Articles

14/10/09 (B520) Affaire Bruno Mercier. Démenti qui nous est adressé par l’une des personnes qui aurait été mise en cause par M. Mercier.

Un correspondant se présentant comme M. J… (*) nous a appelé fort aimablement ce mercredi 14 octobre pour nous demander de mettre en ligne ses informations et ses démentis concernant les écrits et les affirmations que Monsieur Mercier nous avait adressés et qui avaient été publiés à sa demande. Il a précisé qu’il s’était reconnu dans les écrits de M. Mercier, où seule une initiale avait été publiée.

M. J… nous a remercié à l’avance de publier son démenti formel et total. Il estime que les propos de Bruno Mercier sont diffamatoires et calomnieux non seulement pour lui, mais aussi pour son épouse. En plus de les récuser, il nous a informé qu’il allait saisir la justice contre Monsieur Mercier, pour diffamation contre lui et sa famille ..

Il nous a donné de nombreux exemples et nous a fourni des informations précises. Nous n’en publierons que trois, qui sont les plus importantes..

1°) Affaire Arjowiggins. 2005
M. J… a effectivement reçu une lettre de menaces signée par Bruno Mercier, sur papier en-tête ArjoWiggins, dans laquelle il lui reprochait de l’avoir dénoncé à son employeur. M. J…. nous a affirmé qu’il n’avait jamais envoyé de lettre de dénonciation à ArjoWigins à propos de l’attitude ou des antécédents ou de l’honorabilité de M. Mercier.

2°) 2007. M. J…. a reçu l’appel d’un enquêteur qui effectuait des vérifications au sujet de M. Mercier. Selon ce qu’aurait dit cet enquêteur, il aurait été chargé de surveiller les actions de Monsieur Mercier, suite à des plaintes de certains clients étrangers d’ArjoWiggins.

3°) Contrairement à ce qu’a affirmé M. Mercier, ni M. J…. ni son épouse n’aurait jamais eu en leur possession la moindre disquette compromettante ou documents qui auraient pu mettre en cause qui que ce soit. M. J… confirme que pour lui, ce sont des affirmations mensongères destinées uniquement à lui nuire.

__________________________________ Note de l’ARDHD

Nous donnons acte à M. J… des précisions qu’il nous a apportées et nous les publions immédiatement.

Nous constatons, au regard des informations qui nous sont transmises, que cela nous éloigne beaucoup de la contribution que nous pouvons apporter à la recherche de la vérité dans l’assassinat du Juge Bernard Borrel et nous ne publierons plus aucune information à ce sujet.

(*) N’ayant publié dans les articles concernés que l’initiale de notre correspondant, nous ferons de même dans ce démenti qu’il nous demande de mettre en ligne.

13/10/09 (B520) 16ème anniversaire de l’arrivée des premiers djiboutiens réfugiés à Addis Abeba. Une mére de famille et ses deux enfants obtiennent un premier visa pour une réinstallation en France. (ARDHD)

Ce mardi, le Comité de soutien aux réfugiés à reçu la confirmation du fait que la France avait accordé un premier visa de réinstallation à une mère de famille réfugiée à Addis Abeba avec deux enfants.

C’est peu et c’est déjà beaucoup ! Parce que c’est une première ! Mais ce ne sera pas la dernière

Trois autres dossiers familiaux sont en instance auprès des autorités françaises et nous espérons avoir de bonnes nouvelles en ce qui concerne ces familles.

Le Comité de soutien tient à remercier le HCR pour les efforts accomplis afin de faire avancer des demandes de réinstallation formulées par des réfugiés djiboutiens à Addis et il se félicite de cet heureux dénouement qui est le résultat d’un travail en profondeur effectué par ses membres et en particulier par les deux co-représentants des réfugiés.

(A suivre)

13/10/09 (B520) « Pour convaincre » : Yémen et Somalie : une déstabilisation durable

La situation dans le nord du Yémen reste tendue et instable a affirmé, le 9 octobre, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), John Holmes. Il a indiqué que pour certains des habitants de Mazrak, c’était la deuxième ou la troisième fois qu’ils étaient déplacés : « Les gens qui ont fui vers les camps ont peu de ressources de survie. Nombre d’entre eux vivaient déjà dans une grande pauvreté et ont maintenant perdu le peu qu’ils avaient ; il faut donc les aider sur tous les plans, de l’abri à l’eau et à la nourriture. Mais il faut aussi aider les milliers de personnes qui, pour une raison ou une autre, préfèrent ne pas vivre dans les camps ».

Par ailleurs, un ancien chef houti a déclaré que les rebelles du nord du Yemen souhaitaient étendre la rebellion à la région Hajjah au nord et Mareb, à l’est, selon l’agence Saba. Abdullah Al-Mahdoun a affirmé que les insurgés recevaient une aide étrangère en matériel et en instruction militaire en sous-entendant une action iranienne. Les instructeurs locaux auraient été entraînés au Sud-Liban et en Iran, il y a quelques années. Selon Al-Mahdoun, les trêves avec les troupes gouvernementales serviraient à refaire les forces de la rébellion.
Pour l’instant, pas de trêve sérieuse à l’horizon. Les combats font rage. Durant les 20 derniers jours, les rebelles auraient perdu 600 hommes, tués, blessés ou capturés. De nombreux autres se seraient rendus selon le gouvernement.

La Somalie pèse aussi sur la situation yéménite. Des réfugiés arrivent régulièrement. 227 réfugiés somaliens, dont 51 femmes, sont arrivés, le 11 octobre dernier, sur les côtes du Yémen. Plus de 50.400 personnes sont déjà arrivées cette année à bord de 994 bateaux au Yémen, depuis la corne de l’Afrique. Cela dépasse le total observé pour toute l’année 2008 avec 50.091 personnes.

De nouveaux combats ont éclaté selon l’ONU, depuis fin septembre, en Somalie. 145 personnes auraient été tuées et 285 autres blessées au cours d’affrontements violents survenus à travers la Somalie, principalement à Kismayo, Beled Weyne et Mogadiscio. Des violences ont éclaté à Kismayo entre deux groupes islamistes, Al-Shabaab et Hisb-ul-Islam, qui collaboraient auparavant pour renverser le gouvernement somalien. Des combats ont également eu lieu, début octobre, entre les forces gouvernementales et Hisb-ul-Islam pour le contrôle de Beled Weyne à la frontière entre la Somalie et l’Éthiopie. Des confrontations ont eu lieu dans Mogadiscio entre les forces gouvernementales et les groupes d’opposition.

Par ailleurs, ce week-end, des troupes éthiopiennes lourdement armées auraient franchi la frontière somalienne, dans la région de Beled Weyne, pour capturer des combattants islamistes.

En définitive, la Somalie, pour laquelle il faut ajouter la piraterie et le Yémen, aussi miné par Al-Qaïda, sont en train de sombrer (à nouveau) dans le chaos. Pourra-t-on éviter, à terme, une intervention militaire internationale, pour rétablir l’ordre dans cette zone stratégique ?

13/10/09 (B520) La LDDH adresse deux lettres ouvertes officielles à des ministres djiboutiens, au sujet de l’incarcération des jeunes djiboutiens.

______________________________________

Au
Monsieur le Ministre de la Justice, chargé des Droits de l’Homme
et des Affaires Pénitentiaires.

Djibouti, le 12 octobre 2009

Monsieur le Ministre,

Je vous serais reconnaissant de bien vouloir prendre en considération notre demande, pour que nous puissions librement accéder à la Prison de Gabode en accordant une Autorisation Spéciale à la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH).

Conformément à nos activités dans le combat pour la prévention des conflits et en tant que Défenseurs des Droits de l’Homme, il est de notre Devoir de suivre la situation carcérale et ce au sein de la Prison, avec évidemment votre Autorisation de Ministre chargé des Affaires Pénitentiaires.

A l’issu de notre Enquête, notre Organisation s’engage d’établir un Rapport ouvert et indépendant, tant à votre attention, que pour des Organisations internationales des Défenseurs des Droits de l’Homme.

Votre Autorisation Spéciale va, inéluctablement, nous permettre d’effectuer une Enquête de deux ou trois jours, afin de mieux connaître auprès des détenus les raisons et les conditions d’incarcération, en particulier des jeunes mineurs et autres, mais aussi de déterminer le nombre exact des détentions provisoire parfois, hélas de plusieurs années.

Une réponse écrite dans un proche avenir serait encourageante, et je reste à votre entière disposition pour vous donner plus amples informations, dès que vous serez disposé à me recevoir.

Avec mes sentiments déférents et fraternels

NOEL ABDI Jean-Paul

__________________________________________

LETTRE OUVERTE
A MADAME NIMAC BOULHAN
MINISTRE DE LA PROMOTION DE LA FEMME

Djibouti, le 7 octobre 2009

Madame la Ministre,

Très sincèrement, je déplore le fait que jusqu’à présent vous n’avez pas daigné répondre à la lettre du 30 septembre 2009, que j’avais remis à votre Secrétaire.

En effet, une Délégation de la LDDH membre focal du Réseau de l’East and Horn Africa Human Rights Defender doit se rendre incessamment à une Conférence sur la Protection et la Promotion de la Femme.

J’avais attiré votre attention sur ce fait, tout en vous demandant un Entretien dans votre Bureau afin de mieux apprécier les efforts que vous entreprenez pour la Défense et la Protection de la Femme Djiboutienne et en faire un Rapport succinct.

Dans la lettre que je vous avais adressée, je n’ai pas manqué de vous rappeler qu’avant les fêtes de l’Indépendance, j’avais remis à Madame HALOW Secrétaire Générale de la Promotion de la Femme des documents et des posters, ainsi qu’un questionnaire de la FIDH à l’occasion de la « Femme Africaine ».

J’ose espérer, même si vous estimez ne pas me recevoir pour un simple entretien, vous ne manquerez pas de répondre au moins par écrit directement à la FIDH au questionnaire remis à Madame HALOW.

Avec mes sentiments déférents.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

13/10/09 (B520) Le Temps (Ch) «L’aide humanitairene fait que nourrir la guerre»

Stéphanie Braquehais

L’assistance humanitaire du Programme alimentaire mondial (PAM), sous-traitée à une poignée d’entrepreneurs locaux à cause du grand danger que courent les travailleurs étrangers, serait détournée par les milices islamistes du groupe Al-Shebab

«Ici, l’aide humanitaire, on l’appelle le robinet. Le problème, c’est qu’il est rempli de trous, et ce qui arrive à la population n’est plus qu’un mince filet d’eau!» Ce constat cynique dressé par Mohammed, un habitant de Mogadiscio, ancien employé d’une ONG internationale, commence à se répandre au plus haut niveau, parmi les bailleurs de fonds, de plus en plus préoccupés par des allégations de détournement de l’aide alimentaire, dont pourraient bénéficier les milices islamistes extrémistes Al-Shebab. Ceux-ci mènent une guérilla acharnée contre le gouvernement de transition soutenu à bout de bras par la communauté internationale.

Affiliation à Al-Qaida

Renforcé par des centaines de combattants étrangers, Al-Shebab, revendique désormais clairement son affiliation à Al-Qaida. Les milices radicales contrôlent près des trois quarts du pays et les deux tiers des 3,5 millions de personnes qui, selon l’ONU, ont besoin d’une aide alimentaire d’urgence, se situent dans leur zone d’influence.

Les Etats-Unis, qui ont inscrit Al-Shebab sur la liste des groupes terroristes en février 2008, sont également les principaux financiers de l’aide en Somalie (environ 160 millions d’euros l’an dernier), et fournissent les deux tiers des fonds du Programme alimentaire mondial (PAM). Mais, depuis quelques mois, sans le clamer haut et fort, ils ont suspendu leur aide à la Somalie de peur de contribuer indirectement au financement… du terrorisme islamiste. Et tout aussi discrètement, Washington a chargé l’OFAC, un organisme de contrôle des avoirs étrangers qui dépend du Trésor américain, pour identifier les voies de financement du terrorisme et, le cas échéant, de sanctionner. Confrontée à ce coup dur, l’ONU multiplie les appels à l’aide internationale car le manque à gagner cette année (57% de dons reçus sur un milliard de dollars demandés), dû également à la crise financière, pourrait conduire à une «catastrophe humanitaire», selon les termes du PAM début septembre.

«Je ne suis pas certain du niveau de détournement et pour le moment il n’y a aucune preuve que les Shebab en bénéficient directement, mais c’est un problème majeur auquel nous sommes actuellement confrontés», reconnaît Mark Bowden, le coordonnateur permanent des Nations unies pour la Somalie. Depuis juin, une enquête est en cours au sein du PAM pour déterminer le niveau de détournement de l’aide alimentaire. Visiblement peu à l’aise, Peter Smerdon, porte-parole du PAM à Nairobi, refuse de commenter ces allégations.

13/10/09 (B520) Radio-Trottoir : Diatribes sur l’inefficacité du Combat des Syndicats Libres en République de Djibouti ?

On croit rêver, d’ailleurs c’est normal avec un Régime corrompu jusqu’à la moelle, surtout, si l’on s’amuse « à brouter » avec eux, ou encore pire, si l’on joue à « s’afficher avec eux » sur le petit écran de la RTD ou dans le journal Gouvernemental constamment bourré de dénigrements à l’égard de l’Opposition, comme celui de la « Nation du mercredi du 7 octobre 2009 et n’hésitez pas à apprécier la page 3 de ce « chou » surtout bien lire le droit de réponse froidement diplomatique de l’Ambassade de Etats-Unis.

Eh oui, il faut s’attendre à tout !

Aujourd’hui, 13 octobre 2009, soyez aux aguets et prière de s’installer confortablement, face à votre écran de la RTD, afin de mieux suivre les élections financées par le Fonds de la Démocratie de l’Ambassade des USA, afin de connaître le score des sourires du Conseil des ministres en chute libre.

Non, Mohamed Adan Abdou n’a jamais été un pyromane comme le Voyou d’Haramous, il n’a jamais été un terroriste et d’ailleurs l’Ambassade des USA peut le certifier, il n’est pas un apatride, encore moins un réfugié venu dans les années 60 de Diré-Dawa pour se mettre aux service de la Piscine,

Non c’est de la pure humiliation pour ne pas dire les pièges d’un complot d’harcèlement politico policière.

Il est vrai, que ces derniers temps le Porte-parole de l’Intersyndicale UDT-UGTD garde un silence aux tendances…

Il est vrai, que les Syndicalistes Adan Abdou et Kamil Diraneh ont été aperçus, lors d’un « colloque sur les modes de scrutin, portant sur les subtilités de l’arithmétique électorale » le samedi 3 octobre 2009 sur le petit écran de la RTD, probablement en tant que 1er Vice-président de l’ARD, et l’autre en tant que très proche d’Ismaël Guedi, sans savoir exactement à quel titre officiel,

Il est normal et légitime, que le Syndicaliste de l’UDT mette rapidement en exécution dans le contexte actuel de rapprochement et pour mieux asseoir des élections syndicales « les subtilités de l’arithmétique électorale du Professeur Arun Kapil issu des rangs de l’Institut Catholique de Paris »

Toutefois, ses subtilités de l’arithmétique électorale, qui n’ont rien de Catholique, auraient été mal perçus par la Primature.

En Vérité, en Vérité, je vous le dis :
A Djibouti, « rien n’est très catholique »…

Sans rentrer dans les détails, personnellement, je suis persuadé qu’Adan Abdou fera, comme d’habitude, avec un peu de retard un Communiqué de presse fulgurant, sur nos arrestations, notamment de trois dirigeants de l’UDT (Adan en tête) lors de l’Ouverture du Congrès Autorisé de l’UDT hier matin, lundi 12 octobre 2009 dans la Salle de Réunion au rez-de-chaussée du Palais du Peuple du Congrès de l’incompréhensibles.

Ce genre de comportement est, à mon avis, indigne pour la Police Criminelle épaulée par le RG sans discrétion apparente.

Une leçon de plus pour tous ceux qui décident de ramper ;

Professeur Farah
un Syndicaliste de conviction sans appartenances politiques.

13/10/09 (B520) Yémen Express (8 articles en Français)

_______________________ 8 – Le Matin (Maroc)

Crise humanitaire au Yémen :
L’Unicef «de plus en plus alarmée»

Par : Abdallah Darkaoui

L’Unicef est «de plus en plus alarmée» par la situation qui prévaut actuellement dans le nord du Yémen, a indiqué, mardi à Genève, Mme Véronique Taveau, porte-parole de l’Unicef, précisant que deux mois après la reprise des combats dans cette région, l’accès

________________________ 7 – Romandie News avec AFP

Yémen: l’hôpital iranien à Sanaa fermé, soupçonné de liens avec les rebelles

L’hôpital iranien de Sanaa a été fermé mardi devant les malades, les autorités le soupçonnant d’aider les rebelles chiites pourchassés depuis deux mois par l’armée dans le nord du pays.

L’hôpital, un bâtiment de cinq étages, qui compte parmi son personnel 120 employés dont huit Iraniens, a été encerclé par les forces de l’ordre et a cessé de recevoir les malades, selon un journaliste de l’AFP sur place.

Officiellement, on indique que l’hôpital est soupçonné de servir d’officine pour les services de renseignement iraniens, par lequel transitent des aides financières aux rebelles zaïdites de confession chiite.

Les autorités yéménites ont accusé "certaines parties en Iran" de soutenir les rebelles, ce que nie Téhéran, dont les médias montrent toutefois de la sympathie pour la cause des zaïdites.

D’autres sources au ministère des Wakfs (biens religieux) auquel appartient le bâtiment de l’hôpital ont expliqué que la fermeture de l’établissement avait été décidée après un gros retard dans le règlement du loyer.

L’hôpital a accumulé, selon elles, des loyers impayés de 28 millions de dollars.

L’établissement offre des services à des prix attractifs souvent moins élevés que ceux des hôpitaux publics ou d’autres établissements privés.

________________________ 6 – CCTV (Chine)

Yemen : l´ONU appelle au cessez-le-feu

Un haut représentant de l’ONU a appelé à un cessez-le-feu entre le gouvernement du Yemen et les rebelles du Nord, afin de permettre l’acheminement des vivres pour les réfugiés. Un convoi est déjà arrivé au Yemen mais sa livraison avait dû être reportée.

Le premier convoi d’aide humanitaire aux réfugiés yéménites est finalement arrivé dans le Nord du pays via l’Arabie Saoudite. La livraison a dû être reportée de deux jours en raison des combats qui font rage entre les rebelles et les forces gouvernementales.

200 tentes, des couvertures et des matelas ont été fournies aux réfugiés à Saada. La province a connu de nouveaux échanges de coups de feu depuis le mois d’août. L’armée a lancé une grande offensive contre les positions rebelles.

Sultan Khilji – Officier de protection du convoi de l’ONU

"La situation n’est pas bonne en raison de l’isolement de la région. La seule assistance possible est celle qui vient d’Arabie Saoudite. Mais dans cette région, la situation est très mauvaise."

Dans la capitale yéménite, Sanaa, le coordinateur des opérations onusiennes a appelé les deux parties au conflit à faire attention à ne pas blesser de civils et à respecter les droits de la population.

John Holmes Coordinateur de l’ONU

"Je voudrais saisir cette occasion pour rappeler à toutes les parties au conflit qu’il existe une obligation impérieuse de faire tout pour sauvegarder les civils en temps d’hostilitées déclarées. Ils doivent respecter les lois internationales sur l’aide humanitaire et les droits de l’Homme."

Les agences humanitaires préviennent qu’une crise humanitaire pourrait avoir lieu au Yemen.

On estime déjà que 150 mille personnes ont fui les combats depuis l’insurrection des rebelles en 2004.

Wang Weisen, CCTV

________________________ 5 – Le Figaro avec AFP

Un convoi d’aide entre au Yémen, l’ONU réclame une trêve

Les Nations unies ont invité le gouvernement yéménite et les insurgés chiites du nord du pays à conclure une trêve pour permettre l’acheminement de l’aide internationale aux réfugiés. Un convoi de l’ONU a toutefois pu entrer sur le territoire yéménite.

Le convoi, bloqué pendant plusieurs jours à la frontière entre l’Arabie saoudite et le Yémen, a pu franchir la frontière dimanche. Composé de trois camions, il transporte 200 tentes, des couvertures et des matelas destinés à 300 réfugiés de la province de Saada.

John Holmes, coordinateur de l’ONU pour l’aide d’urgence aux réfugiés, a déclaré aux journalistes qu’il avait réclamé lors d’une réunion avec des responsables yéménites à Sanaa "un cessez-le-feu pour raisons humanitaires".

Depuis le début de l’insurrection chiite en 2004, plus de 150’000 personnes ont été chassées de chez elles par les combats.

________________________ 4 – Romandie News (Ch) avec ATS

Un convoi d’aide entre au Yémen, l’ONU réclame une trêve

Les Nations unies ont invité le gouvernement yéménite et les insurgés chiites du nord du pays à conclure une trêve pour permettre l’acheminement de l’aide internationale aux réfugiés. Un convoi de l’ONU a toutefois pu entrer sur le territoire yéménite.

Le convoi, bloqué pendant plusieurs jours à la frontière entre l’Arabie saoudite et le Yémen, a pu franchir la frontière dimanche. Composé de trois camions, il transporte 200 tentes, des couvertures et des matelas destinés à 300 réfugiés de la province de Saada.

John Holmes, coordinateur de l’ONU pour l’aide d’urgence aux réfugiés, a déclaré aux journalistes qu’il avait réclamé lors d’une réunion avec des responsables yéménites à Sanaa "un cessez-le-feu pour raisons humanitaires".

Depuis le début de l’insurrection chiite en 2004, plus de 150’000 personnes ont été chassées de chez elles par les combats.

________________________ 3 – 24 heures (Ch)

Yémen: Holmes presse les parties en conflit de protéger les civils

Le responsable des affaires humanitaires à l’ONU, John Holmes, a pressé dimanche les parties en conflit dans le nord du Yémen de protéger les civils et de faciliter les programmes d’aide en leur faveur.

"Je presse toutes les parties en conflit d’assurer la protection des civils conformément à la loi internationale, de nous permettre d’apporter rapidement et sans entrave une assistance à ceux qui en ont besoin, et de les laisser quitter les zones d’insécurité", a déclaré M. Holmes dans une conférence de presse à l’issue d’une mission de trois jours au Yémen.

"Les civils sont très exposés au conflit et ce sont les femmes et les enfants, qui forment près de 80% des déplacés, qui sont les plus vulnérables", a souligné le responsable de l’Onu qui s’était rendu durant sa visite dans un camp de déplacés dans le nord et rencontré les hauts dirigeants du pays, dont le président Ali Abdallah Saleh.

M. Holmes a qualifié la situation humanitaire de "sérieuse", relevant des progrès dans l’enregistrement et l’acheminement de l’aide aux déplacés dans les camps. Il a souhaité une meilleure collaboration entre les agences humanitaires et les autorités et s’est dit inquiet pour ceux qui sont hors de leur portée.

Les combats entre l’armée et les rebelles chiites dans le nord, qui sont entrés dans leur huitième semaine dimanche ont gonflé le nombre des déplacés des précédents affrontements qui ont commencé en 2004 à 150.000 environ.

L’insécurité rend difficile l’accès des humanitaires à de nombreux déplacés, notamment dans les zones de combat dans et autour de la ville de Saada, fief des rebelles à 240 km au nord de Sanaa.

M. Holmes a encore une fois appelé la communauté internationale à l’aide, ajoutant que l’appel d’assistance de 23,7 millions de dollars lancé le 2 septembre n’a reçu que 10 millions d’engagements et de promesses.

________________________ 2 – JDD

Yémen: Un convoi d’aide débloqué

Les Nations unies ont invité dimanche le gouvernement yéménite et les insurgés chiites du nord du pays à conclure une trêve pour permettre l’acheminement de l’aide internationale aux réfugiés.

Un convoi de l’Onu, bloqué pendant plusieurs jours à la frontière entre l’Arabie saoudite et le Yémen, a pu franchir la frontière dimanche. Composé de trois camions, il transporte 200 tentes, des couvertures et des matelas destinés à 300 réfugiés de la province de Saada.

________________________ 1 – Romandie News (Ch) avec AFP

Yémen: le chef de la rébellion se dit prêt à un "dialogue national"

Le chef de la rébellion zaïdite chiite au Yémen, Abel Malek al-Houthi, dont les combattants sont la cible d’une offensive de l’armée, a affirmé samedi être prêt à "un dialogue national" proposé par l’opposition.

"Nous sommes prêts à (ouvrir le) dialogue, à répondre positivement à toutes les initiatives nationales et à se tenir aux côtés de tous les honorables soucieux de sauver le pays de la corruption et de l’injustice", écrit-il dans un communiqué, publié en réponse à l’offre du collectif de l’opposition.

Ce collectif a appelé en septembre le gouvernement à mettre un terme à sa dernière offensive lancée le 11 août contre les rebelles chiites dans le nord du pays et au développement du sud du pays, où se multiplient les appels séparatistes, afin de préserver l’unité du Yémen.

M. Houthi n’évoque pas spécifiquement la perspective d’un dialogue avec le pouvoir qui accuse pour sa part les rebelles d’être soutenus par des groupes en Iran, ce qu’ils démentent.

"Nous sommes prêts au dialogue avec toutes les parties politiques au Yémen, y compris le pouvoir", a précisé le porte-parole de la rébellion, Mohammad Abdessalam, interrogé par l’AFP au téléphone, ajoutant que son groupe acceptait une médiation "yéménite ou arabe" en vue d’un cessez-le-feu.

Il a cependant souligné qu’il revenait au "gouvernement de décider de poursuivre ou d’arrêter la guerre. A chaque agression, nous répondrons par les moyens dont nous disposons".

Interrogé par l’AFP, un haut responsable gouvernemental a rappelé que la rébellion devrait répondre aux six conditions posées pour un cessez-le-feu, dont le désarmement des rebelles, la réouverture des routes et le rétablissement de l’autorité de l’Etat dans les zones du conflit.

"Nous nous félicitons de l’ouverture de Houthi au dialogue, mais il doit se conformer pleinement à ces points comme conditions à un cessez-le-feu", a-t-il dit sous couvert de l’anonymat.

Un membre du collectif de l’opposition, Mohammad al-Sabri, a estimé pour sa part qu’il faudrait au préalable une cessation des hostilités pour amorcer un dialogue. "Nous ne pouvons pas engager le dialogue alors que la guerre se poursuit", a-t-il dit à l’AFP.

Le gouvernement avait annoncé à deux reprises en septembre une trêve dans les combats, qui n’avait à chaque fois tenu que quelques heures.

13/10/09 (B520) Slate.fr (Information lecteur) Les dictateurs ont changé de recette, par Moisés Naím. Bien entendu, toute ressemblance avec le régime de Guelleh ne pourrait être que fortuite et dictée par un hasard malicieux – ARDHD

Comment rester au pouvoir indéfiniment en maintenant des apparences de démocratie.

En guise de marmitons, choisissez des juristes plutôt que des lieutenants-colonels et comme ingrédients principaux, plutôt le référendum et l’amendement constitutionnel que le tank ou l’assaut sur le palais présidentiel. Les modes changent, surtout en cuisine, mais le résultat est toujours le même: les dictateurs parviennent à maintenir l’apparence de la démocratie tout en restant au pouvoir aussi longtemps qu’ils le peuvent.

Bien sûr, cette constante ne saurait effacer les particularismes culturels et chaque pays accommode la recette au goût des élites locales. Ainsi, au Zimbabwe, la recette des élections qui maintiennent Robert Mugabe au pouvoir depuis 29 ans émet un bouquet plus relevé que celle appliquée en Russie, où l’élection d’un nouveau président ne change rien au fait que Vladimir Poutine continue de tirer toutes les ficelles. En Iran, où on apprécie un zest de religion et où le chef suprême du pays, Ali Khamenei, a affirmé que la victoire écrasante du président Mahmoud Ahmadinejad était un «signe du ciel», les milices autorisées à tabasser les manifestants constituent une garniture des plus appréciées.

En Amérique latine, la grande nouveauté est la manipulation de la constitution.

Au Honduras, Manuel Zelaya a essayé de suivre cette recette en modifiant la loi afin de rester au pouvoir pour un second mandat, mais il n’a réussi qu’à provoquer une indigestion chez les plus riches qui pourrait lui être fatale.

Voici donc la recette qui fait aujourd’hui le succès des autocrates de tout poil.

Ingrédients

Des millions de citoyens très pauvres.

Des inégalités abyssales.

Une pauvreté inimaginable cohabitant avec une richesse obscène.

De l’injustice, de l’exclusion et de la discrimination raciale.

Une corruption omniprésente.

Une élite politique et économique arrogante, persuadée que «nous contrôlons la situation, rien n’arrivera ici.»

Des partis politiques discrédités.

Une classe moyenne apathique, déçue par la démocratie, la politique et ceux qui la font.

Un parlement, une justice et des forces armées ramollies par un bain prolongé dans une marinade à base d’indolence, de gaspillage et de corruption. Il doit être facile d’acheter un juge, un sénateur ou un général.

Des médias que leurs propriétaires utilisent pour promouvoir leurs intérêts économiques ou politiques.

Une superpuissance étrangère neutralisée, distraite par d’autres priorités ou empêtrée dans trop d’aventures militaires.

Une opinion internationale atteinte de troubles de l’attention aigus et ne s’intéressant pas vraiment à la manière dont les autres pays sont gouvernés.

Un ennemi extérieur que l’on peut pointer du doigt. La CIA est l’exemple idéal, mais un pays voisin peut également faire l’affaire. Ou des immigrés ayant une couleur de peau différente. Si rien ne marche, essayez les Juifs et le Mossad.

Des «milices du peuple» bien armées, bien entraînées et prêtes à briser les membres de ceux qui s’opposent au régime. Il n’est pas nécessaire que ces milices soient très nombreuses. Il suffit que les brutes qui les composent intimident la population en pratiquant le tabassage, l’assassinat, l’enlèvement ou d’autres formes de violence.

Préparation

1. Secouez bien les populations les plus pauvres grâce à une campagne qui monte certaines catégories contre d’autres. Saupoudrez de ressentiment, de rancœur électorale et de populisme économique. Faites évaporer toute harmonie en faisant bouillir la marmite sociale.

2. Prenez le pouvoir au cours d’élections démocratiques. Vous y arriverez plus facilement si vos rivaux sont corrompus et discrédités et si vous savez acheter les votes. Au cours de la campagne, proclamez votre volonté de lutter contre la corruption et de reprendre aux riches ce qu’ils ont volé aux pauvres.

3. Après avoir remporté les élections, organisez-en d’autres, mais ne les perdez pas. Les élections ne servent pas à défendre la démocratie, mais à décorer votre assiette.

4. Rafraîchissez le haut commandement militaire en nommant des officiers loyaux au président. Récompensez-les en leur faisant des cadeaux de toute sorte et punissez ceux qui manquent d’enthousiasme. Espionnez-les tous, tout le temps.

5. Faites la même chose avec la magistrature.

6. Lancez une campagne visant à obtenir la modification de la constitution par référendum. Obligez les employés des services publics à voter et assurez-vous que certains membres de l’opposition sont contre cette initiative. Persuadez le reste de l’opposition que son vote n’a aucun poids.

7. La nouvelle constitution doit garantir tous les droits des citoyens, surtout les plus pauvres, tout en ramenant leurs devoirs et leurs obligations au minimum. Promettez de réduire la pauvreté et de faire disparaître les inégalités. Dans le texte lui-même, insérez des provisions, rédigées dans un langage incompréhensible pour l’homme de la rue, qui affaiblissent ou suppriment la séparation des pouvoirs, concentrent l’autorité dans les mains du président et lui permettent de se représenter indéfiniment.

8. Discréditez, rabaissez, cooptez, achetez et réprimez l’opposition.

9. Contrôlez les médias. Tolérez quelques voix critiques que personne n’écoute, cela vous permettra de faire taire ceux qui vous reprochent de museler la presse.

10. Répétez le point trois, indéfiniment.

Bon appétit !

Moisés Naím est rédacteur en chef du magazine Foreign Policy.

Cet article a été publié par le Washington Post le 2 août 2009. Traduit par Sylvestre Meininge.