anciens compagnons d’armes et d’infortune puissent enfin vivre décemment dans le pays qui les accueillera

Depuis 2006,
je lutte au côté de Jean-Loup Schaal pour aider tous les refugies Djiboutiens .

Je suis arrivé au Danmark en février 2002, apres plusieurs années passées en Ethiopie où un compatriotte m’a rejoint en décembre : Kassim Halloyta.

Kassim et moi, nous faisions partie des réfugiés qui ont occupé le bureau du HCR d’Addis Abeba, à la suite de laquelle, le HCR nous a accordé le statut de refugies.

Au nom de tous les réfugiés et en nom personnel je tiens d’abord à remercier Jean-Loup Schaal, Anne-Marie de Vaivre et toute l’équipe de l’ARDHD qui luttent sans arret depuis qu’ils ont été alertés sur les problemes des Djiboutiens en Ethiopie.

Entre 2002, date de mon arrivée au Danmark et 2006, je me suis informé sur la situation de nos frères restés en Ethiopie.

Je m’attendais à ce que le HCR prennent la décision d’organiser la réinstallation des 20 familles qui avaient obtenu le statut de réfugiés.

En octobre 2006, je me suis rendu à Addis Abeba. J’ai été fortement choqué en constatant leur situation et leurs conditions de vie misérables. J’ai noté que leur moral etait au plus bas. Comme une coïncidence, le 14 octobre, quatre réfugiés ont été arrêtés par la Police fédérale d’Addis Abeba. Ils ont été transféré à Awash parce qu’on leur reprochait de continuer à entretenir des relations avec le FRUD.

J’ai aussitôt envoyé une lettre au HCR pour les en informer. De retour en Europe j’ai pris contact avec Jean-Loup Schaal, par l’inermédiaire d’un ami et c’est comme cela que nous avons décidé de lutter pour toutes les familles djiboutiennes..

En mars 2007, les réfugiés djiboutiens ont mandaté Jean Loup Schaal pour qu’il les représente.

En mai 2007, le HCR leur a proposé de rentrer à Djibouti au motif de la stabilité dans le pays et de la réconciliation nationale.

A l’unanimité, les réfugiés ont refusé de rentrer au pays et ils ont avancé trois arguments :
1°) le risque, que certains anciens membres du FRUD qui s’étaient ralliés au régime, après avoir trahi leurs frères sur le terrain, puissent voir d’un mauvais oeil le retour de ceux qui connaissaient les détails de leur trahison. En plus, certains ont bénéficié de promotions importantes dans l’AND, le SDS ou la Police et auraient eu le champs libre pour exercer des représailles,

2°) Le fait que Guelleh et ses sbires aient la rancune tenace et qu’ils ne pardonneront jamais à ceux qui les ont défié jusqu’aux portes de la capitale …

3°) le fait, qu’après 15 ans d’absence, la réinstallation serait extrêmement difficile à Djibouti et qu’il ne faudrait pas compter sur l’assistance de l’Etat ni de l’administration pour la faciliter, bien au contraire !

Apres l’affaire d’Hasna qui a trouvé une issue heureuse, grâce aux interventions multipes de l’ARDHD et des différentes associations qui se sont mobilisées, les 20 familles ont été interviewés de nouveau en vue d’une une reinstallation; c’était il y a un an. On leur a parlé d’une possibilité de réinstallation en France, dans le cadre d’un accord passé avec le HCR pour une cinquantaine de réfugiés.

La situation de nos soeurs et frères est meilleure aujourd’hui car ils espèrent quelque chose ! Mais leur quotidien est toujours aussi difficile. Ils sont très souvent harcelé en raison des événement qui se passent dans le nord de la République de Djibouti. Ils ne sortent plus qu’en groupe et rès rarement.

Et il faut savoir que ceux qui n’avaient pas obtenu le statut de réfugié sont encore beaucoup plus inquiets .

Dans un prochain article, je vous parlerai du cas des refugies qui n’ont pas de statut et qui aujourd’hui n’ont aucun espoir dans l’avenir.

Pour savoir le probleme de ces refugies voir les articles qui ont été publiés sur le site de l’ARDHD

1°) Réfugiés lien avec le dossier complet
2°) Affaire Hasna : lien avec le dossier complet
3°) Affaire Hasna : rappel des actions entreprises et des soutiens (Attention ce dossier est volumineux et il faut patienter qqs secondes pour l’obtenir)

OMAR GABASSE ,
Co-représentant des réfugiés djiboutiens en Europe.

11/07/09 (B507) Radio-Trottoir : des informations sur les récentes arrestations dans la capitale. (Lecteur)

Contrebande d’armes à feu

Décidément, la république de Djibouti est devenue une plaque tournante de tous les trafics et crimes crapuleux. L’argent à tous prix. Le blanchiment d’argent.

Il y a quelques jours, la police a fait une descente à Balbala, en face du 4ème arrondissement, dans le but de démanteler les « colonies sauvages ». Ainsi sont nommés des réfugiés qui viennent en masse de l’Ethiopie et de la Somalie voisines.

Cette descente musclée a entraîné la mort d’une personne et permis la saisie des armes de petits et gros calibres. Il y a eu beaoucp d’arrestations.

La prolifération des armes à feu est un sujet récurrent ces derniers temps.

Plusieurs sources concordantes faisaient état de l’apparition d’un commerce d’armes à feu à Djibouti-ville.

Ce marché serait alimenté par des trafiquants d’origine somalienne, éthiopienne mais aussi par des policiers djiboutiens qui écouleraient des armes volées dans leurs garnisons.

Des officiers supérieurs seraient trempés dans cette contrebande.

Les grenades qui avaient tué une petite fille à Ali Addé provenaient de ce trafic.

La Nation du 9 juillet 2009 vient d’évoquer ce sujet dans un article intitulé « Lutte contre la prolifération des armes légères – Le protocole de Nairobi ». On y apprend que « des armes légères ont été brûlées » sur la place Mahmud Harbi à Djibouti-ville.

Pour en faire un bûcher, il en a fallu certainement une quantité impressionnante.

Le côté théâtral s’adresse aux partenaires internationaux afin d’avoir de subventions que l’on se partage entre cousins.

11/07/09 (B507) FreeDjibouti -> L’attente…

Un ami belge qui a visité Djibouti il y a quelques jours, m’a dit que l’atmosphère générale à Djibouti lui rappelle la pièce de Samuel Beckett  » En attendant Godot ».

C’est un climat d’attente insoutenable.

Tout le monde a le sentiment que la fin du cauchemar est proche, mais personne ne sait de quelle manière Guelleh et son régime vont tomber. « Ça ne peut pas continuer comme ça » ne cesse de répéter le commun des citoyens. Mais la majorité se sent désarmée. Elle est fataliste, résignée. Elle attend un coup du Destin. Mais ce coup n’arrive pas. Et le dictateur respire encore…

Cette attente a atteint les hautes sphères de l’État. Certains hauts responsables expriment leur ras le bol en privé, mais personne n’ose prendre l’initiative.

Pourquoi ? Il y a une notion qui revient sans cesse dans tous les livres qui racontent les histoires des dictatures : « atomisation de la société ». Une société atomisée est une société où les citoyens sont écrasés par le poids du système Etat-Parti et ne peuvent s’associer dans des organisations autonomes les rendant solidaires les uns des autres. Le système totalitaire occupe et contrôle tous les espaces publics. Rien ne lui échappe. Une organisation pyramidale, où Parti et Police collaborent étroitement, assure le contrôle de la société à tous les niveaux.

Tous les dictateurs savent que rien ne vaut l’autocensure et la peur intériorisée.

La peur est partout.

Elle habite aussi bien le Premier ministre Dileita que le simple ouvrier de l’État. Il suffit de faire croire aux gens que le système est omnipotent pour qu’il devienne réellement omnipotent. S’il est interdit de critiquer le comportement d’un simple policier alors que dire de celui d’un responsable politique….?

La question n’est plus de démasquer le système. Le dictateur Guelleh est nu depuis belle lurette. Mais de faire bouger les choses, de passer de la dénonciation à la planification de la chute de la dictature. Le dictateur sait qu’il est haï par son peuple. Mais il sait aussi que la moindre ouverture risque de le faire tomber. C’est l’impasse.

Le dictateur Guelleh continuera à naviguer à vue jusqu’au dernier jour de sa vie politique. Mais pour lui, la Cour du Tribunal Pénal International est la cour de tous les dangers. Comme tous les dictateurs, il se méfie des projecteurs des médias comme de la peste.

Qui chassera Guelleh ? La maladie ? Le peuple, en se soulevant ? Ou un nouvel artisan d’un « Chemin d’avenir » bis, qui anticipera les événements ? Si le futur était prévisible, tout le monde mourrait d’ennui…

Djiboutiennement,

FreeDjibouti

freedjibouti@windowslive.com

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11/07/09 (B507) Radio-Trottoir. Habiba Balbalaf, une autre chanteuse, pourtant pro-IOG, arrêtée par le SDS et conduite dans un lieu secret, au motif qu’elle avait voulu rendre une visite confraternelle à Nima Djama. Décidemment la vengeance de la Paulette ne connait plus de limites … (Lecteur) ATTENTION : information démentie le 13/07 après vérification.


Caricature de Roger Picon

Selon des informations en provenance de Djibouti, Mlle Habiba Balbalaf aurait été arrêtée hier.


Habiba est chanteuse. depuis l’Independance, elle a le staut de cadre au sein de la RTD.

Elle était très engagée en faveur d’IOG. Elle chantait des chansons pro-IOG, depuis son élection à la Présidence, en 1999.

Hier, elle s’est rendue à Gabode pour rendre visite à Nima Djama.

Le chef de la police l’a informé qu’ il était strictement interdit de rencontrer Nima jusqu’à nouvelle ordre.

Très déçue et furieuse, elle a quitté Gabode pour retourner chez elle.

Immédiatement le responsable de la police a téléphoné au Colonel Abdillahi Abdi, le directeur de la police. Ensuite, il a informé Hassan Said, le directeur du SDS.

Sur ordre d’Hassan Saïd, des agents se seraient présentés au domicile d’Habiba pour l’emmener au centre du SDS.

Depuis hier plus personne ne sait où elle se trouve.

Habiba est d’origine Issa, sous-clan Fourlaba, Rer Mahamoud.

11/07/09 (B507) FreeDjibouti -> Les enjeux de l’Heure

L’heure est grave, tellement grave que si nous ne prenons pas la mesure de ce qui se joue actuellement, il ne faudrait que nous en prendre à nous-mêmes et non à la fatalité ou à un quelconque Dieu qui n’aimerait pas l’homme noir en général et le Djiboutien en particulier, sur ce qui s’ensuivra pour très longtemps encore à Djibouti.

Ce qui se joue aujourd’hui, ce n’est pas seulement cinq années de plus de Guelleh au pouvoir ! Si ce n’était que cela, croyez moi, les Djiboutiens qui ont acquis par la force des choses, la faiblesse de s’accommoder avec la gestion chaotique et inhumaine du pouvoir de Gouled et de ses obligés, auraient su développer, en eux, une sorte d’anticorps qui les préserverait de la réalité monstrueuse dont est fait leur quotidien.

Cela va bien au-delà.

La gravité de ce qui se joue actuellement dans notre beau pays Djibouti est au delà même de cinq années supplèmentaires de Guelleh. A mon sens, l’enjeu véritable est de mettre un terme à la pérennisation d’une culture politique, dont le gouvernement est totalement responsable, qui encourage la dilapidation des deniers publics et ce, depuis l’indépendance.

Ce qui se joue aujourd’hui, c’est de décider si nous voulons ou non que l’organisation des institutions de l’Etat décidée depuis le cabinet d’un homme qui s’est imposé par la stratégie de la diversion devienne la règle à Djibouti, et serve d’exemple ou d’appel d’air à de futurs aventuriers.

Ne nous voilons pas la face, depuis toujours Guelleh envoie un message aux hommes politiques Djiboutien, actuels ou à venir : le pouvoir s’obtient et se garde par la force et par la peur. Cette conviction qu’il s’est faite et qu’il distille de façon subliminale aux Djiboutiens tombera si nous lui barrons la route sans armes en 2011.

Ce qui se joue c’est de faire sortir les Djiboutiens de la torpeur et de la peur suscitées par les sbires car si nous échouons n’attendez plus de ceux-ci, en tout cas pas avant longtemps, une mobilisation conséquente car ils auront compris que la politique du ventre l’emporte toujours au final.

Ce qui se joue aujourd’hui, c’est la crédibilité même du politique, de l’homme politique, en tout cas de tout ceux qui viendront encore proclamer leur opposition à Guelleh car à n’en point douter, ils prêcheront dans le désert car le peuple ne croirait plus à ceux qui n’ont jamais su comment faire tomber un dictateur en toute intelligence.

Ce qui se joue maintenant, ce n’est pas un « Tout sauf Guelleh » bête mais plutôt le risque de la perpétuation d’un système et d’une culture politique par délà celui-ci constitués de la violence comme arme de dissuasion, de la corruption pour faire taire les talents, et de l’enrichissement illicite comme finalité de l’engagement politique.

Non, nous ne voulons certainement pas que la postérité, que nos enfants fils naissent dans un pays qui n’offre aucune perspective d’avenir, où le sens même du mot « talent » n’effleure aucun esprit et où seul le clientélisme politique rampant, a droit de cité.

Vous l’avez compris, empêcher Guelleh de se maintenir au pouvoir est une question de vie ou de mort, j’insiste, de vie ou de mort, dans le sens ou la vie ça n’est pas simplement réaliser un cycle biologique, c’est à dire manger, se reproduire, puis mourir.

Vivre, c’est être libre d’aller et de venir sur toute l’étendue du territoire de son pays, c’est exprimer en toute liberté sa pensée, échanger ses idées et ses opinions, s’épanouir dans le domaine de la vie sociale où son talent excelle, et pouvoir se soigner aisément.

Non, cette vie là, celle digne d’un être humain, nous le savons tous, en 32 ans du régime du RPP et de ses obligés, le Djiboutien ne l’a jamais vécue, c’est à tout le moins un rêve pour lui.

Ce qui se joue aujourd’hui, c’est plus fort et plus important que mon ego, ma carrière, mon ambition personnelle, c’est le sort de tout un peuple, et de tous ceux qui naîtront dans un futur proche ou lointain dans le territoire de notre pays, et qui devront vivre les mêmes monstruosités qu’aujourd’hui, si jamais nous venons à échouer.

Les enjeux de la période trouble dans laquelle nous entrons sont immenses car ils ont des ramifications jusqu’à l’Elysée, touchant à la conception de sa politique africaine et de « l’homme noir qui n’est pas suffisamment entré dans l’histoire ».

Nous ne devons pas, et les leaders de l’opposition doivent le savoir, échouer aujourd’hui car demain sera trop tard, le prix de l’échec sera lourd à payer : préparatifs d’une succession à la togolaise, privatisation de l’armée, exacerbation des tensions ethniques, exil de la jeunesse à l’étranger.

Non, le système incarné par Guelleh issu de la culture politique générée par le RPP doit être défait par un sursaut populaire pacifique afin de prévenir et de dissuader les candidats futurs à la dictature à l’exemple de Guelleh.

Ce qui se joue enfin, c’est le sort des leaders de l’opposition et de tous ceux, appartenant à l’ancienne classe politique issue de l’idéologie politique du RPP, qui au cas où Guelleh se maintiendra au pouvoir (qu’il nous en soit préservé), auraient démontré leurs limites et leurs incapacités à répondre aux attentes du peuple djiboutien.

Dans ce cas, ils n’auraient plus qu’à s’effacer humblement dans leur inefficacité politique pour laisser la place à des hommes neufs, patriotes, dotés d’une véritable intelligence d’organisation et d’une vision de la société nouvelle à construire qui conduiront une vraie et crédible opposition en restaurant l’espoir des Djiboutiens.

En conclusion, je pense que, même la patience proverbiale des Djiboutiens, a ses limites. Ils ont déjà fait preuve de trop de patience. Aucun peuple de la sous-région n’aurait jamais pu supporter cette arrogance et cette insolence qui sont imposées par la dictature djiboutienne et ses « obligés ».

Le peuple djiboutien doit se mettre en tête que Guelleh ne partira jamais de lui-même et qu’il va falloir envisager sérieusement et sans haine, sa destitution. Ce n’est pas en restant tranquillement dans son coin que la dictature va s’effacer toute seule comme par magie. Pour ce faire, il faut que tous les Djiboutiens contribuent à tous les niveaux et selon les capacités de chacun.

Pour cela, il faudrait bien que les leaders de l’opposition arrêtent leurs tiraillements futiles sur certains sites et mettent leurs énergies au combat contre la dictature de Guelleh.

Nous avons une responsabilité devant l’Histoire et devant les générations futures !

Djiboutiennement

FreeDjibouti

freedjibouti@windowslive.com

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11/07/09 (B507) Mouvement djiboutien de Libération nationale (MDLN). Ne cédons pas à la politique de la « terre brûlée », qui est poursuivie par le régime djiboutien. La communauté internationale doit prendre ses responsabilités et soutenir les opposants sincères et engagés pour éviter la « somalisation » de notre pays. (Sous la signature d’Ali Abdillahi Iftin)

Communiqué du Mouvement djiboutien de Libération nationale (MDLN)

Chères Concitoyennes, Chers Concitoyens,

L’heure est grave !

Désormais dans l’impasse et acculé le dos au mur, le règime djiboutien n’a plus d’autre choix, pour tenter de prolonger artificiellement sa survie, que le recours à la provocation et à la haine tribale, afin d’augmenter les tensions au sein de la population et de terroriser les habitants.

Les récents événements qui se sont produits dans la capitale sont alarmants et démontrent que ce stade est déjà largement atteint :

– jets de grenades explosives, incendies de maisons et d’édifices publics,,

– provocations organisées volontairement entre les habitants de différentes ethnies et de différents quartiers, pour déclencher des réactions de groupe.

– tirs à balles réelles,
arrestations, incarcérations et tortures de centaines de citoyens.

Je lance un appel à la population pour qu’elle ne cède pas aux provocations ni aux rumeurs qui sont diffusées sur l’ordre du Palais de l’Escale par les agents du SDS et des polices politiques aux ordres du dictateur.

Nous savons tous que les jours de ce régime sont comptés. Au contraire nous devons nous unir pour y mettre un terme le plus rapidement possible.

Le Mouvement djiboutien de Libération nationale suit la situation, heure par heure et lancera des appels et des conseils pour éviter que notre pays plonge dans une situation semblable à celle que vit la Somalie depuis 1991.

Tous ensemble, toutes ethnies, toutes origines confondues, nous pouvons vivre en harmonie dans notre pays, à condition d’y instaurer un régime démocratique, respectueux de tous les habitants, de toutes les composantes majoritaires ou minoritaires et dévoué au développement économique afin de créer des richesses, des emplois et au final d’améliorer le niveau de vie.

Nous lançons un appel solennel et urgent à la communauté internationale et en particulier à la France, aux USA et à l’Union européenne, pour :


qu’elles cessent de soutenir un régime discrédité et sans avenir,

– qu’elles encouragent la concertation initiée à Bruxelles le 27 juin, entre tous les partis d’opposition sincères et engagés et qu’elles soutiennent concrètement leurs actions.

Faute de réagir rapidement, le pays risque de plonger dans le chaos et dans une guerre civile qu’il sera pratiquement impossible d’arrêter, comme c’est le cas dans le pays voisin.

Nous mettons nos partenaires en face de leurs responsabilités, sachant que le Mouvement djiboutien de Libération nationale est à leur disposition pour apporter des informations et contribuer à la mise en place des mesures adaptées à cette situation explosive.

Ali Abdillahi Iftin
Commandant le Mouvement djiboutien
de Libération nationale