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09/11/2015 (Brève 510) Communiqué de la diaspora de l’est africain et appel à manifester à Bruxelles ce vendredi 13 novembre 2015, en soutien au Vizir M. Chehem Ahmed.

En soutien au Vizir Chehem Ahmed , La diaspora Est-Africaine de Belgique appelle à manifester ce Vendredi 13 Novembre 2015.

Une grande manifestation se tiendra à Bruxelles en soutien au Vizir du Sultanat de Tadjourah, Chehem Ahmed Houmed, injustement incarcéré à la prison de Gabode à Djibouti suite à un différend qui l’oppose au Ministre des Affaires étrangères Mahmoud Ali Youssouf.

Bien qu’il ait été libéré àprès avoir passé deux nuits en prison, nous tenons à dénoncer les agissements irresponsables des gouvernants djiboutiens qui par cette arrestation d’une éminente personnalité de l’autorité traditionnelle à Djibouti, arrêté manu-militari et expédié directement à Gabode, portent atteinte à une institution traditionnelle vieille de 7 siècle.

Cette arrestation constitue une offense à l’ensemble des Djiboutiens (toutes composantes confondues) et bien au-delà de Djibouti ; les autorités coutumières et citoyens des pays avoisinants (Erhytrée, Ethiopie, Somalie) sont tout aussi choqués, indignés et ils condamnent fermement cette manoeuvre du pouvoir djiboutien qui cherche à affaiblir voir anéantir nos institutions traditionnelles.

Aujourd’hui c’ est le Vizir, demain ça sera l’ Ougass ou le Sultan!

Le but de cette manifestation est d’alerter la communauté internationale et les ONG sur les pratiques du régime djiboutien, de démontrer que la diaspora condamne fermement cette arrestation et celles d’autres personnes injustements détenues à ce jour dans la prison de Gabode. La diaspora met également en garde le régime djiboutien et l’informe qu’en cas de récidive, des poursuites judiciaires internationales pourraient être initiées à l’encontre des auteurs de ces agissements.

Lieu de la Manifestation
:
Bruxelles au Rond-Point Schuman (Devant la Commission Européenne).
Date: Le Vendredi 13 Novembre 2015.
Heure:13H45 à 16h.
Venez Nombreux

La diaspora de l’Afrique de l’ EST en Belgique.
Contact:
0465609522
0466305249
0465118084
diasporaestafrica@gmail.com

07/08/09 (B510) LDDH : lettre ouverte au Chef de l’Etat, Premier magistrat de la République, à propos des incarcérations à Gabode et en particulier de celle de Mohamed Ahmed Abdillahi, en écho à l’appel ugent émis par l’OMCT


Le Président

LETTRE OUVERTE
AU
Chef de l’Etat, 

Premier Magistrat
de la République de Djibouti

Le 7 août 2009.

Monsieur le Premier Magistrat,



La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) reste toujours préoccupée par la situation carcérale en République de Djibouti en particulier lorsque le détenu est considéré potentiellement comme un ennemi (politique ou financier).


La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) considère comme arbitraire la détention de Mohamed Ahmed Abdillahi frère du défunt Mahdi A. Abdillahi mort tragiquement alors qu’il était en détention Arbitraire au motif « top secret » dans un contexte politique tendu, sans oublier que sa santé nécessitait  probablement un suivi hospitalier plus poussé.


Consciente que, depuis les Etats Généraux  de la Justice en 2000, la Ligue Djiboutienne a constamment dénoncé les détentions Arbitraires (dite Provisoire) souvent aux aspérités politiques et périodiquement financières, souvent avec des détentions moins de deux ou trois  ans, mais, très souvent ces détentions sont suivies par des promotions pour certains hauts fonctionnaires arrêtés pour détournements des fonds publics, ou des biens sociaux et très rarement pour abus de pouvoir.


Ce tarif de détention sans condamnation est aussi valable pour certains commerçants arrêtés en général proches du pouvoir pour « faux dollars ou autre motif pénal »). 


Toutefois, il est important de rappeler que certains des mandats de dépôt  (souvent à caractère criminel) entrainent des détentions provisoires parfois plus de cinq ans  avant d’être traduits en Audience publique et en général condamnés dans les mêmes limites de la détention  provisoire.


Monsieur le Premier Magistrat, permettez-moi d’attirer votre aimable attention  afin de permettre à la Justice Djiboutienne une plus grande autonomie du Ministère Public facilement amalgamé avec le Ministère de la Justice


J’ose encore soulever le problème de l’Indépendance de la Justice de notre pays, mais aussi la nécessité urgente des dispositions nécessaires afin de permettre aux Juges de constituer (librement et sans risque) un ou des Syndicat(s) des Magistrats.

Avec mes sentiments déférents

NOEL ABDI Jean-Paul

Pièce jointe : appel de l’OMCT (lire sur notre site)


07/08/09 (B510)  Le rapport Deberkalleh (suite – 2-) Article complaété le 10/08/09 à 2:00 avec ajout du lien pour consulter la liste des victimes des massacres cités dans le texte


Le dossier complet
Les affaires criminelles dans lesquelles
Ismaël Omar Guelleh
est impliqué à Djibouti et à l’étranger

1°) Période 1986-1987. Ismaël Omar Guelleh est impliqué dans un trafic d’ivoire.

Un bateau, en provenance de Mombassa (KENYA), transportant un important lot de défenses d’éléphants (appartenant à un riche commerçant Issak de la ville de HARGEISA) avait été intercepté par les douanes du port de Djibouti (service des contributions indirectes).

Son chargement, immobilisé au port, est interdit à la vente en application des conventions internationales. Malgré les scellés apposés sur ordre du Ministère de la justice Djiboutien, toute la cargaison s’est volatilisée. En réalité, elle a été vendue à une société chinoise de HONG-KONG par l’intermédiaire de Robleh Olhayeh, actuel ambassadeur de Djibouti auprès des Nations-Unies à New-York, avec la complicité du défunt Idriss Omar Guelleh, frère de l’actuel président de Djibouti.

(Voir, à la fin du présent rapport, les photocopies des documents administratifs émis par les autorités Djiboutiennes. Elles attestent de la complicité  » de détournement illicite  » dans cette affaire…)

2°) 1988 : des déchets toxiques sont immergés dans le Golfe de Tadjourah

Ismaël Omar Guelleh sous le « prête-nom » de son défunt frère Idriss Omar Guelleh, a signé avec une société italienne un contrat très important (évalué à plusieurs dizaines de millions de US $) portant sur la récupération de « déchets toxiques industriels » (en provenance de l’Europe et en particulier de l’Italie et des pays de l’ex-bloc soviétique) et leur stockage sous terre ou sous la mer, en particulier dans la région Afar de Djibouti (région du GOUBET, de Tadjourah et région d’Obock).

A certaines périodes de l’année, on découvre, sur le rivage, des milliers de tonnes de poissons qui sont morts. Ils flottent le ventre en l’air sans aucune raison apparente.

Jusqu’à aujourd’hui, le gouvernement Djiboutien a toujours refusé d’ouvrir une enquête sur ce fléau écologique. C’est une véritable catastrophe pour la région. Nombreux sont qui soupçonnent la présence de futs radioactifs qui auraient été immergés dans cette région.

Sous la pression des medias européens et des organisations non gouvernementales, le contrat a finalement été dénoncé.

3°) Février 1989 : trafic d’armes à destination de la Somalie

Ismaël Omar Guelleh prend contact avec une société de vente d’armes autrichienne « Scorpion International Ltd » dont l’un des dirigeants Kosntantinos Defermos est sous le coup d’une demande d’extradition émise par le Gouvernement grecque via Interpol Europe. II s’agit d’un achat d’armes légères évalué à 11 millions US $.

Cette affaire est traitée et négociée directement par le défunt frère du Président Idriss Omar Guelleh et par l’actuel directeur de la sécurité Djiboutienne Hassan Said Khaireh dit Hassan Madhobeh, Une partie de cet armement a certainement été destiné à armer la milice Issa en Somalie du Nord (USF). L’autre partie aurait été stocké dans un lieu secret.

4°) Mai 1989 : Trafic d’alcool

Ismaël Omar Guelleh était propriétaire d’une société « X » qui vendait de l’alcool détaxé, avec la complicité du free-shop du port de Djibouti. Sa gérante Mme Nina, métisse italo-érythréenne servait de paravent à ce commerce illicite. Par la suite Ismaël Omar Guelleh a confié une petite partie de la vente de l’alcool à la famille de Salah Mouthi qui se chargeait de le réexporter vers le Yémen et l’Arabie Saoudite en passant par le détroit de Bab-el-Mandab sur des petits boutres.

La plus grande quantité était revendue en sous-main à plusieurs commerçants djiboutiens : Fratacci, Coskal, Marill et à la Superette Bambiss (route de l’aéroport), avec l’accord tacite donné par l’ex-premier Ministre Barkat Gourade Hamadou qui cumulait cette fonction à l’époque avec celle de ministre du port. Il prenait aussi sa part de commission au passage.

Les bénéfices étaient substantiels (la taxe d’importation variant de l’ordre de 30 % a 70%), sans oublier aussi que ces Établissements revendaient ce même alcool au prix fort a l’Armée française et aux autres militaires étrangers basés à Djibouti. Le trafic continue toujours au port de Djibouti mais maintenant à une plus grande échelle.

Quelques temps après, Ismaël Omar Guelleh a hypothéqué les bâtiments de sa société afin de souscrire auprès des banques des prêts destinés a la construction d’immeubles de rapport au Héron (à côté du Cash Center). Ils les a revendus depuis.

Comme la valeur des biens donnés en garantie était très inférieure au montant des prêts sollicités, IOG a fait pression sur le conservateur des hypothèques pour modifier le rang des hypothèques. Bien entendu, la société « X » d’ismael Omar Guelleh a fait faillite.

Comme la faillite n’a pas été jugée frauduleuse par la justice djiboutienne, les banques ont enregistré une perte importante qui est évaluée à 5 milliards de francs Djibouti.

5°) Mai 1990 : nouveau trafic d’armes

Ismaël Omar Guelleh a détourné une importante cargaison d’arme évaluée à plusieurs millions de US $ avec la complicité des généraux Fathi et Zakharia Sheik et des colonels Omar Bouh (beau-frère d’I.O.G.) et Soubagleh (frère du commerçant Omar Fianeh). En provenance d’Irak, elles étaient destinées à équiper l’armée Djiboutienne (A.N.D.). Jusqu’a présent personne n’est en mesure de dire où sont passées ses armes, mais elles ne sont certainement pas perdues pour tout le monde …

6°) Septembre 1990 : l’attentat du café de Paris

Ismaël Omar Guelleh pourrait être le commanditaire de l’attentat du café de Paris. Le dossier présenté par les autorités Djiboutiennes après cet attentat serait en fait une manœuvre d’intoxication destinée au gouvernement français.

7°) Novembre 1990 (Dire-Dawa)

Durant l’année 1989, on note une dissension interne au sein de l’organisation politico-militaire appelée : Western Somali Liberation Front (W.S.L.F.) dont l’un des co-fondateurs et chef historique et charismatique issu de la communauté Issa de Djibouti, de la Somalie, et de l’Éthiopie s’appelle : Colonel Hamud Ahmed Farah plus connu sous le nom de Hamud Langadeh (Hamud, le boiteux), aujourd’hui décédé. Paix à son âme et que le Bon Dieu le reçoive dans son paradis éternel, Amin.

Cet officier supérieur avait décidé de négocier avec le président Mengistu Haile Mariam son retour définitif en Éthiopie à Dire-Dawa, dont il était originaire.

Après avoir signé des accords “politiques“ avec le régime du Derg, le président Mengistu l’a nommé Gouverneur ou Rasse-Gaisse (poste politiquement stratégique) de toute la région de Dire-Dawa.

Pour cela il lui avait fallu destituer Hussein Ismaël, le neveu de Guelleh, qui occupait ce poste depuis deux ans.

Quelques jours après l’arrivée de Hamud Langadeh à Dire-Dawa, juste avant sa prise de fonction, il a été assassiné “froidement et sauvagement“ par trois mercenaires dans sa voiture garée devant son hôtel. Il était en compagnie de deux autres amis qui se trouvaient dans sa voiture. Ces deux messieurs s’appelaient Abdillahi Doualeh Ilayeh (décédé le jour même, paix à son âme et que Dieu le reçoive en son Paradis Eternel. Amin.) et Mohamed Moussa Aw-Guelleh (blessé gravement, il conserve des séquelles graves). Ce dernier vit a Addis-Abeba.

Il est important de signaler que Hamud Langadeh s’opposait “énergiquement“ à la politique d’ingérence et déstabilisatrice commanditée par l’actuel président Ismael Omar Guelleh et l’ancien président Hassan Gouled Aptidon auprès des issas Éthiopiens et Somaliens. Il connaissait parfaitement ces deux messieurs et il refusait toujours leur politique fondée sur l’injustice avec l’appui de tous les mafiosi tribaux de la région.

Revenons à Hussein Ismael. Quelques temps après, le régime du DERG l’a emprisonné sous le motif de corruption de biens publics et incarcéré à la prison de Harrar. Il a été relâché quelques mois plus tard, lorsque l’EPRDF a pris le pouvoir a Addis-Abeba suite à une intervention du président Gouled et de son Chef de Cabinet IOG.

Depuis, il s’est refugié à Djibouti sous la protection “diplomatique“ d’ismael Omar Guelleh qui est son oncle maternel. Il y vit confortablement depuis plusieurs années avec un salaire de haut fonctionnaire djiboutien. L’Administration a mis à sa disposition une villa et une voiture de fonction. Tous ses frais sont payés mensuellement par Osman Moussa, le Ministre des affaires présidentielles sur ordre d’IOG.

Pourquoi ??? A quel titre, cet étranger peut-il bénéficier de toutes ces faveurs ???.

Réponse : Hussein Ismael encaisse les dividendes de sa félonie. Il est remercié pour les missions qu’il a accomplies pour IOG et Gouled dans la région. A l’époque de l’assassinat du défunt colonel Hamud Langadeh, il etait l’un des hauts responsables  » politiques  » de Dire-Dawa. La vacance au poste de gouverneur était un avantage pour lui et pour Ismael Omar Guelleh dans la mise en œuvre de sa politique régionale.

Nul doute qu’hussein Ismael connait parfaitement le ou les commanditaires de cet assassinat « ignoble et crapuleux », mais il ne restera pas impuni. Inch’Allah. Amin.

8°) Février 1991 : 60 Afar éthiopiens sont abattus froidement

Le général Zakharia Sheik a obéi à un ordre d’IOG, en organisant l’assassinat collectif de soixante personnes d’origines Afar mais de nationalité Éthiopienne. Il s’agit de militants de l’Afar Liberation Font dirigé par le Sultan Ali Mirah. Le groupe est composé de vieillards et d’adolescents affaiblis par la faim et la soif qui errent depuis plusieurs jours. Ils ont été abattus, de sang froid, en pleine journée (à 15 heures) par la milices somalienne de l’USF et par des militaires Djiboutiens déguisés en miliciens.

Le crime a eu lieu dans les zones d’Aisha-Adda, Guerissa et de Guestir (Somaliland) à proximité de la frontière avec la République de Djibouti. Une dizaine de personnes ont eu la chance d’avoir la vie sauve au milieu de ce massacre.

Un jour viendra ou les justices djiboutienne, éthiopienne ou internationale demanderont le témoignage des miraculés de ce génocide. Ils viendront témoigner a la barre pour demander la justice et la réparation aux assassins. Ce jour est proche. Inch’Allah. Amin.

La liste des victimes et les identités de leurs descendants (enfants et femmes) qui vivent tous à Aoussa (région Afar de l’Éthiopie) a été publiée sur le site de l’ARDHD le 2/06/05 lien.

La communauté politique « ISSA » de Djibouti, du Somaliland et de l’Éthiopie a été informée de ce massacre. Aucun d’eux n’a encore présenté des excuses à leurs frères Afar.

Une plainte pour assassinat sera déposée devant la Cour Criminelle internationale et devant le Procureur de la République à Addis Abeba.

06/08/09 (B510) Le Journal de la Flibuste. (1 article en Français)

______________________ 1 – Journal du Cameroun

Somalie: La piraterie, un fléau qui gangrène les côtes africaines

Par Julienne Sende
Source: Reuters, Continentalnew, Radio canada

Les côtes somaliennes sont de plus en plus risquées à cause des détournements de bateaux

Le 03 Août 2009, les pirates relâchent le porte conteneur Allemand Hansa Stavanger après avoir reçu une rançon de 2.7 millions de dollars. Nous avons laissé partir le bateau après avoir pris l’argent. Je crois qu’il est parti", a déclaré par téléphone à Reuters le pirate Hassan. Ce rapt n’est pas le premier du genre. Les enlèvements, les pillages et les détournements sont devenus récurrent dans le golfe d’Aden au large des côtes somaliennes.

La côte somalienne a acquis la sinistre réputation d’être l’une des plus dangereuses au monde à cause des pirates qui sévissent tout les jours, sur les 293 incidents répertoriés en 2008 par le bureau maritime international, 111 sont survenus dans cette région (soit près de 38%), soit une augmentation de 200% des actes de piraterie dans cette zone par rapport à 2007. 42 navires et 815 membres d’équipage ont été pris en otage. Le 31 décembre 2008, les pirates détenaient toujours 13 bateaux et 242 otages.

Depuis le renversement du président Mohammed Siad Barre en 1991, le désordre politique qui a suivit ce push a fait que la situation s’est aggravée. Les actes de brigandage au large ces côtes il y a quelques décennies encore ne se résumaient qu’en des actes de pêche illicites. Les activités de pêche ayant totalement cessé dans le pays, les côtes sont désertées et l’Etat n’est plus en mesure d’assurer une sécurité efficace au large de ces côtes. Elles sont donc devenues un abri pour les pirates qui les écument à la recherche de bateaux à détourner et d’otages pour les rançons.

Le nombre d’attaques s’est tellement accrue au large des côtes somaliennes que certains pays ont trouvé bon de dépêcher des navires de guerre dans la zone. Ce qui n’a réussit qu’à déplacer les pirates qui, pour fuir les patrouilles et continuer de mener leurs attaques à bien, s’aventurent désormais de plus en plus profondément dans l’océan Indien.

Depuis, les autorités maritimes internationales conseillent aux navires passant au large de ces côtes de croiser à 300 milles. Cette précaution ne change pas grand chose.

Les engins détournés sont entre autre un cargo britannique de 32000 tonnes avec un équipage de 24 personnes, un thonier taïwanais avec 29 membres d’équipages, un yacth français, un remorqueur yéménite avec 7 marins à bord et leHansa Stavanger le porte-conteneur Allemand de 20000 tonnes avec son équipages constitué de 24 personnes libérés le 03 Août 2009.

06/08/09 (B510) RSF : La liberté de la presse va de pair avec la bonne gouvernance souhaitée par Hillary Clinton

Alors que la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, vient d’entamer au Kenya une tournée devant la conduire dans six autres pays d’Afrique, Reporters sans frontières souhaite attirer son attention sur la nécessité d’insister, auprès de ses différents interlocuteurs, sur le respect de la liberté de la presse.

"Nous nous réjouissons que la chef de la diplomatie américaine accorde au continent africain une visite de cette ampleur. Nous partageons l’intérêt que porte Hillary Clinton à la lutte contre la corruption et lui rappelons que celle-ci passe notamment par la défense de la liberté de la presse. Trop souvent en Afrique, un journaliste qui dénonce les malversations, les fraudes et les détournements de fonds est immédiatement harcelé, arrêté, voire emprisonné", a déclaré l’organisation.

"Cette tournée offre aux Etats-Unis l’occasion d’envoyer à la fois un signal fort aux dirigeants africains, en exigeant un engagement de leur part en faveur du respect des libertés fondamentales, et un message d’encouragement à leurs peuples, trop souvent réprimés lorsqu’ils osent s’exprimer librement. Il est regrettable que certains pays ne soient pas prévus au programme, comme la Gambie par exemple, où se déroule le scandale le plus intolérable de toute l’Afrique de l’Ouest en matière de liberté de la presse", a ajouté Reporters sans frontières.

Le 5 août 2009, au premier jour de son séjour à Nairobi, Hillary Clinton a demandé aux Etats africains de combattre la corruption et la criminalité pour promouvoir une "bonne gouvernance". Avant de quitter la capitale kényane, la secrétaire d’Etat américaine devrait s’assurer que tous les moyens sont réellement mis en œuvre, par les autorités, pour faire la lumière sur l’assassinat de Francis Kainda Nyaruri, dont le corps a été retrouvé décapité, le 29 janvier dernier, dans une forêt du sud-ouest du pays.

Peu avant sa mort, ce journaliste indépendant avait déclaré avoir été menacé par des officiers de police dont il avait dénoncé les agissements. "Seule l’arrestation des coupables de cet assassinat et de ses commanditaires permettra de rassurer une profession profondément marquée par ce crime odieux", estime Reporters sans frontières.

A Nairobi, Hillary Clinton va également rencontrer le président de la Somalie, Sheikh Sharif Ahmed, fragilisé par l’offensive de la milice islamiste Al-Shabaab. Il est important que l’administration américaine encourage les autorités somaliennes à protéger les journalistes de ce pays, qui est le plus meurtrier d’Afrique pour les médias (14 journalistes tués depuis début 2007). Si les arrestations arbitraires, les kidnappings et les assassinats de journalistes sont déjà extrêmement préoccupants, Hillary Clinton doit avoir à l’esprit qu’une victoire des Shabaab face aux forces gouvernementales aurait des conséquences dramatiques pour les libertés fondamentales, et plus particulièrement pour la liberté de la presse.

Après l’Afrique du Sud et l’Angola, Hillary Clinton pourra confier son inquiétude au président Joseph Kabila, à Kinshasa, face à l’impunité dont bénéficient les assassins des journalistes de Radio Okapi, Serge Maheshe et Didace Namujimbo.

Le procès des assassins présumés de Serge Maheshe, tué par balles le 13 juin 2007 à Bukavu (Sud-Kivu), a été un fiasco judiciaire dénoncé par de nombreuses organisations internationales et locales de défense des droits de l’homme. Par ailleurs, l’auditorat militaire en charge de l’enquête sur l’assassinat de Didace Namujimbo, tué d’une balle dans la tête le 21 novembre 2008, n’a toujours pas ouvert de procès.

Au Nigeria, nul doute qu’il sera question, dans les entretiens de la secrétaire d’Etat, de la puissance économique de ce pays et des récents affrontements meurtriers entre forces de l’ordre et combattants islamistes. Hillary Clinton pourra rappeler au président Musa Yar’Adua que la pratique de la profession de journaliste est, au Nigeria, un exercice périlleux.

Les professionnels de l’information subissent quotidiennement la violence de la rue, les brutalités du service de la police de la sécurité d’Etat (State Security Service – SSS) et les humeurs de gouverneurs de province, trop souvent coupables d’abus de pouvoir. Ce géant de l’Afrique de l’Ouest est, après la Gambie, le pays le moins respectueux de la liberté de la presse dans la sous-région, d’après le classement 2008 établi par Reporters sans frontières.

A ce sujet, entre le Liberia et le Cap-Vert, un détour par Banjul serait le bienvenu si tant est qu’il soit encore possible de modifier le programme de la visite américaine. L’ex-First Lady pourrait ainsi exprimer au président gambien Yahya Jammeh combien son comportement révolte les défenseurs de la démocratie et des droits de l’homme.

Alors que sept journalistes de l’Union de la presse gambienne (GPU) sont actuellement harcelés et jugés pour avoir osé critiquer le chef de l’Etat, celui-ci multiplie les déclarations provocantes et menaçantes sur la chaîne publique GRTS. Il n’hésite pas non plus à jeter en prison des personnalités réputées, comme s’il s’agissait de vulgaires bandits.

"Une condamnation ferme de cette situation de la part de Washington aurait le mérite de rompre le silence assourdissant qui entoure les violations des droits de l’homme en Gambie et de rassurer l’importante diaspora gambienne basée aux Etats-Unis", affirme Reporters sans frontières.

"Par ailleurs, les services de renseignements américains pourraient profiter de l’occasion pour rendre publiques les informations dont ils disposent sur les circonstances de l’assassinat, en 2004, du directeur du quotidien privé The Point, Deyda Hydara", a conclu l’organisation, qui a mené deux enquêtes approfondies sur le sujet et dispose d’éléments faisant peser de lourds soupçons sur les services de sécurité entourant le président Yahya Jammeh.

06/08/09 (B510) Nouvelles de Somalie. Les déclarations d’Hillary Clinton à Nairobi qui apporte son soutien au Gouvernement somalien et qui fustige l’Erythrée pour l’aide qu’elle apporte aux milices islamistes. (4 articles en Français)

___________________________ 4 – Radio-Vatican

Somalie : les armes ne suffisent pas pour stabiliser le pays

La Somalie, un pays qui ressurgit de temps en temps des limbes de l’oubli toujours pour une seule et même raison : la guerre et le cortège d’horreur qui la suit.

Cette guerre, les Etats-Unis s’y intéressent : la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton s’entretenait avec le président somalien, Cheikh Charif Ahmed ce jeudi après-midi pour lui apporter le soutien de Washington dans sa lutte contre les insurgés islamistes et discuter des moyens de stabiliser le pays.

Parmi l’aide proposée, des livraisons d’armes.

Pour Mgr Bertin, évêque de Djibouti et administrateur apostolique de Mogadiscio, la capitale somalienne, la fourniture d’armes ne constitue pas une aide suffisante pour le pays

____________________ 3 – Nouvel Obs avec Reuters

Hillary Clinton promet un soutien fort au gouvernement somalien

Par Sue Pleming

La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a exprimé un soutien marqué au fragile gouvernement de la Somalie, en menaçant de prendre des mesures contre l’Erythrée si elle ne mettait pas fin à ses ingérences « inacceptables » dans ce pays.

La responsable américaine a eu un entretien au Kenya avec le président somalien Cheikh Charif Ahmed, dont l’administration fait face à des insurgés islamistes radicaux comme ceux du mouvement Al Chabaab.

« On peut dire que le président Obama et moi tenons à élargir et à développer notre appui au gouvernement fédéral de transition », a-t-elle déclaré ensuite lors d’une conférence de presse donnée conjointement avec Ahmed.

Selon les services de renseignement occidentaux, la Somalie sert de refuge à des extrémistes qui projettent des attentats dans la région et au-delà.

La police australienne a déjoué cette semaine un complot visant à frapper une base militaire de Sydney et imputable selon elle à des hommes liés au groupe Al Chabaab, que Washington considère comme une antenne d’Al Qaïda en Somalie.

Hillary Clinton a dit que la présence d' »éléments terroristes » sur le territoire somalien menaçait l’Afrique et le monde extérieur, et elle a sommé l’Erythrée voisine de cesser toute ingérence dans les affaires de la Somalie.

« En ce qui concerne l’Erythrée, nous déclarons très clairement que ses initiatives sont inacceptables (…) et nous avons l’intention d’agir si elles ne cessent pas », a-t-elle dit.

« Il est grand temps que l’Erythrée cesse de soutenir Al Chabaab et se mette à jouer un rôle constructif plutôt que déstabilisateur. »

PAS DE TROUPES AMÉRICAINES

L’Erythrée rejette régulièrement les allégations de soutien aux rebelles qui sont formulées à son encontre.

Le président Ahmed a déclaré que l’Erythrée avait une occasion de « corriger » son attitude.

Les Etats-Unis ont offert au gouvernement somalien un soutien militaire qui s’est concrétisé ces derniers mois par l’envoi de plus de 40 tonnes d’armes et d’équipements.

Hillary Clinton a dit que Washington avait versé 150 millions de dollars depuis deux ans à la Somalie et comptait lui faire parvenir des fonds supplémentaires. Un encadrement et une aide logistique sont aussi proposés aux forces de sécurité somaliennes.

Hillary Clinton a déposé une gerbe à l’emplacement de l’attentat perpétré en 1998 contre l’ambassade des Etats-Unis à Nairobi. Elle a aussi rencontré des survivants de l’attentat.

« Assurément, si Al Chabaab devait trouver en Somalie un refuge susceptible d’accueillir ensuite Al Qaïda et d’autres acteurs du terrorisme, cela constituerait une menace pour les Etats-Unis », a-t-elle déclaré.

L’administration Obama a exclu d’envoyer des troupes en Somalie, où les Etats-Unis avaient subi un cuisant échec lors de leur dernière intervention, sous la présidence de Bill Clinton.

Lors d’une bataille restée célèbre et qui a inspiré le film « La Chute du Faucon noir » (Black Hawk Down), 18 soldats américains avaient été tués à Mogadiscio en octobre 1993. L’incident avait provoqué le début des opérations de retrait d’une force de maintien de la paix de l’Onu et des Etats-Unis.

Le processus politique supervisé par l’Onu qui a conduit Ahmed à la présidence en janvier constitue la 15e tentative pour doter la Somalie d’un gouvernement stable depuis 1991.

« S’agissait-il d’une élection parfaite ? Non, bien sûr, mais nous insistons sur la légitimité de cette élection », avait dit Hillary Clinton un peu plus tôt à l’Université de Nairobi. « Nous avons pour objectif de contribuer à favoriser la stabilité. »

Ses discussions avec le président somalien ont aussi porté sur la piraterie qui sévit le long des côtes somaliennes, sur des routes maritimes de première importance pour le commerce mondial entre l’Asie et l’Europe.

Avec Daniel Wallis,
version française Grégory Blachier
et Philippe Bas-Rabérin

__________________________ 2 – Le Temps (Suisse) avec AFP

Somalie: Clinton met en garde l’Erythrée, appuie les efforts du président

La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a appelé jeudi à Nairobi l’Erythrée à cesser de soutenir les insurgés islamistes radicaux somaliens des shebab, les qualifiant d’organisation terroriste menaçant la sécurité internationale.

« Il est plus que temps pour l’Erythrée de cesser et de renoncer à son soutien aux shebab et de commencer à devenir un voisin plus coopératif que déstabilisateur », a déclaré Clinton lors d’une conférence de presse conjointe avec le président somalien, Sharif Cheikh Ahmed, à qui elle a réaffirmé son « très fort soutien ».

« Il ne fait aucun doute que les shebab veulent obtenir le contrôle de la Somalie pour en faire une base afin d’influencer et même infiltrer les pays voisins et lancer des attaques contre des pays éloignés et voisins », a-t-elle assuré.

« Il est certain que si les shebab devaient faire de la Somalie leur sanctuaire, qui pourrait alors attirer des opérations d’Al-Qaïda et d’autres terroristes, cela représenterait une menace pour les Etats-Unis », a estimé Clinton.

______________________________ 1 – EuroInvestor avec Reuters

Clinton devrait apporter son soutien au gouvernement somalien

La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton devrait rencontrer jeudi le président somalien Cheikh Charif Ahmed et apporter le soutien de Washington à son gouvernement dans sa lutte contre les insurgés islamistes.

En marge d’une conférence sur le commerce entre les Etats-Unis et l’Afrique, Hillary Clinton a déclaré mercredi qu’elle discuterait avec le président somalien des moyens de stabiliser son pays, considéré par les services occidentaux de renseignement comme un refuge pour les islamistes.

« Nous savons que nous sommes confrontés à un conflit très difficile, et nous savons aussi que la présence d’Al Chabaab et d’éléments terroristes en Somalie pose une menace », a-t-elle dit à la presse.

« C’est une menace pour le Kenya, une menace pour la stabilité de l’Afrique et au-delà. Donc, c’est une région dans laquelle nous allons oeuvrer encore plus étroitement ensemble », a-t-elle ajouté.

Les Etats-Unis ont déjà offert un soutien militaire au gouvernement somalien, qui s’est matérialisé au cours des derniers mois par l’envoi de plus de 40 tonnes d’équipements militaires et d’armes.

Les autorités de Mogadiscio font face à une violente insurrection, menée notamment par le mouvement Al Chabaab, qui passe pour être un allié d’Al Qaïda et contrôle d’importantes parties du pays.

Lors de son entretien avec Cheikh Charif Ahmed, qu’elle verra à Nairobi, la chef de la diplomatie américaine devrait promettre davantage d’aide, notamment des livraisons d’armes déjà prévues, a dit un haut responsable qui l’accompagne dans sa tournée en Afrique.

L’administration Obama exclut en revanche d’envoyer des troupes en Somalie, où les Etats-Unis avaient subi un cuisant échec lors de leur dernière intervention, sous la présidence de Bill Clinton.

Lors d’une bataille restée célèbre et qui a inspiré le film « La Chute du Faucon noir », 18 soldats américains avaient été tués à Mogadiscio en octobre 1993. L’incident avait provoqué le début des opérations de retrait d’une force de maintien de la paix de l’Onu et des Etats-Unis.

Un vif débat agite encore l’administration Obama sur la façon de gérer la crise en Somalie et sur la pertinence du soutien à Cheikh Charif Ahmed, un islamiste modéré élu en janvier.

Le processus politique supervisé par l’Onu qui a conduit Ahmed à la présidence constitue la 15e tentative de doter la Somalie d’un gouvernement stable depuis 1991.

(Sue Pleming,
version française Grégory Blachier)

06/08/09 (B510)  Appel Urgent du secrétariat international de l’Organisation mondiale contre la Torture à propos du harcèlement et de l’incarcération (sans motif ?) à Gabode de M. Mohamed Ahmed Abdillahi, djiboutien, arrêté à son domicile le 22 mars 2009 et toujours en détention. (Info lecteur)

Cas DJI 050809

Arrestation et détention arbitraire/ Crainte pour l’intégrité physique et psychologique

Le Secrétariat International de l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) requiert votre intervention urgente dans la situation suivante à Djibouti.

Description des faits

Le Secrétariat International de l’OMCT a été informé par une source fiable et Antenna Internationale, une organisation membre du réseau SOS-Torture de l’OMCT, de la détention arbitraire de M. Mohamed Ahmed Abdillahi (né le 23/10/1967) à la prison centrale dite « Gabode ».

Selon les informations reçues, M. Mohamed Ahmed Abdillahi a été arrêté, le 22 mars 2009, à son domicile au quartier 6 bis par les forces du Service des Documents et de la Sécurité et est actuellement détenu à la prison centrale dite « Gabode », dont les conditions seraient déplorables. Il serait détenu avec des criminels de droit commun. M. Mohamed Ahmed Abdillahi aurait accès à sa famille mais pas à un avocat.

M. Mohamed Ahmed Abdillahi aurait été présenté deux fois devant un juge d’instruction mais aucune charge ne lui aurait été signifiée.

Toutefois, les raisons de son arrestation et sa détention seraient liées à l’arrestation et au décès de son frère, M. Mahdi Ahmed Abdillahi, ancien membre fondateur et dirigeant du Parti national démocratique (PND), survenu le 14 avril 2009 à la prison dite « Gabode ».


En effet, selon ces mêmes informations, M. Mohamed Ahmed Abdillahi aurait, dans un premier temps, soutenu son frère lors de son arrestation et aurait ensuite, conjointement avec sa belle-sœur, diffusé un communiqué, le 16 avril 2009, mentionnant les noms des auteurs présumés de la mort de son frère après le refus des autorités de pratiquer une autopsie afin de clarifier les causes du décès. M. Mohamed Ahmed Abdillahi aurait depuis été exhorté à réfuter les allégations du communiqué.

Le Secrétariat International de l’OMCT est vivement préoccupé par la détention de M. Mohamed Ahmed Abdillahi et prie les autorités du Djibouti de garantir en toutes circonstances son intégrité physique et psychologique, conformément au droit régional et international pertinent et notamment aux dispositions de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants et au Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

L’OMCT rappelle que nul ne peut faire l’objet d’une arrestation ou d’une détention arbitraire et demande également instamment aux autorités du Djibouti de respecter les garanties concernant la liberté de la personne conformément aux dispositions des traités régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’homme ratifiés par le Djibouti.

Par ailleurs, l’OMCT est également préoccupée quant aux circonstances du décès de M. Mahdi Ahmed Abdillahi et rappelle qu’en lien avec leurs obligations sous les traités mentionnés, les autorités du Djibouti doivent veiller à ce qu’une enquête efficace, exhaustive, indépendante et impartiale soit conduite à chaque fois qu’il y a des motifs raisonnables de croire qu’un acte de torture et autres formes de mauvais traitements a été commis sur tout territoire sous sa juridiction.

____________________________________________

Actions requises

Merci d’écrire aux autorités du Djibouti, afin de leur demander de:

1°) Garantir, en toutes circonstances, l’intégrité physique et psychologique de M. Mohamed Ahmed Abdillahi;

2°) Garantir l’accès immédiat et inconditionnel à un avocat de son choix, aux membres de sa famille ainsi qu’à un examen médical par un médecin de son choix et à un traitement médical approprié, conformément avec l’Ensemble de règles minima pour le traitement des détenus des Nations Unies;

3°) Ordonner sa libération immédiate en l’absence de charges légales valables ou, le cas échéant, le traduire promptement devant un tribunal civil, impartial et compétent tout en garantissant ses droits procéduraux en tout temps;

4°) Garantir une enquête immédiate, efficace, exhaustive, indépendante et impartiale sur ces évènements, dont les conclusions seront rendues publiques, et ce afin d’identifier les responsables, de les traduire devant un tribunal civil indépendant, compétent et impartial et d’appliquer les sanctions pénales, civiles et/ou administratives prévues par la loi ;

5°) Garantir le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales à travers le pays selon les lois nationales et les instruments internationaux des droits de l’homme.

Adresses

• Son Excellence Ismail Omar Guelleh,
Président de la République,
Palais Présidentiel,
BP 6, Djibouti Ville,
République de Djibouti.
Tel / Fax : 00 253 35 50 49.
• Monsieur Mohamed Barkat Abdillahi,
Ministre de la Justice, des affaires pénitentiaires et musulmanes, chargé des droits de l’Homme,
BP 12, Djibouti Ville,
République de Djibouti.
Tel / Fax : 00 253 35 40 21 / 54 20.
• Monsieur Maki Omar Abdoulkader,
Procureur de la République,
Tel / Fax : 00 253 35 69 90.
Email : likmik@caramail.com.
• Mission permanente de Djibouti auprès de l’Office des Nations Unies à Genève,
19 chemin Louis Dunant,
1202 Genève, Suisse,
Fax : + 41 22 749 10 91.
Email : mission.djibouti@djibouti.ch
• Ambassade de Djibouti à Bruxelles,
204 avenue F.D. Roosevelt,
1050 Bruxelles, Belgique,
Tel : + 32 2 347 69 67, Fax : + 32 2 347 69 63 ;
Email : amb_djib@yahoo.fr
 

Prière d’écrire aux représentations diplomatiques de Djibouti dans vos pays respectifs.

Genève, le 5 août 2009.

Veuillez nous informer de toute action entreprise en citant le code de cet appel dans votre réponse.

05/08/09 (B510)  FreeDjibouti -> Le système sanitaire djiboutien aux confins de l’absurdité : de l’idéal de santé publique à un système de « vampirisme » privé.

La corruption est un mal aussi bien du point de vue moral que de celui économique, mais elle est davantage nocive quand elle gangrène le secteur de la santé.

Or, au vu et au su de tout le monde, le système sanitaire djiboutien actuel est en train de se transformer en un véritable fertilisant du sol de la corruption en ceci qu’il est dangereusement hybride : le public y côtoie le privé ou pire, le privé se pratique dans le public. Ce qui se passe aujourd’hui dans les hôpitaux du pays est à la fois déontologiquement répugnant et médicalement catastrophique : des médecins officiant dans le public, rémunérés donc par l’État, s’arrogent le privilège d’officier en même temps dans le privé (dans l’enceinte même de leur lieu de travail : c’est-à-dire l’hôpital). avec des histoires de cliniques privées dont les contours sont totalement nébuleux.

Les principales victimes de cette absurdité sont les populations dont les lésions causées par le secteur de la santé sont les plus profondes et les plus graves que tous les autres dommages causés par les autres secteurs de la vie sociale et politique de notre pays.

L’État djiboutien se voit dépossédé (par la complicité du ministre de la santé) chaque jour davantage de son droit légitime de tirer profit de l’expertise des fils du pays dont la formation a pourtant beaucoup coûté aux contribuables djiboutiens.

Je ne suis pas d’accord avec l’argument selon lequel cette liberté accordée aux médecins d’avoir leur clinique propre est la seule façon de lutter contre le « drain drain » dans le secteur de la santé. Si quelques djiboutiens éduqués, instruits, formés et façonnés par les soins des maigres ressources de leur pays ne sont capables de faire preuve d’aucune résolution de patriotisme et décident souverainement de s’exiler pour aller troquer leur savoir faire ailleurs, je ne crois pas qu’il vaille la peine de chercher si laborieusement à les retenir par cette curieuse trouvaille qu’est l’autorisation des cabinets privés à des gens qui ont choisi d’officier dans le public.

Il faut dire que l’un des grands obstacles à l’essor économique et à l’unité politique de l’Afrique est que nous avons tendance à confondre libéralisme, égoïsme et anarchisme ; aussi, le sacrifice pour le bien public est-il considéré comme un symptôme de déraison.

Ainsi, l’égoïsme outrancier qui régit la conduite actuelle de beaucoup d’agent de santé publique met en marge plusieurs familles pauvres qui n’ont pas les moyens pour se soigner.

Il faudrait employer toutes les forces à d’abord légiférer de manière plus pointilleuse sur le statut des agents de la santé en vue de mieux assainir le secteur et ensuite, proposer l’érection d’une commission d’enquête sur non seulement la prolifération des cliniques privées tenues par des médecins officiant dans le public, mais aussi sur l’état de délabrement moral très avancé que connaît ce secteur.

Les populations sont déjà épuisées par la lutte qu’elles mènent quotidiennement pour assurer les différents repas ; aussi devons-nous nous atteler à les préserver d’un système sanitaire qui laisse la porte ouverte à des méthodes de concupiscence très néfastes pour la prise en charge sanitaire des citoyens.

Certaines lenteurs dans les consultations et dans la prise en charge des patients dans les hôpitaux du pays ne sont pas gratuites : tout ceci entre dans une stratégie de décourager les clients du secteur public pour les orienter indirectement vers le secteur privé (l’après-midi), principalement celui géré par les mêmes médecins et dans leurs lieux de travail du matin.

Les frais de consultation privés s’élèvent jusqu’à 5000 francs Djibouti qui seront partagé entres Les bénéficiaires, c’est-à-dire l’état (2000 pour la location des matériels et des locaux de l’hôpital public) et les médecins (3000).

L’appétit du gain est, sans nul doute, la plus grande source de malheur pour une société.

Le grand Sophocle faisait remarquer dans ce sens que : « jamais n’a grandi chez les hommes pire institution que l’argent. C’est l’argent, poursuit Sophocle, qui détruit les États ; c’est lui qui chasse les citoyens de leur maison ; c’est lui dont les leçons vont séduisant les cœurs honnêtes, leur font embrasser l’infamie. Il leur enseigne tous les crimes, il leur apprend l’impiété qui ose tout. »

Si les médias pouvaient aller dans les couloirs des hôpitaux et dans les cabinets de consultation pour voir et montrer ce qui s’y passe réellement, les Djiboutiens se rendraient compte que même s’il y a quelques individualités dévouées et honnêtes dans le secteur de la santé, il y en a une grande quantité d’agents de santé qui sont en réalité de vils « quarens quem devoret », c’est-à-dire des « cherche quoi dévorer ».

Mais lorsque dans une société humaine la vertu et la déontologie sont universellement bafouées et violées sans scrupule, personne ne doit s’étonner à ce qu’une telle société soit quotidiennement et perpétuellement rongée par la misère et le malaise généralisés.

Le manque de vertu est la racine du mal djiboutien, d’où l’impérieuse nécessité d’un retour à l’orthodoxie et ce, dans tous les domaines de la vie sociale si nous voulons quitter cet état de fausse germination économique dans lequel nous sommes plongés depuis belle lurette. Ce retour à l’orthodoxie dans le système sanitaire doit, à notre avis, consister en une dichotomie nette, sans ambiguïté, entre le public et le privé. Le statut hybride de l’hôpital Peltier est une absurdité, le laisser aller qui se constate dans les hôpitaux de la capitale ne peut plus perdurer :

– il faut plus de rigueur dans l’administration des hôpitaux ainsi que dans le contrôle de la prestation des agents de santé.

– Il faut, peut-être, instituer des primes exceptionnelles de rendement et de performance strictement allouées aux agents dont l’abnégation et la conscience professionnelle peuvent servir de référence.

– Enfin tout simplement la démission du corrompu ministre de la santé.

Cette stratégie d’émulation de la qualité nous semble moins périlleuse et, sans doute, plus efficiente que le fait de tolérer des cabinets privés dans les hôpitaux publics. On ne peut, en aucune façon, garantir une absence de dérives dans un tel système. Les risques sont donc importants au regard du caractère sacré de la vie humaine qui est ici en jeu.

Á ce titre il n’est pas insensé de penser à une unification des départements de la santé, de l’éducation et de la recherche scientifique en un seul grand ministère pour plus de rationalité budgétaire et davantage d’efficience dans la recherche des solutions aux problèmes de santé publique. La passerelle entre éducation, formation et marché de l’emploi n’a jamais été un problème incurable dans un pays qui sait faire dans la standardisation en matière d’option lucide de politique économique et de choix budgétaire.

Il nous faut donc davantage de clarté dans la vision politique et plus de courage pour l’établir : les secteurs de la santé et de l’éducation réunis dans un seul département ; cela fait l’essentiel du budget national et une unité d’action qui pourraient régler beaucoup de problèmes qui sont à cheval entre les deux actuels ministères.

C’est absurde qu’il y ait quelque part, à Djibouti, des médecins qui chôment (bras cassés comme on dit chez nous) ou même qu’il y ait des problèmes de « pratique » pour des étudiants suffisamment abreuvés aux sources de la théorie pure.

L’atomisation des départements ministériels n’est, à notre avis, gage d’aucune efficacité dans le travail gouvernemental. Dans tous les cas de figure il urge de faire quelque chose pour éviter que le service public dans le domaine de la santé se travestisse par des méthodes d’arnaque indignes d’un secteur aussi important dans la vie sociale.

Le contribuable djiboutien mérite plus que le service qui lui réservé actuellement dans les hôpitaux du pays : en plus de la cherté des médicaments, il est astreint à supporter les contrecoups des manœuvres ignominieuses du ministre de la santé surnommé maintenant l’hyène de la santé et de certains agents de la santé publique.

J’ose espérer qu’en dépit de la qualité probablement médiocre de cet article, mes remarques ne manqueront pas de soulever au moins un débat sur la qualité des prestations de service dans le domaine de la santé publique.

Il faut juste rappeler que la santé et l’éducation sont d’une importance telle, que leur libéralisation n’empêche pas qu’elles soient (ou voulu arbitrairement) des domaines où l’autorité de l’État doit toujours être effective et sans la moindre ambiguïté.

Enfin quelle politique du djiboutienne-ment de notre ministre de la maladie……pardon de la santé!

« Quand vous vous noyez et qu’on vous offre comme secours un couteau tranchant, vous vous trouvez dans l’obligation de le saisir » C’est le quotidien du peuple dans sa quête de sa santé.

    FreeDjibouti

freedjibouti@windowslive.com

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