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16/11/2015 (Brève 518) Communiqué du Comité de soutien à Elisabeth Borrel.

L’affaire Borrel ou la dé-raison d’Etat.
Qui protège les assassins du magistrat Borrel ?

Nouveau rebondissement et quel rebondissement dans l’affaire Borrel : des objets placés sous scellés et essentiels à la poursuite de l’enquête ont été détruits, soi-disant accidentellement avant même la moindre enquête !

Après l’assassinat déguisé en suicide, après une campagne de désinformation nauséabonde, après le refus de déclassifier des documents sensibles sous couvert du secret-défense, 20 ans d’instruction judiciaire n’ont toujours pas permis de savoir par qui et pour quoi le magistrat Bernard Borrel a été assassiné le 18 octobre 1995 alors qu’il était en mission à Djibouti.

Le combat courageux d’Elisabeth Borrel, la ténacité de ses avocats et la sagacité de plusieurs journalistes n’auront pas encore eu raison de la dé-raison d’Etat.
Car enfin, comment expliquer que dans cette affaire qui dure depuis 20 ans, c’est toujours la veuve de la victime qui a porté l’action publique et jamais le Parquet ?

Comment expliquer que les pouvoirs publics aient cherché à étendre le secret défense à de nombreux lieux de pouvoir, projet de loi retoqué par le Conseil Constitutionnel ?

Comment expliquer que nombre de responsables politiques et militaires sachent précisément ce qui s’est passé ce 18 octobre 1995 et pas Elisabeth Borrel et ses enfants?

Quand on voit tous les moyens mis en oeuvre pour empêcher que la vérité sur cette « ténébreuse affaire » ne soit connue, cette affaire d’Etat apparait de plus en plus comme exemplaire de la dé-raison d’Etat.

Le comité de soutien pour la vérité sur l’assassinat du juge Borrel est plus que jamais aux côtés d’Elisabeth Borrel et de ses enfants dans son combat tenace et courageux pour connaître la vérité et pour que justice leur soit rendue.

« Dans la paix comme dans la guerre, le dernier mot appartient à ceux qui ne se rendent jamais ». Albert Camus

Fait à Lisieux le 12 novembre 2015

Le bureau du Comité.

02/10/09 (B518) Affaire Burno Mercier. Texte de la plainte déposée par cet ancien militaire en mai 2009 auprès de l’Inspection générale de la Police judiciaire, à l’encontre des policiers du Commissariat de Meaux.

Bruno Mercier
23, bis rue du surmelin
75015 Paris
06.19.18.78.90

Inspection Générale de la Police Judiciaire
3-5 Rue Cambacérès
75008 Paris

Le 06 mai 2009

Objet : Dépôt de plainte

Pièces jointes :
– Convocation en justice
– Convocation à témoin
– Procès verbal du 03 mai 2007

Je porte à votre connaissance le comportement anormal du Capitaine de Police du commissariat de Meaux et de sa collègue la Lieutenant de Police Nathalie Lefèvre. Comportement qui m’amène à comparaître pour vol simple et abus de confiance.

Le comportement et la façon dont l’enquête a été menée et qui fait suite à une plainte du Groupe Arjowiggins Security me paraissent anormal pour les raisons suivantes :
– Lorsque que j’étais en garde à vue, la lieutenant de Police a refusé de prendre des passeports biométriques que j’avais spontanément apporté. Ces « INLAYS » m’avaient été confiés pour les présenter à l’attaché de Police de l’Ambassade de France à Bangkok, dans le cadre d’un plan de gestion de crise que je montais avec les autorités françaises.
– Je n’ai jamais été entendu sur la plainte que j’ai déposé contre x, pour avoir déposé à mon insu une feuille de papier euros dans ma voiture.
– Les témoignages qui m’ont valu d’être suspecté de délits n’ont jamais été vérifiés alors que je peux prouver qu’ils sont faux. Il suffisait de me demander mon avis sur les faits relatés pour que je puisse prouver le contraire. Je m’apprête à déposer une plainte pour faux témoignages.
– Le Capitaine de Police a refusé d’aborder l’implication éventuelle d’un Gendarme et de son épouse, alors que je les avais cité dans ma plainte comme pouvant être associés à la manoeuvre qui visait certainement à me faire accuser de vol (feuille de papier euro dans ma voiture).
– Le Capitaine de Police m’a traité de fou à plusieurs reprises, ce qui m’a valu par la suite d’être présenté à un psychiatre. Lequel a rapidement conclu que j’étais normal.

Ces faits seraient discutables si je ne vous apportais pas les éléments suivants : j’ai été utilisé par les services de l’Etat dans l’infiltration d’un réseau mafieux lors de ma carrière de militaire.

En effet, j’ai été employé par la DPSD en 2000 pour renseigner des activités d’un réseau de mafieux en Asie du Sud-est.

J’ai été entendu à ce titre en 2004/2005 par l’Inspection des Affaires Criminelles de la Gendarmerie Nationale et j’ai dénoncé le rôle joué par des fonctionnaires de l’Etat dans le déroulement de trafics, dont une commercialisation de cassettes pédophiles avec meurtres.

J’ai aussi dénoncé les pressions qui étaient exercées sur d’autres fonctionnaires.

Alors que je détiens des témoignages qui attestent que le Gendarme J… du Groupement de Gendarmerie III/5 fait parti de ce réseau depuis 2001, le Capitaine de Police du commissariat de Meaux n’a pas voulu aborder ce sujet. Pire, alors que je voulais citer les noms des officiers de Gendarmerie qui m’avaient entendu, le Capitaine s’est mis au garde à vous pour tourner en dérision mes propos.

Pour terminer, j’ai été cité comme témoin auprès du juge Sophie Clément sur l’affaire de l’assassinat du Juge Borrel. Selon Madame Borrel, la Juge Sophie Clément aurait demandé
l’instruction dans laquelle j’ai été entendu et qui a été envoyée au Parquet de Paris, et qui peut comporter les informations utiles à cette affaire.

Je sais pour en avoir fait parti, que ce réseau sait manipuler en avançant de faux prétextes un policier. J’ai donné des exemples concrets lors de mes auditions auprès de la Gendarmerie.

Je ne mets pas en cause l’intégrité des policiers qui m’ont entendu, mais je n’exclus pas qu’ils aient pu être influencés.

C’est dans ce contexte que je me vois dans l’obligation et le regret de saisir votre Inspection.

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, en l’expression de mes sentiments distingués.

02/10/09 (B518) Bruno Mercier : un ancien militaire des renseignements qui pourrait poursuivre ses investigations sur les réseaux mafieux et trouver des corrélations avec l’affaire Borrel.

Il y a quelques mois, nous avons publié une information sur un ancien militaire (lien) qui semblait avoir « maille à partir » avec des mafieux mais aussi avec la justice. Selon les informations disponibles l’attitude de la Justice dans son affiare ne serait pas aussi « claire » qu’elle devrait l’être, de l’avis même du Parquet.

Rappelons que Bruno Mercier est un ancien militaire qui a travaillé pour les services de renseignement. Il a eu pour mission de rechercher des informations sur les activités d’un réseau mafieux en Asie du Sud-est. Il a été entendu en 2006 par l’Inspection de la Gendarmerie au sujet des trafics du dit réseau.

C’est aussi un témoin spontané dans l’affaire de l’assassinat du juge Borrel.

L’Asie du Sud-est et Djibouti ont-ils des liens ?

Y trouve-t-on les mêmes protagonistes que dans l’affaire Borrel ?

Sur ce point Bruno Mercier ne communique guère mais beaucoup d’éléments le laisseraient supposer.

L’affaire qui le concerne actuellement est des plus « anecdotiques ».

Rappel des faits.

Il est accusé de vol et d’abus de confiance alors qu’il occupait en 2007 les fonctions d’Officier de Sécurité, habilité par l’Etat, dans une usine de fabrication de billets de banque en France : Arjowiggins (NDLR : il y a très peu d’usines habilitées à la fabrication de billets de banque en Europe). Selon lui, on aurait monté de toutes pièces une affaire de malversation à son encontre, afin de pouvoir le licencier à moindre frais et surtout de se débarasser de lui. Les investigations qu’il aurait conduit dans l’entreprise auraient dérangé des personnes qui profiteraient de certaines faiblesses du système de sécurité …

Le parquet aurait reconnu que l’enquête des policiers de Meaux auraient été mené, disons avec une certaine légerétè

Lors de l’audience du 22 septembre devant le tribunal correctionnel, les magistrats n’ont pas abordé l’un des points qui parait essentiel aux yeux de Brunon Mercier. Ce sont les multiples appels téléphoniques qu’un gendarme mobile de Clermont-Ferrand aurait pu avoir passé à ses ex-employeurs afin de le présenter comme un malfaiteur.

A l’époque, la direction d’Arjowiggins se serait refusée à apporter son soutien à son cadre pour étayer sa plainte, en témoigant sur la nature des appels téléphoniques reçus …..

La hasard fait-il bien les choses ?

Depuis les faits, ce gendarme, soupçonné par Bruno Mercier de dénonciations calmonieuses à son encontre, aurait été radié de la Gendarmerie Nationale et il habiterait à Hérépian. Curieux ? Hérépian est un tout petit village, mais surtout c’est là que le « corbeau de l’Hérault » a été arrêté (envoi de courrier avec des balles à plusieurs personnalités politique dont Nicolas Sarkozy) .

L’ancien gendarme, connu pour ses idées politiques proches de l’extrême droite et d’un parti royaliste, avait été placé en garde à vue dans cette affaire de menaces par courrier, mais il avait été relâché ensuite, sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui..

Hasard ?

Le plus étonnant serait le fait que cet ancien gendarme aurait pu avoir connaissance, dès 2000, des activités du réseau mafieux, au même moment que M. Mercier le découvrait !

Selon des témoignages probants, l’épouse de ce gendarme aurait pu avoir été contacté par ce réseau en 2001 ! Elle taravaillerait comme correspondante au « midi libre » …et dit-on aussi pour un cabinet de détectives privés.

M. Mercier avait pris le soin de dénoncer les appels téléphoniques émis par ce gendarme lorsque les policiers de Meaux l’avaient interrogé, mais ces derniers avaient refusé de prendre en compte ce point, pourtant capital.

Le gendarme et son épouse n’auraient jamais été entendus sur cette affaire.

Alors légitimement on peut s’interroger sur le fait qu’ils pourraient bénéficier de protections supérieures ?

Et aussi, quels liens avec l’affaire Borrel ?

Nous devrions le savoir bientôt, car M. Mercier n’a pas l’intention de se laisser salir sans réagir. Il a laissé entendre qu’il pourrait poursuivre ses investigations personnelles.

Si la tournure du procès de M. Mercier tourne à l’imbroglio judiciaire, comme il le suppose, la jugement ne devrait pas l’empêcher de se rendre dans un proche avenir en Asie du Sud-est et dans la Corne d’Afrique.

Retour aux événnements survenus en 1995 ?

02/10/09 (B518) Conflit entre Djibouti et l’Erythrée : Djibouti appelle le Conseil de sécurité à obtenir le retrait de troupes érythréennes (APA)

Djibouti a demandé mardi au Conseil de sécurité d’user de tous les moyens nécessaires pour faire respecter et appliquer la résolution 1862 de janvier dernier qui exigeait de l’Erythrée quelle retire dans les cinq semaines ses troupes de la zone frontalière disputée avec la République de Djibouti.

Dans un discours prononcé mardi à New York, lors de la 64ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Représentant permanent de Djibouti auprès de l’ONU, Robleh Olhayeh, a indiqué que « la situation à la frontière entre Djibouti et l’Erythrée reste tendue depuis une incursion injustifiée et délibérément provocatrice des troupes érythréennes vers Ras Doumeira, promontoire stratégique au nord de Djibouti qui surplombe le détroit de Bab El-Mandeb à l’entrée de la Mer Rouge, le 16 avril 2008 ».

Olhayeh a en outre indiqué que « le Conseil de Sécurité ne doit pas donner l’impression de vouloir apaiser l’Erythrée indéfiniment » car selon lui « c’est un régime dangereux et imprévisible qui ne montre aucun respect des normes internationales».

Pour le diplomate djiboutien, son pays a suivi à la lettre les recommandations du Conseil de sécurité en ce qu’il avait exhorté les deux parties, notamment l’Erythrée, « à coopérer et à entreprendre des efforts diplomatiques en vue de régler la question pacifiquement et conformément au droit international ».

« Cependant nos effort n’ont rencontré que sourde oreille, rebuffades, démentis flagrants, et déclarations dédaigneuses et condescendantes », a-t-il ajouté.

La résolution 1862, adoptée à l’unanimité le 14 janvier 2009, exige de l’Erythrée qu’elle retire, « d’ici à cinq semaines au plus tard », ses forces sur les positions du « statu quo ante », et qu’elle se prête « à des efforts diplomatiques en vue d’aboutir à un règlement mutuellement acceptable de la question de la frontière ».

L’Erythrée a rejetée la résolution au lendemain de son adoption « et la situation est essentiellement restée la même » a souligné Olhayeh, pour qui « la militarisation d’une voie maritime stratégique est de mauvais augure pour la paix régionale, ainsi que pour le transport maritime et les investissements ».

« Le différend entre l’Erythrée et Djibouti ne doit plus durer. Elle doit être résolue conformément à la résolution 1862, sans équivoque, sans confusion, et sans procrastination délibérée.

« L’inaction crée un dangereux précédent que d’autres suivront sûrement à l’avenir qui consiste à nier et refuser de coopérer » a dit le diplomate djiboutien. Pour ce dernier, la communauté internationale doit d’autant plus se résoudre à un règlement rapide du différend frontalier entre notre pays et l’Erythrée que la zone du litige avoisine un passage, le Détroit de Bab El Mendeb, névralgique au commerce et échanges économiques internationaux.

« Le Détroit et l’Ile de Doumeira sont situés dans l’une des voies maritimes les plus fréquentées du monde. La militarisation de cette voie maritime stratégique clé n’augurera rien de bon pour la paix dans la région et dans le transport maritime international et l’investissement » a affirmé en substance Olhayeh. Rappelons que le 10 juin 2008, des échanges de tirs entre troupes érythréennes et Djiboutiennes ont causé la mort de 35 personnes et fait des dizaines de blessés.

Les deux pays s’étaient déjà opposés à deux reprises pour cette zone, en 1996 et en 1999. Le diplomate djiboutien a aussi évoqué la question somalienne dans son intervention, exhortant la communauté internationale à redoubler d’efforts pour soutenir financièrement et matériellement le fragile gouvernement de transition somalien (TFG) afin que ce dernier puisse pacifier le pays et venir à bout des milices extrémistes qui le combattent.

Un tel soutien financier et matériel servirait contre « le flux de ressources, d’armes et de combattants étrangers dans le pays et la menace qu’Al Qaïda pourrait établir une tête de pont en Somalie », a estimé Olhayeh avant de s’arrêter sur l’intérêt de prévoir le renforcement des effectifs des Forces Africaines en Somalie (AMISOM).

Le Représentant Permanent de Djibouti auprès des Nations Unies a réitéré son appel à un rapide soutien matériel et financier à la Somalie sous peine que ce pays ne tombe entre les mains de factions extrémistes.

02/10/09 (B518) FreeDjibouti – > DJIBOUTI de 2011, quel horizon ?

Par FreeDjibouti

Retrouvez l’intégralité des chroniques
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Je me permets tout d’abord de souhaiter, à vous mes compatriotes Djiboutiennes et Djiboutiens, que l’année 2011 soit celle qui donnera naissance à des nouvelles et louables résolutions au cours de la quelle, le Djiboutien dira : ouf enfin !

C’est mieux, c’est tout cours mais ça en dit long.

Apres ce rituel je voudrais aborder dans cet article l’avenir de notre Djibouti à court terme. Mais avant de commencer je voudrais juste signaler que je ne prétends pas être dépositaire de l’analyse politique et que je serai le plus neutre et le plus objectif possible. Aussi je pense que nous avons tous le droit voir même le devoir, ne serait ce que par le simple fait de prendre le temps d’écrire, de rendre service à la nation Djiboutienne.

Il existe différente façon de servir son pays et il en fait partie le fait de poser un diagnostic, un état de lieux, un examen une analyse critique, bref de vouloir s’exprimer pour apprécier ce qui doit l’être, dénoncer ce qui le mérite et d’avancer des alternatives et ce de façon très objective. Le patriotisme c’est aussi un engagement et la volonté de combattre l’injustice. Notre pays est aujourd’hui dans une phase critique et particulièrement difficile.

Il est du devoir de tous les Djiboutiens d’agir et d’agir seulement dans l’intérêt exclusif des Djiboutiens et de la nation Djiboutienne.

Notre situation actuelle n’est pas le fait d’une fatalité mais le fait des hommes et donc elle peut être défaite par les Djiboutiennes et Djiboutiens. Ne tombons pas dans le pessimisme et le défaitisme, c’est vrai que les temps sont dures, mais c’est maintenant ou jamais que chaque djiboutien et chaque djiboutienne doit se rappeler que notre destin nous appartient à nous et à nous seuls ; c’est maintenant ou jamais que l’action nous engage.

Maintenant je souhaiterais passer à l’examen de ce qui attend notre pays dans les deux ans et les faits sont si évidents que je ne serai pas long. Nous avons deux chantiers qui, à mon sens sont importants et voir même fondamentaux.

Le premier est économique et le second est politique.

En temps normal l’économie n’est pas un chantier pour un pays, mais une routine car elle est si importante qu’elle constitue le quotidien de la pratique politique. La gestion de la vie économique est un processus continuel et c’est par ce processus que les états arrivent à satisfaire les demandes et besoins quotidiens de la population. Je commencerai par brosser un peu ce chantier car de mon point de vue le processus de changement y est fortement lié.

Le second, pour les grandes démocraties est un chantier majeur mais pas sensible, tout le contraire des pays dont l’apprentissage démocratique est naissant. Dans ces pays les évènements politiques sont non seulement sensibles mais aussi assez fragiles, ils le sont plus encore pour des pays comme Djibouti qui sont restés longtemps fermés et repliés sur eux-mêmes.

Ainsi pour les deux prochaines années le processus de relance et de reconstruction économique est fondamental pour notre pays. Il faut juste rappeler que les évènements de la crise économique sans précédent, qui avait fini par étouffer la population meurtrie par la cherté de la vie. Si nous voulons nous tirer d’affaire il faut absolument relancer l’économie.

Il y a plusieurs raisons qui font que cette relance économique est inéluctable.

En premier lieu nous avons la situation chaotique de notre pays, partout les voyants sont au rouges et ceux-ci affecte des domaines vitaux du pays : l’éducation et la formation, la santé et la construction des infrastructures.

L’autre raison est le chômage et la jeunesse de la population djiboutienne. Une bonne partie de la population djiboutienne a moins de trente ans. La quasi-totalité de cette jeunesse, force motrice du pays, est au chômage, tout simplement parce que l’économie est très faible. Du coup l’état devient le principal employeur et un pays dans le quel le secteur économique privé ne crée pas d’emplois ne pourra jamais résorber le chômage. Et si on ne s’occupe de cette jeunesse, je crains fort qu’elle ne devienne agitée. Nous avons vu lors des derniers évènements, ce sont les jeunes qui se sont plus mis en avant et ceci devait être un signal pour le pouvoir public.

La dernière raison que je vois est la nécessité d’avoir un service public efficace, je veux parler surtout de l’école publique, de la santé, des routes etc. Nous savons tous que pour ces secteurs puissent être efficaces et dynamiques il faut absolument des moyens.
Il faut tout d’abords motiver les fonctionnaires qui travaillent dans ces secteurs et pour cela il faut absolument revaloriser les salaires. Ensuite il faut construire des nouvelles infrastructures, rénover et moderniser les anciennes. Tout ceux-ci demande des moyens financiers énormes qu’il faut pouvoir trouver en interne car un pays ne peut vivre éternellement sous perfusion. On ne peut pas se permettre de ne compter que sur les subventions et l’endettement pour financer des projets aussi vitaux pour notre pays. D’une part ils coûtent cher au peuple et ensuite ils ne sont pas là quand on veut et quand il faut, nous savons tous que c’est tout un processus qui aboutit au décaissement de ces fonds. Plus un pays dispose des ressources interne conséquent plus il est indépendant et réactif face aux évènements.

Face à ce défit que faut-il faire ?

Il faut tout d’abord créer et susciter la confiance de l’entreprenariat et l’investissement privés et pour cela il faut sécuriser le pays administrativement, économiquement et physiquement. Il faut que l’investisseur qui décide de travailler dans notre pays soit assuré de trouver : un service administratif efficace, fluide et réactif ; un dispositif législatif adapté à l’économie mondialisée et sécurisant, des moyens de communications redoutablement efficace. La lutte contre la corruption et la moralisation de la vie publique doit être inscrite en lettre de noblesse.

Il faut que le Djiboutien sache se servir à bon escient de ce proverbe : la chèvre ne peut brouter que là où elle est attachée.

Ce qui veut dire tout simplement que là où je travaille est ma vache laitière, ma poule pondeuse ; donc je dois veiller à ce que cette vache ou cette poule se porte bien tout le temps pour pouvoir produire toujours beaucoup plus de lait et des œufs. L’entreprise, la société et l’administration où je travaille oui je doit l’aimer la protéger et la servir le plus loyalement possible. C’est ça aussi l’esprit civique, le patriotisme et servir les intérêt du pays.

L’autre chantier de notre pays dans les deux ans à venir est celui de la politique avec à l’horizon deux élections, législative et présidentielle, et Dieu sait que ces élections sont d’une importance majeur pour notre pays. L’intérêt de ces élections est majoré par la perspective d’avoir des élections, que moi je qualifierai d’acceptable.

C’est une étape majeur pour notre pays car elle présidera à ce que sera le devenir de nos concitoyens dans les prochaines années. En plus depuis le 9 avril 2005 c’est inéluctablement un Djibouti d’après Guelleh qui doit se dessiner et ainsi donc la perspective de voir un homme nouveau avec peut être une mentalité nouvelle, une approche nouvelle et une vision nouvelle, bref c’est peut être, enfin du nouveau et du tout neuf pour nous tous.

J’inscris cette nouveauté par rapport à la pratique et à l’exercice du pouvoir, mais pas par rapport aux hommes, ce sont les mêmes qui seront là, c’est aux Djiboutiens de diriger Djibouti. La manne céleste qui tombera du ciel sera un Djiboutien plutôt préoccupé de ses concitoyens que de ses problèmes personnels.

Comme je l’ai dit dans l’un de mes précédents articles on ne change pas les hommes d’une nation, le changement attendu de moi de vous et de tout le monde c’est dans la mentalité et le patriotisme. Oui nous avons besoin d’un regain et d’une recrudescence patriotique pour chaque Djiboutien. Certes les autorités de notre pays sont pourries mais nous la population nous ne sommes pas exempts de tout reproche.

Ceci étant je souhaiterais aborder les élections qui sont importantes car d’ici 2011 on ne sait pas ce qui peut arriver. Nous avons qu’il est important dans un pays d’avoir un parlement responsable. De mon sens l’assemblée nationale en refusant le changement de la constitution par le gourou Guelleh. L’assemblée nationale doit montrer qu’elle peut servir à quelque chose et que sa place dans la gestion politique de notre pays est fondamentale. L’assemblée nationale a sa place et les différents partis politiques en lice pour ces élections doivent prendre toute la mesure de l’évènement.

La vie politique est un combat patriotique et risqué il faut ainsi que les différents acteurs de la vie politique djiboutienne se battent pour que ces élections puissent être démocratique et crédible, pour dépasser mon espérance. Cette fois nous ne voulons pas la politique de la chaise vide et il faut que les uns et les autres fassent tout pour que toutes les conditions soient réunies pour une élection transparente.

Hommes politiques Djiboutiens vous n’avez plus le droit de décevoir le peuple qui vous soutien, ce peuple qui souffre le martyr, ce peuple qui souffre injustement car notre pays a ce qu’il faut pour que les Djiboutiens vivent bien et mieux à Djibouti, l’espoir d’un peuple désespéré est sur vos épaules. Sachez bien que les élections présidentielles de 2011 auxquelles je consacrerai un autre article dépendent en partie de vous, pensez-y encore qu’il est temps.

Djibouti aux DJIBOUTIENS

FreeDjibouti

freedjibouti@windowslive.com

http://afraissas.over-blog.com

02/10/09 (B518) L’Express / Chez Arjowiggins, enquête sur l’affaire du papier-monnaie (Cf aussi notre article précédent)

Par François Koch,

Un des leaders mondiaux, Arjowiggins, poursuit un ex-cadre de sa sécurité. Vol de feuilles de billets ou règlement de comptes ? Récit d’un imbroglio judiciaire.< Voleur ! Mythomane ! Paranoïaque ! » Le 22 septembre, dans l’étrange salle d’audience cylindrique du tribunal correctionnel de Meaux résonnent de fielleux noms d’oiseaux. La cible : Bruno Mercier, accusé de vol et d’abus de confiance. Malgré les apparences, l’histoire n’est pas banale. Mercier, responsable sûreté de l’usine de Crèvecoeur d’Arjowiggins Security, à Jouy-sur-Morin (Seine-et-Marne), est accusé d’avoir subtilisé trois feuilles de papier fiduciaire prêtes pour l’impression de 60 billets de 20 euros chacune. Pour les secrets qu’il contient, le butin représenterait une énorme valeur pour des faussaires !< « Mercier a disjoncté, trop flatté de fréquenter les cadres dirigeants du n° 2 mondial du papier, fort de 8 000 salariés, déclare Me Bruno Mathieu, pour Arjowiggins Security. Cet ancien militaire vaut mieux que son scénario rocambolesque et fantasque, digne d’un roman d’espionnage. » L’adjudant-chef Mercier, qui s’est reconverti dans le privé après vingt-quatre années comme sous-officier parachutiste, a lui-même porté plainte contre X : ce responsable habilité « sécurité confidentiel défense » affirme avoir trouvé une feuille de billets de 20 euros sous le tapis de sol de son automobile. Une manoeuvre, soutient-il, destinée à l’évincer de l’entreprise. Il est d’ailleurs licencié quelques semaines plus tard, en mai 2007, pour faute grave, donc sans indemnités, et il a saisi les prud’hommes.< « Arjowiggins a voulu se débarrasser à peu de frais d’un responsable sécurité jugé un peu trop scrupuleux, accuse son avocat, Jean-Marc Fédida. Mercier reprochait à sa direction notamment de ne pas incinérer les chutes de papier-monnaie, mais de les jeter dans une benne à ordures, en violation des règles de la Banque centrale européenne. »

Réplique du papetier : Mercier voit des complots partout. Il avait même chargé un privé de faire des recherches sur un salarié soupçonné de recevoir des pots-de-vin de la part de clients. En vain. « J’ai fait faire cette enquête à la demande du directeur général », se défend l’intéressé. « L’adjudant-chef Mercier est payé pour ça, explose Fédida. Il est même habilité par la DST ! »< L’ancien para a-t-il donc volé les trois feuilles de billets de 20 euros ? Il en avait dans son bureau et a été vu quittant l’entreprise avec un carton, accuse Arjowiggins. « C’est vrai, mais j’ai détruit ces papiers au sein de l’entreprise », rétorque Mercier.< Le parquet critique… le parquet< « Je ne requiers pas sur la culpabilité, il faudrait un complément d’information, déclare la représentante du procureur de la République, à la surprise générale. Je bats ma coulpe : il faudrait vérifier la traçabilité des feuilles de papier-monnaie, leur destruction, auditionner des salariés d’Arjowiggins et organiser des confrontations. » Un véritable coup de théâtre judiciaire !

Le ministère public critique l’enquête préliminaire dirigée par… le ministère public, puisque, dans cette affaire, le parquet n’a pas confié l’affaire à un juge d’instruction. Un vrai cas d’école pour les opposants à la suppression des magistrats instructeurs, chère à Nicolas Sarkozy.< Cette autocritique du parquet offre en tout cas un boulevard à Jean-Marc Fédida pour étriller l’enquête, qualifiée de fiasco. La feuille de papier-monnaie découverte dans le véhicule de Mercier n’a, par exemple, singulièrement pas été conservée par la justice ! « Je demande un supplément d’information ou une relaxe », conclut Fédida. Décision du tribunal correctionnel de Meaux le 20 octobre 2009.

02/10/09 (B518) Le Journal de la Flibuste (3 articles en Français)

______________________ 3 – Le Monde

Un navire de pêche espagnol capturé au large de la Somalie

Un navire de pêche espagnol a été capturé, vendredi 2 octobre, par des pirates au large des côtes de la Somalie. « L’Alakrana a été intercepté vers 8 h 30 [heure de Paris] » dans les eaux de l’océan Indien, à mi-chemin entre la Somalie et les Seychelles, confirme le capitaine d’un autre navire de pêche espagnol dans la zone.

« Son capitaine a lancé une alerte par radio : ‘attaque de pirates’. Il a juste eu le temps de donner sa position. Puis tous les équipements électroniques du navire ont été éteints », a raconté cette source, interrogée en mer par téléphone depuis Nairobi.

L’Alakrana est un thonier d’environ cent mètres de long, avec une quarantaine de membres d’équipage à son bord, de nationalités espagnole, thaïlandaise et de plusieurs pays africains. Ces informations ont été confirmées par Ecoterra, une ONG de protection de l’environnement qui suit également les questions de piraterie au large de la Somalie.

______________________ 2 – AFP

Un thonier espagnol capturé par des pirates au large de la Somalie

De Hervé BAR

Un thonier espagnol avec 36 marins à son bord a été capturé vendredi par des pirates au large de la Somalie, marquant une reprise des actes de piraterie dans l’océan Indien à la faveur de la fin de la mousson.

L’Alakrana a été intercepté vers 05H30 (03H00 GMT) dans les eaux de l’Océan Indien, à mi-chemin entre la Somalie et les Seychelles, selon l’armateur du navire, Echebastar Fleet, basé à Bermeo (Pays basque espagnol).

« Son capitaine a lancé une alerte par radio: +attaque de pirates+. Il a juste eu le temps de donner sa position. Puis tous les équipements électroniques du navire ont été éteints », a raconté à l’AFP le capitaine d’un autre bateau espagnol dans la zone, interrogé par téléphone depuis Nairobi.

« Le thonier Alakrana (…) a émis un signal de secours en raison d’une attaque de pirates. Depuis cet instant, il a été impossible d’établir le moindre type de contact avec le bateau », a confirmé l’armateur.

Le navire compte 36 membres d’équipage: 16 Espagnols, 4 Ghanéens, 8 Indonésiens, 2 Ivoiriens, 2 Malgaches, trois Sénégalais, un Sécheyllois, a indiqué la compagnie Echebastar Fleet, qui précise s’être mise en contact avec l’ambassade d’Espagne à Nairobi.

L’incident a eu lieu à 2 degré 40 Sud en latitude, et 49 degré Est en longitude, selon la même source. L’Alakrana avait déjà échappé à une attaque de pirates début septembre, selon l’armateur.

Selon la présidence des Seychelles, le bateau a été arraisonné à 400 milles nautiques (720 km) au nord-ouest de l’archipel et avait fait escale deux jours auparavant à Port Victoria.

Un navire de guerre espagnol, la frégate Canarias, qui participe à l’opération européenne Atalante de lutte contre la piraterie, a été immédiatement prévenu et devrait mettre près de 35 heures à se rendre sur la zone de l’attaque, selon l’état-major espagnol à Madrid.

Un avion Orion d’Atalante a observé deux pirates armés de fusils sur le pont du navire, a indiqué l’armée espagnole, tandis que Madrid soulignait sa volonté de « préserver la sécurité des marins ».

Selon l’Otan à Lisbonne, « le navire a été observé pour la dernière fois à 400 milles nautiques au nord-ouest des Seychelles, avec des hommes armés à bord et un esquif à ses côtés ».

Après un relatif répit pendant l’été –dû à la mousson et ses difficiles conditions de navigation–, cet incident marque la reprise des actes de piraterie au large des côtes de la Somalie.

En début de semaine, la marine américaine avait fait état d’une hausse des attaques dans l’océan Indien et le Golfe d’Aden, comptabilisant au moins quatre tentatives d’abordage depuis le 19 septembre.

Selon l’ONG Ecoterra International, qui suit de près la piraterie somalienne, les pirates ont mené au moins 164 attaques en 2009, 48 d’entre elles ayant conduit à la capture d’un navire.

Quatre navires et une centaine de marins sont actuellement toujours aux mains de pirates somaliens, basés pour la plupart dans la région semi-autonome du Puntland(centre de la Somalie).

Ce nouvel incident touche cette fois l’un des nombreux thoniers, la plupart français et espagnols, qui pêchent dans l’Océan Indien.

« Nous tentons d’établir s’il s’agit d’un cas de pêche illégale », a commenté à ce propos un responsable d’Ecoterra, qui accuse ces bateaux de pratiquer parfois la pêche illégale dans la zone économique exclusive somalienne (200 milles nautiques, 360 km).

« Nous sommes las de ces attaques qui ont lieu en plein milieu de l’océan Indien », a déclaré pour sa part un capitaine d’un thonier espagnol, « demandant une meilleure protection » de Madrid.

Les pêcheurs espagnols réclament depuis plusieurs mois que des militaires espagnols puissent embarquer à bord de leurs navires, comme le font depuis juillet des fusiliers marins français pour protéger leurs collègues français.

_____________________ 1 – Afrique en ligne avec PANA

Transport maritime: Durban va abriter une conférence majeure

Les ministres des Transports maritimes de l’Union africaine (UA) vont se réunir en Afrique du Sud, à Durban, du 12 au 16 octobre pour une conférence organisée sur le thème « Création d’un secteur du transport maritime sécurisé et non polluant en Afrique ».

Durban a été choisi pour abriter cette conférence lors de la réunion de l’UA organisée à Abuja, au Nigeria, en 2007.

Par la suite en avril 2008, l’UA a convoqué une conférence des ministres des Transports, à Alger, en Algérie.

Cette réunion, a, entre autre, été l’occasion de passer en revue le Plan d’action du transport maritime.

Depuis lors, la Commission de l’UA a élaboré une déclaration sur la sécurité maritime pour se pencher sur le problème de la piraterie.

« En travaillant avec l’Organisation maritime internationale (IMO), nous améliorons la sécurité au niveau de nos navires par le renforcement des systèmes de sécurité et de navigation et par extension des sytèmes de sécurité et de sauvetage.

« Cependant, on assiste à une recrudescence inquiétante de la piraterie, du trafic des êtres humains et du déversement des déchets toxiques dans nos eaux côtières, ainsi que de la pêche illégale. La piraterie se développe au large de la Somalie et du Golfe de Guinée, ce qui nécessite une attention urgente de notre part », a déclaré le ministre sud-africain des Transports, Sibusiso Ndebele.

Il a ajouté que la conférence de Durban adopterait un Plan d’action pour la sécurité maritime.

02/10/09 (B518) Yémen Express (2 articles en Français)

_______________________ 2 – L’Express avec AFP

Yémen: les rebelles chiites affirment avoir abattu un avion du gouvernement

Les rebelles chiites ont affirmé avoir abattu vendredi un MiG du gouvernement qui menait des raids contre leurs fiefs dans la région de Saada, dans le nord du Yémen, un responsable du gouvernement parlant lui d’un « problème technique » pour expliquer la chute de l’appareil.

Les rebelles ont indiqué dans un communiqué que le MiG avait été abattu « ce matin dans la région de Chaaf, dans la province de Saada, alors qu’il bombardait des civils dans des villages et des marchés ».

Selon les rebelles, le pilote a été identifié comme étant le lieutenant Chamsan Mohammed Abdou Moufleh ». Ils n’ont pas précisé s’il était vivant ou mort.

Mais un haut responsable yéménite a déclaré plus tard à l’AFP que « le MiG-21 s’était écrasé suite à un problème technique dans un secteur où il n’y avait pas de combat », réfutant la version des rebelles.

Un commandant de l’armée a indiqué à l’AFP que l’avion de guerre « volait à basse attitude » quand il s’est écrasé.

Le gouvernement yéménite a lancé le 11 août une importante offensive, notamment avec son armée de l’air, dans le nord du pays pour « étouffer la rébellion », une opération qui s’est soldée jusqu’à présent par des centaines de morts et quelque 55.000 déplacés.

Des combats à l’arme lourde ont eu lieu jeudi dans les provinces de Saada et Omrane, selon des sources militaires locales qui n’ont pas fait état de victimes.

L’armée a notamment pilonné les positions des rebelles dans la région d’al-Hira (province de Omrane), a-t-on précisé de même source.

Pour leur part, les rebelles conduits par Abdel Malek al-Houthi ont affirmé dans un communiqué avoir repoussé trois offensives de l’armée à Maqache, dans les environs de Saada, dans la province de Omrane et dans la région de Malahith.

Le pouvoir accuse les rebelles zaïdites, issus d’une branche du chiisme, d’être soutenus par des groupes en Iran, ce qu’ils démentent.

Le gouvernement doit également faire face depuis plusieurs mois à de fortes tensions dans le sud du pays, sur fond de revendications politiques et sociales, ses habitants estimant être victimes de discriminations de la part des nordistes.

________________________ 1 – Le Figaro avec AFP

Al-Qaida se concentre sur le Yémen

Al-Qaida a enregistré des revers sous la pression américaine, mais menace de transformer le Yémen en une base dangereuse pour l’entraînement de ses membres et la préparation d’attentats, met en garde un spécialiste américain de la lutte antiterroriste. Le réseau extrémiste a été régulièrement affaibli depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, et son refuge du nord du Pakistan est de plus en plus réduit et de moins en moins sûr, a expliqué Michael Leiter, directeur du Centre national de lutte antiterroriste (National Counterterrorism Center) lors d’une audition devant le Congrès américain .

Mais les branches régionales du réseau représentent une menace grandissante, a-t-il mis en garde en citant particulièrement le Yémen. Les branches saoudienne et yéménite d’Al-Qaïda ont annoncé en janvier qu’elles fusionnaient sous le nom d' »al-Qaida dans la Péninsule arabique ». Le Yémen est devenu « une base régionale potentielle d’opérations à partir de laquelle al-Qaida peut planifier des attentats, entraîner des recrues et faciliter les mouvements de ses agents », a dit M. Leiter.