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08/11/2015 (brève 509) Texte du communiqué que nous avons reçu à propos de la fondation:du comité danois de soutien au Vizir de Tadjourah. (Info Omar Gabasse)

Les représentants de la Diaspora djiboutienne du Danemark se sont réunis et ils ont décidé de fonder le comité de soutien au Vizir de Tadjourah, deuxième personnage du Sultanat de Tadjourah, M.Chehem Ahmed, qui a été injustement arrêté et emprisonné et maintenant qui est spolié par un Ministre dénué de scrupule.

L’objectif du Comité est de prévenir toute nouvelle tentative illégale d’arrestation et toutes les pressions dont il est victime dans le différend qui l’oppose au Ministre djiboutien des Affaires étrangères M. Mohamed Ali Youssouf. Ce différend est né lorsque le Ministre a prétendu prendre possession illégalement d’un terrain qui appartient au Vizir et dont il a hérité de ses parents, comme cela est prouvé par les textes et la coutume.

Pour permettre au Vizir de récupérer son bien légitime, le comité entend dénoncer les manœuvres illégales du Ministre Mohamed Ali Youssouf, qui a sollicité entre autre, sans aucune pudeur, l’appui du Président de la République pour passer en force en occupant manu militari un terrain qui ne lui appartient en aucune façon.

Le comité va poursuivre et étendre ses activités en particulier sur le plan médiatique, en sollicitant le soutien des associations internationales pour le respect des Droits humains, jusqu’à ce que l’équité soit rétablie.

Les membres du comité sont :

Ali Absieh

Ahmed Hussein
Omar Gabasse

Mohamed Mustapha

Abdoulkader Robleh Wais

Nous disons non à l’injustice, non à l’intimidation, non au recours et à la mobilisation arbitraire des moyens de l’Etat pour spolier les personnes privées.

Le cas du Vizir n’est pas isolé, même s’il est hautement symbolique du déni de justice et de protection des biens privés en République de Djibouti sous l’autorité sans partage de Monsieur Ismaël Omar Guelleh

Pour le comité, le porte-parole,

Omar Gabasse

31/07/09 (B509)  16éme anniversaire de l’arrivée des premiers réfugiés djiboutiens à Addis. Réunion du Comité de soutien ce vendredi.

Le Comité avait organisé, ce vendredi 31 juillet, une Conférence téléphonique à laquelle tous les membres du Comité de soutien et ses alliés ont participé.

Les membres de la délégation ont présenté le compte-rendu de la réunion de mercredi dernier avec le bureau parisien du HCR :

– circuit des dossiers au sein du HCR : les différentes étapes entre la demande de reconnaissance au statut de réfugié (mandat strict et mandat élargi) jusqu’à la finalisation d’un dossier de réinstallation et sa transmission aux états susceptibles de l’accueillir.

– état des dossiers en cours (les détails ont été publiés dans le précédent compte-rendu)

– situation des nouveaux réfugiés admis au statut de réfugié et qui ne bénéficient pas, contrairement aux réfugiés inscrits avant, ni de la couverture sociale, ni du versement d’une indemnité mensuelle. Il a été rappelé ce qu’ont dit les responsables du HCR, à savoir que dans le principe, l’organisation ne verse pas d’indemnité, mais qu’elle accueille les réfugiés dans des camps où ils sont pris en charge : logement, nourriture et soins médicaux. Le versement d’indemnité à des réfugiés urbains est une décision locale dans un contexte particulier et les budgets sont votés en début d’année, ce qui rend difficile l’extension en cours d’année à de nouveaux inscrits.

– difficultés rencontrées avec l’officier de protection en charge des réfugiés djiboutiens. L’hypothèse d’un dépôt de plainte auprès de l’inspection générale du HCR a été écartée au moins provisoirement. Le Comité privilégie, dans un premier temps, l’établissement d’un contact direct entre un membre du Comité qui se rendra à Addis Abeba et les représentants des réfugiés avec la personne responsable de la protection à Addis. L’idéal serait la nomination d’un autre officier pour la communauté des réfugiés djiboutiens.

_____________________ Décisions

1°) Le comité a souhaité qu’une délégation se rende à Genève pour rencontrer la responsable des bureaux HCR d’Afrique afin de faire le point de la situation de tous les réfugiés djiboutiens présents en Ethiopie, dont seule une très petite minorité a été reconnue à l’heure actuelle.

2°) La prochaine réunion aura lieu début septembre. Les décisions concerneront les nouvelles actions à entreprendre, en particulier en direction des autorités françaises pour suivre l’avancement des quatre premiers dossiers qui ont été soumis et vers le HCR pour l’avancement non seulement des dossiers en instance, mais aussi l’ouverture des dossiers pour les familles qui pourraient bénéficier de la réinstallation.

3°) En attendant cette prochaine réunion, il a été décidé de poursuivre les actions de communication et de sensibilisation aux problèmes de ces familles qui vivent dans une misère totale et qui souffrent au quotidien. Tous les témoignages seront les bienvenus.

4°) Avant de conclure, un membre du Comité a suggéré que non seulement les anciens réfugiés qui ont bénéficié de la réinstallation mais que l’ensemble de la communauté se cotisent pour apporter une aide matérielle à leurs frères et à leurs soeurs et nous allons étudier la possibilité d’ouvrir un compte postal pour recevoir les dons et les envoyer à Addis Abeba.

31/07/09 (B509)  A lire sur LOI cette semaine …

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1267 – 01/08/2009
La guerre des nerfs a déjà commencé
Le projet du président Ismaïl Omar Guelleh (IOG) de modifier la Constitution afin de pouvoir briguer un troisième mandat à la présidentielle de 2011 ne fait pas l’unanimité, y compris au sein du parti gouvernemental RPP et de l’ethnie issa, politiquement dominante. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1267 – 01/08/2009
Une étrange incursion américaine
Selon des informations recueillies à Addis-Abeba par La Lettre de l’Océan Indien, quatre Américains et leur traducteur, un Ethiopien bénéficiant d’un droit de résidence aux Etats-Unis, sont entrés clandestinement dans la région de l’Ogaden à partir de Djibouti , il y a environ un mois et demi. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1267 – 01/08/2009
A quoi sert la base française ?
Les sénateurs français André Dulait (UMP) et Michel Boutant (PS) ont présenté, le 13 juillet, à la commission des affaires étrangères du Sénat, le bilan de leur mission auprès des troupes françaises basées à Djibouti . (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1267 – 01/08/2009
SDTV
La Société djiboutienne de gestion du terminal vraquier (SDTV), appartenant au magnat saoudo-éthiopien Mohamed Hussein Al-Amoudi, ne va pas tarder à récupérer les 40 millions $ qu’elle affirme avoir investis dans ce terminal en opération depuis fin 2006. (…).

31/07/09 (B509)  FreeDjibouti -> «POLITIC MAKERS» ou la politique de caniveau

«Policy makers» ou la destruction cynique de la vie des citoyens djiboutiens et de la nation djiboutienne par les démagogues inconscients du FRUD et du MRD.

La cacophonie déconcertante, déshonorante (…), qui a été offerte au monde entier par les (…) «opposants professionnels» Daher Ahmed Farah, Mohamed Kadamy et cie d’un coté et de l’autre le dictateur Guelleh et cie, confirme encore une fois la justesse de l’affirmation ironique des Ghanéens et Nigérians selon lesquels la «mentalité francophone polémiste et improductive» empêche l’émergence de véritables «Policy Makers» en Afrique francophone et contribue seulement au pullulement de vulgaires «Politic Makers» archi-minables, ultra-incompétents et méga-corrompus qui constituent l’un des premiers freins pour le développement économique, social et culturel de l’Afrique-Mère.

En effet, la langue française et la culture politique francophone qu’elle a léguées en Afrique manquent crucialement de cette finesse stylistique typiquement anglaise pour jouer sur la morphologie des mots afin de faire, de manière subtile, la différence notoire entre les Acteurs politiques et citoyens responsables qui réfléchissent sérieusement pour apporter les solutions adéquates aux différents problèmes cruciaux menaçant la survie de la Nation et de la société en général, et les vulgaires aboyeurs professionnels avides de pouvoir qui sont incapables de traduire les aspirations citoyennes légitimes en des Plans d’action praticables et en des faits politiques concrets.

Dans le cas d’espèce de Djibouti, il est simplement inquiétant de constater que ces éternels aboyeurs professionnels sur la scène politique depuis des décennies sont incapables d’imagination et d’innovation et ne font que répéter bêtement et de manière itérative le même scénario depuis des années.

Tout observateur intellectuellement honnête et averti affirmera que la récente organisation du forum du 27 juin 2009 à Bruxelles en faveur des leaders de tous les partis d’opposition (DAF (MRD) et Kadamy (FRUD) ont refusé l’invitation) était une réussite. Ce Forum a été accueilli par bons nombres de leaders politiques d’opposition et des Djiboutiens du pays et de la diaspora de par le monde.

D’autre part, l’ambassadeur de Djibouti à Bruxelles a transmis un rapport détaillé et tendu au gouvernement djiboutien afin de prendre des mesures d’urgences contre ce genre de rapprochement et d’entente entre l’opposition et la diaspora djiboutienne de l’étranger.

Suite à ces feedback, je vous informe que les responsables politiques du MRD et du FRUD qui non seulement ont refusé de participer mais continuent à dénigrer les objectifs du forum ainsi que les organisateurs jusqu’à faire croire que les services de renseignements djiboutiens ont participé à son financement.

Délires ou maladresse ?

On peut alors déduire de tout ce qui précède que le Peuple djiboutien souffre gravement de Manipulations psychologiques collectives venant de ces partis politiques moribonds et que ces Manipulations psychologiques sont essentiellement favorisées par les mythes collectifs fallacieux forgés autour de certains Concitoyens et par les traumatismes collectifs subis par les Djiboutiennes et les Djiboutiens à travers l’oppression goulédienne et guelléenne brutale pendant 32 ans et à travers les massacres répétés impunément commis jusqu’ici par les RPPistes et leurs diverses milices !

Quand l’Hypnose collective, le Mythe collectif et le Culte de la personnalité savamment entretenu entravent gravement la majorité des Citoyens de voir venir le Danger collectif.

Il est simplement inquiétant et effarant de constater que de nombreux Djiboutiens (qui sont pour la plupart des demi-lettrés, désœuvrés incapables de réfléchir de manière autonome ou de vulgaires diplômés d’Universités occidentales incapables de cultiver systématiquement et de manière autonome leur propre Sens critique et autocritique loin de leurs vulgaires parchemins, de leurs titres académiques et des ‘informations du mainstream’ dans les média occidentaux !) profitent de l’anonymat offert par Internet et par les nouveaux média pour étaler dans les forums de discussion des bassesses intellectuelles d’un autre âge dénuées de toute Réflexion cohérente, de toute Logique discursive, de toute Volonté émancipatrice et de toute Référence objective à la réalité sociopolitique et socio-économique !

Une étude en Sociologie de Communication récemment réalisée sur l’Impact socioéducatif des sites web djiboutiens sur les Internautes a montré que 90% des Internautes djiboutiens sont incapables de faire la différence entre Action Civique et Citoyenne, et appartenance politique à tel ou tel parti !

Ce résultat très médiocre prouve à suffisance que l’internaute djiboutien moyen est un individu flegmatique aux allures d’un Mouton de Panurge qui est incapable de transcender les liens affectifs et générationnels le liant à telle ou telle Figure emblématique dans la société; il prouve également qu’il est incapable de s’interroger systématiquement sur les idées reçues pour pouvoir forger sa propre opinion critique et constructive !

Les causes de cet état de chose lamentable viennent d’une part de l’éducation autoritaire typique dans la Société djiboutienne marquée par la gérontocratie mais qui ne rime plus tellement avec la Sagesse, la Pondération et la Vertu, et d’autre part du long règne oppressif d’Ali Arref et du régime barbare de Gouled et Guelleh qui ont fait de la libre expression des opinions un Crime de Lèse-majesté et une Offense aux Aînés !

Depuis les soubresauts d’ouverture démocratique à partir de 1991, on assiste à un double phénomène très inquiétant dans l’Univers de la Communication politique à Djibouti: il y a d’un côté un regain de la Liberté d’Expression Citoyenne, mais malheureusement considérée par de nombreux Concitoyens comme un Libertinage de bavardage permettant à chaque Citoyen de parler pour parler !

Cela conduit souvent à des joutes oratoires dilatoires, polémiques et stériles qui ne produisent aucun impact socioéducatif et civique sur les Citoyennes et les Citoyens. Il y a de l’autre côté la survivance dangereuse de l’absolutisme gérontocratique conduisant les Acteurs politiques se réclamant de l’«opposition» à considérer toute Opinion Citoyenne divergente et critique comme un Crime de lèse-majesté et une Offense personnelle ! Or il est bien connu que l’âge avancé n’est pas forcément synonyme de la détention de toute la Sagesse, de toutes les Connaissances, de toutes les Aptitudes et encore moins de tous les Pouvoirs ! A bon entendeur

C’est donc dans ce marais sociopolitique stagnant et immobile que les «Politic Makers» Daher Ahmed Farah, Mohamed Kadamy et leur cohorte continuent de faire cyniquement leur politique politicienne nuisible aussi bien pour la Survie quotidienne des Citoyens que pour la Nation Djiboutienne entière et font croire à leurs adeptes bigots que la Libération de Djibouti des mains de mafia guelléenne ne peut advenir qu’à travers leurs politiques de caniveaux dont ils seraient les seuls Citoyens ayant accumulé beaucoup d’expérience politique pour pouvoir incarner la Volonté Populaire !

C’est là où un grave quiproquo semble s’installer entre ces Acteurs politiques et les Forces Citoyennes Patriotiques et éveillées qui considèrent que ce genre de politiques ou les égouts se rejoignent ne peut que conduire encore une fois vers l’impasse !

Et c’est ce quiproquo fondamental qui fait depuis des mois l’objet de vifs débats souvent dilatoires entre les Citoyens djiboutiens aussi bien dans les cercles d’amis qu’à travers les forums de discussion sur le web.

Quand le débat devient un vice civique et une grave menace pour la survie de la Cité

De l’eau longuement conservée dans la bouche risque de se transformer en crachat et en bave.

Proverbe EVE.

Une grave tare chez de nombreux jeunes Djiboutiens est le manque crucial d’Éducation Civique que le régime trentenaire de RPP a cyniquement remplacé par un endoctrinement idéologique abrutissant à la marxiste-léniniste et un lavage de cerveau doublé d’un culte abject de personnalité autour du dictateur défunt.

La très grande majorité des Djiboutiennes et des Djiboutiens de moins de 50 ans traînent avec eux aujourd’hui les graves carences de l’ancien parti unique RPP, parti-état, les carences qui sont entre autres le mimétisme communicatif stérile et polémique appris durant les séances d’«animation politique», les procès d’intention gratuits dus à la généralisation de la délation sous Guelleh et l’incapacité de réfléchir de manière autonome en dehors du cadre d’un parti politique en raison de l’omniprésence dont jouissait le RPP dans toutes les sphères de la Vie des Citoyennes et Citoyennes.

Les nouveaux partis politiques ayant vu le jour dès 1991 n’ont pas eu le temps ni la patience pour donner une véritable Education Civique systématique à leurs adhérents en vue de corriger ces carences. Du coup, les militantes et les militants de ces nouveaux partis ont littéralement transposé les «vieilles habitudes» de la maison RPP sur ces partis et démontrent malheureusement les mêmes carences et tares connues au sein de l’ancien parti unique, parti-état:

C’est ainsi que le culte abject de la personnalité dévolu au «Guide éclairé» et au «Timonier national» est purement et simplement transposé désormais sur les chefs des nouveaux partis politiques !

C’est ainsi que la pratique du «débat pour la forme» et du «débat polémique de façade» au sein du Comité Central de l’ancien parti unique sans ‘offenser’ les Aînés est littéralement transposé aujourd’hui au sein des Bureau nationaux du MRD, du FRUD et des autres particules se réclamant de l’«opposition» où le «leader charismatique» décide seul de tout et pour tous !

Il est à parier que les assemblées des deux partis susmentionnés sont meublées de débats de façade apparemment houleux sur tout et sur rien, mais il est très probable qu’aucun d’eux ne dispose véritablement d’une Commission des Affaires économiques et sociales, d’une Commission de Défense et de Sécurité, d’une Commission de la Politique étrangère, d’une Commission de la Formation politique et civique, d’une Commission des Affaires académiques et de la Recherche scientifique, d’une Commission de la Politique énergétique, d’une Commission de la Politique monétaire, d’une Commission de la Politique fiscale, d’une Commission de la Politique démographique et des Migrations, d’une Commission de la Politique de la Communication, d’une Commission de la Politique des Transports, d’une Commission de la Politique de l’Aménagement du Territoire national …

Or, c’est au sein de ces Commissions que les «Policy Makers» doivent trouver les Solutions idoines pour les problèmes qui accablent la Société et la Nation entière, et anticiper les événements en y concevant d’avance des Cas de Figure possibles ou des Scénarios probables ! D’autres partis d’opposition sont dans les mêmes cas.

C’est donc cette triste réalité d’absence de «Policy Makers» au sein de ces partis et c’est cette grave confusion entre «Policy Maker» et «Politic Maker» que la très grande majorité des militants fanatiques et bigots de ces partis politiques étalent lamentablement à la face du monde entier sur les sites web à travers les débats polémiques stériles et houleux autour des questions farfelues au lieu d’adopter une attitude citoyenne et entrevoir les choses au-delà du petit cadre restreint de leur parti politique.

L’usurpateur sanguinaire Guelleh et sa mafia prédatrice quitteraient aujourd’hui même la Présidence de la République de Djibouti qu’ils ont usurpé de manière illégitime et sanglante si au moins 50% des Talibans fanatiques bigots du MRD, du FRUD et de l’ARD pourraient faire à l’instant même ce Pas Citoyen pour commencer à réfléchir en termes de «Sachpolitik» au profit de nos Populations des Villes et Campagnes et au profit de la Postérité.

Djiboutiennement vôtre,

FreeDjibouti

freedjibouti@windowslive.com

http://afraissas.over-blog.com

31/07/09 (B509) Yémen Express : Le nombre de déplacés en hausse dans le nord (IRIN / ONU)

Le nombre de personnes déplacées à cause du conflit de Saada, dans le nord du Yémen, a augmenté au cours des deux derniers mois et s’élève désormais à plus de 100 000 personnes, selon les Nations Unies et les organisations humanitaires.

D’après les derniers chiffres obtenus par le Centre interne de suivi des déplacements du Norwegian Refugee Council (IDMC), publiés le 24 juillet, « en juin et juillet 2009, le nombre de personnes déplacées a augmenté de plusieurs milliers de personnes avec la poursuite intermittente des combats ».

En juin 2009, le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) ont enregistré 5 000 nouveaux déplacés, et le PAM procédait toujours à l’inscription de 5 000 autres personnes, selon l’IDMC.

« Contrairement aux déplacements de population dus aux catastrophes naturelles, très documentés, les informations concernant les déplacements dus aux affrontements dans le nord du pays sont limitées par les difficultés d’accès et le manque d’expérience sur le terrain. En juillet 2009, les Nations Unies et les agences internationales s’accordaient à dire qu’environ 100 000 personnes demeuraient déplacées », selon le rapport du IDMC, qui ajoutait cependant que le nombre total pouvait être supérieur aux statistiques enregistrées.

Le conflit de Saada, qui oppose le gouvernement et les rebelles Al-Houthi – qui ont pris le nom du chef de la rébellion – a fait des centaines de victimes et des milliers de déplacés. Il a débuté en 2004 et s’est intensifié à plusieurs reprises depuis. En juin 2009, les districts de Saqayan, Haydan, Razih et Ghamar, à Saada, étaient contestés ou contrôlés par les rebelles Al-Houthi, a dit l’IDMC.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a indiqué, dans une nouvelle version d’un rapport sur ses activités auprès des personnes déplacées, le 24 juillet, que l’intensification des affrontements avait provoqué des déplacements de population dans de nombreux pays, y compris au Yémen.

D’après la carte des déplacements au Yémen publiée par le Bureau pour la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) en date du 3 juillet, et basée sur les statistiques du Croissant-Rouge du Yémen et du PAM, environ 130 000 personnes déplacées vivent dans le gouvernorat de Saada, parmi lesquels 70 000 dans la ville de Saada.

Environ 2 500 personnes ont été déplacées dans les deux dernières semaines de juin seulement, a indiqué OCHA. Une intensification des affrontements aurait entraîné le déplacement de 3 500 personnes, qui ont fui vers la ville de Saada, a dit le CICR à IRIN.

31/07/09 (B509) Nouvelles de Somalie … (5 articles en Français)

_____________________________ 5 – Viatolosa

Des troupes supplémentaires réclamées en Somalie

Le représentant spécial du Secrétaire général pour la Somalie, Ahmedou Ould-Abdallah, a réclamé mercredi devant le Conseil de sécurité une transformation de la présence « temporaire » de l’ONU à Nairobi, au Kenya, et un renforcement de la présence des Nations Unies dans la capitale Mogadiscio pour commencer.

« L’heure est venue pour les Nations Unies de montrer qu’elle est sérieuse dans son intention de venir en Somalie. Notre présence temporaire à Nairobi [capitale du Kenya] n’a que trop duré », a-t-il lancé aux 15 membres du Conseil de sécurité lors de sa présentation du dernier rapport du Secrétaire général sur la Somalie au Conseil de sécurité.

Il a très concrètement proposé la création d’une « zone verte », « similaire à celle créée ailleurs » [c’est-à-dire notamment en Irak] afin que son bureau, les agences des Nations Unies y compris les agences humanitaires, les diplomates concernés et les organisations non gouvernementales (ONG) puissent déménager à Mogadiscio.

Ahmedou Ould-Abdallah a considéré comme un « tournant » le fait que la population et les chefs traditionnels rejettent maintenant la violence et soutiennent les efforts du gouvernement pour faire échouer les tentatives pour le renverser. Il a aussi dénoncé la « tentative d’un petit groupe intéressé par son seul profit immédiat de prendre tout le pays en otage ».

Le représentant spécial a demandé une assistance accrue pour la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) et pour la coordination et l’organisation des forces de sécurité gouvernementales.


_____________________________ 4 – Libération

«Nous sommes faibles, alors on nous juge et on nous punit»

InterviewDiplomatie. Jean Ping, de l’Union africaine, dénonce l’ambivalence des Occidentaux.

Par CHRISTOPHE AYAD, THOMAS HOFNUNG

Président de la commission de l’Union africaine (UA), le Gabonais Jean Ping évoque l’impact de la crise sur le continent et pointe le fossé d’incompréhension croissant entre Occidentaux et Africains.

Dans votre livre (1), vous allez à rebours de l’afro-pessimisme ambiant. La situation incite-t-elle à l’optimisme ?
Le discours afro-pessimiste est dépassé. L’Afrique n’est pas un problème, mais une opportunité. Sa population [un milliard d’habitants, ndlr] atteindra le milliard et demi en 2020 ; c’est celle de la Chine aujourd’hui. Elle représente un marché de consommateurs important. Nous disposons de beaucoup de richesses, notamment en matières premières.

Mais l’Afrique n’est-elle pas la première victime de la crise ?
Oui et non. Notre système bancaire n’est pas assez intégré à l’économie mondiale pour subir les effets de la crise. En revanche, les investissements ont quasiment cessé. Mais il faut reconnaître qu’ils n’étaient pas massifs : Singapour reçoit le même volume que notre continent, Afrique du Sud exceptée ! La baisse brutale du commerce est, elle, plus préoccupante pour nos recettes. Les Occidentaux affirment vouloir maintenir le niveau de leur aide. Mais on connaît la valeur des promesses de ces grands pays qui font des beaux discours mais ne respectent pas leurs engagements.

On dit que l’Afrique est riche, mais les Africains sont pauvres. N’est-ce pas dû à un problème de gouvernance ?
Certes, mais l’Afrique compte 53 pays et, parmi eux, on note des histoires de trains qui arrivent à l’heure. Regardez le Ghana, où les élections et l’alternance ont été exemplaires.

En Mauritanie, l’auteur du putsch de l’an dernier vient d’être élu. N’est-ce pas une singulière sortie de crise ?
C’est exact. Mais nous étions face à une situation délicate. Les putschistes étaient sur le point d’organiser un scrutin unilatéral. Nous avons fait en sorte que ces élections fassent l’objet d’un accord et que l’opposition puisse se présenter.

Dans nombre de pays, les constitutions ont été modifiées pour supprimer les limites de mandats présidentiels. Faut-il prendre des sanctions ?
L’UA ne peut pas écrire les constitutions à la place des peuples et se substituer aux gouvernements. Dans la plupart des pays en Europe, vous n’avez pas de limitation de ce type. Nous n’allons pas, nous Africains, venir vous l’imposer.

L’UA recommande de ne pas appliquer le mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) contre le président soudanais. C’est une incitation à l’impunité…

Nous ne sommes pas contre la CPI, mais il y a deux poids deux mesures. Nous ne cherchons pas à excuser ce qui se passe au Soudan, encore faut-il des preuves. La CPI ne semble être là que pour juger des Africains. Est-ce qu’il ne se passe rien au Sri Lanka, en Géorgie, dans le Caucase, en Colombie, au Cachemire ?

L’UA intervient au Darfour sans qu’on voie d’issue à ce conflit.
Il y a eu des avancées. Vous voulez que nous venions à bout d’un conflit de cette ampleur en deux temps trois mouvements alors que nous n’avons pas de matériel sophistiqué, pas de moyens, pas d’hélicoptères.

En Somalie, une guérilla liée à Al-Qaeda menace le gouvernement. Pourtant, seule l’Union africaine intervient militairement…
C’est toujours comme ça : quand il faut aller se faire tuer, on nous laisse. Quand il s’agit du reste, on ne nous écoute pas. Depuis longtemps, nous avons fait appel au Conseil de sécurité, mais l’ONU répond qu’elle ne viendra que s’il y a la paix. Elle tergiverse. La Somalie est le seul pays au monde sans Etat. Ça ne sert à rien de combattre la piraterie sans résoudre les problèmes de fond.

Les Occidentaux donnent-ils trop de leçons à l’Afrique ?
La tentation est très forte. Les Occidentaux devraient balayer devant leur porte et nous écouter ; ce qu’ils ne font pas. Pourquoi ne fait-on rien au Moyen-Orient, où Bush a totalement échoué ? Nous, au moins, avons des élections. Vous fermez les yeux parce que ces dirigeants achètent des Airbus. Nous sommes faibles, alors on nous juge et on nous punit. Il y a eu un coup d’Etat au Honduras, aux portes de l’Amérique…

Comment avez-vous reçu le discours d’Obama au Ghana ?
Nous les Africains, nous attendions beaucoup car Obama fait partie de la diaspora. Son discours à Accra a déçu certains. Quand il dit que les Africains doivent prendre en main leur destin, nous ne demandons pas mieux. Mais est-ce qu’il va nous laisser le faire ? Lorsqu’il dit «cessez de tout imputer à la colonisation», je suis tout à fait d’accord, mais il faut savoir si le passé est vraiment le passé.

(1) Et l’Afrique brillera de mille feux, éd. L’Harmattan


_____________________________ 3 – TV5

Somalie/Converti au christianisme… il a été froidement abattu, selon Portes ouvertes

Mohammed Abdiraman était responsable d’un groupe de maison secret en Somalie. D’origine musulmane, il s’était converti au christianisme il y a une quinzaine d’années.

Lundi dernier (20 juillet), il a été froidement abattu par des membres du groupe extrémiste al Shabaab (*), dans un village à une centaine de kilomètres au nord de Mogadiscio. Selon des témoins, cela faisait quelques temps qu’il était recherché. Après l’avoir finalement trouvé, les extrémistes n’ont pas hésité à lui tirer dessus.

Les chrétiens de son groupe de maison sont sous le choc et ont très peur. Ils n’ont pas osé donner plus d’informations sur sa mort. La femme de Mohammed étant décédée il y a trois ans suite à une maladie, ses deux enfants âgés de 10 et 15 ans se retrouvent orphelins.

_____________________________ 2 – Toulouse 7

12 000 somaliens veulent se réfugier au Yemen

Les combats incessants à Mogadiscio et dans le centre de la Somalie forcent des milliers de civils somaliens à risquer leur vie lors de la traversée du golfe d’Aden et à rechercher asile au Yémen, a indiqué mardi le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR).

« D’après des informations transmises par notre réseau de partenaires en Somalie, quelque 12.000 personnes sont arrivées depuis le 7 mai à Bossasso, une ville située au nord de la Somalie. Elles y ont trouvé abri pour une période temporaire. Sur place, la majorité d’entre elles attendent d’effectuer la traversée périlleuse du golfe au premier signe de passeurs », a précisé un porte-parole du HCR, lors d’un point de presse à Genève.

« Ces personnes déplacées internes font partie des quelque 232.000 Somaliens qui ont été forcés de quitter leurs maisons depuis le 7 mai, date à laquelle un embrasement des combats est survenu entre les groupes de milices Al-Shabaab et Hisb-ul-Islam contre les forces gouvernementales dans plusieurs quartiers de la capitale somalienne », a-t-il ajouté.

Les partenaires du HCR à Bossasso indiquent que les régions où s’installent habituellement des migrants potentiels deviennent de plus en plus surpeuplées et que les passeurs collectent déjà les réservations et les paiements de Somaliens qui souhaitent rejoindre le Yémen. Comme les conditions météorologiques sont actuellement très dangereuses pour la navigation, la majorité des personnes devraient rester camper à Bossasso et attendre le mois de septembre, lorsque la mer et le vent seront plus favorables.

En 2008, plus de 50.000 nouveaux arrivants ont rejoint les côtes du Yémen, soit une augmentation de 70% par rapport à 2007. Cette tendance a continué durant les six premiers mois de 2009 avec environ 30.000 nouveaux arrivants – soit le total observé pour toute l’année 2007. « C’est une traversée périlleuse. Plus de 1.000 personnes ont péri par noyade durant le voyage en 2008 après avoir été forcées à sauter par dessus bord ou à débarquer trop loin des côtes par des passeurs sans pitié. Cette année, près de 300 personnes ont déjà trouvé la mort ou sont portées disparues », a souligné le porte-parole du HCR.

Selon lagence des Nations Unies, le phénomène du trafic d’êtres humains porte une pression croissante sur les ressources limitées du Yémen. Il accroît par ailleurs les défis auxquels est confronté le gouvernement yéménite dont les efforts doivent s’équilibrer entre le respect de ses obligations dans le cadre des principes du droit international et le besoin de protéger le pays des entrées illégales.

_____________________________ 1 – NationPresse

Ingérence mondialiste : l’UE veut former les forces de sécurité somaliennes !

Posté par jeromemorenole 30 juillet 2009À l’issue d’un Sommet européen organisé à Bruxelles lundi 27 juillet 2009, les 27 ministres des Affaires étrangères ont décidé d’envoyer une mission en Somalie, avec l’objectif irréaliste et dispendieux de former les forces de sécurité somaliennes (police et armée). Cette énième ingérence mondialiste de l’Union Européenne (UE) est issue d’une suggestion du ministre des […]

À l’issue d’un Sommet européen organisé à Bruxelles lundi 27 juillet 2009, les 27 ministres des Affaires étrangères ont décidé d’envoyer une mission en Somalie, avec l’objectif irréaliste et dispendieux de former les forces de sécurité somaliennes (police et armée). Cette énième ingérence mondialiste de l’Union Européenne (UE) est issue d’une suggestion du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, inventeur du « droit international d’ingérence humanitaire ».

Somalie : scandaleuse ingérence euro-mondialiste

Pour mieux appréhender l’inextricable contexte politique de la Somalie, on se reportera à cet article de Nations Presse Info qui avait privilégié une approche géographique et historique.

Le Golfe d’Aden et l’Océan Indien sont régulièrement le théâtre d’actes de piraterie perpétrés par des bandits « islamistes ». Si l’islamisme joue un rôle incontestable dans ce banditisme maritime, il s’agit d’abord d’une criminalité crapuleuse et lucrative.

Les médias occidentaux se gardent bien de préciser que les eaux territoriales aux larges de la Somalie se sont progressivement transformées en une vaste décharge polluante. Valets serviles des atlanto-mondialistes, les anciens gouvernements somaliens avaient signé au début des années 1990 des accords plus ou moins informels avec des multinationales apatrides. Ainsi certains pays industrialisés et/ou occidentaux ont pris l’habitude de déverser dans la mer des déchets industriels, hospitaliers et parfois radioactifs.

La pollution engendrée par l’accumulation de ces déchets a logiquement affecté la vie maritime. Dans le même temps, les cancers et autres maladies infantiles liés à cette pollution maritime explosèrent spectaculairement. Comme les poissons se raréfiaient, les revenus des pêcheurs somaliens ont fortement chuté.

Il s’ensuivit une paupérisation dramatique pour une large partie de la population côtière de la Somalie. Par conséquent, l’islamisme radical trouva un terreau idéal au sein d’une population très amère et légitimement révoltée. Au départ, la piraterie commença à se développer pour compenser le manque de revenus quotidiens. Cette piraterie initialement désordonnée fut très rapidement prise en main et contrôlée par des réseaux criminels particulièrement violents.

Comme la multiplication d’actes de piraterie de plus en plus violents affectait le commerce dans l’Océan Indien, la « communauté internationale » commença à s’émouvoir. L’ONU aura de nouveau illustré sa pathétique impuissance politique sur cette question de plus en plus préoccupante.

En décembre 2008, la Chine décida d’envoyer sa flotte patrouiller au large des côtes somaliennes afin de protéger ses intérêts économiques qui se sont accrus lors de ces dernières années avec le développement des relations commerciales sino-africaines. L’intervention de la marine chinoise dans l’Océan Indien et au large du Golfe d’Aden constituait alors un événement historique puisque la flotte chinoise ne s’était plus aventurée dans ces zones maritimes depuis les 7 voyages d’exploration de l’Amiral Zheng He (1405-1433).

Rappelons qu’au cours de leurs expéditions maritimes Zheng He et ses hommes naviguèrent de l’Afrique orientale (actuel Mozambique) à la Mer Rouge (Égypte) et que la Chine noua officiellement dès 1414 ses premières relations diplomatiques avec le sultan de Malindi (actuel Kénya). Cette intervention de la flotte chinoise fut saluée avec déférence par le néerlandais Jaap de Hoop Scheffer, alors secrétaire général de l’OTAN. Depuis les bombardements aériens de l’OTAN sur Belgrade au printemps 1999 et les dommages causés à l’ambassade de Chine en Serbie, les relations entre la Chine et l’Alliance Atlantique sont exécrables.

De même dans le cadre de la résolution 1846 de l’ONU, le Japon envoya sa marine militaire naviguer dans ces zones maritimes soumises à de fréquents actes de piraterie. Là encore, il s’agissait d’un événement à caractère historique en raison du relatif isolement diplomatique du Japon.

Quant à l’Union Européenne (UE) par la voie de ses 27 ministres des Affaires étrangères, elle décida de constituer pour décembre 2008 une force maritime de dissuasion pompeusement baptisée « Atalanta ». Malgré des précautions de langage particulièrement ridicules et hypocrites, cette grotesque opération d’envergure masquait maladroitement une énième ingérence euro-mondialiste sous couvert d’une intervention à but humanitaire.

On reconnaissait l’empreinte idéologique de l’inénarrable Kouchner, inventeur d’un concept dénommé «droit international d’ingérence humanitaire». Outre le caractère farfelu et dispendieux d’une telle intervention aux larges des côtes somaliennes, ce projet longtemps retardé démontre encore l’impuissance, voire la non existence diplomatique de l’UE des 27. On relira avec profit le communiqué de Michel Guiniot, évoquant conjointement la piraterie criminelle et l’imposture d’une Défense « européenne » commune.

En effet, de nombreux pays de l’UE sont déjà membres de l’OTAN, organe militariste aux services des intérêts atlanto-mondialistes. Bien que la Norvège et la Croatie ne soient pas membres de l’UE, ces deux pays avaient annoncé leur intention d’envoyer des navires et de se joindre à l’opération « Atalanta ». Précisons néanmoins que la Norvège fut un membre fondateur de l’OTAN en 1949 et que la Croatie intégra l’Alliance atlantique lors du Sommet de Strasbourg d’avril 2009.

Malgré cet impressionnant déploiement militaire dans le Golfe d’Aden et dans l’Océan Indien, les actes de piraterie n’ont pas diminué de manière spectaculaire. Quant à la Somalie, elle est en proie à de récurrents affrontements inter-ethniques entre les forces armées loyales au gouvernement de transition et des bandes armées criminelles plus ou moins islamistes. Lundi 27 juillet, 6 personnes furent tuées et 20 autres blessées à Mogadiscio lors d’affrontements entre les forces gouvernementales et les rebelles islamistes. Rappelons qu’en juillet 2009 ces criminels extrémistes (Shebab) ont enlevé deux français dans leur hôtel de Mogadiscio pour les transporter dans une zone rebelle et les juger dans un « tribunal » selon la Sharia.

Alors que la Somalie s’enfonce inéluctablement dans la violence politique et l’anarchie permanente, les 27 ministres des Affaires étrangères se sont réunis à Bruxelles afin d’évoquer la situation politique dégradée et la future formation des forces armées somaliennes. Englués dans leurs concepts naïfs et politiquement corrects, les 27 ministres de l’UE ont lancé un pathétique appel commun exhortant les criminels islamistes à déposer les armes et à participer à un processus de dialogue avec le gouvernement de transition à Mogadiscio. Les eurocrates apatrides de Bruxelles vont-ils se rendre dans les zones tenues par les rebelles extrémistes et leur expliquer les supposées vertus de la « démocratie occidentale » ?

Après avoir condamné solennellement mais vainement les multiples attaques armées contre le gouvernement transitoire, les bureaux des agences de l’ONU et des ONG, les 27 ministres de l’UE ont décidé de concrétiser l’engagement de l’Union Européenne afin de « promouvoir la paix et le développement en Somalie ».

Les déclarations creuses et hypocrites de ces politiciens européistes masquent difficilement l’impuissance (géo)politique de l’UE par ailleurs divisée sur d’autres sujets diplomatiques. Au cours de ce Sommet, les 27 ministres des Affaires étrangères ont également décidé d’étudier la possibilité d’un financement supplémentaire de la part de l’UE afin de former les forces armées et policières de ce pays d’Afrique orientale. Bien évidemment, aucun média français et occidental ne prendra le risque de dénoncer la scandaleuse ingérence mondialiste ainsi que la gabegie financière de l’UE, véritable antichambre du Nouvel Ordre Mondial.

Afin de lutter contre la piraterie omniprésente et le terrorisme endémique, l’ensemble des ministres des Affaires étrangères de l’UE se sont accordés sur le principe d’aider politiquement le gouvernement somalien de transition. Par conséquent, l’UE a décidé d’envoyer en Somalie début août 2009 une mission d’exploration destinée à préparer un projet de formation des forces de sécurité (police et armée).

Ancien secrétaire général de l’OTAN (5 décembre 1995-6 octobre 1999) et actuel haut représentant de la Politique Étrangère et de Sécurité Commune (PESC) de l’UE, l’euro-mondialiste Javier Solana s’est fendu d’un communiqué évasif à l’issue de ses entretiens avec les 27 ministres : « Au début du mois prochain, une mission officielle de l’UE arrivera en Somalie et nous devrons clarifier et trouver un accord sur le moyen de l’opération ».

Derrière ce concept faussement généreux de formation des forces de sécurité somaliennes, on retrouve logiquement l’empreintre d’un Bernard Kouchner interventionniste et grandiloquent. Pavoisant devant la presse, l’ancien médecin humanitaire a « modestement » déclaré : « La France a proposé et l’UE a accepté sur le principe de participer à la formation de la police et de l’armée ». Seulement le néo-conservateur Kouchner, valet servile de l’impérialisme atlanto-mondialiste, s’est bien gardé d’aborder l’aspect financier d’une telle opération futile mais forcément dispendieuse avec l’argent des contribuables des 27 membres de l’UE.

30/07/09 (B509) LDDH : lettre ouverte à Madame la Ministre de la famille et du bien-être, chargée de la protection de la femme


Le Président

LETTRE OUVERTE A
MADAME LA MINISTRE DE LA
FAMILLE ET DU BIEN-ETRE,
Chargée de la Protection de la Femme.

Madame la Ministre,

J’ai le plaisir de vous saisir à l’occasion de la Journée de la Femme Africaine du 31 Juillet 09, qui j’en suis persuadée aura des échos favorables à Djibouti.

Dès le début de cette année, je n’avais pas manqué de soumettre à votre Ministère des documents et des questionnaires envoyés à la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) membre affilié de la FIDH à votre aimable attention.

Etant actuellement en vacances jusqu’à la fin Septembre, je ne manquerais (dès mon retour) à venir vous rendre visite afin de voir avec vous les mesures à prendre contre les agressions sexuelles des mineurs (filles ou garçons) sur des réfugiés de la Somalie du Sud dans le Camp d’Ali Addé ( Région d’Ali Sabieh).

En effet, il est urgent de mettre fin à de telles pratiques, qui à ma connaissance et jusqu’à présent restent Impunies.

Avant mon départ et compte tenu des affrontements entre des jeunes des quartiers je n’avais pas eu l’occasion de m’entretenir avec le Directeur de la Police M. Abdillahi Abdi pour lui soumettre nos vives préoccupations sur la situation des réfugiés en général et en particulier des mineurs.

Une ou des solutions à ce problème aurait, à mon avis, un impact important pour stopper la fuite des réfugiés vers le Yémen.

Ma pensée, en ce jour d’anniversaire de la Femme Africaine, accompagne les Femmes en République de Djibouti et en particulier à toutes les Femmes Réfugiées loin de leur pays et de leurs proches tant à Djibouti que dans les pays voisins de notre Patrie.

Avec mes sentiments déférents
M. NOEL ABDI Jean-Paul

 

30/07/09 (B509) Otages français en Somalie (Paris Match) Les deux Français enlevés en Somalie passent de ravisseurs en ravisseurs. Sans que le mobile du rapt apparaisse clairement.

Par Nicolas Hénin

Le commando des ravisseurs est arrivé au petit matin. Une bande d’hommes en uniformes du ministère somalien de l’Intérieur. Personne ne les remarque lorsqu’ils désarment les gardes à la porte de l’hôtel Sahafi. Puis, d’un pas déterminé, ils traversent l’établissement jusqu’à la porte de la chambre 212. Ils frappent.

A l’intérieur, les deux clients se demandent ce que le room service vient faire. En ouvrant la porte, ils se retrouvent mis en joue, face aux canons de kalachnikovs. «Au début, j’avais pris ces hommes en armes pour l’escorte d’un client qui aurait été pressé de quitter l’hôtel, se rappelle Gaafaa, le patron.

Ce n’est que lorsque je les ai vus ressortir en poussant devant eux les deux Blancs que j’ai compris ce qui se passait.» Rapidement, les otages sont poussés à bord d’un technical, un pick-up surmonté d’un canon. Le propriétaire de l’hôtel tente bien d’organiser une poursuite, mais les ravisseurs regagnent vite le quartier de Taleh. Une zone tenue par les insurgés. Personne n’ose aller plus loin.

Ils se disent journalistes

Les deux otages sont Denis A. et Marc A. Des agents du service action de la DGSE. Ils étaient arrivés à Mogadiscio cinq jours auparavant, en mission officielle, sous passeport diplomatique. Leur objectif : contribuer à former les gardes du corps du président somalien, Sheikh Ahmed Sheikh Sharif, un homme assiégé par des insurgés qui menacent sans cesse sa vie et son pouvoir.

Gaafaa se souvient de l’arrivée des deux Français dans son hôtel, l’un des rares en mesure d’héberger des étrangers, à une vingtaine de mètres du siège du CID, la police criminelle, et face à la mission de maintien de la paix de l’Union africaine.

«Ils n’avaient pas de bagages. Seulement de petits sacs à dos. Ils avaient demandé à être logés en chambre double.» Lorsque le patron de l’établissement demande aux deux hommes ce qu’ils font, ils se disent journalistes.

Ils passent leurs journées dehors et s’enferment le soir dans leur chambre.

Pourtant, dès leur arrivée, les deux agents sont repérés par un certain Qogar, opérant pour le compte d’un chef pirate réputé nommé Sumeysane. Ce dernier aurait vu dans l’enlèvement une monnaie d’échange avec des flibustiers somaliens détenus en France, à la prison de la Santé.

Un agent dépêché sur place

Un homme de main observera pendant trois jours les faits et gestes des deux Français et réussira même à entrer dans leur chambre en leur absence. Mais, au dernier moment, Qogar semble avoir écarté Sumeysane. En effet, ce n’est pas dans un repaire de pirates que les deux agents sont conduits, mais au domicile de Sheikh Hassan Dahir Aweys, l’un des chefs insurgés, leader du parti Hizbul Islam. Rapidement, toutefois, pour ce dernier, les otages deviennent une patate chaude.

L’objet de tensions avec l’autre groupe insurgé, les redoutables Shebaab. Aweys, quoique considéré par la CIA comme proche d’Al-Qaïda, est francophile. Les Shebaab, pour leur part, veulent un procès exemplaire des deux Français devant un tribunal de la charia. Ils vont d’abord se faire confier l’un des deux agents. Puis ils se battront avec leurs alliés du Hizbul Islam pour leur arracher le second. «Un homme du Hizb a été transporté à l’hôpital, une balle dans la tête, après cette altercation», rapporte Abdiaziz, journaliste à Mogadiscio.

Depuis, les rumeurs les plus contradictoires circulent sur le sort des deux hommes.

Ils auraient été déplacés dans la région du Bas-Juba, transférés à Baidoa, puis ramenés à Mogadiscio. Les Shebaab ont tourné une vidéo de leurs otages et se demandent à qui la confier. La France, elle, a dépêché un agent sur place pour mener recherches et négociations. Sa principale tâche sera de démêler les rumeurs et d’écarter une foule d’intermédiaires autoproclamés, souvent aussi mal introduits qu’intéressés.