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21/07/09 (B508)  16ème anniversaire de l’arrivée des premiers réfugiés djiboutiens à Addis Abeba. Communiqué du Comité de Soutien aux réfugiés djiboutiens en Ethiopie et appel à manifester à Paris devant les bureaux du UN-HCR le mercredi 29 juillet à 17h00

COMITE DE SOUTIEN
AUX REFUGIES DJIBOUTIENS
en ETHIOPIE

Secrétariat : C/O ARDHD 84, rue SaintLouis en l’île F 75004 PARIS
Tel : +33 (0)1 46 34 70 70 Fax : +33 (0)1 46 34 25 93
Informations sur http://www.ardhd.org
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COMMUNIQUE de PRESSE DU 21 JUILLET 2009
et appel à manifester le mercredi 29 juillet à 17h00
devant les bureaux du UNHCR* à Paris
9, rue Keppler 75016 – Paris (près de l’Etoile)
(* UNHCR : Agence des Nations unies pour les réfugiés)

Le Comité de soutien aux réfugiés djiboutiens d’Addis Abeba a été constitué le 15 juillet 2009 à Paris, à l’initiative des deux coreprésentants désignés par cette communauté : Omar Ali Gabasse (ancien réfugié réinstallé au Danemark) et JeanLoup Schaal (Président de l’ARDHD).

HISTORIQUE :

C’est le 9 juillet 1993, que les premiers éléments de la résistance du FRUD, qui combattaient le régime tyrannique de Hassan Gouled Aptidon, ancien Président de la République de Djibouti, se sont réfugiés en Ethiopie pour échapper à la répression sanglante qui avait été lancée contre eux. Ils ont été rejoints par des milliers de civils, vieillards, femmes et enfants, qui n’ont pas eu d’autre choix.

Sans que l’on ne dispose de chiffres précis, faute de recensement, le nombre des réfugiés djiboutiens, qui vivent dans des conditions précaires en Ethiopie, pourrait approcher les DIX HUIT MILLE *.

Seules une vingtaine de familles, représentant environ 45 personnes ont été enregistrées par le bureau du UNHCR, en décembre 2000, à la suite d’une manifestation houleuse. Bien que bénéficiant d’un statut officiel, ces familles sont soumises à des harcèlements policiers, à des arrestations arbitraires et victimes d’agression sur leurs personnes et surtout sur celles de leurs enfants :

la fille de l’un d’entre eux, Hasna âgée de 12 ans, avait été incarcérée à Addis Abeba avec les adultes après avoir été violée pendant douze jours !

En juillet 2008, le UNHCR a commencé à faire remplir des dossiers de réinstallation aux familles enregistrées et il s’était engagé à assurer leur déménagement dans un pays d’accueil, avant la fin 2008. La France avait été évoquée comme une terre d’asile possible.

LA SITUATION EN JUILLET 2009

Bien que les dossiers aient été remplis par les intéressés avec le HCR, il semble qu’ils soient toujours bloqués au niveau du bureau d’Addis Abeba. Certains réfugiés mettent en cause une employée éthiopienne de l’organisation, qui aurait déclaré qu’elle avait le pouvoir de bloquer les dossiers.

(*) Estimation du Gouvernement éthiopien.

CE QUE LE COMITÉ DEMANDE :

1°) que l’UNHCR respecte les promesses qui ont été faites à une vingtaine de familles concernant leur réinstallation dans un pays d’accueil,

2°) que l’UNHCR effectue un recensement exhaustif et approprié de tous les réfugiés djiboutiens présents sur le territoire éthiopien, qui ne bénéficient actuellement d’aucun droit ni papier et qui sont soumis de ce fait à tous les harcèlements administratifs et policiers. (Convention de 1951)

APPEL À MANIFESTER :

N’ayant reçu aucune réponse aux différents courriers qui ont été adressés au UNHCR, tant à Paris qu’à Genève, nous appelons la communauté djiboutienne, les différents partis djiboutiens d’opposition et les Associations à manifester le :

Mercredi 29 juillet à 17h00
devant les bureaux du UNHCR à Paris
9, rue Keppler – 75016 Paris (près de l’Etoile)

Contacts :
Omar Ali Gabasse :
gabasseo@hotmail.com

JeanLoup Schaal : Président de l’ARDHD
jlschaal@ardhd.org
(+33 (0)1 46 34 70 70)

21/07/09 (B508) Communiqué du Président du GED à l’occasion de la fête nationale belge.

Au nom de toute la communauté djiboutienne, je présente tous mes voeux à l’ensemble de la population belge, à ses Représentants à son Gouvernement et à son Roi, à l’occasion de la fête nationale du pays.

Nombreux sont nos soeurs et nos frères djiboutiens qui ont été accueillis avec fraternité par le Royaume et nous nous réjouissons de partager cette fête avec tous les belges, en signe d’amitié et de reconnaissance.

Mahamoud Ahmed Idriss
Président du Gouvernement en Exil
de Djibouti

21/07/09 (B508)  16ème anniversaire de l’arrivée des premiers réfugiés djiboutiens à Addis Abeba. Appel d’Omar Ali Gabasse (co-représentant des djiboutiens pour l’Europe)

Je lance cet appel, d’abord à l’ARDHD et à son Président Jean-Loup Schaal, mais aussi à toutes les Associations et à tous les démocrates francais qui nous avaient aidés
à faire libérer la petite Hasna, jeune fille de 12 ans qui avait été incarcéré à Addis Abeba avec les adultes après avoir été violée pendant deux semaines. Lire le dossier

Une nouvelle fois, nous avons besoin de votre aide et de votre mobilisation déterminée pour faire avancer les dossiers de réinstallation d’une vingtaine de familles djiboutiennes. Actuellement et selon les informations qui m’ont été transmises, les dossiers sont bloqué au niveau du bureau UN-HCR d’Addis Abeba par une fonctionnaire éthiopienne de l’organisation internationale.

Toujours selon les informations que j’ai reçues, Mme Negata Mengesa, est employée par UN-HCR. Depuis qu’elle est en poste, les réfugiés djiboutiens ont eu le sentiment que son objectif était :


de bloquer l’enregistrement des réfugiés djiboutiens. Pour preuve, il suffit de constater que les Djiboutiens sont les seuls réfugiés qui n’ont pas obtenu leur enregistrement dans les délais normaux, alors que les ressortissants des autres pays bénéficient de la procédure habituelle.

– de bloquer les dossiers de réinstallation. Après l’affaire de la libération d’Hasna, le HCR s’était engagée à constituer et à faire avancer les dossiers de réinstallation d’une vingtaine de famille avant la fin 2008. Aujourd’hui, ils n’ont pas avancé d’un millimètre.

Est-ce cette dame qui poursuit toujours les réfugiés djiboutiens de sa haine ? Leur reproche-t-elle d’être issus de la communauté AFAR ?

Les questions sont posées ? A-t-elle toujours un lien officieux avec l’ARRA (administration éthiopienne en charge des réfugiés) où elle aurait travaillé pendant plusieurs années. Obéit-elle à des instructions qui pourraient trouver leur origine dans une recommandation émise par les autorités djiboutiennes ?

A plusieurs reprises, nous avons signalé à la hiérarchie du HCR, tant à Paris qu’à Genève, l’arrogance de cette fonctionnaire ethiopienne .Lire par exemple l’article du 15 /09/07 (B413) .

Après ces réclamations et l’affaire d’Hasna, cette fonctionnaire avait adopté une nouvelle attitude et se montrait plus respectueuse des réfugiés. Malheureusement les (mauvaises ?) habitudes ont refait surface après quelques mois et la diminution de la pression médiatique internationale..

Pour quelles raisons, les réfugiés djiboutiens sont-ils souvent victimes de harcèlement, d’emprisonnements et parfois de torture, alors que d’autres étrangers comme les Erythréens ou les Soudanais semblent bénéficier de meilleures conditions d’accueil et de protection ?

Pas un seul réfugié djiboutien pourrait dire qu’il n’a jamais été arrêté ni emprisonné.

Moi même, j’ai été arrêté à Eli Daar, à plusieurs reprises pour avoir protester contre le maire de cette ville qui voulait détourner les vivres qui nous étaient destinées.

Apres l’affaire de la petite Hasna , le UN-HCR d’Europe semblait avoir enfin pris au sérieux le problème des réfugiés djiboutiens. Tous les dossiers ont été révisés et transmis à l’office de réinstallation. C’était il y a un an et cela avait suscité un grand espoir dans les familles concernées.

Pour ne pas gèner l’action du HCR,
nous avions cessé toutes les manifestations publiques. N’ayant pas reçu de réponses à nos différents courriers, nous avons choisi de médiatiser la situation de nos frères et soeurs réfugiés à Addis Abeba, pour qui le quotidien n’est plus supportable, afin que le HCR respecte les promesses qu’il leur avait fait et que cette employée éthiopienne cesse de bloquer les dossiers comme elle se vante de le faire …

Les réfugiés sont pris au piège et il faut les sauver !

Je lance aussi cet appel à toute la communauté djiboutienne, où qu’elle soit installée dans le monde pour se mobilser en faveur de ce dossier urgent et prioritaire.

Le comité de soutien qui est en cours de constitution va lancer un appel à manifester prochainement devant les bureaux du HCR de Paris et si la situation ne se débloque pas rapidement, nous reconduirons nos actions devant l’Ambassade d’Ethiopie à Paris.

Il faut savoir que des milliers de familles djiboutiennes réfugiées en Ethiopie attendent le respect de leurs droits à être enregistrées et à bénéficier des aides et de la couverture sociale : combien de nos frères et soeurs sont morts dans le silence, parce qu’ils n’ont pas pu avoir accès aux soins médicaux, faute d’avoir les moyens de les assumer..

Cela ne peut plus durer et le HCR a le devoir de prendre les choses à main et d’assumer sa mission.

Omar Ali Gabasse
Co representant des refugies djiboutiens en europe

20/07/09 (B508) Le Journal de la Flibuste (2 articles en Français)

__________________________ 2 – Ria Novosti (Russie)

Piraterie: modernisation du poste de la flotte russe en Syrie (Marine)

Le poste de stationnement de Tartous, en Syrie, sera développé et modernisé, notamment dans le but de combattre les pirates au large de la Corne de l’Afrique, a annoncé lundi à RIA Novosti un représentant de la Marine de guerre russe.

Ce poste qui dispose d’un atelier de réparation flottant est desservi par 50 marins. Les représentants de la flotte ont à plusieurs reprises préconisé sa modernisation.

"Cette semaine, deux remorqueurs de la Flotte de la mer Noire achemineront à Tartous un quai d’amarrage flottant. La base à Tartous approvisionnera les navires qui rempliront les missions de protection de la navigation civile au large de la Corne de l’Afrique", a expliqué le militaire.

__________________________ 1 – RTB (Belgique)

L’Otan va s’engager dans la lutte contre la piraterie

Le futur secrétaire général de l’Otan, le Danois Anders Fogh Rasmussen, a affirmé que l’organisation de défense transatlantique allait "s’engager dans la lutte contre la piraterie" et définir un "nouveau concept stratégique".

"L’Otan va s’engager dans la lutte contre la piraterie. Nous allons élaborer un nouveau concept stratégique. Je lancerai ce projet début août", a affirmé M. Rasmussen. La piraterie s’inscrit dans les nouvelles menaces identifiées par l’Alliance atlantique et la communauté internationale. M. Rasmussen a également dit vouloir "mener une réforme militaire de l’Otan". "Il faut se transformer pour développer nos capacités face aux nouvelles menaces : la lutte contre le terrorisme, la prolifération des armes de destruction massive, le bio terrorisme, les cyber attaques".

Face à la recrudescence spectaculaire des attaques qui menace une des principales routes du commerce maritime mondial, de nombreux pays ont dépêché des navires de guerre au large de la Somalie, pays en guerre civile en 1991. L’Union européenne a prolongé en juin d’un an, jusqu’à mi-décembre 2010, sa mission navale Atalante de lutte contre la piraterie dans cette zone, qui était censée prendre fin en décembre 2008. L’Otan avait annoncé le 18 novembre qu’au-delà de l’aide qu’elle allait fournir à cette opération, elle réfléchissait à un rôle "à plus long terme" face à la piraterie.

M. Rasmussen succédera le 1er août au Néerlandais Jaap de Hoop Scheffer.

20/07/09 (B508) Nouvelles de Somalie … Les Shebbab s’attaquent à trois bureaux des Nations unies, qu’ils pillent avant d’en interdire l’accès. (7 articles en Français)

__________________________ 7 – Le Monde avec Reuters

Al Chabaab pourrait juger ses deux otages français

Un porte-parole d’Al Chabaab fait savoir que la milice islamiste somalienne n’exclut pas d’organiser un procès pour juger les deux otages français qu’elle détient en Somalie.

Les deux Français, en mission d’assistance en matière de sécurité, ont été capturés mardi dernier à l’hôtel Sahafi de Mogadiscio. Ils sont passés entre les mains de plusieurs groupes et sont aujourd’hui captifs d’Al Chabaab.

"Les agents français de sécurité participaient aux combats", a assuré Hassan Yacqub, porte-parole d’Al Chabaab dans la ville portuaire de Kismayo.

"Ces hommes sont des prisonniers de guerre et les moudjahidines décideront des prochaines mesures que nous devrons prendre. Les tuer ou réclamer une rançon sont des possibilités, c’est légal", a-t-il affirmé.

A Varsovie, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a assuré lundi que des contacts "multiples" avaient été noués pour obtenir la libération de deux otages.

"Les contacts sont aussi nécessaires et multiples que les bruits les plus divers qui circulent, et auxquels il ne faut pas attacher beaucoup d’importance", a-t-il déclaré.

"Il y a des bruits terriblement contradictoires et dans cette situation nous faisons ce que nous pouvons, tout ce que nous pouvons, pour essayer de sortir d’affaire ces deux hommes", a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue polonais, Radoslaw Sikorski.

Le Premier ministre somalien, Omar Abdirashid Sharmarke, a déclaré dimanche que son gouvernement n’excluait aucune option pour les libérer, y compris d’autoriser Paris à envoyer des commandos.

Interrogé dimanche sur Europe 1, le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, avait dit avoir des nouvelles "plutôt rassurantes" des deux hommes.

Il a ajouté que si des négociations n’étaient "pas engagées à proprement parler", le gouvernement français avait clairement fait savoir qu’il était "prêt à discuter" avec les ravisseurs.

Le ministère français des Affaires étrangères a fait savoir lundi que c’était toujours le cas.

Abdi Cheikh, Mohamed Ahmed, Gareth Jones,
version française Yves Clarisse et Eric Faye

______________________________ 6 – L’Express avec Reuters

La milice Al Chabaab pille des sites de l’Onu en Somalie

Des combattants somaliens du mouvement islamiste Al Chabaab ont pillé deux locaux de l’Onu, après l’ordre donné par les chefs de la milice de fermer trois agences des Nations unies en Somalie.

Dans un communiqué, le groupe lié à Al Qaïda a annoncé que le Programme des Nations unies pour le Développement (Pnud), le Département de Sûreté et de Sécurité des Nations unies (DSS) et le Bureau politique des Nations unies pour la Somalie (Unpos) étaient désormais considérés "comme des ennemis de l’Islam et des Musulmans".

"Plusieurs dizaines de combattants bien armés d’Al Chabaab ont encerclé le local de l’Onu à Baïdoa", a déclaré un responsable des Nations unies dans la ville qui abritait le parlement somalien jusqu’à sa prise par les islamistes.

"Ils ont emporté trois voitures de l’Onu mais ne s’en sont pas pris aux employés étrangers", a déclaré le responsable, qui n’a pas souhaité être nommé pour raisons de sécurité.

"Nous avons reçu l’ordre de sortir du bâtiment et ils ont aussitôt commencer à piller tout ce qui appartient aux agences de l’Onu. Les pillages se déroulent actuellement et le bâtiment est toujours sous leur contrôle", a déclaré un agent de sécurité, joint par Reuters à Baïdoa.

Un autre bâtiment abritant des bureaux de l’Onu a été pillé à Ouadjid, dans la région de Bakoul, selon les employés qui y travaillaient. Là aussi, des voitures et divers équipements ont été emportés.

"A Baïdoa, le pillage de tous les équipements de communication d’urgence et le manque d’agents de sécurité rend impossible la poursuite des opérations des Nations unies", a déclaré à New York la porte-parole de l’Onu Marie Okabe.

Les Nations unies regrettent profondément de devoir déplacer leurs personnels et suspendre temporairement leur travail humanitaire à Baïdoa, mais les opérations continueront à Ouadjid, a-t-elle ajouté.

Le département des Affaires politiques de la milice islamiste accuse les trois agences onusiennes de travailler contre l’intérêt de la population musulmane somalienne et l’établissement d’un Etat islamique.

Al Chabaab a indiqué que d’autres organisations non-gouvernementales étaient visées, et les a invitées à contacter les autorités islamistes locales pour savoir sous quelles restrictions elles pouvaient désormais opérer.

Les combattants d’Al Chabaab, qui contrôlent l’essentiel du sud de la Somalie et certains quartiers de Mogadiscio, affrontent l’armée somalienne et les soldats de l’Union africaine afin d’imposer une version radicale de la charia, ou droit coranique, dans l’ensemble du pays.

Les Etats voisins et les pays occidentaux craignent qu’en cas de succès des milices islamistes, la Somalie ne devienne un nouveau havre pour les activistes radicaux.


______________________________ 5 – Nouvel Obs avec AP

Somalie: le groupe Al-Shabab interdit à trois agences de l’ONU de travailler dans les zones sous son contrôle

Le mouvement d’insurrection Al-Shabab, qui serait lié au réseau Al-Qaïda, a annoncé lundi qu’il avait interdit à trois agences de l’ONU de travailler dans les régions somaliennes sous son contrôle.

Dans un communiqué diffusé sur les radios locales et signé du dirigeant politique d’Al-Shabab, les insurgés affirment avoir interdit au Bureau politique des Nations unies pour la Somalie (UNPOS), au Programme de l’ONU pour le développement (PNUD) et au Département de la sécurité et de la sûreté des Nations unies de comploter contre l’islam et de se livrer à des actes de corruption.

Le groupe islamiste radical est engagé dans des affrontements pour renverser le gouvernement somalien, et contrôle de vastes secteurs dans Mogadiscio, la capitale, ainsi que dans le sud du pays.

D’après le Département d’Etat américain, le groupe est lié au réseau terroriste Al-Qaïda, ce que dément Al-Shabab.

______________________________ 4 – AFP

Les shebab "interdisent" à trois organismes de l’ONU d’opérer en Somalie

Mustafa HAJI ABDINUR (AFP)

Les islamistes radicaux somaliens des shebab, qui veulent juger pour "espionnage" deux agents français enlevés à Mogadiscio, ont "interdit" lundi à trois organismes des Nations unies de travailler en Somalie en les qualifiant d’"ennemis de l’Islam".

Les shebab ("les jeunes" en arabe), qui mènent une lutte acharnée contre le gouvernement de transition somalien, contrôlent depuis plusieurs mois une large partie de la capitale Mogadiscio, ainsi que du centre et sud du pays où ils ont commencé à appliquer une version très stricte de la charia (loi coranique).

Les trois organismes visés par l’interdiction des shebab sont le Programme de l’ONU pour le développement (Pnud), le Bureau politique des Nations unies pour la Somalie (UNPOS) et le Département de la sécurité et de la sûreté des Nations unies (UNDSS).

"Ces agences étrangères qui opèrent actuellement en Somalie seront complètement fermées et considérées comme des ennemis d’Allah et des musulmans", déclare un communiqué des shebab.

"Il a été établi que ces agences travaillaient contre les intérêts de la population musulmane somalienne et contre l’établissement d’un Etat islamique en Somalie", poursuit le communiqué.

Les Nations unies n’ont plus de personnel étranger basé en permanence en Somalie, pays en guerre civile depuis 1991. En revanche, des employés locaux de l’ONU travaillent dans différentes villes du pays, notamment pour la distribution de l’aide humanitaire à la population.

Les personnels expatriés effectuent quant à eux régulièrement des missions dans le pays depuis le Kenya voisin.

Les insurgés islamistes ont lancé depuis début mai une offensive sans précédent, menée par les shebab et la milice Hezb al-Islam du chef islamiste radical cheikh Hassan Dahir Aweys, pour renverser le président Sharif Sheikh Ahmed, un islamiste modéré élu en janvier.

Des étrangers sont régulièrement enlevés en Somalie, avant des demandes de rançon. Journalistes et humanitaires sont particulièrement visés par ces enlèvements crapuleux.

Selon les autorités somaliennes, les shebab détiennent deux agents des renseignement français enlevés le 14 juillet dans leur hôtel à Mogadiscio par des hommes armés.

Un haut responsable des shebab a affirmé samedi que les deux hommes seront jugés pour "espionnage" par un tribunal islamique.

En outre, trois humanitaires étrangers – dont on ignorait toujours lundi la nationalité et pour quelle organisation ils travaillent – ont été enlevés dans la nuit de vendredi à samedi par des miliciens somaliens dans le nord du Kenya et emmenés en Somalie par leurs ravisseurs, selon des sources somaliennes et kényanes.

Une délégation de chefs traditionnels kényans s’est rendue en Somalie pour tenter d’obtenir leur libération, a précisé lundi sous couvert d’anonymat un haut responsable de la police kényane. Selon lui, les ravisseurs n’ont formulé aucune demande de rançon.

De son côté, un responsable des shebab de la région frontalière avec le Kenya a assuré que son mouvement n’était pas impliqué dans ces nouveaux enlèvements.

"Nous disons clairement que nous ne sommes pas impliqués dans les enlèvements des trois employés humanitaires. On nous a dit qu’ils ont été emmenés à l’intérieur de la Somalie par des miliciens", a déclaré à la presse cheikh Osmail Haji Adan.

"Nous avons envoyé une force armée sur leurs traces mais ils ne sont pas vraiment dans cette région frontalière du Kenya", a-t-il ajouté.

________________________________ 3 – JDD

Somalie: Le sort incertain des otages

Par N.M et M.P. (avec Reuters)

Cela fait une semaine désormais que deux agents français du renseignement ont été enlevés en Somalie. A l’heure actuelle, les otages se trouvent entre les mains de la milice Al Chabaab et, selon Paris, ils seraient "bien traités". Lundi soir, un porte-parole du groupe a confirmé que les deux Français pourraient être jugés, mais aussi tués ou libérés en échange d’une rançon.

Enlevés le 14 juillet dans leur hôtel de Mogadiscio, les deux otages français se trouvent entre les mains de la milice somalienne Al Chabaab. Sur ce point, aucun doute ne subsiste. Pour le reste, en revanche, l’incertitude domine. A commencer par l’état de santé des deux agents de la DGSE, dont l’identité n’a pas filtré, et le sort qui les attend. Invité dimanche sur Europe 1, Claude Guéant a indiqué que Paris possédait des nouvelles "plutôt rassurantes" des deux hommes.

"Nous savons qu’ils sont en vie, nous pensons qu’ils sont bien traités", a ajouté le secrétaire général de l’Elysée, sans autre détail, dans une déclaration suivie quelques instants plus tard par des informations plus pessimistes. D’après une source des services de sécurité citée par l’AFP, le contact avec les ravisseur a été rompu et le gouvernement ne sait pas où sont détenus les deux hommes.

Dimanche, un milicien d’Al Chaaba avait expliqué, toujours à l’AFP, qu’ils seraient bientôt jugés selon la loi coranique. "Il y a des bruits terriblement contradictoires et dans cette situation, nous faisons tout ce que nous pouvons, pour essayer de sortir d’affaire ces deux hommes", a assuré Bernard Kouchner, lundi, en visite à Varsovie, qui a assuré que des contacts "multiples" avaient été noués pour obtenir la libération de deux otages.

Lundi soir, un porte-parole d’Al Chabaab a confirmé que la milice islamiste somalienne n’excluait pas, en effet, d’organiser un procès pour juger les deux otages français qu’elle détient en Somalie. "Les agents français de sécurité participaient aux combats (…) Ces hommes sont des prisonniers de guerre et les moudjahidine décideront des prochaines mesures que nous devrons prendre.

Les tuer ou réclamer une rançon sont des possibilités, c’est légal", a assuré Hassan Yacqub, porte-parole d’Al Chabaab. A moins que les miliciens somaliens n’attendent autre chose: un échange de prisonniers, les deux Français contre des pirates.

Une éventualité posée dimanche par Ali Ibrahim, le ministre somalien des Affaires sociales, sur France 24. Particulièrement concernée par cette question, la France détient sur son sol une quinzaine de pirates somaliens, dont certains avaient notamment été arrêtés lors de la libération du voilier Le Carré d’As en septembre 2008 dans le golfe d’Aden.

"Toutes les options sont sur la table"

Quoi qu’il en soit, "toutes les options sont sur la table, et rien ne sera exclu", a fait savoir dimanche le Premier ministre somalien, Omar Abdirashid Sharmarke, dans un entretien accordé à Reuters. "Nous n’avons reçu jusqu’à présent aucune demande de rançon et nous travaillons à la libération de ces hommes, quoi que cela exige de nous", a-t-il ajouté.

"Nous utilisons des canaux indirects pour éviter qu’il y ait des victimes et de mettre un terme aux discussions." Le chef du fragile gouvernement de transition, débordé par l’activisme islamiste en plusieurs endroits du pays – dont certains quartiers de Mogadiscio – a en outre rapproché l’enlèvement des deux agents français à celui, samedi, de trois travailleurs humanitaires dans la ville-frontière kényane de Mandera.

"C’est un nouveau moyen de créer de l’instabilité dans l’ensemble de la région. L’enlèvement qui s’est produit à Mandera est identique à celui de Mogadiscio", a-t-il avancé, dans une nouvelle hypothèse, et à défaut de réelle solution.

________________________________ 2 – L’Express avec AFP

Les shebab "interdisent" à trois organismes de l’ONU d’opérer en Somalie

Les islamistes radicaux somaliens des shebab, qui veulent juger pour "espionnage" deux agents français enlevés à Mogadiscio, ont "interdit" lundi à trois organismes des Nations unies de travailler en Somalie en les qualifiant d’"ennemis de l’Islam".

Les shebab ("les jeunes" en arabe), qui mènent une lutte acharnée contre le gouvernement de transition somalien, contrôlent depuis plusieurs mois une large partie de la capitale Mogadiscio, ainsi que du centre et sud du pays où ils ont commencé à appliquer une version très stricte de la charia (loi coranique).

Les trois organismes visés par l’interdiction des shebab sont le Programme de l’ONU pour le développement (Pnud), le Bureau politique des Nations unies pour la Somalie (UNPOS) et le Département de la sécurité et de la sûreté des Nations unies (UNDSS).

"Ces agences étrangères qui opèrent actuellement en Somalie seront complètement fermées et considérées comme des ennemis d’Allah et des musulmans", déclare un communiqué des shebab.

"Il a été établi que ces agences travaillaient contre les intérêts de la population musulmane somalienne et contre l’établissement d’un Etat islamique en Somalie", poursuit le communiqué.

Les Nations unies n’ont plus de personnel étranger basé en permanence en Somalie, pays en guerre civile depuis 1991. En revanche, des employés locaux de l’ONU travaillent dans différentes villes du pays, notamment pour la distribution de l’aide humanitaire à la population.

Les personnels expatriés effectuent quant à eux régulièrement des missions dans le pays depuis le Kenya voisin.

Les insurgés islamistes ont lancé depuis début mai une offensive sans précédent, menée par les shebab et la milice Hezb al-Islam du chef islamiste radical cheikh Hassan Dahir Aweys, pour renverser le président Sharif Sheikh Ahmed, un islamiste modéré élu en janvier.

Des étrangers sont régulièrement enlevés en Somalie, avant des demandes de rançon. Journalistes et humanitaires sont particulièrement visés par ces enlèvements crapuleux.

Selon les autorités somaliennes, les shebab détiennent deux agents des renseignement français enlevés le 14 juillet dans leur hôtel à Mogadiscio par des hommes armés.

Un haut responsable des shebab a affirmé samedi que les deux hommes seront jugés pour "espionnage" par un tribunal islamique.

En outre, trois humanitaires étrangers – dont on ignorait toujours lundi la nationalité et pour quelle organisation ils travaillent – ont été enlevés dans la nuit de vendredi à samedi par des miliciens somaliens dans le nord du Kenya et emmenés en Somalie par leurs ravisseurs, selon des sources somaliennes et kényanes.

Une délégation de chefs traditionnels kényans s’est rendue en Somalie pour tenter d’obtenir leur libération, a précisé lundi sous couvert d’anonymat un haut responsable de la police kényane. Selon lui, les ravisseurs n’ont formulé aucune demande de rançon.

________________________________ 1 – TV 5 avec le CCIR

Somalie : Une recrudescence des combats à Mogadiscio fait de nombreuses victimes parmi les civils

Les affrontements armés qui ont éclaté récemment à Mogadiscio ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés, et ont entraîné une nouvelle vague de déplacements.

Depuis mai, des dizaines de milliers de civils ont été contraints de fuir la ville pour tenter d’échapper à la violence meurtrière. Depuis la fin de semaine dernière, près de 300 blessés par arme ont été admis à l’hôpital Keysaney, géré par le Croissant-Rouge de Somalie, et à l’hôpital communautaire Medina.

« Les médecins et le personnel infirmier font tout leur possible pour soigner les blessés », a indiqué Valery Sasin, chirurgien du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) qui coordonne les activités de santé menées par l’institution en Somalie.

« Bien qu’ils soient souvent au maximum de leurs capacités, ils ont été en mesure de faire face à l’afflux de nouveaux patients. Les hôpitaux reçoivent suffisamment de matériel médical et de médicaments de la part du CICR pour pouvoir continuer à fournir tous leurs services, même en période de forte demande. » Les hôpitaux Medina et Keysaney acceptent toutes les personnes, indépendamment de leur origine ethnique et de leur appartenance religieuse ou politique.

Le CICR et le Croissant-Rouge de Somalie sont profondément préoccupés par la situation critique dans laquelle se trouvent les civils pris dans les combats. Ils appellent toutes les parties belligérantes à respecter les règles du droit international humanitaire, et en particulier à faire en tout temps la distinction entre les civils et les personnes participant directement aux hostilités, d’une part, et entre les biens de caractère civil et les objectifs militaires, de l’autre.

Les attaques ne peuvent viser que les personnes participant directement aux hostilités et les objectifs militaires, et toutes les précautions nécessaires doivent être prises pour épargner la population civile et les biens de caractère civil. Les attaques menées sans discrimination sont interdites. En outre, il est rappelé à toutes les parties au conflit les obligations qui leur incombent de respecter et de protéger le personnel médical, ainsi que les structures et les véhicules sanitaires affectés à l’assistance aux blessés et aux malades

20/07/09 (B508) Les otages français. Toujours le flou ou la désinformation. Un bras de fer est en train de se jouer entre la France et les milices islamistes. (4 articles en Français)

_________________________ 4 – AFP

Otages français en Somalie: Kouchner fait état de "bruits terriblement contradictoires"

Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a fait état lundi à Varsovie de "bruits terriblement contradictoires" à propos de deux agents français détenus par des extrémistes islamistes en Somalie.

"Il y a des bruits terriblement contradictoires et dans cette situation nous faisons tout ce que nous pouvons pour essayer de sortir d’affaire ces deux hommes", a déclaré M. Kouchner à la presse après une rencontre avec son homologue polonais Radoslaw Sikorski.

M. Kouchner a refusé de confirmer ou de démentir l’existence de contacts avec les ravisseurs mêmes.

"Permettez-moi de rester discret (…) Les contacts sont aussi nécessaires que multiples. Les bruits les plus divers circulent, auxquels il ne faut pas attacher beaucoup d’importance", a-t-il ajouté.

Les services de sécurité somaliens avaient précisé dimanche que les contacts étaient rompus entre les autorités somaliennes et les ravisseurs de deux agents français.

A Paris, le secrétaire général de la présidence française, Claude Guéant, a assuré dimanche que "des messages" passaient entre la France et le groupe qui détient les Français mais que des négociations n’étaient "pas engagées à proprement parler".

M. Kouchner, qui a assisté lundi avec M. Sikorski à une réunion annuelle des ambassadeurs de Pologne, a appelé les autres pays à s’engager aussi dans la formation de militaires en Somalie.

"Ces deux envoyés kidnappés à Mogadiscio représentaient un engagement de la France à la formation d’un certain nombre de militaires somaliens. Cette formation a d’ailleurs commencé. J’aimerais que les autres pays s’engagent à nos côtés pour que la formation soit complète", a-t-il dit.

Les insurgés islamistes mènent actuellement une offensive sans précédent pour renverser le gouvernement somalien de transition soutenu par la communauté internationale.

Les deux Français, "mis à disposition par la Défense", participaient à la préparation "d’un groupe pour assurer la sécurité du président somalien", a précisé M. Guéant.


_________________________ 3 – Libération

Inquiétude pour les otages français

Le sort des deux agents français kidnappés mardi à Mogadiscio s’est nettement dégradé ce week-end. Auparavant séparés entre deux groupes islamistes distincts, ils sont désormais tous deux aux mains du groupe extrémiste Al-Shebab, qui entretient des liens avec Al-Qaeda et ont été déplacés dans un lieu inconnu hors de la capitale du pays.

Un haut responsable de la milice a, en outre, annoncé samedi à l’AFP que les deux hommes seraient bientôt «jugés et punis selon la charia» pour «espionnage», et pour «être entrés en Somalie pour aider les ennemis d’Allah». Les agents français étaient en mission d’assistance à la sécurité du gouvernement fédéral de transition, en butte aux attaques de la guérilla islamiste.

Les déclarations contradictoires et cacophoniques des autorités somaliennes n’aident pas à y voir clair dans cette prise d’otages, qui a désormais clairement pris un tour politique. Un ministre affirmait ainsi que l’un des chefs d’Al-Shebab réclamait la libération de pirates détenus en France et appartenant à son clan ou à sa famille.

«Les contacts sont rompus», a affirmé, hier, une source gouvernementale à l’AFP. Le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, a déclaré pour sa part sur Europe 1 : «Les messages passent mais les négociations ne sont pas engagées à proprement parler.»

Le Premier ministre somalien, Omar Abdirashid Sharmarke, a assuré à Reuters : «Nous n’avons reçu jusqu’à présent aucune demande de rançon […] Toutes les options sont sur la table, et rien ne sera exclu.» Y compris l’envoi par Paris de commandos, a-t-il ajouté. Une action militaire semble toutefois très risquée dans ce pays en proie au chaos depuis 1991.

 

____________________ 2 – Afrique Avenir avec APA

Un Zimbabwéen parmi les agents enlevés au nord du Kenya

Harare (Zimbabwe) Un citoyen zimbabwéen serait parmi les agents humanitaires étrangers travaillant pour le compte d’une ONG américaine qui ont été enlevés vendredi au Kenya par de présumés miliciens somaliens, ont annoncé dimanche les médias d’état.

Selon le ‘Sunday Mail’, un ressortissant zimbabwéen dont l’identité n’a pas été divulguée et qui travaille pour l’ONG américaine Action Against Hunger, figurerait parmi les personnes enlevées en toute vraisemblance au nord du Kenya par des membres du groupe islamiste radical somalien, AlShabaab.

Ces travailleurs humanitaires, originaires des EtatsUnis, du Pakistan et du Zimbabwe ont été kidnappés vendredi dernier et conduits en Somalie par des individus armés, alors qu’ils se trouvaient dans une maison à Mandera, une ville près de la frontalière entre le Kenya et la Somalie.

Les enlèvements ciblant les travailleurs des agences humanitaires et les reporters étrangers sont fréquents en Somalie, et la plupart des victimes de tels rapts sont libérés sains et saufs, contre le versement d’une rançon.


____________________ 1 – Le Progrès de Lyon avec AFP

Somalie : l’inquiétude grandit sur le sort des otages français

Enlevés mardi dans leur hôtel de Mogadiscio par des insurgés islamistes, ils ont été « éloignés » hier de la capitale somalienne; ce qui préoccupe les autorités

Les deux agents français, enlevés mardi à Mogadiscio en Somalie, vont être jugés selon la loi coranique (charia), ont annoncé hier les extrémistes islamistes qui les détiennent. « Les hommes que nous avons pris aidaient le gouvernement apostat (somalien) et leurs espions (…) Ils feront face au tribunal pour espionnage et être entrés en Somalie pour aider les ennemis d’Allah », a déclaré sous couvert d’anonymat un haut responsable des Shebab.

Ces insurgés mènent une offensive sans précédent pour renverser le gouvernement somalien de transition soutenu par la communauté internationale.

« La décision sur leur sort dépendra (…) du tribunal islamique qui entendra les charges pesant contre eux », a encore prévenu le responsable des Shebab. Ils sont bien aux mains des Shebab, affirme le ministre somalien des Affaires sociales alors que Paris a confirmé vendredi que les deux hommes étaient détenus par un seul groupe somalien, sans vouloir l’identifier. « On s’achemine vers des tractations de libération un peu tortueuses et qui peuvent durer », s’est borné à souligner Claude Guéant, secrétaire général de la présidence française.

« Les Shebab font le commerce des être humains. Soit ils les tuent, soit ils demandent une énorme rançon. C’est dans leurs habitudes. Malgré tout, le gouvernement somalien suit l’affaire, envoie des émissaires aux shebab », a encore affirmé le ministre somalien des Affaires sociales.

« La raison principale de l’enlèvement (des deux agents français) est que certains shebab ont des proches emprisonnés en France, les pirates », a-t-il ajouté. La France détient une quinzaine de pirates somaliens interpellés depuis avril 2008 lors d’opérations pour libérer des otages détenus au large des côtes de la Somalie.

Par ailleurs, on apprenait hier que les deux otages français ont été transportés de la capitale somalienne vers une autre ville. « Tant qu’ils étaient ici (à Mogasdicio, ndlr), il y avait des contacts. Des intermédiaires étaient en contact avec des shebab et nous savions qu’ils étaient en bonne santé. Mais depuis ce matin, ils ont été éloignés. Il faut s’en préoccuper et prendre des initiatives fortes », a affirmé le même ministre somalien faisant part de son inquiétude.

Selon lui, la France exerce des pressions sur l’Erythrée qui soutient et arme les shebab et autres extrémistes, ici en Somalie.

2007/09 (B508) – Yémen Express …. (1 article en Français)

_______________________________ 1 – Le Figaro avec AFP

Yémen: 10 tués dans des heurts

Dix personnes ont été tuées dans des heurts samedi soir entre des rebelles chiites armés et des militants du parti d’opposition islamiste Al-Islah (sunnite) pour le contrôle d’une mosquée dans le nord du Yémen, a-t-on appris lundi auprès des deux belligérants."Des Houtis (rebelles chiites) ont attaqué la mosquée Zine al-Abidine dans la ville de Zahra pour la contrôler, tuant trois hommes d’Al-Islah", a déclaré à l’AFP le président du bureau exécutif du parti islamiste, Abdel Hamid Ameur.

Peu après, des rebelles chiites ont attaqué une cérémonie de deuil pour les victimes, tuant deux autres partisans d’Al-Islah, ce qui a donné lieu à des affrontements qui se sont soldés par la mort de cinq rebelles, a-t-il ajouté.Un porte-parole de la rébellion chiite, Mohammad Abdel-Salam, a confirmé à l’AFP les heurts et s’est étonné de ces incidents. "Nous entretenons de bonnes relations avec Al-Islah", a-t-il assuré.La ville de Zahra, dans la province d’Al-Jawf, est habitée à la fois par des sunnites et des chiites.

Une médiation, conduite par un responsable du parti socialiste (opposition), a permis un arrêt des hostilités, selon un responsable provincial.Al-Islah, dirigé par Sadok Abdallah Al-Ahmar, est le deuxième groupe parlementaire au Yémen, avec 62 députés, juste derrière le parti au pouvoir, le Congrès populaire général du président Ali Abdallah Saleh. Il compte parmi ses membres cheikh Abdel Majid al-Zendani, considéré comme le chef de file d’un courant salafiste sunnite.

20/07/09 (B508) Vérité: Nimo, la voie d’or (poème) (Lecteur)


Caricature par Roger Picon

Hé ! La militante, toi, tu es une vraie nationaliste !

Hé ! La chanteuse, toi, tu es une personne exceptionnelle ; tes chansons sont connues et reconnues à travers le monde !


Hé ! Toi, tu es une authentique enfant du pays, qui est née et qui a grandi dans son pays !

Hé ! Ton enfance, tu l’a passée dans la région d’Aska–Arrey et tu as commencé tes premières mélodies dans la ville d’Ali-Sabieh !

Hé ! Tu es une dame qui a toujours respecté les hommes et les femmes de notre communauté !

Hé ! Tu es connue pour toujours dire la vérité, rien que la vérité !

Hé ! Déjà avant l’indépendance, tes paroles et chansons ont marqué les générations. Elle ont atteint directement en plein cœur, les partisans du colonialisme et leurs collaborateurs.

Hé ! la belle, le peuple t’a réservé une grande place au centre de la communauté djiboutienne.

Hé ! Ce tu subis en ce moment sera inscrit dans l’histoire : la prison, la torture, l’humiliation et le refus d’assistance personne en danger).

Hé ! La Qabyo ! Le jour de ton jugement devant la Cour pénal qui sera présidé par le comité de la Liberté, tu devras répondre à toutes les questions qui te seront posées concernant ta condamnation et l’emprisonnement injuste et arbitraire de Nimo,

Hé ! Nimo, sois patiente car ton martyr prouve que la dictature est totale, que l’injustice et le manque de démocratie règnent dans notre petit pays.

Hé ! Où sont nos chanteurs, nos stars, nos compositeurs,

Ceux qui ont donné toute leur vie pour faire évoluer la population, les musiciens chevronnés tel que Farcette-Abdo Hamargodh, Daare, Ibrahim Ganleh et les autres ; ils sont tous morts et leurs familles les pleurent toujours. En plus de la douleur, elles ont été privées de leurs droits à percevoir les pensions. Et c’est IOG qui est le responsable de toutes ces injustices.

Vu le système clanique, même les vivants sont malades et ils vivent à Hayableh, loin du centre de dialogue et d’idées.

Hé ! Nimo, tu es et tu resteras toujours une très grande artiste, bourrée de talents et ayant reçu ce don qui permet de dire la vérité, sans détour.