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12/10/09 (B520) Radio-Trottoir / Flash spécial / Un camion militaire de transport de troupes saute sur une mine. Quatre morts et quinze blessés graves selon des témoignages que l’Armée n’a toujours pas confirmés.

De sources militaires non confirmées pour l’heure, mon jeune mari serait décédé dans les Monts du Mabla après l’explosion d’une mine qui a touché le camion dans lequel il avait pris place..

Agée de 21 ans et mère d’un beau bébé de 2 ans, j’ai appris, par un soldat porche de lui, que mon mari était décédé dans la nuit de samedi à dimanche dernier

Selon les témoignages de ce camarade de coprs,
son corps aurait été enterré sur place, sans aucune formalité.

Aujourd’hui 12 octobre, soit deux jours après la mort de mon marin, aucun officier n’est encore venu me voir pour me confirmer la véracité de cette information.

S’il était seul, je me demande pourquoi ce silence absurde des autorités de mon pays ?

Mais il semble que cette mine ait tué quatre autres soldats et que quinze autres aient été blessés grièvement non loin de la frontière Erythréenne, à l’extrême sud du Mont Mabla.

Faut-il laisser le temps à la Délégation de l’UE pour qu’elle se résigne à accepter que Djibouti puisse envahir l’Erythrée pour libérer enfin la Somalie de tous les démons qui se penchent à son chevet ….

Un jeune maman, jusqu’à présent,
sans nouvelle de son mari.

11/10/09 (B520) Yémen Express (3 articles en Français)

_________________________ 3 – Centre Infos de l’ONU

Yémen : Les populations continuent de fuir la région de Sa’ada

La situation dans le nord du Yémen reste tendue et instable, a affirmé vendredi le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), alors que le responsable humanitaire des Nations Unies, John Holmes, a pu visiter un camp de réfugiés dans le nord du pays.

« Des civils déplacés yéménites originaires du gouvernorat de Sa’ada au nord du pays continuent à fuir en nombre croissant vers des provinces voisines, alors que le conflit survenant entre les troupes gouvernementales et les forces Al Houti entre dans son troisième mois », a déclaré le porte-parole du HCR, Andrej Mahecic.

Le gouvernorat de Sa’ada reste coupé du monde et l’accès au gouvernorat voisin d’Al Jawf se limite à un district. Selon de récents arrivants au camp d’Al Mazrak dans le gouvernorat d’Hajjah, les combats à Sa’ada se sont étendus dans des districts situés au sud. De plus en plus de déplacés internes fuient depuis ces districts, en particulier celui de Haidan. « Près de 200 personnes arrivent au camp d’Al Mazrak chaque jour. Dans le gouvernorat d’Amran, nous estimons que plus de 70 nouveaux arrivants arrivent chaque jour dans les zones de distribution d’aide humanitaire. Davantage de déplacés arrivent aussi dans la capitale Sana’a », a-t-il expliqué.

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), John Holmes a visité vendredi le camp de Mazrak, qui accueille 6.000 personnes déplacées alors que l’on estime que les derniers combats ont déplacés des dizaines de milliers de personnes.

John Holmes a indiqué que pour certains des habitants de Mazrak, c’était la deuxième ou la troisième fois qu’ils étaient déplacés. « Les gens qui ont fui vers les camps ont peu de ressources de survie. Nombre d’entre eux vivaient déjà dans une grande pauvreté et ont maintenant perdu le peu qu’ils avaient ; il faut donc les aider sur tous les plans, de l’abri à l’eau et à la nourriture. Mais il faut aussi aider les milliers de personnes qui, pour une raison ou une autre, préfèrent ne pas vivre dans les camps », a-t-il dit.

Selon le HCR, « La population civile continue de porter le poids du conflit en cours et la situation humanitaire est alarmante. La plupart des déplacés ont quitté leurs maisons et leurs fermes dans la précipitation pour entreprendre un trajet risqué vers le premier endroit possible où ils pourraient trouver un abri et la sécurité. La plupart d’entre eux marchent parfois durant quatre à cinq jours. Ils arrivent éreintés et dans un état de profond désespoir ».

En réponse au nombre croissant de déplacés arrivant au gouvernorat d’Hajjah, les autorités locales ont identifié un second site pour un nouveau camp, situé à environ cinq kilomètres du camp d’Al Mazrak. Les recherches se poursuivent pour trouver un second site pouvant accueillir un camp dans le gouvernorat d’Amran.

L’appel d’urgence publié par le HCR s’élevant à cinq millions de dollars pour les opérations au Yémen manque encore de 2,6 millions de dollars. Cet argent permettrait au HCR d’organiser la gestion des camps, de renforcer l’enregistrement et la protection des déplacés ainsi que fournir des tentes et d’autres articles de secours d’ici la fin de cette année.

Par ailleurs, l’appel d’urgence global pour le Yémen n’a reçu que 16,2% des 23,7 millions demandés le 2 septembre.

_____________________________ 2 – France diplomatie

Yémen : aide d’urgence (10 octobre 2010)

La France a décidé de répondre à l’appel d’urgence des Nations Unies en faveur du Yémen, en apportant une contribution de 500 000 euros à l’action du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

La France suit avec beaucoup de préoccupation l’évolution de la situation dans le Nord du pays. Elle estime important de se mobiliser, à travers l’action du HCR, en faveur des populations civiles déplacées qui subissent très durement les conséquences des violences.

Nous rappelons également la nécessité de garantir l’accès des personnels humanitaires aux populations civiles et appelons les autorités yéménites ainsi que les rebelles à faciliter les efforts internationaux et non-gouvernementaux vers les déplacés.

La France réitère son appel à l’arrêt immédiat des combats et à un règlement politique qui permette le rétablissement de la paix, de la stabilité et de l’autorité de l’Etat yéménite sur l’ensemble de son territoire, auquel nous sommes naturellement très attachés.

_____________________________ 1 – Nouvel Obs avec AP

La Grande-Bretagne demande des sanctions contre l’Erythrée

La Grande-Bretagne a demandé jeudi aux Nations unies des sanctions contre l’Erythrée, petit pays qui fournit des armes aux opposants au gouvernement de la Somalie voisine, en violation d’un embargo décrété par l’ONU.

Le gouvernement de transition somalien a l’appui des pays occidentaux.

Les Etats-Unis ont prévenu en juillet l’Erythrée qu’elle risquait des sanctions à moins qu’elle ne cesse de soutenir les extrémistes somaliens. Washington estime que la communauté internationale doit réagir maintenant contre cette opération de déstabilisation.

La Russie a appelé les pays de la région à ne pas laisser passer les mercenaires et les armes infiltrées en Somalie en violation de l’embargo. Les sanctions pourraient être prises au Conseil de sécurité, comme le demande l’Union Africaine.

« Al-Shabab et d’autres groupes extrémistes, activés par des acteurs extérieurs, ont causé des morts et blessés nombreux, violant les droits des citoyens somaliens en toute impunité, en attaquant, détenant et arrêtant illégalement des civils » a rappelé l’ambassadeur adjoint américain à l’ONU, Rosemary DiCarlo.

11/10/09 (B520) The report Deberkalleh (continued – 12 -) End – Continuation and conclusions



Complete file

Complaint filed with the Attorney Ethiopia for the murder of old people and children to Guerrissa Afar and the surrounding communities (related article – 2005)

(Link – 2005)

End of report and conclusions

Assumptions for a denouement

 

In Ethiopia

Before his nomination to the highest office, IOG needing the support of the Government of Ethiopia to achieve the goal he had set in for a very long time doing everything to pass the eyes of any observer as Pro-Ethiopian therefore supports advocacy for Ethiopian Djibouti.

For some time, share the decisions and positions it adopts, it appears more and more, qu’IOG estimates its period of « Ethiophilie » as complete, given that it has managed to gain absolute power in Djibouti.

In addition, it is clear that the reorientation of its foreign policy towards the Arabian peninsula that gives the certainty of now count on the support and financial strength of the Arab countries, make it no longer considers Ethiopia as a partner priority for the development of Djibouti and especially for its lasting power.

That is, before or after his inauguration, current President of Djibouti has never ceased to interfere and intervene in the internal politics of that country, either for security reasons or for reasons related to his ambition and the regional role that had long been convinced to play one day in the Horn of Africa. Thus, to promote and ensure proper execution of his ideas and plans on the sub-region, it adopted a number of principles and ideas he tries to follow as much son of directors to conception of the reality of countries in the region.

For the present case in that paragraph that is Ethiopia, there is no doubt that he is convinced that there is not one of Ethiopia but Ethiopia. For the individual who actually considers himself a connoisseur of the perfect country, Ethiopia is currently composed of several regions and several communities or peoples morals, races, cultures, religions and interests disputes and sometimes contradictory, there is no doubt in his personal vision in a more or less near future, there will be splits and partitions that must lead to the emergence of several other states on the ruins of what was once Ethiopia.

He therefore considers that there will by force of circumstance redistribution and a review of regional boundaries in the Horn of Africa as we know them today.

It is therefore important for him to prepare for this event, especially since, according to its design, this implosion of Ethiopia will certainly be the result of many social unrest, religious, racial or economic. Initiated and led by secessionist certainly supported by foreign interests.

However, a simple observation of his way to be with this country these days, allows everybody to realize, qu’IOG does more than prepare for this event. Indeed, sharing this view the future of this country with some Arab interests trying really promote it, he does not hesitate to provide support or associate itself directly to any group, organization or country that would tend toward this goal which is the destruction of Ethiopia.

Moreover, it is clear that it would be more advantageous to him, if Ethiopia had very serious internal problems with its various communities because this implies that the Government of this country away from the Somali problem qu’IOG can then manage his suit its interests.

Note that in general terms, I.O.G. to complete its interventionist policy in Ethiopia, never does nothing apparent which could then be criticized by the legal Government of that country. However, there is no doubt that he is with Somalia, the two areas where his political and economic relations are more important. Indeed, to achieve the goals that are his, he uses various Ethiopian communities in the handling and financially and materially supporting their aspirations and demands political or separatist, religious, tribal or racial.

The latter, which for some of them take violent forms, could express themselves better and more peaceful without the intervention pernicious driven by ambition exacerbated the man who really has no respect for these communities to it are only instruments to achieve his ends.

In fact we can very clearly say qu’IOG, research on happiness and well-being of nomadic Afars and Issas, making them handle (Djibouti-Ethiopia border) pre-positioned by its agents, to continue to s’ deal ..?

But unfortunately the facts prove that his men have worked well since the confrontation between the nomads of these two communities is happening in Ethiopia today (Gawanas, Adaitou, Gadametou, Endufo).

We are convinced that i. O.G. to achieve a situation like that, which should correspond to a part of its plans, has not only supported their tribal activisms but it also provided the material means involving his money and his agents in Ethiopia. On this level there should be aware qu’IOG is playing the last and only solution that remained. Indeed promote confrontation Afar and Issa allows him to achieve two goals at once.

• First, it creates problems in Ethiopia by creating and promoting its low shenanigans armed conflict between two tribes who are developing certainly disturb the public order established by the Government of that country. The consequences of such a situation can only be harmful to it since both communities are all Ethiopians and are located in an economically important for Ethiopia.

• Secondly, having held the Afars and the Issas and kill each other in ensuring action by small touches that this persists over time, IOG thereby ensuring an absence of opposition reaction to his regime from both communities. Such reasoning may seem strange and bizarre to anyone who does not know the mentality of these two ethnic groups, yet it is that which is necessary because for her membership in the tribe is larger and stronger than the borders between Djibouti and Ethiopia.

That is why the tyrant who Djibouti felt that a more serious threat to his regime set out to create the armed confrontation between the peoples majority illiterate and easily manipulated.

Given the adverse impact that may cause a situation like that in our objectives, the movement that we represent offers its services to the Ethiopian government to oppose manipulative maneuvers of this man and to participate in putting an end to the disastrous consequences of its action in these two communities.

On this point, saying the attack against Ethiopia also concerns us very closely, we encourage the authorities in that country following points to thwart the aims of this individual:

• The imposition of the cessation of hostilities by the strong intervention of federal forces in Ethiopia.

• The search for a peaceful settlement through discussion and negotiation and the intervention of the personalities of the two ethnic groups, this plan must take into account qu’IOG many more agents that are in balance than in the Issas Afars. It should therefore be taken to choose the tribal figures whose eyes are turned to Addis Ababa to Djibouti instead.

• The intervention of the Ethiopian Afars and Issas to oppose in their respective communities to the interference of another country, especially because it is their responsibility. Otherwise the Federal Government should not hesitate to draw the necessary conclusions that most importantly, also for the authorities of Ethiopian origin Issa. If the latter is needed for itself and by the sensitivity of the attack IOG, care must be taken for now until the end of the crisis to replace Issa by Issa by an Afar Afar.

• This will not make things worse and accountability people proud of their « Ethiopianité » instead of pre-positioned agents in the pay of IOG who support Hate tribalism.

• Make hunting by conducting detailed including financial investigations (Dire Dawa, Addis Ababa) since it is by this means that agents IOG are most vulnerable. We must use the means which are ruining their own and these agents in Ethiopia, which are all largely dependent on financial systems than himself to participate in establishing.

• Instilling awareness and the two communities (Much more in than the Issas Afars) on the advantage of being part of the family by Ethiopian development projects and other social economic progress.

• In this vein, it should reflect qu’IOG always able to play on the frustrations that the different communities feel them forever to reach its goals and advance its plans.

That is why it is essential for the Federal Government neither of these two communities do not consider themselves harm by his handling of the crisis that oppose them. This is important because IOG, meanwhile, did not remain inactive in depth and works in secret the two ethnic groups (among more than Issas Afars) stagecoach operations disinformation on all decisions and actions of the Ethiopian Government and that for certain manipulations that would still result in further deaths.

Regarding community Issa much as Afar, is susceptible to various manipulations of this tyrant who has always cheated and used for personal purposes, be aware that it is now diminished by the absence a OUGASS headed (king and spiritual leader Issas), which we are sure, would have nullified the negative of these individual wrongdoing.

It is this feeling that disables all Issas (Djibouti, Ethiopia, Somalia) and qu’IOG maintained for several years in opposing the appointment of a new OUGASS (because the former OUGASS Hersi Hassan died in 1994), which not only allows him to impose the tyranny of tradition and to avoid any reaction their shares against him but also to handle some of them into shares of interference in the internal affairs of countries like Ethiopia.

Since little realizing that the Issas no longer share his handling of national and regional realities, IOG mounted a huge operation for handling the enthronement of a new OUGASS to Dire Dawa he appoint himself and therefore will not be there to defend its interests and also serve to strengthen his grip on the Issas he fears more than anything else.

The worst for I.O.G. that would combine the Afars Issas to counter both in its governance of Djibouti in its operations moved to Ethiopia.

In the same context of its interference in the internal affairs of Ethiopia, Djibouti dictator is not content just to use for better contrast, the two communities mentioned above. Destabilization he has led for some time against that country is also expressed in addition to the multiple economic pressures, also by a huge and multifaceted support given by the OLF and the secessionist the Ogaden Liberation Front.

In Djibouti, it is no secret that the regime not only grants political asylum to members of the OLF but it also participates actively support their political demands with respect to Ethiopia to create civil war in that country.

Managing and monitoring the record of this organization have been assigned for several years the Service of Documentation and Security of the Republic of Djibouti (SDS), it is the latter which is also responsible for hair, structure and direct assistance and support of state who are ants OLF and other splinter groups most of which is mere delinquency.

In addition to systematically facilitate the installation of the members of this front in Djibouti, the SDS strongly supports and works both in the national administration as with the indigenous population for the implementation and performance of various forms of aid that is supporting the government.

Indeed, the Djiboutian government not only promotes ownership and the indoctrination of the Oromo Community of Djibouti by the OLF but financially supports the latter organization, either directly or by organizing and encouraging the collection of « revolutionary tax » from that community workers (maids, caretakers house, day laborers).

To multiply the sources of financing, the SDS also involved with the financial authorities to promote the development of small and medium businesses to benefit the community and the preservation and development of businesses of certain major financial OLF.

Note that these are financial while to spend the eyes of Ethiopian leaders as people for whom their country’s interests come first. In general, there is no doubt that members of the OLF are more than tolerated in Djibouti since their various activities relating to the financing of their movement are often known and to everyone on the public square. So they organize cultural activities which aim to raise money as theatrical, with this permission and the blessing of city officials.

On quite another level, the Djiboutian regime does not hesitate to provide logistical support to the OLF and other small groups can lead to their political demands with respect to the Ethiopian Government.
V. Conclusions:

Arriving at the end of our analysis it is clear that a study of the sort that brings out so many black spots and unresolved situations must take a number of reflections and questions on the grim future that looms ever more on the horizon for not only the population of Djibouti, but also for the peoples and countries of the region.

In truth, regarding the nation of Djibouti, it is already at rock bottom but is still conscious enough to understand that she has to wait no benefit and no improvement in his present situation from the country’s leaders . Some might ask why then, this population is not given she can not afford to take her own destiny ..?

Unfortunately she can not do without outside help for the simple reason that knowing is framed by a plethora of security services, particularly law enforcement everywhere, people are not only afraid to express their political opinion between them but also to avoid state among themselves or publicly their discontent on how the country is governed.

Moreover and above all other considerations, there is the factor of khat, which participates actively, more than anything else to calm down and make amorphous and unresponsive population. This is the best weapon available I.O.G. to subject his people because most of the khat from Ethiopia.

However, we believe that given the high degree of frustration of people and given the state of moral misery, physical and financial conditions in which they are immersed, that he would be present to them an alternative strong enough to be perceived as a trigger for that attends a large popular movement refusal accompanied by a widespread phenomenon and unanimous rejection of the governance system of the present regime.

But part of our position as privileged observer of the situation in Djibouti, we are seeing more and more that all conditions, so we can be confronted in the near future to a social explosion spontaneous uncontrolled and therefore are fulfilled. When to know when and what form it will take place and above what would happen, nobody can tell. We can not, yet, that issuing a series of assumptions that can likely be formulated as follows:

Hypothesis 1:
A mass action uncoordinated population that originated from a phenomenon of frustration and popular rejection is learned first. This unorganized action can only lead to chaos and widespread killings of human beings and especially on a very difficult situation manageable by parties who have interests to defend or protect. And there is too much risk of balkanization and tribalization of the crisis as a whole in this case will drag on and lead to neighboring countries (Somaliland – Somalia-Ethiopia-Eritrea).

Hypothesis 2:
A mass action of the Djiboutian people pre-organized, structured and framed by the opposition. Such action will be successfully able to eliminate the forces of repression qu’IOG will immediately intervene. We must therefore prepare accordingly and ensure that security forces also participate in the popular movement. What indeed can not be that way here. Additionally, or is the opposition movement that could oversee and manage such a popular phenomenon?

We are skeptical because we are convinced that in this case there would be no popular consensus for any opposition party because they simply are not credible in the eyes of the people of Djibouti.

Hypothesis 3:
The feeling of discontent had settled into the military, organized action by the army or elements of the Army against the current regime is to remember. In this case, we must explore this hypothesis which brings a lot of questions because the way it is conducted, the results and outcomes will be different. It is therefore whether:

• This will be done in the same time a popular explosion or not. ?

• This action will she made the Djiboutian military only or will she encouraged, aided and assisted by the French forces in Djibouti … ? In this case, what will the reaction of the people ..? Elements loyal to I.O.G. and his personal army ..? And other foreign forces, U.S., French or German ..? In this case French interests will be safeguarded by their forces but which will safeguard the interests of Ethiopia and Djibouti people ..?

• We believe that this assumption is likely since France has the means to carry out his term with almost all the Heads of the Djibouti army who have already acquired since forever.

• It must however be noted that there is risk of Balkanization and tribalization of confrontation and even within the national army not to mention the population itself.

Hypothesis 4:
A personalized and targeted action that results in the sudden death of IOG taking into account a number of factors, we believe that technically this kind of operation can be done but would such a disruption and chaos as a national opportunity that its not really not necessary: indeed, despite his election illegal and dictatorial regime, IOG represents the idea of the state of Djibouti and that if he could disappear suddenly (Murder or death by natural disease or other …) without the people has been prepared for this idea, it would result in a situation where nobody controls the ins and the outs.

Indeed, with all the desires and political ambitions, ethnic, religious and economic Djibouti to await the right moment to speak with strength and each of its side, it would be unreasonable to expect that something organized and positive sort of action in this case.

Hypothesis 5 (Most likely):
A broad movement to reject the entire political system in force in Djibouti that would come from slogans issued by a federation of genuine opposition parties. On a first or need to reconcile the views of these parties outside the country, and the definition of a mode of action that will safeguard the vital interests of the nation and those of partner countries and friends of Djibouti.

This social phenomenon must be some corollary to Military (interior and exterior) that, if all is well managed will have a deterrent and recovery of all elements of the Djiboutian armed forces really don ‘ wait for it to join with opposition forces structured and where they can identify.

To conclude this point, it seems important to inform our readers of « Friends » as the dictator Djibouti will soon attempt to dress the totalitarianism that characterized his regime a camouflage and a coating of democracy  » artificial. Indeed there is talk of a future political openness on his part that would be a liberalization of political parties in Djibouti. We believe that this is only a political maneuver circumstantial account with which it just saves time.

Indeed given the latest information reaching us, it is clear that his position is increasingly untenable in the face very large motion rejecting the man and his regime, which emanates from the people of this country.

In conclusion the interventionism and interference of various Djibouti despot on the countries of the region, this report did address, for the moment that the interference of the individual on Ethiopia, it is clear that we can already diagnose qu’IOG, alone, can not decide where to conduct subversive activities against Ethiopia there is no doubt that there is a bigger than his own for which the ‘weakening and destabilizing the country bring in more.

Currently known information suggest that the foreign will with which IOG was intimately associated comes only from Arab countries and extremist organizations, some of which uses as a weapon of propaganda and war, a radical and fundamental Islam.

It is therefore the responsibility of federal officials from Ethiopia, heads of Somaliland, free and democratic nations to find ways to oppose it, to continue to exist, Ethiopia and Somaliland and thereby bring into existence the Republic of Djibouti and its people ….

Drafter:
Abdallah Ahmed Deberkaleh

11/10/09 (B520) Le Journal de la Flibuste (8 articles en Français)

__________________________ 8 – Le Figaro avec AFP

Somalie: Morin satisfait


Le ministre de la Défense Hervé Morin s’est félicité qu’une attaque de deux thoniers français par des pirates dans l’océan Indien ait pu être repoussée « grâce à l’action de la Marine nationale » présente à bord.

« Des skiffs (petites vedettes, ndlr) qui ont été particulièrement agressifs ont pu être repoussés grâce à l’action de la Marine nationale », a déclaré samedi le ministre de la Défense lors de l’inauguration de la nouvelle Ecole des mousses au Centre d’instruction navale (CIN) de Brest.


__________________________ 7 – AFP

Océan Indien: des soldats français à bord de thoniers repoussent des pirates

De HERVE BAR

Pour la première fois depuis la mise en place du dispositif en juillet, des militaires français assurant la protection à bord de bateaux de pêche français dans l’océan Indien ont ouvert le feu samedi matin sur des pirates somaliens pour repousser une attaque contre deux thoniers.

Un navire des garde-côtes des Seychelles a ensuite capturé un bateau mère et un petit esquif de ces pirates, tandis qu’une autre petite embarcation a pu prendre la fuite.

Vers 04H00 GMT, des pirates ont approché les deux bateaux français, le Drennec et le Glénan, présents dans ces eaux très poissonneuses au large de la Somalie.

« Trois petites vedettes d’environ quatre mètres, presque invisibles et que nous avons eues au radar au dernier moment, nous ont poursuivis », a déclaré à l’AFP un marin à bord du Drennec.

Les militaires français présents à bord des deux thoniers ont tiré des « artifices éclairants », puis effectué « des tirs d’intimidation » avant d’ouvrir le feu sur les assaillants, qui ont finalement abandonné l’attaque, selon l’état-major français des armées.

L’incident, qui a eu lieu à environ 195 milles nautiques (350 km) au nord de l’archipel des Seychelles, n’a fait aucun blessé côté français.

A la mi-journée, un navire des garde-côtes des Seychelles, « le Topaze, qui patrouillait dans la région au moment de l’incident, a localisé en visuel le bateau mère des pirates », et est intervenu pour prendre en chasse les pirates, a indiqué une source occidentale dans la zone.

Le secrétaire d’État français aux Affaires européennes, Pierre Lellouche, en visite à Djibouti, s’est félicité du bon fonctionnement du dispositif de protection des bateaux de pêche.

Pour lui, cet évènement « montre que les agressions des pirates sont en train de repartir après la mousson et le Ramadan (…), qu’ils vont de plus en plus loin, parce que les Seychelles c’est très éloigné du Puntland (nord de la Somalie) où ils ont leur repaire ».

Mais au-delà du problème maritime, « il est temps (…) de commencer à traiter le problème à terre. Nous avons l’espoir de passer à l’étape suivante et que les Français ne soient plus les seuls à former l’armée somalienne », a poursuivi M. Lellouche, pour qui la solution passe par la formation des forces de sécurité du gouvernement de transition somalien.

C’est la première fois que des soldats français, qui assurent depuis juillet la protection à bord d’une dizaine de thoniers, ouvrent le feu sur des pirates.

Les thoniers espagnols pêchant dans la zone réclament une protection identique. L’un de ces bateaux espagnols, le thonier géant Alakrana, a été capturé le 2 octobre entre la Somalie et les Seychelles, avec 36 marins à son bord.

Une soixantaine de fusiliers marins français participent à cette opération, mise en place à la demande des armateurs et qui ne s’inscrit ni dans les opérations anti-piraterie de l’Union européenne (« Atalante ») ni dans celles de l’Otan dans le golfe d’Aden et l’océan Indien.

Mercredi, des pirates somaliens avaient attaqué par méprise dans la nuit le navire de commandement des forces militaires françaises dans l’océan Indien, le pétrolier-ravitailleur La Somme, qui avait fait prisonnier cinq assaillants.

Les pirates somaliens détiennent actuellement 4 navires étrangers et 111 marins, selon l’ONG Ecoterra International, qui suit les questions de piraterie dans le Golfe d’Aden et l’océan Indien.

Les actes de piraterie se multiplient au large des côtes de la Somalie, en proie depuis 1991 à des combats violents et où le fragile gouvernement de transition du président Sharif Cheikh Ahmed est soumis à des attaques incessantes des islamistes radicaux.

__________________________ 6 – Portail des sous-marins

Les 2 pirates de l’Alakrana sont sur le BCR Somme

Par Rédacteur en chef.

Selon la ministre espagnole de la défense, les 2 pirates de Alakrana ont été remis par la frégate espagnole Canarias au commandement de l’opération Atalante.

Transférés sur un bâtiment de la marine nationale, le BCR Somme, les 2 pirates présumés seront débarqués à Djibouti, d’où ils seront embarqués sur un avion espagnol qui les emmènera en Espagne.

__________________________ 5 – France Info

Piraterie dans l’océan indien : des soldats français ouvrent le feu

Des militaires français assurant la protection à bord de bateaux de pêche français, les thoniers le Glénan et le Drennec, ont ouvert le feu tôt ce matin pour repousser une attaque de pirates.

L’incident n’a fait aucune victime du côté français

“Trois petites vedettes d’environ quatre mètres, presque invisibles et que nous avons eu au radar au dernier moment, nous ont poursuivi” a indiqué un marin à bord du Drennec. “Les militaires français à bord des deux thoniers « ont d’abord tiré des coups de semonce, puis ils ont tiré au but. Les pirates ont alors laissé tomber et ont fait demi-tour”.

__________________________ 4 – Le Parisien avec AFP

Des militaires français sur un thonier tirent sur des pirates

Des militaires français assurant la protection à bord de bateaux de pêche français dans l’océan Indien ont ouvert le feu samedi matin pour repousser une attaque de pirates.

Vers 6 heures du matin (heure française), des esquifs pirates ont approché deux bateaux de pêche –les thoniers le Glénan et le Drennec– qui travaillent habituellement en binôme dans ces eaux très poissonneuses au large de la Somalie.

«Trois petites vedettes d’environ quatre mètres, presque invisibles et que nous avons eu au radar au dernier moment, nous ont poursuivi», a indiqué à l’AFP un marin à bord du Drennec, interrogé au téléphone par l’AFP depuis Nairobi.

Les militaires (français) à bord des deux thoniers «ont d’abord tiré des coups de semonce, puis ils ont tiré au but. Les pirates ont alors laissé tomber et ont fait demi-tour», a expliqué cette source.

L’incident n’a fait aucune victime du côté français. Il a eu lieu en plein océan Indien, à environ 195 milles nautiques (350 km) au nord de l’archipel des Seychelles, et très loin des côtes somaliennes.

Ces informations ont été confirmées par une source occidentale dans la zone, qui a précisé que les esquifs pirates ayant essuyé les tirs des soldats français ont peu après rejoint un bateau mère d’environ 30 mètres.

C’est la première fois que des soldats français, qui assurent depuis le 1er juillet la protection à bord d’une dizaine de thoniers français pêchant au large des côtes somaliennes dans l’océan Indien, ouvrent le feu sur des pirates.

__________________________ 3 – Clicanoo

Formés pour lutter contre la piraterie

Dans le cadre du plan régional de surveillance des pêches, huit stagiaires comoriens, seychellois, mauriciens et malgaches ont suivi, pendant quinze jours, une formation aux techniques de radiocommunication en mer, à l’école d’apprentissage maritime du Port. Ils se sont vu remettre hier leur diplôme, un certificat général d’opérateur, titre international délivré par la direction régionale des affaires maritimes. Ces huit hommes sont désormais habilités à exercer les fonctions d’inspecteur de pêches, au bord d’un patrouilleur. Ou de coordonnateur, au sein d’un centre de surveillance des pêches.

En somme : à identifier et intercepter des pirates. Cette formation maritime décentralisée est une première entre les pays membres de la COI. Objectif : renforcer la coordination régionale dans la lutte contre la piraterie. “Il y a une réelle volonté politique des cinq états membres à mettre en place des actions de surveillance commune des activités de pêche illégale”, explique Xavier Nicolas, coordonnateur du plan régional de surveillance pour la COI. Qui rappelle l’espace maritime de la COI (5,5 millions de kilomètres carrés) est deux fois plus grand que la surface de la Méditerranée. Pour traquer les navires pirates dans cette immense zone, la commission de l’océan Indien a mené plus de 400 patrouilles en mer depuis 2007.

Pour quel butin ?

“Trois navires ont été arraisonnés, un aux Seychelles, deux à Madagascar. Et neuf procès-verbaux dressés”, indique Xavier Nicolas. Sur le terrain, la COI dispose de cinq patrouilleurs, deux avions et près de 70 hommes. A la Réunion, c’est le Cross qui chapeaute les missions de surveillance.

L’Osiris, patrouilleur austral des affaires maritimes, participe également au dispositif de lutte contre la piraterie dans les TAAF. Rappelons que l’océan Indien est l’un des terrains de chasse privilégiés de la pêche illicite. 25% des captures de poissons y sont illégales

V.B.

__________________________ 2 – RFI

Paris privilégie la formation des soldats et la sécurité à terre

Le ministre français de la Défense Hervé Morin a proposé à l’Union européenne de former 3 000 membres supplémentaires des forces de sécurité somaliennes, en plus des 500 soldats somaliens dont la France a déjà entamé la formation à Djibouti. Le communiqué, diffusé ce vendredi à Paris, est intitulé « La Somalie ne doit pas devenir un foyer de déstabilisation ». Hervé Morin avait adressé mardi dernier un courrier à la présidence de l’UE, actuellement assumée par la Suède, soulignant « la situation préoccupante de la Somalie ». De son côté, le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes, Pierre Lellouche s’est déplacé à Djibouti pour trois jours, où il tentera de convaincre les ambassadeurs européens du Comité de politique et de sécurité de l’Union européenne (COPS) – qui s’y trouveront également – d’élargir l’opération européenne Atalante en assurant la sécurité des pays du golfe d’Aden.

La France achève actuellement la formation d’un premier groupe de 154 éléments des forces de sécurité somaliennes. Un autre groupe d’environ 300 hommes vient également d’être pris en charge par l’armée française. Ce groupe va suivre une instruction d’environ six semaines. A terme, la France aura formé environ 500 hommes, un premier bataillon qui viendra épauler à Mogadiscio les forces du président Cheikh Sharif Cheikh Ahmed qui lutte contre les miliciens islamistes shebabs.

A Djibouti, le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes rendra visite aux instructeurs français et aux futurs soldats somaliens. Mais il cherchera, avant tout, à mobiliser les partenaires de la France pour qu’eux aussi participent à la formation des forces de sécurité somaliennes. Le voyage de Pierre Lelouche coïncide d’ailleurs avec la visite, à Djibouti, des ambassadeurs du COPS. L’Allemagne et l’Espagne pourraient apporter leur aide. Mais la France a proposé aussi d’associer la Russie à cette mission.

Cette opération européenne de lutte contre la piraterie fêtera bientôt sa première année d’existence. Depuis décembre 2008, les navires et avions d’Atalante sont engagés dans une vaste lutte contre les pirates au large de la Somalie. Pierre Lellouche a tenu à se rendre sur la frégate Lafayette, actuellement intégrée dans le dispositif Atalante pour « souligner le succès de cette opération navale ».

Mais peut-on parler réellement d’un succès ? Les attaques de pirates se poursuivent contre les navires marchands. La zone de surveillance est immense, au large de la Corne de l’Afrique : une vaste étendue de deux millions de kilomètres carrés quadrillée par une douzaine de navires de guerre de l’OTAN et par huit navires de guerre européens sous la bannière d’Atalante. Une vingtaine de vaisseaux donc, cela parait peu. Pourtant, sur une centaine d’attaques recensées depuis janvier dernier, soixante ont pu être déjouées par les navires d’Atalante et soixante-dix pirates ont été arrêtés. Une quinzaine de leurs embarcations, des skiffs, ont été détruites, ainsi qu’un bateau-mère, dont ils se servent pour lancer leurs opérations au large.

Mais il ne s’agit là que d’un des aspects de la mission des vaisseaux d’Atalante qui consiste aussi à escorter les cargos du Programme alimentaire mondial (PAM) à destination de la Somalie. Ils doivent également accompagner les navires marchands et leur fournir le plus d’informations possibles pour prévenir les attaques.

Cette politique a donné des résultats, selon l’amiral Peter Hudson commandant d’Atalante interrogé par RFI. Mais le rythme des attaques risque de s’intensifier. L’opération Atalante a donc été prolongée jusqu’a décembre 2010. L’Europe promet d’ailleurs de travailler à combattre les pirates sur terre, en Somalie. Cela passe notamment par le renforcement de l’autorité du gouvernement de transition somalien.

_________________________ 1 – Le Messager (Cameroun)

Piraterie-Pêche: Des pirates attaquent à Bakassi

Par mathieun.njog

C’est un équipage désemparé, éploré et encore sous le choc qui a amarré, mercredi 7 octobre 2009, à la capitainerie de la zone portuaire de Douala. C’est aux environs de 14h15 et à la ramasse que les marins camerounais ont débarqué à quai, après cinq jours passés en haute mer, dans les eaux territoriales du littoral camerounais. L’équipage de 18 personnes était pourtant parti pour une mission de 21 jours. Mais il a été contraint d’écourter son séjour suite à une attaque d’assaillants non identifiés qui a fait un mort (le nommé Dontsou, mort par noyade), et grièvement blessé six autres membres de l’équipage parmi lesquels, le capitaine Tchinda, commandant de bord du navire.

Les blessés ont, dès leur arrivée au port de Douala, été aussitôt évacués à l’hôpital de la garnison militaire. Le cas du capitaine Tchinda semble le plus préoccupant. Charcuté à la machette, il s’en est tiré avec un traumatisme crânien, des blessures profondes sur le crâne, à l’épaule, au pied et un bras fracturé. Des sources hospitalières évoquaient, lors du passage du reporter du Messager, la possibilité de le transférer à l’hôpital Général de Douala pour y suivre des soins appropriés.

Le second mécanicien, lui a dû accepté de se faire amputer un doigt de la main et Jonas le cuisinier, s’en sort avec plusieurs blessures plus ou moins profondes causées par les coups de machette qu’il a essuyés pendant l’attaque. Les autres membres de l’équipage, psychologiquement et moralement touchés mais physiquement indemnes ont été sollicités par les officiers de police judiciaire du commissariat du Pad pour les besoins de débriefing dans le cadre de l’enquête.

Menaces permanentes

L’attaque des assaillants s’est déroulée vers 2 heures du matin mercredi 7 octobre. Lorsque un des groupes armés qui sévissent toujours dans les eaux territoriales camerounaises et nigérianes, principalement dans la zone du Delta du Niger prend pour cible le navire «Kelly Danielle». Pour arraisonner la bâteau de pêche, les assaillants utilisent un fly boat. A bord, l’alerte est donnée par le matelot Ngoufang, ce qui déclanche la débandade au sein de l’équipage.

«Chacun cherchait une cachette, car ils sont très violents. Sans explication aucune, ils vous frappent aussi bien du plat que du tranchant de la machette avant de vous extorquer des fonds et des objets de valeur», confie l’un des rescapés. Le matelot Dontsou qui essayait de trouver refuge dans l’ancre du bateau, perd l’équilibre et tombe à la mer. Les recherches organisées après le départ des pirates, environ 1h30 plus tard, à travers les filets qui étaient déjà jetés dans l’eau seront vaines.

Après avoir pris le contrôle du navire, les pirates reprochent à leurs victimes d’avoir pêché dans la zone sans autorisation. Et exigent à l’équipage de se délester de tout l’argent en leur possession. Pas de veine pour eux, seul le capitaine Tchinda dispose d’une somme de 200 000 Fcfa. Après avoir menacé de l’enlever, les bandits l’abandonneront finalement à l’arrière du bateau, tout amoché.

«Il y a un mois, ces bandes armées ont enlevé deux capitaines de deux navires de pêche nigérians qui pêchaient réglementairement dans les eaux camerounaises, puisqu’ils ont des autorisations en bonne et due forme. Cela n’avait pas fait échos parce qu’ils n’étaient pas des nôtres et qu’ils ont replié au Nigeria», affirme un membre d’un autre équipage.

Le bateau «Kelly Danielle», est ainsi victime de sa quatrième attaque dans les eaux camerounaises. «La première fois, c’était au niveau de la bouée de base ; la deuxième, au niveau du crique de Mana Ombe devant la base militaire ; le troisième à Cap Cameroon ; et le dernier, à Obenika, lieu dit ligne droite, dans la zone maritime de Bakassi», énumère un rescapé.

C’est que, malgré le déploiement du Bataillon d’intervention rapide (Bir), unité spéciale d’élite, déployé pour renforcer la sécurité dans la zone de Bakassi, les bandes armées qui y sévissent réussissent à déjouer les mailles et à attaquer des marins impuissants face à leur force de frappe. Toute chose qui est loin de pacifier cette zone où se passent des trafics en tout genre. Cette énième attaque vient rappeler aux pouvoirs publics que la vigilance doit rester de mise plus que jamais

11/10/09 (B520) Nouvelles de Somalie (5 articles en Français)

_______________________________ 5 – APA

Le chef de la milice Hezbal Islam tué en Somalie

Des hommes armés non identifiés ont tué la plus haute autorité du Hezbal Islam (Parti islamique), Sheik Ahmed Abdurahman Taliban, rapportent des sources concordante à Mogadiscio.

Le Hezbal Islam est l’un des principaux groupes rebelles en guerre contre les forces du gouvernement fédéral de transition en Somalie, soutenues par les soldats de la paix de l’Union Africaine, ont confié vendredi des témoins à APA.

Sheik Ahmed Abdurahman Taliban serait mort vendredi, ainsi que deux de ses gardes du corps dans la localité d’Elasha Biyaha, à environ 20 km au sud-ouest ouest de Mogadiscio, la capitale.

Elasha Biyaha est un site accueillant des centaines de milliers de personnes déplacées qui ont abandonné leurs maisons pour fuir les combats qui se déroulent presque tous les jours dans la capitale.

« Des inconnus armés, à bord d’une 4×4, ont criblé de balles la voiture de Sheik Taliban, qui est mort sur le coup », a confié, Mohamed Ali un témoin, dans un entretien téléphonique à APA.

« La situation à Elahsa Biyaha est très tendue car plusieurs combattants du Hezbal Islam ont pris d’assaut le quartier », a ajouté le témoin.

Sheik Taliban était le commandant en chef de la milice et sa mort survient au lendemain de combats sanglants ayant opposé son groupe et ses ex-alliés d’Al-Shabab, accusés d’entretenir des relations avec le réseau de Osama Ben Laden.

Les deux groupes islamiques rivaux se disputent le contrôle de la ville de Kismayo, située à environ 500 km au sud de la capitale.

La semaine dernière, un autre haut responsable du Hezbal Islam, Sheik Aden Abdi Salam a été tué à Beledweyn, à environ 335 km au nord de Mogadiscio.

_______________________________ 4 – JDD

Somalie: 3 condamnés pour vol, amputés

Deux jeunes hommes accusés de vol ont été amputés d’un bras et d’un pied chacun par des miliciens islamistes d’Al Chabaab à Kismayo, port du sud de la Somalie.

Un troisième, condamné au même châtiment mais paralysé d’une main, n’a été amputé que d’un pied lorsque ses bourreaux ont constaté son infirmité.

Al Chabaab, que Washington tient pour le relais local d’Al Qaïda, contrôle la majeure partie du sud de la Somalie et certains quartiers de Mogadiscio, où les miliciens appliquent la loi islamique à la lettre.

_______________________________ 3 – AFP

La France propose à l’UE de former 3.000 soldats somaliens supplémentaires

Le ministre français de la Défense Hervé Morin a proposé à l’Union européenne de former 3.000 membres des forces de sécurité somaliennes supplémentaires, en plus des 500 soldats somaliens dont la France a déjà entamé la formation à Djibouti, a annoncé vendredi le ministère.

« Hervé Morin a proposé à ses partenaires européens de former 3.000 soldats supplémentaires de la force de sécurité, dans le cadre d?une nouvelle mission de l?Europe de la défense », selon un communiqué intitulé: « La Somalie ne doit pas devenir un foyer de déstabilisation ».

Paris « s?engage à participer activement à cette mission européenne, en particulier avec des formateurs et un soutien logistique », précise-t-il, ajoutant que « plusieurs partenaires européens ont déjà exprimé leur intérêt » et ont été conviés à Djibouti.

Selon le ministère, M. Morin a adressé mardi un courrier à son homologue suédois, Sten Tolgfors, dont le pays assure la présidence tournante de l?UE, ainsi qu’à Javier Solana, le diplomate en chef de l’Union, pour souligner « la situation préoccupante » de la Somalie.

Rappelant que l’UE avait lancé en décembre l’opération anti-piraterie Atalante au large des côtes somaliennes, la première opération militaire navale de son histoire, le ministère fait valoir que l’Union « doit élargir son approche pour former les garde-côtes et les policiers » somaliens.

Il s’agit aussi, écrit-il, de « renforcer les capacités maritimes régionales et le soutien à l?AMISOM », la mission de l’Union africaine en Somalie.

Selon lui, « la formation de forces de sécurité somaliennes robustes et opérationnelles peut constituer une action de stabilisation efficace ».

Cet appel de M. Morin survient alors que le secrétaire d’État français aux Affaires européennes Pierre Lellouche se rendra vendredi à Djibouti pour inciter les Européens de l’opération Atalante à renforcer la sécurité des pays du Golfe d’Aden.

Ce voyage coïncide avec une visite à Djibouti des ambassadeurs du comité politique et de sécurité (COPS) de l’UE.

M. Lellouche avait déploré mardi que la France soit seule à Djibouti pour former un bataillon de 500 militaires somaliens.

L’Allemagne, l’Espagne et la Russie pourraient participer à la formation de soldats somaliens à Djibouti, selon Paris.

_______________________________ 2 – APA

Le Premier ministre somalien rencontre à Mogadiscio un émissaire de l’Onu

Le Premier ministre somalien, Omar Abdirashid Sharmarke et le sous secrétaire général de l’Onu pour la protection et la sécurité, Gregory B. Starr, ont discuté vendredi des voies et moyens de rouvrir les bureaux des Nations Unies dans la capitale somalienne et ont aussi évoqué le nombre de troupes qui avaient été promis pour le maintien de la paix en Somalie, a indiqué le porte-parole du gouvernement, Abdul Kadir Mahmoud Walayo.

« Les Nations Unies vont envoyer une équipe technique pour étudier les zones les mieux indiquées pour accueillir ces troupes à Mogadiscio », a dit M. Walayo.

Gregory B. Starr, qui est à la tête d’une délégation de haut niveau est la plus haute autorité onusienne à se rendre à Mogadiscio depuis plus de 16 ans.

La Somalie est restée sans gouvernement central depuis 1991, lorsque les seigneurs de la guerre ont renversé le régime de l’ancien dirigeant militaire, le Général Mohamed Siad Barre, avant de se disputer le contrôle du pouvoir.

_______________________________ 1 – Le Monde

La France propose à l’UE de former 3.000 soldats somaliens supplémentaires

Le ministre de la Défense Hervé Morin a proposé à l’Union européenne de former 3.000 membres des forces de sécurité somaliennes supplémentaires, outre les 500 soldats somaliens dont la France a déjà entamé seule la formation à Djibouti, a annoncé vendredi le ministère.

« Hervé Morin a proposé à ses partenaires européens de former 3.000 soldats supplémentaires de la force de sécurité, dans le cadre d’une nouvelle mission de l’Europe de la défense », selon un communiqué du ministère intitulé: « La Somalie ne doit pas devenir un foyer de déstabilisation ».

Paris « s’engage à participer activement à cette mission européenne, en particulier avec des formateurs et un soutien logistique », précise-t-il, ajoutant que « plusieurs partenaires européens ont déjà exprimé leur intérêt » et ont été conviés à Djibouti où la France dispose de sa plus grande base militaire à l’étranger.

Toujours selon le ministère de la Défense, M. Morin a adressé mardi un courrier à son homologue suédois, Sten Tolgfors, dont le pays assure la présidence tournante de l’UE, ainsi qu’à Javier Solana, le diplomate en chef de l’Union, pour souligner « la situation préoccupante » de la Somalie.

Rappelant que l’UE avait lancé en décembre l’opération antipiraterie Atalante au large des côtes somaliennes, la première opération militaire navale de son histoire, le ministère fait valoir que l’Union « doit élargir son approche pour former les garde-côtes et les policiers » somaliens.

Il s’agit aussi, écrit-il, de « renforcer les capacités maritimes régionales et le soutien à l’AMISOM », la mission de l’Union africaine en Somalie.

Selon lui, « la formation de forces de sécurité somaliennes robustes et opérationnelles peut constituer une action de stabilisation efficace ».

La France, rappelle-t-il, a lancé « une initiative pionnière, en prenant à sa charge la formation de 500 militaires somaliens, dont 150 ont déjà été formés à Djibouti » avec un premier bilan « très encourageant ».

L’appel de M. Morin à l’UE intervient alors que le secrétaire d’État aux Affaires européennes Pierre Lellouche sera de vendredi à dimanche à Djibouti pour inciter les Européens de l’opération Atalante à renforcer la sécurité des pays du Golfe d’Aden, notamment la Somalie.

Ce voyage coïncide avec une visite à Djibouti des ambassadeurs du comité politique et de sécurité (COPS) de l’UE.

M. Lellouche avait déploré mardi que la France soit seule à Djibouti pour former un bataillon de 500 militaires somaliens. La France forme et équipe aussi les garde-côtes de pays de la région.

L’Allemagne et l’Espagne pourraient participer à la formation de soldats somaliens à Djibouti, tout comme la Russie, selon Paris.

10/10/09 (B530) FreeDjibouti -> DJIBOUTI PEUT-IL SORTIR DE L’IMPASSE ?.

Par FreeDjibouti

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Guelleh ne quittera jamais le pouvoir ni en 2011 ni en 2017…..etc. C’est une évidence.

Comme à son habitude, il se servira de tous les moyens, y compris les plus violents et les plus perfides, pour se maintenir au pouvoir. Il continue et continuera ainsi de prendre le pays en otage et d’usurper le pouvoir.

S’il y a eu une surprise au cours des dernières années, elle provient de l’attitude des partis de l’opposition qui n’arrivent pas à s’entendre sur un objectif commun : celui de débarrasser Guelleh du pouvoir.

Il est indécent de voir ces partis se disputer et poser la question de leur suprématie alors que Guelleh conforte son pouvoir en martyrisant le peuple.

Où va donc l’opposition djiboutienne ? Où se trouvent les «représentants» du peuple ? Peut-on compter sur cette opposition là ? A-t-elle une stratégie autre que celle consistant à «soigner» ses propres intérêts au détriment du bien-être collectif ?

Il y a lieu de s’interroger sur la consistance et les capacités de cette opposition à faire évoluer la situation dans un sens favorable à la Nation. Au fond, comment cette opposition entend-elle la démocratie? Sa définition de la démocratie est-elle fondamentalement différente de celle du RPP? Je vous soumets des éléments de réponse dans un esprit constructif mais selon mes prismes d’analyse.

Des élections pour quoi faire?

Guelleh a mis en place des moyens colossaux, crapuleux et anti-constitutionnels pour se faire proclamer Président. Il n’a rien négligé pour atteindre son objectif: embastillement sans raison de dirigeants de l’opposition; instauration de climat de violence et de terreur; rafistolage de la loi fondamentale pour modifier, en sa faveur, les règles et conditions sous-jacentes à l’éligibilité aux plus hautes fonctions de l’état; mise en place de structures subordonnées à la cause du régime; noyautage de toutes les composantes des appareils administratif, institutionnel et judiciaire du pays; confiscation totale et appropriation frauduleuse des moyens financiers de l’état ainsi que des médias nationaux, etc..

À l’évidence, l’opposition n’est en mesure ni de faire campagne ni d’assurer la protection de ses militants et responsables sur toute l’étendue du territoire.

Dès lors faut-il participer à la mascarade du 9 avril 2011 alors qu’on dénonce l’iniquité de l’élection présidentielle à venir?

La réponse est évidente: c’est non.

Pour moi, un véritable parti politique ne devrait participer aux élections que dans l’espoir de les gagner afin d’être en mesure d’appliquer ses idées (ou un programme commun de gouvernement en cas d’alliance des partis de l’opposition).

En d’autres termes, la participation à une consultation du peuple peut être interprétée comme une occasion pour présenter un programme et des choix de société ou pour diffuser ses idées afin de les confronter à celles des autres partis ou organisations. Ainsi, participer aux élections ne signifie pas faire de la figuration ou servir de faire-valoir à un autre parti ou à un homme, à moins d’en être un allié.

On n’entraîne pas, sans conséquences néfastes (en particulier, la perte de confiance), un pays tout entier dans un processus voué à l’échec et non porteur de réponse appropriée à ses problèmes: la faim, la pauvreté, l’absence des libertés élémentaires, le manque de soin, la tyrannie, l’intimidation et la violence, le despotisme, l’obscurantisme politique, etc.

Dans la situation djiboutienne actuelle, l’opposition celle qui s’est autoproclamée la plus «représentative», donne l’impression de ne pas savoir où elle va ou de se tromper d’enjeux, de stratégies ou d’objectifs. Elle ne semble avoir des idées claires ni sur les stratégies à adopter pour se débarrasser définitivement de Guelleh et de son système ni sur les choix de société à faire pour enrayer à jamais la dictature, ni même sur le programme politique et économique à adopter pour sortir Djibouti du marasme actuel et le propulser sur la voie de la réussite et de la paix sociale au cas où la dictature disparaîtrait. Peut-on alors utiliser le terme «opposition politique» pour désigner les partis qui se bardent aujourd’hui de cette appellation à Djibouti et ailleurs?

Paradoxalement, du côté de Guelleh, tout semble organisé et planifié de sang froid. Le dictateur a mis en place une structure ressemblant à la fois à une «task force» et à un «think tank» via la concussion, la gabegie, une utilisation frauduleuse des fonds et moyens publics et un assujettissement total des forces de l’ordre à son clan. En effet, le RPP apparaît aujourd’hui comme l’un des partis les mieux «disciplinés», voire les mieux structurés à Djibouti.

Heureusement, des jeunes de la diaspora de l’Europe ainsi que des organisations politiques présidés par des Djiboutiens patriotes apparaissent et permettent de garder l’espoir et d’avoir foi en l’avenir en préconisant une autre façon de faire la politique.

Pour ces organisations, la politique se décline sous forme d’enjeux ou d’objectifs de court mais surtout de moyen et long termes ou sous forme de programmes et de stratégies, etc.. En clair, elles ne réduisent pas la politique à un jeu. Ces organisations sont ouvertes à la discussion mais demeurent de véritables opposants à la compromission. Mais ont-elles aujourd’hui la masse critique qu’il leur faudrait pour peser sur les évènements, notamment à court terme? La réponse est non. Toutefois, il vaut mieux avoir une cible de moyen ou long terme et construire une véritable organisation de masse au lieu d’opter pour le «shortisme» ambiant pour éviter de brûler inutilement et dangereusement les étapes.

Que peut-on faire pour retrouver ensemble une certaine crédibilité ?

Les partis qui se battent sans vergogne pour revendiquer une suprématie, se comportent comme s’il n’y avait jamais eu de dictature ailleurs. Ils ne se donnent pas les moyens de tirer les leçons des luttes menées contre des dictatures sous d’autres cieux. En poussant «un peu loin» le raisonnement, on peut se demander si ces partis cherchent à vaincre la dictature (qui sévit à Djibouti depuis bientôt trente deux années) et à mettre en place les structures permettant d’éviter le retour d’un tel régime dans notre pays.

Il nous semble nécessaire de faire rapidement le point sur les dictatures qui ont marqué les dernières années afin de mettre la situation djiboutienne en perspectives. Que nous apprend l’histoire politique récente?

L’Afrique a connu des régimes dictatoriaux féroces qui ont été, souvent, renversés dans la douleur: Macias Nguema, Mobutu Sese Seko, Sékou Touré, Idi Amine Dada, Haïlé Mariam Mengistu, etc.

Le nombre de tués et de «portés disparus» sous le régime d’Idi Amine Dada par exemple est compris entre 300000 et 400000. Le dictateur ougandais avait dirigé son pays durant moins de 10 ans (de 1971 à 1979). Ainsi, sous sa présidence, la moyenne annuelle de morts et disparus dépasserait 30000, soit plus de 2500 morts et disparus par mois! L’Ouganda n’était pas en guerre en ce moment.

Les «règnes» de Sékou Touré, Mobutu, Nguema et Mengistu se sont également soldés par des milliers de morts et de disparus. Ces régimes sont tous marqués par: des procès montés de toute pièce et sanctionnés par des peines allant jusqu’à la peine capitale; une confiscation des libertés fondamentales; le culte de la personnalité; une gabegie monumentale; la transformation des républiques en «royaumes» où les dictateurs agissent comme des monarques absolus; l’usage de l’armée à des fins personnelles notamment la répression de la population civile; le règne de l’impunité; l’instrumentalisation des problèmes ethniques en stratégie de gouvernement, etc. Par ailleurs, ces dictateurs ont appauvri leur pays tout en devenant outrageusement riches par un pillage systématique des ressources nationales.

En dehors de l’Afrique, plusieurs dictateurs ont également exercé un pouvoir féroce et sans partage dans leur pays : Kim Il-Sung et son successeur Kim Jong-Il, François et Jean-Claude Duvalier, Manuel Noriega, Rafael Trujillo, Fulgencio Batista (ex-sergent devenu général à Cuba, grâce à un coup d’état militaire), Fidel Castro, Ferdinand Marcos, Anastasio Somoza, Augusto Pinochet, Joseph Staline et ses successeurs à la tête de l’ex-Union soviétique, Slobodan Milosevic, ou encore Nicolae Ceausescu, un abominable tyran doublé d’un mégalomane dangereux. Outre les déportations arbitraires, les emprisonnements et disparitions d’opposants.

Ce bref rappel montre que les principales caractéristiques du régime djiboutien se retrouvent dans celles des exemples cités ci-dessus: Guelleh est un alter ego des Ceausescu, Duvalier et Mobutu. Comment les peuples roumains, haïtiens ou zaïrois ont-ils fini par abattre leur dictature? Pourquoi le départ des dictateurs ne s’est pas toujours traduit par un retour à la paix civile et à la prospérité?

Quelques points de repère

Quel que soit le pays, la chute d’une dictature résulte toujours d’un long et périlleux combat qui laisse, hélas, sur le champ des martyrs, de vaillants fils et filles de la nation. Ces martyrs sont, malheureusement, le prix à payer pour instaurer ou restaurer à jamais les libertés et la démocratie. Djibouti étant comparable aux autres pays sur ce plan, il a payé et continue de payer un lourd tribut à la démocratie. Nous ne pouvons que compatir avec les familles éprouvées et déplorer les sacrifices inutiles de ces martyrs. L’un des rôles de l’opposition consiste à réduire au maximum l’importance de ce tribut.

Par ailleurs, il est rare qu’un dictateur quitte le pouvoir sans être contraint et forcé. En outre, les dictateurs sont souvent «boutés dehors» par la seule force dont dispose la nation: le peuple. C’est avec ce dernier que doit être construite et conduite toute action pouvant aboutir au renversement de la dictature. Il n’y a pas d’autre solution viable. L’opposition doit donc comprendre que sans le peuple, elle n’est rien et n’arrivera à rien. Pour simplifier, on peut dire que les partis de l’opposition jouent un rôle d’aiguillon.

Ainsi, la révolution cubaine des «barbus» n’aurait jamais réussi (on entend par là le renversement du pouvoir inique de Batista qui sévissait à Cuba jusqu’en janvier 1959) sans le soutien inconditionnel de la population. Il en est de même de la révolution d’octobre ou d’autres faits marquants: révolution des oeillets; victoire de Solidarnosc; victoires de Wade et de Lula; victoires des nationalistes africains (Olympio, Nkruma) dans la lutte pour l’indépendance; victoire de l’ANC (Mandela et ses amis politiques) sur l’Apartheid, etc. Nous ne connaissons pas de «grande cause» gagnée sans l’appui du peuple. A Djibouti comme ailleurs, c’est lui seul qui peut renverser la dictature de manière irréversible. Encore faudra-t-il que l’opposition ne lui présente pas seulement des leurres pour le détourner de son combat!

À notre avis, pour arriver à «éliminer» politiquement un dictateur, une organisation structurée, une discipline et une rigueur exemplaires des forces alternatives sont nécessaires. Renverser un régime dictatorial exige la présence d’une opposition déterminée, ayant les idées claires, le sens de la chose publique, celui de l’intérêt collectif, refusant toute compromission avec la dictature et travaillant dans la durée.

À l’évidence, il n’existe pas de méthode universelle et unique pour réduire à néant une dictature. Toutefois, la rigueur et la discipline semblent indispensables pour espérer gagner le combat contre une dictature.

Dans le cas de Djibouti, ces facteurs sont d’autant plus cruciaux que Guelleh y sévit depuis plusieurs années en monopolisant tous les moyens de l’état. La chute de la dictature et la dotation du pays de contrepoids permettant de n’éviter à jamais le retour de ce type de régime doivent être acceptées comme un leitmotiv dans l’opposition.

L’opposition, creuset de diverses sensibilités, ne peut et ne doit pas être monolithique, sinon, elle serait «un parti unique». Les tendances qui y coexistent doivent se respecter. L’opposition doit surmonter les intérêts partisans pour se préoccuper du combat essentiel:

renverser la dictature ; contribuer à préserver le pays contre un retour de régime totalitaire; mettre en place les structures et les conditions susceptibles de garantir le bien-être pour tous. Il ne s’agit pas de cacher les différences entre les composantes de l’opposition et prôner un «unanimisme» naïf. Au contraire, il faut prendre conscience des différences pour les exploiter à bon escient. Il faut les mettre sur la table afin de bien les cerner pour les intégrer dans les stratégies adoptées pour la lutte commune. Il faut définir scrupuleusement les priorités et tout mettre en oeuvre pour les atteindre. À tout moment, l’opposition doit être en mesure de faire son bilan en toute objectivité, sans complaisance et sans sous-estimation de la réalité. Toutes les dérives pouvant bloquer son action seront alors vite corrigées.

Sur ces plans là, l’opposition djiboutienne est loin du compte.

Alors que certains partis se complaisent dans une autosatisfaction exagérée, des observateurs neutres et de bonne foi pensent qu’il n’existe pas à Djibouti, une véritable opposition capable de renverser la dictature. Ce jugement, peu nuancé, nous ramène à une dure réalité. En effet, après des décennies de dictature et de douloureux sacrifices, ce constat accablant fait froid dans le dos et laisse penser que nous sommes toujours proches du niveau «zéro» de la lutte pour la libération et pour l’instauration de la démocratie. Tourner le dos à ce constat ou pratiquer la politique de l’autruche est la pire des solutions aujourd’hui. Nous ne pouvons qu’accepter ce verdict, sans doute, un peu sévère mais proche d’une certaine réalité et mettre en place les structures adéquates pour repositionner convenablement notre combat.

La coopération des partenaires dans la lutte contre la dictature ne pourra être engagée sur une base solide et avec des chances de succès, que si un programme commun est élaboré et validé par la majorité des organisations membres de l’opposition.

Pour devenir crédible et mettre toutes les chances de son côté, l’opposition ne pourra plus faire l’économie d’un programme.

Ce dernier devrait recenser les choix de société à soumettre, au moment opportun, à l’approbation du peuple. Il devrait comporter des mesures à prendre à plus ou moins brèves échéances mais aussi des actions de plus long terme concernant l’organisation sociale, économique et politique. Une absence de programme dessert l’opposition. C’est, sans doute, l’une des causes des échecs survenus après la chute de certains dictateurs.

Partir des propositions d’un groupe d’organisations voire d’une organisation pour élaborer le programme de l’opposition, ne nous choque pas. Au contraire, cela devrait faciliter la mise en route de la «nouvelle» opposition dans laquelle travailler ensemble et sans arrières pensées est une exigence absolue. Il faudrait juste veiller à ce que les choses soient clairement énoncées et abolir «les agendas cachés». Ne soyons pas mesquins, dogmatiques et fermés mais soyons ouverts, pragmatiques et rigoureux. En un mot, soyons tous membres «du parti de ceux qui ne sont pas sûrs d’avoir raison» et cherchons ensemble la solution à nos problèmes.

Evguéna S. Guinzbourg, dans un dénuement physique total, a croisé une personne qui allait devenir une amie dans un camp de déportation de Staline. Elle a résumé leur rencontre avec les mots simples suivants: «Tout de suite, j’avais senti en elle et elle avait senti en moi le même besoin angoissé et douloureux de réfléchir sur la vie, en dépit de la démence manifeste qui y régnait. Le besoin d’examiner, de comparer, de généraliser». En faisant un parallèle entre notre situation et un camp de déportation (toute proportion gardée), nous devrions nous aussi mettre en musique notre «besoin angoissé de réfléchir sur la vie et notre devenir, celui d’examiner, de comparer, de généraliser» les divers projets et stratégies. En adoptant cette démarche qui fait tant défaut aujourd’hui, nous ferions un grand pas vers la cohésion de l’opposition voire vers la victoire finale.

Des pièges à éviter

Encore une fois, qu’un parti prenne l’initiative de proposer un document pour initier les discussions ne devrait poser aucun problème dans la «nouvelle opposition». Toutefois, nous ne devons pas tomber dans le piège qui consiste à proposer chacun une ou plusieurs pistes de réflexion, juste pour se positionner comme l’un des dirigeants «naturels» ou «automatiques» de l’opposition unie. On ne peut que se réjouir de la multiplication des appels à une union réalisée sur la base d’un programme.

Il faut cependant éviter que les forces qui partagent la même vision de l’organisation politique s’éparpillent alors qu’elles doivent absolument constituer une force capable de peser sur les évènements. Chercher à reconstituer chacun son «opposition unie» confirmera, bien évidemment, l’atomisation actuelle de l’opposition et notre incapacité à faire taire nos différences au profit d’une cause commune. En outre, ceci fera le jeu de la dictature qui continuera de s’en servir. Nous n’avons pas besoin d’une caricature d’union mais d’une force construite ensemble sur une base claire.

Par ailleurs, de la part de l’opposition, il ne devrait y avoir aucun ostracisme vis-à-vis de tel ou tel autre parti, ayant, bien sûr, adhéré aux principes de la lutte contre la dictature et pour l’avènement de la démocratie. Ainsi, si les partis fondés par « les réformateurs du RPP » reconnaissent leur part de responsabilité dans l’instauration et la consolidation de la dictature à Djibouti, si, en plus, ils font leur la lutte contre la dictature et contre l’avènement de régime totalitaire sur le sol national, rien ne devrait s’opposer à leur intégration dans l’opposition.

Toutefois, les prises de position des réformateurs sur les méfaits de la dictature et sur leurs propres responsabilités, doivent être claires, non ambiguës, sans forfanterie, empreintes d’humilité et d’une absence d’arrogance, car la dictature a laissé de «grands blessés» et des martyrs derrière elle.

La bonne foi des «réformateurs» doit transparaître dans leurs actes, dans leur activité et leur dévouement à la cause commune. Bien évidemment, s’il s’avérait qu’ils avaient commis par le passé des actes répréhensibles au regard des lois (détournements de deniers publics, actions ayant conduit à des assassinats, caution d’actes barbares, etc.), comme tout citoyen, ils répondront devant les juridictions compétentes le moment venu. La société nouvelle, appelée de nos voeux, doit mener une lutte sans merci contre l’impunité pour restaurer la confiance en la justice, seule, unique et identique pour tous.

Le programme de l’opposition doit être porté par un groupe d’individus dont le porte voix de l’ensemble des organisations luttant contre la dictature. Le choix de ce dernier doit résulter d’une consultation des diverses composantes de l’opposition. Il n’existe pas d’homme providentiel dans ce domaine. L’idée du «leader» naturel ainsi que celle de personnalités prédestinées pour certaines charges doivent être rejetées. En Pologne, Lech Walesa n’était pas le membre le plus instruit ou le plus diplômé de Solidarnosc. C’était, cependant, celui en qui le peuple se retrouvait le mieux et qui était le plus apte pour porter les aspirations des Polonais. C’était lui qui avait porté le message de la majorité silencieuse.

Au Kenya, à la fin de l’année dernière, le candidat unique de l’opposition, réunie dans la «National Rainbow Coalition (NARC)», a battu à plate couture le dauphin désigné de Daniel Arap Moi. En effet, Mawai Kibaki a remporté les élections avec plus de 70% des voix. Il est vrai que Arap Moi avait respecté la constitution en ne se représentant pas aux élections mais il s’était désigné un dauphin, Uhuru Kenyatta.

Si ce dernier avait eu six ou sept candidats de l’opposition en face de lui, il aurait pu gagner les élections au Kenya. Pour mémoire, la NARC est une alliance de quinze partis qui ont réussi à se mettre d’accord sur: le nom de leur représentant, le candidat unique de l’opposition à l’élection; des objectifs déclarés; un programme de gouvernement, etc.

Prétendre que l’opposition a gagné les élections au Kenya par ce qu’il y avait dans la coalition des ex-membres du parti d’Arap Moi n’est pas exact. Pour nous, la légitimité des partis dune coalition provient essentiellement de leur volonté d’abattre la dictature et de contribuer à mettre en place un régime démocratique.

Ce n’est pas nécessaire d’avoir coopéré avec un dictateur pour être en mesure de proposer une solution pour l’abattre politiquement. Faire croire le contraire est malhonnête.

La stratégie de conquête du pouvoir de Lula, le nouveau président brésilien, peut également être citée en exemple. Lula n’a pas construit sa légitimité sur ses diplômes ou ses compétences en économie ou sur ces relations à l’étranger, mais il l’a acquise en s’appuyant sur ses connaissances de la société brésilienne. Ce sont ses rapports avec les Brésiliens et sa prise de conscience de leurs problèmes qui l’ont propulsé à la tête de l’opposition d’abord et à celle du Brésil ensuite. La majorité du peuple brésilien a reconnu Lula comme porteur de ses espérances.

Ainsi, alors qu’ils se sont souvent montrés plutôt conservateurs par leur vote, les Brésiliens ont élu un président «prolétarien».

Dans ces exemples, la connaissance du peuple et de ses aspirations est le facteur prépondérant dans le choix du porteur du message collectif. Elle a également été bénéfique pour l’accession de l’opposition au pouvoir. Ne pourrions-nous pas nous inspirer de ces cas qui ont fait leurs preuves? Il nous semble que cela est possible.

A Djibouti, plusieurs familles ont été marquées à jamais par la brutalité et les crimes de Guelleh et de ses complices.

Nous comprenons et respectons profondément leur blessure, leur douleur et leur peine. Prétendre leur faire oublier ces blessures est un leurre car personne n’est en mesure de ressusciter les morts ou d’effacer les actes atroces de barbarie subis par certains.

Pour autant, nous ne devrions pas commettre l’erreur de penser que seuls ceux qui ont subi les blessures ont le droit, le devoir ou la légitimité de diriger l’opposition ou le pays.

Le choix du «porteur» du message de la coalition doit se faire sur la capacité du candidat à fédérer ou sur son aptitude à faire sienne la stratégie commune. Ce n’est ni le nom porter par cet homme ou cette femme, ni ses relations avec le reste du monde qui doivent guider son choix. Ce ne sont ni ses diplômes, ni sa fortune, ni son carnet d’adresse, qui créeront sa légitimité. C’est son rapport à la chose publique, son ambition pour le pays, son rapport avec le peuple, sa prise en charge de la stratégie commune, son adhésion aux revendications légitimes du peuple et son aptitude à écouter qui feront de cette personnalité le porteur du message commun de l’opposition et de la majorité de la population. C’est un chef d’équipe qu’il nous faudrait et non un homme seul.

Quid de la communauté internationale ?

Nous pensons que la remise en cause de l’ordre établi n’aura lieu à Djibouti que si elle est portée par des forces internes. Il faudra donc compter d’abord et avant tout sur nos propres forces pour renverser la dictature. Les «aides extérieures» (jamais gratuites) sont ne pourront et ne devront être considérées que comme des forces d’appoint ou complémentaires.

Pour s’en convaincre, il suffit de rappeler l’apathie relative de la communauté internationale face aux massacres perpétrés en Tchétchènie, aux tueries monstrueuses et assassinats commis en Ouganda, en RDC, en Sierra-Leone, en Palestine ou encore au Libéria.

On doit aussi se remettre en mémoire le génocide rwandais réalisé avec l’assistance passive des grandes puissances. Qui se préoccupe réellement aujourd’hui du sort du peuple tchétchène ou libérien? Combien de temps et surtout combien de morts a-t-il fallu à la communauté internationale pour lever son petit doigt à Bunia en RDC ou au Libéria? les affrontements entre les Hemas et les Lendus ont fait plus de 20000 morts à Bunia! 20000 morts pour quon se décide à faire quelque chose pour une population civile, ballottée à gauche et à droite par des aventuriers.

Alors que les télévisions occidentales ont gavé les téléspectateurs d’images insoutenables de désolation, de violence et de morts au Libéria, la communauté internationale, en particulier les États-Unis, ne semble pas troublée outre mesure.

On entend ici et là des regrets, des condamnations verbales mais rien de concret n’a été programmé pour soulager la population civile du Libéria et remettre le pays sur le chemin de la paix. Il est évident que le sursaut humain et le travail de fond ne pourront être que l’oeuvre du peuple libérien lui-même. Clairement, l’artillerie lourde, les bombes sophistiquées et les armes modernes ne sont utilisés que si les intérêts des pays «forts» sont menacés. Les dirigeants de ces pays protègent leurs intérêts qui ne sont pas conformes aux nôtres. À nous de défendre et de protéger nos intérêts, ou tout simplement nos vies! Il faut en prendre acte.

Dans le cas de Djibouti où, heureusement, on ne déplore, pas encore des milliers de morts (bien évidemment, une seule mort dans la lutte pour la liberté est de trop), il est illusoire d’imaginer que le salut viendra de l’extérieur.

Miser sur cette solution est irresponsable et coupable car elle nous rend myope et ne permet pas de bien organiser la population pour la lutte contre la dictature. Il faut être naïf pour mettre de côté le peuple et sa foi en la victoire au détriment d’un hypothétique secours provenant de l’extérieur. La communauté internationale ne peut et ne doit être considérée comme notre sauveur. Bien sûr, nous ne rejetons pas l’aide extérieure mais nous affirmons que les puissances étrangères ne feront pas le «boulot» à notre place.

C’est à nous que revient la charge essentielle du combat: définir, planifier et exécuter les stratégies. La communauté internationale nous emboîtera le pas une fois la victoire acquise. Y-a-t-il des raisons pour que les problèmes de Djibouti empêchent la communauté internationale de dormir alors que, il faut en convenir, il y a bien pire ailleurs?

Si Lula avait attendu que la communauté extérieure l’aide à conquérir le pouvoir, il sera toujours dans l’opposition! En effet, les États-Unis, leurs alliés et les principales institutions internationales (FMI, Banque mondiale, etc.) voyaient d’un très mauvais l’arrivée de Lula, le «gauchiste», au pouvoir. Lula les as tous vaincus en fondant son action sur son peuple et sur un programme politique alternatif. Il ne s’agit pas de nier ou d’occulter le poids d’un organisme comme le FMI dans l’évolution de nos pays. Au contraire, on en prend acte tout en préconisant une stratégie centrée sur notre seule et unique force, notre peuple, et en contournant, si nécessaire, les obstacles qui pourraient freiner notre avancée.

L’opposition doit se ressaisir et se construire sur une base solide et saine

L’opposition djiboutienne ne prend pas les mesures nécessaires pour sortir de l’impasse et avoir une chance d’en sortir le pays. Il est indispensable de jeter les bases d’une véritable organisation. Ceci passe par une union des forces réalisées sur un programme et un plan de travail clairs et fixant les actions de courts et longs termes. Ces dernières doivent permettre de venir à bout de la dictature et de mettre en place un régime pérenne. Dans ce régime, les termes, liberté, solidarité, justice, respect de la chose publique, respect de l’individu, retrouveront leurs lettres de noblesse.

L’union dont il s’agit ici doit être à base populaire (englobant la majorité des Djiboutiens) et fondée sur un programme commun de lutte. Il est temps que l’opposition djiboutienne ne soit plus composée de «charlatans de la politique».

Comme le souligne un philosophe français, «La politique c’est l’idée d’une responsabilité partagée, ce n’est pas, sauf à prolonger l’adolescence au delà de toute actualité, se battre contre les dragons». Notre responsabilité est partagée, commune et collective. Faisons de cette idée, la base du nouveau code de conduite de l’opposition.

Au delà de la lutte pour le renversement de la dictature djiboutienne, nous devons nous inscrire dans une perspective de moyen et long termes exigeant de faire des choix de société sans tabou mais avec vigueur et foi.

Nous attendons avec impatience le jour où nous pourrions parodier Léon Blum en criant: «Du mot changement, nous verrons naître un nouveau lyrisme: justice et bonheur»!

FreeDjibouti

freedjibouti@windowslive.com

http://afraissas.over-blog.com

10/10/09 (B520) RADIO TROTTOIR : HALTE AUX DISPARITIONS PAR LA FORCE DES PARAMILITAIRES DANS LA CORNE D’AFRIQUE !

Par BAX, un Djiboutien d’origine Somali

LES MERITES DU PRIX NOBEL DE LA PAIX

Les Forces Européennes sont plus futées que les Forces USA-OTAN

Pourtant du Kenya à Djibouti, les Jeunes Réfugiés Somalis
sont kidnappés et recrutés de force pour tuer des Somalis

Quel choc en ce jour du 10 Octobre 2009 et en même temps à 20h20 Djibouti:

  1. d’écouter la large Délégation Européenne au bras d’IOG, dans un langage empreinte d’une timidité diplomatique exemplaire (car les griffes de l’Affaire du Juge assassiné Bernard Borel sont à éviter) ;
  2. d’entendre, simultanément, les mamans Somalis du Kenya, répondre sur les ondes de VOA (VOICE OF AMERICA), dans des termes bouleversants et révoltants.

Grâce à VOA, ces mamans du Nord Frontier District au Kenya, constamment humiliées, constamment …, ces pauvres mamans se sont enfin exprimées en disant en Somali :

  • on vole nos enfants;
  • on ne sait pas où les Forces militaires les emmènent pour…tuer des Somalis ou autres Musulmans Oromos et Afars ( les Couchitiques)

Ces enfants mobilisés, qui sont engagés de force ( sous financement américano européen ?) pour les assimiler dans le lot des adolescents Somalis (avec 100 US§ ?) qui tuent dans les monts du Mabla, qui continuent via Addis Abeba à massacrer au Kenya, au Sud de la Somalie, en Somalie occidentale(Ogaden) et actuellement au Putland.

Oui, merci à VOA de dénoncer sans commentaire et en toute Liberté (qu’avec le nouvel règne du Jeune OBAMA originaire de notre Corne d’Afrique) l’ampleur d’une nouvelle politique par émersion du « Triller-Résurrecteur » de la Traite des Nègres chargé d’embrigader du Kenya via l’Empire du Négus et de l’Ougas d’Haramous pour un nouvel ordre des Pirates AU SERVICE de la Mondialisation des Transnationales.