Articles

18/07/09 (B508) Le Journal de la Flibuste (4 articles en Français)

_______________________ 4 – Matin (Canada) avec BBC

Des pirates obtiennent 1,8 million $ pour la libération d’un navire

Des pirates somaliens auraient obtenu une rançon de 1,8 million de dollars pour la libération d’un navire allemand et de son équipage, qu’ils détenaient depuis près de trois mois.

Le MV Victoria, un navire de marchandises avec à son bord un équipage de 11 personnes, avait été capturé par des pirates en mai dernier dans le golfe d’Aden, entre la Somalie et le Yémen.

D’après les renseignements obtenus par la BBC, les pirates auraient tiré des coups de feu en l’air pour manifester leur joie lorsque la rançon leur a été livrée par bateau.

En 2008, plus de 130 navires auraient été capturés par des pirates somaliens.

_______________________ 3 – AFP

Somalie: les pirates ont relâché un cargo allemand contre une rançon

Des pirates somaliens ont annoncé samedi avoir relâché un cargo allemand et son équipage qu’ils avaient capturé le 5 mai, après avoir reçu une rançon de 1,8 million de dollars (1,3 million d’euros).

« Nous avons relâché le bateau et son équipage cette nuit après avoir reçu une rançon de 1,8 million de dollars. Il est libre maintenant et il est parti », a déclaré à l’AFP un des chefs du groupe de pirates qui détenaient le cargo, Mohamed Abdi, joint au téléphone à Eyl (800 km au nord-est de Mogadiscio), un des principaux repaires des pirates somaliens.

Le ministère allemand des Affaires étrangères a confirmé qu’un cargo avait été relâché par des pirates au large de la Somalie, précisant qu’il s’agissait du Victoria, un navire battant pavillon d’Antigua et Barbuda mais appartenant à un armateur allemand.

Le Victoria, 146 mètres de long, avait été capturé le 5 mai avec 11 hommes d’équipage à bord, à 75 km au sud du port yéménite d’Al-Mukalla, alors qu’il faisait route vers le port de Djeddah en mer Rouge.

Selon des informations de presse, l’équipage n’est pas composé d’Allemands, mais de Roumains.

Les pirates somaliens détiennent toujours un autre cargo allemand, le Hansa Stavanger. Ce porte-conteneurs de 20.000 tonnes a été capturé dans l’océan Indien le 4 avril, avec son équipage de 24 personnes qui comprend cinq Allemands, dont le capitaine.

Des chefs traditionnels de Eyl ont confirmé que le Victoria avait quitté les parages du repaire de pirates.

« Le bateau allemand a été relâché pendant la nuit par les pirates et il est parti mais je ne sais pas ce qui a été payé aux pirates », a expliqué à l’AFP l’un d’eux, Abdulahi Garaad Mohamed.

Les pirates somaliens ont attaqué plus de 130 navires marchands au large de la Somalie l’an dernier, une hausse de plus de 200% par rapport à 2007, selon les chiffres du Bureau maritime international.

Les pirates somaliens détiennent toujours une quinzaine de navires et plus de 200 marins.

Face à la recrudescence spectaculaire des attaques qui menace une des principales routes du commerce maritime mondial, de nombreux pays ont dépêché des navires de guerre au large de la Somalie, pays en guerre civile en 1991

_______________________ 2 – Portail des sous-marins

Un futur projet de loi va encadrer sur le plan juridique la rétention des pirates à bord des bâtiments de la marine nationale

Par Rédacteur en chef.

En 2008, un arrêt de la Cour européenne des droits de l’Homme (« Medvediev ») a mis en évidence les fragilités du droit français, en particulier concernant l’encadrement de la rétention à bord des navires de guerre des pirates capturés et l’intervention de l’autorité judiciaire.

La France disposait précédemment d’une loi de 1825 sur la piraterie mais que cette loi avait été abrogée en 2007.

La répression de la piraterie en haute mer, à la différence du trafic de stupéfiants par exemple, est bien autorisée par la Convention sur le droit de la mer de Montego Bay, mais rien n’est prévu dans la législation concernant les conditions d’arrestation des pirates et de rétention sur les bâtiments de guerre.

Selon la commission des affaires étrangères du Sénat, un projet de loi est en préparation pour combler cette lacune.

Une proposition prévoyant la présence à bord des bâtiments de la marine nationale de gendarmes maritimes, qui, à la différence des autres militaires, disposent de la qualité d’officier de police judiciaire, serait aussi envisagée.

  _______________________ 1 – Romandie News (Suisse) avec AFP

Somalie: les pirates annoncent avoir relâché un cargo allemand

Des pirates somaliens ont annoncé samedi à l’AFP avoir relâché un cargo allemand et son équipage qu’ils détenaient depuis trois mois après avoir reçu une rançon de 1,8 million de dollars.

« Nous avons relâché le bateau et son équipage cette nuit après avoir reçu une rançon de 1,8 million de dollars. Il est libre maintenant et il est parti », a déclaré à l’AFP un des chefs du groupe de pirates qui détenaient le cargo, Mohamed Abdi, joint au téléphone à Eyl, un des principaux repaires des pirates, dans le nord-est de la Somalie, à environ 800 km au nord de Mogadiscio.

Des chefs traditionnels de cette localité ont confirmé que le cargo avait été relâché.

Les pirates n’ont pas précisé le nom du navire, mais l’unique navire allemand qu’ils détenaient était le Hansa Stavanger, détourné le 4 avril et dont l’équipage de 24 personnes comprend cinq Allemands, dont le capitaine.

18/07/09 (B508) Les otages français pourraient être jugés pour espionnage selon la loi islamique : coup de poker ou chantage. Que demandent « secrétement » les Chebbab contre la libération des otages français. Il serait intéressant de le savoir. En plus trois humanitaires capturés dans le Sud. (10 articles en Français)

__________________________ 10 – Le Parisien

Somalie : les otages français éloignés de Mogadiscio

Les deux agents de renseignement français enlevés mardi à Mogadiscio ont été «éloignés» de la capitale somalienne, a affirmé samedi le ministre somalien des Affaires sociales, Mohammed Ali Ibrahim, à la chaîne France 24, faisant part de son inquiétude.

«Ils ont été transportés hors de Mogadiscio dans une ville proche d’ici (la capitale) à Marka ou peut-être plus loin», a déclaré le ministre, selon une traduction en français de la chaîne. «Tant qu’ils étaient ici (ndlr: à Mogadiscio), il y avait des contacts. Des intermédiaires étaient en contact avec des shebab et nous savions qu’ils étaient en bonne santé. Mais depuis ce matin, ils ont été éloignés. il faut s’en préoccuper et prendre des initiatives fortes», a-t-il ajouté.

Selon lui, la France exerce des pressions sur les mouvements extrémistes via l’Erythrée et des officiers érythréens présents en Somalie. «Le gouvernement français exerce des pressions sur l’Erythrée qui soutient et arme les shebab et autres extrémistes, ici en Somalie. Il y a aussi ici des officiers érythréens. Le gouvernement français exerce des pressions sur l’Erythrée en ce sens», a affirmé M. Ali Ibrahim.

«Jugés selon la loi coranique»

Un peu plus tôt dans la journée, un haut responsable des shebab, les extrémistes qui détiennent les deux agents, avait déclaré à l’AFP, sous couvert d’anonymat, qu’ils allaient être «jugés bientôt selon la loi coranique» (charia) pour avoir «aidé les ennemis d’Allah».

«Les hommes que nous avons pris aidaient le gouvernement apostat (somalien) et leurs espions. Donc, ils seront bientôt jugés et punis selon la charia. Ils feront face au tribunal pour espionnage et pour être entrés en Somalie afin d’aider les ennemis d’Allah», a affirmé ce haut responsable des shebab. «La décision sur leur sort dépendra (…) du tribunal islamique qui entendra les charges pesant contre eux», a-t-il ajouté.

Les deux agents français, enlevés mardi dans leur hôtel à Mogadiscio – où ils s’étaient enregistrés comme journalistes – sont aux mains des insurgés islamistes qui mènent une offensive sans précédent pour renverser le fragile gouvernement somalien de transition. Un gouvernement qui est soutenu par la communauté internationale. Les deux «conseillers» des services de renseignements français étaient venus pour une mission officielle d’assistance en matière de sécurité.

D’autres étrangers enlevés depuis vingt-quatre heures

Par ailleurs, trois employés étrangers d’une organisation humanitaire ont été enlevés dans la nuit de vendredi à samedi au Kenya à la frontière somalienne par des hommes armés qui les ont emmenés en Somalie, où les rapts d’étrangers se multiplient.

Les trois employés, dont on ignorait la nationalité samedi matin, ont été pris dans leur bureau à Mandera (800 km au nord-est de Nairobi), ville située à la frontière avec la Somalie et peuplée essentiellement de Somalis kényans, a-t-on indiqué de sources somaliennes et kényane.

Des étrangers sont régulièrement enlevés en Somalie, pays en guerre civile depuis 1991, avant des demandes de rançon. Journalistes et humanitaires sont particulièrement visés par ces enlèvements crapuleux.


__________________________ 9 – Le Post (France)

Otages français en Somalie: les ravisseurs les jugeront « selon la loi coranique »

Par amimario

A Mogadiscio, l’un des Intégristes Islamiques des Shebab, le groupe considéré comme proche d’Al-Qaida et qui ont enlevé ce mardi les deux « agents secrets » français dans un hôtel de Mogadiscio, a annoncé que les deux otages seront jugés bientôt en vertu de la charia, la loi coranique.

« Les hommes que nous avons pris aidaient le gouvernement apostat (somalien) et leurs espions, donc ils seront bientôt jugés et punis selon la charia. Ils feront face au tribunal pour espionnage et être entrés en Somalie pour aider les ennemis d’Allah », a affirmé ce haut responsable des Shebab, écrit France 24.

« La décision sur leur sort dépendra (…) du tribunal islamique qui entendra les charges pesant contre eux », a-t-il ajouté

 

__________________________ 8 – Le Figaro

Otages en Somalie : les contacts seraient rompus

Les contacts entre les autorités somaliennes et les islamistes détenant les agents français auraient été rompus dimanche, selon Mogadiscio. «Des messages passent entre la France et le groupe», a cependant assuré Paris.

Les négociations sur la libération des deux agents français de renseignement de la DGSE, enlevés mardi à Mogadiscio, s’annoncent de jour en jour plus difficiles. A en croire les autorités somaliennes, elles auraient perdu tout contact avec leurs ravisseurs.

«Il semble que les espoirs de négociations pour libérer les otages français diminuent car tous les contacts avec les ravisseurs sont rompus jusque présent et le gouvernement ne sait pas où se trouvent les deux hommes», a expliqué un haut responsable des services de sécurité somaliens. Les otages auraient été «éloignés» de Mogadiscio.

Toutefois, à Paris, le secrétaire général de la présidence française, Claude Guéant, a assuré que «des messages» passaient entre la France et le groupe qui détient les Français mais que des négociations n’étaient «pas engagées à proprement parler». Il a révélé sur Europe 1 avoir eu «des nouvelles rassurantes»: les deux hommes seraient «bien traités». Toutefois, il a admis que les autorités françaises étaient «submergées par une profusion d’informations contradictoires».

Parmi ces informations non vérifiées, la comparution des deux agents français devant un tribunal islamique. «Rien ne nous permet de le penser», a déclaré Claude Guéant. Un haut responsable des extrémistes islamistes des shebab, qui ont kidnappés les Français, avaient annoncé samedi vouloir les juger selon les principes de la charia.

Les captifs «aidaient le gouvernement somalien apostat. Ils feront face au tribunal pour espionnage et être entrés en Somalie pour aider les ennemis d’Allah», estimait ce haut responsable. Le mouvement des shebab , considéré comme proche d’al-Qaida, est connu pour son application extrême de la charia : lapidation, amputation comme exécutions publiques.

Les Français, probablement en mission de conseil auprès des forces de l’ordre somaliennes, sont désormais aux mains des mêmes ravisseurs. Les agents étaient au départ détenus par deux groupes qui se les étaient «partagés», les extrémistes radicaux des shebab et la milice Hezb al-Islamiya du chef islamiste radical cheikh Hassan Dahir Aweys. Mais depuis vendredi, les shebab se sont emparé du deuxième homme par la force.

Un enlèvement lié à la lutte contre la piraterie ?

Outre les accusations d’espionnage et de collaboration, la lutte de la France contre les attaques des pirates somaliens pourrait également entrer en ligne de compte. C’est ce que voulait croire, vendredi encore, le gouvernement somalien. «Les demandes des shebab ne sont pas claires, certains d’entre eux ont des proches emprisonnés en France, les pirates», a affirmé le ministre somalien des Affaires sociales.

Paris détient ainsi quinze pirates somaliens, interpellés depuis avril 2008 lors des opérations menées pour libérer des otages du Ponant et Carré d’As en 2008 et du Tanit. Le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant suggérait de son côté, vendredi, que ce rapt était «vraisemblablement» motivé par une «affaire d’argent».

Ce double enlèvement intervient alors que les insurgés islamistes mènent une offensive sans précédent pour renverser le fragile gouvernement somalien de transition soutenu par la communauté internationale. Aujourd’hui, le président Cheikh Charif Ahmed, un islamiste «modéré», vit reclus dans quelques quartiers de Mogadiscio, protégé par les soldats de la force de paix africaine (Amisom).

Depuis janvier 2009, date du retrait officiel des troupes éthiopiennes du pays, les shebab sont revenus à la charge et lui ont mené la vie dure. Toutes les offensives de l’armée gouvernementale ont échoué.

Par ailleurs, trois humanitaires étrangers ont été enlevés dans la nuit de vendredi à samedi au Kenya par des hommes armés qui les ont emmenés en Somalie.

Les étrangers sont régulièrement kidnappés en Somalie, pays où la guerre civile fait rage depuis 1991 et où le marché de la rançon est juteux. Journalistes et humanitaires sont particulièrement visés par ces enlèvements crapuleux

__________________________ 7 – AFP

Somalie: les deux otages français jugés selon la loi coranique, selon un responsable islamiste

Les deux agents français enlevés mardi à Mogadiscio vont être « jugés bientôt selon la loi coranique » (charia), a déclaré samedi à l’AFP sous couvert d’anonymat un haut responsable des extrémistes islamistes somaliens des shebab.

__________________________ 6 – Liberation

Trois humanitaires enlevés à la frontière somalienne

Ces employés étrangers travaillaient dans le nord-est du Kenya. Leur nationalité n’est pas encore connue.

Trois employés étrangers d’une organisation humanitaire ont été enlevés dans la nuit de vendredi à samedi dans une ville kényane proche de la frontière somalienne par des hommes armés qui les ont emmenés en Somalie. C’est ce qu’a déclaré à l’AFP un responsable de l’administration somalienne.

Les trois employés ont été pris dans leur bureau à Mandera, ville du nord-est du Kenya située à la frontière avec la Somalie. Les nationalités des trois étrangers n’étaient pas établies dans un premier temps.

Les enlèvements d’étrangers, particulièrement d’employés d’organisations humanitaires et de journalistes, sont fréquents en Somalie, pays en guerre civile depuis 1991. Le 14 juillet, deux agents des services de renseignement français ont été enlevés par des hommes armés dans leur hôtel à Mogadiscio.

___________________________ 5 – Romandie News (Ch) avec ATS

Trois humanitaires étrangers enlevés au Kenya par des Somaliens

Trois étrangers membres d’une organisation humanitaire ont été enlevés samedi par des malfaiteurs somaliens. Ils s’en sont emparés lors d’un raid dans une localité kényane proche de la frontière, a-t-on appris auprès de responsables locaux et de témoins.

« Les autorités de Mandera (au Kenya) nous ont dit que des travailleurs humanitaires avaient été enlevés. Nous allons donc entamer des recherches », a déclaré le cheikh Osman, responsable locale de la milice islamiste Al Chabaab, qui tient la majeur partie de la Somalie. On ignore la nationalité des victimes et de l’organisation à laquelle ils appartiennent.

______________________________ 4 – France-Soir

Somalie – Vers une libération “donnant donnant” ?

Justine Chevalier

SOMALIE – Les conseillers gouvernementaux français aux mains d’un allié d’Al-Qaida

Les deux otages français récemment capturés en Somalie par l’organisation islamiste Hizbul Islam sont détenus par un autre mouvement extrémiste, al-Chabaab. Cet enlèvement serait lié à la détention de pirates somaliens par les autorités françaises.
Les deux otages français, enlevés mardi par l’organisation islamiste Hizbul Islam à Mogadiscio, la capitale somalienne, sont désormais aux mains du groupe al-Chabaab, considéré comme un allié d’al-Qaida en Somalie. C’est en tout cas ce qu’affirment des insurgés somaliens. « Nous avons remis le second Français à al Chabaab », a déclaré sous le sceau de l’anonymat un chef de milice du groupe rebelle Hizbul Islam. Information que ne confirme pas le ministère des Affaires étrangères français, jugeant l’affaire « trop délicate » pour se prononcer. Des conflits sont apparus entre les deux groupes.

« Nous nous disputions beaucoup et nous étions sur le point de nous entre-tuer », a ajouté le chef de milice. Un haut responsable d’al-Chabaab a confirmé que son organisation tenait les deux Français mais s’est refusé à indiquer ce qu’il adviendra d’eux. « Nos chefs décideront de la suite », a-t-il déclaré.

Pirates emprisonnés

Depuis dix-huit ans, la Somalie est en proie à une guerre civile. Lundi dernier, les milices islamistes al-Chabaab ont tenté de reconquérir le pouvoir à Mogadiscio. Elles ont été contenues par les forces gouvernementales somaliennes avec l’appui de la force de maintien de la paix de l’Union africaine.

Bien que des craintes au sujet du sort des deux Français aient été exprimées, dans un premier temps, le gouvernement ainsi que de nombreux Somaliens estimaient que les islamistes avaient pour unique objectif d’obtenir une rançon.

Mais, hier, les autorités somaliennes ont affirmé que cet enlèvement était lié à l’arrestation et à la détention de pirates somaliens par les troupes françaises. « Les deux hommes sont avec les shebab, et tant qu’ils seront entre leurs mains les négociations seront difficiles », a déclaré M. Mohammed Ali Ibrahim. « Les demandes ne sont pas claires, la raison principale de l’enlèvement est que certains shebab ont des proches emprisonnés en France, les pirates », a-t-il ajouté.

Jeudi, le groupe Hizbul Islam, qui s’était constitué après l’élection du nouveau gouvernement de sheikh Sharif Ahmed, avait déjà remis un premier otage aux combattants d’al-Chabaab, afin d’éviter des heurts entre les deux mouvements. « Les deux Français sont actuellement à Mogadiscio et sont en bonne santé à notre connaissance », a déclaré sur la chaîne France 24 le ministre somalien des Affaires sociales, ajoutant que le Premier ministre somalien Omar Abdirashid Sharmarke avait « pu parler avec l’un des deux otages pour le rassurer ».

______________________________ 3 – RFI (avec AFP)

Les deux Français enlevés sont aux mains des extrémistes shebab

Les deux agents français, enlevés mardi 14 juillet par des hommes armés en Somalie, sont désormais aux mains d’un seul groupe d’islamistes, les extrémistes shebab. Leur enlèvement est lié à la détention en France de pirates somaliens, a déclaré ce vendredi sur France 24 le ministre somalien des Affaires sociales, Mohammed Ali Ibrahim.

« Les deux hommes sont avec les shebab et, tant qu’ils seront entre leurs mains, les négociations seront difficiles », a déclaré M. Ibrahim. « Les demandes ne sont pas claires, la raison principale de l’enlèvement est que certains shebab ont des proches emprisonnés en France, les pirates », a-t-il ajouté. La France détient une quinzaine de pirates somaliens interpellés depuis avril 2008 au cours d’opérations pour libérer des otages détenus au large des côtes de la Somalie.

Les quinze Somaliens sont soupçonnés d’avoir participé aux prises d’otages des navires français Ponant et Carré d’As en 2008 et du Tanit en 2009. Ils ont été capturés par l’armée française et transférés en France. La plupart d’entre eux, inculpés pour association de malfaiteurs et détournement de navire, encourent la réclusion criminelle à perpétuité.

La mouvance islamiste somalienne

Considéré par Washington comme liée au réseau al-Qaïda, la milice shebab est réputée être la plus violente et la plus dangereuse, aujourd’hui en Somalie. Créé à partir des mouvements de jeunesse de l’Union des Tribunaux islamiques, ce groupe de miliciens, dirigé par Moktar Ali Zubeyr, est peu à peu devenu une machine de guerre, puissamment armée qui a fait trembler l’armée éthiopienne durant deux ans. Les shebab combattent aujourd’hui le gouvernement fédéral de transition, accusant le président Sharif d’avoir pactisé avec le pouvoir civil. Eux rêvent d’un pouvoir théocratique.

En début d’année, les shebab ont été rejoints par un autre groupe islamiste baptisé Hezb al-Islam, une faction reprise en main, récemment, par un ancien allié du président Sharif, Hassan Dahir Aweys. Celui-ci, qui se considère comme le père spirituel du président Sharif et de toute la mouvance islamiste, s’est brouillé avec le président et cherche aujourd’hui à le renverser. Ces deux groupes n’hésitent pas à recourir au kidnapping, sans que l’on sache précisément si les dirigeants contrôlent toujours les actions de leurs hommes armés. Ce qui est certain c’est que les diatribes antioccidentales des shebab sont devenues de plus en plus violentes, à mesure que des combattants djihadistes étrangers venaient rejoindre leurs rangs.

______________________________ 2 – TF1 / LCI

Somalie – Les deux Français monnaie d’échange contre des pirates ?

Les deux Français monnaie d’échange contre des pirates ?

Selon le gouvernement somalien, les deux agents enlevés mardi sont désormais détenus tous les deux par les shebab, un groupe islamiste extrémiste.

Les ravisseurs semblent vouloir se servir d’eux pour obtenir la libération de pirates somaliens emprisonnés en France.

La confusion continue de régner autour de l’enlèvement de deux « agents » français en mission officielle auprès du gouvernement somalien. Après avoir été séparés car détenus par deux groupes islamistes plus ou moins rivaux, les deux hommes, kidnappés mardi à leur hôtel de Mogadiscio, seraient désormais de nouveau ensembles. Selon le gouvernement somalien, ils sont en effet entre les mains des shebab, considérés comme des extrémistes. Les autorités prévoient donc des négociations difficiles.

Même si leurs demandes ne soient pas très claires, il semble que les shebab souhaitent obtenir la libération de plusieurs pirates emprisonnés en France à la suite des assauts contre trois bateaux français -Ponant, Carré d’As et Tanit- détournés en 2008 et 2009. Quinze pirates somaliens sont actuellement détenus dans l’Hexagone dans ces affaires. La plupart d’entre eux, inculpés pour association de malfaiteurs et détournement de navire, encourent la réclusion criminelle à perpétuité.

___________________________________ 1 – Le Monde

Somalie : les deux Français vont être « jugés » pour « espionnage » par leurs ravisseurs

« Les hommes que nous avons pris aidaient le gouvernement apostat [somalien] et leurs espions, donc ils seront bientôt jugés et punis selon la charia. Ils feront face au tribunal pour espionnage et être entrés en Somalie pour aider les ennemis d’Allah », a déclaré, samedi 18 juillet, sous couvert d’anonymat un haut responsable des shebab.

Ces extrémistes islamistes somaliens mènent une offensive sans précédent pour renverser le gouvernement de transition soutenu par la communauté internationale. « La décision sur leur sort dépendra (…) du tribunal islamique qui entendra les charges pesant contre eux », a-t-il ajouté.

Les deux agents français ont été enlevés mardi dans leur hôtel à Mogadiscio. Selon le ministre somalien des affaires sociales, Mohammed Ali Ibrahim, les deux hommes sont bien au mains des radicaux shebab et ont été « éloignés » samedi de Mogadiscio.

« Ils ont été transportés hors de Mogadiscio dans une ville proche d’ici [de la capitale] à Merka [100 km au sud-ouest de Mogadiscio] ou peut-être plus loin », a-t-il déclaré à la chaîne France 24.

« Tant qu’ils étaient ici, il y avait des contacts (…) nous savions qu’ils étaient en bonne santé. Mais depuis ce matin, ils ont été éloignés. Il faut s’en préoccuper et prendre des initiatives fortes », a-t-il ajouté.

TROIS HUMANITAIRES CAPTURÉS VENDREDI SOIR

Des étrangers sont régulièrement enlevés en Somalie, pays en guerre civile depuis 1991, avant des demandes de rançon. Journalistes et humanitaires sont particulièrement visés par ces enlèvements majoritairement crapuleux. Dernière de cette série d’enlèvements, trois employés étrangers d’une organisation humanitaire ont été kidnappés dans la nuit de vendredi à samedi au Kenya par des hommes armés qui les ont aussitôt emmenés en Somalie.

Les trois employés ont été pris dans leur bureau à Mandera (800 km au nord-est de Nairobi), ville située à la frontière avec la Somalie, a-t-on indiqué de sources somaliennes et kényane. La nationalité des trois étrangers n’a pas été établie dans un premier temps, ni l’organisation pour laquelle ils travaillent.

18/07/09 (B508) – La main destructrice de la QABYO n’épargne rien ; pour un murmure contre elle, pour quelques mots qui lui déplaisent, elle tente d’en faire assassiner les auteurs pour s’en amuser. (par Bouh Warsama)


Caricature Roger Picon

Djiboutiennes et Djiboutiens,

Vous qui êtes contraints à l’exil et qui vous procure une certaine liberté de parole et d’expression, vous devez exprimer votre refus du mensonge et de l’impunité, votre refus que des Djiboutiennes et des Djiboutiens soient incarcérés (es) sans raison mais par la seule volonté de Kadra Mahamoud Haïd et du pouvoir d’Etat autoproclamé à la tête du Royaume bananier de Djibouti.

Femmes et hommes,

Occidentaux, Africains, ou vous qui bénéficiez d’une liberté d’expression dans votre pays d’accueil, votre devoir est de défendre celles et ceux qui ne peuvent manifester car incarcérés qu’ils et elles sont en dépit des lois républicaines et de leurs droits de citoyens.

– Ils et elles ont besoin de vous !

Votre engagement à leur côté ne doit pas étonner, parce qu’il perpétue, à l’étranger et dans le temps, l’attitude combative de la jeunesse estudiantine comme celle des artistes djiboutiens épris eux aussi de cette même liberté mais qui dérange la lâcheté humaine ; elles et ils sont démunis face à la tyrannie imposée par le régime sanguinaire « GUELLEH/HAÏD ».

Depuis plus de 10 années, bien des Djiboutiennes et des Djiboutiens ont été pourchassés (es) pour un simple délit d’opinion, pour quelques mots ; ils et elles furent incarcérés voire torturés (es) et, comme vous et vos familles, parfois poussés (es) à l’exil.

D’autres hélas furent éliminés (es) de diverses manières.

– Ce sont vos frères, ce sont vos sœurs qui meurent lentement !

Pensez à celles et à ceux qui sont bien heureusement encore vivants, ne les laissez pas croupir en prison sous de fallacieux prétextes telle Nima Djama Miguil dont le seul tort fut le courage de se penser libre de ses opinions avec la hardiesse, le courage d’interpréter cette chanson qui est sur toutes les lèvres des Djiboutiennes et des Djiboutiens, à Djibouti comme de par le monde : « Abaal Daraneey Ka Joog » qui signifie littéralement « Retiens-toi Sale Ingrate » écrite par le poète Goryareh ; lui aussi victime du régime autoproclamé à la tête du pays.

– Réagissez, apportez votre contribution au combat mené contre la tyrannie sanguinaire imposée par le régime « GUELLEH/HAÏD ».

Aujourd’hui et par tous moyens à votre convenance (courrier, manifestations et lors de réunions…, contacts avec les autorités locales et interviews avec la presse locale …etc) vous devez :

– ne pas laisser mourir vos sœurs et vos frères lâchement emprisonnés par un pouvoir tyrannique qui n’a plus de limites dans toutes ses exactions,

– attirer l’attention des médias et des autorités de votre pays d’accueil sur la situation globale à Djibouti,

– demander la vérité et la justice,

– exiger la libération immédiate et sans condition d’aucune sorte de tous les prisonniers politiques et des artistes qui croupissent dans la prison de Gabode et ailleurs dans le pays.

La QABYO tente de faire tuer pour tuer et essaie vainement d’asseoir une autorité naturelle qu’elle n’aura jamais.

Elle veut tout s’accaparer et rien ne lui résiste dans ses pires lâchetés.

La trahison est sa seconde nature.

Réagissez !

18/07/09 (B508) Point de vue : VERITE : LA BELLE NIMA A LA MORT LENTE (Lecteur)

Mais où est donc passé le clan Odahgob ?

Ce clan représente l’ethniie la plus importante dans notre pays : si on le compare aux autres Iissas. Les Oodahbogs sont établis sur trois pays : la Somalie, l’Ethiopie et Djibouti.

Ce clan avait été placé dans le collimateur par l’état policier. Ses membres ont été persécutés à plusieurs reprises. La dernière persécution remonte à quelque années avec l’arrestation massive des commerçants, des officiers compétents formés à l’étranger, des sous-officiers et des hommes de rang. Beaucoup ont été torturés, condamnés à de la prison ferme et souvent révoqués, perdant leurs droits à percevoir une retraite, légalement acquise..

Pendant que certains étaient les victimes du régime, d’autres ont été promus au grade supérieur en récompense de leurs actes. Ce sont ceux qui avaient effectué les sales besognes en éliminant les proches et leurs familles et en faisant remonter de fausses informations au régime paranoïa.

Certains ont même reçus, à titre d’indemnité, des contrats à l’étranger (ventes d’armes, de vieux hélicoptères, d’équipements lourds,…).

Tous ceux qui ont contribué aux méthodes inhumaines d’IOG : division, mensonge, humiliation, éliminations physiques, licenciements sans motif valable, bénéficieront d’une inscription privilégie dans le livre d’OR qui sera exposé au musée de la tyrannie pour que les futures générations puissent savoir ce qui est arrivé.

Mes chers membres du clan Odahgob : soyez sérieux, saisissez et prenez la situation en main, agissez avec méthode, car vous avez fait beaucoup de choses pour soutenir ce régime dictatorial en apportant une contribution massive, à chaque fois qu’IOG s’est trouvé en difficulté : élections, campagnes. Vortre support a été illimité et aveugle !.

Où sont vos Okals et vos élus ?

J’ai toujours eu confiance dans les hommes plus âgés, dans les représentants locaux et les sages du clan. Ce sont des gens compétents, très mesurés, reconnus pour leur bienfaisance envers les faibles, les malades et tous leurs proches. Ils ont assisté et vécu durant leur vie, aux différentes mutations politiques dans le pays et ils ont évalué les méthodes d’IOG et de ses Warabas.

La patience devrait prendre fin. Ils doivent reprendre la situation en main, car la situation s’aggrave chaque jour pour la victime Nimo. Elle est malade et elle a besoin de vous et du peuple. N’écoutez plus les Warabas. Leurs mensonges sont dépassés car c’est la Qabyo qui veut toujours avoir le dernier mot dans ce pays hypothéqué par des groupes étrangers.

Où sont passés les opposants politiques ?

Ne parlons pas d’eux, car pour le moment ils ne sont pas légion !!!

17/07/09 (B508) Nouvelles de Somalie … (2 articles en Français)

______________________ 2 – Afrique Avenir

Retour sur le 13ème sommet de l’Union Africaine: vers le renforcement d’une défense commune

Somalie, Madagascar, Guinée Bissau… Les crises politiques africaines ont été au centre des discussions du treizième sommet de l’Union africaine qui s’est tenu en Libye du 1 au 3 juillet dans la ville de Syrte.

Crée en 2002, l’Union Africaine oeuvre à la promotion de la démocratie des droits de l’homme et du développement à travers l’Afrique, par l’augmentation notamment des investissements extérieurs par l’intermédiaire du programme du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD).

Initialement prévue au programme des discussions, la question des investissements dans l’agriculture pour réaliser la croissance économique est passée derrière les dossiers brûlants de l’actualité africaine.

Le cas somalien: l’Union Africaine parle d’une même voix

L’Union africaine s’est montrée ferme avec la Somalie. Pour la première fois, les pays africains ont pointé du doigt l’Erythrée. Ils accusent le régime d’Issayas Afeworki de soutenir les groupes armés qui s’attaquent au gouvernement de transition, à la population civile et à la force africaine AMISOM.

Le mandat de la mission de la force africaine AMISOM va ainsi être modifié pour lui permettre de combattre les rebelles somaliens et l’interdiction qui pesait sur les pays voisins voulant envoyer des troupes en aide au régime a été levée. Mais surtout, le sommet a appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à imposer des sanctions à l’Erythrée, pays accusé de participer à la déstabilisation de la Somalie en armant les islamistes radicaux.

Autre sujet d’inquiétude pour les chefs d’Etats réunis à Syrte : les coups d’Etats non résolus

A Madagascar, les principaux responsables de l’UA ont été gravement préoccupés par l’absence de progrès vers le retour à l’ordre constitutionnel. Pour sortir le pays de l’impasse, le Groupe international de contact sur Madagascar travaille activement à réunir dans une capitale africaine Andry Rajoelina qui s’est emparé du pouvoir et ses prédécesseurs à la tête de l’Etat: Albert Zafy, Didier Ratsiraka et Marc Ravalomanana.

En Guinée Conakry, l’Union Africaine a invité les autorités à respecter leurs engagements en faveur d’une élection, adressant ainsi un avertissement au capitaine Dadis Camara.

En Guinée Bissau, ils ont dénoncé la spirale de violence et ont exhorté l’armée à ne plus s’ingérer dans les affaires politiques.

Une “Autorité” disposant d’un rôle en matière de politique de défense commune et de diplomatie remplace la Commission de l’UA

C’est au terme de longues discussions que les domaines de compétence de la fameuse Autorité qui a remplacé depuis vendredi 3 juillet 2009 la Commission de l’UA ont été fixés. Cette nouvelle Autorité sera dirigée par un président et un vice-président. Les secrétaires remplaceront les actuels commissaires.

Principal pierre d’achoppement à avoir été surmontée: la question de l’abandon de souveraineté en matière de défense et d’affaires étrangères. En effet, deux conceptions se sont affrontées. Le Nigeria et le bloc de l’Afrique australe, avec l’Ethiopie, ne voulaient pas entendre parler d’une « Autorité continentale » aux pouvoirs élargis.

En face, les partisans du colonel Kadhafi, souhaitaient que la future Autorité gère les questions diplomatiques et de défense du continent africain – avec un « Monsieur Défense » et un « Monsieur Affaires étrangères ». Ces derniers ont dû faire des concessions. L’accord passé définit que la nouvelle ’Autorité n’assurera que la coordination de la politique africaine de défense commune. Dans le domaine diplomatique, l’Autorité ne coordonnera que la position des Etats membres, lors des négociations internationales.

Pour valider la création de cette nouvelle Autorité, les Parlements nationaux devront maintenant se prononcer sur cette modification de l’institution africaine.

______________________ 1 – Casafree (Maroc)

Somalie : Les combats à Mogadiscio alourdissent le bilan des victimes civiles

Le Comité international de la Croix Rouge (CICR) a déclaré jeudi que les derniers affrontements armés à Mogadiscio ont fait beaucoup de victimes parmi les civils, faisant des dizaines de morts et des centaines de blessés.

Dans un communiqué publié à Nairobi, l’agence humanitaire a déclaré que depuis mai, des dizaines de milliers de civils ont dû fuir la ville pour tenter d’échapper aux violences.

« Les médecins et infirmiers travaillent avec acharnement pour soigner les patients », a expliqué Valéry Sasin, chirurgien travaillant pour le CICR qui coordonne les activités de santé de l’organisation en Somalie.

« Leurs capacités sont souvent poussées à la limite. Néanmoins, ils ont réussi à faire face aux flux de nouveaux arrivants. Les hôpitaux reçoivent assez de livraisons médicales du CICR pour pouvoir maintenir tous les services même en temps de grande demande ».

Les hôpitaux Medina et Keysaney acceptent tous les patients, sans tenir compte de leur appartenance religieuse ou politique.

Depuis le week-end dernier, le CICR a déclaré qu’environ 300 patients blessés par des armes ont été admis à l’hôpital Keysaney géré par la Société somalienne du croissant rouge, et à l’hôpital communautaire Medina.

Le CICR et la Société somalienne du Croissant rouge sont très inquiets du sort des civils pris dans les combats. L’agence humanitaire a appelé toutes les parties en conflit à respecter les règles du droit humanitaire international, et en particulier à faire la distinction entre civils et objets civils d’une part, et les personnes prenant part directement aux hostilités et aux objectifs militaires d’autre part.

17/07/09 (B508) RSF : Deux journalistes arrêtés et une répression accrue contre les médias

Reporters sans frontières exprime son indignation suite à l’arrestation de deux journalistes de radio et à l’interdiction de diffuser d’une télévision au Somaliland (Nord Ouest) et condamne également le passage à tabac de plusieurs journalistes au Puntland (Nord Est).

« Pendant que l’attention de la communauté internationale se focalise sur l’enlèvement des deux agents du gouvernement français qui se sont fait passer pour des journalistes, les vrais journalistes, eux, continuent d’être arrêtés et agressés en toute impunité. La communauté internationale doit se mobiliser en faveur des journalistes somaliens exposés à des risques incommensurables », a déclaré l’organisation.

Ahmed Saleban Dhuhul et Sayid Osman Mire, journalistes de la station de radio privée Horyaal Radio et membres du Somaliland Journalists Associations (SOLJA) ont été arrêtés le l 13 juillet 2009 dans leur rédaction à Hargeisa, capitale du Somaliland.

La police a lancé un raid contre la radio et arrêté les journalistes sans aucun mandat. Ahmed Saleban Dhuhul et Sayid Osman Mire sont accusés par le président du Somaliland, Dahir Riyate, d’avoir attisé un récent conflit tribal qui a causé la mort de quatre personnes. Les deux journalistes sont actuellement détenus au département d’investigation criminelle à Hargeisa.

Parrallèlement, une chaîne de télévision Horn Cable TV (HCTV) a été suspendue sur ordre du procureur général régional du Somaliland pour avoir diffusé un programme sur ce même conflit tribal.

Le 15 juillet, plusieurs journalistes ont été roués de coup par des policiers du Puntland alors qu’ils assistaient au procès de pirates somaliens à la cour de justice de Bossasso. Parmi eux se trouvait Aweys Sheikh Nur, journaliste travaillant pour la Horseed Media Radio. Les journalistes avaient pris des photos du procès dont une du procureur.

Les journalistes ont accepté d’effacer des photos à la demande des autorités ce qui n’a pas empêché les policiers de les passer à tabac. Le juge et les officiers présents au moment de l’agression ne sont pas intervenus. « Nous n’aimons pas ce que vous diffusez. Vous, les journalistes vous êtes contre le gouvernement » a déclaré un officier de police après que les journalistes se soient plaint de ces violences.

Pays le plus meurtrier d’Afrique pour les professionnels des médias, où les enlèvements de journalistes et de travailleurs humanitaires sont devenus monnaie courante, la Somalie occupe la 153ème place sur 173 pays, du classement 2008 de la liberté de la presse publié par Reporters sans frontières. Six journalistes ont été tués depuis le 1er janvier 2009.

17/07/09 (B508) A lire aussi sur LOI …

Nathan Mugisha
Le nouveau commandant du contingent militaire de l’African Union Mission to Somalia (Amison), le général ougandais Nathan Mugisha, est un spécialiste de la lutte anti-insurrectionnelle. (…)

17/07/09 (B508) Le Journal de la Flibuste (1 article en Français)

___________________________ 1 – Radio Chine

Départ de la 3ème flotte chinoise pour le Golfe d´Aden

La Chine a envoyé sa 3ème flotte dans le cadre de la mission de lutte contre la piraterie dans le Golfe d’Aden au large de la Somalie.

Trois navires de guerre, deux frégates et un bateau d’approvisionnement ont quitté leur base navale dans la province du Zhejiang. A leur bord : 800 hommes et deux helicoptères.

Ils remplaceront la 2ème flotte et poursuivront la mission de lutte contre la piraterie dans la région. Jusqu’à présent, les navires chinois ont mené 78 opérations depuis leur arrivée dans le golfe d’Aden en novembre dernier. Ils ont escorté plus de 500 navires marchands et délivré 5 bateaux des pirates.