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16/11/2015 (Brève 518) Communiqué du Comité de soutien à Elisabeth Borrel.

L’affaire Borrel ou la dé-raison d’Etat.
Qui protège les assassins du magistrat Borrel ?

Nouveau rebondissement et quel rebondissement dans l’affaire Borrel : des objets placés sous scellés et essentiels à la poursuite de l’enquête ont été détruits, soi-disant accidentellement avant même la moindre enquête !

Après l’assassinat déguisé en suicide, après une campagne de désinformation nauséabonde, après le refus de déclassifier des documents sensibles sous couvert du secret-défense, 20 ans d’instruction judiciaire n’ont toujours pas permis de savoir par qui et pour quoi le magistrat Bernard Borrel a été assassiné le 18 octobre 1995 alors qu’il était en mission à Djibouti.

Le combat courageux d’Elisabeth Borrel, la ténacité de ses avocats et la sagacité de plusieurs journalistes n’auront pas encore eu raison de la dé-raison d’Etat.
Car enfin, comment expliquer que dans cette affaire qui dure depuis 20 ans, c’est toujours la veuve de la victime qui a porté l’action publique et jamais le Parquet ?

Comment expliquer que les pouvoirs publics aient cherché à étendre le secret défense à de nombreux lieux de pouvoir, projet de loi retoqué par le Conseil Constitutionnel ?

Comment expliquer que nombre de responsables politiques et militaires sachent précisément ce qui s’est passé ce 18 octobre 1995 et pas Elisabeth Borrel et ses enfants?

Quand on voit tous les moyens mis en oeuvre pour empêcher que la vérité sur cette « ténébreuse affaire » ne soit connue, cette affaire d’Etat apparait de plus en plus comme exemplaire de la dé-raison d’Etat.

Le comité de soutien pour la vérité sur l’assassinat du juge Borrel est plus que jamais aux côtés d’Elisabeth Borrel et de ses enfants dans son combat tenace et courageux pour connaître la vérité et pour que justice leur soit rendue.

« Dans la paix comme dans la guerre, le dernier mot appartient à ceux qui ne se rendent jamais ». Albert Camus

Fait à Lisieux le 12 novembre 2015

Le bureau du Comité.

02/10/09 (B518) Nouvelles de Somalie (5 articles en Français)

__________________________ 5 – 20 minutes (Ch)

Les combats ont fait 145 morts en un mois

Les combats en Somalie ont fait en septembre 145 morts et 285 blessés, a affirmé vendredi le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).
La population civile paie un lourd tribut à la reprise des affrontements, a affirmé l’agence de l’ONU.

Ce bilan, établi à partir de partenaires locaux, concerne les régions de Kismayo, Beled Weyne et Mogadiscio, a précisé un porte- parole du HCR Andrej Mahecic.

L’agence de l’ONU redoute une nouvelle vague de déplacements. Au cours du mois de septembre, 17’000 personnes supplémentaires ont été déplacées, dont 11’000 à partir de Mogadiscio, la capitale, a indiqué le porte-parole.

Le HCR craint que plus d’un demi-million de personnes déplacées dans le couloir d’Afgooye, à une trentaine de kilomètres au sud de Mogadiscio, soient obligées de fuir encore, si les combats s’intensifient entre les factions autrefois alliées des shebab et du Hezb al-Islam.

Plus de 50’000 Somaliens ont fui au Kenya depuis le début de l’année. Et 22’000 autres ont fait la traversée dangereuse du golfe d’Aden pour se rendre au Yemen afin de fuir les violences et la famine. Près de 515’000 Somaliens sont réfugiés au Yemen, au Kenya, en Ethiopie, à Djibouti et en Ouganda et au moins 1,5 millions sont déplacés dans leur propre pays.

_____________________________ 4 – Le Monde

En Somalie, la coalition islamiste se déchire pour le contrôle du port de Kismayo

A Kismayo, le grand port stratégique du sud de la Somalie, la rivalité entre des groupes islamistes s’est, pour la première fois, jeudi 1er octobre, transformée en bataille meurtrière, scellant peut-être la fin de cette alliance.

On s’interroge sur les raisons de cet affrontement entre mouvements islamistes habituellement soudés par leur lutte contre le gouvernement. Se laissent-ils emporter par l’ardeur de leur foi, leurs rivalités politiques, l’appât du gain, ou sont-ils en train de tomber dans un piège ?

Comme toutes les phases importantes du long conflit en Somalie, la bataille entre groupes Al-Chabab (« la jeunesse ») et Hizbul Islam (le parti islamique) pour le contrôle du port de Kismayo avait été annoncée à l’avance, sans que le programme établi pour les combats soit finalement respecté.

Jeudi, après d’ultimes préparatifs pendant les jours précédents, notamment en faisant venir des renforts depuis la capitale, Mogadiscio, les combattants chabab ont affronté les forces de la composante du Hizbul Islam présentes à Kismayo, appartenant aux Brigades Ras Kamboni ou au groupe Anole. En fin de journée, une dizaine de personnes avaient été tuées, un peu moins d’une centaine blessées, et les combats promettaient de reprendre rapidement.

Pour Cheikh Hassan Abdullahi « Turki », chef des Brigades Ras Kamboni, et son protégé, Cheikh Ahmed Mohamed « Madobe », cela constitue un mauvais départ. Leurs forces ont été repoussées au nord de la ville portuaire et, vendredi matin, ils tentaient de se regrouper tandis que les chabab paradaient dans Kismayo, drapeaux noirs au vent.

La ville était tombée en août 2008 aux mains d’une coalition de mouvements islamistes. Hassan Turki, un des leaders historiques de ce mouvement en Somalie, y avait fait ses premières apparitions en public. Depuis de nombreuses années, Hassan Turki exerce des responsabilités dans différentes formations armées, et a établi des installations dans l’extrême-sud du pays. En début d’année, il avait nommé son groupe Brigade de Ras Kamboni. Puis, il avait participé à la création du Hizbul Islam, dirigé par Cheikh Hassan Dahir Aweys, la figure la plus influente de l’islamisme en Somalie.

Les coalitions étant denrées très périssables sous le soleil somalien, des divergences étaient apparues à la fois entre les responsables du Hizbul Islam et avec leurs alliés chabab. Les deux formations partagent le même objectif : chasser le gouvernement fédéral de transition (TFG) dirigé par leur ancien compagnon Cheikh Chariff Cheikh Ahmed, retranché dans Mogadiscio, et ses alliés de la Mission de l’Union africaine en Somalie (Amisom).

Le TFG, soutenu par des pays occidentaux et arabes, bénéficie désormais de l’aide des Etats-Unis, qui lui livrent discrètement des armes. Depuis le printemps, les groupes islamistes ont lancé une série d’attaques à Mogadiscio contre le TFG et ses alliés tandis que ces derniers tentent d’ouvrir de nouveaux fronts anti-chabab dans d’autres régions de Somalie.

A Kismayo, en théorie, la situation était plus simple. Il s’agissait pour les mouvements islamistes de gérer conjointement la ville. Les chabab devaient partager avec le Hizbul Islam les importants revenus du port, d’où part notamment le charbon produit dans la région à destination de l’Afrique de l’est et de l’Arabie saoudite. Une administration tournante devait assurer une juste répartition des bénéfices. Mais, au terme d’une dégradation de leurs relations, les chabab ont décidé d’imposer leur propre administration le 23 septembre, aussitôt rejetée par le Hizbul Islam. Dans la foulée, les deux groupes se préparaient à se faire la guerre.

Par l’intermédiaire du Kenya, un soutien américain a été mis sur pied pour renforcer discrètement le groupe de Hassan Turki. Selon une source bien informée, leur attaque devait débuter vers le 15 octobre. Elle a été avancée pour des raisons que ses commanditaires extérieurs désespèrent d’analyser.

Les combats de jeudi risquent de sceller la fin de l’alliance entre groupes islamistes, et de créer d’autres points de confrontation entre Hizbul Islam et chabab ailleurs dans le Sud somalien, y compris à Mogadiscio. L’affaiblissement de cette alliance ferait le jeu du TFG et de l’Amisom. Cela se produira-t-il ?

A la fin de la prière de l’Aïd, il y a peu, Cheikh Hassan Dahir Aweys a appelé « la population à mener plus d’attaques contre les troupes africaines. Elles sont venues en Somalie pour aider notre ennemi. Tuez-les (…) par n’importe quel moyen, y compris des attaques-suicides. » Deux voitures volées aux Nations unies avaient été utilisées, le 17 septembre, pour un attentat-suicide dans la base principale de l’Amisom, à Mogadiscio, faisant 21 morts, dont le commandant adjoint de la mission africaine, le général burundais Juvénal Niyoyunguruza. Les insurgés islamistes sont en possession de dix voitures de l’ONU, selon des sources concordantes, qui pourraient servir à de nouvelles attaques.

Jean-Philippe Rémy

_____________________________ 3 – Nouvel Obs avec AP

Somalie: 12 morts dans des affrontements entre factions islamistes rivales

Des affrontements entre factions islamistes rivales pour le contrôle de la ville portuaire de Kismayo en Somalie ont coûté la vie jeudi à au moins 12 personnes, des combattants pour la plupart, ont rapporté des témoins et des responsables de services médicaux.

Ces violences sont le premier signe concret d’une division majeure dans l’alliance islamiste radicale, principale menace du fragile gouvernement somalien soutenu par l’ONU.

Les combats ont éclaté jeudi matin dans cinq secteurs de Kismayo, troisième ville de Somalie et bastion de deux puissants groupes militants, situé à 500km au sud de Mogadiscio, la capitale.

Des habitants ont expliqué en fin de journée que des combats entre des hommes d’al-Chabab et Hizboul Islam, qui veut dire « Parti islamique », étaient pratiquement finis, al-Chabab paraissant avoir le contrôle de la majeure partie de Kismayo.

D’après Abdinasir Igal, qui vit dans la localité portuaire, des miliciens d’al-Chabab ont patrouillé dans le centre-ville après les violences, criant à la population depuis leurs véhicules de rester calme.

Al-Chabab et le Parti islamique contrôlaient conjointement Kismayo mais la semaine dernière, le premier groupe s’est déclaré seul administrateur de la ville.

Cheikh Ismail Adow, un porte-parole du Parti islamique, a déclaré que les affrontements avaient éclaté après une attaque lancée par des militants d’al-Chabab contre des membres d’Hizboul Islam.

Un porte-parole d’al-Chabab, Cheikh Ali Mohamoud Rage, a de son côté affirmé que son groupe ne visait pas le Parti islamique mais l’un de ses principaux commandants dans le sud du pays qui, selon lui, « s’oppose au djihad (guerre sainte) en Somalie ».

Le mois dernier, les membres d’al-Chabab ont prêté allégeance à Al-Qaïda. Le groupe somalien a été désigné par le Département d’Etat américain comme une organisation terroriste.

_____________________________ 2 – L’Express avec Reuters

Les combats entre islamistes somaliens font neuf morts

Des combats entre les islamistes somaliens d’Al Chabaab et leurs rivaux du Hizbul Islam, qui se disputent le contrôle du port de Kismayo dans le sud du pays, ont fait au moins neuf morts jeudi.

Membres armés du Hizbul Islam à Kismayo. Des combats entre les islamistes somaliens d’Al Chabaab et leurs rivaux du Hizbul Islam, qui se disputent le contrôle du port de Kismayo dans le sud du pays, ont fait au moins neuf morts jeudi. (Reuters/Feisal Omar)

Selon des témoins, des hommes armés appartenant au groupe Al Chabaab se sont heurtés à leurs anciens alliés dans le port, poussant des centaines de personnes à prendre la fuite ou à se réfugier dans leurs habitations.

« Les combats se déroulent partout dans la ville. Il y a de violents échanges de coups de feu et nous avons pu voir la milice prendre part aux combats », a dit un habitant de Kismayo joint au téléphone par Reuters.

Un infirmier de l’hôpital de la ville a précisé que trois personnes ont été tuées et au moins 15 autres ont été blessées. « Ils utilisent des armes lourdes », a-t-il précisé.

Un autre habitant a indiqué que les cadavres de six hommes armés ont été abandonnés devant sa maison.

Ces affrontements, qui risquent de s’étendre à d’autres régions de la Somalie, menaçaient d’éclater depuis plusieurs jours. Des miliciens avaient commencé mercredi à creuser des tranchées.

Les relations entre les deux organisations se sont dégradées la semaine passée lorsqu’Al Chabaab a désigné son propre conseil pour diriger la cité portuaire, excluant tous les membres du Hizbul Islam.

Jusqu’alors les deux mouvances, malgré des tensions et des divergences, réussissaient à gérer conjointement la ville.

Considérés comme tenants d’une ligne plus modérée, les partisans du Hizbul Islam ont promis de poursuivre leurs adversaires d’Al Chabaab « partout » dans le pays.

Cette menace laisse entrevoir la possibilité d’une extension des combats dans la capitale Mogadiscio où les deux factions avaient combattu ensemble les troupes du président cheikh Charif Ahmed.

Un haut responsable militaire d’Hizbul Islam à Kismayo a affirmé que les combats de jeudi ont débuté lorsqu’un groupe armé d’Al Chabaab a attaqué les positions tenues par ses hommes.

Un porte-parole d’Al Chabaab a assuré que les combattants de son groupe allaient triompher et chasser les partisans du Hizbul Islam de la ville « dans les heures qui viennent ».

Le port du sud du pays et les taxes qui y sont levées garantissent d’importants revenus aux rebelles en guerre contre le fragile gouvernement soutenu par les puissances occidentales.

________________________________ 1 – Le Monde

Somalie: violents combats entre factions islamistes à Kismayo (sud)

De violents combats ont éclaté jeudi matin entre les islamistes extrémistes « shebab » et leurs anciens alliés du Hezb al-Islam à Kismayo, port stratégique du sud de la Somalie, ont indiqué à l’AFP des témoins.

« Les combats sont très intenses, les shebab ont attaqué à l’aube les positions du Hezb al-Islam », a déclaré un habitant de Kismayo, Abdi Baruud, interrogé au téléphone par l’AFP.

Plusieurs habitants ont confirmé l’information, ainsi que la violence des affrontements.

« Nous avons été attaqués par nos frères sans raison », a déclaré à la presse un porte-parole local du Hezb al-Islam, cheikh Ismail Hadji Adow.

« Ils (les shebab, ndlr) ont attaqué très tôt ce matin, sur plusieurs fronts. Les combats sont très violents mais nous nous défendons », a expliqué Hadji Adow. Des centaines de familles sont en train de fuir la ville, a-t-il ajouté.

Les partisans des deux groupes, normalement alliés dans leur lutte contre le gouvernement somalien de transition (TFG), s’opposent depuis des semaines pour le contrôle du port stratégique de Kismayo, à environ 300 km au sud de Mogadiscio.

La tension s’était encore accrue ces derniers jours, avec l’entrée dans la ville de miliciens du Hezb al-Islam lourdement armés.

Mercredi, les shebab avaient affirmé leur intention de « défendre » Kismayo contre ces « milices claniques », alors que des habitants commençaient à fuir par peur des affrontements.

02/10/09 (B518) Affaire Bruno Mercier. Complément adressé par l’intéressé sur la plainte d’une certaine Mme J… (Déclarations de l’intéressé, publiée à sa demande)

________________________ Note de l’ARDHD
L’intéressé nous envoie le message suivant avec la copie de la lettre de convocation à un entretien préalable qui lui a été remise en 2006 par le DRH d’Arjowigins, son employeur. Il nous prie de le publier.
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1°) Message

« Vous trouverez la copie de la lettre de convocation à un entretien préalable qu’i m’avait été remise par mon employeur le 9 février 2006.

Concernant Madame J…. j’avais déclaré à l’inspection de la Gendarmerie (sans n’avoir encore eu la connaissance de l’affaire Borrel) que cette dame pourrait éventuellement détenir des disquettes compromettantes pour plusieurs occidentaux, dont celle du Commissaire M……

Sur ces disquettes, qui auraient été subtilisées, il y avait les preuves d’implication d’occidentaux dans des affaires récentes. Grâce à ces informaitons, les mafieux faisaient-ils chanter certaines personnes ???

Je ne connaissais pas à l’époque le rôle joué par ce commissaire M… dans l’affaire Borrel.

Selon les informations que j’ai obtenues, Madame J…. pourrait avoir été cooptée par un réseau en 2001. Aurait-elle pu avoir négocié, si c’est le cas, son « entrée » avec les disquettes dont elle aurait placé une copie en lieu sécurisé ?

Madame J…. pourrait être le maillon faible d’un réseau qui part du Cambodge et qui se prolonge dans plusieurs pays dont Djibouti.

Madame J… aurait-elle pu avoir connaissance des raisons pour lesquelles le Juge Borrel a été assassiné ? »

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2°) Fac-similé de la lettre de convocation à un entretien préalable

02/10/09 (B518) Affaire Burno Mercier. Texte de la plainte déposée par cet ancien militaire en mai 2009 auprès de l’Inspection générale de la Police judiciaire, à l’encontre des policiers du Commissariat de Meaux.

Bruno Mercier
23, bis rue du surmelin
75015 Paris
06.19.18.78.90

Inspection Générale de la Police Judiciaire
3-5 Rue Cambacérès
75008 Paris

Le 06 mai 2009

Objet : Dépôt de plainte

Pièces jointes :
– Convocation en justice
– Convocation à témoin
– Procès verbal du 03 mai 2007

Je porte à votre connaissance le comportement anormal du Capitaine de Police du commissariat de Meaux et de sa collègue la Lieutenant de Police Nathalie Lefèvre. Comportement qui m’amène à comparaître pour vol simple et abus de confiance.

Le comportement et la façon dont l’enquête a été menée et qui fait suite à une plainte du Groupe Arjowiggins Security me paraissent anormal pour les raisons suivantes :
– Lorsque que j’étais en garde à vue, la lieutenant de Police a refusé de prendre des passeports biométriques que j’avais spontanément apporté. Ces « INLAYS » m’avaient été confiés pour les présenter à l’attaché de Police de l’Ambassade de France à Bangkok, dans le cadre d’un plan de gestion de crise que je montais avec les autorités françaises.
– Je n’ai jamais été entendu sur la plainte que j’ai déposé contre x, pour avoir déposé à mon insu une feuille de papier euros dans ma voiture.
– Les témoignages qui m’ont valu d’être suspecté de délits n’ont jamais été vérifiés alors que je peux prouver qu’ils sont faux. Il suffisait de me demander mon avis sur les faits relatés pour que je puisse prouver le contraire. Je m’apprête à déposer une plainte pour faux témoignages.
– Le Capitaine de Police a refusé d’aborder l’implication éventuelle d’un Gendarme et de son épouse, alors que je les avais cité dans ma plainte comme pouvant être associés à la manoeuvre qui visait certainement à me faire accuser de vol (feuille de papier euro dans ma voiture).
– Le Capitaine de Police m’a traité de fou à plusieurs reprises, ce qui m’a valu par la suite d’être présenté à un psychiatre. Lequel a rapidement conclu que j’étais normal.

Ces faits seraient discutables si je ne vous apportais pas les éléments suivants : j’ai été utilisé par les services de l’Etat dans l’infiltration d’un réseau mafieux lors de ma carrière de militaire.

En effet, j’ai été employé par la DPSD en 2000 pour renseigner des activités d’un réseau de mafieux en Asie du Sud-est.

J’ai été entendu à ce titre en 2004/2005 par l’Inspection des Affaires Criminelles de la Gendarmerie Nationale et j’ai dénoncé le rôle joué par des fonctionnaires de l’Etat dans le déroulement de trafics, dont une commercialisation de cassettes pédophiles avec meurtres.

J’ai aussi dénoncé les pressions qui étaient exercées sur d’autres fonctionnaires.

Alors que je détiens des témoignages qui attestent que le Gendarme J… du Groupement de Gendarmerie III/5 fait parti de ce réseau depuis 2001, le Capitaine de Police du commissariat de Meaux n’a pas voulu aborder ce sujet. Pire, alors que je voulais citer les noms des officiers de Gendarmerie qui m’avaient entendu, le Capitaine s’est mis au garde à vous pour tourner en dérision mes propos.

Pour terminer, j’ai été cité comme témoin auprès du juge Sophie Clément sur l’affaire de l’assassinat du Juge Borrel. Selon Madame Borrel, la Juge Sophie Clément aurait demandé
l’instruction dans laquelle j’ai été entendu et qui a été envoyée au Parquet de Paris, et qui peut comporter les informations utiles à cette affaire.

Je sais pour en avoir fait parti, que ce réseau sait manipuler en avançant de faux prétextes un policier. J’ai donné des exemples concrets lors de mes auditions auprès de la Gendarmerie.

Je ne mets pas en cause l’intégrité des policiers qui m’ont entendu, mais je n’exclus pas qu’ils aient pu être influencés.

C’est dans ce contexte que je me vois dans l’obligation et le regret de saisir votre Inspection.

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, en l’expression de mes sentiments distingués.

02/10/09 (B518) Bruno Mercier : un ancien militaire des renseignements qui pourrait poursuivre ses investigations sur les réseaux mafieux et trouver des corrélations avec l’affaire Borrel.

Il y a quelques mois, nous avons publié une information sur un ancien militaire (lien) qui semblait avoir « maille à partir » avec des mafieux mais aussi avec la justice. Selon les informations disponibles l’attitude de la Justice dans son affiare ne serait pas aussi « claire » qu’elle devrait l’être, de l’avis même du Parquet.

Rappelons que Bruno Mercier est un ancien militaire qui a travaillé pour les services de renseignement. Il a eu pour mission de rechercher des informations sur les activités d’un réseau mafieux en Asie du Sud-est. Il a été entendu en 2006 par l’Inspection de la Gendarmerie au sujet des trafics du dit réseau.

C’est aussi un témoin spontané dans l’affaire de l’assassinat du juge Borrel.

L’Asie du Sud-est et Djibouti ont-ils des liens ?

Y trouve-t-on les mêmes protagonistes que dans l’affaire Borrel ?

Sur ce point Bruno Mercier ne communique guère mais beaucoup d’éléments le laisseraient supposer.

L’affaire qui le concerne actuellement est des plus « anecdotiques ».

Rappel des faits.

Il est accusé de vol et d’abus de confiance alors qu’il occupait en 2007 les fonctions d’Officier de Sécurité, habilité par l’Etat, dans une usine de fabrication de billets de banque en France : Arjowiggins (NDLR : il y a très peu d’usines habilitées à la fabrication de billets de banque en Europe). Selon lui, on aurait monté de toutes pièces une affaire de malversation à son encontre, afin de pouvoir le licencier à moindre frais et surtout de se débarasser de lui. Les investigations qu’il aurait conduit dans l’entreprise auraient dérangé des personnes qui profiteraient de certaines faiblesses du système de sécurité …

Le parquet aurait reconnu que l’enquête des policiers de Meaux auraient été mené, disons avec une certaine légerétè

Lors de l’audience du 22 septembre devant le tribunal correctionnel, les magistrats n’ont pas abordé l’un des points qui parait essentiel aux yeux de Brunon Mercier. Ce sont les multiples appels téléphoniques qu’un gendarme mobile de Clermont-Ferrand aurait pu avoir passé à ses ex-employeurs afin de le présenter comme un malfaiteur.

A l’époque, la direction d’Arjowiggins se serait refusée à apporter son soutien à son cadre pour étayer sa plainte, en témoigant sur la nature des appels téléphoniques reçus …..

La hasard fait-il bien les choses ?

Depuis les faits, ce gendarme, soupçonné par Bruno Mercier de dénonciations calmonieuses à son encontre, aurait été radié de la Gendarmerie Nationale et il habiterait à Hérépian. Curieux ? Hérépian est un tout petit village, mais surtout c’est là que le « corbeau de l’Hérault » a été arrêté (envoi de courrier avec des balles à plusieurs personnalités politique dont Nicolas Sarkozy) .

L’ancien gendarme, connu pour ses idées politiques proches de l’extrême droite et d’un parti royaliste, avait été placé en garde à vue dans cette affaire de menaces par courrier, mais il avait été relâché ensuite, sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui..

Hasard ?

Le plus étonnant serait le fait que cet ancien gendarme aurait pu avoir connaissance, dès 2000, des activités du réseau mafieux, au même moment que M. Mercier le découvrait !

Selon des témoignages probants, l’épouse de ce gendarme aurait pu avoir été contacté par ce réseau en 2001 ! Elle taravaillerait comme correspondante au « midi libre » …et dit-on aussi pour un cabinet de détectives privés.

M. Mercier avait pris le soin de dénoncer les appels téléphoniques émis par ce gendarme lorsque les policiers de Meaux l’avaient interrogé, mais ces derniers avaient refusé de prendre en compte ce point, pourtant capital.

Le gendarme et son épouse n’auraient jamais été entendus sur cette affaire.

Alors légitimement on peut s’interroger sur le fait qu’ils pourraient bénéficier de protections supérieures ?

Et aussi, quels liens avec l’affaire Borrel ?

Nous devrions le savoir bientôt, car M. Mercier n’a pas l’intention de se laisser salir sans réagir. Il a laissé entendre qu’il pourrait poursuivre ses investigations personnelles.

Si la tournure du procès de M. Mercier tourne à l’imbroglio judiciaire, comme il le suppose, la jugement ne devrait pas l’empêcher de se rendre dans un proche avenir en Asie du Sud-est et dans la Corne d’Afrique.

Retour aux événnements survenus en 1995 ?

02/10/09 (B518) Conflit entre Djibouti et l’Erythrée : Djibouti appelle le Conseil de sécurité à obtenir le retrait de troupes érythréennes (APA)

Djibouti a demandé mardi au Conseil de sécurité d’user de tous les moyens nécessaires pour faire respecter et appliquer la résolution 1862 de janvier dernier qui exigeait de l’Erythrée quelle retire dans les cinq semaines ses troupes de la zone frontalière disputée avec la République de Djibouti.

Dans un discours prononcé mardi à New York, lors de la 64ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Représentant permanent de Djibouti auprès de l’ONU, Robleh Olhayeh, a indiqué que « la situation à la frontière entre Djibouti et l’Erythrée reste tendue depuis une incursion injustifiée et délibérément provocatrice des troupes érythréennes vers Ras Doumeira, promontoire stratégique au nord de Djibouti qui surplombe le détroit de Bab El-Mandeb à l’entrée de la Mer Rouge, le 16 avril 2008 ».

Olhayeh a en outre indiqué que « le Conseil de Sécurité ne doit pas donner l’impression de vouloir apaiser l’Erythrée indéfiniment » car selon lui « c’est un régime dangereux et imprévisible qui ne montre aucun respect des normes internationales».

Pour le diplomate djiboutien, son pays a suivi à la lettre les recommandations du Conseil de sécurité en ce qu’il avait exhorté les deux parties, notamment l’Erythrée, « à coopérer et à entreprendre des efforts diplomatiques en vue de régler la question pacifiquement et conformément au droit international ».

« Cependant nos effort n’ont rencontré que sourde oreille, rebuffades, démentis flagrants, et déclarations dédaigneuses et condescendantes », a-t-il ajouté.

La résolution 1862, adoptée à l’unanimité le 14 janvier 2009, exige de l’Erythrée qu’elle retire, « d’ici à cinq semaines au plus tard », ses forces sur les positions du « statu quo ante », et qu’elle se prête « à des efforts diplomatiques en vue d’aboutir à un règlement mutuellement acceptable de la question de la frontière ».

L’Erythrée a rejetée la résolution au lendemain de son adoption « et la situation est essentiellement restée la même » a souligné Olhayeh, pour qui « la militarisation d’une voie maritime stratégique est de mauvais augure pour la paix régionale, ainsi que pour le transport maritime et les investissements ».

« Le différend entre l’Erythrée et Djibouti ne doit plus durer. Elle doit être résolue conformément à la résolution 1862, sans équivoque, sans confusion, et sans procrastination délibérée.

« L’inaction crée un dangereux précédent que d’autres suivront sûrement à l’avenir qui consiste à nier et refuser de coopérer » a dit le diplomate djiboutien. Pour ce dernier, la communauté internationale doit d’autant plus se résoudre à un règlement rapide du différend frontalier entre notre pays et l’Erythrée que la zone du litige avoisine un passage, le Détroit de Bab El Mendeb, névralgique au commerce et échanges économiques internationaux.

« Le Détroit et l’Ile de Doumeira sont situés dans l’une des voies maritimes les plus fréquentées du monde. La militarisation de cette voie maritime stratégique clé n’augurera rien de bon pour la paix dans la région et dans le transport maritime international et l’investissement » a affirmé en substance Olhayeh. Rappelons que le 10 juin 2008, des échanges de tirs entre troupes érythréennes et Djiboutiennes ont causé la mort de 35 personnes et fait des dizaines de blessés.

Les deux pays s’étaient déjà opposés à deux reprises pour cette zone, en 1996 et en 1999. Le diplomate djiboutien a aussi évoqué la question somalienne dans son intervention, exhortant la communauté internationale à redoubler d’efforts pour soutenir financièrement et matériellement le fragile gouvernement de transition somalien (TFG) afin que ce dernier puisse pacifier le pays et venir à bout des milices extrémistes qui le combattent.

Un tel soutien financier et matériel servirait contre « le flux de ressources, d’armes et de combattants étrangers dans le pays et la menace qu’Al Qaïda pourrait établir une tête de pont en Somalie », a estimé Olhayeh avant de s’arrêter sur l’intérêt de prévoir le renforcement des effectifs des Forces Africaines en Somalie (AMISOM).

Le Représentant Permanent de Djibouti auprès des Nations Unies a réitéré son appel à un rapide soutien matériel et financier à la Somalie sous peine que ce pays ne tombe entre les mains de factions extrémistes.

02/10/09 (B518) FreeDjibouti – > DJIBOUTI de 2011, quel horizon ?

Par FreeDjibouti

Retrouvez l’intégralité des chroniques
de FreeDjibouti : lien

Je me permets tout d’abord de souhaiter, à vous mes compatriotes Djiboutiennes et Djiboutiens, que l’année 2011 soit celle qui donnera naissance à des nouvelles et louables résolutions au cours de la quelle, le Djiboutien dira : ouf enfin !

C’est mieux, c’est tout cours mais ça en dit long.

Apres ce rituel je voudrais aborder dans cet article l’avenir de notre Djibouti à court terme. Mais avant de commencer je voudrais juste signaler que je ne prétends pas être dépositaire de l’analyse politique et que je serai le plus neutre et le plus objectif possible. Aussi je pense que nous avons tous le droit voir même le devoir, ne serait ce que par le simple fait de prendre le temps d’écrire, de rendre service à la nation Djiboutienne.

Il existe différente façon de servir son pays et il en fait partie le fait de poser un diagnostic, un état de lieux, un examen une analyse critique, bref de vouloir s’exprimer pour apprécier ce qui doit l’être, dénoncer ce qui le mérite et d’avancer des alternatives et ce de façon très objective. Le patriotisme c’est aussi un engagement et la volonté de combattre l’injustice. Notre pays est aujourd’hui dans une phase critique et particulièrement difficile.

Il est du devoir de tous les Djiboutiens d’agir et d’agir seulement dans l’intérêt exclusif des Djiboutiens et de la nation Djiboutienne.

Notre situation actuelle n’est pas le fait d’une fatalité mais le fait des hommes et donc elle peut être défaite par les Djiboutiennes et Djiboutiens. Ne tombons pas dans le pessimisme et le défaitisme, c’est vrai que les temps sont dures, mais c’est maintenant ou jamais que chaque djiboutien et chaque djiboutienne doit se rappeler que notre destin nous appartient à nous et à nous seuls ; c’est maintenant ou jamais que l’action nous engage.

Maintenant je souhaiterais passer à l’examen de ce qui attend notre pays dans les deux ans et les faits sont si évidents que je ne serai pas long. Nous avons deux chantiers qui, à mon sens sont importants et voir même fondamentaux.

Le premier est économique et le second est politique.

En temps normal l’économie n’est pas un chantier pour un pays, mais une routine car elle est si importante qu’elle constitue le quotidien de la pratique politique. La gestion de la vie économique est un processus continuel et c’est par ce processus que les états arrivent à satisfaire les demandes et besoins quotidiens de la population. Je commencerai par brosser un peu ce chantier car de mon point de vue le processus de changement y est fortement lié.

Le second, pour les grandes démocraties est un chantier majeur mais pas sensible, tout le contraire des pays dont l’apprentissage démocratique est naissant. Dans ces pays les évènements politiques sont non seulement sensibles mais aussi assez fragiles, ils le sont plus encore pour des pays comme Djibouti qui sont restés longtemps fermés et repliés sur eux-mêmes.

Ainsi pour les deux prochaines années le processus de relance et de reconstruction économique est fondamental pour notre pays. Il faut juste rappeler que les évènements de la crise économique sans précédent, qui avait fini par étouffer la population meurtrie par la cherté de la vie. Si nous voulons nous tirer d’affaire il faut absolument relancer l’économie.

Il y a plusieurs raisons qui font que cette relance économique est inéluctable.

En premier lieu nous avons la situation chaotique de notre pays, partout les voyants sont au rouges et ceux-ci affecte des domaines vitaux du pays : l’éducation et la formation, la santé et la construction des infrastructures.

L’autre raison est le chômage et la jeunesse de la population djiboutienne. Une bonne partie de la population djiboutienne a moins de trente ans. La quasi-totalité de cette jeunesse, force motrice du pays, est au chômage, tout simplement parce que l’économie est très faible. Du coup l’état devient le principal employeur et un pays dans le quel le secteur économique privé ne crée pas d’emplois ne pourra jamais résorber le chômage. Et si on ne s’occupe de cette jeunesse, je crains fort qu’elle ne devienne agitée. Nous avons vu lors des derniers évènements, ce sont les jeunes qui se sont plus mis en avant et ceci devait être un signal pour le pouvoir public.

La dernière raison que je vois est la nécessité d’avoir un service public efficace, je veux parler surtout de l’école publique, de la santé, des routes etc. Nous savons tous que pour ces secteurs puissent être efficaces et dynamiques il faut absolument des moyens.
Il faut tout d’abords motiver les fonctionnaires qui travaillent dans ces secteurs et pour cela il faut absolument revaloriser les salaires. Ensuite il faut construire des nouvelles infrastructures, rénover et moderniser les anciennes. Tout ceux-ci demande des moyens financiers énormes qu’il faut pouvoir trouver en interne car un pays ne peut vivre éternellement sous perfusion. On ne peut pas se permettre de ne compter que sur les subventions et l’endettement pour financer des projets aussi vitaux pour notre pays. D’une part ils coûtent cher au peuple et ensuite ils ne sont pas là quand on veut et quand il faut, nous savons tous que c’est tout un processus qui aboutit au décaissement de ces fonds. Plus un pays dispose des ressources interne conséquent plus il est indépendant et réactif face aux évènements.

Face à ce défit que faut-il faire ?

Il faut tout d’abord créer et susciter la confiance de l’entreprenariat et l’investissement privés et pour cela il faut sécuriser le pays administrativement, économiquement et physiquement. Il faut que l’investisseur qui décide de travailler dans notre pays soit assuré de trouver : un service administratif efficace, fluide et réactif ; un dispositif législatif adapté à l’économie mondialisée et sécurisant, des moyens de communications redoutablement efficace. La lutte contre la corruption et la moralisation de la vie publique doit être inscrite en lettre de noblesse.

Il faut que le Djiboutien sache se servir à bon escient de ce proverbe : la chèvre ne peut brouter que là où elle est attachée.

Ce qui veut dire tout simplement que là où je travaille est ma vache laitière, ma poule pondeuse ; donc je dois veiller à ce que cette vache ou cette poule se porte bien tout le temps pour pouvoir produire toujours beaucoup plus de lait et des œufs. L’entreprise, la société et l’administration où je travaille oui je doit l’aimer la protéger et la servir le plus loyalement possible. C’est ça aussi l’esprit civique, le patriotisme et servir les intérêt du pays.

L’autre chantier de notre pays dans les deux ans à venir est celui de la politique avec à l’horizon deux élections, législative et présidentielle, et Dieu sait que ces élections sont d’une importance majeur pour notre pays. L’intérêt de ces élections est majoré par la perspective d’avoir des élections, que moi je qualifierai d’acceptable.

C’est une étape majeur pour notre pays car elle présidera à ce que sera le devenir de nos concitoyens dans les prochaines années. En plus depuis le 9 avril 2005 c’est inéluctablement un Djibouti d’après Guelleh qui doit se dessiner et ainsi donc la perspective de voir un homme nouveau avec peut être une mentalité nouvelle, une approche nouvelle et une vision nouvelle, bref c’est peut être, enfin du nouveau et du tout neuf pour nous tous.

J’inscris cette nouveauté par rapport à la pratique et à l’exercice du pouvoir, mais pas par rapport aux hommes, ce sont les mêmes qui seront là, c’est aux Djiboutiens de diriger Djibouti. La manne céleste qui tombera du ciel sera un Djiboutien plutôt préoccupé de ses concitoyens que de ses problèmes personnels.

Comme je l’ai dit dans l’un de mes précédents articles on ne change pas les hommes d’une nation, le changement attendu de moi de vous et de tout le monde c’est dans la mentalité et le patriotisme. Oui nous avons besoin d’un regain et d’une recrudescence patriotique pour chaque Djiboutien. Certes les autorités de notre pays sont pourries mais nous la population nous ne sommes pas exempts de tout reproche.

Ceci étant je souhaiterais aborder les élections qui sont importantes car d’ici 2011 on ne sait pas ce qui peut arriver. Nous avons qu’il est important dans un pays d’avoir un parlement responsable. De mon sens l’assemblée nationale en refusant le changement de la constitution par le gourou Guelleh. L’assemblée nationale doit montrer qu’elle peut servir à quelque chose et que sa place dans la gestion politique de notre pays est fondamentale. L’assemblée nationale a sa place et les différents partis politiques en lice pour ces élections doivent prendre toute la mesure de l’évènement.

La vie politique est un combat patriotique et risqué il faut ainsi que les différents acteurs de la vie politique djiboutienne se battent pour que ces élections puissent être démocratique et crédible, pour dépasser mon espérance. Cette fois nous ne voulons pas la politique de la chaise vide et il faut que les uns et les autres fassent tout pour que toutes les conditions soient réunies pour une élection transparente.

Hommes politiques Djiboutiens vous n’avez plus le droit de décevoir le peuple qui vous soutien, ce peuple qui souffre le martyr, ce peuple qui souffre injustement car notre pays a ce qu’il faut pour que les Djiboutiens vivent bien et mieux à Djibouti, l’espoir d’un peuple désespéré est sur vos épaules. Sachez bien que les élections présidentielles de 2011 auxquelles je consacrerai un autre article dépendent en partie de vous, pensez-y encore qu’il est temps.

Djibouti aux DJIBOUTIENS

FreeDjibouti

freedjibouti@windowslive.com

http://afraissas.over-blog.com

02/10/09 (B518) L’Express / Chez Arjowiggins, enquête sur l’affaire du papier-monnaie (Cf aussi notre article précédent)

Par François Koch,

Un des leaders mondiaux, Arjowiggins, poursuit un ex-cadre de sa sécurité. Vol de feuilles de billets ou règlement de comptes ? Récit d’un imbroglio judiciaire.< Voleur ! Mythomane ! Paranoïaque ! » Le 22 septembre, dans l’étrange salle d’audience cylindrique du tribunal correctionnel de Meaux résonnent de fielleux noms d’oiseaux. La cible : Bruno Mercier, accusé de vol et d’abus de confiance. Malgré les apparences, l’histoire n’est pas banale. Mercier, responsable sûreté de l’usine de Crèvecoeur d’Arjowiggins Security, à Jouy-sur-Morin (Seine-et-Marne), est accusé d’avoir subtilisé trois feuilles de papier fiduciaire prêtes pour l’impression de 60 billets de 20 euros chacune. Pour les secrets qu’il contient, le butin représenterait une énorme valeur pour des faussaires !< « Mercier a disjoncté, trop flatté de fréquenter les cadres dirigeants du n° 2 mondial du papier, fort de 8 000 salariés, déclare Me Bruno Mathieu, pour Arjowiggins Security. Cet ancien militaire vaut mieux que son scénario rocambolesque et fantasque, digne d’un roman d’espionnage. » L’adjudant-chef Mercier, qui s’est reconverti dans le privé après vingt-quatre années comme sous-officier parachutiste, a lui-même porté plainte contre X : ce responsable habilité « sécurité confidentiel défense » affirme avoir trouvé une feuille de billets de 20 euros sous le tapis de sol de son automobile. Une manoeuvre, soutient-il, destinée à l’évincer de l’entreprise. Il est d’ailleurs licencié quelques semaines plus tard, en mai 2007, pour faute grave, donc sans indemnités, et il a saisi les prud’hommes.< « Arjowiggins a voulu se débarrasser à peu de frais d’un responsable sécurité jugé un peu trop scrupuleux, accuse son avocat, Jean-Marc Fédida. Mercier reprochait à sa direction notamment de ne pas incinérer les chutes de papier-monnaie, mais de les jeter dans une benne à ordures, en violation des règles de la Banque centrale européenne. »

Réplique du papetier : Mercier voit des complots partout. Il avait même chargé un privé de faire des recherches sur un salarié soupçonné de recevoir des pots-de-vin de la part de clients. En vain. « J’ai fait faire cette enquête à la demande du directeur général », se défend l’intéressé. « L’adjudant-chef Mercier est payé pour ça, explose Fédida. Il est même habilité par la DST ! »< L’ancien para a-t-il donc volé les trois feuilles de billets de 20 euros ? Il en avait dans son bureau et a été vu quittant l’entreprise avec un carton, accuse Arjowiggins. « C’est vrai, mais j’ai détruit ces papiers au sein de l’entreprise », rétorque Mercier.< Le parquet critique… le parquet< « Je ne requiers pas sur la culpabilité, il faudrait un complément d’information, déclare la représentante du procureur de la République, à la surprise générale. Je bats ma coulpe : il faudrait vérifier la traçabilité des feuilles de papier-monnaie, leur destruction, auditionner des salariés d’Arjowiggins et organiser des confrontations. » Un véritable coup de théâtre judiciaire !

Le ministère public critique l’enquête préliminaire dirigée par… le ministère public, puisque, dans cette affaire, le parquet n’a pas confié l’affaire à un juge d’instruction. Un vrai cas d’école pour les opposants à la suppression des magistrats instructeurs, chère à Nicolas Sarkozy.< Cette autocritique du parquet offre en tout cas un boulevard à Jean-Marc Fédida pour étriller l’enquête, qualifiée de fiasco. La feuille de papier-monnaie découverte dans le véhicule de Mercier n’a, par exemple, singulièrement pas été conservée par la justice ! « Je demande un supplément d’information ou une relaxe », conclut Fédida. Décision du tribunal correctionnel de Meaux le 20 octobre 2009.