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13/11/2015 (Brève 512) Parmi les très nombreux articles publiés depuis hier jeudi à propos de la disparition des scellés au Greffe du tribunal, nous vous proposons une dépêche AFP qui semble assez complète. Il est possible que Mme Borrel tienne aussi à présenter son point de vue, ce qu nous mettrons rapidement en ligne si c’est le cas.

Lien avec AFP : http://www.afp.com/fr/info/affaire-borrel-des-scelles-importants-detruits-par-la-justice.

Affaire Borrel: des scellés « importants » détruits par la justice

La garde des Sceaux Christiane Taubira, le 10 novembre 2015 à l’Assemblée nationale, à Paris

Des scellés « importants » ont été détruits dans l’enquête sur l’assassinat à Djibouti du magistrat français Bernard Borrel, énième revers dans une affaire qui reste non élucidée 20 ans après.

La garde des Sceaux Christiane Taubira a ordonné jeudi une enquête de l’Inspection générale des services judiciaires. La ministre de la Justice « prendra les décisions qui s’imposent au vu des conclusions de cette inspection », affirme le ministère dans un communiqué.

Ces scellés « importants, environ 70 objets » selon la famille du magistrat, ont été détruits le 4 décembre 2014.

Parmi ces pièces, un briquet, un short, une montre, une sandale et des bidons d’essence retrouvés sur les lieux, mais aussi des radiographies de la première autopsie effectuée sur le corps de Bernard Borrel.

La destruction a été opérée à la suite d’une mention erronée dans le dossier, indiquant qu’une ordonnance de non-lieu a été rendue le 19 septembre 2003.

« Vu l’historique de l’affaire Borrel, l’acte de malveillance ne peut pas être exclue. La mention erronée n’est ni datée ni signée ce qui soulève des interrogations », a estimé Laurent de Caunes, conseil des deux enfants du juge, lors d’une conférence de presse.

Il a été reçu en fin de matinée avec la veuve du magistrat, Elisabeth Borrel, et ses enfants par le président du tribunal de grande instance de Paris, Jean-Michel Hayat, et le procureur de la République, François Molins.

– ‘Un désastre judiciaire’ –

Olivier Morice, avocat d’Elisabeth Borrel, a dénoncé « un désastre judiciaire qui compromet la suite de l’enquête ». Il envisage de porter plainte contre X pour faux en écriture.

Magistrat détaché à Djibouti, Bernard Borrel avait été retrouvé mort le 19 octobre 1995, le corps en partie dénudé et carbonisé, en contrebas d’un ravin, à 80 km de Djibouti.

L’enquête française, ouverte depuis 1997, a d’abord privilégié la thèse du suicide. Le juge, 39 ans, se serait aspergé d’essence, aurait allumé un briquet puis dévalé une pente à pic, le corps embrasé. Elle s’est depuis réorientée sur la piste d’un assassinat.

La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a demandé en septembre que de nouveaux actes soient effectués notamment l’analyse d’une sandale, d’une trace papillaire sur un briquet et du carburant utilisé pour l’immolation.

Fin octobre, le juge d’instruction chargé de l’enquête a contacté le service des scellés. A cette occasion, « il a découvert que les objets, conservés au Palais de justice de Paris, avaient été détruits », a relevé Me Laurent de Caunes. Les pièces se trouvant dans une annexe du tribunal, rue des Italiens, ont été conservées.

« Certaines expertises ne pourront plus être menées. Ce qui est encore plus grave, c’est qu’aucune contre-expertise ne pourra être réalisée », a regretté Elisabeth Borrel.

L’affaire Borrel a empoisonné pendant des années les relations entre Paris et son ex-colonie, où la France dispose d’une de ses plus importantes bases militaires à l’étranger.

Vingt ans après, l’enquête piétine. Les dernières demandes de déclassification sont restées lettre morte et l’un des principaux suspects, Awalleh Guelleh, à l’encontre duquel un mandat d’arrêt a été délivré en 2006, est peut-être décédé.

« Certains magistrats continuent à soutenir que mon mari a pu tomber sur de petits malfrats », a déploré la veuve du juge.

Elle reste persuadée qu’il s’agit d' »un crime d’État qui pourrait impliquer l’actuel président djiboutien, Ismaïl Omar Guelleh », alors chef de cabinet de son prédécesseur Hassan Gouled Aptidon.

Elle s’appuie notamment sur le témoignage de Mohamed Saleh Alhoumekani, lieutenant de la garde présidentielle djiboutienne. L’homme a affirmé avoir entendu cinq hommes rendre compte de la mort du « juge fouineur » à Ismaël Omar Guelleh.

« Il devient impératif que nos demandes de déclassification soient entendues » notamment celles qui concernent les autorités djiboutiennes, a souligné Elisabeth Borrel. « Il faut aussi qu’on s’attache à faire parler les ADN recueillis et à en prélever d’autres », notamment pour identifier une empreinte génétique inconnue retrouvée sur le short de Bernard Borrel en 2006, a-t-elle ajouté.

21/08/09 (B512) Afar forum nous envoie un communiqué que nous publions à sa demande et qui confirme plusieurs informations déjà publiées sur notre site

_______________ 1 – EXECUTIONS EXTRA-JUDICIAIRES EN REPUBLIQUE de DJIBOUTI

Une dizaine de personnes ont été exécutées d’une manière sommaire, depuis ces
derniers quatre mois à Djibouti par les forces gouvernementales.

Le 16 août 2009, un père de famille, M Ali Mohamed Farid a été tué à bout portant, par un agent de la police, prétextant une fouille de sa maison.

La 18 août 2009, un sous officier Afar M. Mohamed Haloyta Mohamed dit Reedo, a été exécuté de sang froid de plusieurs balles dans la nuque par un soldat de l’Armée Nationale Djiboutienne (AND), qui n’est autre que le cousin et protégé du chef de garnison de Boli (40 km de Tadjourah), où le crime a eu lieu. C’est un ancien combattant de FRUD, intégré à l’armée en 1995. Ce n’est pas la première fois que des anciens du FRUD sont pris comme cible par des éléments de l’armée.

Mohamed Haloyta était désarmé avant d’être assassiné, plusieurs de ses camarades ont été arrêtés et sont emprisonnés à Tadjourah.

21/08/09 (B512) Le Journal de la Flibuste (5 articles en Français)

______________________________ 5 – Portail des sous-marins

La frégate La Fayette se porte au secours d’une embarcation en panne

Par Rédacteur en chef.

Le 17 aout au matin, un bâtiment de la force EUNAVFOR, participant à l’opération Atalante, s’est porté au secours des passagers et de l’équipage d’un petit bateau, dont le moteur est tombé en panne au milieu du golfe d’Aden.
La frégate La Fayette se porte au secours d’une embarcation en panne © Marine Nationale
A 9:54 (heure local), la frégate française Lafayette a indiqué que son hélicoptère avait repéré une petite embarcation à près de 100 nautiques au sud-est d’Al Makalla (Yémen), avec apparemment une panne de moteur.

Le Lafayette a mis le cap sur l’embarcation pour voir si elle pouvait aider l’embarcation. A l’arrivée sur place, le Lafayette a mis un Zodiac à l’eau. Celui-ci a rejoint l’embarcation et découvert que la petite embarcation était tombé en panne de carburant et était à la dérive depuis 48 heures. Le Lafayette a fourni de l’eau, de la nourriture et une assistance médicale pour répondre aux besoins les plus graves des 48 personnes à bord.

Les marins français ont réussi à relancer les moteurs de l’embarcation qui s’est alors dirigé vers les côtes du Yémen.

Le HCR au Yémen et les gardes-côtes du Yémen ont été averti de la situation. Comme elle devait traverser une voie maritime très empruntée, le Lafayette a suivi ses mouvements pour d’assurer qu’elle traversait en sécurité. Pendant la traversée, les moteurs sont à nouveau tombés en panne. Le Lafayette a donc pris les passagers et l’équipage à son bord et les a remis aux gardes-côtes du Yémen. L’embarcation a été détruite pour s’assurer qu’elle ne constitue pas un danger pour la navigation.

_______________________________ 4 – AFP

Somalie: après la mousson, les pirates se préparent à repartir à l’abordage

De Jean-Marc MOJON

Après une hausse phénoménale, les actes de piraterie au large de la Corne de l’Afrique sont tombés à leur plus bas niveau cet été du fait de la mousson, peu propice aux sorties en mer, mais les pirates somaliens se préparent activement à de nouvelles attaques pour la fin août.

Avec la fuite récente de deux bateaux de pêche égyptiens et les libérations d’un porte-containeurs allemand et d’un remorqueur italien, les pirates ne détiennent plus actuellement que six navires et environ 120 marins, soit leur nombre de prises le plus bas depuis août 2008.

Fin avril, au plus fort de leurs attaques, les pirates retenaient jusqu’à une vingtaine de bateaux. Selon l’ONG Ecoterra International, 151 navires ont été pris d’assaut depuis début 2009, dont 47 ont été capturés.

Les rançons payées en 2008 ont atteint environ 40 millions de dollars, une somme relativement modeste – c’est moins du tiers du montant du transfert du footballeur Christiano Ronaldo au Real de Madrid – au regard de la valeur des navires et de leurs cargaisons, sur l’une des principales routes du commerce maritime mondial.

Marqué par des assauts spectaculaires, le phénomène a provoqué la mobilisation de la communauté internationale. Des navires de guerre américains, européens, russes ou chinois font aujourd’hui des ronds dans l’eau au large des côtes somaliennes pour sécuriser le trafic maritime et arrêter les pirates.

"Les conditions météorologiques sont la principale raison" de la baisse temporaire des attaques, analyse cependant Hans Tino Hansen, directeur du cabinet de consultants Risk Intelligence.

"Une autre raison, de moindre importance, ce sont les succès enregistrés par les différentes marines de guerre" dans le golfe d’Aden, explique à l’AFP M. Hansen.

Pour Ismail Haji Noor, en charge de la lutte anti-piraterie au sein du très affaibli gouvernement de transition somalien, les mesures prises pour lutter contre le phénomène, notamment l’implication des leaders communautaires et religieux, ont également donné des résultats et la popularité des flibustiers est en baisse.

"Les habitants de la côte commencent à se rendre compte qu’ils ne sont pas des héros, qu’ils n’ont qu’apporté inflation, prostitution et alcool", affirme-t-il.

Des dissensions sont en outre apparues entre les pirates.

"Il y a aujourd’hui des rivalités claniques" entre les cinq ou six principaux groupes de pirates et "je pense qu’ils seront moins unis que par le passé", juge également M. Noor.

Pour autant, la marine américaine a d’ores et déjà mis en garde contre une probable recrudescence des actes de piraterie dès les prochaines semaines, avec la fin de la mousson.

Les pirates eux-mêmes, après en avoir profité, tels des commerçants avisés, pour négocier les rançons, prendre leurs bénéfices et investir dans de nouveaux matériels, avertissent qu’ils vont repasser à l’attaque.

"Nous voulons absolument capturer plus de navires et gagner plus d’argent. Je n’ai fait que 9.000 dollars l’an dernier, j’espérais mieux", lâche Ahmed Mohamed Abdi, pirate basé dans le port d’Harardhere (centre).

Si les marines étrangères ont accru leurs patrouilles, les pirates ont aussi adapté leurs tactiques, constate le vice-ministre de la pêche du Puntland, Abdulwahed Abdi Hirsi.

"Vers le milieu du ramadan (qui débute ces prochains jours), je pense que les pirates vont reprendre la mer", prévient-il: "et je crains beaucoup d’attaques".

_______________________________ 3 – Guysen News (Israël)

Piraterie somalienne : la réponse de l’OTAN

Par Ouri Lévy pour Guysen International News

"Pirate", ou encore "piraterie", sont des mots qui évoquent des histoires pour enfants. Le lien est facilement fait avec le personnage de Rackham Le Rouge, ou celui du capitaine Jack Sparrow, pirate sans merci des mers des Caraïbes.

Pourtant, la piraterie est un phénomène qui a préoccupé, et qui préoccupe toujours de nombreux pays côtiers, leurs flottes navales, ainsi que les touristes qui décident d’emprunter la voie maritime.A une certaine époque, les pirates étaient terriblement redoutés par les populations civiles.

Le mot " pirate " vient du grec " peiratès " qui signifie initialement "celui qui entreprend", "celui qui tente fortune". Il agit pour son propre compte, c’est un hors-la-loi qui parcourt les mers et qui pille, viole et bien souvent tue, sans distinction de nationalité. La piraterie constitue l’ensemble des actes commis en mer contre le droit des gens.

La piraterie est un phénomène très ancien. Elle existait déjà sous l’Antiquité.

Toutes les civilisations anciennes ayant possédé une marine l’ont connue. La piraterie, maritime comme aérienne, est un acte que le droit international considère comme illégal. Elle est interdite par une branche du droit international appelée Jus Cogens.

Le Jus Cogens est défini par la convention de Vienne de 1969 sur le droit des traités, dans son article 53 comme "une norme acceptée et reconnue par la communauté internationale des États dans son ensemble en tant que norme à laquelle aucune dérogation n’est permise et qui ne peut être modifiée que par une nouvelle norme du droit international général ayant le même caractère".

L’interdiction de la piraterie a donc une valeur juridique forte.

La Somalie connaît une terrible guerre civile depuis 1990. Les pirates ont profité du désordre dans la région et du manque d’Etat pour organiser leurs actions. Le 25 septembre 2008, le Faina, un navire ukrainien, transportant entre autre trente-trois chars de combat T-72, est pris en otage par des pirates somaliens.

Le navire est encerclé par l’US Navy qui l’empêche de débarquer cette cargaison et la marine russe dépêche des navires sur zone.
Le 17 novembre 2008, le Sirius Star, un superpétrolier saoudien est détourné par des pirates somaliens à environ 450 miles nautiques (724,20 kilomètres) de la côte du Kenya.

Après négociation, une rançon de trois millions de dollars US a été obtenue par les pirates au début du mois de janvier 2009.
Le 4 avril 2008, Le Ponant -un navire de luxe- revient d’une croisière aux Seychelles. Il fait route vers la Méditerranée pour une nouvelle croisière, prévue deux semaines plus tard entre l’Egypte et Malte, mais est pris d’assaut à l’entrée du Golfe d’Aden par une douzaine de pirates somaliens.

Ces derniers sont arrêtés par les forces françaises lors d’une opération au sol.
La situation étant devenue insupportable pour les gouvernements locaux, la Communauté internationale a décidé d’intervenir. Au printemps dernier, le 29 juin 2009, l’OTAN (l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord) a lancé l’opération « Allied protector » -Alliés Protecteurs- dans le but de contrer les actes de piraterie au large de la Corne de l’Afrique.
Lundi 17 août 2009, l’OTAN a officiellement lancé l’opération « Ocean Shield » -Bouclier Océanique-, afin de faciliter le commerce maritime international et venir en aide aux gouvernements locaux.

Cette vaste opération de protection maritime initiée sans délai fixe, « tant que cela sera jugé nécessaire », selon un porte-parole de l’OTAN, vient remplacer la précédente opération « Allied Protector ».
Le commandement de l’OTAN et les pays concernés attendent beaucoup de cette initiative et espèrent que la zone sera sécurisée de manière durable.

________________________________ 2 – Le Nouvel Obs avec AP

Une frégate française remet des pirates aux autorités du Yémen

Une frégate de l’armée française a remis mercredi quatre pirates somaliens aux autorités yéménites après avoir saisi leur bateau dans les eaux internationales au large des côtes du Yémen, a annoncé le gouvernement yéménite.

Les pirates ont été capturés dans les eaux internationales au sud de la côté du Yémen par une frégate française appartenant à la flotte européenne patrouillant dans le golfe d’Aden pour empêcher les actes de piraterie, selon le ministère yéménite de l’Intérieur.

En mai et en avril, la frégate française Nivôse avait remis des pirates somaliens présumés aux autorités kenyanes.

Les actes de piraterie ont plus que doublé dans le monde au premier semestre 2009 par rapport à la même période 2008 sous l’effet d’une hausse des attaques dans le golfe d’Aden, entre le Yémen et la Somalie.

________________________________ 1 – Cyber Press (Canada)

Les pirates somaliens se préparent à repartir à l’abordage

Après une hausse phénoménale, les actes de piraterie au large de la Corne de l’Afrique sont tombés à leur plus bas niveau cet été du fait de la mousson, peu propice aux sorties en mer. Mais les pirates somaliens se préparent activement à de nouvelles attaques pour la fin août.

Avec la fuite récente de deux bateaux de pêche égyptiens et les libérations d’un porte-containeurs allemand et d’un remorqueur italien, les pirates ne détiennent plus actuellement que six navires et environ 120 marins, soit leur nombre de prises le plus bas depuis août 2008. Fin avril, au plus fort de leurs attaques, les pirates retenaient jusqu’à une vingtaine de bateaux. Selon l’ONG Ecoterra International, 151 navires ont été pris d’assaut depuis début 2009, dont 47 ont été capturés.

Les rançons payées en 2008 ont atteint environ 40 millions de dollars, une somme relativement modeste au regard de la valeur des navires et de leurs cargaisons, sur l’une des principales routes du commerce maritime mondial.

Marqué par des assauts spectaculaires, le phénomène a provoqué la mobilisation de la communauté internationale. Des navires de guerre américains, européens, russes ou chinois font aujourd’hui des ronds dans l’eau au large des côtes somaliennes pour sécuriser le trafic maritime et arrêter les pirates.

«Les conditions météorologiques sont la principale raison» de la baisse temporaire des attaques, analyse cependant Hans Tino Hansen, directeur du cabinet de consultants Risk Intelligence.

«Une autre raison, de moindre importance, ce sont les succès enregistrés par les différentes marines de guerre» dans le golfe d’Aden, explique à l’AFP M. Hansen.

Pour Ismail Haji Noor, en charge de la lutte anti-piraterie au sein du très affaibli gouvernement de transition somalien, les mesures prises pour lutter contre le phénomène, notamment l’implication des leaders communautaires et religieux, ont également donné des résultats et la popularité des flibustiers est en baisse.

«Les habitants de la côte commencent à se rendre compte qu’ils ne sont pas des héros, qu’ils n’ont qu’apporté inflation, prostitution et alcool», affirme-t-il.

Des dissensions sont en outre apparues entre les pirates.

«Il y a aujourd’hui des rivalités claniques» entre les cinq ou six principaux groupes de pirates et «je pense qu’ils seront moins unis que par le passé», juge également M. Noor.

Pour autant, la marine américaine a d’ores et déjà mis en garde contre une probable recrudescence des actes de piraterie dès les prochaines semaines, avec la fin de la mousson.

Les pirates eux-mêmes, après en avoir profité, tels des commerçants avisés, pour négocier les rançons, prendre leurs bénéfices et investir dans de nouveaux matériels, avertissent qu’ils vont repasser à l’attaque.

«Nous voulons absolument capturer plus de navires et gagner plus d’argent. Je n’ai fait que 9000 dollars l’an dernier, j’espérais mieux», lâche Ahmed Mohamed Abdi, pirate basé dans le port d’Harardhere (centre).

Si les marines étrangères ont accru leurs patrouilles, les pirates ont aussi adapté leurs tactiques, constate le vice-ministre de la pêche du Puntland, Abdulwahed Abdi Hirsi.

«Vers le milieu du ramadan (qui débute ces prochains jours), je pense que les pirates vont reprendre la mer», prévient-il: «et je crains beaucoup d’attaques».

21/08/09 (B512) Bye Bye M Sunail Saigal, représentant du PNUD à Djibouti et membre éminent de l’Ordre des Brosses à Reluire. Le président de l’Ordre, Dileita est même sorti de sa torpeur pour lui remettre une breloque supplémentaire (La Nation). IOG espère certainement que son successeur saura se montrer aussi généreux et peu regardant sur l’utilisation des fonds du PNUD….

Le Premier ministre, M. Dileita Mohamed Dileita, a reçu lundi dernier le représentant résident du PNUD à Djibouti, M. Sunil Saigal, venu lui faire ses adieux.

Le Premier ministre a exprimé ses félicitations au représentant du PNUD pour le travail accompli au cours de son mandat à Djibouti. M. Dileita Mohamed Dileita a décoré à cette occasion son hôte en reconnaissance des services rendus par M. Saigal à notre pays. Le représentant résident du PNUD à Djibouti a remercié à son tour le Premier ministre.

Il a exprimé au passage sa fierté d’avoir servi à Djibouti durant les 4 dernières années à la tête du système des Nations unies. M. Sunil Saigal a enfin salué l’engagement sans faille du gouvernement djiboutien dans la lutte contre la pauvreté et la précarité, par le biais notamment d’agences spécialisées comme l’Agence djiboutienne de développement social (ADDS).

Le secrétaire d’Etat chargé de la solidarité nationale, M. Mohamed Awaleh, a assisté à la rencontre.

Notons que Sunil Saigal est nommé au poste d’administrateur assistant adjoint et directeur adjoint du Bureau régional pour les états arabes (RBAS). Il quittera samedi prochain la République de Djibouti. M. Sunil Saigal a fait preuve d’un engagement prononcé pour le développement.

Il est entré au PNUD en 1985 comme administrateur de programme en Somalie.
En 1987 il a été affecté au siège pour assumer le poste de responsable de recherche sur les évaluations (1987-1989). En 1989, Sunil a rejoint le Bureau du PNUD en Thaïlande où il a exercé les fonctions de représentant régional assistant (1989-1993) avant d’être nommer en Somalie comme représentant résidant assistant principal (1993-1994). Après la Somalie, il est retourné au siège, à New York où il a occupé successivement le poste de directeur adjoint de la division de mobilisation de ressources (1994-1998).

Puis chef du groupe des politiques et du contrôle (1999-2000). Il rejoint Djibouti après 2005 comme coordinateur résident des Nations unies / représentant résident du PNUD et représentant du fonds des Nations unies pour la population à Djibouti. Titulaire d’une maîtrise en Droit obtenu en 1985 à l’Université Copenhague (1985), M. Sunil débutera ses nouvelles fonctions le 24 août prochain.

Rappelons que M.Sunil a accordé mardi dernier une interview à la RTD et à La Nation qui sera publiée dans son intégralité dans notre édition de demain jeudi.

21/08/09 (B512) Les traits de l’Erythrée (1 article en Français)

________________________________ 1 – Le Monde

L’Erythrée devra indemniser l’Ethiopie pour le conflit de 1998-2000

Une commission internationale d’arbitrage a rendu publique, mardi 18 août, sa sentence et accordé à l’Ethiopie des compensations financières légèrement supérieures à celles obtenues par l’Erythrée au titre de la guerre qui avait opposé les deux pays entre 1998 et 2000.

Annoncée mardi à La Haye (Pays-Bas) mais communiquée la veille aux deux protagonistes, la sentence précise que 174 millions de dollars (123 millions d’euros) sont dus à l’Ethiopie par l’Erythrée et qu’inversement, Addis-Abeba doit 163 millions de dollars à Asmara. Les sommes couvrent les pertes humaines et les destructions de biens subies de part et d’autre au cours du conflit frontalier qui aurait fait, selon les estimations, près de 100 000 victimes. « Si la compensation accordée à chaque parti est substantielle, il est probable que chacune des parties pensera qu’elle aurait dû recevoir beaucoup plus », estime la commission.


La procédure arbitrale était prévue par les accords d’Alger de 2000 qui mirent fin au conflit, et chacune des deux parties s’était engagée à en respecter les conclusions. C’est ce qu’elles ont fait. L’Ethiopie a dit sa satisfaction de voir que l’Erythrée, auteur d’une « agression » contre son voisin, était le pays le plus sévèrement sanctionné par les membres de la commission arbitrale.

Mais la différence entre les deux sommes est faible « au regard de la gravité du crime (commis par l’Erythrée) », nuance un communiqué du ministère éthiopien des affaires étrangères.

De son côté, l’Erythrée, qui a conquis son indépendance en 1993 après trente années de guerre contre l’Ethiopie, avait fait savoir, avant même l’énoncé de la sentence, qu’elle s’y conformerait en tout état de cause. Asmara va donc verser le solde (11 millions de dollars) à Addis-Abeba.

Les autorités érythréennes entendent ainsi ne pas se mettre en porte-à-faux vis-à-vis de la commission qui, il y a plusieurs années, avait jugé – en vain – que la ville frontalière de Badmé, occupée par l’Ethiopie, devrait être rendue à l’Erythrée. Depuis, la tension entre les deux pays reste vive.

Dans son argumentaire, l’Ethiopie réclamait à Asmara 14 milliards de dollars au titre des dommages occasionnés par la guerre, soit plus du triple du produit national brut (PNB) de l’Erythrée, l’un des pays les plus pauvres du continent africain. De son côté, Asmara avait évalué à 6 milliards de dollars le montant du préjudice subi.

Les juges, dans leur sentence, ont bien pris soin d’établir un équilibre presque parfait entre les deux Etats adverses. Ils sont condamnés pareillement pour avoir maltraité les prisonniers et les populations civiles en leur refusant, notamment, l’accès aux soins et en détruisant leurs habitations.

Jean-Pierre Tuquoi

21/08/09 (B512) Otages en Somalie – Le témoignage de Christelle Rolland, retenue en otage en Somalie pendant neuf mois (Ouest France)

La Pontivyenne Christelle Rolland, 30 ans, qui travaillait en Somalie pour Action contre la faim, a passé neuf mois en captivité. Avec cinq autres personnes, elle avait été prise en otage le 5 novembre.

« Ça a été long.

Des jours, on se pose des questions. On est enfermés, on ne sait pas quand on va sortir. Mais j’avais confiance en mon organisation, je sais comment elle travaille.
Je savais aussi que ma famille ne me lâcherait pas », déclare-t-elle.

Libérée la semaine dernière, elle est rentrée mardi soir en Bretagne. Son souhait maintenant ? « Prendre des vacances. »

21/08/09 (B512) RSF : Somalie / Somaliland : Deux journalistes arrêtés et un troisième passé à tabac en Somaliland : l’acharnement doit cesser.

Reporters sans frontières demande la libération sans délai de Yasin Jama Ali, webjournaliste et fixeur pour la radio indépendante Horyaal arrêté le 13 août et de Fowsi Suleyman Awbindi, issu de la même radio basée à Hargeisa, capitale du Somaliland (Nord-Ouest), détenu depuis le 30 juillet.

L’organisation s’inquiète également de l’état de santé du journaliste indépendant Ali Adan Dahir violemment agressé par des inconnus le 17 août dans la même région.

"Trois jours à peine après la remise en liberté d’Ahmed Saleyman Dhuhul et Sayid Osman Mire eux aussi employés par la radio Horyaal, deux journalistes du même média se retrouvent prisonniers.

Nous demandons aux autorités du Somaliland de mettre un terme à cet acharnement en les libérant et en reconnaissant la légalité des radios indépendantes.

Par ailleurs,la remise en liberté des quatres agresseurs d’ Ali Adan Dahir est une véritable prime à l’impunité", a déclaré l’organisation.
Le 19 août, Yasin Jama Ali était toujours retenu par les forces de police du Somaliland. Il a été arrêté le jeudi 13 août dans la ville portuaire de Berbera, située dans le Golfe d’Aden, à 125 km de la capitale de la région.

Cette arrestation fait suite à la publication sur le site internet berberanews.com de deux opinions de lecteurs concernant les prochaines élections en Somaliland.

Ces opinions, selon les autorités, "répandent le scandale sur la nation."

Le 30 juillet, le journaliste de radio Horyaal, Fowsi Suleyman Awbindi a été arrêté par la police dans la ville de Buro, à 155 km à l’est d’Hargeisa, pour avoir envoyé un "faux rapport" à la radio. Le journaliste est toujours retenu par les forces de police au commissariat de Buro.
Le 18 août, le gouverneur d’Erigabo, ville située à 250 km d’Hargeisa, a ordonné la remise en liberté des agresseurs d’Ali Adan Dahir.

Arrêtés la veille, ceux-ci avaient roué de coups le journaliste pour des raisons inconnues.
Depuis le 5 juin 2002, les autorités du Somaliland ont promulgué une loi déclarant illégales les radios indépendantes.

Le Somaliland prépare actuellement son élection présidentelle qui aura lieu le 27 septembre. En 1991, la région a déclaré unilatéralement son indépendance

21/08/09 (B512) Yémen Express (2 articles en Français) Article corrigé le 23/08/09 -suppression de § qui étaient en double-

________________________ 2 – CasaFree (Maroc)

Ban Ki-Moon : Le chef de l’ONU appelle à la paix face à l’embrasement au Yémen

Le secrétaire général des Nations unies Ban-Ki Moon est préoccupé par l’escalade des hostilités dans le nord du Yémen entre les forces gouvernementales et le mouvement rebelle chiite zaïdite connu sous le nom d’Al Houthi, a déclaré mercredi une porte-parole du secrétaire général à New York.

Des informations régulières parviennent des zones montagneuses du nord du Yémen, indiquant que des civils sont pris au milieu des conflit plus meurtrier de jour en jour.

______________________________ 1 – CICR

Yémen : les civils sont contraints de fuir devant l’intensification des combats

On compte des milliers de déplacés internes au Yémen, où la situation humanitaire s’est dégradée ces derniers jours en raison de la reprise des affrontements dans les gouvernorats de Saada et d’Amran. Jean-Nicolas Marti, chef de la délégation du CICR au Yémen, décrit ce que vit actuellement cette population déplacée.

Jean-Nicolas Marti, chef de délégation au Yemen Quelle est la situation actuelle à Saada et dans d’autres régions touchées par les combats dans le nord du Yémen ?

Les affrontements armés se sont intensifiés ces deux dernières semaines et se poursuivent à l’instant où je vous parle. Des milliers de personnes ont fui les combats pour chercher refuge dans la ville de Saada et ses environs. Dans le gouvernorat d’Amran aussi (district de Harf Soufyan), des centaines de personnes ont été déplacées par les hostilités ; elles sont maintenant dispersées dans tout le gouvernorat.

Ces déplacés internes n’ont sans doute pas pu emporter grand-chose avec eux, raison pour laquelle nous pensons qu’ils ont besoin d’assistance de toute urgence. À ce jour, le CICR ne dispose pas encore de chiffres précis sur le nombre de personnes déplacées. Notre accès aux zones les plus durement touchées est actuellement limité, mais nous mettrons tout en œuvre pour fournir l’assistance humanitaire nécessaire dès que les conditions de sécurité permettront à nos collaborateurs de se rendre dans ces zones.

En coopération avec le Croissant-Rouge du Yémen, le CICR porte assistance aux personnes touchées par les affrontements dans le nord du pays, notamment en leur fournissant des soins de santé, du matériel de première nécessité et de l’eau potable.

Par l’intermédiaire de ses services de recherches, le CICR aide les demandeurs d’asile et les réfugiés à rétablir le contact avec les membres de leur famille restés chez eux. Il permet aussi à des familles yéménites de rester en relation avec des proches détenus à l’étranger. Le CICR a visité deux détenus transférés de Guantanamo Bay au Yémen, et il espère pouvoir reprendre ses visites dans des lieux de détention de tout le pays.

Le CICR s’emploie à faire mieux connaître le droit international humanitaire, ainsi qu’à le faire intégrer dans la législation nationale, les programmes d’enseignement scolaire et universitaire et les programmes de formation des forces armées et de police.

Le CICR est présent au Yémen depuis la guerre civile qui a fait rage dans les années 1960. Aujourd’hui, son effectif pour tout le pays est de 117 collaborateurs : 20 expatriés et 52 collaborateurs nationaux basés à Sanaa, ainsi que 5 expatriés et 40 collaborateurs nationaux à la sous-délégation de Saada, dans le nord du pays.

Il paraît que de nombreuses personnes ont fui leur foyer. Quels sont leurs besoins aujourd’hui ?

Le CICR est très préoccupé par le sort des civils touchés par les combats dans les gouvernorats de Saada et d’Amran et dans les régions avoisinantes. Nous appelons les parties au conflit à prendre toutes les mesures nécessaires pour que leur vie et leurs biens soient épargnés.

À ce jour, des milliers de familles ont rejoint la ville de Saada, à la recherche d’un endroit sûr où se mettre à l’abri. Leurs besoins immédiats les plus importants concernent l’hébergement, l’eau, les vivres et l’accès aux soins médicaux. En collaboration étroite avec le Croissant-Rouge du Yémen, le CICR gère depuis quelques années plusieurs camps pour personnes déplacées dans la ville de Saada. Plusieurs familles récemment déplacées se sont réfugiées dans ces camps.

Des fournitures médicales essentielles ont été remises à certains camps et à un dispensaire du Croissant-Rouge du Yémen qui traite les personnes déplacées, et de l’eau est distribuée tous les jours. En outre, nous avons donné 100 tentes aux nouveaux arrivants.

Au vu du grand nombre de personnes récemment déplacées, nous sommes en train de rouvrir un camp qui avait été fermé l’année dernière, pour accueillir quelque 2 800 personnes supplémentaires. Dans les gouvernorats d’Amran et de Hajjah, au nord-ouest de Sanaa, des collaborateurs du CICR et du Croissant-Rouge du Yémen évaluent les besoins de la population. Une distribution d’urgence d’eau et d’autres biens essentiels est prévue ces prochains jours.

Le CICR et le Croissant-Rouge du Yémen gèrent des camps pour personnes déplacées dans le gouvernorat de Saada. Y avez-vous eu accès depuis la semaine dernière ?

L’accès aux camps situés dans la ville de Saada n’a pas posé de problème au CICR et au Croissant-Rouge du Yémen. Toutefois, nous avons effectivement rencontré certaines difficultés pour atteindre des camps situés à l’extérieur de la ville.

Nous avons entendu dire que 15 volontaires du Croissant-Rouge du Yémen ont été enlevés la semaine dernière. Votre personnel a-t-il été confronté à des problèmes de sécurité ?

Nous sommes heureux d’annoncer que les volontaires du Croissant-Rouge ont été libérés et qu’ils sont sains et saufs. Dans cette région du Yémen, la situation est actuellement très instable. Depuis l’enlèvement il y a deux mois de neuf ressortissants étrangers, dont trois ont été tués, les mouvements du CICR (et particulièrement de son personnel international) dans la région ont été passablement restreints.

Le CICR et le Croissant-Rouge du Yémen prennent toutes les précautions possibles pour que leurs collaborateurs puissent se déplacer sans danger. Entre autres, ils rappellent aux parties impliquées dans les affrontements armés qu’elles doivent respecter les travailleurs humanitaires et garantir à ceux qui portent l’emblème du croissant rouge un passage sûr pour atteindre les victimes des combats.

Ces dernières années, qu’a fait le CICR pour les personnes touchées par les combats dans le nord du pays ?

Le CICR est actif dans le nord du Yémen depuis 2004. En coopération avec le Croissant-Rouge du Yémen, il aide la population à supporter les conséquences des combats. En plus de nos autres activités, nous fournissons actuellement de l’eau potable et des articles ménagers de première nécessité aux personnes les plus durement touchées. Nous apportons aussi un soutien à plusieurs structures médicales, dont celles qui desservent les camps pour personnes déplacées de la ville de Saada.